Bonjour à vous tous !

J'espère que vous allez bien !

Je pète la forme grâce à tous vos commentaires !

Sincèrement vos reviews sont justes génialissimes !

Je ne peux que dire un énorme MERCI à tous ceux et celles qui m'ont laissé une review ou envoyé un message pour me donner leur avis sur cette histoire ! Vous n'imaginez pas le bonheur que vous m'offrez ni même la motivation que vous engendrez et ça fait un bien fou !

Je remercie tout particulièrement les guests qui prennent le temps de me laisser une review ! Ceci dit je n'oublie absolument pas les autres reviewers ! Bien au contraire et j'espère avoir répondu à tout le monde !

On attaque la suite avec le cinquième chapitre ! Je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Disclaimer : Ce qui est à JKR est à elle, le reste est à moi.

Bêta-Lectrice : ShannaRya

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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 5 : Les liens d'une famille

Le lendemain, à exactement sept heures, Salem transplana au numéro 4 Privet Drive. Il eut à peine le temps de toquer que la porte s'ouvrit sur une Pétunia rayonnante.

- Bonjour Salem, le salua-t-elle en souriant.

- Bonjour Pétunia, répondit Salem très poliment.

- Entrez donc, Harry dors toujours. J'ai dû le réveiller hier pour qu'il dîne mais ce matin je n'ai pas eu le cœur de le réveiller, avoua-t-elle quelque peu gênée.

- Je comprends, il doit être épuisé. Cela vous dérange-t-il que j'aille le réveiller ? Je me suis aussi permis de lui ramener quelques vêtements, informa le jeune homme.

- C'est une excellente idée, approuva-t-elle. Vous avez très bien fait pour…ses guenilles, il va falloir faire quelque chose.

Salem hocha simplement la tête. Tout à coup sa magie s'agita et il se retourna vers les escaliers où des bruits de troupeaux se firent entendre. En effet, Vernon Dursley faisait son apparition aussi discrètement qu'un pachyderme en furie. Il ne prit pas la peine de saluer le jeune sorcier et fronça les sourcils en ne voyant pas le garçon dans la cuisine. Il allait ouvrir la bouche quand une voix glaciale le stoppa.

- Si tu ne fais qu'un seul bruit susceptible de réveiller mon neveu, Vernon Dursley, je peux te jurer que tu le regretteras amèrement ! Foi de Pétunia Evans ! le menaça sa femme.

Le susnommé déglutit bruyamment et partit s'installer dans la salle à manger où ses mets étaient déjà disposés.

- Pétunia Evans ? releva Salem assez amusé par la situation.

- Si être une Dursley signifie être monstrueuse avec un enfant, et de mon propre sang en plus, il n'y a aucune fierté à porter ce nom ! répondit-elle le plus simplement du monde pour le plus grand choc de Vernon et le pur amusement de Riddle Jr.

Sur ces paroles, ce dernier se rendit dans la chambre où Harry dormait toujours, il avait l'air d'avoir eu un sommeil très agité au vu de ses draps emmêlés et de son oreiller situé de l'autre côté de la petite chambre. Salem soupira mentalement et s'arma de courage pour réveiller le petit endormi. Il ne réfléchit pas et caressa les cheveux noirs ébouriffés. Il ne parla pas et se contenta de lui faire un léger baiser sur le front. Il se disait que c'était les réveils qu'il préférait quand il était enfant. Il remercia sa chance d'avoir eu son oncle Lus pour l'élever. Harry commença à papillonner des yeux et son regard tomba sur une cascade de cheveux châtains. N'étant que peu habitué à ce genre de traitement, et c'est un doux euphémisme que de le dire, Harry soupira de contentement sous la sensation du baiser reçu. Il entendit un léger rire et réalisa qu'il ne rêvait donc pas.

- Bonjour bonhomme, alors comme ça on ne veut pas sortir du lit, sourit Salem.

- Bonjour Salem, Quelle heure est-il ? marmonna Harry à moitié endormi.

- Exactement 07 heures et 13 minutes, lui répondit-il amusé, tu veux les secondes aussi ?

Cependant, il ne s'attendait pas une réaction aussi énergique. En effet, Harry avait ouvert de grands yeux effrayés avant de se lever d'un bond. Il était particulièrement en retard pour préparer le petit-déjeuner et il allait très certainement se faire tuer par sa tante.

- Tout doux mon bonhomme, tout va bien, calme-toi, fit-il en voyant le petit se débattre avec une force qu'il ne lui prêtait pas.

- Le petit-déjeuner, gémit piteusement Harry, je ne l'ai pas préparé ! Je vais me faire tuer !

- Il n'en est pas question jeune homme, clama une voix tranchante derrière les deux garçons qui n'avaient rien entendu. Tu ne feras plus la moindre tâche ménagère dans cette maison, si ce n'est t'occuper de ta chambre, reprit Pétunia, car c'était bien elle qui avait parlé. Tu as fait suffisamment dans cette maison. Dorénavant, si tu fais quelque chose dans cette maison, c'est que tu l'as désiré. Il me semble que tu aimais bien faire du jardinage et vu tous les prix que tu m'as fait gagner, je peux assurer que mon jardin préfère ta compagnie à la mienne eh bien il devra faire avec désormais ! Allez file prendre une bonne douche, puis tu viendras prendre le petit-déjeuner avec moi, termina-t-elle en sortant, laissant sur place un Harry abasourdi.

- Harry, tu vas bien ? Tu es comme stupéfixé, demanda Salem en secouant Harry qui ne réagit pas. Bah voilà, ils me l'ont cassé ! se plaignit-il !

Harry prit machinalement les vêtements que lui tendit Salem et se rendit dans la salle de bain, comme perdu dans un autre monde. Riddle Jr serra les dents et décida de demander des explications à la famille Dursley. Vernon refusa de répondre à la moindre question de cet anormal mais Pétunia lui avoua tout, les dix ans passés dans le placard, les privations, les coups, les punitions, la maltraitance, les listes interminables de corvées affichées sur le frigo, les insultes. Elle termina avec les larmes aux yeux. Elle implorait sa sœur de lui pardonner. Répétant qu'elle n'avait aucun droit de demander pardon à Harry, qu'elle n'était qu'une ordure, une femme aigrie et jalouse de la beauté de sa sœur, de son intelligence et de ses exceptionnelles capacités. Elle avoua, sous le regard horrifié et le visage défiguré de rage de Vernon, qu'elle ne détestait pas les sorciers, qu'elle détestait seulement sa normalité. Au moment où elle leva les yeux pour affronter le regard haineux de Salem Riddle-Gaunt, elle tomba sur un regard vert émeraude, brillant de larmes non contenues, si semblable à celui de sa sœur. Elle ne lisait qu'une profonde tristesse mêlée à de l'espoir.

