Salut tout le monde !
J'espère que je vous récupère en pleine forme !
La semaine s'est bien passée ?
Je vous remercie pour vos reviews qui m'ont énormément touché !
Le chapitre 7 est là avec la rencontre entre Harry et Remus. Je vous rassure,ce ne sera pas tout. Il va se passer plein de choses amusantes avec notre petit brun !
Pour ceux et celles qui m'ont envoyé des messages pour me demander quand Dumby va découvrir l'adoption d'Harry, je vous ai glissé un petit indice dans ce chapitre. Bon, d'accord, j'avoue, il est gros comme le monde ! XD
Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !
Bêta-Lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 7 : Animal Communio
- Bonjour Remus ! prononça Harry.
La forme affalée se releva brusquement. Il resta abasourdi devant le jeune garçon.
- Je t'aurais pensé plus loquace après douze ans sans se voir, reprit Harry. Douze ans c'est long Oncle Lunard, ajouta malicieusement le jeune sorcier.
- Merlin, Harry c'est bien toi ? réagit enfin Remus Lupin.
- Ah enfin, il sort de sa léthargie ! s'exclama Harry. C'est bien moi, je suis surpris de te voir dans le train mais j'imagine que ça va m'a évité de devoir sillonner le monde sorcier pour te retrouver. Maintenant parlons franchement, mais avant cela un sort d'intimité ne serait pas de trop, finit-il en désignant la porte.
Remus ne se fit pas prier pour accéder à sa requête. Une fois fait, il se retourna vers le garçon et attendit qu'il parle car lui ne savait pas par où commencer.
- J'aimerais savoir pourquoi je ne t'ai pas vu une seule fois en douze ans, Remus, asséna durement Harry.
- Harry… souffla Remus.
- Je sais encore comment je m'appelle, merci ! claqua la voix d'Harry. Ce que je veux savoir c'est pourquoi tu n'as pas cherché à voir ton neveu et filleul en douze ans. Et j'espère pour toi que tu as une bonne explication étant donné qu'un loup-garou ne trahit jamais sa meute et là c'est clairement ce que toi, tu as fait.
Remus venait de prendre la réplique d'Harry comme une puissante claque, néanmoins le loup, en lui, hurlait de joie. Remus était choqué, Harry savait qu'il était un loup-garou. Non, c'était impossible. Harry observa les yeux de Remus, cherchant le regard du loup qu'il trouva aisément. Il sourit à cette découverte.
- Au moins quelqu'un est content de me revoir, ça fait plaisir ! murmura doucement le jeune sorcier faisant sursauter le loup-garou. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais je veux une explication, maintenant ! exigea Harry.
- Je ne pensais pas que tu tiendrais autant de Lily, murmura avec nostalgie le lycanthrope.
- Si tu ne veux pas savoir à quel point nos colères sont semblables, tu ferais sans doute mieux de me répondre plutôt que me comparer à eux, comme tout le monde. Sincèrement, menacer mon parrain, n'est pas la façon dont j'avais envisagé les retrouvailles. Tu étais le second choix de mes parents pour m'élever, et pourtant j'ai grandi dans une maison moldue, comme elfe de maison ! Alors par les poils de cul de Merlin, j'exige une réponse ! jura Harry, visiblement il avait aussi appris un certain lot d'insultes reluisantes avec son frère.
- Je croyais que tu étais en sécurité, sursauta Remus, je croyais que tu serais en sécurité… loin de moi. Après tout je suis dangereux, je suis un loup-garou !
- Et moi je suis une nymphe des bois ! grogna Harry. Tu croyais, ou bien Dumbledore t'a dit ? Réponds sincèrement, Remus Lupin, c'est peut-être ta seule chance de ne pas perdre ton filleul !
- J'aurais voulu te chercher plus tôt mais c'était compliqué et je n'ai jamais réussi à te trouver, répondit docilement Remus Lupin.
- Ecoute, on a peu de temps avant que le train ne parte et donc que l'on commence à me chercher donc fais preuve de bonne volonté, tu veux ! poursuivit Harry avec exaspération.
- Oui Lily ! fit Remus malgré tout amusé.
Il reçut un magnifique lever de sourcil pour toute réponse.
- Pour ce qui est de ne pas t'avoir cherché plus tôt, mon loup et moi sommes, comment dire, en conflit depuis la nuit du décès de tes parents et la trahison de Sirius. Disons que nous ne sommes pas d'accord en ce qui concerne la trahison de ce dernier. Et puis, je ne sais pas…je n'y arrivais juste pas. Je croyais que tu étais en sécurité tant que tu étais loin de moi. Et puis, quand j'ai voulu te retrouver je n'ai pas réussi à mettre la main sur le moindre document du ministère. C'est comme si tu n'avais jamais existé depuis cette nuit d'Halloween.
- Donc si je suis ton explication, tu es un idiot qui n'a pas réussi à se mettre d'accord avec son loup et en plus une force t'empêche de me chercher mais tu ne remarques rien d'étrange. Et par-dessus le marché, toute trace de mon existence a disparu et toi, un spécialiste en sortilège et métamorphose ne t'inquiètes de rien…Tu t'enfonces mon pauvre Remus ! cingla Harry avec toute sa véhémence.
- Harry, souffla Remus blessé.
- Non, je suis désolé, mais je me retiens de te le dire plus cruellement par respect pour Lunard et le choix qu'on fait mes parents en te désignant comme mon parrain ! Dobby, appela le jeune sorcier.
Dans un pop sonore, le petit elfe de maison apparut.
- Maître Harry a appelé Dobby, Dobby apparaît pour Maître Harry ! chanta le petit elfe.
- Dobby, j'ai besoin de tes compétences, vérifie qu'il n'y a pas de sorts sur ce pauvre Remus Lupin.
- Dobby regarde, Maître Harry ! s'exclama le petit elfe en se jetant sur le sorcier et en l'immobilisant. Sortilège d'Impérium avec commandes « Rester loin d'Harry Potter. Tu es un danger pour lui. Il sera en sécurité loin d'un loup-garou. Sirius les a trahis et vendus à Tu-sais-qui. ». Maître Harry c'est la même source de magie que la dernière fois ! s'écria le petit elfe horrifié.
