Salut Nounou !
J'espère que vous allez bien ! Mon problème d'internet a enfin été résolu (aujourd'hui même)! C'est une belle journée, un peu fraîche mais une belle journée tout de même.
On avance ! On est déjà déjà au chapitre 6 ! Les choses continuent à se mettre en place et ça promet une bonne dose de folie !
Je dois vous avouer que j'ai pris énormément de plaisir à écrire ce chapitre ! Vu comme ShannaRya était morte de rire en le lisant, je le lui dédicace amplement ! J'espère que vous allez également vous amuser !
Je ne le dirai jamais assez mais je remercie tous ceux et celles qui lisent cette histoire, qui me suivent, qui aiment cette histoire avec ou sans reviews et tous les reviewers !
Du coup je tiens à remercier l1 qui me fait toujours autant rire avec ses reviews, Rose-Eliade pour son soutien, de même que Morane(Guest), aurel8611, marie(Guest), hathor2, TeZuKa j, nekokirei et guest. Et bien sûr je n'oublie surtout pas LolitaUp pour son enthousiasme débordant et ses messages trop adorables !
Je vous aime ! Et oui tout plein de love et de folie du Byak' & Sha' !
C'est parti, le chapitre 6 est lancé !
Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !
Bêta-Lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 6 : Nouveau Départ
Harry était debout devant le miroir, il n'allait pas dormir pour le moment. Il regarda l'heure et soupira en voyant qu'il n'était que 23h12. Il continua à se regarder et sourit doucement en voyant que ses cheveux n'étaient plus aussi rebelles qu'avant. Ils avaient toujours leur couleur noir corbeau mais maintenant ils étaient beaucoup plus disciplinés. C'était peu dire que sa vie avait prit une tournure déroutante. Depuis une semaine, il se demandait chaque jour au réveil s'il n'était pas enfermé dans une sorte de monde parallèle. Pourtant ce fut la veille qu'il s'était vraiment cru en plein rêve.
#Flashback
Harry était assis dans le bureau de Durkil et face à lui se tenait Salem, lui aussi assis. Le maître gobelin tendit une dague en argent à Salem. Celui-ci sourit en reconnaissant la dague des rituels gobelins. Aucun sorcier n'était autorisé à les utiliser, d'ailleurs aucun sorcier n'était autorisé à ne serait-ce que les voir. Pourtant Durkil avait sorti la dague rituelle de sa famille pour que Salem et Harry puissent réaliser le rituel d'adoption mutuelle.
Une atmosphère sereine embaumait le bureau du maître gobelin. Kyrkil apporta une coupe en cristal qu'il remplit d'eau. L'eau commença à s'agiter comme mue d'une vie propre. Elle se calma au fur et à mesure que Durkil prononçait les paroles du rituel. Il avait, en effet, été choisi par les garçons pour diriger le rituel. Au moment décidé, Salem rassembla une bonne partie de sa magie dans sa main et s'entailla la main. Il laissa alors couler son sang dans la coupe qui prit une teinte orangée. Durkil reprit ses paroles et s'arrêta quand ce fut au tour d'Harry de s'entailler la main. Ce dernier s'exécuta dans un état second tant il avait conscience que cet acte changerait à jamais sa vie. Il aurait enfin une famille aimante, une personne sur qui il pourrait se reposer et qui ne demandait pas autre chose. Il chérissait chaque instant qui le rapprochait de son rêve. Quand il y ajouta son sang, le liquide vira à une couleur or. Il ressemblait à du miel liquide. Kyrkil tendit la coupe à Salem qui fit vœu d'accueillir Harry comme membre de sa famille par le sang, la magie et le cœur. Après quoi il but et remit la coupe à Kyrkil. Ce dernier la tendit à Harry qui répéta les mêmes paroles que son frère. A la fin, la coupe devint luisante et un visage aux traits délicats apparut à la surface du liquide. Une voix profonde et douce résonna dans toute la pièce. Elle ne prononça qu'un mot, « Accordé ! », mais il valait toutes les richesses du monde pour les personnes présentes dans la pièce. La Magie venait de reconnaître que leur requête était juste et surtout elle l'acceptait. Ils étaient désormais frères !
Flashback#
Harry sourit à ce souvenir et regarda l'heure. Il était 23h59. Il était resté perdu dans ses souvenirs un bon moment. Il s'apprêtait à se souhaiter un joyeux anniversaire comme à son habitude quand la porte s'ouvrit avec fracas. Il ne comprit rien de ce qui lui arriva, il se prit un boulet canon et se retrouva enfermé dans une étreinte. Salem était passé en mode excentrique et lui chantait un « Happy Birthday » sur un ton extrêmement faux. Il explosa de rire. Il était vraiment heureux ! Sa Tante entra à son tour, avec beaucoup plus de retenue, et lui souhaita chaleureusement un très joyeux anniversaire, avant d'envoyer tout ce petit monde au lit, sous le regard courroucé d'un Salem très enfantin. Bien que Dobby ne dorme jamais dans le lit d'Harry, ce dernier dormait toujours dans le lit de son frère, avec ce dernier comme peluche géante. Cette nuit-là, il pleura un bon moment avant de s'endormir, mais cette fois-ci ce fut de bonheur.
