Samedi 24 février 1996
Chère Marie,
nous sommes de retour de chez les avocats, Harry a filé en entraînement. Ça a été assez tendu, ce matin, et voler lui fera du bien. Ça avait bien commencé pourtant.
Dans le grand bureau de réception des avocats, il y avait bien sûr les trois maîtres, Rita Skeeter et Xenophilius Lovegood, mais aussi Augusta Longbottom, Narcissa Malfoy qui est sortie de Lions' Rock pour conseiller son fils, et à ma grande surprise Monica Granger. Hermione l'a informée ces dernières semaines des événements. Aux vacances de Noël, elle a mis les choses à plat avec ses parents, avec l'aide de Sirius. Comme elle s'y attendait, ils ont menacé de la retirer de Hogwarts, mais elle leur a dit qu'elle est mage, et que Hogwarts ou non, elle a un rôle à jouer, et qu'ils n'ont pas le pouvoir de l'en empêcher. Alors soit ils l'acceptent, et elle continuera avec grand plaisir à se tourner vers eux pour leur confort et leur soutien, soit ils refusent cette situation et elle quitte vraiment le monde non-magique, dont ses parents représentent la dernière attache.
Mis au pied du mur, ils ont réagi comme n'importe quel parent aimant : ils ont accepté de voir leur fille prendre un manteau trop grand pour elle, en promettant d'être là si elle a besoin d'eux. Et donc, voilà pourquoi Monica était là ce matin. Hermione veut à la fois la tenir au courant de ce qui se passe, de ce qui se dit sur sa fille, et avoir ses conseils de maman. La présence de Monica était également importante car le marché visé par Skeeter est le marché non magique. Et Hermione veut que ses parents sachent ce que bientôt tout non-magicien connaîtra leur fille, surtout que les noms seront conservés.
Je suis contente que Hermione ait réussi à impliquer ses parents dans sa vie magique et qu'ils sachent ce qu'il en est vraiment. Hermione risque sa vie, à s'engager autant dans cette guerre, et ce n'est que normal que ses parents en soient au courant. Et ils voient que Hermione se protège : elle a fait protéger leur maison, leur a donné des Portoloins, leur a décrit la sécurité de Lions' Rock où elle passe son temps quand elle n'est pas à Hogwarts ou chez ses parents, leur a parlé du fait que nous sommes tout un groupe et que nous nous entraidons, et surtout qu'à présent, nous disposons d'un entraînement sérieux, à la fois physique et magique, pour pouvoir faire face à la situation. Cela a du les surprendre de voir leur rat de bibliothèque de fille courir et faire des abdos, mais ils savent qu'elle ne prend pas les choses à la légère, et ne fonce pas droit dans le mur sans réfléchir.
La réunion a donc commencé sur les deux articles pour lesquels Rita nous a interviewés le week-end dernier. Rita a annoncé que le premier, celui de Harry sur le retour de Voldemort, est complètement terminé et a déjà été soumis à Xenophilius pour insertion dans le magazine, et le second est en phase finale d'édition. Les adultes ont tenu à lire une copie du premier article, et ils ont donné leur accord officiel. Tous les cinq, nous avons refusé de le lire : nous allons recevoir un exemplaire du Quibbler en même temps que tout le monde la semaine prochaine, et ce sera beaucoup plus intéressant et amusant si nous faisons mine de découvrir l'interview à ce moment-là. Comme de toute façon, elle est déjà validée par ceux qui protègent notre image, nous ne nous faisons pas trop de soucis.
Rita a ensuite soumis son brouillon pour le deuxième article aux adultes, qui ont semblé surpris et amusés. Je me demande quel angle elle a choisi pour parler de nous. Mais là aussi, nous avons refusé de lire, malgré la curiosité qui nous démangeait, Hermione et moi. Nous attendrons le mois prochain. Là aussi, les adultes ont donné leur accord, et Augusta a même déclaré qu'elle était ravie de voir que Rita a conservé la force de sa plume, tout en adoptant un point de vue aussi unique. Je me suis fait violence pour ne pas lui arracher la feuille des mains.