- Dobby peux-tu le retirer sans blesser son loup, s'il te plaît. C'est très important, souligna Harry.
- Le loup du sorcier est intact ! Dobby retire ! chanta ce dernier.
Quand ce fut fait, Remus Lupin resta quelques secondes le regard vague, comme pour sa tante Pétunia. Harry comprit qu'il y aurait du changement. Il sourit à cette pensée. Néanmoins son regard s'assombrit légèrement. Les orbes verts pétillaient d'agacement. Il se tourna vers Dobby et lui raconta ce qu'il s'était passé et lui demanda de transmettre l'information aux cinq mousquetaires.
- Par Morgane, Harry, louveteau, qu'est-ce que j'ai fait ! Sirius est un animagus chien, il incarne la loyauté. Comment j'ai pu en douter, s'apitoya le professeur.
- Remercie Dumbledore, il n'en est pas à son premier coup ! Il a fait bien pire à ma…« famille » expliqua Harry. Maintenant il va falloir ouvrir la porte. On en rediscutera plus tard. J'ai hâte de faire ta connaissance, mais pour l'instant, ne pas attirer l'attention est plus important.
Remus acquiesça et leva tous les sorts avant de se plonger dans son esprit en se recouvrant le visage de son manteau.
HP ~ PUF
Le train siffla, annonçant ainsi son départ. Plusieurs étudiants ouvrirent la porte, cherchant la plupart du temps leurs camarades. La porte s'ouvrit enfin sur un Ronald Weasley accompagné d'Hermione Granger. Le garçon Weasley semblait contrarié et Harry l'observa tout en caressant sa chouette qu'il avait sortit de sa cage. Étrangement Hedwige n'avait pas voulu faire le voyage en volant, préférant rester avec son maître.
- Harry, mon pote, on te cherchait ! s'égosilla Ronald en le voyant.
- Chut ! le calma Harry en lui désignant le professeur dormant.
- C'est qui lui ? demanda de manière insolente le rouquin.
- Je ne le connais pas, répondit Harry.
Et il ne mentait pas après tout il n'avait aucune idée de qui était, vraiment, Remus Lupin.
- Quand je suis arrivé les compartiments étaient déjà occupés.
Et c'était vrai, Harry avait ouvert tous les compartiments où il avait entendu du bruit, délibérément, afin qu'on voit qu'il était dans le train à la recherche de places libres.
- Bonjour à tous les deux, sourit-il finalement.
- Bonjour Harry, il s'agit du professeur Lupin, annonça la jeune sorcière de son ton docte.
- Comment tu sais ça ? demandèrent les garçons.
- C'est inscrit sur sa malle, reprit-elle comme si elle parlait à des attardés. D'ailleurs Harry tu n'es pas venu nous saluer quand tu étais avec ta tante, lui reprocha-t-elle.
- Quand ça ? demanda Harry visiblement choqué. Je ne vous ai pas vu !
- Ah tu vois Ron je te l'avais bien dit qu'il ne nous avait pas vu ! Harry ne ferait jamais quelque chose comme ignorer ses amis.
- Tu as raison, sourit piteusement le roux prit en faute. Je pensais qu'il nous en voulait…
- Est-ce que j'ai une raison de vous en vouloir ? demanda innocemment Harry.
- Ben tu sais, je ne t'ai pas envoyé de lettre pour ton anniversaire, murmura la fille Granger. Je n'ai pas pu le faire, j'étais en vacances en France avec mes parents et j'ai commencé à apprendre le français. C'est vraiment une langue intéressante mais difficile. D'ailleurs je pourrais te l'apprendre si tu veux. Par contre où sont passées tes lunettes ? Je me demandais ce qui avait changé mais ça saute aux yeux, tu n'as pas tes lunettes.
- Oh ! Je n'en ai plus besoin, répondit Harry avec une grande exclamation. C'est génial, non ? Une visite chez le docteur des yeux, une petite opération et c'est réparé.
- Ça s'appelle un ophtalmologiste Harry ! lui apprit Hermione comme à un enfant, le faisant sourire.
Il avait utilisé le terme de « docteur des yeux » parce que c'était le cas mais de quel monde, il ne l'avait pas précisé.
- C'est cool mon pote, au moins tu pourras mieux voir pendant les matchs de quidditch ! renchérit Ronald.
- C'est certain ! assura Harry.
- Tu es encore tout bronzé, tu as dû travailler dur cet été, constata Hermione qui le détaillait. Par contre les cheveux semblent se calmer petit à petit.
Harry n'ajouta rien et tout à coup le train se figea. Une pluie battante frappait la locomotive et soudain la température commença à chuter de façon radicale. De la buée sortait de leur bouche et le train fut secoué étrangement. Ronald regardait par la fenêtre alors qu'Hermione regardait par la vitre du compartiment.
- On dirait que quelque chose monte dans le train ! lâcha le roux avec effroi.
Harry lui sentait que les problèmes arrivaient et même Hedwige semblait agitée. Il la caressa, essayant plus de se calmer qu'autre chose. Soudain la porte s'ouvrit avec fracas et une silhouette noire, drapée d'une vieille cape apparut. On ne distinguait rien de son visage, des doigts squelettiques en décomposition s'avancèrent vers Harry et tout à coup, il commença à perdre ses couleurs. La sinistre créature avança son visage encapuchonné de celui d'Harry et commença à aspiré ses souvenirs. Cependant Hedwige poussa un hululement strident et déploya ses ailes en s'envolant. Ses ailes semblaient immenses à cet instant et Harry tituba légèrement en se relevant. Il observa sa chouette qui faisait face au ténébreux geôlier, de ses battements d'ailes apparurent des flocons d'argent. Elle poussa un nouveau hululement plus strident et sinistre et se jeta sur le détraqueur qui recula. Hedwige le chassa en le forçant à sortir du compartiment avant de retourner se poser sur l'épaule d'Harry qu'elle cajola doucement. Remus Lupin sortit de sa méditation et ouvrit les yeux. Il avisa le travail d'Hedwige et le sombre gardien qui hésitait à revenir. Il sortit sa baguette et lança un sort d'une brume argentée. Le détraqueur fut ainsi expulsé du train.