- Je te pardonne Tante Pétunia, je te pardonne pour tout, pour absolument tout ! Je te pardonne vraiment Tante Pétunia, parla Harry qui était arrivé entre temps.

Pétunia n'en croyait pas ses oreilles, l'enfant qu'elle avait maltraité, au lieu de l'aimer, lui pardonnait toutes les horreurs commises. Elle se leva et se mit à genoux devant Harry et le serra contre elle, si fort qu'il sentait son cœur qui battait à toute allure.

- Tu es bien comme mon embêtante petite sœur chérie, tu as hérité de son horrible capacité à pardonner le pire. Mon dieu, ce que je peux me sentir misérable, déclara Pétunia Dursley. Mais merci Harry, merci pour tout ! Je te jure qu'à partir de maintenant plus rien ne sera comme avant. Si tu choisis de partir avec ton frère, je ne t'en voudrais pas et je comprendrais, je te l'assure. Cependant, si tu décides de revenir un jour, ne serait-ce que pour une simple visite, tu seras toujours le bienvenu dans ma maison ! finit-elle solennellement.

- Merci Tante Pétunia, répondit Harry soufflé par l'émotion.

Pétunia lâcha enfin Harry et se releva. Sans qu'il n'ait pu amortir le moindre geste, Salem se retrouva enfermé dans une étreinte solide et chaleureuse.

- Merci à vous aussi Salem Riddle-Gaunt. Merci du fond du cœur de m'avoir rendu la vie et de m'avoir rendu mon neveu, souffla Pétunia avant de lui faire une bise sur les deux joues et de donner le même traitement à Harry.

Salem était choqué, cette femme l'avait surpris et peu de personnes pouvaient s'en vanter. Pétunia amena les deux frères à la cuisine où elle servit trois assiettes et ils prirent leur petit-déjeuner, ignorant Vernon qui partit en trombe.

HP ~ PUF

Harry quitta la maison avec Salem et ce dernier les transplana directement sur le Boulevard des Lampades, à Athènes. Une fois arrivée, Salem étudia l'air admiratif d'Harry devant toute cette animation et ces étranges structures.

- Bienvenue en Grèce, nous sommes plus précisément à Athènes, dans la partie sorcière. Ceci est le Boulevard des Lampades, petit frère ! déclara théâtralement Salem.

Une douce chaleur s'était répandue dans le cœur d'Harry quand le plus grand l'avait appelé « petit frère ». Cette journée il la chérirait toute sa vie. Elle était plus magique que le jour où il avait appris qu'il était un sorcier.

- J'ai beaucoup de choses à te dire et à te proposer. Cependant, j'aimerais que l'on se rende à Gringotts avant, présenta Salem.

Harry ne parla pas beaucoup, posant néanmoins quelques questions sur les tenues et les gens qui saluaient le jeune Riddle avec beaucoup de respect et d'admiration.

- C'est vrai que nous n'en avons pas parlé mais ma notoriété est due à ma mère, expliqua chaleureusement Salem. Elle s'appelait Altesa Vanda Ikaria, elle appartenait à la haute aristocratie de ce pays. Quand mon père l'a connu, elle était considérée comme la prochaine princesse du pays. Elle est tombée amoureuse de mon père et a refusé le mariage arrangé dans lequel son père l'avait engagée. Elle ne s'est pas mariée à mon père, elle voulait garder sa liberté, sourit-il désabusé. Je suis né un an après leur rencontre. Je ne l'ai pas connue, elle est morte en couche. De ce que j'ai entendu, elle était aussi puissante que belle et beaucoup la considéraient comme un trésor national. Elle faisait la fierté des sorciers grecs. Sa spécialité était les magies antiques. Il faut savoir que la Grèce possède des magies endémiques, telles que le don de traçage que j'ai utilisé pour te retrouver. Ce don permet d'identifier les noyaux magiques et de suivre la signature magique de chaque sorcier. C'est à partir de ce don que les langues de plomb du ministère anglais ont créé la trace qui est posée sur chaque enfant achetant une baguette. Ici, c'est différent, une telle entreprise est vue comme la violation des libertés et de la vie privée du peuple. La trace n'est posée que sur les anciens détenus. Bref, comme tu l'as compris, ma mère était un véritable génie en sortilège, comme sa mère avant elle. J'imagine que la famille ne fait que des génies, pérora fièrement Salem. Et il en va de même pour toi.

- Moi, interrogea Harry. Je n'ai rien de particulier. Je ne suis pas spécialement doué en cours, peut-être juste en Défense Contre les Forces du Mal mais rien de plus.

- Tu te sous-estimes tellement que tu ne vois pas ce qui saute aux yeux, mon lapin ! attaqua gentiment Riddle Jr.

Devant le regard interrogatif du plus jeune, il décida de l'éclairer.

- Tu penses vraiment qu'un phénix, un elfe de maison, un artefact légendaire et un basilic, par Salazar un basilic, se lieraient d'amitié entre eux comme ça ? Et avec un sorcier, qui plus est ? Je ne sais pas comment tu fais mais vous êtes tous liés les uns aux autres. Visiblement l'origine de cette connexion n'est autre que ta magie et ton grand cœur. Le fait que tu aies pu pardonner à ta tante de la sorte est une autre preuve. Ça ressemble à une sorte d'empathie. Enfin quelque chose du genre, je ne sais pas trop à vrai dire.

- Comment est-ce possible ? demanda Harry interloqué.

- La magie n'a pour seule limite que celle que nous lui donnons et donc connaissons, répondit sagement Salem. En tant que Maître en Magie des Liens et Maître en Magie de Transfert, j'ai étudié un certain nombre de choses incroyables mais rien de tel. Ce n'est pas une mauvaise chose. La Magie ne fait jamais de cadeaux empoisonnés Harry, ce sont les sorciers qui en font. De plus, je dois te parler d'un sujet extrêmement délicat, poursuivit Salem en jetant un sort d'intimité autour d'eux sous le regard curieux d'Harry. Voldemort a fait un acte particulièrement atroce pour rester en vie. Il a séparé son âme, vois-tu. Cet acte magique sombre s'appelle un Horcruxe. Cela consiste à prendre une partie de son âme et à le placer dans un réceptacle précieux afin de rester hors de portée de la mort. Il en a créé de nombreux. Le rituel demande de prendre une vie. Et …, Salem hésita à la façon de le dire à Harry.

- Et j'en suis un, n'est-ce pas ? demanda Harry sans vraiment attendre de confirmation. Devant le regard surprit de Salem, il expliqua. J'ai hérité de la magie de Tom Riddle d'une façon non naturelle, tu as dit que le rituel demande le sacrifice d'une vie et tu n'as pas dit que le réceptacle doit être inanimé. Salem, ce soir d'Halloween, il a tué mes deux parents et j'en ressors avec une cicatrice après avoir survécu à un sort mortel. Ce n'est pas difficile de faire le lien. Au contraire, tu viens de répondre à deux ans d'interrogation. Maintenant on fait quoi ?

