Toutes mes excuses pour ce long délai. Je suis très occupée par le boulot et je suis en retard sur ma traduction.

Merci à tous pour les reviews, c'est toujours un plaisir de savoir ce que vous pensez :)

Bonne lecture !


Chapitre 8

BPOV

C'était surréel d'être à la maison. Il était dit qu'où bat notre cœur, là se trouve le foyer et c'était certainement le cas pour moi. J'étais au comble de la joie lorsqu'Edward me porta dans ses bras, un sous mes genoux, l'autre autour de ma taille, pour monter les escaliers vers sa chambre. Notre chambre, me dit-il. Il m'allongea sur le lit et prit place à mes côtés, exactement là où je le voulais. C'était satisfaisant de savoir que je pouvais toujours bien m'installer dans le creux de son bras, comme s'il était fait juste pour moi.

''Je suis heureux que tu sois là, Bella.''

Je souris, ''Je suis heureuse d'être avec toi.''

''Je ne vais pas m'en plaindre,'' rit doucement Edward, faisant courir ses doigts dans mes cheveux.

''Est-ce dur pour toi, d'être aussi près de moi comme ça ?'' chuchotai-je dans la pièce sombre.

''Ton odeur n'a plus d'importance maintenant. Cela ne me dérange pas parce que ça veut dire que tu es avec moi. J'ai besoin de toi de tellement d'autres manières que le côté monstrueux de moi a été battu.'' Il me serra étroitement contre son torse et embrassa le sommet de ma tête.

''Je voulais ça depuis si longtemps, Edward. Il est difficile pour moi de réaliser que je suis vraiment là avec toi après si longtemps. J'ai la sensation que je ne peux pas être assez proche.''

Edward rit, ''A quel point veux-tu être proche ?''

Je sentis mes joues chauffées. Edward était-il en train de me poser une question coquine ? Je relevai le défi. ''A quel point puis-je me rapprocher ?''

''Je te le dirai une fois qu'on aurait défini ça.''

Je hoquetai de surprise alors qu'il me poussait sur le dos, pressant son corps légèrement au-dessus de moi. Ses baisers froids couvrirent ma bouche et je répondis, serrant ses cheveux entre mes doigts pour le tenir en place. Le goût des baisers d'Edward me consumait, me laissant étourdie et désireuse de plus. Ma respiration se fit sifflante lorsqu'il quitta mes lèvres, faisant descendre ses baisers le long de mon cou jusqu'à la base de ma gorge.

Sa main se tendit vers le premier bouton de ma blouse et il chuchota, ''Puis-je ?''

Ma voix me surprit par son ton rauque, ''Seulement si tu en fais de même ?''

Je le sentis hocher la tête avant de se mettre à déboutonner adroitement ma blouse, poussant le tissu sur le côté pour révéler plus de peau à embrasser. Mes yeux s'ajustèrent assez à l'obscurité pour apercevoir son corps lorsqu'il se redressa sur ses genoux et fit passer son pull blanc par-dessus sa tête. Mes mains se tendirent comme par elles-mêmes et parcoururent la douce peau de marbre de ses bras. Je souris en atteignant ses épaules, fortes et larges, et suivis ses clavicules jusqu'à ce que j'arrive sur son torse.

''Impressionnant,'' chuchotai-je, joueuse. Je pouvais sentir sa respiration saccadée et ressentis une exaltation de savoir qu'il était affecté par mon contact.

''Je t'assure que ce que je regarde est encore mieux.''

Je rougis avec intensité à ses mots et encore un peu plus en le voyant se pencher et placer un baiser sur le milieu de ma poitrine. Je retins mon souffle lorsqu'il mit sa main gauche sur ma hanche et la remonta délicatement, laissant une trainée de frisson sur son passage. Mon corps était en feu, m'envoyant des étincelles lorsqu'il saisit avec précaution un sein.

''Magnifique,'' soupira-t-il avant d'embrasser la chair à travers la dentelle de mon soutien-gorge.

''Edward !'' hoquetai-je lorsque son nez caressa la pointe sensible.