Le professeur Lupin s'approcha d'Harry mais il fut stoppé par une Hedwige furieuse. Son petit avait été attaqué par un de ces vulgaires zombis volants, ça allait se payer, fulminait la chouette. Finalement Harry la regarda et lui embrassa la tête, murmurant un « merci ». La chouette se calma quelque peu et autorisa finalement le professeur à s'approcher d'Harry. Cependant elle sortit du compartiment dont la porte était restée ouverte faisant sursauter son sorcier qui la suivit tant bien que mal. La belle chouette était installée sur le chariot de sucreries et tenait dans son bec une boîte de choco-grenouille. Harry comprit le message, paya la dame et revint dans le compartiment avec son chocolat en bouche. Ronald le regardait avec un regard affamé et frustré tandis qu'Hermione le regardait avec un regard courroucé.
- Bah ! Et nous mon pote ! s'exclama le Weasley.
- Manger des sucreries est mauvais pour la santé ! répondit d'un ton arrogant Hermione.
- Quelle présence d'esprit monsieur Potter, le chocolat est un excellent remontant, surtout après une attaque de détraqueur. Je donne 15 points à votre maison pour cette présence d'esprit ! trancha le professeur.
- Merci professeur, répondit simplement Harry.
HP ~ PUF
Le reste du voyage, Harry n'ouvrit pas la bouche. Il avait quand même revécu le meurtre de sa mère et l'avait entendue supplier pour la vie de son fils. Il avait vu le jet vert foudroyer sa mère et Voldemort se pencher sur son berceau. Un regard rougeoyant s'était plongé dans le sien. Soudain les yeux rouges devinrent des yeux bruns plein de douceur, où brillait une vive intelligence. Le visage de Voldemort auparavant déformé par la haine et la rage s'adoucit. Il semblait qu'il y avait deux entités dans le même corps.
- Merlin, petit, pardon ! Pardon ! Je ne peux pas le retenir très longtemps. Je ne peux pas te rendre ce qu'il vient de te prendre… Cependant tout ce que je peux faire c'est t'offrir que ce qu'il me reste de meilleur en moi. Je suis désolé, vraiment désolé, tellement désolé. Dire que j'ai eu un fils de ton âge il y a peu. Tu lui ressembles tellement en plus, ce même regard intelligent. Pardonne-moi… avait psalmodié l'homme avec une voix chargée de regrets et les larmes qui coulaient sur son visage. Et puis il avait ressenti une étrange chaleur sur son petit front et avait commencé à pleurer. Les immondes yeux rouges étaient revenus à la charge. L'homme en face de lui jurait qu'il les tuerait tous et avait lancé un sort vert. Ce dernier avait rebondit sur un bouclier vert-argent et rouge-or.
Alors voici ce qu'il s'était passé, Tom Riddle lui avait bel et bien donné sa magie, volontairement. Il lui avait même donné la meilleure partie de son âme. Il lui avait confié son âme, non pas en prévision de faire de lui son réceptacle, mais bien pour qu'il puisse vivre, pour le sauver. Entre la magie ancienne à laquelle avait fait appel sa mère et la seconde protection de Tom, il comprenait que Voldemort ait volé en éclat. Il se surprit à penser qu'il pourrait bien finir par appeler Tom « Papa ». Après tout, il avait fait de lui son héritier et lui avait légué sa magie et son âme. Harry prit la décision de trouver un moyen de ramener Tom Riddle à la vie et il savait à qui s'adresser. Salem Alarick Riddle-Potter-Gaunt était tout désigné pour cette tâche ! Il ne restait plus qu'à se protéger du vieux fou !
HP ~ PUF
L'arrivée à Poudlard se passa dans le silence. Harry n'avait toujours pas parlé. Il s'assit calmement à la table des Gryffondor. Il ignora les moqueries de Malfoy et de sa bande quant à son malaise dans le train. Il ne prêta aucune attention à la répartition et quitta la table à la fin du repas. Il se rendit à la volière où il écrivit deux lettres, une pour informer sa tante de son arrivée, en un seul morceau ainsi qu'une seconde missive beaucoup plus longue à son frère, où il raconta tout dans les moindres détails, l'attaque, le souvenir, le sauvetage et le comportement d'Hedwige. Sachant que Dobby irait directement voir Salem pour l'événement Lupin, il ne dit rien de plus. Il remit ses missives à Hedwige ainsi que ses consignes.
Une fois fait il se rendit à la salle commune de Gryffondor où la Grosse Dame ne lui demanda même pas le mot de passe. Elle l'avait salué avec beaucoup de respect et avait soufflé un « Bienvenue Jeune Maître ». Il lui avait sourit comme on sourit à une vieille amie et était entré. Quand il fit son entrée dans la salle tout le monde le regarda et les discussions cessèrent. Il les regarda interloqué et c'est Neville qui lui demanda s'il allait bien vu qu'il était tombé dans les pommes au cours du voyage, d'après Ronald. Une certaine rage monta en lui. Il ne répondit rien et ignora l'air indigné et moqueur des autres et monta dans le dortoir la tête haute.
Une fois sur son lit à baldaquin, baguette en main, il le bombarda de sorts d'intimité appris par son frère. Il ne les avait jamais essayés mais il connaissait les mouvements et les formules. Il appela Dobby et lui raconta ce que disait Ronald et lui demanda son avis sur la situation. Dobby avait envie de faire de très sales tours au rouquin et décida finalement d'observer la première semaine et qu'ils aviseraient tous ensemble le week-end prochain. Harry se mit en pyjama et s'endormit en se disant qu'il lui manquait vraiment sa peluche géante pour dormir correctement. Il ricana et s'endormit sur cette pensée.