Ensuite est venue la question de la sécurité de Xenophilius Lovegood : il va publier deux articles nous concernant, dans lesquels il est clairement affirmé que Voldemort est de retour, ce qui l'expose à des représailles du Ministère, et dans lesquels Rita a conservé les surnoms ridicules que Harry et Draco utilisent pour désigner Voldemort, ce qui l'expose aux représailles des Deatheaters. En effet, l'unique condition de Harry à cet article est que jamais ne soit employé de surnom à tiret du genre "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom" pour désigner Voldemort. Alors Rita a du conserver les surnoms, et transformer tous les "Voldemort" de l'interview en autre chose (je crois qu'elle a choisi "Tom", finalement, ce qui est aussi insultant envers Voldemort que l'emploi d'un surnom ridicule)
Finalement, un accord a été trouvé : comme les risques viennent en grande partie des propos de Harry, il fera une avance sur les dépenses pour renforcer les protections sur la demeure des Lovegood, et ne sera remboursé que de la moitié (Xenophilius a catégoriquement refusé que Harry paie la totalité des frais, puisque les protections seront permanentes, alors que la menace est temporaire). Et Harry lui a donné un Portoloin, si jamais même les nouvelles protections ne devaient pas suffire, pour qu'ils soient transportés, Luna et lui, en sécurité à Lions' Rock.
Une fois tout ceci assuré, nous avons attaqué le gros morceau, la raison même de notre présence aujourd'hui dans un cabinet d'avocats : Rita et ses livres. Rita a donc exposé son projet. L'accueil auprès des adultes a été froid, c'est le moins qu'on puisse dire : ils connaissent tous la plume acérée de Rita, même Monica à qui Hermione a expliqué les articles publiés durant la quatrième année. Puis j'ai expliqué qui est Rowling, pour moi, l'auteur de livres pour adolescents tout ce qu'il y a de plus correct, où Harry est le héros de l'histoire. J'ai sorti une feuille de parchemin de ma robe :
« Vous pouvez remercier l'Occlumancie, sinon je n'aurais jamais retrouvé ça : c'est le premier chapitre du premier livre, en anglais. C'est le véritable texte, ma sœur a les premiers livres en anglais. Vous verrez que ce n'est pas un texte journalistique ou destiné à descendre Harry. »
J'avais rédigé ça hier soir. Et en effet, j'ai du mobiliser toute mon Occlumancie pour retrouver les mots exacts. Je n'ai lu qu'une seule fois le premier livre en anglais, j'ai toujours lu les romans en français, même si j'ai souvent préféré les fan-fics en anglais. Et il me fallait les mots vraiment utilisés par Rowling pour les convaincre, pas une traduction issue d'une traduction. J'ai donné le parchemin à Maître Dercy, l'avocat le plus proche de moi. Il a lu le parchemin en silence, puis l'a tendu à son collègue.
Ainsi de suite, jusqu'à Monica, qui a reçu le parchemin des mains de Narcissa. Comme tous les adultes, elle a lu en silence, puis a reposé le chemin en dévisageant Harry. Puis elle a fini par demander :
« Tu as vraiment été laissé sur le pas de la porte de ta tante, avec juste une lettre explicative ?
–Oui. Ce chapitre parle de ça ?
–Les premiers chapitres du premier livre retracent ton enfance chez les Dursley, j'ai expliqué. L'histoire commence le jour où tu es déposé chez eux.
–Ça, c'est de l'effet dramatique ! s'est exclamée Rita avec enthousiasme.
–Oui, j'ai répondu avec un léger sourire. C'est très pratique, parce que ça permet d'introduire quelques personnages clés sans trop s'attarder dessus, et de se concentrer sur l'enfance sans magie de Harry. Du coup, les lecteurs s'identifient plus facilement : Harry est un garçon normal dans un monde normal, même si on sait, grâce à ce premier chapitre, que ça ne va pas rester le cas et qu'il y aura de la magie.
