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Bonne lecture


Chapitre 11

BPOV

Les semaines qui suivirent notre décision de retourner à Chicago passèrent plus vite que je l'avais anticipé. Edward avait fait le nécessaire pour que la propriété soit prête pour notre arrivée et maintenant, il ne restait plus qu'à faire les valises et monter dans l'avion. Les Cullens étaient ravis de notre idée de faire un voyage dans nos souvenirs, surtout Alice qui utilisait ces vacances comme une excuse pour m'emmener dans un centre commercial.

''D'accord, Bella, en mettant de côté ces bizarres malédictions, on a besoin d'agrandir ta garde-robe pour ton petit voyage à Chicago.''

Alice n'était rien de moins qu'implacable au sujet de mes vêtements. Entre les vacances et le fait d'avoir fait l'erreur de la remercier pour le nouveau jean qu'elle avait glissé dans mon placard, elle me faisait baisser ma garde. Elle était vraiment douée. ''Alice, j'ai bien assez de vêtements. Je suis sûre que je devrais m'en sortir.''

''Mais Bella ! Ça fait presque un mois que tu vis avec nous et tu n'as encore jamais fait les boutiques avec moi !''

Je levai les yeux au ciel. ''C'est juste Chicago. J'ai vécu là-bas, tout comme Edward.''

Alice se redressa, une lueur vicieuse dans le regard. ''Eh bien, tu devrais au moins me laisser te ravitailler en sous-vêtements aguicheurs. Sans distractions, ni interruptions, tu veux être toute sexy si et quand il décide de t'arracher tes habits, non ?''

Je sentis la chaleur intense de mes joues qui s'empourprèrent et déglutis. C'était un sujet humiliant mais je devais admettre y avoir réfléchi. Je voulais vraiment essayer d'être aussi séduisante que possible pour Edward. J'avais souvent pensé depuis que nous avions planifié notre séjour que Chicago serait peut-être le dernier assaut contre ses défenses croulantes. Je levai les yeux vers Alice et vis son regard lointain avant qu'elle ne revienne à elle et me lance un sourire satisfait. ''Je vais demander à Rose et Esme si elles veulent se joindre à nous.''

Merde, Alice !

Je montai à l'étage pour enlever mon pyjama et mettre quelque chose d'un peu plus présentable. Je ne pouvais pas imaginer le genre de marathon qu'Alice allait me faire courir sous couvert d'une virée shopping. Elle était toujours si pleine de vie. Le fait que Jasper soit son âme sœur n'était pas une surprise. Il pouvait véritablement la calmer.

Tous les hommes de la famille avaient pris la direction du nord de la Californie pour chasser avant qu'Edward et moi ne partions tard dans la nuit de dimanche. Nous allions partir plus tôt mais Alice était venue à notre aide et nous avait informé que le temps à Chicago serait nuageux dès lundi. Cette information rendait les préparatifs plus faciles. Les humains avaient tendance à paniquer à la vue de choses étranges comme une peau scintillante.

Le centre commercial à Seattle était bondé lorsque nous arrivâmes. J'avais bien évidemment la sensation d'être une sans-abri en marchant côte à côte avec trois des plus belles femmes qui attirèrent sans surprise l'attention des gens dans la foule, avec Rose en particulier, qui aimait ça.

Nous nous dirigeâmes vers un magasin de vêtements féminins lorsqu'Alice s'arrêta brusquement. ''Vous savez, en y réfléchissant, allons regarder les sous-vêtements d'abord.''

Rose dut remarquer quelque chose qui m'échappa parce qu'un sourire malicieux étira ses lèvres et elle dit, ''Oh, non, ne faisons pas ça.''

Les yeux d'Esme se dirigèrent vers le magasin et un sourire tendu apparut sur son visage. ''Rosalie, ma chérie, ne faisons pas une scène.''

C'est quoi ce bazar ? Rose saisit ma main et m'entraina vers la boutique. ''Joue le jeu, Bella,'' chuchota-t-elle dans mon oreille.

