Lundi 11 décembre 1995
Chère Marie,
Désolée pour le coup de blues de vendredi, au sujet de la Fête des Lumières... Sans doute le mal du pays. Il s'est passé des choses intéressantes aujourd'hui, et ça va mieux.
Ce sont sans doute toutes ces incertitudes quant à mon avenir : est-ce que je vais rester ici, combien de temps ? Est-ce que je vais repartir ? Pour aller où ? Est-ce que je suis vivante, après cet accident de tram ? Est-ce que je suis dans le coma, et vous vous posez des questions ? Est-ce que je vais me réveiller rapidement, bien plus rapidement que le temps que j'aurais passé ici ? Est-ce que tout ça n'est finalement qu'une sorte de méga-hallucination ? Ces questions me travaillent un peu.
Mais bon, apparemment, j'ai des amis qui font attention à moi, parce qu'ils font tout pour me changer les idées. Draco m'a fait faire une potion de bonheur. Bon, elle ne crée pas le bonheur, elle donne simplement un sentiment d'euphorie pendant un moment. Même si elle n'est pas très compliquée à faire et correspond effectivement au niveau de troisième année, elle n'est pas au programme, et je sais que Draco l'a choisie volontairement, parce que j'avais l'air morose depuis vendredi soir. Bon, il ne l'a pas dit, sa fierté en aurait certainement souffert, mais c'est quand même étrange que, parmi toutes les potions au programme ou non, il choisisse celle-là, non ? Et Hermione m'a certifié qu'elle n'est plus au programme depuis des années, depuis que Snape est professeur (il doit avoir un problème avec la notion de bonheur...), donc ils ne l'ont pas faite lors de leur propre troisième année. Enfin bon, va dire à Draco Malfoy qu'il est gentil et que tu apprécies ses attentions... Suis pas socialement suicidaire, moi...
Sinon, Hermione m'a proposé de passer Noël avec elle. J'ai hésité : je n'ai pas envie de m'imposer chez elle, et ça repousse encore mon besoin de solitude. Elle a du comprendre parce qu'elle a précisé que j'aurai la chambre d'amis pour moi toute seule, et que ses parents continueront à travailler, sauf le jour de Noël même. Donc on ne sera que toutes les deux, et on ne peut pas dire que Hermione soit une fille envahissante. Alors j'ai accepté. C'est finalement un bon compromis entre vivre en société en permanence et être carrément seule pendant quinze jours pendant les fêtes.
Harry a semblé soulagé à ma décision, et il a aussitôt proposé Hedwig pour que Hermione puisse demander à ses parents leur accord. Lui va passer Noël au Burrow (le Terrier, dans la version française, là où vivent les Weasley), et il devait aussi s'inquiéter pour moi.
Comme par magie (hin hin), Hedwig est alors apparue. Ça nous a fait rire, Hermione et moi. La chouette de Harry semble toujours savoir quand il a besoin d'elle. Elle a attendu sur l'épaule de son maître que Hermione rédige sa lettre.
J'étais replongée dans mon livre, quand le rire de Neville, assis en face de Harry et moi, m'a fait lever la tête :
« On dirait que Hedwig lit ton livre. »
J'ai tourné la tête vers elle, et c'était vrai : elle avait le cou légèrement tordu pour pouvoir lire le texte que j'étudiais (les Animagi. Je suis décidée à savoir en quel animal je peux me transformer, ça fait à mes yeux partie de l'expérience complète de Hogwarts). Elle m'a regardée, et j'ai perçu une émotion, comme si elle disait 'Ben quoi'.
Les seuls animaux dont un empathe peut lire les émotions, d'après le livre que j'ai lu en arrivant ici, ce sont les familiers. Ce sont des animaux magiques, plus intelligents que la moyenne de leur espèce, et liés à un sorcier ou un mage, dont ils peuvent alors percevoir les émotions et les pensées. Cela expliquerait la façon dont Hedwig sait toujours quand Harry a besoin d'elle.
« Tu sais lire ? » je lui ai demandé.
Elle a hoché la tête. Je ne plaisante pas : cette chouette a hoché la tête ! Tiens, d'ailleurs, je sais que ça t'intéresse : elle est aussi belle que dans les films. Vraiment magnifique.