–Je peux lire ? » a demandé Harry.
J'ai haussé les épaules et Monica a poussé le parchemin devant lui. Il l'a lu en silence, grimaçant à certains passages, puis l'a reposé. Je l'ai observé un moment avant qu'il ne prenne la parole. Il était réservé, et semblait clairement se demander si tout ça est vraiment une bonne idée. Puis il a soupiré :
« C'est bizarre... »
J'ai eu un petit rire :
« Et ce n'est que le premier chapitre. Forcément que c'est bizarre de lire une histoire sur soi écrite par un autre. Est-ce que tu acceptes ?
–Est-ce que j'ai le choix ? Si ces livres ne sont pas écrits, on brise la boucle du temps, et qui sait ce qui arrivera ?
–Si tu ne veux pas, on trouvera une solution. »
Il a réfléchi un moment, puis a secoué la tête :
« Non, c'est bon. On le fait. C'est une histoire pour enfants, il n'y aura rien de très compromettant dedans.
–Non, en effet, j'ai souri. Et vous, Rita ? Depuis la semaine dernière, vous avez certainement eu le temps de réfléchir. Que pensez-vous de ma proposition ?
–Quelle proposition ? a aussitôt demandé Augusta.
–Rita souhaitait au début écrire effectivement pour les non magiciens, mais un livre sans concession, sur les faits réels. Je lui ai proposé d'écrire la saga telle que je la connais, et en retour de cette contrainte forte, elle aura le droit de publier ce qu'elle veut à partir de 2009, c'est-à-dire après mon voyage temporel.
–Pourquoi une contrainte forte ? a demandé Monica.
–Parce que si les faits des quatre premières années sont globalement respectés, les personnages subissent quelques... transformations. Harry et Dumbledore en particulier, mais aussi Ron, Hermione, Draco... Je ne sais pas comment était Neville par rapport au Neville des livres donc je ne peux pas juger. Et à partir du cinquième livre, comme la saga ne parle pas du tout de moi ou d'une voyageuse temporelle, Rita va devoir suivre une trame stricte, très éloignée de ce qui se passe réellement. Bref, elle va devoir écrire toute une saga pratiquement sur commande. J'écris beaucoup, personnellement, et je sais que c'est une contrainte dure pour un auteur habitué à écrire ce qu'il veut. L'accord que je veux proposer, donc, c'est qu'en échange de cette saga strictement encadrée, on lui fournisse volontairement la matière des livres qu'elle aurait vraiment voulus écrire, qu'elle pourra publier à partir de 2009.
–Pas de compensation monétaire ? » a demandé Monica.
J'ai éclaté de rire :
« Non. Aucune compensation monétaire. La saga Harry Potter s'est vendu en centaines de millions d'exemplaires dans le monde, dans un nombre impressionnant de langues, et il y a tout un univers qui en découle : films, jeux vidéos, objets dérivés, ils prévoient même un parc d'attraction... Et Rowling touche de l'argent sur la moindre petite vente. Elle est multi-millionnaire, en 2008. Il est complètement inutile de prévoir la moindre compensation.
–Cela me semble même un accord disproportionné, est intervenu Maître Juliet. Ms Skeeter a la possibilité d'écrire le livre qu'elle veut, certes avec du retard, mais cette possibilité est là, et en plus de s'enrichir considérablement sur le nom de Lord Potter et de ses amis, et en retour, vous ne demandez que la rédaction de cette saga que vous connaissez, afin de permettre de conserver la boucle temporelle.