HP ~ PUF
Le lendemain, le petit brun se fit réveiller par Dobby comme il aimait, faute de ne pas pouvoir l'être par son frère. Il prit une bonne douche, s'habilla et partit vers la grande salle. Il arriva seul et s'assit tranquillement en prenant son petit-déjeuner. Le professeur Mc Gonagall le salua depuis la table des professeurs et il le lui rendit accompagné d'un sublime sourire. Il ne savait pas pourquoi mais il avait toujours adoré cette femme. Remus Lupin lui sourit chaudement mais Harry ne lui renvoya qu'un simple sourire poli. Il reporta son attention sur les nouveaux arrivants qui n'étaient autre que les Gryffondor et les Serpentard. Il soupira mentalement en voyant l'idiotie de ces derniers, toujours à se chercher les uns les autres. Il n'appréciait que davantage sa relation avec son frère.
En parlant du loup, un magnifique aigle fit son apparition et se posa devant Harry qui récupéra son courrier avec un immense sourire. Duncan pencha la tête en regardant Harry sous toutes les coutures, comme s'il vérifiait que tout allait bien. Harry cajola un bon moment le magnifique rapace qui faisait son fier sous les attentions de son petit prince. Hedwige fit son entrée avec un petit paquet et Snow arriva ensuite. Harry faisait semblant de ne pas prêter attention mais il avait bien conscience que toute la grande salle l'observait. En effet, Harry Potter ne recevait jamais de courrier. Il remplit son assiette de bacon et laissa les trois convives se régaler, encore un autre fait très étrange. Il était bien connu que les aigles et les hiboux ne mangeaient jamais ensembles pourtant là encore Potter réussissait l'impossible.
Harry reporta son attention sur la lettre de son frère qui visiblement était fou de rage, jurant contre Fudge et tous les imbéciles du ministère et surtout ce crétin acidulé de Dumbledore. Harry soupira profondément Salem devait être extrêmement inquiet pour jurer de la sorte. Il répondit rapidement à son frère afin de le calmer et promit de passer un petit coup de miroir afin qu'ils puissent discuter et donc lui demanda une heure qui l'arrangeait.
Il remit la missive à Duncan pour qu'il ne se mélange pas et continua. Il prit la missive de sa tante et lui répondit brièvement en demandant des nouvelles des crétins Dursley. En effet, la pauvre petite Pétunia, semblait excédée. Elle voulait reprendre l'éducation de Dudley au point de départ mais elle se heurtait à ce gros lard de Vernon. Elle promettait que s'il continuait, elle utiliserait la bourse et les livres de potions que lui avait donnés Salem. Harry ricana sottement en imaginant ce qu'elle lui ferait. Elle avait rajouté une petite note pour lui dire que si Snape lui faisait quoi que ce soit, elle lui dirait sa façon de penser. Il y répondit avec entrain et remit sa réponse à Snow.
Harry continua son petit commerce et ouvrit le paquet d'Hedwige. Il y avait un livre sur les chouettes et leurs différents pouvoirs. Elle était accompagné d'une petite note lui indiquant que s'il lui fallait autre chose sur les créatures magiques de ne pas hésiter à demander. La note était signée Viktor Krum. Harry relut la note deux fois pour vérifier qu'il ne rêvait pas et il se sentit idiot d'être content que les amis de son frère s'inquiètent pour lui. Vraiment avoir une famille, c'était génial ! Il remercia longuement Viktor et lui souhaita une excellente année et bon courage pour ses entrainements de quidditch. Alors qu'il allait finir, un grand faucon blanc vint se poser à côté de Duncan et avança jusqu'à Harry qui sourit au bel oiseau. Le jeune sorcier n'avait plus conscience de l'attention de la Grande Salle. Entouré de tous ces oiseaux, il ressemblait à un ange entouré de ses familiers.
Il prit la missive et rigola en lisant le contenu. Il s'agissait d'une lettre de Sergei Novaroff qui le suppliait d'envoyer une lettre à son frère pour le calmer car il avait passé la nuit à échafauder des plans aussi délirants qu'astucieux afin de se venger du ministre et de ses « sinistres crétins ». Harry lui répondit et termina d'attacher toutes les réponses, après quoi il salua tous les oiseaux. Duncan resta un moment face à Harry et glatit en venant poser son aile sur le nez de son petit prince, le faisant exploser de rire. L'aigle poussa un nouveau cri et d'un même ensemble, tous les rapaces s'envolèrent.
Sortant de leur transe, élèves et professeurs étudiaient le visage, à la fois, doux et radieux d'Harry Potter. Cependant un flash fit revenir tout le monde sur terre. Colin Crivey venait une fois de plus de briser la tranquillité du lieu et Harry avait envie de l'exploser lui et ses photos.
- Harry, mon pote, c'était quoi tout ce courrier ? Ça venait de qui ? demanda Ronald Weasley de la nourriture fuyant de sa bouche.
- Ronald, ta bouche, répondit simplement le jeune Potter.
- Quoi ?! hurla le rouquin en concurrençant ses cheveux
- Ron ! Essuie-toi la bouche, lui intima Granger.
- Ah okay, d'accord ! se calma-t-il aussitôt.
Le professeur Mc Gonagall profita de ce moment pour distribuer le nouvel emploi du temps. Cette fois ils commençaient par un cours de Soins aux Créatures Magiques, suivit d'un cours de Botanique pour la matinée. L'après-midi, Potions et Histoire de la Magie. Harry sourit au moins la journée commençait bien. Il se leva et sortit vers le premier cours.
HP ~ PUF
Le premier cours de Soins aux Créatures Magiques se passait près de l'entrée de la Forêt Interdite. Les Gryffondor arrivèrent dans un monstrueux brouhaha tandis que les Serpentard avançaient avec calme. Neville se rapprocha d'Harry tandis que Malfoy et compagnie tentaient de faire peur au jeune Potter en simulant des détraqueurs avec leur capuche. Quand Neville sortit son livre de cours, Harry lui attrapa le bras et lui chuchota de caresser doucement le dos de son livre. Neville s'exécuta et il put ouvrir son livre sans problème. Encore un conseil de Salem, il l'adorait son frère !