HP ~ PUF
Harry fut réveillé par un hululement joyeux accompagné de sifflements excités. Il ouvrit les yeux et fut frappé par la quantité abusive de lumière. Il les referma aussitôt. Des pas se firent entendre et il sentit une légère caresse sur son front. Pas de doute, ça ne pouvait être que son frère. Son frère, il ne s'y faisait toujours pas tant ça semblait surréaliste. Un baiser sur le front et il ouvrit les yeux, tombant sur un sourire tendre. Il salua son grand frère en marmonnant et celui-ci lui répondit qu'il était l'heure de se lever. Il s'exécuta et partit prendre une douche, comme d'habitude son frère lui avait déjà préparé ses vêtements. Il s'habilla rapidement et descendit à la cuisine. Il trouva sa tante occupée à décorer un gâteau et regarda son frère qui s'affairait dans la cuisine.
- Bonjour Tante Pétunia, bonjour Sal, salua-t-il faisant sursauter tout le monde.
- Joyeux Anniversaire mon chéri ! s'écria sa tante en se jetant sur lui, le faisant rire aux éclats. On a bien cru que tu voulais passer la journée à dormir, ricana Pétunia.
- Hein ? demanda intelligemment Harry. Mais il est quelle heure ?
- Rien de plus que 11h30, se moqua-t-elle gentiment. Tu as dormi tard ? s'enquit-elle.
- Pas vraiment, je me suis endormi pas longtemps après ton passage, hier soir, informa Harry.
- C'est étrange, tu ne dors pas tant que ça d'habitude, dit-elle en fronçant les sourcils.
- Le rituel ! s'exclama soudainement Salem. C'est parce que ta magie s'éveille pleinement. Tout s'explique !
- Bon, et bien tu nous expliques ! s'impatienta Pétunia.
- Je ne suis pas sûr que ce soit adapté, ni au jour, ni au moment…avoua Salem.
- Salem ! grognèrent Harry et Pétunia en même temps.
- D'accord, d'accord ! abdiqua Salem. Bon au début j'ai remarqué que ton niveau de magie semblait fluctuant, je me suis dit que c'était à cause des mauvais traitements et que ta magie devait passer plus de temps à essayer de te garder en vie. Ensuite je me suis demandé si ça n'avait pas un rapport avec le sort que je t'ai lancé, continua-t-il.
- Quel sort ? demanda Pétunia qui était devenue blême à mesure que Salem parlait.
- Parleterre, c'est un sort qui permet de comprendre et de parler la langue d'une région dans laquelle on se trouve sans l'avoir étudié. Ça fonctionne aussi si on est en présence d'une personne de langue étrangère et qu'elle souhaite communiquer avec vous. Et accessoirement, ce sort facilite l'apprentissage des autres langue. Je l'ai lancé à Harry dès que nous avons posé le pied en Grèce. Il est absolument inoffensif d'ailleurs, vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais aujourd'hui, vous parlez couramment le grec. C'est une très vieille magie qui était…
- Quoi ?! s'exclama Pétunia.
- Je peux terminer oui on non, s'indigna Salem, un brin boudeur. Pétunia lui fit signe de continuer. Mais en fait je me suis rendu compte que ton don est apparu bien trop vite pour que ce soit lié à une magie extérieure. Du coup j'en ai conclu que tu avais toujours posséder ce don, et certaines facilités, mais que tu avais inconsciemment bridé tout ce qui pouvait l'être. En gros tu te rendais petit à petit cracmol, lâcha Salem qui regarda Harry blêmir. Au fait, Joyeux Anniversaire mon petit Riry chéri ! lâcha l'aîné des frères en grimaçant. Ne fais pas cette tête, tu ne deviendras pas cracmol ! le rassura-t-il.
- Cracmol, j'aurais terminé, cracmol, murmura Harry choqué.
- Qu'est-ce qu'un cracmol ? demanda prudemment Pétunia.
- Une personne née de parents sorciers, ne possédant pas une once de magie en elle ! répondit frénétiquement Harry.
- Hey du calme chaton, ce n'est pas arrivé et ça n'arrivera pas ! le calma Salem avec conviction.
- Tu promets ? demanda Harry d'une petite voix, calé contre le torse puissant de son frère.
Pétunia qui avait pris l'explication comme une immense gifle. Jusqu'où avaient-ils brisé cet enfant ? Elle avait bien remarqué qu'il ne mangeait que très peu et vu la façon dont le regard de Salem s'assombrissait, elle n'était pas la seule. Pourtant il ne disait rien mais elle se sentait ployer sous le poids de sa culpabilité.
- Promis ! jura Salem. Avant tu n'avais pas de tante et surtout tu n'avais pas un super frère aussi génial que moi ! finit-il sur une touche plus légère.
Pétunia le remercia silencieusement. Elle était encore touchée que Salem ne l'ait pas évincée de la vie d'Harry. Au final elle n'avait pas gagné un, mais bien deux neveux.
La journée se passa très bien, la matrone Dursley regrettait simplement le comportement déplorable de son fils, entraîné par son époux. Ils avaient été abjects et malgré cela ils semblaient vouloir continuer sur cette voie. Elle n'avait pas envie de devoir choisir entre son fils et son neveu.
HP ~ PUF
Harry aidait sa tante à la cuisine quand un hibou, suivi d'un faucon et d'un aigle impérial, entrèrent dans la cuisine. Les deux autres rapaces attendaient sur le rebord de la fenêtre et observaient curieusement Harry. Il s'approcha du hibou des Weasley, qu'il reconnut et récupéra la lettre et le paquet. Il observait les deux autres comparses avec admiration tout comme sa tante. Salem choisit ce moment-ci pour revenir dans la cuisine. Il repéra les compagnons de Krum-Krum et de Novadeath. Il les salua joyeusement et les deux vinrent le saluer en jouant avec ses cheveux. Duncan fit son entrée et se posa sur la fenêtre avant de glatir. Salem leva les yeux au ciel avec une fausse exaspération. Cependant il consentit à récupérer les lettres afin de libérer les messagers. Il fut surpris de ce qu'il lut avant de sourire comme un idiot sous le regard interrogatif de la tante et du neveu.