–C'est aussi pour ça que nous sommes là aujourd'hui, j'ai répondu. Ensemble, nous trouverons un accord équilibré. »
Les palabres ont alors commencé. L'accord devait contenir deux clauses obligatoires : la première concerne la possibilité pour Rita de pouvoir finalement écrire le livre qu'elle veut, grâce aux informations que nous lui donnerons sur notre vécu ; la seconde concerne l'obligation en contrepartie pour elle d'écrire la saga que je connais, suivant la trame que nous lui donnerons, et de réserver la publication de son vrai livre à 2009 au plus tôt. La saga Harry Potter n'aurait pas été un tel succès et un tel empire commercial, cet accord de base aurait suffi. Mais il y a effectivement la question de l'enrichissement extraordinaire de Rita sur une histoire qui n'est pas la sienne, tant dans les noms que dans le déroulement.
Et c'est là que ça a commencé à coincer. Rita estimait qu'elle faisait déjà une énorme concession en acceptant de retarder de douze ans la publication de son roman, pour d'abord écrire un roman pour adolescents. En plus, la première saga risque de considérablement affaiblir le potentiel de ventes de son vrai livre, puisque les gens penseront déjà connaître l'histoire de Harry Potter. Sauf que son vrai livre, elle compte également le publier dans le monde sorcier, ce qui sera un marché complètement nouveau et très intéressant, car le nom de Harry fait immédiatement grimper les ventes du support sur lequel il est publié.
Une des solutions proposées consiste à créer une sorte de fonds, dans lequel Rita reversera un certain pourcentage de ses revenus d'auteur sur la saga et ses produits dérivés, et ce fonds sera partagé entre les différentes personnes mentionnées dans les livres, proportionnellement à leur importance. Mais Rita continuait de refuser catégoriquement de céder quoi que ce soit.
Finalement, au bout de deux heures à tous les écouter discuter sans succès, je me suis énervée :
« Ça suffit ! »
Les avocats et Rita, qui débattaient de ce fameux pourcentage, se sont tus et m'ont regardée, surpris.
« Il va falloir que vous compreniez qu'il y a plus qu'un roman et des droits d'auteur en jeu. Ce n'est pas un roman fictif que vous allez publier, c'est la vie réelle de personnes réelles, et encore en vie. Même en cédant vingt, trente, cinquante pour cent de vos revenus à ce fonds, vous serez millionnaire et vous aurez quand même la possibilité d'écrire ce que vous voulez dans dix ans. En attendant, cette saga est essentielle dans le déroulement des choses. Nous en avons besoin. Pas seulement moi pour mon voyage, mais toute la Grande Bretagne. Qu'est-ce qui se serait passé si je n'étais pas venue ? Dumbledore aurait continué ses petites machinations sur Harry et sur tout le monde, aurait continué à cacher la vérité à tout va, à abuser physiquement, moralement et financièrement de personnes qui n'ont rien demandé. Aucun de nous cinq n'aurait son pouvoir de mage, Harry ne saurait toujours pas qu'il est Lord. Si on suppose que ce qui est raconté dans les livres est ce qui aurait du se passer sans mon intervention, plusieurs personnes dans cette pièce sont mortes dans les trois prochaines années. »
Ce n'est pas vrai, mais s'il faut en rajouter pour la faire réagir, je n'hésite pas. J'ai tapé du poing sur la table :
« Alors vous allez écrire cette putain d'histoire comme on vous le demande ! Pour une fois, réalisez que vous n'êtes pas toute seule, qu'il y a des vies en jeu !
–Dans ce cas-là, pourquoi n'acceptez-vous pas ce que je vous propose ? a demandé Rita.
–Parce que vous ne proposez rien, vous vous contentez de dire non ! Alors maintenant, si vous ne voulez pas goûter la colère d'un mage, dépêchez-vous d'apprendre à dire oui ! Ce qu'on vous propose est raisonnable, vous garantit la liberté d'écrire ce que vous voulez à terme et de vous enrichir au passage, tout en préservant le déroulement du temps, et en assurant des indemnités à tous ceux qui vont se retrouver concernés par ce roman. Ce qui est normal. J'imagine mal n'importe lequel d'entre eux se balader en 2008 dans le monde non magique et se présenter sous leur vrai nom sans avoir des regards de travers. Alors acceptez cette proposition, qu'on en finisse ! »
J'ai senti ma magie crépiter autour de moi, mais j'étais trop énervée pour parvenir à la contrôler parfaitement. À côté de moi, aucun des autres mages ne faisait le moindre effort pour me contenir. Ils étaient d'accord avec moi. Draco m'a même dit plus tard, en rentrant à Hogwarts, que ça a été super efficace pour convaincre Rita de céder, ça aurait été idiot de s'en priver. Et comme les mages ne faisaient rien, les sorciers n'osaient pas non plus. Rita a fini par accepter.