Harry était surpris :
« Hedwig vient de dire qu'elle sait lire ?
–Il semblerait. Viens sur mon épaule, beauté, on va faire un test. »
Hop, Hedwig est sur mon épaule. J'attrape un bout de parchemin, le place sur les pages ouvertes pour que seule Hedwig (et à la rigueur Harry s'il se penche) puisse lire, et j'écris :
Tu es un familier ?
Nouveau hochement de tête.
Mais tu n'es pas complètement liée à Harry. Il ne te perçoit pas.
Cette fois, elle a fait non de la tête.
Tu sais pourquoi ton sorcier ne te perçoit pas ?
Elle a hoché la tête et, à notre grande surprise, elle a décollé pour s'en aller de la Grande Salle, décidée à apporter une réponse.
« Hé ! Mais elle n'a pas attendu la lettre de Hermione.
–Elle revient. Apparemment, elle a besoin d'aller chercher quelque chose.
–Comment tu sais ça ?
–C'est un familier. Mais tu n'es pas lié à elle. Elle veut me montrer pourquoi. Comment elle va faire ça, je n'en sais rien, » j'ai répondu en haussant les épaules en signe d'ignorance.
J'ai vu le regard de Harry, clairement dubitatif, et j'ai rapidement expliqué ce que je savais des familiers et de la capacité des empathes à percevoir leurs émotions presque aussi bien que celles de leurs maîtres humains.
Harry m'a regardée un moment, puis a décidé d'attendre. On ne pouvait rien faire d'autre de toute façon. On a continué notre petit déjeuner, et Hedwig est revenue une dizaine de minutes plus tard, avec un livre entre les serres, qu'elle est venue poser devant moi. Je m'attendais à un livre sur les familiers, et bien non, pas du tout : An Introduction to Magical Locks and Bindings (Introduction aux verrous et liens magiques). Elle s'est posée devant moi, et a soulevé la couverture de son bec. Elle voulait me montrer quelque chose.
« OK, attends, tu vas abîmer le livre, et ça, c'est sacrilège. Je vais tourner les pages et tu me dis quand j'arrête.
–Tu fais confiance à un animal, tu le sais ? m'a demandé Neville.
–Oui, » j'ai seulement répondu.
J'ai ouvert le livre et commencé à tourner les pages, une par une, en attendant que Hedwig me signale d'arrêter. On en était au quart quand elle a posé une patte sur le livre ouvert. C'était le bon endroit.
La double page était un début de chapitre sur les verrous qui bloquent la puissance d'un magicien et se renforcent pour pouvoir évoluer avec la puissance grandissante du magicien. Ils étaient apparemment assez utilisés jusqu'au siècle dernier pour contrôler le pouvoir des enfants trop turbulents, mais leur usage a disparu au profit des verrous simples, qui finissent par disparaître quand la puissance de l'enfant devient trop importante, ce qui permet d'être certain qu'il possède tout son pouvoir avant d'entrer à l'école à onze ans. Ces verrous évolutifs sont d'ailleurs à présent illégaux.
J'ai levé la tête vers Hedwig :
« Quel rapport ? »
J'ai ressenti de l'impatience, et elle a décollé à nouveau. Elle n'a pas été très loin : le chat de Hermione, Crookshanks, était en train d'arriver, un livre attaché sur le dos. Ne me demande pas comment ce livre s'est retrouvé attaché sur son dos, je n'en ai absolument aucune idée. Mais le chat s'est arrêté devant moi, et le message était très clair : « Débarrasse-moi de ce livre ! ». Un autre familier dont je perçois les émotions.
Crookshanks est beau, à sa manière. Il est vraiment roux, presque orange vif, avec une belle fourrure épaisse. C'est vrai que son visage lui donne un air grognon, mais pas plus que certaines espèces de chat (je ne sais plus quelle espèce connue à poil long donne l'impression d'être un peu trop souvent entrée dans un mur... les persans, c'est ça ?). Par contre, c'est vraiment une grosse bestiole, beaucoup plus gros qu'un chat ordinaire. C'est étrange, parce qu'il est croisé Kneazle (Fléreur, je crois, en français, mais j'ai peur de dire une bêtise), une bestiole proche du chat, mais souvent assez petite. Les mystères de la génétique...
