Salut mes loupiots !

Votre Byak' préféré est de retour pour vous jouer un mauvais tour !

Ma semaine a été chargé de médocs et de thé ! J'ai chopé la crève mais ça va beaucoup mieux maintenant ! Et vous la semaine ?

Je vous remercie pour vos nombreuses reviews et messages. J'espère avoir répondu à tout le monde ! Les guests… Je ne sais que vous dire si ce n'est que je vous aime !

Mes reviewers, mes lecteurs, mes followers, mes favoris, je vous aime ! Vous êtes les meilleurs !

Allez trêve de mièvreries de votre farceur !

On continue de découvrir le petit Harry et on l'adore ! Je ne vous en dis pas plus ! La suite est dans le chapitre 8. C'est le chapitre le plus long que j'ai posté pour l'instant ! J'espère qu'il vous plaira !

Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !

Bêta-Lectrice : ShannaRya

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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 8 : Premiers Mouvements

La première semaine de cours s'était déroulée sans heurts majeurs. Harry avait assisté à un certain nombre de cours mais il se retrouvait avec un souci d'emploi du temps. En effet, il n'avait pas remarqué que le cours de divination tombait pile au moment du cours d'arithmancie. Ce dernier cours lui ayant été conseillé par Salem, Harry voulait absolument y participer, de même que la divination qui le fascinait. Il décida donc de se rendre au bureau de sa directrice de maison qu'il trouva vide. Soupirant, il se hâta de se rendre au bureau du vieux citronné. Les deux dernières années, ayant été proches, il serait étrange que son comportement change radicalement. Harry s'avança devant la gargouille et constata qu'il ne connaissait pas le mot de passe. Heureusement pour lui, le professeur Snape passait par là.

- Bonjour Monsieur le Professeur, devança Harry.

- Potter, salua froidement le professeur de potions.

- Pardonnez-moi de vous importuner mais j'ai un souci d'emploi du temps et je souhaitais m'entretenir avec le professeur Mc Gonagall, expliqua rapidement Harry. Malheureusement cette dernière est introuvable et j'aimerais en discuter avec le Professeur Dumbledore mais je ne connais pas le mot de passe de la gargouille.

Snape ne montra rien mais il était particulièrement étonné, Potter lui parlait décemment, sans sarcasme et pire lui expliquait ses petits problèmes. Il pensa que ce dernier voulait encore se plaindre de son trop plein de cours et décida d'assister à la gentille débâcle que lui offrirait le directeur.

- Et bien, monsieur Potter, il semblerait que ce soit votre jour de chance, je me rendais justement au bureau du directeur, susurra le professeur Snape la voix chargée de venin.

- Merveilleux ! s'exclama Harry.

Là Snape resta figé quelques secondes. Potter fils n'avait pas parlé avec ironie et avait même ignoré son sarcasme. Il se tourna vers la gargouille et souffla le mot de passe « crème brûlée ». La gargouille pivota et libéra l'accès aux escaliers menant au bureau directorial. Snape frappa et lorsqu'il fut invité, ouvrit la porte sur lui et le jeune Potter. Dumbledore sembla surpris par cet étrange tableau mais se reprit rapidement.

- Severus, Harry, mes garçons, salua le vieil homme.

- Bonjour professeur Dumbledore, répondit poliment le plus jeune.

- Que puis-je faire pour vous mes enfants ? demanda Dumbledore fortement intéressé. Une tasse de thé, un bonbon au citron ?

- Non merci Albus, refusa sèchement le professeur Snape. Il semblerait que monsieur… Potter, cracha-t-il presque, ait un problème d'emploi du temps.

- En effet Professeur, indiqua Harry, et je prendrai volontiers une tasse de votre délicieux thé, comme d'habitude. Pour mon emploi du temps…

- Harry mon garçon, je ne peux pas te donner moins de cours, souffla de façon désabusée le vieux sorcier en invoquant un plateau à thé avec le nécessaire.

- Je l'espère bien, répondit Harry avec assurance, choquant ainsi les deux hommes. Mon problème est tout autre, voyez-vous ! Mon cours d'arithmancie a lieu en même temps que mon cours de divination et je souhaiterais assister au deux. De plus, nous sommes plutôt nombreux d'après les professeurs à avoir ce problème cette année. J'aimerais donc avoir la possibilité d'assister aux deux sans pour autant importuner l'organisation. C'est ceci le but de ma visite.

Harry venait de foudroyer les deux professeurs. Aucun n'aurait jamais pensé que le jeune Potter s'intéresserait à des matières aussi spirituelles pour l'une, qu'intellectuelle pour l'autre. Snape se demandait depuis quand le gamin s'exprimait aussi correctement et Dumbledore depuis quand Harry était aussi assoiffé de connaissance.

- En voilà une surprise, Harry, je réfléchissais justement à ce problème, reconnu le directeur. Cependant pourquoi vouloir participer à ces deux cours ? J'ai appris que tu t'étais amélioré en potions et que tu faisais des prouesses dans le cours d'Hagrid.

- Oh, et bien pour tout vous dire Professeur, commença innocemment Harry, j'ai voulu m'occuper de ma chouette qui semblait souffrir de l'aile cet été, et je me suis rendu compte que je ne connaissais pas bien les propriétés des ingrédients. De ce fait, j'ai passé un accord avec ma tante, mentit Harry sans la moindre honte, en échange de davantage de taches ménagères, je pourrais m'entrainer à la confection de potions. Du coup j'en ai profité pour revoir le programme des années précédentes. C'est fou à quel point les potions peuvent être proches de la cuisine ! Je pense que c'est à ce moment-ci que j'ai compris en quoi les potions représentaient un art aussi noble que le disait le professeur Snape.

Harry se tourna face à son sinistre professeur intérieurement dépité.

- D'ailleurs, je souhaite vous présenter mes plus plates excuses pour mon comportement au cours de ces deux dernières années. Tout ce que vous souhaitiez était nous garder en vie, une potion ratée peut avoir des conséquences tragiques. Alors merci !

- Parce que vous voulez me faire croire que vous avez compris que votre petite personne était un danger pour autrui, vous vous êtes donc mis à travailler ? cracha Severus.

- Je n'aurais pas la prétention de me prendre pour un étudiant modèle, professeur, loin de là, souffla Harry avec un air soudain triste qui interloqua les deux hommes. Seulement j'aurais au moins la conscience tranquille de n'être le meurtrier de personne d'autre et de ne pas avoir davantage de sang sur les mains. J'ai déjà tué trois fois alors, je ne veux pas davantage de sang sur les mains.

Harry avait fini sa phrase en regardant ses mains qui tremblaient, le regard perdu dans de sombres souvenirs. Le professeur Dumbledore resta un moment figé, pensant qu'Harry parlait de Voldemort, de Quirell et du basilic et l'autorisa à partir.

Quand il fut seul, Harry se félicita de ses talents de comédien en réalité la seule chose à laquelle il avait pensé était à l'éventuelle perte de Salem. Néanmoins, il se sentait encore coupable du décès de ses parents et de Tom Riddle. Cependant aucun des deux idiots sorciers ne le savaient. Il se rendit dans le parc pour retourner à ses lectures en chantonnant.

HP ~ PUF

Une nouvelle semaine était passée depuis la rentrée et Harry était toujours seul. Le peu de temps qu'il passait avec ses camarades de maison était lorsqu'il avait cours. Certains professeurs étaient quelque peu préoccupés de voir le jeune Potter toujours aussi seul. Bien que Remus Lupin s'inquiétât de savoir son filleul seul, il se garda d'en faire part à ses collègues. Minerva Mc Gonagall était dans le même état d'esprit que le professeur de Défense. Seule Poppy Pomfresh ne semblait pas soucieuse. Harry recevait quasiment chaque jour une lettre de son frère et avait commencé à échanger avec Sergei Novaroff et Viktor Krum. Ce dernier était un véritable puits de connaissances animalières. Sergei était plutôt un féru de sortilèges. Chaque conversation était un véritable bonheur pour les quatre sorciers.