Il le fit encore, sauf que cette fois-là, il utilisa le bout de sa langue froide. ''J'aime quand tu dis mon nom, Bella.''

Je ne pouvais pas respirer pas plus que je pouvais penser j'étais consumée par Edward et par ce qu'il faisait ressentir à mon corps. Il aurait pu être facile de me perdre dans l'excitation qui m'envahissait mais je ne voulais pas manquer un seul instant de ce qui était en train de se passer. J'enroulai mes doigts dans ses cheveux de bronze alors qu'il léchait et embrassait mon estomac.

Je ne pus empêcher le léger gémissement qui s'échappa de mes lèvres quand il plaça un baiser ferme sur la peau entre mon nombril et mon pantalon. Je fus choquée en le sentant rapidement défaire le bouton et descendre la fermeture éclair, me faisant glisser le jean le long de mes jambes. Mon corps tremblait lorsqu'il pressa ses doigts dans la peau douce de l'intérieur de mes cuisses. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'il fasse quelque chose comme ça. Je pouvais sentir son souffle froid contre mon intimité, faisant battre mon cœur à la chamade. Il était tellement près de là où j'avais besoin de lui, léchant et embrassant ma peau pour me taquiner tout en écartant mes genoux à l'aide de ses épaules.

''Edward… je… je…'' J'étais dans l'incapacité de former une phrase. Je ne pouvais pas lui dire ce dont j'avais besoin. C'était déjà trop.

''Ne vas pas trop vite, mon amour. Je veux essayer quelque chose.''

Je l'écoutai bien évidemment. Ce magnifique homme m'avait choisi. Mon pouls battait dans mes oreilles tandis qu'il dégrafait mon soutien-gorge, le jetant de l'autre côté de la salle. Je ne m'étais jamais retrouvée si peu couverte devant lui auparavant mais j'en aimais chaque seconde. Ses mains persévérantes et ses baisers fervents effacèrent toutes les insécurités que j'avais. J'avais été trop longtemps sans lui pour m'inquiéter maintenant de ce genre de détails.

Il s'assit et il se reposa contre les oreillers avant de m'installer sur ses genoux, mon dos pressé contre son torse. Ma tête tomba sur le côté et il embrassa mon cou et mon épaule, faisant descendre ses mains de mes seins à mon ventre.

''Puis-je te toucher, Bella ?''

''Tu me touches,'' hoquetai-je.

''Pas où je veux,'' chuchota-t-il dans mon oreille.

Oh ! La réalisation de ce qu'il voulait faire enflamma mon corps. Je hochai la tête, lui donnant la permission silencieuse pour faire tout ce qu'il voulait.

Le monde disparut autour de moi et la seule chose réelle était la main d'Edward, continuant sa descente pour me toucher à travers le fin tissu de ma culotte. Je poussai un cri alors que ses doigts se pressèrent sur mon sexe, créant une délicieuse friction qui m'était inconnue jusque-là.

Mes hanches se cambrèrent instinctivement contre sa main, cherchant à échapper au désir que ses baisers causèrent. Il augmenta la pression de ses doigts et les fit bouger plus vite contre moi tandis que sa main libre trouva le chemin de mon sein, pinçant le téton sensible. Je courais vers quelque chose, mon souffle irrégulier lorsqu'Edward lécha la peau sous mon oreille.

''Jouis pour moi, Bella,'' demanda sa voix de velours dans l'obscurité.

Je rejetai ma tête contre son épaule, mon estomac se serra sur le seuil de quelque chose d'instinctif un besoin. Mon corps frémit et j'explosai le plaisir me brisant en mille morceaux et me reconstruisant en un instant. Je m'affalai contre le torse d'Edward, prise de tremblements incontrôlables. Je n'avais jamais expérimenté une telle euphorie auparavant.

''Tu vas bien, mon amour ?''

Bien que ce soit aussi peu romantique que possible, la seule réponse que je pus offrir fut de rire. Toutes mes extrémités trésaillaient encore de la gigantesque surcharge sensorielle que je venais de subir. Je portai sa main à mes lèvres pour l'embrasser, espérant qu'il comprenne que je n'étais pas prête à parler.