- Je ne suis pas fou, pas la peine de faire cette tête tous les deux ! Je vous vois s'exclama Salem.
- Encore heureux, mon garçon ! répondit Pétunia du tac au tac.
- Pour faire simple, Viktor m'informe qu'ils ont fait livrer mes achats pour la rentrée et me raconte ses derniers matchs de quidditch. Sergei lui me souhaite d'excellentes vacances et souhaitent tous les deux un Joyeux Anniversaire à mon petit frère, qu'ils ont surnommé le cinquième larron de la bande. Visiblement les salopiots ont hâte de rencontrer mon merveilleux petit frère…finit Salem en grognant.
- Euh merci…bafouilla Harry. Comment je peux être le cinquième larron alors que vous êtes censés être un groupe de cinq ?!
- Poliakoff n'est qu'un idiot calculateur qui pense qu'il se créera un nom en traînant avec nous, marmonna Salem. Il pense qu'il deviendra ainsi quelqu'un…
- Et ça marche, non ? tenta le plus jeune des sorciers.
- Absolument pas, sourit froidement l'aîné. Il n'est connu que pour être celui qui ne nous lâche jamais. Entre Krum, Novaroff, Moldova et moi, il est terne, le pauvre petit. Ne fais pas cette tête Harry, je n'ai aucune confiance en lui et j'ai mes raisons.
- Je te crois, répondit simplement Harry. Ce que je ne comprends pas c'est la raison pour laquelle, tu le gardes dans tes fréquentations.
- Simplement parce qu'il est plus sûr de l'avoir à l'œil, avoua Salem. Dans une école comme Durmstrang, il vaut mieux avoir quelqu'un, susceptible de te jeter un maléfice, face à toi que de lui tourner le dos. Poudlard doit être plutôt différent, non ?
- Pas vraiment si on considère que ce crétin de Malfoy peut me lancer un sort à n'importe quel moment et que si jamais je me défends Snape me fonce dessus pour me mettre en retenue à tout va…souffla Harry. De toute façon entre le fils idiot et le père qui veut ma mort, Poudlard est plutôt sûre. Un troll dans les toilettes, un prof de DCFM possédé qui veut ma peau, pour la première année, un basilic qui tente de tuer des gens et le fait qu'on me considère comme la bête de foire de Poudlard. Oui j'imagine que c'est une école comme une autre…
Salem avait les yeux assombris par une soudaine envie de meurtre, la température sembla chuter de plusieurs degrés. Harry regarda son frère curieusement, il était rare de le voir perdre le contrôle de lui. Pourtant il ne l'avouerait jamais, mais il adorait ça ! Chaque fois que ça arrivait, lui s'amusait carrément. Il devait être légèrement sadique, après tout il était un lion serpent, rien de plus normal. Pétunia semblait étrangement partager la même colère que Salem.
- Tu as bien dit Snape, Harry ? vérifia Pétunia.
- Oui le professeur Severus Snape, confirma Harry.
- Alors ce petit imbécile est devenu professeur ! s'écria Pétunia. Est-ce qu'il traite toujours les gens avec dédain et les appelle « cornichons » ?
- Comment ? Tu connais mon professeur de potions ?! s'écria Harry choqué.
- Cet imbécile était le meilleur ami de Lily ! s'exclama Pétunia sur le ton de l'évidence. Certes j'ai été vache, avec eux, enfant. Les enfants sont parfois méchants entre eux, surtout quand ils sont jaloux. Oh je n'en suis pas fière et je suis l'exemple même de cette jalousie et méchanceté. Cependant que Severus Snape ose te traiter comme cela. Oh, non ça c'est inadmissible et je peux te dire que je vais lui faire se rappeler de ses vœux !
- Des vœux ? intervint Salem qui n'avait toujours pas parlé.
- Oui, ils étaient les meilleurs amis du monde et je ne m'entendais pas très bien avec ma sœur, et lui était notre voisin. Son père était un homme horrible qui avait la main bien trop leste une fois qu'il avait un verre à proximité. Et cela arrivait fréquemment, vous pouvez me croire, expliqua Pétunia. Normalement la vie d'un étranger ne me regarde pas ! devant le regard des deux frères qui disait « Ah oui ? Depuis quand ? ». Bon j'ai dit normalement ! rit-elle. Bref, il n'empêche que ma mère le soignait et le nourrissait assez souvent. Sa mère était souvent alitée, pas besoin d'être Sherlock Holmes pour comprendre pourquoi. Un jour alors que Lily est revenue de l'école de sorcellerie, elle m'a avoué qu'elle avait réalisé un rituel de magie pure avec Severus et qu'il était désormais son frère. Et donc à partir de ce moment-là je ne l'ai plus attaqué verbalement, je l'ai simplement ignoré. J'avais l'impression que ma sœur souhaitait me rayer de sa vie. Avec le recul, je me rends compte qu'elle était juste si aimante qu'elle avait assez de place dans son cœur pour le monde…finit-elle les yeux brillants.