Harry se leva et sortit de la Grande Salle ce matin avec impatience. Il commençait la journée avec un cours de Défense Contre les Forces du Mal. Il y verrait donc Remus. Ce serait leur premier véritable cours étant donné que le précédent avait été une présentation du programme ainsi qu'un rappel des notions des deux précédentes années. Le cours était commun aux Gryffondor et aux Serpentard. Harry se présenta le premier devant la porte et une dizaine de minutes plus tard, le cours commença. La classe du jour traitait des épouvantards. Des créatures sans forme capables de prendre l'apparence de ce qui terrifiait le plus la personne se tenant devant elles. Le professeur Lupin expliqua rapidement la formule afin de neutraliser cette créature. Le meilleur moyen de le faire était par le biais du rire. Il fallait donc visualiser ce qui pouvait tourner en ridicule l'objet de ses frayeurs. La formule apprise, Ridikulus, le professeur exhorta les jeunes gens à se mettre en file et laissa sortir la créature. Aussitôt on put voir les peurs de chacun se faire tourner en ridicule. Neville Londubat fit porter au professeur Snape les habits de sa grand-mère. Weasley se retrouva devant une araignée géante dévorant un plat de poulet qu'il changea en plat de carottes. Malfoy fils se retrouva face à un gobelin l'informant qu'il était ruiné avant de se retrouver avec une immense photo de survivant dansant en à la place du parchemin de la banque. Pour Granger, il s'agissait de ne pas avoir assez de connaissances et ainsi de suite. Bientôt Remus jeta un coup d'œil à Harry qui l'assura que tout irait bien. En effet, Harry se retrouva face à un immense miroir ne reflétant rien. Il prononça la formule et aussitôt on vit apparaître un détraqueur affublé d'une cape rose bonbon et d'un plumeau. Ce fut le départ pour un fou rire collectif. Le cours prit ainsi fin et le professeur laissa les étudiants s'en aller. Il garda tout de même Harry sous le regard haineux de Weasley, Granger et Malfoy.

- Harry, je dois avouer que je suis surpris, annonça Remus.

- Pourquoi donc ? demanda le jeune franchement curieux.

- Qu'est-ce que c'était que ce miroir ? demanda le professeur hésitant.

- Le miroir de RISED, un artefact qui reflète les désirs les plus profonds de celui qui le regarde. La première fois que je l'ai découvert, j'y ai vu mes parents avec moi, avoua Harry. Il a simplement reflété l'une de mes plus grandes peurs, ne plus avoir ma famille.

- Je comprends, mais le détraqueur ? fit Remus d'un air pensif.

- Ah ! C'est simple ! s'exclama Harry. C'est vrai que le détraqueur me fait peur mais je sais aussi qu'il joue sur le subconscient afin de forcer la peur à fleurir dans l'esprit de sa victime. Pour la couleur, c'est l'une des menaces que mon frère à proféré envers eux ! rit le plus jeune. D'ailleurs à ce propos, j'aimerais apprendre à m'en protéger, demanda soudain très sérieusement Harry.

- Bien sûr, je t'apprendrai le sortilège. Il est assez compliqué, je dois te prévenir…

- Pas de souci pour la théorie, j'ai surtout besoin de pratique ! le coupa Harry. Je sais que c'est un sortilège extrêmement épuisant au départ et qu'il demande un puissant sentiment heureux. Je connais aussi la formule mais j'ai pensé qu'il ne serait pas sage de le faire sans la présence d'un adulte responsable.

- Eh bien je suis étonné ! avoua doucement Remus. James aurait foncé tête baissé et se serait entraîné tout seul.

- Malheureusement pour beaucoup, je ne suis pas James Potter, cingla Harry d'une voix tranchante.

Il en avait vraiment plus qu'assez qu'on le compare toujours à son père. Personne n'était capable de voir le véritable Harry et ça commençait à faire bouillonner son chaudron. Remus se sentit immédiatement idiot. Il venait de faire plusieurs pas en arrière sur le chemin de la confiance du petit. Il l'invita alors à venir prendre le thé, vu qu'Harry avait un trou dans son emploi du temps. Le jeune sorcier accepta avec une réticence non feinte. Lupin ne se maudit que davantage. De plus même son loup grognait clairement contre son idiotie.

Une fois la porte passée, Remus et Harry se stoppèrent. Les appartements du professeur étaient dans un état chaotique. On aurait dit qu'une tornade était passée et avait dévasté les lieux. Remus soupira lourdement et avoua que c'était bien la troisième fois depuis la rentrée que cela arrivait. Il n'avait pas encore eu le temps de trouver les plaisantins mais il leur retirerait un nombre incroyable de points. De petits ricanements se firent entendre et Harry calma immédiatement Remus.

- Ce ne sont pas des élèves ! souffla Harry. Ce sont des lutins ! Des lutins de cournailles !

- Des lutins de cournailles ? Mais pourquoi ? Et d'abord qu'est-ce qu'ils font ici ? s'énerva légèrement le professeur.

Harry lui raconta alors le coup de Lochkart et avoua qu'il avait toujours ignoré ce qu'il était advenu des lutins. L'explication fut stoppée par un petit groupe de lutins qui sortit de sa cachette. Remus s'apprêtait à les immobiliser quand Harry le stoppa. Il attrapa le bras de Remus et lui demanda de lui faire confiance. Ce dernier accepta immédiatement. Harry regarda tous les lutins et ferma les yeux. Quand il les ouvrit, il fixa les lutins tour à tour dans les yeux. Les petites créatures le regardaient interloquées avant de se jeter sur lui. Remus sursauta et arma sa baguette avant de constater que les lutins étaient paisiblement installés sur les épaules d'Harry qui souriait fier de lui.

- Comment as-tu fait ? souffla le lycanthrope désabusé.

- Ce sont des créatures magiques, eux aussi ! répondit simplement la jeune sorcier. Il semblerait que je puisse communiquer également avec ces petits plaisantins en leur passant mes émotions, tout comme à pas mal de créatures au final.

- Comment est-ce possible ? fit le professeur perdu.

- Animal Communio, c'est tout ce que je sais, répondit simplement Harry. Est-ce que je peux les garder ? Ça me fera de la compagnie et puis ils peuvent être des familiers très doux.

- Pour ça il faudrait la preuve qu'ils ont été apprivoisés et le corps enseignant va les vouloir, ces preuves… A commencer par le professeur Snape… expliqua Remus, tout de même émerveillé par le don de l'enfant.

- Je vois ! répondit Harry en souriant chaudement.

- Tu n'as pas l'air de t'en faire. Je me trompe ? lâcha Remus un peu perdu.

- Tu ne te trompes pas ! Il va me falloir faire des recherches, ricana Harry en s'asseyant au sol.

Il sortit un étrange livre à la couverture bleu et or de son sac et commença à feuilleter. Remus passa la tête au dessus de l'épaule du garçon et se rendit compte que toutes les pages tournées étaient vierges.

- Ah Ah ! cria victorieusement Harry en désignant une page. J'ai trouvé Remus ! Ce sera du gâteau !

- Euh… Harry… commença Remus en hésitant. Les pages sont blanches…

- Uniquement pour ceux qui ne font pas partis de la famille du propriétaire du livre ! ricana Harry. Ne le prends pas mal Remus, mais ce livre ne m'appartient pas, ajouta-t-il rapidement en avisant le regard de son parrain se voiler de tristesse. Il s'agit d'un des livres du meilleur ami de mon grand frère. Il me les envoie pour m'aider à parfaire mes connaissances sur les créatures magiques.

- Ah, très bien je comprends, répliqua calmement Remus. Et pour le sortilège ?

- Je sais juste que c'est un sortilège inventé par son autre meilleur ami…avoua penaud le jeune Potter. Je n'en sais pas plus… Tu veux un coup de main pour ranger tout ça ?

- Non ça ira, ne t'inquiète pas, dit simplement Remus en jetant quelques sorts qui firent les appartements se ranger automatiquement.

- Bon et bien, je te laisse alors. Souhaite-moi bonne chance, cria Harry en sortant de la pièce.

HP ~ PUF

Harry se baladait dans les couloirs quasi vides en direction des cachots. Si quelqu'un l'avait croisé, il aurait été stupéfait de l'étrange tableau que formait Harry Potter suivi par des lutins de cournailles. Le petit brun aux yeux émeraude arriva à proximité de la salle du professeur Snape. N'entendant aucun bruit, il s'autorisa à jeter un coup d'œil dans la salle. Il fut surpris de voir un groupe de sixième année composé de Poufsouffle et de Serdaigle. Il croisa le regard froid du professeur qu'il cherchait et se permit un faible sourire. Un des lutins lui grimpa sur la tête, lui faisant lever les yeux au ciel. Le professeur fronça les sourcils et s'exprima.

- Eh bien monsieur Potter, que faîtes-vous ici ? susurra Snape de sa voix riche en venin.

Toutes les têtes se tournèrent immédiatement vers Harry.

- Je suis navré de vous importuner une fois de plus, monsieur, cependant j'aurais une requête à vous formuler, répondit Harry avec une certaine timidité.

- Voyez-vous ça ! répondit méchamment Snape. Vous souhaitez peut-être que je vous libère de ces lutins ?

Les lutins commencèrent à ricaner ouvertement en se balançant au bout des cheveux d'Harry.