Il retira les cheveux mouillés de mon visage et embrassa ma joue. ''J'en déduis que tu as apprécié alors.''

Je hochai la tête et pris quelques profondes inspirations, parvenant à retrouver ma voix. ''Tu n'as pas idée. Où as-tu appris à faire ça ?''

C'était au tour d'Edward de rire. ''Je peux lire les esprits. A l'école, je passe mes journées entouré d'adolescents gouvernés par leurs hormones. Tu peux imaginer le genre de choses qu'ils pensent lorsqu'ils sont autour les uns des autres.''

Je ris et décidai de l'informer de mon opinion sur le sujet. ''Eh bien, les vampires et les humains sont gouvernés par l'instinct. Ton instinct le plus pressant est de boire du sang. L'instinct animal de l'homme est la survie. En mettant de côté mon étrange cas particulier, les humains meurent alors ils sont ce besoin de propager leurs patrimoines génétiques. Tu ne meurs pas donc tu n'as pas à te préoccuper de ça.''

''Ta logique rend le sexe totalement terre à terre, tu sais.''

Je secouai la tête, ''Non, c'est romantique. Le sexe est instinctif mais ce qu'on choisit de faire avec est ce qui crée la différence. Le sexe et faire l'amour sont deux choses entièrement distinctes. C'est comme ce qu'on vient de faire, tu n'as rien eu en échange. Pourquoi l'as-tu fait ?''

Edward resserra ses bras autour de moi. ''Je voulais te faire plaisir. Savoir que tu es heureuse me rend heureux. Tu es aussi toujours humaine je ne peux pas me perdre avec quelque chose comme ça.''

''Que veux-tu dire ?'' demandai-je curieusement.

Edward soupira, ''Si on devait être si proche, je ne suis pas sûr de pouvoir me contrôler.''

Je commençai à comprendre, ''Tu pourrais plonger tes dents dans quelque chose sans le vouloir ?''

Edward souffla, ''Non. Je n'ai pas peur de te mordre. Ce qui m'inquiète, c'est de perdre le contrôle, même pour quelques instants, et tenir un peu trop étroitement. Je pourrais te tuer.''

Je gloussai. Cette pensée était complètement incroyable. ''Et tu dis que ma logique rend le sexe totalement banal.''

''Je suis sérieux, Bella. Je ne peux pas prendre de risque avec toi.''

Une très horrible pensée me vint en tête. ''Alors, on ne pourra jamais avoir de rapports intimes ?''

''Pas sans que tu sois d'abord changée.''

Changée ? Je mordis ma lèvre à la pensée de traverser ça, une nouvelle fois. ''Je ne suis pas sûre que pouvoir encore vivre ça, Edward.''

Il tourna mon visage vers le sien et je remarquai le froncement de ses sourcils dans la pénombre. ''Que veux-tu dire, Bella ?''

Comme l'expliquer ? Je tentai ma chance. ''Avant que tu ne sois transformé, nous avions cet étrange lien. Nous pouvions ressentir les sentiments de l'autre. Cela n'a fait qu'augmenter avec notre séparation. Tu l'as mentionné dans les lettres que tu m'as écrites, je suis sûre que tu les as lus, donc tu l'as aussi ressenti. J'ai perçu que tu étais malade. J'ai senti combien c'était dur pour ton corps. Je l'ai aussi senti lorsque Carlisle t'a changé. J'ai plongé dans une douleur incommensurable pendant trois jours et je n'avais aucune idée de ce qu'il était en train de se passer. J'ai cru que c'était à cause de la grippe, j'avais lu combien cette maladie était horrible. Mais lorsque la peine a disparu, j'ai réalisé que je pouvais me connecter à ton esprit et j'y vis ce qu'il s'était passé. Je n'avais jamais été capable de vraiment lire dans tes pensées avant mais après ça, oui. Je connais la sensation de la brûlure. Je ne pense pas pouvoir refaire ça volontairement.''