Hagrid arriva et tout le monde resta figé. Au côté du demi-géant se tenait un magnifique hippogriffe. Sa robe était grise argent et sa tête d'une teinte bleu-grise. Harry était obnubilé par la majesté que dégageait la créature. Aussi rata-t-il quand Hagrid demanda un volontaire. Et bien lui en prit car tout le monde s'était vivement reculé. Lui n'avait pas bougé. Hagrid le félicita de son courage et ce fut à ce moment précis qu'il comprit la couardise des autres.
Il s'avança en regardant la magnifique créature dans les yeux, consigne que lui précisait Hagrid. Il s'inclina et attendit que la créature lui rende son salut. La bête s'exécuta et Hagrid dans son enthousiasme habituel, félicita chaudement le jeune Harry. Buck, l'hippogriffe, avança jusqu'à Harry et se laissa flatter par le jeune sorcier. Hagrid décida qu'il était temps pour Harry et Buck de faire un petit tour dans le ciel. Il attrapa Harry et le posa sur le dos de l'hippogriffe. Une tape plus tard, Buck décollait sous les yeux émerveillés et jaloux de l'ensemble des élèves.
Harry observait tout le domaine de Poudlard. Buck volait avec une douceur et une puissance incroyable. Il plongea d'un coup vers le lac et plana au dessus de sa surface, faisant Harry, crier son bonheur. Un bon moment plus tard, Hagrid siffla et l'hippogriffe revint du côté du cours. Harry fut félicité par les membres de sa maison ainsi que par Hagrid. Quand il descendit, Malfoy junior s'approcha de l'hippogriffe.
- En fait tu n'es qu'un stupide poulet géant ! cria-t-il fièrement.
- Malfoy ! tonna la voix bourrue du demi-géant.
- Et bien quoi ?! Tu es inoffensif après tout, n'est-ce pas le poulet ! s'amusa-t-il en s'avançant tout en défiant l'hippogriffe qui s'énervait.
- Reculez Malfoy ! ordonna Hagrid.
Malfoy fils ignora la consigne et s'approcha de la créature furieuse par tant d'irrespect. L'hippogriffe se cabra et se dressa de toute sa hauteur devant Malfoy. Il leva alors sa patte qu'il s'apprêtait à abattre sur la face du sorcier bien trop insolent. Malfoy recula, surpris, et s'étala au sol. Alors que la patte allait frapper le sorcier, une voix stoppa tout le monde.
- Buck, ça suffit ! Arrête ! Ignore cet idiot. Allez, reviens ! ordonna doucement mais fermement Harry, choquant ainsi l'assistance.
L'hippogriffe jeta un regard dédaigneux à la crotte tremblante au sol et trotta fièrement vers Harry. Ce dernier caressa longuement la magnificence afin de la calmer. Cependant il s'adressa quand même à Malfoy.
- Que l'on soit clair Malfoy, je n'en ai rien à faire de ta petite personne, cingla Harry. Cependant si Buck t'avait touché, te connaissant, tu serais parti pleurer pour ton père et ce sont Buck et Hagrid qui en auraient payés les frais. Et ça je ne le permettrai pas ! Cependant cherche, à l'un d'eux, le moindre problème et tu verras que Voldemort est de la pacotille à côté de ce qui t'attendra ! clarifia Harry.
Tout le monde avait sursauté face au nom tabou. Malfoy tremblait de rage et de peur. L'hippogriffe posa sa tête sur celle d'Harry et poussait des cris proches de ricanements. Hagrid put ainsi continuer son cours sur le mode de vie des hippogriffes et Buck ne lâcha pas Harry d'une semelle. Il l'accompagna même jusqu'à la serre sous le regard émerveillé du professeur de botanique, Pomona Chourave.
HP ~ PUF
- Harry, je voudrais te remercier ! commença Hagrid. C'est vraiment très gentil à toi de m'avoir évité ces problèmes avec Malfoy.
- Merci à toi pour le Harfang des Neiges, Hagrid ! répondit malicieusement Harry.
- Oh ! Alors tu as compris, remarqua Hagrid sur un ton complice.
- Oui, d'ailleurs j'ai été étonné de savoir que les seuls hiboux dans Poudlard étaient les hiboux grand-duc, les chouettes effraies, les chouettes laponnes et les chouettes hulottes. Je ne m'attendais pas à ce que le professeur…
- Dumbledore ne savait rien. Il l'a découvert comme tout le monde, quand tu as reçu ton premier paquet, ricana Hagrid.
- Merlin, que c'est mesquin Hagrid ! le félicita Harry. Tu m'épates !
- Toi aussi, tu me prends pour un gros balourd sans cervelle, s'enquit le demi-géant.
- C'est que tu joues ton rôle à merveille, le taquina le plus jeune. Donne-moi encore un peu de temps, Hagrid, et je te promets que tu retrouveras ta baguette. Je veux dire légalement, finit Harry en faisant un clin d'œil à Hagrid. Je dois retourner en cours, à plus tard.
Harry laissa sur place, un Hagrid éberlué. Il n'avait toujours pas bougé alors que le jeune sorcier était entré en cours. Buck de son côté vérifiait que son gardien n'était pas cassé suite à la déclaration du plus jeune. Cinq minutes plus tard, la serre toute entière fut secouée d'un rire tonitruant qui résonna dans tout le parc de Poudlard. Hagrid était heureux ! Il comprenait tout ce que cela impliquait. Retrouver sa baguette voulait dire, enfoncer Dumbledore dans la bouse d'hippogriffe. Le vieux manipulateur allait bouffer les pissenlits par la racine grâce à son petit « pantin ». La vie promettait d'être merveilleuse cette année.
Harry suivait le cours de botanique d'une oreille distraite. Avant le début du cours, il avait eu le temps de lire quelques lignes sur le Harfang des Neige du monde magique. Il s'agissait d'une race de hiboux aussi puissants que particuliers. Ces créatures étaient capables de chasser le mal qui s'en prenait à leur maître. Elles comptaient comme les créatures les plus fidèles et étaient plus intelligents que la plupart des sorciers. En gros pour contrer un manipulateur, Hagrid lui avait offert un chef stratège couvert de plumes. Elle passerait donc inaperçu aux yeux de ces idiots de sorciers. De plus, ces oiseaux étaient capables de magie, une chose qu'il n'avait jamais lu dans les livres présents à Poudlard. Il avait fallut que son frère face des recherches pour qu'il connaisse la vérité. Décidément qu'est-ce qu'on ne lui avait pas caché.