- Ah non pas tout à fait Monsieur le Professeur ! s'exclama Harry. La raison est toute autre. En fait je viens expressément demander votre permission afin de pouvoir garder mes lutins avec moi.

Cette fois-ci Severus Snape s'étouffa clairement. Potter était poli avec lui et venait le consulter. Il ne savait plus quoi penser. Ce gamin n'était décidément pas ce qu'il pensait. Soit il était sous l'influence d'une potion, soit on lui avait jeté un puissant maléfice de confusion.

- Et pourquoi est-ce moi que vous venez importuner pour une question qui concerne votre directrice de maison et le directeur ? martela Snape.

- Pour la simple et bonne raison qu'en tant que directeur de Serpentard vous pouvez parfaitement poser votre droit de veto et leur interdire l'accès à l'école. De plus je sais que vous ne vous gênerez nullement ! répondit Harry le plus calmement possible.

- Alors pourquoi venir me voir, si vous connaissez parfaitement mon choix ! s'énerva le professeur.

- C'est pour cela que je ne suis pas venu voir le directeur de maison, mais bien le Maître de Potion que vous êtes ! répondit Harry sur le ton de la confidence. Je sais que la poudre d'écailles de lutin de cournailles coute une petite fortune et qu'elle est très prisée dans la concoction de soins, qu'il s'agisse de potions, baumes ou encore d'onguents. En posséder permettrait d'améliorer de façon drastique la qualité de vos préparations, pour l'infirmerie notamment. De ce fait, étant parfaitement apprivoisés, j'aimerais avoir votre autorisation de pouvoir les garder avant de demander la permission à ma directrice de maison entre autre, puis au directeur.

Sur ce coup-là le gamin faisait fort, pensa Severus Snape. Définitivement pas comme son père. Il avait changé son approche. Il savait qu'il serait le plus grand idiot du millénaire de refuser une source de poudre d'écaille de lutin de cournailles. De plus, peu de personnes étaient au courant du pouvoir stabilisant qu'elle avait sur les potions alors voire son pouvoir hautement perfectible. Il prit une moue de réflexion et toisa le jeune Potter. Ce dernier semblait le regarder au plus profond de son âme depuis qu'il ne portait plus ses affreuses lunettes qui lui faisaient voir le père Potter. De même, en le prenant de court avec des élèves, Potter s'assurait déjà une certaine victoire, après tout refuser d'augmenter la qualité des potions de l'école serait criminel. Cependant le gamin n'avait jamais prouvé que les lutins fussent réellement apprivoisés. Certes ils étaient notablement plus calmes que des lutins sauvages mais pas moins agités. La preuve résidait dans les cheveux de Potter que les lutins tressaient. Tressaient ?! Où des lutins pouvaient avoir appris à faire ça ? Severus Snape ne le savait pas mais c'était impressionnant.

- Monsieur Potter, susurra presque froidement Snape attendant l'agacement du susnommé.

- Professeur, s'enquit poliment Harry.

- Qui nous prouve que vos…joyeusetés…sont apprivoisées ? prononça cruellement le professeur voyant avec une immense satisfaction l'étudiant blêmir.

- NON ! hurla Harry.

En effet, les créatures tournaient un regard monstrueux vers professeur qui recula bien malgré lui.

- Professeur, vous ne devriez jamais insulter des lutins de Cournailles ! Les enfants, prouvez au professeur que vous savez vous tenir ! dit doucement Harry en s'adressant aux lutins qui croisèrent leurs petit bras en boudant, faisant ainsi rire certains étudiant de Poufsouffle sous les yeux émerveillés des Serdaigle.

Harry prit un pot vide sur le bureau et sourit aux lutins et aussitôt ils firent apparaître leurs petites ailes en dansant et ricanant dans un étrange ballet. Au bout d'un moment, le pot fut rempli sous les yeux écarquillés de Severus Snape.

- Et bien monsieur Potter vous avez mon accord ! lâcha-t-il piteusement.

- Merci professeur ! s'exclama Harry qui se retint de sauter de joie.

Sur ce il sortit de la salle avec sa cohue de lutins qui dansait autour de lui. Harry Riddle-Potter-Gaunt 1 - Severus Snape 0.

HP ~ PUF

La journée s'écoula rapidement et Harry se rendit à son cours de Divination qui avait été déplacé. Il y alla avec ses lutins sous les yeux ronds de sa maison. Le professeur salua sa classe et même chaque lutin. Au programme du jour, la lecture des feuilles de thé. Harry se mit seul sur une table où un Poufsouffle vint le rejoindre. Le professeur Trelawney donna les consignes et le cours commença. Tout se déroula bien jusqu'au moment où dans la tasse de thé d'Harry apparut une étrange tâche. Harry chercha la référence mais la hippie lui prit la tasse et hurla au meurtre.

- Mon pauvre enfant…s'écria la prof. Mon chéri… Vous avez le Sinistros ! Je le dis, je l'assure !

Aussitôt ce fut le capharnaüm pour savoir ce qu'était ce présage.

- « Chien fantôme géant ! Un des plus funestes présages ! C'est un présage de…mort ! » lut un des étudiants à toute la classe.

- Professeur ? appela Harry alors que ses lutins s'étaient dressés entre lui et les autres. Le Sinistros, serait-il un grand chien noir ?

- Oui mon petit, c'est cela même ! hurla le professeur de divination. L'avez-vous vu ? Etes-vous dans l'au-delà ?

- En effet professeur mais j'ai cru rêver sur le coup … avoua doucement Harry visiblement ébranlé par la nouvelle.

- Quand était-ce mon petit, dîtes le nous ! invita la prof complètement paniquée et absorbée.

- C'était ce week-end près quand j'étais dans le parc…

- Alors il ne vous reste que peu de temps mon enfant ! hurla la prof avant de mettre fin au cours.

HP ~ PUF

Harry se rendit dans la Grande Salle en compagnie de Neville, qui avait réussi à surmonter son traumatisme de l'an passé avec les lutins. Comme il s'en doutait Harry fut la risée de toute la Grande Salle où tout le monde pensait qu'il était attaqué par ces derniers. Harry ne s'arrêta donc pas à sa table et alla directement voir sa directrice de maison et le directeur afin d'obtenir leur approbation. Minerva Mc Gonagall fut émerveillée de la vision des lutins voletant autour d'Harry et le directeur fut ravi d'apprendre que l'école pourrait bénéficier de potions de meilleures qualités. Ils se tournèrent vers les autres directeurs de maison qui furent tour à tour enchantés de la proposition du jeune Potter. Seul le directeur de Serpentard, Severus Snape, n'avait pas encore émis son opinion. A cet instant Harry les bluffa tous en expliquant que le professeur de potions avait radieusement accepté. Ce fut le silence le plus exemplaire depuis la première année d'Harry.

- Et bien monsieur Potter, c'est décidé à l'unanimité ! Vos lutins peuvent rester avec vous tant qu'ils ne perturbent pas les cours ! rappela Minerva Mc Gonagall.

- Minerva, intervint le professeur Trelawney. Je les ai eu en cours et ils ont tous été très sages, « sage comme une image » comme disent les moldus.

- Voilà qui est PARFAIT ! s'exclama Poppy. Je pense que Monsieur Potter sera le plus à même de bénéficier de meilleures potions vu comme il atterrit dans mon antre chaque année !

Ce fut le départ des fous rires et chacun retourna à son occupation.

HP ~ PUF

A la fin de la journée, ils étaient tous rassemblés dans la Grande Salle pour faire leurs devoirs et discuter tranquillement. Soudain Seamus s'écria.

- Sirius Black a été vu près d'ici ! Il a été vu à Pré-au-Lard !

Aussitôt ce fut la débandade. Tout le monde courut pour lire la Gazette du Sorcier. En effet, il avait été vu en début de journée d'après les reporters du journal sorcier. Cela n'arrangeait rien étant donné que la première sortie à Pré-au-Lard de l'année aurait normalement lieu dans deux semaines.

Harry rangea ses affaires et partit voir Remus. Il trouva rapidement ce dernier dans ses appartements. Il entra lorsqu'il y fut invité et demanda à son parrain comment il se sentait.

- Remus, comment tu te sens ? demanda le jeune sorcier avec un sourire taquin.

- Étrangement très bien, répondit aimablement le lycanthrope.

- Après tout dans deux jours c'est la pleine lune et je sais que tu n'as pas pris la potion de Snape, se moqua gentiment Harry.

- Comment tu sais ça toi ? fit Remus choqué.

- Oh c'est simple ! ricana le plus jeune. Je sens très bien la présence de Lunard et je sais que ce n'est pas censé être comme ça vu le nom de cette potion.

- Tu es vraiment plus malin que ce que tu laisses penser, souffla le sorcier en riant à gorge déployée.