- Je suis désolé Harry, je te jure que j'aurais préféré que ce soit différent, soupira douloureusement Salem.

- Est-ce que toute cette histoire de famille était un plan pour me récupérer et me livrer aux mangemorts ? demanda Harry avec la douleur débordant de ses yeux.

- Jamais, petit frère ! Jamais je ne te ferai le moindre mal et je te jure que je ne laisserai personne te faire de mal ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger, tu as réalisé mon rêve d'avoir une famille à chérir et ça je ne laisserai personne me le prendre ! jura Salem Riddle-Gaunt en essuyant les yeux d'Harry avant de le prendre dans ses bras.

- Je te crois, souffla Harry. Mais maintenant on fait quoi ?

- Maintenant, on va voir mon parrain, voir ce que la magie gobelin peut faire pour te retirer ce truc, répondit doucement Salem.

- Du coup, je ne serai plus lié à toi, n'est-ce pas ? remarqua Harry.

- Sa magie coule dans tes veines et elle a déjà fusionné avec la tienne donc normalement, même si on la retire, tu seras toujours mon frère, expliqua calmement Salem. Cependant, si jamais cela venait à se passer différemment, et si tu le veux bien sûr, j'aimerais t'adopter comme mon frère aux yeux de la Magie, développa Salem qui avait peur d'entendre un rejet.

Sans s'en rendre compte, ses yeux s'étaient embués à l'idée d'être finalement rejeté. Harry comprit le fil des pensées de Salem en voyant les larmes perlées aux bords de ses yeux.

- Salem, appela doucement le plus jeune, ton père a tué mes parents et m'a rendu orphelin et à cause de lui ma vie a été un enfer, c'est un fait. Toutefois, J'AI détruit ton père, et à cause de moi, tu as été privé d'un père et d'une famille. C'est moi qui ai détruit tes rêves…

- Continue cette phrase et je te change en lapin nain ! parla lentement Salem d'une voix extrêmement froide. Mon père s'est détruit tout seul et dans tous les sens du terme ! Je crois qu'il a choisi de te donner délibérément sa magie au moment où tu as explosé Voldemort, parce que pour réaliser un Horcruxe, il faut vouloir le faire ! Sinon tous les meurtriers en feraient ! J'imagine que tes grands yeux ont dû lui rendre sa lucidité quelques instants. De toute façon, il était déjà condamné ! claqua Salem.

Harry n'avait plus bougé depuis qu'il avait été interrompu par Salem. La froideur l'avait littéralement cloué sur place. Il avait envie de fuir très loin comme quand son oncle allait le frapper, pourtant sa magie lui disait que ce n'était pas l'intention de Salem. Il comprit seulement qu'il n'était pas coupable et encore moins un meurtrier alors sans pouvoir se retenir, il fondit en larmes sous le regard désolé et attendri de son aîné.

- Désolé, je n'y ai pas été de main morte mais tu devais comprendre que TU es la victime dans toute cette histoire. Par Salazar, ce que je suis désolé Harry. Je suis tellement désolé. Je ne peux pas changer le passé mais je peux te promettre que le futur sera bien différent. Je déteste te voir pleurer petit bout, tout va s'arranger, tu verras ! termina Salem en étreignant Harry.

HP ~ PUF

Le duo arriva finalement à Gringotts Athènes, comme la dernière fois beaucoup de personnes se retournaient sur leur passage. Salem avait demandé à Harry s'il voulait qu'il lui pose un glamour. Harry avait refusé, pour lui c'était une sortie de famille alors il n'avait pas à s'inquiéter d'être vu avec son grand frère. Salem avait été intenable, arborant un énorme sourire arrogant, se pavanant fièrement dans les rues sous le regard moqueur du plus jeune. Une fois de plus, Salem s'approcha d'un comptoir vide et reconnu aussitôt le gobelin Kyrkil.

- Kyrkil ! Comment vas-tu ? Je ne pensais pas te voir, commença Salem.

- Bien le bonjour à vous aussi mes jeunes maîtres, le Maître Gobelin m'a informé de votre visite. Je vous attendais justement ! répondit poliment le gobelin.

- Harry, je te présente Kyrkil, c'est un ami. Kyrkil, je te présente mon petit frère, j'imagine que je n'ai pas besoin de te dire son nom, finit Salem avec un sourire espiègle.

- Bonjour Maître Kyrkil, salua très poliment Harry avant de lever les yeux devant la bêtise de son aîné.

- C'est un plaisir de vous rencontrer, jeune maître, répondu solennellement Kyrkil.

- Appelez-moi simplement Harry, s'il vous plaît, répondit ce dernier en lui souriant doucement.

Le gobelin fort surpris acquiesça et emmena les deux sorciers dans le dédale de couloirs jusqu'au bureau du Maître gobelin Durkil. Salem frappa et entra suite à l'invitation, suivi d'Harry et de Kyrkil.

- Bonjour Parrain, fanfaronna le jeune Riddle Jr, faisant pouffer Harry.

- Bonjour à toi aussi Salem, une fois de plus tu as choqué ce pauvre peuple sorcier, lâcha Durkil en guise de salutation. Bonjour Harry, c'est un plaisir de vous revoir.

- Bonjour Maître Durkil, salua Harry avec un grand sourire. Il avait toujours aimé les gobelins.

- Comme je t'en ai déjà parlé Parrain, il va falloir faire quelque chose pour le parasite, grimaça Riddle-Gaunt.

- Bien évidemment, cependant, j'aimerais d'abord vous informer d'un problème. Après ce qu'il s'est passé hier, j'ai fait des recherches et ce que j'ai découvert n'est absolument pas tolérable, grogna-t-il faisant les sourcils des deux sorciers se froncer de concert. Asseyez-vous mes enfants, l'affaire va être déplaisante. Kyrkil, apporte-moi les dossiers ! ordonna-t-il à l'attention de l'autre gobelin.

Les garçons firent ce qui leur avait été demandé et Kyrkil revint avec deux gros dossiers.

- Ce dont je souhaite vous informer est très grave, commença le maître gobelin. En voyant la situation familiale du jeune Harry, j'ai souhaité connaître les volontés de tes parents, voyant la mine curieuse du jeune sorcier, il s'expliqua. Harry, la famille Potter est l'une des plus puissantes familles aristocratiques de l'Angleterre sorcier. Lord et Lady Potter ont forcément constitué un testament pour te protéger. Il s'agit même d'un devoir que tout Lord dont la vie est en danger, se doit de respecter afin de fournir le maximum de sécurité à leurs enfants.