HP ~ PUF
Après le cours le petit brun aux yeux émeraude retourna vers la Grande Salle et marchait seul. Il ignora la pluie d'insultes de Malfoy et sa bande, les pleurnichements de Weasley par rapport à… il ne savait quoi en réalité, les regards enamourés de la tarée de Weasley fille et les chuchotements de la Grande Salle. Il s'arrêta à l'entrée et tenta de se calmer. Il inspira et expira, il sentait sa magie gronder en lui mais il voulait rester calme et ne pas leur donner l'explosion qu'ils cherchaient tous. Une main se posa sur son épaule le faisant sursauter légèrement.
- Monsieur Potter, vous me semblez blême, vous devriez passer voir l'infirmière, lui conseilla le professeur Lupin accompagné du professeur Mc Gonagall qui acquiesça vivement.
- Par Merlin, voilà une excellente idée ! Merci Professeurs, j'y vais de ce pas ! ajouta Harry.
- Attendez monsieur Potter ! Remus, pour plus de tranquillité, je préférerais savoir le jeune Potter accompagné. Je n'aimerais pas savoir qu'il a fait un malaise, ajouta malicieusement Minerva Mc Gonagall.
Remus accepta immédiatement et se mit en marche avec le susnommé. Harry, lui, était en pleine analyse. En temps normal, quelqu'un aurait mentionné son malaise pour se moquer de lui. Cependant Minerva Mc Gonagall n'était pas n'importe qui. De plus Fumseck avait dit que Minnie était de son côté, alors elle ne s'amuserait pas d'un épisode malheureux. Qui plus est, connaissant la droiture de cette femme, jamais elle ne se permettrait pareille chose, non sans raison... Ajouté à cela la lueur malicieuse de son regard. Il y avait donc quelque chose, mais quoi ? Voulait-elle que Remus passe du temps avec Harry ? Très certainement si elle avait eu vent de la proximité et la position du lycanthrope dans la vie de ses parents. Harry ne voyait que ça comme explication, pour le moment. Il souffla en arrivant à l'infirmerie et la maîtresse des lieux s'affaira autour de lui, le trouvant bien trop blême.
- Monsieur Potter, pourrais-je vous parler en privé ? demanda doucement Poppy Pomfresh.
- Cela concerne-t-il ma santé ? s'enquit Harry.
- Oh non, tout va bien mon petit, le rassura-t-elle. Cela concerne plutôt votre situation.
- Je vois ! sourit Harry.
- Si cela ne vous dérange pas j'aimerais que le professeur Lupin reste, avoua Harry.
Devant le froncement de sourcil de la dragonne de l'infirmerie, Harry ajouta.
- Non en tant que professeur, mais en tant que parrain, finit-il malicieusement.
- Je comprends parfaitement monsieur Potter, sourit la femme visiblement ravie. Suivez-moi tous les deux !
Les deux sorciers suivirent l'infirmière dans son bureau. Elle bombarda la porte de sorts d'intimités qu'Harry ne connaissait même pas. Ils prirent place tous les trois et la sorcière conjura des tasses de thé avec un repas pour Harry. Ce dernier la remercia chaleureusement.
- Bien pour commencer, Harry, les dossiers de l'infirmerie sont comme ceux du ministère et de Gringotts. Ils se mettent donc automatiquement à jour au moindre changement… commença la sorcière.
- Je comprends Mme Pomfresh… répondit Harry avant de se faire couper par cette dernière.
- Poppy, appelle-moi Poppy, mon chéri et pas besoin de me vouvoyer. Nous sommes entre nous ici, sourit chaudement l'infirmière.
- D'accord… Poppy ! répondit Harry un peu perdu.
- Ton dossier s'est mis à jour et j'ai pu voir que tu avais changé de nom et de tuteur, au niveau magique et légal aussi ! s'exclama la sorcière ravie.
- En effet, mes relatifs ne sont plus mes tuteurs depuis cet été, bien que je vive encore avec eux pour le moment avoua Harry avec calme.
- C'est bien ce que j'ai remarqué, confirma la sorcière. J'aussi vu que ton tuteur porte le même nom que toi.
- Comment ? réagit enfin Remus. Mais de qui s'agit-il ?
- De mon grand frère, répondit le jeune sorcier avec son éternel calme.
- Poppy, avant de tout vous raconter j'aimerais vous…enfin te demander quelque chose… avoua Harry.
- Tu veux un serment inviolable, c'est ça ? devina Poppy Pomfresh.
- Ah ça non, pas besoin, j'aurais vraiment besoin d'un philtre de paix, vu ma matinée et ce que je vais vous raconter. Vous êtes infirmière, enfin tu, donc je sais que les médicomages sont assujettis à un serment du même type que le serment inviolable, de par leur diplôme et fonction. Pas vrai ? demanda malicieusement Harry.
- En effet, mon chéri, c'est parfaitement exacte de ce fait tes secrets seront bien gardés avec moi ! Tu es très bien renseigné, confirma l'infirmière.
- De plus les informations que je vais vous donner sont sous Fidelitas donc je ne crains absolument rien, poursuivit le jeune Potter.
Il prit son philtre de paix et déballa absolument tout. Son enfance, les événements des deux dernières années, la Chambre des secrets et la prophétie de Trelawney, l'arrivée de son frère, les sorts de Dumbledore, le changement de comportement de sa tante, leur nouvelle relation, le lien de magie avec son frère, le testament de ses parents, leur décision d'adoption, leurs statuts d'héritiers de Gryffondor-Serpentard et finit avec son statut de Propriétaire de Poudlard. Finalement il ne fut pas le seul à avoir eu besoin du philtre de paix. Poppy lui avoua que le professeur Mc Gonagall avait exigé de le voir à de nombreuses reprises depuis la nuit d'Halloween. Et puis, un beau jour elle était revenu en ayant oublié qui était Harry Potter. Depuis ce jour-là où Poppy avait levé les sorts sur Minerva, plus aucunes n'avaient confiance en le vieux glucosé. Remus était dans un état pitoyable. Il raconta la rencontre dans le train et les consignes mentales. Son loup pleurait en hurlant à la mort. Harry finit par le remarquer et s'adressa directement au loup.