J'ouvris la bouche pour lui demander en quoi étais-je supposée jouer le jeu mais je vis un visage familier du coin de l'œil. ''Rose, allons ailleurs, je t'en prie !'' la suppliai-je.

''Plutôt partir en fumée,'' dit-elle doucement. Je grimaçai lorsqu'elle parla d'une voix normale, attirant par inadvertance l'attention de Carolyn. ''Alors, Bella, que penses-tu de cette robe bleue ?''

Je rougis lorsqu'elle mit la robe contre moi. ''C'est sympa, Rose.''

''Qu'en penses-tu, Alice ?''

Je n'avais pas remarqué qu'Esme et Alice se tenaient juste derrière moi. ''Tu as l'œil, Rose. Edward aime qu'elle porte cette couleur.''

Je jetai un regard en direction de Carolyn et, à mon plus grand désarroi, découvris elle me fixait. Elle avait une expression étrange sur le visage, entre un sourire et une grimace. Je me demandai si elle allait reconnaître verbalement ma présence ou partir. Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour trouver réponse à ma question.

''Bonjour, Bella ! C'est agréable de te voir.'' Sa voix était toute douce. Beaucoup trop douce. Je pouvais voir sa réprobation à peine voilée face à la situation.

Si elle voulait jouer à ce jeu… ''Bonjour Carolyn. Je suis aussi ravie de vous voir.''

''Alors, je vois que tu restes chez les Cullens maintenant. Comment ça se passe ?'' Pour la première fois depuis que je l'avais rencontré, je la vis clairement. Elle était arrogante et frivole. Une fois que je ne correspondais plus à l'image qu'elle avait en tête, elle m'avait jeté de sa maison.

Cette réalisation entraîna une intense colère à m'envahir et je luttai pour garder ma voix calme. ''C'est absolument merveilleux ! Je n'ai jamais vu deux personnes avec un plus grand sens de la famille que Carlisle et Esme.''

''Qu'insinues-tu ?'' rétorqua Carolyn me jetant un regard noir.

Rosalie décida de partager son opinion avant que j'aie une chance de répondre. ''Ce que ma sœur veut dire est que les Cullens règlent leurs problèmes comme une réelle famille le ferait. Ils ne rejettent pas les gens qui ne correspondent pas à l'image qu'ils avaient à l'esprit parce qu'ils n'ont aucune attente particulière d'adolescents venant d'environnements différents.''

Oh, stupide Carolyn. Pensait-elle vraiment pouvoir affronter Rose ? Apparemment. ''Je n'aime pas ton ton, petite fille. Aucune de vous,'' commença-t-elle, regardant Esme en particulier, ''n'a ses propres enfants. Ils sont peut-être adultes mais j'en ai. Vous ne pouvez pas insinuer que je n'ai pas le sens de la famille simplement parce que je ne pouvais pas supporter avoir une sale gosse ingrate qui n'est pas ma chair et mon sang dans ma propre maison.''

Alice, Rosalie et moi fîmes un pas en direction de Carolyn mais ce fut Esme qui nous arrêta dans notre élan. Je n'avais jamais vu une telle furie dans ses yeux. Sa famille était son existence entière. Elle semblait céleste et mortelle en même temps lorsqu'elle redressa ses épaules et s'avança vers Carolyn. J'étais intimidée et fascinée lorsqu'Esme se mit à parler. ''Mme Johnston, Bella n'est pas une sale gosse ingrate pas plus que Rosalie une petite fille. J'aimerai aussi parler de mon opinion quant à votre idée déformée de la famille.

J'ai eu un fils. J'ai traversé les joies d'avoir une nouvelle vie se développer en moi, les douleurs de l'enfantement et l'amour inconditionnel ainsi que l'instinct de protéger le bébé que mon corps avait créé. Malheureusement, il est mort peu de temps après sa naissance et j'ai découvert que je ne pourrais plus jamais avoir d'enfants. C'est un euphémisme que de dire que je fus dévastée. Tout ce que j'avais toujours voulu était d'être mère, élever et éduquer mes enfants du mieux que je pouvais. Je ne pouvais pas avoir les miens mais j'ai vite réalisé qu'il y avait d'autres enfants dans le monde qui avaient autant besoin d'une mère que je voulais des enfants. C'était un choix.