Harry, lui, ne disait plus rien. Sa famille appartenait à l'aristocratie sorcière et toute sa vie, il avait vécu dans un placard, avec des coups et en prime, des chiffons en guise de vêtements. Il n'avait pas été mieux traité que Dobby et maintenant, on lui disait que sa famille était des gens importants… Il fut subitement pris d'une sourde crise d'angoisse et de rage. Il sentait son sang bouillir et sa magie gonflée en lui comme une mer qui se déchaîne. Il ferma douloureusement les yeux en sentant une main se poser sur son front. Aussitôt, sa magie s'apaisa, il ouvrit les yeux pour voir que le bureau était totalement ravagé. Il chercha du regard les gobelins et les trouva derrière une solide barrière de magie pure. Debout derrière lui se tenait Salem, légèrement décoiffé, avec la main posée sur le front du plus jeune.

- Je suis désolé, répondit Harry horrifié. Je ne voulais pas, je vous jure…

- Pas de souci, jeune Harry, de plus, vous nous avez protégé et puis de toute façon je réfléchissais vraiment à changer la décoration de ce bureau, ricana le maître gobelin.

Salem, lui, ne disait rien, un masque impassible avait pris place sur son visage, et Harry s'en voulut instantanément pour avoir contrarié le jeune homme. Celui-ci se rapprocha d'Harry et le fit se lever. Harry obéit docilement. Salem prit sa place et Harry constata que la chaise de l'aîné était en miettes. Il voulut s'excuser mais fut interrompu par deux bras qui le portaient. Il se retrouva assis sur les genoux du plus âgé et rougit d'embarras.

- Promets-moi que tu ne te mettras jamais en colère contre moi, parce que vu les dégâts, il risque de ne plus rien rester de ma beauté et je n'oserais plus jamais mettre le pied dehors, prononça doucement Salem sur un ton de complot.

- Promis, rit Harry.

- Parfait ! s'exclama le jeune Riddle en sortant sa baguette et en réparant tous les dégâts occasionnés. Parrain, Harry n'a pas ma maîtrise alors sauf si tu veux vraiment qu'il détruise la banque, fais lui apporter un philtre de paix, claqua la voix de Salem.

Le changement de ton fit sursauter Kyrkil et sourire Durkil. Son filleul, d'habitude si froid avec les étrangers, était devenu très protecteur envers le jeune sorcier. Cette constatation le ravit au plus haut point. La famille s'agrandissait. D'un mouvement de baguette, il fit apparaître une fiole et la tendit en s'excusant de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Il reprit où il en était plus tôt et Harry put entendre le testament de ses parents. L'écriture de son père était très élégante, bien différente de la sienne. Il lui disait à quel point il l'aimait et à quel point il ne souhaitait que son bonheur. Il lui disait qu'il avait été le plus heureux des hommes le jour de sa naissance.

Arrivé à l'écriture de sa mère, il sut à quel point elle était brillante. Ses lignes étaient épurées, son écriture fine et élégante aux courbes arrondies. Elle lui disait qu'elle ne voulait que son bonheur. Elle lui disait à quel point elle l'aimait et lui parla de la prophétie que Dumbledore leur avait rapportée peu avant sa naissance. Elle savait sa vie en danger mais refusait à lui cacher les faits. Elle lui disait combien il était aimé de son père, d'elle-même, de son parrain Sirius et de son oncle Remus. Il héritait de toute la fortune Potter amassée depuis des siècles devenant, de ce fait, une des plus importantes fortunes d'Angleterre.

La dernière lettre expliquait les mesures à mettre en place pour la protection de leur fils s'il venait à leur arriver malheur. Celui-ci devrait être remis à la garde de Sirius Black, son parrain, en premier choix. Cependant, si ce dernier ne se trouvait pas en mesure de l'élever, il devait être placé sous la tutelle de Remus Lupin, son loup-garou d'oncle, avait noté sa mère. « Loup-garou ou pas, Remus ne te fera jamais le moindre mal. Il m'a aidé dans cette grossesse comme personne. ». Harry découvrit donc qu'il possédait deux parrains. Toutefois, étant en période de guerre à l'époque, si ses deux parrains venaient à ne pas être en capacité de l'élever, Lord et Lady Potter souhaitaient le savoir entre les mains affectueuses d'Alice Londubat, sa marraine. Une clause interdisait qu'Harry James Potter soit élevé dans un seul monde. En effet, ses deux parents souhaitaient qu'il connaisse ses origines, chose qu'elle savait impossible avec sa sœur mariée à un horrible moldu.

A la fin de la lecture, les yeux émeraude débordaient de larmes et malgré tout, il souriait, il avait été aimé et désiré. Il n'était pas un être indésirable. Cette idée en tête, Harry prit conscience que sa vie prenait un nouveau tournant. Il se laissa reposer sur le torse de son frère, et lui qui détestait sa petite taille avant, en était maintenant ravi. S'il avait été plus grand il n'aurait jamais pu faire ça. Ils ne le savaient pas mais Salem avait exactement la même pensée. Durkil laissa les enfants digérer ce qu'ils venaient d'entendre et ce fut Harry qui brisa le silence respectueux.

- Maître Durkil, j'imagine qu'il est illégal d'ignorer les volontés des défunts et encore plus lorsqu'il s'agit de nobles, exposa Harry.

- Eh bien, en effet Harry, lâcha le gobelin admiratif face à la vivacité d'esprit du jeune sorcier.

- De plus, si Dumbledore a agit de la sorte et que les gobelins n'ont pas réagit Cela signifie qu'ils ont soit cautionné, soit n'ont pas respecté les règles. Dans les deux cas il s'agit d'une faute grave, continua Harry.

- C'est exact, répondit Durkil avec un sourire mauvais. Le chargé des comptes Potter ne peut pas ignorer une telle chose. De plus, cela va à l'encontre de la loi gobeline.

- Qu'allez-vous faire ? demanda Harry avec un sourire taquin.

- Déposer une plainte contre Gripseck, votre chargé de compte, et demander réparation auprès du Haut Conseil Gobelin !

- Je vous laisse donc faire, termina Harry en inclinant la tête, signe de très grand respect auquel les gobelins n'étaient nullement habitués.

- Vous êtes un jeune homme extraordinaire Harry Potter, loua le maître gobelin.