- Lunard, tout va bien, calme-toi… tenta Harry. Aujourd'hui je suis heureux, plus que je ne l'ai jamais été et même si c'est vrai que ça a été difficile, maintenant je sais à qui je peux me fier. Aujourd'hui vous êtes de retour avec moi. Par contre il va vraiment falloir que Remus et toi fassiez la paix. Vous êtes dans un piteux état et je refuse que mon parrain soit dans cet état. Vous êtes tous les deux mon parrain, une part égale, même si différente, vous n'êtes qu'un. Il va falloir cesser cette guerre de domination ! ordonna Harry.
Et sous les yeux choqués et émerveillés de Poppy, le loup de Remus se calma. Les griffes et les crocs se rétractèrent aussitôt. Harry avisa le sourire radieux de la femme.
- Vous n'avez pas peur de Lunard, pas vrai ? ça sonnait plus comme une affirmation d'Harry.
- En effet, après tout je m'occupe de ceux deux là depuis leur arrivée à Poudlard… Au bout d'un moment ils sont devenus un peu comme mes enfants. Mais je dois t'avouer que les avoir vu se battre l'un et l'autre a été difficile.
- Je comprends, murmura Harry en souriant doucement.
Harry leur expliqua un peu plus ce qu'il avait apprit sur son don et l'événement du jour avec Malfoy ainsi que l'étrangeté du dernier garçon Weasley et de la Miss Granger. Poppy et Remus lui promirent de garder un œil et une oreille sur tout ce qui pourrait se faire ou se dire. Il les remercia chaleureusement et se dirigea directement devant la porte du cours de Potions.
HP ~PUF
Le professeur Snape arriva enfin et fit son entrée, toujours aussi théâtrale. Harry l'ignora de façon monumentale quand il lui envoya une pique. En plus, une fois qu'on avait vu les entrées de Salem, celles de Snape devenaient terriblement fades.
Il sortit les ingrédients de la potion et commença à travailler dans son coin. Il ignora tout le monde, tant il était concentré sur sa potion. Il se rappelait avec joie des gestes que lui avait appris Salem, le tout ponctué de blagues pour qu'il s'amuse en faisant des potions. Il l'adorait son frère. Il lui semblait d'ailleurs qu'il le pensait de plus en plus souvent. Il remarqua à la fin de sa potion qu'il ne le lui avait jamais dit. Il se promit de le lui dire rapidement. Cependant pour un frère aussi théâtral que le sien, il fallait choisir une occasion. Il réfléchit et se rappela que le 30 septembre serait son anniversaire. C'était parfait !
HP ~ PUF
Quand Harry remit sa potion avant tout le monde, la classe entière le regardait avec effarement. Potter venait de réussir une potion. Elle avait la texture et les nuances parfaites. Snape dût se résigner à donner un Optimal à Potter et le noya sous des parchemins de devoirs pour le prochain cours.
A la sortie du cours, Harry se fit happer par une furie brune et un rouquin. Il continua à marcher, s'éloignant ainsi d'eux.
- Harry ! hurla la fille Granger. Comment as-tu fait pour réussir cette potion ! Elle est extrêmement compliquée, et même moi, je n'ai pas réussi à la faire et toi tu l'as réussi en passant ton temps à ricaner dans ton coin ! Comment tu as fait ? Quel sort tu as utilisé ?
- Harry, vieux, c'est quoi ton problème depuis ce matin ? beugla Ron dans les cachots. D'abord tu reçois du courrier et ensuite, tu empêches Malfoy de se faire tuer. Sérieux mec ! C'est quoi ton problème bordel !
- Harry, Ron a raison ! D'abord tu reçois du courrier et bon passe pour le coup de Malfoy, c'était un acte très noble…calma légèrement Granger. Mais que tu réussisses une potion, du premier coup en plus, et avant tout le monde, c'est tout sauf normal ! admonesta la jeune sorcière avec son ton aussi docte qu'horripilant.
Le sang d'Harry ne fit qu'un tour. Parce qu'il venait de réussir une potion, Granger sous-entendait qu'il avait obligatoirement triché. Et ce rouquin qui lui cassait les pieds à lui demander des explications pour avoir empêcher Malfoy de se faire tuer par un hippogriffe ! Finalement ce qui devait arriver, se produisit magistralement.
Harry n'en supporta pas davantage. Il fit volte face dans les cachots et revint sur ses pas, faisant ainsi face à Granger et Weasley. Tout le monde dans les cachots suivait l'altercation avec avidité.
- Weasley, Granger, commença Harry d'une voix traînante qui n'avait rien à envier à Snape, même ce dernier sursauta face au ton qu'avait prit le jeune Potter. Pour commencer vous aller cesser de me casser les pieds et rester à votre place. Je n'ai aucun, et j'insiste bien, aucun compte à vous rendre. Mais vu que vous semblez être légèrement limités intellectuellement je vais éclairer votre lanterne. Pour commencer, je reçois du courrier et cela ne vous regarde en rien. Deuxièmement pour toi Weasley, tu commences sérieusement à me taper sur le système. De plus, si tu veux tout savoir, je n'en ai cure de ton voyage en Egypte, lâcha froidement Harry tout en prenant grand soin d'articuler chaque syllabe, ni du fait de ne pas avoir reçu de lettre pour mon anniversaire ! Rassure-toi, les jumeaux l'ont fait à ta place. Granger, quant à toi, ma pauvre fille, je suis ravi de ton séjour en France. Cependant tu comprendras, si tant est qu'il te reste un minimum de place dans ton esprit à l'ego surdimensionné, que je m'en contrefiche royalement. Tu as commencé à apprendre le français ? Béni soit Merlin, que tu apprennes aussi leur classe vestimentaire et esthétique ! J'ai réussi une potion ? Victoire ! J'ai simplement lu la recette et étant au fond de la classe, et de surcroît seul, j'ai pu faire ma potion sans craindre qu'un corps étranger ne vienne s'inviter à la fête ! Tu voulais un sort ? Tiens, un bien sympathique en potion, il se trouve en dernière page du manuel de Potion de 3ème année. C'est un sort qui permet d'imperméabiliser son chaudron. Sur ce je vous souhaite une excellente journée au plaisir de ne plus voir vos têtes ! Elles m'ont suffisamment écœuré pour le reste de la journée et très certainement de l'année. Dorénavant, je ne vous permets plus de m'appeler par mon prénom et encore moins les familiarités. Sur ce, bon vent ! ainsi claqua la voix tranchante d'Harry James Riddle-Potter-Gaunt.