- Tu penses pouvoir m'entraîner au Patronus ou bien on reporte ?

- Je suis en pleine forme ! s'exclama l'adulte. Suis-moi louveteau !

S'en suivi alors de longues heures d'entrainements, d'évanouissement et de dégustation de chocolat.

HP ~ PUF

A Durmstrang, l'ambiance était toujours aussi chaleureuse entre les étudiants du quatuor. Poliakoff s'était inévitablement fait écarté du petit groupe, pour leur plus grande joie. Il avait bien tenté de retourner dans les bonnes grâces de Riddle Jr mais un simple regard noir de Krum l'avait vite dissuadé. Ce dernier était devenu extrêmement protecteur avec Salem et Sergei.

- Je te cherchais Riddle, intervint Moldova qui sortit ce cher Salem de ses pensées. Je voulais te parler depuis le retour des vacances.

- Des vacances ? reprit Salem avant de réaliser ! Par Balder, j'ai complètement zappé ton anniversaire ! Par l'enfer, je suis navré, sincèrement !

- Je sais que tu as eu beaucoup à faire, répondit simplement l'héritier Moldova avec un regard goguenard. Ne t'inquiète pas Sergei et Viktor t'ont excusé. De plus tu te serais ennuyé comme un rat mort. Mon père n'a rien trouvé de mieux à faire que d'inviter tout le gratin de la noblesse Slave.

- Beurk ! ricana Salem en exagérant une grimace de dégoût. D'ailleurs depuis quand tu les appelles par leur prénom.

- Depuis qu'ils m'ont autorisé à le faire, à moins que cela ne te dérange ? s'enquit rapidement l'héritier princier.

- Pas le moins du monde ! Ce qui me dérange c'est que tu aies prit autant de temps pour le faire ! taquina légèrement Salem.

- Donc cela ne te dérangerait pas que je t'appelle par ton prénom ? devina Moldova.

- Vladimir, Vladimir, ce que tu peux être lent dès que ça concerne les relations amicales, se moqua franchement Salem. Ça fait bien sept ans qu'on traîne ensemble continuellement. Evidemment que ça ne me dérange pas !

- Et si c'est Poliakoff qui le fait ? taquina Vladimir.

- Je lui arrache simplement la tête ! Tu vois il n'y a aucun problème, avoua avec légèreté Salem. Ceci dit je suis sûr que ce n'est pas la raison pour laquelle tu as tenu à me parler à l'écart.

En effet, les garçons s'étaient tous deux éloignés du reste des étudiants, bien que Sergei jetât de fréquents coups d'œil dans leur direction.

- Toujours aussi calculateur mon cher, complimenta Vladimir. Tu as raison, le fait est que je n'ai pas besoin que l'on nous entende avec ou sans charme d'intimité.

- Oh tu m'intéresses ! s'extasia Salem.

- Il y a quelque chose qui a changé chez toi, et ce depuis ton retour des vacances, spécula Moldova. Bien que beaucoup de personnes l'aient remarquées personne n'arrivent à mettre le doigt dessus. Je sais que ta puissance à tripler, je peux le sentir rien qu'à l'effet de ta magie. Bref, ça je m'en fiche, très honnêtement ! Ce qui m'intéresse en revanche est en rapport avec le courrier que vous recevez tous les trois, quasiment chaque jour. Ou du moins son émetteur.

A ce stade de la conversation, Salem était devenu glacial et une sorte d'aura sombre émanait de lui. Elle n'était pas visible pour les sorciers mais Vladimir Moldova n'avait aucun mal à la percevoir.

- Salem, souffla Vladimir. Tu sais que je suis un sorcier de la haute noblesse et que ma famille est à l'origine de la Principauté de Moldavie.

- Effectivement, répondit Salem, plus froidement qu'il ne l'aurait souhaité.

- Salem, soupira de nouveau Vladimir. Je ne suis pas un danger pour cette personne, bien au contraire. Ecoute, j'ai du sang vampirique en moi, avisant les sourcils froncés de Riddle Jr, il continua. Oui, bon d'accord ! Je suis un putain de vampire de sang noble, et non je ne veux pas saigner la personne à qui appartient l'odeur sur toi. C'est simplement que justement cette odeur m'apaise. Vous avez une odeur très similaire donc j'imagine que vous êtes apparenté au premier degré. C'est juste…je ne comprends pas. Ça n'a rien à voir avec un quelconque calice potentiel, c'est simplement comme avec les licornes, tu les vois, tu ne peux pas t'empêcher de les admirer et ça t'apaise.

- Oh je comprends mieux ! se calma immédiatement Salem. Mon frère fait cet effet à toutes les créatures d'après ce que je sais. Cependant je croyais que ça avait un rapport avec son don et non avec son odeur. Allons voir les deux autres avant qu'ils ne veuillent te tuer.

- Ton frère ? Tu as un frère ? Comment ça son don ? lâcha d'une traite Vladimir complètement soufflé. Quels rapports ont-ils avec ton frère ?

- Mon frère possède un don très spécial appelé Animal Communio, commença Salem. Et Viktor est son fournisseur d'ouvrages alors que je suis leur directeur de recherches ricana Salem. Quant à Sergei, il te tuerait… ou du moins tenterait, s'il te voyait ne serait-ce que t'intéresser à mon frère sans qu'il n'en connaisse la raison.

- Eh bien, eh bien, ton frère m'a l'air sacrément bien entouré, ricana le prince vampire.

- Tu n'imagines même pas à quel point, sourit mystérieusement Salem.

Et effectivement, Sergei n'avait vraiment pas bien pris l'intérêt de Vladimir pour Harry. Viktor lui s'était contenté d'observer la scène. Il était plaisant de voir Sergei malmener un vampire aussi bien physiquement qu'en parole. Une fois calmée de son fou rire, Viktor écouta attentivement l'explication du quatrième larron et partit à la bibliothèque.

On ne le revit qu'au moment du dîner où il expliqua ses trouvailles. La réponse résidait en Fumseck, le phénix d'Harry. Selon ses recherches, seul un phénix lié magiquement à son propriétaire et dont celui-ci avait reçu les larmes ou autres charmes de l'oiseau chanteur pouvait apaiser les créatures magiques. Cependant, couplé à l'Animal Communio, Harry devenait une sorte de créature à part, capable de calmer mais également de contrôler n'importe quelle créature magique. Salem soupira lourdement, Harry n'allait vraiment pas apprécier la nouvelle, quoique... Cependant, quelque chose lui posait problème avec l'explication de Viktor. Une fois de plus ce fut Sergei qui souleva le problème.

Si Harry possédait le pouvoir de calmer et d'apaiser les créatures magiques pourquoi les détraqueurs s'étaient-ils permit de l'attaquer. La réponse vint de Vladimir cette fois. Les détraqueurs n'étaient pas nés en tant que créatures magiques animales mais étaient le résultat d'expérimentations.

Salem écoutait attentivement mais il s'inquiétait malgré tout pour Harry. Ce dernier lui avait aussi raconté les derniers événements de Poudlard. Néanmoins Fumseck lui avait rendu une petite visite en fin de semaine et il n'avait pas eut le cœur de la conter à Harry. Il lui avait seulement demandé de ne plus rester seul.

#Flashback

Dumbledore était dans son bureau, il était intrigué et avait un mauvais pressentiment. Le jeune Potter venait de recevoir une beuglante de sa tante moldue. La beuglante en elle-même avait été parfaite. La tante avait engueulé le gamin comme un déchet. Cependant ce qui l'inquiétait c'était l'utilisation de la beuglante. Il faisait les cent pas dans son bureau en se parlant à lui-même.

- Comment une foutue moldue a pu mettre la main sur une beuglante ! tonna le vieux sorcier. Elle devrait haïr la magie ! Ou du moins son usage… Quoique si c'est pour montrer au gamin qu'elle n'a pas peur de lui, ni de l'humilier c'est parfaitement compréhensible ! Cependant comment a-t-elle fait pour mettre la main sur un objet magique ?

Fumseck regardait le sorcier avec un air affectueux. Cependant au fond de lui, plus que la rage, c'était l'inquiétude qui le rongeait. Dumbledore n'était pas un idiot et il fallait qu'il trouve un moyen de compromettre sa réflexion. Fumseck regarda le vieil homme qui bougonnait dans sa barbe et poussa un léger trémolo. Aussitôt le sorcier porta son attention sur le phénix. Fumseck s'envola et attrapa le livret de toutes les sanctions et le fit tomber devant Albus. Le vieil homme jeta un regard perplexe au phénix qui roula des yeux et finalement il comprit.

- La punition de Potter l'année dernière ! s'exclama Dumbledore. Fumseck c'est toi qui as glissé la beuglante dans le courrier pour les relatifs de Potter ?!