Du coup, j'ai récupéré le livre, qui parlait des familiers. Je l'ai posé sur ma pile (le livre sur les verrous magiques ouvert posé sur le livre parlant des Animagi également ouvert) et j'ai laissé Hedwig me guider jusqu'à la bonne page. A présent, j'avais l'attention de pas mal de monde, étonnés par le manège des deux animaux. Quand j'ai trouvé la bonne page, Hedwig a enfin été satisfaite, et est retournée sur l'épaule de son maître, tandis que Crookshanks ronronnait tranquillement dans les bras de sa maîtresse.
Le passage parlait des raisons pour lesquelles le lien entre maître et familier pouvait ne pas s'établir à double sens. Notamment, juste comme ça par exemple, lorsque le maître dispose d'un verrou magique qui bloque sa pleine puissance... Curieux, alors que Hedwig vient de me donner un livre sur les verrous magiques, non ? Donc, d'après Hedwig et un Crookshanks plus ou moins volontaire, ils seraient sensibles aux émotions de leurs maîtres parce que ce sont leurs familiers, mais l'inverse n'est malheureusement pas vrai parce que Harry et Hermione auraient un verrou qui bloquerait une partie de leur puissance magique. OK...
Bon, ne reste plus qu'à vérifier, n'est-ce pas ? On reprend le livre sur les verrous, et on cherche s'il n'y a pas un chapitre sur la façon de détecter un tel verrou (et si possible, tant qu'à faire, le désactiver). Chapitre trouvé, sort de détection également. Au boulot. Je me tourne donc vers Harry, qui me regardait avec une grande attention, curieux de savoir ce que veut sa chouette.
« Je vais te lancer un sort, qui n'a absolument aucun effet sur toi. C'est un sort de détection pour savoir pourquoi Hedwig perçoit tes émotions et pensées, comme tout bon familier, mais pourquoi toi tu ne la perçois pas. Tu permets ? »
Harry a haussé une épaule (l'autre était accaparée par Hedwig, elle aurait sans doute peu apprécié le traitement). Il semblait en apparence indifférent, mais je le sentais curieux et inquiet. Je lui ai envoyé une vague d'émotion rassurante, et son aura est devenue plus positive. Ah, j'aime l'empathie !
J'ai donc lancé mon sort, qui est revenu positif. Harry a un pourcentage non négligeable de sa magie bloqué par un verrou. Quel pourcentage et quel verrou, le sort ne le dit pas. Et les autres sorts me semblent trop complexes pour que je tente de les lancer sans préparation. D'ailleurs, le bouquin précise qu'ils ne devraient être utilisés que par des Guérisseurs. Ce n'est pas en deux mois que j'ai de quoi me montrer plus forte qu'un médecin formé et qualifié, n'est-ce pas ? Plus prudent pour tout le monde de les laisser faire leur job...
Je me tourne vers Hermione. Même demande, même accord, même résultat.
Pour une raison... mystérieuse, Harry et Hermione n'ont pas accès à l'étendue complète de leur puissance. Enfin, mystérieuse... Je connais peu de sorciers qui ont à la fois la compétence, le mobile et l'opportunité. Dans une série policière, ça fait le coupable parfait... Malheureusement, si c'est vrai, cela signifie que mes pires suppositions vis-à-vis de Dumbledore sont vraies. Et je n'en ai pas envie, honnêtement. Harry a suffisamment à faire avec Voldemort pour qu'en plus, il doive s'occuper de se débarrasser de l'emprise trop encombrante d'un vieux sorcier manipulateur qui ne se rend pas compte qu'il est temps de passer la main à une nouvelle génération.
« Alors ? » a demandé Harry.
J'ai hésité. Tout le monde était encore attentif. J'ai fermé mes trois livres, et j'ai simplement dit :
« Pas ici.
–Tu as ta réponse ?
–Oui. Je sais pourquoi, mais je ne peux pas y remédier. Il faudra attendre les vacances de Noël...