Lorsque mon mari et moi décidâmes d'adopter, ce ne fut jamais dans l'idée d'essayer pour voir et d'abandonner si les choses devenaient trop compliquées. Nous le fîmes de tout notre cœur. J'aime ces enfants autant que j'aimais mon propre fils. Est-ce qu'ils me mettent en colère ? Oui. Est-ce qu'ils me font angoisser ? Oui. Est-ce qu'ils testent les limites de mes nerfs ? Oui. Est-ce que je les renverrais à cause de ça ? Bien sûr que non.

Une mère apprend autant de ses enfants qu'ils apprennent d'elle. Cela n'a absolument rien à voir avoir la chair et le sang. Une famille est un groupe de gens qui prend le bon avec le mauvais et traverse le tout avec patience, compréhension et, au-dessus de tout, amour. Personne n'est parfait, Carolyn. Ne me dites pas que je n'ai aucune idée de ce que cela signifie d'avoir une famille. Je peux vous assurer que c'est tout le contraire. Maintenant,'' déclara-t-elle lui lança un regard empli de pitié, ''pourquoi vos enfants, votre chair et votre sang, ne vous rendent visite qu'une fois par an alors que vous êtes si respectueuse et au fait de ce qu'une famille est ?''

J'aurai pu embrasser Esme alors que Carolyn se trouva pâle et sans voix. Je me sentis presque, presque, désolée pour elle alors qu'elle sortit du magasin après avoir été vaincue. ''C'était sans pareil, Esme.'' Je l'étreignis aussi fort que j'en fus capable.

''Tu es la mère éternelle.'' Alice se joignis à l'étreinte.

''Je suis d'accord. Et Bella est vraiment notre sœur,'' déclara Rosalie prenant part à notre démonstration affective.

C'était merveilleux de me tenir là avec ces trois femmes. Rosalie avait enfin déclaré son approbation à ma présence et Esme m'avait défendu. Alice m'aimait depuis le début mais cela ne rendait pas ce moment moins spécial. Je faisais partie de leur famille. J'avais une place dans ce monde, en dehors d'Edward. J'avais maintenant une famille à qui je n'avais rien à cacher. Et ils m'avaient choisi parce qu'ils le voulaient.

EPOV

Une semaine entière avec ma Bella, seuls. J'avais hâte. J'étais aussi terrifié. Elle était très directe en ce qui concernait notre relation intime depuis que nous avions décidés de retourner là où tout avait commencé. C'était… difficile de résister lorsqu'elle était si chaude et séductrice dans mes bras. Je n'avais jamais vu un corps plus tentant que celui de Bella. Le simple acte de penser à elle faisait brûler un feu à travers mon être.

Pour tout arranger, Jasper ressentit cette dite sensation. ''On se sent un peu excité, hein ? Tu penses à la semaine prochaine ?''

''Va te faire voir,'' murmurai-je.

''Allez, Eddie. Tout va bien. Tu ferais mieux de t'envoyer en l'air d'autant de manière que possible dès dimanche.'' Oh, mon dieu, Emmett pouvait manquer totalement de tact.

''Tu l'énerves, Emmett,'' me défendit Jasper.

''Arrêtes de ressentir ses sentiments, mec.'' Je ris doucement alors que Jasper plaquait Emmett au sol sans effort.

''Je ne peux rien faire contre l'empathie, Emmett !'' Carlisle et moi nous regardâmes et secouâmes nos têtes. Jasper agissait comme un adulte mature, jusqu'à ce qu'Emmett soit impliqué.

''Allez, messieurs. Rentrons retrouver nos compagnes, hein ?'' Carlisle calma la petite embrouille. Il était doué pour ça.