Salem n'avait toujours rien dit mais il réfléchissait à une vitesse extraordinaire. Il demanda enfin la parution de leurs deux arbres généalogiques et magiques. Après quelques gouttes de sang, les arbres apparurent sous leurs yeux stupéfaits. Harry et Salem avaient des ancêtres frères. Comme Harry descendait d'Ignotus Peverell, Salem descendait de Cadmus Peverell. Bien que très éloignés, ils partageaient le même sang, pour leur plus grande joie. Le jeune Riddle exposa l'idée d'adopter officiellement Harry comme son frère et Durkil se fit une joie de les renseigner sur le rituel de sang et de magie afin qu'ils soient considérés comme des frères par la magie. Ils décidèrent de faire le rituel la veille de l'anniversaire d'Harry afin que ce soit son cadeau d'anniversaire, soit la semaine suivante. Il avait été décidé qu'étant majeur pour les sorciers, il deviendrait le tuteur magique d'Harry. Sur cette dernière décision, le duo quitta la banque avec entrain. Salem avait profité pour retirer une bonne quantité de galions, faisant s'interroger le plus jeune sur les plans de son aîné qui le regardait avec un sourire inquiétant.

HP ~ PUF

A peine sorti de la banque qu'Harry fut kidnappé par Salem qui le traîna dans toutes les boutiques de vêtements et d'accessoires pour le quidditch. Il lui acheta une quantité de livres faramineuse sur les créatures magiques, leurs soins et leur entretien. Harry était complètement dépassé et il suivait mécaniquement son frère qui était visiblement des plus enthousiastes. Finalement, ils se laissèrent choir sur un banc, Salem ricana face à l'état d'Harry, en effet, celui-ci n'en pouvait plus. Salem dut lui promettre qu'il ne ferait pas de shopping souvent pour qu'Harry daigne le suivre partout. Lançant un tempus, Salem avisa l'heure tardive et décida d'emmener Harry manger dans un petit restaurant familial. Il avait effectivement remarqué qu'Harry n'était pas à l'aise dans les lieux trop chics.

Arrivé au restaurant, Harry observait partout avec minutie et alacrité. Salem, de son côté, se demandait comment les choses allaient être dorénavant. Il est vrai qu'il n'avait pas encore songé à l'endroit où ils allaient vivre. Il vivait depuis sa première année à Durmstrang entre l'école et chez Zantus, son ancien maître. Il fallait trouver un endroit où les deux seraient à l'aise. Il décida de demander à son parrain de faire vérifier les différents manoirs de la famille Gaunt. Cependant, réalisant qu'il avait envoyé Duncan délivrer un message, il soupira. Harry le regarda surprit.

- Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.

- Oh, pardon ! s'excusa Salem. Je réfléchissais simplement. Tu veux rester chez ta tante maintenant que les choses semblent avoir changé ou tu veux qu'on habite ensemble ? C'est ce que je me demandais, je n'ai pas remis le pied en Angleterre depuis des années, pourtant j'ai l'impression qu'il est temps pour moi de rentrer, soupira le jeune Riddle.

- Je comprends, désolé de bouleverser ta vie, s'agita rapidement Harry sous le regard ennuyé de l'aîné. Ok, c'est bon je n'ai rien dit ! Je veux bien venir avec toi, si ça ne te dérange pas, rajouta Harry.

- Pour moi ça serait parfait, il faut juste que tu arrêtes de t'excuser d'exister, parce que ça voudrait dire t'excuser de rendre des gens heureux…murmura Salem. Ne me regarde pas comme ça, ça ne fait que deux jours que je te connais et, par Merlin je n'ai jamais été aussi vivant ! Si tu veux vraiment t'excuser pour quelque chose, excuse-toi de m'avoir appelé aussi tard ! finit-il en lui tirant la langue, faisant éclater de rire Harry.

- Comment on va faire quand on sera à l'école ? demanda Harry, curieux.

- Bonne question, je pensais à acheter quelque chose mais de simples miroirs à double sens… Non, trop commun et facilement repérable ! gémit Salem. Ça va gâcher mon effet de surprise ! J'ai bien peur que l'installation à la maison soit pour l'été prochain au plus tard, pleurnicha Salem en laissant tomber sa tête sur ses bras, simulant une crise de larmes.

Harry quant à lui, pleurait littéralement, tant il riait des pitreries de son aîné. Pour Salem, si laisser tomber le masque de Sang-Pur signifiait rendre son frère heureux, il enverrait sans peine au diable ce foutu masque, du moins en présence d'Harry. Finalement, la réponse à leurs interrogations vint de Durkil, qui leur envoya à chacun un miroir en argent gobelin. Il avait le même fonctionnement que les miroirs à double sens sorciers. Cependant, il se calibrait sur la magie de leurs propriétaires et eux seuls pouvaient les utiliser, toucher, ou même les enchanter. Ils convinrent de ramener Harry et ses emplettes à Privet Drive et de discuter avec Pétunia de l'organisation à venir.

HP ~ PUF

Arrivé à Privet Drive, Salem et Harry marchaient tranquillement le long de la rue. Ils avaient transplané assez loin de la maison afin que les « protections » posées par Dumbledore n'alertent pas ce dernier. Salem avait pris ses précautions mais ne voulait pas prendre de risques. Ils étaient à deux maisons du numéro 4 quand soudain, Harry se raidit et Salem observa un groupe de garçons se rapprocher. L'un des garçons héla Harry et le traita de binoclard orphelin. Salem se jura de leur faire la peau un peu plus tard.

Devant la maison, se tenait Vernon qui garait sa voiture et Pétunia qui le saluait avec plus ou moins de réticence. Quand elle vit les garçons, son regard s'illumina et elle les embrassa tous les deux, les faisant rire aux éclats devant la mine abrutie de Vernon. Les voisins d'en face qui regardaient la scène restèrent pantois. L'épouse Dursley venait de prendre son neveu qu'on disait voyou dans ses bras et ignorait son mari. Voilà qui allait faire les choux gras du voisinage.

Du coté des garçons, ils étaient installés dans la cuisine autour d'une tasse de thé en compagnie de Pétunia qui racontait à un Harry plié, les derniers potins du quartier. Après quoi, les garçons expliquèrent leur décision à Pétunia ainsi que la situation au niveau du tutorat magique. Dire que Pétunia fut ravie de garder Harry encore un peu, fut un euphémisme. Elle invita également Salem à séjourner aussi longtemps qu'il le voulait. Lui proposant, de ce fait, la chambre d'invités. C'en fut trop pour Vernon qui explosa de rage.

- Il est hors de question qu'un autre…anormal reste chez moi et qu'il dorme en plus dans le lit de ma sœur ! beugla le patriarche.

- Harry je t'ai laissé une surprise sur ton lit ! chantonna Pétunia ignorant clairement son époux. Salem je t'apporterai des draps propres ! dit-elle en se tournant vers l'aîné des sorciers. En attendant, va l'aider à ranger sa chambre, je monte dans un moment, termina-t-elle, une lueur dangereuse dans le regard.

- Salem ne se fit pas prier et monta en ricanant, faisant Harry lever les yeux au ciel avec un doux sourire.