–Ça rentre dans le plan spécial dont tu m'as parlé ? »
J'ai hésité : en effet, ça peut tout à fait rentrer dans le plan de libération de Harry des griffes de Dumbledore.
« Oui, ça rentre dedans. Et ça confirme qu'il est absolument nécessaire.
–De quoi tu parles ? a demandé Hermione.
–Cela concerne principalement Harry, c'est à lui de décider s'il veut en parler ou non. »
Harry a froncé les sourcils. C'était vache de ma part, je le reconnais : il ne sait absolument pas ce que je lui réserve. Néanmoins, et je l'en remercie, il a joué le jeu :
« Non, je n'ai pas encore envie d'en parler. C'est intime et personnel. »
Je lui ai envoyé une vague de soutien et de remerciement. Il me sortait d'un mauvais pas. Ron a cru bon d'intervenir :
« Et donc, puisque c'est si intime et personnel, une fille que tu ne connais que depuis un mois est parfaitement au courant.
–Tout à fait, a répondu Harry avec assurance. C'est la seule, et je tiens à ce que ça reste ainsi.
–Moi aussi, je n'arrive pas à me lier à mon familier pour une raison que vous connaissez... » a déclaré Hermione.
Ah mince ! Je n'avais pas pensé à ça. Comment l'inclure sans éveiller les soupçons ?
« Comme je l'ai dit, il faudra attendre Noël pour que vous puissiez y arriver.
–Et... est-ce que du coup j'ai à voir avec ce fameux plan ?
–Non, pas du tout. Désolée... » j'ai ajouté en voyant la déception de Hermione.
J'imagine que ça doit être frustrant pour les deux meilleurs amis de Harry de me voir arriver comme une fleur et le monopoliser dans des... plans secrets... dont ils n'ont absolument aucune idée. Alors j'ai pris ma pile de livres et je me suis déplacée à côté d'elle. J'ai ré-ouvert le livre concernant les familiers et celui concernant le verrou à la bonne page, et j'ai montré les bons passages à Hermione. Puis j'ai montré la page du sort. Elle a écarquillé les yeux en comprenant ce que cela signifiait.
« Je vois... Et... Est-ce que c'est une surprise ?
–Pas vraiment, j'ai reconnu. J'avais espéré que ça ne soit pas ça.
–Et... On fait comment pour changer ça ? »
J'ai montré le mot ''Guérisseur'' dans le texte. Heureusement que Hermione est intelligente, elle a compris et hoché la tête :
« D'où Noël.
–D'où Noël, » j'ai confirmé.
Elle a hésité, puis a déclaré :
« Je ne veux pas savoir ce que vous avez prévu, avec Harry. J'ai l'impression que moins j'en sais, mieux c'est pour moi comme pour vous. Mais je tiens à ce que mon lien avec Crookshanks puisse être complet.
–Il le sera avant la nouvelle année, je te le promets. »
Ouf, voilà une épine qui s'est enlevée toute seule de mon pied. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si Hermione avait insisté pour savoir. Mais son calme et son renoncement ont incité tous les autres à faire de même. Si même la meilleure amie de Harry, celle qui tient à absolument tout savoir, ne veut pas savoir, il doit y avoir certainement de bonnes raisons.
Comme j'ai de plus en plus l'impression que c'est son habitude, Ron n'a pas voulu l'entendre de cette oreille :
« Comment peux-tu promettre une telle chose ? Tu ne connaissais même pas la magie avant d'arriver ici ! Tout ce que tu en savais, c'était à travers tes foutus livres !
–Ron ! »
Ça, ça venait à la fois de Harry et Hermione, choqués et un peu effrayés.
« Quoi ? Vous lui faites confiance parce qu'elle annonce... »
On ne saura jamais ce que j'annonce : Hermione a lancé un sortilège de Bloque-langue sur Ron et s'est levée pour se placer en face de lui, menaçante. Donc, Hermione trop gentille, t'oublie. Quand elle veut, elle est aussi redoutable que Harry. Tu as tout le côté lionne de Gryffindor qui ressort d'un coup.