Avec un grand sourire, Maître Corny a fait apparaître un contrat, que nous avons tous lu et signé, les parties principales étant bien entendu Rita, moi qui vais fournir la trame, Harry dont le nom sera utilisé, et les autres sorciers. Monica Granger a en revanche signé un autre contrat avec Rita, obligeant la journaliste à ne jamais mentionner les prénoms ni le lieu d'habitation du couple Granger dans la saga. Ils veulent préserver leur vie privée. Voilà qui explique pourquoi on ne les connaît pas.
Donc, mon obligation dans les prochains mois est de fournir la trame grossière des premiers livres à Rita. Je dois lui laisser la liberté de formuler les choses comme elle veut. Alors ce que je vais faire, je pense, c'est simplement une chronologie des choses et des fiches persos, et elle fera comme elle veut. Pas besoin de création de monde, pour le coup, puisqu'il existe vraiment. Et je vais aussi lui donner une chronologie globale jusqu'au septième livre, histoire qu'elle sache dès le premier ce qui est important ou non. Va juste falloir que je fasse attention à ne pas mentionner les Horcruxes trop tôt. Pour l'instant, seul notre groupe de confiance est au courant, et au vu du comportement de Rita aujourd'hui, elle n'en fait pas partie.
Enfin, c'est quelque chose qui est arrangé. Je sais que les avocats de Harry vont suivre les choses de près, pour s'assurer que Rita n'abuse pas. J'ai vu que le contrat ne mentionnait pas de pourcentage précis pour le fonds d'indemnités, juste : « entre vingt-cinq et quarante pour cent des revenus ». C'est énorme... Mais en même temps, si c'est vraiment comme ça que les choses se passent, ça n'a pas empêché Miss Rowling de s'assurer un niveau de vie confortable, donc je ne la plains pas trop.
Nous sommes rentrés à Hogwarts tout de suite après le rendez-vous. C'est moi qui me suis énervée, mais c'est Harry qui était le plus tendu. Sans doute aurait-il eu besoin de crier lui aussi, ça lui aurait fait du bien. D'où le fait qu'il parte immédiatement rejoindre son équipe en entraînement.
Demain, on a un déjeuner à Lions' Rock, avec Narcissa et Cassiopeia, les Granger, Remus, Sirius et les Weasley au courant de toute l'histoire. Il est temps que les différentes personnes qui nous connaissent vraiment fassent également connaissance. Narcissa et Monica avaient l'air de bien s'entendre, tout à l'heure. Sans doute le fait qu'elles avaient en commun l'intérêt de leur enfant. En tout cas, il va y avoir du monde autour de la table. J'ai hâte de voir Draco avec les Weasley, ça promet d'être amusant.
Bon, je termine mes devoirs, et j'attaque le livre que Draco m'a trouvé sur la culture druidique avant l'arrivée des Romains en Grande Bretagne. Je suis curieuse, à la fois par intérêt personnel : on a si peu de traces de cette époque ! et aussi parce que toute connaissance de cette époque peut aider à mieux comprendre le rituel sur les Horcruxes.
À demain si j'ai le temps, à bientôt en tout cas !