Le phénix gonfla son plumage dans une imitation d'un torse gonflé. Albus explosa d'un rire sadique.

- Tu es absolument génial Fumseck ! s'écria l'homme. Avec une beuglante comme celle qu'il a reçue, je comprends mieux qu'il déprime et qu'il travaille davantage en potion. Ce qu'il nous faut c'est sa confiance ! Une fois que nous l'aurons totalement, nous pourrons mettre la main sur la fortune Potter. De toute façon, avec la magie de Voldemort au fond de lui, il n'a aucune chance de vivre longtemps. Entre le traitement des Dursley, la magie de Voldemort qui doit ronger la sienne et puis toutes les épreuves qu'on lui prépare chaque année, je ne lui donne pas jusqu'à sa cinquième année pour y passer ! rit méchamment le Chef de la Lumière.

Fumseck chanta un petit air joyeux. En réalité, il se moquait éperdument du vieil homme. La magie d'Harry n'avait jamais été rongée par celle de Voldemort, bien au contraire. Mais après tout, tout ce que le vieux ne savait pas ne pouvait pas faire de mal à Harry.

- En parlant des soins à apporter à Harry, je le trouve un peu trop épanoui cette année, je le ferai rentrer chez sa famille pour les fêtes de fin d'année. Il faut absolument que les Dursley mettent les bouchées doubles pour qu'il me revienne brisé. Je ne peux pas lui permettre de recevoir aussi souvent du courrier… Il va falloir trouver une bonne raison pour savoir de qui vient son foutu courrier à ce foutu gamin ! tonna Dumbledore. Je demanderais à Severus de s'en occuper. De plus, Remus sous ma coupe ne pourra qu'emmener Harry à croire que c'est pour son propre bien. Après tout c'est pour le plus grand bien que je le fais ! ricana méchamment l'homme âgé. Fumseck va apporter cette missive à Severus et profite pour faire en sorte de rendre visite à Harry pour moi ! souffla le vieux fou au phénix. Qu'il pense que je veille sur lui sera un point en plus pour nous. Il me faut absolument ce foutu gamin. Je rendrai visite à ce très cher Gripseck pendant les vacances pour connaître l'estimation exacte de la fortune des Potter. Normalement cela aurait dû être à moi ! Je n'ai pas fait tout ça pour qu'un stupide gamin détruise ma précieuse création…

Le vieil homme fit les cent pas dans le bureau et fit volte face devant l'oiseau vermeil.

- Fumseck tu te rends compte que ce morveux en couche culotte a détruit mon précieux Voldemort. Je n'ai pas passé autant de temps à pousser ce pauvre Tom vers les ténèbres pour rien. J'aurais dû être celui qui l'aurait mis à bat et toute la gloire aurait été à moi ! Non il a fallu que Lily Potter s'en mêle. Potter et sa sang de bourbe de mère qui le protège ! Foutue née moldue ! hurla le vieil homme. Bon ben ça met un peu de piment dans la vie, soupira l'homme en enfournant un bonbon au citron dans sa bouche.

Il gémit de façon salace et remit la missive à Fumseck qui partit horriblement furieux et profondément dégoûté.

Flashback#

- Salem ! Salem ! Par Balder, Salem je te parle ! s'énerva Vladimir. Les gars je peux lui jeter un sort ?

- Essaie et je te lance un maléfice en création, intervint froidement Viktor.

- Toujours aussi protecteur, Krum ! se moqua le vampire.

- Qu'est-ce qu'il y a dedans Salem ? demanda calmement Sergei en tapotant la tête du susnommé.

- Des ennuis et des embrouilles, je vais devoir m'absenter à la fin du mois…répondit d'une voix lointaine le jeune Riddle Jr.

- Tu ne nous fais pas confiance, c'est ça ? répondit narquoisement Vladimir.

- Prends le comme tu veux mais tu es le seul en qui je n'ai pas confiance ici, cingla Salem. Je remettrai ma vie sans hésiter dans leur main, alors ne te permet pas de les insulter !

La réplique avait gelé sur place le prince héritier. Sergei et Viktor n'avaient pas réagi, trop abasourdis par la phrase de Salem. Ce dernier n'était pas une personne à parler aussi librement de confiance. Pourtant une fois de plus, il venait de les souffler.

Salem ferma brièvement les yeux, il venait de blesser un ami et il en était conscient. Il s'inquiétait tellement pour Harry qu'il en devenait fou. Il n'avait jamais eu à s'inquiéter pour qui que ce soit auparavant. C'était quelque chose de nouveau pour lui, peut-être trop et il ne savait plus trop comment gérer. Il avait appris qu'un vieux fou avait détruit son père pour la gloire et avait par la même détruit la vie de son, maintenant, petit frère pour une fortune qu'il convoitait. L'aîné des frères réfléchit à sa situation et prit une profonde inspiration. Quand Salem ouvrit les yeux, il fit quelque chose que personne n'aurait crû. Il prit la main de Vladimir dans les siennes et s'excusa platement. Il lui raconta les événements des vacances, puis leur conta la visite de l'oiseau vermeil, les actions du vieux fou et bien entendu ses fichus plans. Les trois garçons étaient soufflés par tant de cruauté sous couvert de lumière. Ce jour là Vladimir Moldova apprit la vérité sur Salem Alarick Riddle-Potter-Gaunt, fils de Lord Voldemort.

A la fin de l'explication, Vladimir regarda Salem dans les yeux, cherchant comme à sonder son âme. Au bout d'un moment, il prit une profonde inspiration et sourit. Ses yeux avaient prit une couleur et une profondeur abyssales. Il posa sa main sur celle de Salem et posa un genou à terre toujours en gardant le contact visuel. Il s'écorcha le poignet et laissa son sang couler sur la main de Salem qui avait les yeux écarquillés. Ce dernier venait de comprendre que Vladimir Moldova, prince héritier de la principauté de Moldavie, effectuait un rituel de sang. Lequel ? Il ne savait pas mais les rituels de sang comptaient parmi les rituels les plus puissants et les plus dangereux du monde magique.

- Moi, Vladimir Aleksandr Maximilian Pavel Moldova, prince héritier de la couronne de Moldavie, te jure, par mon sang et ma magie, amitié, protection, soutien et loyauté à toi Salem Alarick Riddle-Potter-Gaunt, chef des maisons Riddle, Gaunt, Potter, Serpentard et Gryffondor, ainsi qu'à ton jeune frère Harry James Riddle-Potter-Gaunt, qui possède les mêmes titres que toi. Que le sang de vos ennemis coule pour l'éternité ! s'éleva la voix de Vladimir.

Salem ne savait que dire, il était tellement ébranlé que son masque impassible avait volé en éclats. Pour lui, le fils de celui qui mit le monde sorcier à genoux par la force, l'un des princes sorciers les plus puissants du monde magique venait de faire de lui son suzerain de sa propre volonté. C'était un instant solennel et sa magie se gonfla d'une étrange chaleur.

- Je ne peux qu'accepter le serment d'un ami ! répondit solennellement Salem.

Aussitôt le sang qui coulait se rassembla en une étrange boule dorée. De cette boule, trois fils d'argent et d'or sortirent et s'évanouirent dans la nature. Salem semblait être le seul à pouvoir les voir et c'était le cas.

- Qu'est-ce que c'était ? demanda Sergei.

- Le rituel de sang de la principauté de Moldavie, souffla Salem, toujours sous le choc.

- En effet, répondit Vladimir avant de continuer en voyant leur expression. La Moldavie est une principauté. Cependant il n'appartient qu'au prince des vampires de choisir son Roi et plutôt ses Rois, dans mon cas.

- Wow, tu veux dire que tu viens de faire des frangins tes suzerains ? souffla Viktor.

- C'est le cas, Viktor, dit calmement Salem en fermant les yeux. D'ailleurs, je peux voir la magie de Vladimir se mêler à la toile magique d'Harry. Ce petit bout de chou possède une toile merveilleuse !

- Comment ?! cria de stupeur Vladimir. Tu peux vraiment voir les interactions magiques ?

- Bah oui, il ne te l'as pas dit ? fit Sergei qui avait retrouvé sa nonchalance. Et puis maintenant il est même le plus jeune Maître de magie des Liens et de magie de transfert d'âme. Oui bon c'est sûr que c'est long, d'ailleurs Krumy a trouvé un nouveau nom pour son statut, Maître en Connexion Astrale !

- C'est cool, non ? fit fièrement Viktor.

- Krum-Krum ! Je t'adore je te l'ai déjà dit ça ? fit Salem en lui tirant la langue. Bon maintenant il va falloir que je trouve un plan pour que Dumby au citron ne s'approche pas de notre chère tante…

- Dumby au citron…fit pensivement Sergei. C'est du même genre que Charlotte aux fraises.