Edward se leva rapidement et alluma une lampe située sur une des étagères. Son visage était tordu dans une émotion que je ne parvenais pas à déchiffrer. ''Habilles-toi, Bella. On a besoin de parler à Carlisle.

=BTaS=

''Je sais que tu étais au courant qu'Edward avait été changé pourquoi n'as-tu jamais mentionné que tu as toi aussi traversé la transformation ?'' me demanda Carlisle lorsque nous nous assîmes dans son bureau.

Je mâchouillai ma lèvre, ayant la sensation d'être un enfant en train de subir un interrogatoire. ''Je ne pensais pas que ça avait de l'importance. C'était il y a tellement longtemps et je suis toujours humaine. Il est évident que je n'ai pas changé.''

''Mais tu as arrêté de vieillir, Bella. Je n'ai jamais vu une telle anomalie. J'ai fait des recherches sur les anciennes légendes et les rituels pour essayer de comprendre la cause de tout ça. Ça me laisse complètement perplexe,'' dit Carlisle, posant son menton sur sa main. Il paraissait fatigué, comme si c'était possible.

''J'ai toujours supposé que c'était parce qu'Edward et moi étions si liés lorsqu'il était humain,'' offris-je comme explication.

Edward était de marbre à côté de moi, probablement en train de s'autoflageller et de se rendre coupable de la peine que j'avais subi. Il aimait être un martyr.

''Comment as-tu réalisé que tu avais arrêté de vieillir ?'' Carlisle se réappropria mon attention avec cette question.

''Eh bien, en fait, ça a commencé lorsque j'ai rasé mes jambes. Les poils n'ont jamais repoussé. Puis j'ai coupé mes cheveux, juste quelques centimètres. Ils poussaient toujours à toute vitesse et ils n'ont jamais plus après ça. Je suis ravie d'avoir réalisé ça avant que le style garçonne des années 20 ne sorte. Je me suis rendue compte que je n'avais plus mes menstruations depuis mai 1918. Je n'ai plus jamais été malade après ça non plus.''

Carlisle hocha la tête avant de demander, ''Cette connexion que tu avais avec Edward lorsqu'il était humain devais-tu faire un effort conscient pour te connecter à lui ou était-ce involontaire ?''

J'y réfléchis. Il n'y avait eu qu'une seule différence. ''La seule fois où je n'ai pas eu à le faire consciemment fût lorsqu'il était en train de changer. Je ne pouvais pas l'arrêter ou faire disparaître la connexion.''

La main d'Edward se lia à la mienne et je levai les yeux vers lui. Il semblait si mélancolique. Je ne voulais pas qu'il se sente comme ça. Il était bien entendu qu'il en valait la peine. Comment avais-je pu être aussi égoïste et penser que je ne pourrais pas supporter la brûlure pour être entièrement avec lui ? Rien ne pourrait jamais plus m'éloigner de lui.

Carlisle se remit à parler. ''Bella, puis-je prendre un échantillon de ton sang ? J'aimerai tester quelque chose.''

J'étais perturbée par le sang pour être honnête. La pensée d'une aiguille traversant ma peau me révulsait mais je ne pouvais pas dire non. ''Bien sûr, Carlisle.''

''Edward, il serait peut-être mieux pour toi de quitter la pièce pour cette partie-là,'' dit Carlisle tout en se dirigeant vers un cabinet rempli de matériel médical.

''Je devrais vraiment y aller, tu sais, au cas où,'' me chuchota Edward.

''Je ne m'attendais pas à ce que tu restes. Je suis une grande fille,'' répondis-je, essayant de lui offrir un sourire.

Il n'était pas difficile d'oublier qu'il était impossible de sortir Edward de sa mauvaise humeur. Lorsqu'il insistait que le problème était de sa faute, cela devenait un fait pour lui et peu importe les preuves qui lui sautaient au visage, lui montrant le contraire, il bouderait jusqu'à ce qu'il est la sensation de s'être assez repenti. C'était l'une des rares choses que je n'aimais pas chez lui.