Elle se leva et revint quelques instants plus tard avec une énorme boite. Elle contenait toutes les affaires de sa sœur décédée. Pétunia avait absolument tout gardé. Et en ce jour elle avait décidé de les offrir à Harry. Elle sortit également de gros albums photos. Elle commentait chaque photo qu'elle montrait. Elle avait tout daté, identifié et commenté. On ne pouvait ignorer l'amour qu'elle avait porté à sa sœur. Harry passa tout l'après-midi à écouter sa tante lui raconter des anecdotes et des histoires sur sa mère. Salem lui s'était retiré. Il voulait les laisser construire leur lien et se rapprocher. Pétunia, elle n'avait conscience que d'Harry et des souvenirs de sa sœur. Aussi fut-elle surprise quand elle entendit une voix qu'elle croyait ne plus jamais pouvoir entendre.
HP ~ PUF
- Tunia ! Tu as gardé mon vieux coffret tout ce temps ! s'exclama le fantôme de Lily Potter. Bonjour mes chéris, s'adressa-t-elle aux garçons. Merci Salem de me permettre de les voir.
- Pas de souci…murmura Salem assez pâle.
- Je ne resterai pas longtemps cette fois. Je suis venue te souhaiter un joyeux anniversaire mon chéri et te dire, Pétunia, que je te pardonne tout ! Absolument tout !
Pétunia sortit de sa stupeur alors que les larmes coulaient abondamment sur son visage maigre. Les sœurs discutèrent une dizaine de minutes avant que le fantôme de Lily ne s'évanouisse. Salem de son côté avait perdu toute couleur. Il était épuisé magiquement mais au moins les deux sœurs s'étaient retrouvées. La dernière fois il avait puisé directement dans la magie présente dans le temple donc ses réserves n'avaient pas été touchées mais là, il n'en pouvait juste plus. Il se laissa tomber sur le fauteuil du salon avant de tourner de l'œil.
Harry paniqua terriblement. Il se rapprocha de Salem pour vérifier qu'il respirait. Cependant il se fit happer par un bras qui le colla contre lui. Tout ce que Pétunia et Harry comprirent fut « Trop forcé… magie épuisée… dodo… réveil… faim… ». Harry ricana en regardant son grand frère dormir comme s'il était un koala. Il était vraiment heureux d'avoir un grand frère aimant. Il se disait que des fois les jumeaux semblaient en avoir assez de Ron. Il espérait secrètement que jamais son frère ne se lasserait de lui. Il avait un grand frère, une famille et soudain il se rappela des mots de sa tante. Sa mère avait un rituel avec Snape et ce dernier n'avait pas respecté ses vœux. Cela lui semblait inconcevable. Il trouverait un moyen de tirer cette histoire au clair. Il ferait des recherches plus tard, en attendant il avait une lettre à lire et un cadeau à ouvrir.
HP ~ PUF
Harry observa autour de lui, impossible pour lui de bouger avec la tête de Salem installée sur ses jambes. Il regarda Duncan près de la fenêtre et la solution lui vint sans s'en rendre compte. Harry regarda le serpentaire puis le paquet. L'aigle plongea son regard intense dans celui du jeune sorcier. Harry lui murmura un « s'il te plaît » et l'aigle s'envola silencieusement et récupéra le paquet avant de l'apporter à Harry, qui souriait de toutes ses dents en remerciant silencieusement l'aigle. L'enfant sorcier n'avait pas remarqué que sa tante le regardait les sourcils froncés en une expression concentrée.
- Harry, l'interpela-t-elle.
- Oui tante Pétunia ? s'enquit-il.
- Est-ce que c'était le fameux don qu'a mentionné Salem, plus tôt ?
Harry sursauta, les habitudes avaient la vie dure. Il commença à bafouiller en s'excusant.
- Tu n'as pas à t'excuser de ressembler à ta mère, le rassura-t-elle du mieux qu'elle put. Lily avait le même don avec la nature mais c'était surtout avec les plantes. Elle pouvait dire quand une plante allait mal ou avait besoin d'eau. C'est elle qui m'a apprit à m'occuper d'un jardin. Quelle ironie que je t'ai transmis de la plus horrible des façons ce que ta mère m'a enseigné avec amour. Néanmoins la sensation de ce qu'il vient de se passer est exactement la même que lorsque Lily était dans un jardin ou un parc. C'est un don précieux que tu as là, chéris-le qu'importe ce que les gens peuvent penser. C'est peut-être la seule leçon que ce débile de Dumbledore aura réussi à m'apprendre. Je suis heureuse d'avoir deux neveux sorciers dans la famille. Au diable, l'étiquette, le regard des autres et leurs conventions, vivez pour vous. Ne faîtes pas comme moi, j'ai voulu une vie « normale » et t'y contraindre alors que ma « normalité » t'aurait rendue malheureux. Tu n'es pas anormal Harry James Riddle-Potter-Gaunt. Tu es simplement différent des idées préconçues des autres ! Et je remercierai Salem tout le reste de ma vie pour cette leçon qu'il m'a enseigné. En fait merci à tous les deux ! Maintenant je ne vais pas me gêner pour t'envoyer un… Comment dit-on ? Ah oui ! Un Hibou ! Et d'ailleurs j'attendrai vos réponses à tous les deux dit-elle en voyant Salem papillonner de l'œil. Je veux au moins un hibou par semaine de mes deux neveux ! conclut-elle en se levant, laissant deux neveux complètement choqués mais heureux au fond d'eux.