Tout le petit monde explosa de rire. Il fut décidé que Salem prenne le week-end de son anniversaire pour se rendre chez sa tante avec un maître gobelin tout désigné afin de poser des protections tout autour de la maison. Il prit donc l'initiative de contacter son parrain et de s'organiser avec lui.

HP ~ PUF

Les deux semaines qui suivirent furent assez mouvementées pour les garçons. Du côté de Poudlard, entre les cours et les lutins, Harry s'était énormément rapproché des jumeaux Weasley. Il les avait toujours beaucoup aimés. Ils semblaient être les seuls à voir le véritable Harry. Peut-être était-ce dû au fait qu'ils étaient jumeaux et que personne ne semblait pouvoir les voir réellement non plus, pas même leur propre mère. Étrangement leur père y arrivait naturellement mais afin de ne pas s'attirer les foudres de sa épouse, il faisait semblant de les confondre, les blessant un peu plus encore. De ce fait, ils s'étaient naturellement autoproclamés « Gardien d'Harry ». Les professeurs semblaient mitigés quant à cette nouvelle alliance. Dumbledore attendait avec impatience le moindre faux pas d'Harry pour pouvoir le sanctionner et s'informer de la provenance de son courrier. Harry n'était pas dupe mais ne laissait rien paraître. Il était toujours aussi poli avec tout le monde et ignorait les insultes de Malfoy et de ses sbires.

Severus Snape, de son côté, ne savait plus sur quel pied danser avec le jeune Potter. Il avait bien remarqué que ce dernier tenait plus de sa douce amie, Lily, que de son stupide arrogant de père, James Potter. Il en était venu à croire qu'il n'avait pas remarqué le véritable visage de l'enfant à cause de l'influence néfaste du dernier Weasley. Il voulait mettre les choses au clair avec Potter fils, mais maintenant l'enfant n'avait aucune raison d'être puni ou dérangé. Ses potions étaient pour le moins parfaite et quand il n'était pas à la bibliothèque, il était accompagné des terreurs Weasley, de l'héritier Londubat et de la jeune Lovegood qui semblaient parfaitement s'entendre avec les lutins… Les lutins, encore un surprise incroyable pour le professeur de potions. Ils n'obéissaient qu'à Potter mais se tenaient correctement. Ce simple fait faisait que le gamin avait l'admiration de ce roublard d'Hagrid et des autres personnes en charge des créatures de l'école. En parlant de créature, Severus se rappela que Lupin avait l'air d'être en meilleure forme chaque jour.

Il soupira de lassitude et reprit la correction des parchemins des troisièmes années. Il se surprenait à avoir hâte de tomber sur le rouleau de Potter. Non pas pour lui mettre un troll mais pour découvrir l'étendue des connaissances du gamin. Depuis le début des cours, non seulement ses devoirs étaient parfaits mais en plus. Le gamin semblait posséder une connaissance incroyable sur des effets que peu de personnes pourraient connaître sans avoir étudié les potions à très haut niveau. Il n'avait donc plus le cœur à le noter injustement. En cours, le gamin Potter ne participait que lorsqu'il y était forcé mais ses parchemins étaient devenus de précieuses sources de bonne humeur pour le professeur. « Tout cela est de la faute de cette foutue Pétunia », songea Severus. Elle lui avait fait se rappeler que Lily était une perle en potions, mais surtout la mère de l'enfant. Il se souvint soudain du rituel de fraternité qu'ils avaient effectué en troisième année. Il n'y avait plus repensé depuis bien des années déjà, alors pourquoi y repenser tout à coup. Il avait subitement l'impression d'avoir trahi la mémoire de Lily pendant tout ce temps.

Si Severus s'était retourné, il aurait pu remarquer une étrange silhouette fantomatique, aux longs cheveux roux et au regard émeraude, penchée au dessus de lui avec un étrange sourire satisfait. Cette vision l'aurait sans aucun doute figé mais au moins, il l'aurait vu.

HP ~ PUF

Harry était assis dans la salle commune de Gryffondor et lisait un des livres que lui avaient envoyé Sergei et Viktor. Il était en train de repenser au nouveau membre que son frère lui avait présenté, Vladimir Moldova, quand une ombre obstrua son champ de vision. Il leva les yeux et vit qu'il s'agissait de la dernière des Weasley. Un lourd soupir mental le fit froncer les sourcils.

- Je peux t'aider peut-être…lâcha-t-il faiblement.

- Oui, je me demandais pourquoi tu n'adressais plus la parole à Ron, minauda-t-elle.

- Et je ne te répondrai pas, lui répondit-il sur le même ton. Autre chose peut-être ?

- Je me demandais ce que tu allais faire ce week-end vu que tu ne pourras pas aller à la sortie à Pré-au-Lard ? reprit-elle en confiance.

- Je serai en charmante compagnie avec mes lutins ! s'exclama-t-il enjoué. Tu as d'autres questions dont ton frère a besoin de réponses ou bien ce sera tout ?

- Euh, non c'est moi qui voulais le savoir, je me suis dit que ce serait sympa qu'on puisse passer du temps ensemble de temps en temps, vu que tu t'entends bien avec les jumeaux et que maman t'apprécie beaucoup ! expliqua-t-elle d'une traite.

- C'est vraiment charmant mais regrettable, souffla Harry avant de reprendre. Comme tu l'as dit je m'entends bien avec LES JUMEAUX. Je pense que c'est très bien comme ça Ginny…

- Oh…Euh… Oui je comprends, fit-elle piteusement. Et bien je vais y aller et te laisser à ta lecture…

- Oui fais donc, lâcha Harry agacé.

Plus aucun bruit ne se faisait entendre dans la salle commune. Harry était conscient de l'attention que lui portait les membres de sa maison. Agacé, il siffla doucement. Aussitôt des ricanements se firent entendre et on vit une douzaine de lutins voletant en direction d'Harry. Ce dernier leur sourit doucement en les regardant s'approcher. Ils volaient dans tous les sens en faisant n'importe quoi. Harry les aimait énormément et c'était réciproque. Ils se stoppèrent en regardant tout le monde et s'enfuirent dans les dortoirs. Ils revinrent quelques secondes plus tard en amenant les jumeaux. Ils larguèrent leur charge aux côtés d'Harry qui soupira de contentement. Avec les jumeaux il se savait tranquille. Neville apparut à ce moment là.

- Harry, tu ne saurais pas où je peux trouver du sable de désert pour une Camélia Agaterus ? demanda Neville.

- Euh c'est toi le spécialiste des plantes, pas moi, Nev, ricana Harry.

- Oui mais je ne sais pas où en trouver ! pleurnicha faussement ce dernier.

- Ça ne marche pas avec moi ! rit franchement Harry. Et puis tu es un sorcier, tu n'as qu'à en faire apparaître.

- Pourquoi je n'y avais pas pensé, c'était pourtant évident ! s'exclama Neville faisant rire les jumeaux.

- Si tu veux…

- …on peut te donner…

- …un coup de main…

- …pour les recherches, finirent en chœur les jumeaux.

- Et bien moi je vais me coucher, les amis, je vous souhaite une bonne nuit ! s'amusa Harry en se levant.

- Ne vous couchez pas trop tard ! s'exclama une voix trop docte derrière eux. Vous devriez prendre exemple sur Harry !

Derrière eux se tenait, Hermione Granger. Harry passa devant elle, l'ignorant royalement. Il grimpa dans son dortoir, se changea et fila dans son lit qu'il bombarda de sorts après avoir fait de même avec sa malle. Il avait déjà surpris Ronald à essayer de l'ouvrir. Il n'avait pas prévu de le laisser retenter l'expérience. Il avait ajouté de nombreux sorts punitifs qui faisaient la fierté de Salem. Il sortit son miroir et contacta son aîné.

- Harfang à Serpentaire ! appela-t-il.

- Serpentaire à Harfang ! ricana Salem. Salut petit bonhomme ! Comment a été ta journée ?

- Calme, enfin, autant que faire se peut ! Bon allez, tu me caches un truc et c'est pas cool ! coupa soudain Harry en avisant le regard de Salem. Tes petits yeux me disent que tu es inquiet et que tu ne veux pas me le dire mais ça te tue de me cacher des choses !

- Pourquoi es-tu aussi attentif ? se plaignit l'aîné.

- Parce que j'ai un grand frère exceptionnel et que sa magie est tourmentée depuis quelques temps déjà ! minauda Harry. Allez accouche ! finit-il en riant.

- Bon, bon, tu as gagné ! Mais ça ne va pas te plaire ! grimaça Salem.