Notre chasse fut fructueuse et j'avais bu jusqu'à avoir la sensation du sang animal en train de clapoter en moi à chacun de mes pas. Je voulais m'assurer que j'étais assez nourri pour la semaine qui m'attendait, surtout que les grandes villes n'étaient pas pratiques pour chasser de larges proies à moins que je décide d'abandonner mon régime 'végétarien' pour un temps, ce que j'avais nullement l'intention de faire. J'étais juste heureux d'avoir eu l'opportunité de passer du temps avec mes frères et mon père avant de retourner à Chicago. Cela aidait pour légèrement calmer mes nerfs à vif.

Je conduisis, bien entendu, parce que j'étais le seul en mesure de nous ramener à pleine vitesse sans recevoir une seule amende grâce à mon petit talent. Carlisle était assis à côté de moi tandis qu'Emmett et Jasper occupaient la banquette arrière. Je songeai à Bella, simplement parce qu'elle semblait être la seule chose à laquelle je pouvais penser maintenant, lorsque Jasper me posa une question. ''Es-tu sûr de pouvoir résister à toute cette semaine seul avec Bella ?''

Je réfléchis à sa question avant de répondre. J'étais nerveux à cause de ce qu'elle voulait de moi et j'avais la sensation qu'elle passerait par toutes les étapes nécessaires dans sa quête de nous voir faire l'amour pendant que nous étions à Chicago. ''Je peux le gérer, Jazz.''

''Tu peux supporter sa proximité ? Tu sais ce qu'Alice a vu.''

Je savais ce qu'elle avait vu. Ça n'arrêtait pas de changer, les contours perpétuellement flous mais ça finissait invariablement par des ecchymoses sur le corps de Bella et ma colère tandis qu'elle m'assurait de son bien-être. ''Je ne peux pas lui faire de mal.''

''Alors, mords un oreiller ou autre… ou casse la tête-de-lit au lieu de la tenir,'' proposa Emmett. J'aurais ignoré ses suggestions à n'importe quel autre moment mais ce qu'il dit ne semblait pas être une mauvaise idée.

''Je vais garder ça en tête, Emmett,'' admis-je avec réticence. ''Pourquoi est-il si difficile de se contrôler quand il s'agit de sexe ?'' marmonnai-je dans un souffle. Audition vampirique… Emmett. Oh non !

''Eh bien, Edward, quand nous euh… éjaculons, c'est comme une expérience religieuse. Tu vois Dieu pendant quelques secondes et tu perds le contrôle de ton corps durant cet instant. Je suis sûr que tu as dû voir des choses originales dans ta vie, avec les pensées des autres.''

Emmett essayait certes d'être délicat avec cette conversation mais j'aurais rougi comme Bella si j'en avais été capable. ''Penser et le vivre sont deux choses totalement différentes, Emmett.''

''Tu peux te lancer dans l'autosatisfaction avec ta main !''

Quoi ? ''D'accord, je pense que cette conversation est terminée,'' dis-je avec dédain. Je n'allais pas parler de masturbation avec ma famille.

''Il n'y a rien de mal à faire ça, mais ok,'' rétorqua Emmett, haussant les épaules avant de s'enfoncer dans le siège.

Le chemin du retour se fit rapidement et silencieusement après cette petite discussion et bientôt l'anticipation de revoir Bella reprit sa place dans mon esprit alors que j'arrivai à la maison. Je savais qu'elle serait endormie, il était déjà 4h du matin, mais la voir dormir serait suffisant pour moi. J'avais la sensation qu'il me manquait une partie vitale de mon être lorsqu'elle était loin de moi et je n'aimais pas avoir à gérer ça.

Carlisle, Emmett et Jasper coururent tous vers leurs partenaires et je me précipitai à l'étage. Je souris de savoir que je n'étais plus seul et que j'avais quelqu'un pour qui revenir. Bien qu'elle dorme, je ne pus retenir ma joie rien qu'en la voyant là, dans mon lit. Je me couchai doucement à ses côtés, pour ne pas la déranger, et observai son visage. Un petit sourire étirait ses lèvres et une fois encore, je souhaitai être capable de lire dans ses pensées.

