L'inspection se poursuit à Johto où je me suis inspirée davantage de l'anime pour l'architecture des villes.

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Inspection à l'arène de Mauville

De l'avis de Peter, on ne devrait pas autoriser la construction d'une arène au sommet d'un building, même pour gagner de la place. Il n'en nie pas l'aspect pratique ni l'accessibilité, les pokémons vol peuvent profiter des courants d'airs chauds canalisés le long des rues pour planer plus facilement, mais toute une enfance passée au sein d'une famille traditionaliste se révolte devant cette façon de faire.

Le dracologue aurait volontiers délocalisé l'arène à la périphérie de la ville près des espaces verts, malheureusement l'alliance s'y était farouchement opposée.

-Ça m'aurait bien simplifié la tâche. Grogne-t-il en survolant les bâtiments sur le dos de Dracolosse.

Retrouver l'arène depuis le ciel n'est pas des plus simple avec tous ces immeubles de tailles et de formes différentes, mais passer par la route serait encore pire (l'an passé il a dû s'y rendre en compagnie d'un dresseur). Paradoxalement il se repère plus facilement à Doublonville ou à Safrania, sans doute les conséquences d'y avoir traqué la team rocket durant des mois.

-Enfin.

Mettant pied à terre sur le bord du terrain, Peter salue d'un signe de la main Albert qui dispense une leçon à trois dresseurs. À en juger par la mine curieuse puis surexcitée des gamins, son arrivée n'est pas passé inaperçu.

-Je vais chercher paperasse, je peux vous laisser répondre à leurs questions.

-Pas de problème.

Trois autographes plus tard suivi par un petit cours improvisé sur les différences générales de mobilités aérienne entre les types dragons et les type vol, Albert renvoi ses élèves pour la journée.

-Je ne note aucun problème majeur. Commence le dracologue en refermant le dernier dossier de la pile. Par contre le nombre de badges délivrés a bien diminué par apport à l'an passé, une explication ?

-Les challengers sont moins obstinés depuis quelques mois, ils ne reviennent plus à la charge après une défaite. Répond Albert sans hésitation.

Peter hoche la tête, il faudra qu'il compare les données avec celles des autres arènes.

Un raclement de gorge lui fait lever les yeux et il se tourne étonné vers le champion, un champion soudain très pâle. Derrière lui il reconnait la silhouette familière de l'infirmière Joëlle.

-Je crains de ne pas être d'accord avec ses explications et j'aurais préféré que vous passiez au centre pokémon avant l'inspection comme vous en avez l'habitude.

Peter jauge du regard la femme essoufflée qui lui fait face, elle est visiblement très contrariée et il ne préfère pas lui avouer que la raison pour laquelle il s'arrête habituellement au centre pokémon, est que son toit rouge le rend bien plus reconnaissable que l'arène (et qu'il peut profiter ensuite des dresseurs sur place pour s'y faire conduire).

-Toute mes excuses madame, l'arène était sur mon chemin aussi je pensais vous rendre visite après.

Albert gronde intérieurement alors que le dracologue effectue un baisemain à une Joëlle toute rougissante. La mégère se fend d'un sourire charmant puis commence ses récriminations.

- Dans les rapports du centre pokémon, je relève une recrudescence des blessures chez les challengers débutants, avec deux cas de blessures graves durant le mois passé et il s'agit toujours du même pokémon.

-Roucarnage a du mal à contrôler sa force.

-Retirez-le de l'équipe !

-Ce n'est pas nécessaire d'en arriver là.

-Faisons un combat pour juger. Interromps Peter dans l'espoir de concilier les deux parties.

-Je suis pour. Répond l'infirmière.

Albert acquiesce lentement.

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-Trop violent, il faudra le retirer de l'équipe. Énonce le maître après qu'Altaria ait décimé les trois pokémons adverses.

Albert aimerait hurler à l'injustice.

-Je vais continuer le dressage, il va se calmer.

Joëlle secoue la tête.

-Roucarnage refuse la défaite alors que son rôle est de juger les performances des challengers.

-Une arène que ne délivre pas de badge est inutile. Poursuit Peter.

Le champion baisse la tête vaincu, l'infirmière pose une main réconfortante sur son épaule.

-Je suppose que vous repasserez le mois prochain.

-Non je fais confiance à notre précieuse infirmière pour vous superviser.

Albert regarde la jeune femme les pommettes roses, prendre congé d'une gracieuse révérence.

-J'aimerais bien savoir comment vous faites pour l'adoucir, si je me risquais à lui parler de la sorte... un frissonnement secoue ses épaules.

Peter esquisse un rictus supérieur.

-Secret professionnel.

(Personne n'a besoin de savoir qu'en tant que maître de la ligue prendre partie pour les infirmières Joëlle est simplement une question de survie).