« Ronald Bilius Weasley. Un mot de plus, et je ne me contente pas de te bloquer la langue, je te l'arrache ! Tu es notre meilleur ami, et on t'a confié des choses qu'on ne confierait à personne d'autre à cause de ça. Si jamais tu venais à trahir notre confiance en toi, je te jure que Harry n'aura plus rien sur quoi passer sa colère, je m'occuperai de toi avant. Alors tu arrêtes ta jalousie idiote, et tu la fermes. Est-ce que c'est clair, Ronald ? »
Ton froid, air menaçant, yeux qui lancent des éclairs, baguette tenue droite mais pas bras tendu, juste d'une manière à la fois négligée-''je-maîtrise-parfaitement-la-magie'' et concentrée-''Déconne-pas-j'ai-le-sort-au-bout-de-la-langue''. Vingt sur vingt en attitude pour impressionner et se montrer convaincante. Et vu le panel de sortilèges qu'elle connaît, je serais à la place de Ron, je ne m'amuserais certainement pas à la mettre en doute... D'ailleurs, il ne l'a pas fait : il s'est contenté de déglutir et de hocher la tête. Il suintait la peur, ce crétin. Un peu plus, et il se lâchait dans son pantalon... (oui, ça va, je ne l'aime pas, j'ai le droit d'être méchante avec lui...)
Hermione a semblé satisfaite, puisqu'elle est revenue s'asseoir, a agité négligemment sa baguette pour libérer la langue de Ron, et a refermé sereinement mes livres pour me les rendre.
« Je serai curieuse de lire le livre sur les familiers. Je peux l'emprunter ?
–Euh... Faut demander à Hedwig. »
Je me suis rendue compte de ma réponse en entendant tout le monde rire. Demander à une chouette si on peut emprunter un livre. Hedwig a hululé doucement, comme si elle donnait son accord, et cela a relancé les rires à table. Même s'il y avait encore quelques regards qui traînaient, qui montraient que ce qui venait de se passer n'était pas complètement oublié, l'ambiance était à nouveau plus détendue.
Harry n'est donc pas le seul à me protéger. D'une certaine manière, c'est rassurant et ça fait chaud au cœur de savoir que j'ai du soutien, du vrai. Mais en même temps, c'est assez déstabilisant : je n'ai pas l'habitude de provoquer ce genre de réaction autour de moi. En tout cas, pas que je sache.
Enfin bon, voilà pour le moment bizarre de la journée.
J'ai hâte que Harry et Hermione aient de nouveau leur puissance complète. Je compte faire en sorte qu'ils aillent tous les deux à St Mungo pendant les fêtes, histoire de faire disparaître ce verrou, mais également vérifier qu'ils n'ont aucun autre sortilège néfaste sur eux (compulsions diverses, blocage de souvenirs...). Si quelqu'un a pris la peine de limiter leur puissance, c'est fort probable. Et une fois qu'ils seront débarrassés de toute trace d'influence extérieure, on pourra passer à la suite, pour Harry : le rendre légalement autonome, par émancipation par exemple. Il faut que je vérifie si certaines théories abordées dans les différentes fan-fics sont valables.
Notes de l'auteur :
Et voilà, Manon commence à accumuler de plus en plus d'éléments, et se fait petit à petit, en même temps que vous, une idée sur ce qui peut bien se passer.
Vous avez à présent une perspective, comme Harry : les fêtes de fin d'année. Nous sommes le 11 décembre, elles approchent à grand pas.
Sinon, pour les quelques questions dans le chapitre (concernant Crookshanks, et les races de chat), ce n'est que de la rhétorique. Un Kneazle est bien un Fléreur, mais Manon n'a aucun moyen de vérification. Il y aura plusieurs fois des explications qui vous sont destinées, glissées sous forme de questions.
Réponse aux guest reviews :
Imashyphoenix : Haha, Manon n'est pas la reine du tact, mais Ron non plus. Forcément, ça clashe :)
C'est peut-être rare, les amitiés fille-garçon, et les complicités comme sont en train de développer Harry et Manon, mais bon, c'est quelque chose que j'ai déjà vécu plusieurs fois, alors je me dis que tout ne peut pas être expliqué par mon asexualité, et que ça doit bien exister ;)
MAJ le 04/10/2017