Je n'avais pas vu Bella depuis deux jours à cause d'un voyage d'affaires auquel je dus participer avec mon père. Je n'avais pas aimé être loin d'elle et j'étais déterminé, alors que je me faufilai dans l'espace entre sa maison et celle mitoyenne, à rassembler le courage de toquer à sa fenêtre. Aller chez elle au milieu de la nuit, probablement l'effrayer dans le but d'attirer son attention était quelque chose qui ne me ressemblait vraiment pas. Cependant, je ne pouvais pas ignorer ce besoin d'être près d'elle. L'amour faisait faire des choses folles à ses victimes. C'était la seule manière de justifier mes actes.

Sa fenêtre était dans le coin à l'arrière et je fus soudain soulagé que sa chambre ne soit pas installée au deuxième étage. Cela rendait les choses plus faciles pour moi. Je trouvai un cageot posé près du porche et l'utilisai pour me hisser à la hauteur de sa fenêtre et toquai doucement.

Mon cœur bondit dans ma poitrine lorsque Bella ouvrit les rideaux rapidement, vêtue seulement de sa chemise de nuit. Ses cheveux étaient lâches et tombaient en vagues autour de ses épaules et la lampe à huile qui brûlait dans sa chambre projetait une lueur orangée autour d'elle qui la faisait ressembler encore plus à un ange que d'habitude. Un sourire se dessina sur ses lèvres en me voyant et je laissai échapper un soupir de soulagement.

Elle ouvrit silencieusement sa fenêtre et passa sa tête par l'ouverture. ''Que fais-tu là, Edward ?''

Je respirai son odeur et les battements de mon cœur s'accélérèrent. J'étais à la maison. ''Je ne pouvais pas attendre jusqu'au diner demain soir pour te voir. Ça déjà bien trop longtemps depuis la dernière fois.''

Elle rit doucement. ''Je prévoyais de venir en avance. Mais il semble que tu as été plus rapide que moi''.

Son souffle chaud caressa mes joues froides et je tendis la main pour la toucher. Ses yeux se fermèrent et elle tourna son visage dans ma paume pour y déposer un baiser. ''Viens à l'intérieur,'' chuchota-t-elle en s'éloignant de l'ouverture.

Je passai une jambe par-dessus le rebord aussi silencieusement que possible, espérant ne pas perdre mon appui sur le cageot. Avec un peu de talent et beaucoup de chance, je parvins à me glisser dans sa chambre sans être trop bruyant. Nous nous tînmes immobiles, à écouter pendant quelques instants, priant que je n'avais pas réveillé ses parents avec ma petite escapade nocturne.

''Tout semble être bon,'' rit doucement Bella contre mon torse.

Je tins son corps chaud étroitement contre le mien, savourant le fait qu'elle était parfaitement à sa place dans mes bras. Je pressai mon visage dans ses cheveux et inhalai, laissant son odeur envahir mon corps comme si elle était le remède à la douleur dans ma poitrine. Ça marchait. ''Tu m'as tellement manqué.''

''Tu m'as aussi manqué. Je suis heureuse que tu sois là,'' chuchota-t-elle, levant son visage vers le mien.

Une lueur que je n'avais jamais vue auparavant brillait dans ses yeux sombres et je poussai un hoquet de surprise lorsqu'elle m'entraina à tomber sur son lit. J'ajustai mes jambes et tendis les bras vers elle mais elle semblait avoir une différente idée en tête. Elle rit doucement et chevaucha mes hanches, me maintenant sous elle. ''Bella, ce n'est pas correct.''

''Et entrer dans la chambre d'une jeune fille en plein milieu de la nuit l'est ? Je ne pense pas que tu sois en mesure de dire quoi que ce soit, Edward Masen.''

Elle me tenait. ''Tu es en train d'abuser de moi.''