Harry s'était figé sur le seuil de la porte de sa chambre. Il pensait s'être trompé d'endroit. Le mobilier avait changé, il avait une véritable armoire et un bureau à tiroirs. Sa chaise avait été remplacée et des photos de sa mère, enfant, recouvraient le mur au dessus du lit. Salem le poussa à entrer. Un petit tapis était posé au pied du lit. Salem observa l'armoire avec un regard appréciateur avant de l'ouvrir. L'armoire était pleine de vêtements neufs. Des boxers aux chaussettes, tout avait été remplacé. Les couleurs dominantes étaient le vert, le blanc, le rouge et le noir. Salem hocha la tête face au goût de la tante d'Harry. Trouvant que la chambre restait toujours trop petite à son goût, il observa la chambre avant de lui jeter un sort pour l'agrandir sans pour autant faire réagir les protections. Il ferma les yeux pour se concentrer. Il rata l'entrée de Pétunia et le regard curieux que lui jeta Harry. Il leva sa baguette et dessina une arabesque compliquée tout en prononçant une formule en slave. Ce fut le hoquet de surprise de Pétunia qui lui fit ouvrir les yeux. L'espace de la chambre avait été multiplié par quatre. Il jeta un regard circulaire avant d'hocher la tête en admirant son travail.

- C'est beaucoup mieux comme ça, tu ne trouves pas Harry ? demanda-t-il fièrement.

Harry se jeta dans ses bras pour seule réponse. Il regarda Pétunia qui leur souriait. Il sortit les paquets de leurs courses et les agrandit. Il transfigura une seconde armoire à partir d'une boite de chaussures pour y installer leurs achats. Une fois terminée, il fit apparaître un lit de l'autre côté de la chambre d'un mouvement de baguette.

- Maintenant c'est parfait ! clama Salem. Ah non, pas encore, il sortit de sa poche un perchoir en chêne miniaturisé et lui rendit sa taille sous les yeux émerveillés de Pétunia et amusés d'Harry à qui la magie avait manqué depuis sa sortie de Poudlard. Comme ça, je pourrai dormir avec Harry, s'écria-t-il soudain euphorique.

Pétunia ne tint pas plus longtemps et éclata de rire face aux pitreries de son second neveu. La soirée se passa entre le comportement puéril de Salem et les rires des deux autres. Vernon et Dudley refusaient de manger en la présence d'anormaux. Pétunia tempêta contre son fils et son mari pour leur comportement inqualifiable. Harry s'enfichait profondément, sa tante semblait l'apprécier et sincèrement vouloir se racheter, il n'allait pas demander plus. De plus, il avait un grand frère qui était un véritable pitre quand il voulait. Harry n'avait aucun doute que c'était sa présence qui faisait que son grand frère se lâchait. Il avait eu le temps d'observer son masque impassible quand il était arrivé. Aussi, il connaissait la réputation des élèves de Durmstrang qui étaient des élèves stoïques et froids, ne montrant jamais aucune émotion. Les gens pouvaient penser ce qu'ils voulaient, Harry était doué d'une capacité d'observation et d'analyse extrêmement poussée, grâce ou à cause de tous les traitements qu'il avait reçu dans cette maison. Il lui fallait reconnaître les moments où son oncle était de mauvaise humeur afin de se faire le plus discret possible. Visiblement, tout cela avait payé. Pourtant aux autres il ne montrait absolument rien mais apparemment son frère semblait lire en lui comme dans un livre ouvert et cela semblait fonctionner dans l'autre sens également.

De son côté, Salem lança un sort pour que la vaisselle se face toute seule. Appuyé contre le chambranle de la porte de la cuisine, il n'entendit pas son aigle taper contre la fenêtre du salon. Ce fut Pétunia qui ouvrit la fenêtre et Duncan vint se poser tout naturellement sur l'épaule de son maître, jouant ainsi avec une mèche avant de lui tendre la lettre. Salem la récupéra et se laissa tomber sur la chaise en soupirant. Son nom était marqué d'une encre verte, cela signifiait qu'il y avait de quoi s'inquiéter. Il lut la lettre où tout semblait normal.

Mon cher neveu,

Comment se passe ton entraînement en Grèce ? J'ose espérer que tu ne me fais pas honte et que tu progresses correctement sur ta tâche ! Je sais que je devais venir te rendre visite cet été, malheureusement les enfants sont malades et je dois rester à leur chevet. La dragoncelle se manifeste toujours. Tache de ne pas l'attraper, bien que tu en sois immunisé. Il semblerait qu'un enfant face toujours preuve de mauvaise foi quand il fait une bêtise donc ne te fais pas prendre.

Salutations,

Ton Oncle L.U.S

Salem lut la lettre avant de la lire à Harry qui comprit le message caché du premier coup. Salem lui avait beaucoup parlé de son fameux oncle Lus alias Regulus Acturus Black, mangemort et frère de son parrain Sirius Black. Et Regulus étant au courant de la réussite de son neveu quant à son nouveau statut, l'avait chaudement félicité par cheminette. Harry savait tout cela. En clair, il fallait mieux qu'il reste en Grèce pour le moment ou qu'il ne laisse pas Harry seul car les mangemorts s'agitaient. Et visiblement, les Malfoy avait déjà agi. Comme foudroyé, Harry se leva d'un bond et courut dans sa chambre. A peine arrivé, il appela Dobby et celui-ci apparut sur le coup. Il n'était pas en très bon état. Il semblait faible et mal en point. Salem surgit dans la chambre avec Pétunia qui poussa un cri en voyant la drôle de créature que tenait Harry. Ni une, ni deux, Salem jeta un sort de diagnostic. L'elfe était juste épuisé, il fit apparaître une fiole qu'il tendit à ce dernier qui la but d'une traite. Un bon quart d'heure plus tard, Dobby était de nouveau en parfaite santé et ce fut Salem qui expliqua l'état de Dobby. Ce dernier avait été leur serviteur, de ce fait il avait sûrement tenté de dérailler sa magie vu qu'il n'était pas officiellement lié à un sorcier. Ils discutèrent encore un moment avant que Pétunia ne les laisse pour la nuit.

HP ~ PUF

Une fois partie, Salem lança un puissant sort de verrouillage sur la porte, suivi d'un sort d'intimité. Une fois fait, Salem se concentra sur la magie de son frère et tira doucement sur tous les fils de magie de la toile. Aussitôt, Shanasssya, Fumseck et le Choixpeau arrivèrent dans un éclair enflammé près d'Harry et de Dobby. Salem expliqua aux nouveaux arrivant les nouvelles de la journée, la lettre qu'il avait reçue et ses suppositions. Ils discutèrent pendant qu'Harry regardait Dobby avec inquiétude. Ce fut Eventrail qui prit la parole.

- Nous avons longuement discuté et normalement un elfe de maison utilise la magie sorcière pour stabiliser sa propre puissance et en échange les sorciers lui offre un endroit où vivre et cette relation renforce la magie des deux.