Note de l'auteur :
Il est important de se souvenir ici que Manon n'a vécu que jusqu'en 2008 : les derniers films n'étaient pas encore sortis, les parcs à Orlando, en Californie et ailleurs n'existaient pas, et les studios de Leavesden étaient encore utilisés pour les tournages, donc pas ouverts au public... Mais même sans tout ça, avec simplement les livres et les films qui existaient en 2008, la franchise Harry Potter suscitait déjà un tel engouement qu'elle peut effectivement être considérée comme un empire commercial, au même titre que Star Wars ou la marque Disney.
Je sais aussi que Rowling est connue pour avoir été milliardaire et ensuite ne plus l'avoir été à cause de la quantité impressionnante de son patrimoine qu'elle a reversé à diverses organisations caritatives. Mais j'ai tenu compte qu'en 2008, je ne m'intéressais personnellement qu'à l'univers Harry Potter et assez peu à son auteur, et j'ignorais complètement ce fait.
Réponse aux guest reviews :
Alea : ça fait plaisir de te revoir ! Merci pour cette review ! Ne sois jamais gênée pour exprimer un malaise ou un inconfort dans ta lecture, les commentaires sont aussi faits pour parler de ça ! :)
J'avoue que je ne sais pas comment te répondre concernant la relation entre Harry et Manon, et le comportement de Harry. Je suis asexuelle/aromantique, et même si ça donne l'impression que je le mets trop en avant, j'espère que ça aide les lecteurs à comprendre que je n'ai aucune expérience en matière de romance ou de relation amoureuse/sexuelle. Pour écrire la relation entre Manon et Harry, je ne me base que sur les histoires que j'ai pu lire, que ce soit des romans, des articles, ou même les histoires de mes amis...
Je suis consciente que je dois avoir du coup une vision faussée de ce que peuvent être l'amour (dans le cadre d'une relation amoureuse) et/ou le désir.
Harry se comporterait avec moi comme avec Manon, je le trouverais très impatient et incapable de comprendre qu'on peut vouloir une relation sans sexe. Mais je suis asexuelle et Manon ne l'est pas. Je n'ai jamais été victime de viol ou d'attouchements inappropriés alors que Manon si.
Du coup, j'ai essayé de trouver un équilibre entre les grandes romances (ou les partenaires vont tout faire pour se soutenir et s'entraider à surmonter une épreuve) et la réalité, où l'un des deux peut avoir de la peine à comprendre ce que traverse l'autre, peut se montrer impatient, voire baisser les bras face à cet obstacle inattendu.
Je suppose que le comportement de Harry envers Manon peut pâtir de cette recherche d'équilibre, et si c'est le cas, c'est vraiment de ma faute, à moi et ma maladresse à exprimer ce genre de choses.
Je souhaite clarifier une chose : Harry ne cherche pas à forcer Manon d'une quelconque manière que ce soit. Il a envie d'elle, forcément, c'est un allosexuel qui a eu une vie sexuelle très remplie avant d'être avec Manon. Du coup, sa façon d'aider Manon à "guérir" va être de l'aider à retrouver une sexualité libre de ses peurs. Mais ce n'est pas un partenaire abusif ou impatient pour autant. Il sait entendre chaque "non" que Manon prononce ou montre, et sait les respecter. Manon a raison d'avoir confiance en lui, surtout lorsqu'elle constate qu'il respecte ses limites, même s'il tentera de voir si elles ont bougé plus tard, avec la confiance grandissante de Manon en lui, en elle-même et en leur relation.
J'ai détesté "Cinquante Nuances de Grey" parce que c'était présenté comme une romance érotique alors que pour moi, ce n'était qu'une relation abusive, et j'aurais beaucoup plus apprécié le livre s'il avait été honnête sur ce point.
J'espère ne pas faire cette erreur. Si, dans mon inexpérience et ma vision sans doute faussée de l'amour et de la sexualité, c'est le cas, je vous serais très reconnaissante de me le dire, ça me permettrait de rectifier le tir.
Ce serait pour moi une raison valable de réécrire certains passages. Je ne veux pas que Harry passe pour abusif.
À lundi prochain !
MAJ le 19/11/2017