''Peut-être,'' chuchota-t-elle, joueuse, plaçant des baisers le long de ma mâchoire avant de prendre possession de mes lèvres.

J'attirai son visage contre le mien, écrasant mes lèvres sur les siennes, désireux de la sentir contre moi. Ses cheveux tombèrent de chaque côté de mon visage et son odeur était la seule que je pouvais sentir, envoyant une vague d'excitation à travers mon corps. Sentir son parfum n'était pas assez, je voulais y goûter aussi. Je nous choquai tous les deux en traçant ses lèvres avec ma langue, espérant obtenir réponse à la demande insistante de mon acte.

Bella n'avait pas l'habitude de décevoir et sa langue au goût de cannelle passa entre mes lèvres, explorant, bataillant avec la mienne. Je grognai lorsqu'elle pressa avec insistance ses hanches sur les miennes, entrainant une certaine partie de mon corps à se durcir contre elle. Sans réfléchir, je nous fis rouler pour me retrouver au-dessus d'elle et m'installai entre ses cuisses, désirant ressentir une friction.

''Edward,'' hoqueta-t-elle, cambrant son dos, me donnant accès pour pouvoir embrasser son cou et ses épaules. Sa robe était retroussée autour de ses hanches et mes mains remontèrent le long de son corps pour saisir un sein. J'étais fiévreux de désir alors que je fis rouler la pointe érigée entre mon pouce et mon index, entrainant un doux gémissement de l'ange sous moi.

Oui ! hurlait mon esprit lorsqu'elle enroula ses jambes autour de ma taille, ajoutant au besoin déjà douloureusement tendu dans mon pantalon. La main de Bella se faufila pour ouvrir le bouton et faire descendre la fermeture à glissière, me faisant frissonner d'anticipation. J'avais hâte de sentir sa chaleur autour de cette partie de moi. Je ne voulais rien de plus que d'être en elle, de lui faire l'amour.

Attends… grognai-je intérieurement. Je ne pouvais pas faire ça. Nous ne pouvions pas faire ça. Nous n'étions pas mariés et des impairs pouvaient arrivées. Je ne pouvais pas prendre sa vertu de cette manière. Je connaissais des personnes qui jouaient avec le feu mais j'avais été élevé mieux que ça. Un enfant pouvait être le résultat de faire quelque chose de si sacré lorsque nous n'étions pas prêts. La société saurait que nous avions été imprudents. Je ne pouvais pas faire ça à Bella, pas encore.

''Mon amour, nous devons nous arrêter.''

Bella soupira de frustration et fit tomber ses bras. ''Pourquoi ?''

''Nous serons marié à l'automne, Bella. Nous devons attendre, mon amour.'' Elle grogna et je partageai sa insatisfaction. Cela devait être tout aussi difficile pour elle.

''Nous nous arrêtons. Mais je veux que tu saches que je suis frustrée et que je pense que c'est idiot d'attendre.''

Je souris contre son épaule et nous roulai pour pouvoir l'installer dans le creux de mes bras. ''Je ressens la même chose, Bella. Je te prie de me croire lorsque je te dis te vouloir plus que tout.''

Elle eut un sourire en coin, ''Tu ne vas rien faire pour maintenant, n'est-ce pas ?''

Je plaçai des baisers sur son visage et dit, ''Très bientôt, mon amour, très bientôt.''

Mon souvenir se dissipa et je posai les yeux sur mon ange endormi. Je le lui devais. Je l'avais désiré tout autant et avais quasiment pris possession d'elle lorsque j'étais toujours humain. Je compris maintenant sa frustration, d'être au point de départ d'un feu mais ne pas avoir l'étincelle nécessaire devait être insupportable pour elle. De plus, elle avait dû attendre 90 ans pour moi en se souvenant des sensations et sachant ce qui l'attendait. Je pouvais le lui donner. Elle m'avait déjà offert tellement plus que j'aurai pensé pouvoir demander.

Oui Bella. Bientôt, mon amour.


J'espère que ce chapitre vous a plu