HP ~ PUF
La journée s'était agréablement bien terminée. On pouvait dire qu'elle avait été très riche en émotions. Harry était assis sur le lit de son frère avec Hedwige perchée sur son épaule. Il venait de lire la lettre des Jumeaux Weasley. Ceux-ci lui racontaient qu'ils étaient en voyage en Egypte. Visiblement leur parent avait gagné un voyage en participant à une loterie. Harry était vraiment heureux que malgré leur voyage, ils aient pensé à son anniversaire. Cependant il n'avait rien reçu ni de Ronald Weasley, ni d'Hermione. Il ne savait qu'en penser. Cela aurait dû le blesser en quelque part pourtant rien, c'est comme s'il s'y était attendu.
Et puis soudain comme une illumination, il comprit, il n'avait pas mal parce que son instinct l'avait prévenu depuis un moment. Il était juste surpris qu'Hermione, non, Granger, soit au final ce genre de personne. Il sortit de ses pensées et observa autour de lui. Il y avait un Choixpeau vieux de plusieurs siècles, un basilic qui sifflait des insultes sans queue, ni tête à un phénix au langage sacrément fleuri, un serpentaire bacha qui semblait s'amuser à suivre le match de grossièretés, un elfe de maison qui prenait le thé avec un sorcier de bientôt dix-huit ans, possédant le double titre de Maître en Magie des liens et Maître en Magie de Transfert d'Âme, et un harfang des neiges. Il était avec les gens qu'il aimait et qui l'aimaient alors, au diable le reste.
- Hey Ry ? appela Salem. Comment c'est possible qu'un basilic puisse supporter de discuter avec un phénix. Normalement le chant du coq peut le tuer et un phénix, c'est un animal assez proche, non, ce n'est pas juste un poulet de feu ? taquina Salem qui regardait Fumseck s'indigner et pester contre les jeunes sorciers insolents qui méritaient qu'on leur vole dans les plumes.
- Normalement c'est impossible, commença Harry sans relevez la tête de du livre de littérature médiévale de son frère. Cependant comme tous les membres de la famille Riddle-Potter-Gaunt, ils ne font rien comme tout le monde. Ils sont tous les deux liés à nous, et ce, directement. De ce fait notre magie les protège mutuellement. Shanasssya ne peut tuer personne dans cette pièce du regard mais peut tout de même empoisonner, bien que son venin ne soit mortel pour nous.
- Comment tu sais ça ? demanda tout à coup très curieux Salem. Ah Dobby, tu veux un biscuit ? C'est français, ça vient de Bretagne ! Ce sont mes préférés, s'excita Salem.
- Une intuition… J'imagine… Il va vraiment falloir que je fasse des recherches sur ce fameux don ! s'agaça Harry.
- Tout doux trésor ! Viens plutôt prendre le thé avec nous ! ordonna gentiment Salem.
- Sal, je me demandais pourquoi nos yeux sont verts alors que nous avons tous les deux un père avec les yeux bruns, souleva Harry en prenant sa tasse de thé. D'après les lois de la génétique nos yeux auraient dû être bruns…
- Et d'après la physique, tout ce qui monte redescend, d'après la chimie un morceau de bois ne peut recréer la lumière des astres, et d'après la science la magie n'existe pas…répondit sur Salem avec une pointe non dissimulée de sarcasme. Nos yeux ont été choisis par la magie. Laisse-moi te donner un exemple, les traits caractéristiques des nés Potter sont les cheveux en bataille et une horrible vue. Tu penses que la magie est assez cruelle pour te priver d'une couleur aussi magnifique que les yeux de ta mère ? Impossible ! affirma-t-il de façon bien trop solennelle, faisant sourire son cadet. Et puis pour ça il aurait fallut que nos pères aient chacun deux gènes bruns.
- De toute façon, tu sais, la science et moi ça fait deux, grommela Harry.
La soirée continua ainsi, de même que la semaine. Et bientôt, il fut temps pour Salem de partir pour Durmstrang. La rentrée ayant lieu le 15 août, il devait d'abord se rendre en Grèce afin de s'entretenir avec Zantus sur ses obligations liées à la guilde des Maîtres Spirituels. Les au revoir furent déchirants pour Pétunia et Harry. L'épouse Dursley fit promettre à Salem de donner des nouvelles chaque semaine au minimum et d'envoyer un hibou au moindre problème. Elle s'était vraiment attachée à ses neveux. Elle lui affirma qu'elle l'attendrait pour Noël. Cela toucha particulièrement Salem qui ne pouvait jamais passer les fêtes de fin d'année avec son oncle Lus au risque de faire tomber la couverture de celui-ci. Après tout, ce dernier était censé être mort et Karkaroff l'avait à l'œil, ne lui laissant aucune paix.
Harry fut triste dans une moindre mesure mais resta longtemps accroché à son frère qu'il ne voulait pas quitter. Il finit par le lâcher et celui-ci salua une dernière fois sa famille.
HP ~ PUF
Une fois arrivé chez Zantus, Regulus et Durkil étaient déjà présents avec le propriétaire des lieux. Salem s'installa et lança directement le sujet de leur rassemblement. Ils discutèrent des actions des Malfoy et cela glaça d'effroi Regulus. Il n'aurait jamais pensé que cette famille de Sang-Pur irait jusqu'à mettre des enfants en danger. Finalement Durkil informa le petit groupe que le sort d'oubli posé par Voldemort sur ses mangemorts, afin qu'ils oublient l'existence de leur prince prendrait fin le jour des dix-huit ans de ce dernier. Salem aurait dix-huit ans le 31 septembre. Il décida de torturer un peu ces idiots via la marque. De plus, son existence était sous Fidelitas donc aucun ne pourrait diffuser l'information, ni à Dumbledore, ni même au ministère. Salem ne portait pas la marque, bien évidemment, mais il savait comment l'utiliser. C'était la raison pour laquelle il s'était spécialisé en magie des liens. La réunion dura encore une bonne partie de la nuit afin de préparer diverses actions pour maîtriser au mieux les mangemorts.
HP ~ PUF
Alors que le jeune Riddle se tenait dans le réfectoire avec son éternel groupe, un immense hibou aux ailes rougeoyantes vint se poser face à lui avec une missive dans le bec. Soupirant en voyant le seau de Gringotts, Salem remercia l'oiseau et le regarda partir avant de se lever avec l'intention de rejoindre son dortoir. Cependant c'était sans compter sur Poliakoff. Ce dernier se leva et le héla pour lui demander de qui venait la lettre. Salem ouvrit la bouche et ce qui suivit choqua l'ensemble des personnes présentes dans le réfectoire.
- Il me semble ne te demander, ni la provenance, ni le contenu de tes correspondances, Poliakoff ! Ainsi, tâche de rester à ta place ! claqua la voix froide et chargée de magie de Salem.
Tout le monde était choqué, Riddle-Gaunt était réputé pour sa froideur mais jamais il n'avait encore remis quelqu'un à sa place aussi vertement, encore moins une personne de son groupe. Poliakoff comprit sur le coup qu'il venait de faire l'écart de trop. Il venait de bafouer toutes les règles de bienséance et c'était un des crimes les plus mal vus par la population estudiantine de Durmstrang. En clair, il venait de se lancer un bombarda maxima en pleine face sur le chemin des alliances à venir. En effet plus aucun Sang-Pur ne le voulait dans leurs relations.
Finalement Riddle Jr sortit, accompagné de Krum et de Novaroff. Ces derniers se regardèrent et firent le chemin en silence. A peine la porte de leur dortoir fermée, trois baguettes la bombardaient de sorts d'intimité.
- Un problème ? demanda Viktor.
- Ça vient de Gringotts, répondit Salem. Que ce soit le hibou-sang qui l'ait apporté signifie que c'est grave.
Il l'ouvrit et blêmit.
- Salem qu'est-ce qui se passe ? demanda, cette fois, très inquiet Sergei.
Salem leur tendit la lettre de son parrain et les nouvelles étaient catastrophiques. Il était écrit que le prisonnier Sirius Black, parrain d'Harry Potter, s'était évadé d'Azkaban et qu'afin d'assurer sa capture, le ministre anglais Conelius Fudge avait décidé d'envoyer plus d'une centaine de détraqueurs pour protéger le Collège de Poudlard. C'était dans ce point que résidait l'immense problème. Vu le passé qu'avait vécu son frère, si ces créatures infernales s'approchaient de Poudlard son frère serait dans un état qu'il n'osait imaginer.
Les deux comparses connaissaient les détraqueurs, des créatures sombres ayant le pouvoir d'enfermer leur victime dans leurs pires souvenirs, les forçant à les revivre et se nourrissant de toute parcelle de joie et de bonheur. Mettre ces créatures à proximité d'un lieu avec autant d'enfants. C'était leur offrir une invitation pour dévorer de jeunes âmes.
- S'il arrive quoi que ce soit à Harry, Fudge… commença Salem avec une aura sombre autour de lui.
- Il ne lui arrivera rien, tenta Sergei.
- S'il lui arrive quoi que ce soit Sergei Novaroff, je pose un contrat sur sa vie ! s'exclama Salem.
Sergei le regarda abasourdi. Salem savait qu'il descendait d'une longue lignée de tueurs au service de la couronne sorcière de Russie. S'il lui faisait la demande c'est que, premièrement c'était grave et qu'il ne savait pas tout, et enfin, que Salem lui demandait de s'occuper de l'histoire.
- Tu sais que tu peux compter sur moi Salem, répondit Sergei en regardant tour à tour Salem et Viktor. Cependant, il y a une chose que tu ne nous dis pas concernant ton frère.
Et effectivement, Salem leur avait juste donné l'identité de son frère. Il leur raconta alors tout ce qu'il s'était passé depuis son arrivée chez la « famille » d'Harry. Dire qu'il s'attendait à une réaction aussi violente était loin du compte. Viktor et Sergei était livide de rage. Leur magie crépitait comme il ne l'avait jamais vu. Face à lui ne se tenaient plus ses deux meilleurs amis, mais deux des sorciers les plus puissants et les plus dangereux de leur génération. Etrangement une douce chaleur se répandit en lui en constatant qu'ils étaient furieux pour son petit frère.
- Merci les gars, vous êtes vraiment des amis, sourit malgré tout Salem.
Sergei fut une nouvelle fois abasourdi. Sa magie se calma sur le coup. Salem Riddle-Gaunt venait de dire « merci » et venait de les reconnaître comme ses amis sans faire de pirouettes mentales et sans détour.
- Tu as réussi à le dire, sourit finalement Viktor.
- Bon ben avoir un petit frère aussi adorable a forcément des effets secondaires, ricana Salem.
- Maintenant on a tous des morveux sur qui veiller, ricana Viktor.
- Dixit celui qui est accrocs à ses petits frères, attaqua Sergei avec mordant avant d'exploser de rire. Du coup, tu vas faire quoi ? demanda très sérieusement Sergei en se tournant vers Salem.
- Je vais déjà informer Harry et voir ce que je peux trouver dans les bibliothèques de l'école, se rembrunit Salem. Ça laisse moins de deux semaines pour trouver une solution. En plus il faut que je fasse des recherches sur son don, murmura-t-il plus pour lui-même.
- Un don ? répéta Sergei en levant les sourcils.
- Oui mon petit lapin semble pouvoir comprendre les créatures magiques, ça fonctionne comme une intuition. Ceci dit il peut également les contrôler, ou quelque chose de la sorte… expliqua Salem.
- C'est un don qui se nomme Animal Communio, informa Viktor faisant se tourner les têtes. C'est un don qui permet à une personne de communier avec le règne animal, comme son nom l'indique. Certains moldus le possèdent parfois et ont pour la plupart des aspirations portées vers l'étude du monde animal et sa préservation. C'est un don très rare, on dit qu'il permet aux sorciers de communiquer directement avec le cœur des créatures. Seule une personne au cœur sincère et dénué de contrôle peut le recevoir. De ce que je sais en Angleterre, Godric Gryffondor le possédait. Ses meilleurs amis étaient un griffon et un phénix. Ne me regarder pas comme ça. J'aime bien les créatures magiques et je vous rappelle que je m'intéresse énormément à la métamorphose animale, finit Viktor très mal à l'aise.
- Ben dis donc Krum-Krum ! s'amusa Salem. Je ne te savais pas aussi informé ! En tout cas tu me retires une épine du pied, je sais au moins quels types d'ouvrages chercher pour Ry.
- Pas besoin, tiens, dit Viktor en se dirigeant vers sa malle en farfouillant dedans. Ah les voilà ! Passe les lui quand tu auras fini, ça ne me dérange pas qu'il les ait, ça reste dans le clan après tout.
- Viktor, je t'adore ! Tu es génial ! cria Salem en se jetant sur lui. Sergei, dis-moi depuis quand je ne vous ai pas dit à quel point je vous aimais ?
Les garçons étaient complètement choqués.
- Décidément Harry Potter est… commença Sergei avant de se faire couper méchamment la parole par Salem.
- Riddle-Potter-Gaunt ! s'exclama Salem. Mon frère se nomme Harry James Riddle-Potter-Gaunt ! Ne commettez pas d'impair quand vous le verrez, sinon je devrai vous bouder ! menaça-t-il, les faisant exploser tous les trois de rire.
HP ~ PUF
Voilà bientôt deux semaines que Salem était parti. La maison semblait assez vide mais Harry s'était énormément rapproché de sa tante. Ils avaient reçu le message de l'évasion de Sirius Black. Cela l'avait un peu angoissé mais finalement Eventrail avait protégé son esprit avec l'aide de Dobby et de Shanasssya. Du coup tout allait bien, trop bien. Et effectivement la tranquillité ne dura pas. Un soir Vernon Dursley rentra du travail avec un sourire triomphant, il salua sa femme et sourit méchamment à Harry. Ce dernier comprit immédiatement que les problèmes arrivaient à grands pas.
- Pétunia, Marge vient passer le week-end à la maison ! chantonna Vernon de sa voix bourrue. Elle restera certainement quelques jours.
- Je vois, répondit simplement Pétunia. Oh elle avait bien compris ce que cherchait son époux. Marjorie Dursley allait faire vivre un enfer à Harry. Pas de souci, je préparerai la chambre, Harry tu me donneras un coup de main pour que tout soit parfait ! lâcha-t-elle sur un ton qui ne souffrait aucune réplique.
- Très bien, Tante Pétunia, répondit docilement Harry légèrement effrayé avant de voir le regard conspirateur de sa tante.
Il se sentait rassuré, elle n'était pas redevenue comme avant. Il ne le disait pas mais ça devenait une des ses plus grandes peurs.
Quelques jours plus tard, la sonnette retentit dans la maison. La porte s'ouvrit avec fracas et Vernon déposa les bagages de Marjorie Dursley à l'entrée. Il regarda Harry une lueur démoniaque dans le regard. Dudley était affalé devant la télé et ignorait maintenant tout ce qui se passait autour de lui. Tant qu'il avait à manger, le reste ne l'intéressait pas. Vernon beugla afin qu'Harry vienne s'occuper des affaires de Marge. Celui-ci apparut docilement et allait obéir quand une voix le stoppa.
- Il est encore là celui-là ? clama Marjorie Dursley dans toute sa graisse…grâce.
- Bonjour à toi aussi Marge ! s'exclama Pétunia.
- Ah Pet ! Ma chère, comment vas-tu ? Pas trop difficile de devoir garder ce bon à rien chez toi ?
Pétunia avait crispé sa mâchoire à l'horrible surnom mais là ça commençait fort. Elle attaquait directement Harry.
- Comme un charme ma chère ! Et pour ce qu'il en est de mon neveu, il ne dérange personne depuis bien longtemps, il a appris la propreté lui ! cingla la voix de Pétunia avisant le molosse à ses pieds.
Harry n'en croyait pas ses oreilles, Pétunia faisait du sarcasme ! Pour sûr ça allait leur passer au dessus de la tête mais lui, l'avait saisi. Marge rit grossièrement, ce qui fit Pétunia renifler. De plus avisant les affaires de Marge, elle intima à son époux de monter les choses lui-même lui promettant de dormir sur le canapé, au cas contraire. Pétunia ne voulait pas faire de vague avec Marge mais la voir traiter Harry comme cela l'agaçait. Cependant Harry lui sourit et monta tous les bagages dans la chambre de Marge. Quand il redescendit il se stoppa net dans les escaliers. Devant lui se dressait le bouledogue qui grognait. Soudain les souvenirs de toutes les morsures lui revinrent et il remonta lentement. Finalement il resta tout le temps dans sa chambre et n'en sortit que très tard. Il apporta le repas à table et Marge recommença son petit numéro.
- Vous êtes vraiment des gens formidables, loua Marjorie Dursley. Et toi Pétunia avoir accepté l'enfant de ta dégénérée de sœur, quel acte incroyable !
Pétunia n'entendait plus rien, son cerveau s'était bloqué sur « dégénérée de sœur ».
- Et puis de toute façon que faisait son père dans la vie ? continua-t-elle. Certainement pas un métier aussi noble que le tien Vernon !
Vernon sourit méchamment avant d'aviser le visage détendu d'Harry. Ce dernier ignorait consciencieusement les Dursley. Il continua sa petite vaisselle tranquillement en observant tout de même sa tante. Marge de son côté continuait son flot intempestif d'insultes adressées à Harry.
- De toute façon, ce n'est pas de ta faute Vernon, tu as fait tout ce que tu as pu pour ce garçon, asséna-t-elle. Tout est dans le sang, quand le sang est vicié, ça ressort toujours ! On voit ça chez les chiens ! Après tout ça vient de la mère ! Quand la chienne a une tare, on la retrouve chez le chiot…
- Est-ce que tu viens de traiter ma sœur de chienne, espèce de truie ! la coupa Pétunia qui explosa. Mon neveu n'est en rien soumis à quelque tare que ce soit ! Il va dans une école privée pour élèves surdoués ! Ses deux parents travaillaient pour le ministère et sont décédés dans l'exercice de leur fonction ! Ses parents étaient des gens respectables ! Ma sœur, elle, n'a pas eu besoin de s'entourer de chiens puants et aussi abjects que leur propriétaire pour se donner un semblant de réussite sociale et par-dessus le marché, elle n'avait pas de problèmes d'alcool, elle ! hurla Pétunia. Insulte encore une seule fois mon neveu, Marjorie Dursley, et je peux te jurer que tu le paieras cher ! tonna la voix froide et tranchante de Pétunia. Je ne tolérerai plus la moindre insulte envers ma famille alors tu vas me faire le plaisir de quitter cette maison, immédiatement ! Tu n'es plus la bienvenue, espèce d'horrible truie ! Et emmène ton sale cabot avec toi ! Je n'ai pas fait le ménage toute la journée pour que ton déchet me salisse mes tapis ! Dehors ! ordonna Pétunia. Et si tu n'es pas content, Vernon Dursley, tu peux la suivre ! Sinon je ne me gênerai pas pour qu'il te balance un de ces petits Hocus Pocus ! termina-t-elle avec fureur.
Les Dursley étaient figés devant l'éclat de colère de Pétunia Dursley. Harry lui jubilait, il n'avait jamais sa tante aussi classe et tout à coup son cœur se gonfla d'admiration pour cette femme qui avait détruit une partie de son enfance. Marge se leva prête à répliquer, défiant du regard Pétunia. Cette dernière se saisit du chien de sa belle sœur et appela sa chouette. Snow entra dans la maison et avisa le chien qui tentait de mordre sa maîtresse. La chouette fonça sur le chien et le saisit dans ses serres. Marge devint livide et tenta de suivre la chouette. Pétunia la regarda d'un air satisfait. Marge se retourna vers Harry prête à l'attraper mais elle fut stoppé par un sifflement sinistre qui provenait des vêtements de Harry, faisant toutes les têtes se tourner vers la scène.
- Shanasssya, il semblerait que cette horrible femme tente de me faire mal, lâcha malicieusement Harry.
Le serpent prit l'apparence d'une vipère et sortit de la manche de la chemise d'Harry. Elle mesurait bien un peu plus d'un mètre et demi et darda de sa langue la famille. Le serpent ouvrit sa bouche et déploya ses immenses crocs. Marjorie Dursley poussa un cri porcin et monta les escaliers avec une vitesse surprenante pour sa masse adipeuse. Elle descendit et ordonna à Vernon de la ramener à la gare. Elle hurla qu'elle ne resterait pas dans cette maison de fous une minute de plus.
Ainsi Harry et Pétunia furent débarrassés de Marjorie Dursley. Concernant Molaire, le bouledogue de Marjorie, il fut ramené par Snow, la chouette de Pétunia. Etrangement, la chouette livra son paquet à un serpent enjoué qui ne fit qu'une bouchée du sac à puces, bien dodu.
HP ~ PUF
Le lendemain, une Pétunia rayonnante accompagna Harry à la gare où elle l'étreignit longuement, lui faisant les mêmes recommandations qu'à son aîné. Elle l'embrassa sur chaque joue avant de, finalement, le laisser partir. Les sorciers présents qui n'étaient autres que les Weasley avec la famille Granger, regardèrent le tableau avec intérêt pour certains, et contrariété pour d'autres, en voyant qu'on les ignorait. Harry prit la direction de la voie 9 ¾ et monta directement dans le train. Il repéra un compartiment avec un homme dedans. Sur la malle il lut « R. J. Lupin ». Il ferma la porte et la scella, s'asseyant en face de la silhouette affalée de l'homme.
- Bonjour Remus ! prononça Harry.
o0o.o0o.o0o
Voilà voilà !
C'est fini pour aujourd'hui!
Alors verdict ? Vous en pensez quoi ?
Je vous attends tous !
En attendant je vous souhaite une excellente semaine !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