Carlisle essaya de rentrer le processus de prendre un échantillon de sang d'une veine dans le creux de mon bras aussi confortable que possible. ''Ça n'a pas d'importance si je détourne le regard, je sais ce que vous êtes en train de faire. Non seulement ça, je peux sentir le sang.''

Je jetai un regard noir à Carlisle lorsqu'il se moqua de moi. ''Les êtres humains ne peuvent pas sentir l'odeur du sang, Bella.''

''Je peux ! Ça m'écœure,'' me défendis-je.

''En quoi cela t'écœure ?'' demanda-t-il curieusement. J'avais la sensation que ma réponse finirait dans mon dossier médical improvisé.

''Ce n'est pas tant un écœurement qu'un dégoût. Ça me rend habituellement malade,'' dis-je, prenant une profonde inspiration par la bouche. Je pouvais vraiment sentir le goût métallique du sang. C'était répugnant. ''Alors, qu'espérez-vous trouver ?''

''Je veux voir si quelque chose d'anormale se remarque. Je suis aussi curieux de voir comment ton sang réagit au venin de vampire.''

Je compris qu'il recherche des anomalies mais pas le venin. Je lui demandai confuse, ''Pourquoi le venin ? C'est du sang humain.''

Carlisle finit de mettre le pansement sur la plaie et leva son regard vers moi ses yeux couleur de miel semblaient chercher quelque chose. ''J'avais théorisé que tes cellules se renouvelaient rapidement et serait ainsi la raison de ton absence de vieillissement. J'avais pensé que c'est peut-être la manière de comprendre le comment du pourquoi. Mais avec cette nouvelle information sur tes cheveux qui ne poussent plus et ton manque de menstruations, j'ai bien peur que ma théorie soit improbable et que nous soyons de retour au point de départ.''

''Oh,'' soupirai-je, ayant la sensation d'être une expérience scientifique. Peut-être qu'il n'y avait aucune explication logique pour mon existence, autre que le fait d'être liée à Edward cœur, corps et esprit. Rien n'avait d'important tant que j'étais avec lui.

EPOV

L'euphorie d'être avec Bella était le summum de mon existence. Tenir cette magnifique fille à la peau douce dans mes bras faisait disparaitre instantanément la monotonie des 90 dernières années. J'étais plus heureux que jamais auparavant d'être en mesure de lui donner tout le plaisir dont j'étais capable.

Mais c'était gâché maintenant. Savoir qu'elle avait brûlé en même temps que moi était une peine beaucoup trop dure à supporter. Je tuerai quiconque qui oserait faire du mal à Bella mais que pouvais-je faire lorsque j'étais le responsable de sa douleur ? Elle était une créature altruiste et ne pourrait pas comprendre la tourmente intérieure qui se créait dans ma poitrine à l'idée de la peine qu'elle avait enduré en m'aimant. Frustré, je tapai des poings sur mes cuisses. Rien n'était juste dans cette histoire, et certainement pas pour elle.

Connaissant Carlisle, je savais qu'il ne s'arrêterait que lorsqu'il aura trouvé l'anomalie. J'étais gêné par la manière dont il contrôlait ses pensées après qu'elle ait raconté ce qui lui était arrivé il y a si longtemps. Carlisle avait grimacé et commencé à répéter la table périodique des éléments. Il savait que je l'interrogerai mais quelque chose me disait que son explication ne viendrait que lorsqu'il serait sûr de lui.

Comme il m'était facile d'être désemparé pour toute chose concernant Bella.

Le fameux vent de Chicago soufflait dans les cheveux de Bella, créant une masse sauvage et laissait ses joues écarlates. Il était incroyablement approprié que le jour de son départ soit inhabituellement froid et gris. Le temps reflétait mon cœur, en voyant mon amour se tenir sur le perron de la maison de ses parents, préparée pour s'en aller vers la gare. Elle partait pour New York contre son gré et elle emportait la meilleure partie de moi-même avec elle.