HP ~ PUF
Effectivement personne ne vit Harry Potter de toute l'après-midi. Ce dernier s'était retranché dans l'infirmerie où il s'était gavé de philtre de paix, tout en discutant avec son frère par miroir dans le bureau de Poppy. Les deux frères avaient séché les cours pour le reste de la journée, profitant ainsi pour passer le temps ensemble. Poppy put faire la connaissance de Salem. Et celui-ci put présenter à son frère ses deux meilleurs amis. Ces derniers fondirent littéralement devant la bouille d'ange du jeune sorcier. Finalement avoir une famille, ça faisait du bien. Albus Dumbledore essaya bien de mettre la main sur le jeune Potter mais il ne le trouva nulle part. Le château avait décidé de protéger son jeune maître au maximum. Pour une première journée ça faisait beaucoup trop pour Harry. Il choisit de ne pas descendre manger. De plus, il reçut plus tard une missive de Poppy lui confirmant que Dumbledore ne pouvait pas avoir accès à ses dossiers et encore moins aux informations le concernant. En effet, Minerva Mc Gonagall était passée par là et avait utilisé de vieux sortilèges de sa famille afin de préserver au maximum la tranquillité du jeune Potter.
HP ~ PUF
Le lendemain à l'heure du courrier Harry fut surpris de voir Snow avec une étrange lettre rouge… Il réfléchit à toute vitesse. Une beuglante ! Pourquoi donc envoyer une beuglante ? Pour tester les différents types de lettres sorcières ? Curieuse idée que voilà mais pourquoi pas... Snow lâcha la lettre qui s'ouvrit pile à hauteur du visage d'Harry et la voix stridente de Pétunia hurla.
« Harry James Potter,
Tu viens à peine d'arriver que tu te fais déjà attaquer par ces détraqués !
Et tu ne me l'as pas dit !
Pourtant tu m'as assuré être arrivé intact et en un seul morceau !
Une cochonnerie qui te bouffe les souvenirs ne peut pas te laisser intact !
Ça, ce n'est pas normal !
A quel imbécile heureux je dois ces joyeusetés ? Ce monde tombe en décadence !
Sur une note plus joyeuse, j'espère que tu travailles toujours tes potions !
Ta mère était une perle en potions ! Rends-la fière morveux !
Ne te fais pas remarquer plus que cette lettre ou tu entendras encore parler de moi !
Foi de Pétunia Evans ! »
Harry regarda la lettre se désintégrer et sourit de façon gênée. Au fond de lui, il riait comme une baleine ! En fait, comme Vernon, il n'aurait pas fait mieux ! Elle l'avait appelé « morveux » et l'avait encouragé en potions tout en rappelant la menace qui planait sur la tête de Snape, le tout implicitement. Cette famille était géniale, tarée, mais géniale ! Il écrivit une courte réponse qu'il remit à Snow et commença à remplir son assiette.
Il eut la surprise de voir un hibou Grand-duc se diriger vers lui. Le comportement hautain de l'oiseau lui rappela vaguement Malfoy. Il attrapa la lettre et l'ouvrit avec une langueur qui insupporta bon nombre. Harry respira afin de poser un semblant de masque impassible sur son visage et lut la lettre. Au fur et à mesure de sa lettre, il souriait de façon purement innocente comme un enfant à qui l'on apprenait que l'on était le jour de Noël.
En vérité, c'était même mieux que ça ! Harry était en train de lire une lettre que lui avait envoyée Lady Narcissa Black-Malfoy ! C'était mieux que Noël ! Cette dernière lui exprimait ses plus vifs remerciements pour avoir sauver son fils de son incroyable stupidité. Elle rajouta qu'elle considérait, non pas en tant que Malfoy, mais bien en tant que Black, qu'elle avait une dette de vie envers lui. De plus, elle ajouta que si jamais, il avait besoin d'aide dans quelque entreprise que ce soit, elle, Narcissa Black-Malfoy serait toujours présente pour lui apporter assistance. Elle lui avoua sans honte ne pas connaître Harry Potter, si ce n'était de la façon décrite par son fils et son époux. Elle insista sur le fait qu'elle souhaiterait le connaître et le rencontrer afin de pouvoir juger du caractère du jeune sorcier.
A cet instant, plus que jamais Harry bénit Salem et ses cours d'étiquette. Selon la traduction du le manuel d'étiquette, cette lettre était non seulement une proposition future d'alliance mais également de traité de paix entre les deux familles. Salem regarda l'oiseau qui le regarda de façon bien trop hautaine. Il utilisa son don pour calmer l'oiseau. Ce dernier se rapprocha et vint chercher des caresses de la part d'Harry sous le regard choqué de Malfoy fils. Malheureusement pour toutes ces personnes qui le prenaient pour un imbécile, Harry Potter n'était plus de ce monde. Depuis le 30 juillet, Harry James Potter avait laissé place à Harry James Riddle-Potter-Gaunt.
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Voilà voilà !
C'est fini pour aujourd'hui !
Alors verdict ? Vous en pensez quoi ?
J'attends vos retours et vos réponses !
En attendant je vous souhaite une excellente semaine !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