- Bien sûr que je ne vais pas aimer sinon tu me l'aurais déjà dit ! fit fièrement Harry.

- Harfang marque un point ! s'exclama une voix derrière Salem.

- Et mais c'est Faucon ! s'exclama Harry. Salut Faucon !

- Bonjour petit Harfang ! salua Sergei. Ecoute bien ce que va te dire Serpentaire, c'est très important.

Salem raconta donc à Harry, la visite de Fumseck et les propos qui lui avaient été rapportés. Harry écouta attentivement Salem. Ce dernier lui expliqua qu'il avait rendu visite à Durkil puis à leur tante. Les gobelins avaient fait un travail incroyable afin de protéger la maison. Histoire de rassurer Harry, il lui proposa de rendre visite à Pétunia à la première occasion. Harry accepta immédiatement. Le lendemain serait l'anniversaire de Salem mais également le jour de la première sortie à Pré-au-Lard. Soudain une idée démoniaque germa dans l'esprit d'Harry et à en croire le sourire d'excitation de Salem, ce dernier avait hâte d'en connaître les tenants et aboutissants.

- Salem…commença doucement Harry, il me semble que c'est demain que tu rencontres Lady Malfoy…

- En effet, mon cœur ! répondit mystérieusement Salem. Dis-moi tout !

- Tu sais que demain, c'est aussi la première sortie de l'année ! continua Harry en pleine réflexion. Je crois que j'ai, soudain, très envie de m'y rendre. Malheureusement, j'ai omis, par un malheureux hasard de te donner mon autorisation à signer. Je me demandais si tu accepterais de venir récupérer ton petit frère pour le week-end de ton anniversaire. Après tout c'est un événement important ! Tu as fêté mon premier anniversaire, ce serait un sacrilège de ne pas être avec toi le jour de ton anniversaire ! s'offusqua Harry.

- Ce serait tout bonnement inacceptable et même abominable ! s'énerva faussement Salem. J'espère que tu n'auras pas préparé tes affaires pour dix heures. Cependant je tiens à avoir mon trésor avec moi pour mon anniversaire ! Aucune loi n'empêche un chef de famille de venir récupérer son merveilleux petit frère adoré, sans informer à l'avance ! ricana Salem. Dis-moi bonhomme, ça ne te dérange pas que je fasse une entrée magistrale ?

Cette fois-ci Harry explosa d'un formidable fou rire ! Il en avait les larmes aux yeux, yeux qui pétillaient de malice et de joie pour la plus grande joie du grand frère.

- Je ne te l'aurais pas proposé si une entrée « magistrale » m'avait dérangé ! prononça difficilement Harry. Tu sais quoi ? J'ai mieux !

- Oh ! mais que tu m'intéresses petit lutin ! Je suis tout ouï ! s'extasia Salem.

- Epate-moi ! Je te laisse carte blanche ! défia Harry.

Salem poussa un hurlement de victoire sous les yeux incrédules de Sergei et choqués de Viktor. Certes ils découvraient, chaque jour, un peu plus, ce nouveau Salem mais là il était dans un état d'excitation incroyable. Il sautait sur son lit tant et si bien qu'il envoya le miroir à Viktor. Ses réflexes d'attrapeur lui permirent de réceptionner le miroir sans effort. Il regarda Harry totalement incrédule.

- Quand on se rencontrera, je m'inclinerai véritablement devant toi ! se moqua l'attrapeur bulgare. Tu es juste exceptionnel ! explosa de rire Viktor. Personne ne peut se vanter de changer l'humeur de ton frère aussi facilement.

- C'est dans le sang, je crois bien parce que c'est un truc complètement réciproque ! fit Harry plus calmement. D'ailleurs je vais te confier une mission magique, Aiglon.

- Je t'écoute Harfang, conspira Viktor.

- Souhaite-lui un Joyeux Anniversaire et dis-lui de jouer avec le serpent noir d'encre ! ricana le plus jeune. Il est minuit chez vous !

Viktor fit ce qui lui avait été demandé sans se poser de question, et aussitôt Salem se figea. Il resta quelques secondes à dévisager Viktor incrédule. Soudainement il se jeta sur Viktor en lui disant qu'il l'adorait. Viktor explosa de rire, un rire profond qui sortait de ses entrailles. C'était un rire comme personne ne lui connaissait. Viktor bénit Harry et ses missions ainsi que les réactions de Salem. Sergei était resté assis sur son lit à les regarder en souriant. Il tourna la tête et découvrit Vladimir installé posément à côté de lui. Il n'en fit pas cas. Depuis qu'il savait que ce dernier était un vampire, il comprenait mieux son incroyable force et surtout sa froideur apparente. Il s'était toujours interrogé sur la raison de son étrange calme. Même lui, qui était issu d'une famille de tueurs, faisait parfois plus preuve d'humanité que le vampire princier. Honnêtement, il s'en fichait, Vladimir était un membre de leur étrange famille et c'était tout ce qui lui importait.

HP ~ PUF

Salem avait débarqué dans les appartements de Regulus depuis une dizaine de minutes. Il avait emmené avec lui ses trois comparses pour la plus grande joie de Regulus qui trouvait ces étudiants-ci particulièrement agréables.

- Parrain, amour de ma vie, illustre gardien de mon harmonie et de ma folie, je viens réclamer tes faveurs, ô puissant seigneur ! fit théâtralement Salem.

Regulus le regarda d'un air goguenard. Salem et ses comédies, quand il s'y mettait, étaient absolument hilarants.

- Parle, fils, je t'écoute ! lui répondit aussi théâtralement son oncle.

- Je ne te demanderai pas ta main, je n'en ai pas le droit… commença l'aîné de la fratrie Riddle-Potter-Gaunt. Voilà pourquoi je prendrai le bras ! ricana-t-il.

- Accordé ! s'exclama l'oncle Lus en dévoilant une marque des ténèbres quasiment blafarde.

Salem prit le bras de Regulus Black et y posa doucement sa main chargée de magie. Il laissa sa magie lui montrer l'immense toile où chaque nœud représentait un mangemort marqué. Il ricana sombrement faisant sourire toutes les personnes réunies. Il envoya une puissante décharge de magie à travers la marque, prenant grand soin de ne pas blesser son parrain.

- Bonjour à toutes, Bonsoir à tous ! Je suis Salem, votre prince adoré, fils de Votre Seigneur sombre ! Mes chers petits poussins ! Mes si délicieux mangemorts ! Comme vous devez vous en rappeler maintenant vous savez que je suis l'héritier de Voldemort et par cela j'attends de vous une totale allégeance. J'attendrai votre serment d'allégeance via votre marque. « Je jure obéissance à Salem Riddle-Gaunt ! » Je veux ce serment dans les dix minutes sinon vous connaîtrez la douceur de ma colère ! termina Salem.

Il regarda son parrain qui souriait béatement et embrassa sa marque.

- Dois-je porter allégeance à mon Prince ? demanda Regulus.

- Quel enfant demanderait à son père de lui prêter allégeance ? ricana Salem. D'ici dix minutes ta magie devrait commencer à augmenter légèrement.

- Quoi ?! firent tous les présents.

- Oh ben c'est simple, Oncle Lus est celui qui m'a élevé depuis ma naissance avec mon autre parrain Durkil. Il s'est fait passé pour mort pour se dévouer totalement à mon éducation. Il m'a apporté tout ce que je n'aurais jamais put espérer et puis en plus, il a supporté ma folie depuis que je sais parler. C'est un juste paiement. Ne t'inquiète pas pour ta magie, elle va seulement se nourrir de ce qu'elle va recevoir, tu n'obtiendras pas la leur. Ta magie va juste grandir ! s'écria Salem.

Il prit une tasse de thé avant de s'assoir calmement au côté de Vladimir. Personne n'aurait pu deviner que Salem venait de faire un coup de folie deux secondes plus tôt. Il releva la tête et dévisagea tout le monde avec son masque impassible bien en place.

- Un souci, peut-être ? demanda-t-il comme si de rien n'était.

- Euh… commença intelligemment Sergei.

- Tu sais, des fois… continua Viktor.

- Tu peux vraiment paraître… ajouta Vladimir.

- Comment dire… firent les trois étudiants.

- Complètement cinglé ! termina Regulus en partant dans un fou rire, entraînant ainsi tout le monde.

Une dizaine de minutes plus tard, Salem jubilait. Il avait reçu le serment de pratiquement tous les mangemorts. Il y avait deux nœuds très proches du centre de la toile qu'il n'arrivait pas à atteindre mais aucune importance. Il avait reçu ce qu'il voulait, la magie de Regulus avait considérablement augmenté sans pour autant être dangereuse.