- Néanmoins, comme tu as pu le constater, les sorciers se croient supérieurs à tous les êtres et imaginent que nous sommes dénués de langage et autres joyeuses stupidités continua Fumseck.

- Voilà pourquoi Dobby n'osait pas te demander si tu voulais lier ta magie à la sienne, rajouta cette fois le basilic. Il se considère indigne de toi. On a beau lui dire que ce n'est pas ta façon de penser. Il n'ose toujours pas… Salazar ! Je vous jure !

- Dobby, s'exclama Harry les yeux écarquillés de stupeur, comment tu peux …

Harry ne put terminer sa phrase qu'un petit elfe de maison se jeta à sa taille. Dobby ne cessait de s'excuser dans tous les sens, tout en secouant sa grosse tête et ses oreilles. Le tout donnait un tableau sacrément comique que souligna le Choixpeau en s'esclaffant. Reprenant contenance, Harry se tourna vers Shanasssya en une demande muette. Comprenant, cette dernière reprit ses explications.

- La création du lien n'est pas bien difficile, une incantation, quelques gouttes de sang et le contrat magique se fera tout seul, exposa l'impératrice des serpents.

- Je ne connais pas l'incantation, s'excusa piteusement Harry.

- T'inquiète morveux, laisse faire Tonton, soupira faussement Fumseck sous le regard goguenard des deux autres. Dobby, quant à lui semblait vivre un rêve éveillé, répétant des « Merci Monsieur Harry Potter, monsieur ! » à tout va.

Salem, lui, observait les événements. La création du lien elfe – sorcier était un acte très personnel et pour l'instant, il n'avait pas encore fait le rituel d'adoption. Il ne voulait pas s'imposer, aussi fut-il surpris quand Harry l'attrapa par la main pour le faire asseoir à côté de lui. Ils firent le rituel et le conclurent par l'appel à témoin de la Magie. Harry et Dobby répétèrent les paroles ancestrales. Le premier promettant un logis, de la protection et sa magie comme appui alors que le second jura fidélité, assistance à lui et à sa famille, obéissance et loyauté au sorcier de même qu'une protection. Ce furent ces paroles qui ébranlèrent Salem. Cela rendait leur relation vraie et la Magie acceptait qu'ils soient frères.

Shanasssya profita de la solennité du moment pour expliquer aux deux sorciers, qu'en tant que frères et descendants de Serpentard, elle était leur familier et qu'elle protégerait farouchement ses deux maîtres. Elle prit une écaille et fit le même procédé qu'elle avait utilisé pour Harry, toujours avec l'assistance du phénix et du Choixpeau, elle créa un pendentif semblable à celui d'Harry. Tandis que celui d'Harry avait un lys, des plumes et un serpent lové autour de la fleur, celui de Salem possédait une rose, des plumes et un lion. Les deux garçons se montrèrent leur pendentif respectif et un sourire béat apparut sur leur visage. Ayant promis logis à Dobby, Harry lui laissa volontiers son lit et courut vers son frère pour dormir avec lui. Duncan prit place à côté d'Hedwige et Dobby fut le dernier éveillé à regarder son jeune maître. Il avait les larmes aux yeux. Il sourit quand tout le monde fut endormi. Avec autant de magie en lui il n'avait pas envie de dormir et disparut sans bruit. Quand le soleil se leva, Pétunia se rendit dans la chambre des garçons et ce fut un Salem koala qu'elle trouva endormit avec Harry. Elle sourit et descendit chantonnant joyeusement dans la cuisine.

HP ~ PUF

La semaine passa ainsi, entre les sorties et les cours particuliers d'Harry. Entre les cours de potions, d'étiquette, de sortilèges et d'histoire. Harry était une véritable éponge de savoir. Il apprenait tout ce que son frère pouvait lui apprendre. Il apprit à nager durant cette semaine, cependant, il préférait la sensation du vol. De temps en temps, Pétunia les accompagnait étant donné que Dudley ne lui adressait plus la parole pour avoir pactisé avec l'ennemi. Elle l'attendait au tournant et le retour de bâton serait terrible, selon elle. Elle était bien décidée à faire comprendre à Dudley que ce n'était pas un comportement admissible.

De son côté, Harry fit la connaissance de Maître Zantus qui appréciait pleinement la vivacité d'esprit d'Harry. D'ailleurs, il regretta profondément que le jeune sorcier n'ait pas de disposition pour la magie des liens. Harry préférait clairement les visites dans la ménagerie d'Hemera. Il s'était depuis lié d'amitié avec la jeune fille qui lui expliquait absolument tout sur les créatures magiques auxquelles Harry s'intéressait.

Et rapidement, ce fut la veille de l'anniversaire d'Harry et avant de se rendre à la banque Athénienne, Salem emmena Harry dans un ancien temple d'Hadès, dieu grec gardien du Royaume des Morts. Avec ses aptitudes de transfert d'âmes, Salem ne s'en vantait pas mais il était un puissant médium et il pouvait donc invoquer les parents d'Harry pour une durée limitée. Harry put parler à ses parents et faire leur connaissance. Il apprit les bêtises de son père de la bouche même de ce dernier et discuta avec sa mère de sa Tante Pétunia et du professeur de potion qu'il apprit être le meilleur ami de sa douce mère. Quand ils finirent de discuter de tous les sujets légers, ils parlèrent de Salem et de Dumbledore. Dire que son père était interloqué et sa mère furieuse fut un doux euphémisme. D'un coup, il éclata de rire sous les yeux curieux de sa mère et lui apprit qu'il lui ressemblait énormément quand ils étaient en colère. Harry leur présenta officiellement Salem et leur demanda leur avis sur l'adoption. James sourit tristement alors que sa femme rayonnait de joie. Salem s'excusa platement pour le crime de son père. Une fois de plus, James Potter ne parla pas et renifla dédaigneusement, s'attirant ainsi un regard noir de sa femme qui le cloua sur place. Visiblement, même dans la mort, elle n'avait rien perdu de sa trempe. Lily Potter donna sa bénédiction et remercia le jeune homme d'avoir rendu l'esprit à sa sœur et la vie à son fils. Elle décida que Salem était tout à fait digne d'être son second fils, ainsi, elle lui dit qu'il pourrait toujours appeler sa deuxième maman pour régler quelque différend qu'il soit. Salem sourit méchamment, comprenant ainsi l'allusion à Severus Snape. Le temps imparti fut écoulé et ce fut léger qu'Harry se rendit à Gringotts.

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L'arrivée à Gringotts se fit plus discrètement que d'habitude. Harry et Salem retrouvèrent Kyrkil qui les attendait posément en ignorant les clients qui se rapprochaient de son guichet. Quand il vit la fratrie, il se redressa et les salua chaleureusement avant de les guider jusqu'au bureau de Durkil. Celui-ci avait déjà préparé plusieurs objets pour effectuer le rituel d'adoption mutuelle ainsi que le rituel qui allait sceller l'Horcruxe en Harry. Une fois les deux rituels exécutés, Durkil leur apprit qu'ils allaient devoir se choisir de nouveaux parrains et marraines. Salem avait insisté pour que ses deux noms encadrent celui d'Harry pour lui montrer qu'il le protégerait toujours. Les frères Riddle-Potter-Gaunt avaient la possibilité de se choisir deux parrains et deux marraines chacun. Ils décidèrent de se donner le temps pour l'instant. Cependant, Salem maintint qu'il garderait ses deux parrains, soit le Maître Gobelin Durkil et Regulus Acturus Black. Niveau marraine, il aurait le temps.

Ils discutèrent longuement des Horcruxes de Voldemort et Harry leur apprit qu'il en possédait un qui avait été scellé par le venin de leur basilic. Les gobelins furent choqués de savoir qu'Harry possédait un basilic et que Salem s'était également lié au serpent millénaire. Salem, lui, fut étonné qu'Harry ne lui ait pas parlé du journal et se rappela qu'il l'avait mentionné à leur rencontre mais aucun n'était revenu sur le sujet.

Durkil leur rappela qu'ils étaient maintenant officiellement les deux héritiers de Salazar Serpentard mais tous les deux également, héritiers de Godric Gryffondor. Grâce à cela, ils étaient en droit de dissoudre le Conseil de Poudlard et y récupérer leur place et gouverner leur école. Harry fut simplement choqué par cette nouvelle. Rajoutant une couche, il annonça aux deux frères que les coffres Gryffondor et Serpentard leur appartenaient désormais. Cela faisait d'eux la plus grosse fortune d'Angleterre et les plaçait dans les douze plus grosses fortunes mondiales. Sur ce coup-ci, Salem perdit toute retenue et s'affala dans le canapé en tenant Harry qui se laissa choir sur son frère.

- Pourquoi personne n'a jamais touché l'héritage de Gryffondor et de Serpentard ? s'exclama Salem. C'est impensable que personne n'ait tenté de les réclamer !

- C'est assez simple, répondit joyeusement Kyrkil. Il y a une clause qui stipule que leurs héritiers doivent être capables de laisser leur préjugé sur l'autre Maison.

- J'imagine que ces deux sorciers devaient être de grands amis mais que l'histoire leur prêtant une haine farouche n'a pas pu aider les héritiers potentiels au cours des siècles à s'accepter. De plus, vous avez décidé de vous adopter malgré le très lourd passif qu'il y a entre vous, sans jamais avoir été au courant de cet héritage. J'ai présenté cette requête devant le Haut Conseil Gobelin qui a accepté et vous transmet ses félicitations au passage, termina Durkil.

Durkil sortit un coffret de bois précieux dans lequel reposaient, sur un coussin de velours, deux bagues. L'une était frappée d'une tête de lion embrasé et l'autre d'un serpent aux écailles de flocons. Les deux garçons se sourirent et prirent, chacun, une bague sans se concerter. Harry prit la bague du serpent et Salem celle du lion. Durkil fronça les sourcils et devant la question muette des deux garçons, il expliqua qu'il s'attendait à ce qu'ils fassent le choix inverse. Les garçons explosèrent de rire et Harry expliqua après avoir repris son souffle que son frère était plutôt le lion qui faisait des entrées remarquées. Salem expliqua qu'étant donné le caractère calme de son frère dont les colères pouvaient être aussi terrifiantes que foudroyantes, le serpent seyait parfaitement son petit frère. Pour eux, il s'agissait d'une évidence. Ils passèrent les bagues forgés par les gobelins, qui s'adaptèrent magiquement à leur doigt. Après quoi, ils quittèrent les gobelins après les avoir salués chaleureusement.

Salem emmena Harry chez un médicomage qu'il avait contacté la semaine précédente. Il était tant de retirer les immondices qui tachaient le visage de son petit bout. Harry resta perplexe quand à l'explication de son frère. Néanmoins, celui-ci lui avoua qu'avant l'adoption, lui rendre sa vue aurait été impossible. Armé de cet argument, ils se rendirent chez le médicomage qui fut sous le charme du regard émeraude. Salem calma rapidement l'excitation de la jeune femme d'un regard noir avant de faire son fier devant son petit frère qui explosa de rire. Visiblement, cela devenait une habitude. L'opération fut un succès et un quart d'heure plus tard, les frères Riddle-Potter-Gaunt se baladaient sur le Boulevard des Lampades quand Harry eut soudain une idée plutôt amusante. Il conduisit son frère à la ménagerie magique et décida d'acheter une chouette à sa tante pour qu'elle puisse communiquer avec eux durant l'année scolaire. L'idée émerveilla Salem qui jubilait d'avance de voir les têtes porcines de Dursley père et fils à la vue d'un hibou chez eux. Voyant le sourire sadique de son petit frère, il sut qu'ils avaient le même raisonnement. Les garçons se mirent d'accord pour une chouette effraie qui pourraient faire son nid dans l'arbre du jardin. Fiers de leur trouvaille, ils rentrèrent à Privet Drive où Salem préparait une surprise de taille à son petit frère.

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Quand ils arrivèrent, ils se mirent en quête de Pétunia. Ils trouvèrent leur tante derrière la maison affairée à chercher son matériel de jardinage. Les garçons l'appelèrent au loin afin de lui éviter de sursauter, ce dont elle les remercia. Ils lui présentèrent leur cadeau et la raison de cet achat. Elle en fut extrêmement touchée et décida de la baptiser Snow, à cause de la couleur de son plumage. Quand les membres mâles de la famille Dursley arrivèrent leur tête valait tous les doloris du monde ! L'un était blafard et l'autre mauve de rage. Les garçons foncèrent dans leur chambre avant d'exploser de rire. Harry avait les larmes aux yeux tant il riait et Salem manqua de s'étouffer à de nombreuses reprises. Sortant sa baguette, ce dernier lança un sort d'attraction et des photos vinrent se poser dans ses mains. Dessus, on voyait les réactions des Dursley et comme toute photo sorcière, elle valait le détour. Salem fit une copie qu'il donna à Harry pour quand il serait à Poudlard, afin de garder le sourire. Le plus jeune accueillit l'attention avec gratitude avant de se calmer totalement. Le dîner se passa dans un calme mortel entrecoupé de fous rires. Le lendemain serait l'anniversaire d'Harry alors la fête pouvait commencer dès à présent.

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Et voilà !

C'est fini pour aujourd'hui !

J'espère que ce chapitre vous a plu et que l'histoire vous plaît toujours autant !

J'espère vous lire très bientôt !

Je vous souhaite à tous un excellent week-end et une excellente semaine !

Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !

A très bientôt !