''Ne pleure pas, mon amour. C'est seulement pour quelques mois. Le mois de juillet sera là en un rien de temps et tu seras de retour ici avec moi,'' dis-je calmement, essayant de calmer ses larmes. Cela me brisait intérieurement de savoir qu'elle souffrait.

''Ça n'arrive pas assez vite,'' hoqueta-t-elle, pressant son visage contre le revers de mon manteau.

Ma main se glissa dans ma poche et mes doigts saisirent le pendentif que ma mère m'avait remis. Elle savait que Bella et moi n'étions rien sans l'autre. ''J'ai quelque chose à te donner.''

''Quoi ?'' Elle leva son regard vers le mien, les larmes embrumant ses grands yeux remplis de peine. Je ne voulais plus jamais voir cette expression sur son visage.

Je pris une profonde inspiration et retirai le cœur de ma poche, tournant Bella pour attacher la chaine autour de son cou. Je caressai ses cheveux et embrassai son épaule avant qu'elle se retourne vers moi. ''Edward, c'est magnifique.''

Je souris à la joie qui l'envahissait tout à coup. ''Ce n'est pas aussi magnifique que toi mais ça devra faire l'affaire jusqu'à ce que je puisse mettre une bague à ton doigt.''

Le sourire que j'espérai s'esquissa sur ses lèvres. ''Je t'aime, Edward pour toujours.''

''Tout comme je t'aime, Bella pour toujours, chaque jour et chaque minute.'' Je la tins dans mes bras, respirant ton odeur, voulant me souvenir de chaque détail, pour les trois prochains mois jusqu'à ce qu'elle me revienne.

La mère de Bella baissa la vitre de la voiture, garée dans la rue. ''Isabella, nous devons y aller si nous ne voulons pas manquer le train.''

Mon amour hocha la tête et se retourna vers moi, plaçant un rapide baiser sur mes lèvres. Je la tins étroitement contre moi et ses bras s'enroulèrent autour de mon cou. Il était contraire aux bonnes mœurs de partager quelque chose de si privée dans une rue bondée de Chicago mais cela n'avait pas d'importance pour nous. C'était nos au revoir, même si pour un court moment. Je prenais ce que je pouvais, espérant que ce soit assez pour supporter son absence.

Elle se recula bien trop tôt, me laissant dans le froid maintenant que son corps n'était plus contre le mien. Elle saisit le cœur dans sa petite main et m'offrit un sourire tremblotant. ''Pour toujours.''

''Pour toujours,'' répétai-je en un murmure.

Je me tins, statique sur le porche, alors que je regardai mon amour entrer dans la voiture de son père. Elle regarda par la fenêtre, la douleur peinte sur le visage. Je regardai la voiture s'éloigner, mon cœur se brisant un peu plus à chaque mètre qui nous éloignait de l'autre. Une seule larme glissa sur ma joue et je la séchai rapidement, me réconfortant avec la pensée qu'elle serait de retour à l'été. Une fois que je la reverrai, elle n'aura plus jamais à me quitter.

Ce nouveau souvenir s'éloigna ne laissant sur son passage que l'horrible douleur dans ma poitrine que seule Bella pourrait soulager. Combien nous avions été naïfs de parler de toujours lorsque nous n'avions aucune idée de ce que ça signifiait. Cela n'avait pas d'importance que Bella ne vieillissait plus. Tant que je pouvais parcourir l'éternité avec elle à mes côtés, rien d'autre ne comptait.

Pouvoir la gouter. Voir son visage tendu par l'extase que je créai en elle. Recevoir ses sourires et savoir qu'elle était heureuse.

Elle valait la peine que je traversai. Elle valait tout.

La fausse idée que j'étais entier et complet par moi-même n'était rien de plus qu'une illusion.

La vérité s'installait dans chaque fibre de mon être.

Je ne serai rien sans elle maintenant. Je n'avais jamais rien été sans elle.


J'espère que ça vous a plu. A très bientôt pour la suite.

Je n'ai jamais lu la version française de Twilight, alors si la transformation en vampire est appelée différemment, n'hésitez pas à me le dire et je ferais la correction.