Les trois étudiants observaient Salem avec fascination. Il ne s'en rendait pas spécialement compte mais quand il était concentré sur une tâche, il dégageait un charisme monstrueux, pire encore que lorsqu'il revêtait son masque de Sang-Pur. Il était déjà paré d'une beauté incroyable mais en cet instant il donnait envie de se prosterner. Et pourtant c'était le genre de choses qu'il exécrait. Il n'y avait que ceux qui lui avaient porté atteinte qui devaient se morfondre à ses pieds selon lui. Quand Salem finit sa tâche, il vint enlacer ses trois amis et les remercia de leur présence et de le supporter, le tout avec un regard goguenard.

HP ~ PUF

Le lendemain matin à Poudlard, Harry prenait son petit déjeuner. Cependant ce matin il ne reçu qu'une lettre de Snow. Il répondit brièvement et remit sa missive à la chouette de sa tante. Alors que tout le monde spéculait sur l'absence de courrier du jeune Potter, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent en grand. A l'entrée de la Grande Salle se tenait un magnifique jeune homme d'une beauté à couper le souffle. Il était grand avec une magnifique chevelure couleur châtaigne aux mèches ébène qui ondulait, encadrant un visage royale où pétillaient de magnifiques yeux vert forêt. Son port altier et la richesse de sa robe sorcière démontrait son rang. Il observa le contenue de la Grande Salle avec un reniflement de dédain qui ferait pâlir de jalousie même le plus grand des Malfoy. Il pénétra dans les lieux et se dirigea vers la table des professeurs et s'arrêta au niveau de Harry et le dévisagea comme s'il le voyait pour la première fois. Harry hurlait de rire intérieurement. Derrière le magnifique jeune homme sept gobelins apparurent et Harry reconnut immédiatement Durkil qui se tenait en tête, suivit de Kyrkil qui avançait en rang avec les cinq autres. Un bref sourire éclaira le visage de Salem et il prit la parole.

- Monsieur Potter, salua Salem poliment.

- Monsieur Potter, salua Harry en inclinant la tête.

Ce fut le coup de grâce pour les étudiants ! Le magnifique jeune homme était donc de la famille du survivant. C'en fut trop et Albus Dumbledore se leva afin de saluer le jeune homme.

- Bien le bonjour Monsieur… Dumbledore fit une pause attendant que le jeune homme se présente.

- Salem Alarick Ori Riddle-Potter-Gaunt ! se clama Salem d'une voix forte. Je suis venu chercher mon petit frère Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt !

Salem ne rata pas le regard tremblant de Severus Snape et sourit presque méchamment. Il dévisagea tour à tour les professeurs présents et reconnu le professeur Mc Gonagall, Hagrid, le professeur Trelawney, Remus Lupin, le professeur Chourave ainsi que le professeur Filius grâce aux descriptions faites par Harry.

- Comme je le disais, je suis venu chercher mon jeune frère pour une des raisons qui, vous en conviendrez, ne concerne que notre famille ! reprit Salem.

- Je suis désolé mais je ne pense pas que cela soit possible ! lâcha d'une voix polaire Albus Dumbledore.

- Oh ! Vraiment ? susurra Salem. Et pourrais-je en connaître la raison, Monsieur ? Que je sache, vous n'êtes que son directeur d'école et en aucun cas, notre parent ou même son gardien !

Voyant Dumbledore blêmir de rage ou autre, il se tourna vers les gobelins présents et fit signe d'approcher. Il récupéra une lettre aux armoiries de Gringotts et la remit au vieux directeur. Une fois fait, il ignora tout le monde et avança vers Harry. Ce fut ce moment que choisit Duncan pour faire son entrée. Il vola directement vers Harry, suivi d'Hedwige qui vint se percher sur l'épaule de Salem.

- Harry, mon ange, as-tu fini de déjeuner, demanda Salem d'une voix aimante.

- Malheureusement comme tu peux le voir, je n'ai pas encore fini mon petit-déjeuner ! s'excusa Harry avec un fin sourire qui ferait fondre n'importe quel cœur.

- Prends ton temps mon trésor, j'en profiterai pour m'entretenir avec tes professeurs ! lui sourit alors Salem. Bon appétit mon ange ! lâcha-t-il avec un fin sourire.

Harry ressentit une étrange présence et tourna la tête vers la porte de la Grande Salle. Il vit avec effarement Vladimir qui tenait sa malle avant de la rétrécir. Ce dernier s'avança vers eux et se stoppa face à Harry et s'inclina. Harry lui sourit doucement.

- Bonjour Vlad, ça fait plaisir de te revoir ! s'exclama Harry.

- Bonjour petit Harry, c'est toujours une joie de te voir, sourit chaleureusement Vladimir.

Se tournant vers Salem, il lui remit la valise et retourna aux côtés d'Harry. La Grande Salle était complètement figée. Le second sorcier qui était apparu était d'une beauté froide et ténébreuse. Pourtant il avait souri chaleureusement à Potter.

Albus Dumbledore tenait des deux mains, la lettre de Gringotts qui lui informait que Salem Alarick Ori Riddle-Potter-Gaunt était bel et bien le frère de sang, tuteur et gardien magique d'Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt. Il n'avait plus le moindre droit sur le gamin ! Il n'avait plus la moindre autorité sur l'enfant ! Cette pensée le faisait blêmir. Il sentait l'or des Potter lui échapper et décida de faire des recherches sur cet homme. Son nom ne lui disait pourtant rien. Il observa Harry d'un œil sévère. Il ressentait une haine viscérale pour le morveux. Soudain il sentit son sang se geler dans son corps. Cherchant la source de son mal-être, il le trouva dans un regard noir, presque abyssal. Il se laissa tomber sur son siège. Ses mains tremblaient comme s'il était face à la mort elle-même.

Une voix claqua soudainement dans le calme de la Grande Salle.

- Par Morgana, Moldova, cesse d'importuner ce cher directeur, clama Salem où un amusement profond était perceptible.

- Je n'ai pas aimé son regard sur notre Trésor ! répondit simplement Vladimir.

- Ah lala je vous jure ! s'amusa Salem.

Soudain des ricanements surexcités se firent entendre en masse dans la Grande Salle. Les douze lutins d'Harry firent leur apparition et foncèrent sur Salem en ricanant. Toute la Grande Salle retint son souffle. Jamais les lutins n'avaient semblé aussi excités. Ils formèrent un cercle au dessus de Salem en battant de leurs ailes. Ils commencèrent à ricaner sur un air de Joyeux Anniversaire et recouvrirent les cheveux de Salem de poudre d'écaille, leur donnant un aspect féerique. Salem afficha un sourire hautain et remercia les lutins et Harry.

- Je vois que tu t'en sors toujours aussi merveilleusement bien ! Merci à vous et à toi aussi Harry.

Ce dernier rougit furieusement. Il était heureux d'avoir pu apprendre à ses lutins cet air. Il vit l'ensemble de ses professeurs le regarder avec fierté et ce fut Minerva Mc Gonagall qui lui fit un magnifique sourire, qui lui fut rendu.

- Bien j'aimerais m'entretenir avec vous plus longtemps mais je me dois d'y aller ! déclara Salem. Si cela ne vous dérange pas, peut-être pourrais-je obtenir un rendez-vous avec vous ?

- Ce sera avec plaisir Monsieur Riddle-Potter-Gaunt, s'exclama le professeur Mc Gonagall. De plus, je pense que certains enseignants seront ravis de vous faire part des progrès de votre frère.

- Je n'en attendais pas moins de lui, sourit fièrement Salem. Mesdames, Messieurs, ce fut un véritable plaisir de vous avoir rencontré néanmoins le temps me presse. Trésor, Vlad, amis gobelins, je pense que nous n'avons plus rien à faire ici. Trésor, n'oublie pas de saluer tes amis et dis leur à dimanche !

Harry se leva, ignorant les mines choquées de tous mais particulièrement de la Table des Serpentard. Décidant d'être le clou du spectacle, Harry jeta un regard narquois à Salem qui leva un élégant sourcil.

- Joyeux Anniversaire ! Je t'aime Grand Frère ! siffla joyeusement Harry en fourchelangue.

- Oh merci mon Trésor, moi aussi ! Je t'aime de tout mon cœur ! lui répondit Salem en fourchelangue.

Par cela ils venaient de prouver à tous qu'ils étaient bel et bien frères ! Et surtout, Harry avait enfin pu dire à son grand frère qu'il l'aimait, vraiment !

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Voilà voilà !

C'est fini pour aujourd'hui !

Alors ? Alors ? Votre verdict ? Vous en avez pensé quoi ?

J'attends vos retours et vos réponses !

Je vous aime mes loupiots !

En attendant je vous souhaite une excellente semaine !

Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !