Salut ma joyeuse bande de lutins !
Votre Byak' préféré est de retour avec le chapitre 10 !
Au menu du jour : de la folie, des instants fluffy, du sadisme et de l'action !
Je voudrais vous remercier pour toutes les reviews que j'ai reçu pour les derniers chapitres ! Je me demandais donc si ça vous intéressait que je vous écrive de temps à autre des bonus que je glisserais à la fin des chapitres ! Oui j'ai envie de vous faire plaisir !
Je ne vous dirai jamais suffisamment, ô combien, vos messages et reviews me font énormément plaisir ! Oui je suis comblé donc je vous comble !
Sinon petit coup de pub !
Ma chère amie ShannaRya, dont je suis le Bêta, vient de lancer une nouvelle fiction, une petite merveille si vous voulez mon avis ! Il s'agit de la fiction Le Courtisan d'un Lord ! Je vous conseille de passer y jeter un coup d'œil !
Allez c'est parti pour le chapitre 10 !
Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !
Bêta-Lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 10 : Le Lion et Le Rat
Dumbledore était dans une rage folle. Après le départ du foutu gamin, Harry Potter, il avait décidé de contacter Gripseck. Mais voyant qu'il n'obtenait aucune réponse, il avait fini par se déplacer. Il s'était donc rendu à Gringotts pour demander à Gripseck, le responsable des comptes Potter, des explications et était tombé sur un gobelin infect. Un certain Kyrkil qui lui avait demandé le but de sa requête. Il s'était énervé et avait exigé de voir le gobelin des comptes Potter immédiatement. Le gobelin lui avait alors rétorqué qu'il n'avait aucun droit de consulter des comptes ne lui appartenant pas. Dumbledore s'était énervé davantage et devant l'entêtement et l'impudence du gobelin, il avait fini par crier au scandale. Il était le gardien magique du jeune Harry Potter. Le gobelin avait répliqué, dans une grimace froide, qu'il n'y avait aucun Harry Potter dans les registres de Gringotts. De plus le seul dont il avait eu la garde était maintenant sous la garde d'un parent « approprié ». Ça avait été le mot de trop. Dumbledore, ayant atteint la limite de sa patience, avait alors stupidement sorti sa baguette et lancé un sort de découpe au gobelin, lui tranchant ainsi le bras.
Il savait qu'il avait agi sans réfléchir mais tout était de la faute du gobelin pour l'avoir poussé à bout ! Le pire avait été que la scène s'était faite au guichet et donc à la vue et au su de tous. Le gobelin s'était effondré dans une marre de sang. Les sorciers présents avaient fait esclandre. Depuis la dernière guerre sorciers-gobelins plus aucunes de ces créatures n'avaient été blessées par un sorcier. Les gobelins gardant la banque étaient aussitôt intervenus. Dumbledore avait été traîné dans un véritable dédale avant d'arriver aux portes d'un bureau immense chargé d'œuvres d'art. Le gobelin en Chef l'avait reçu avec une froideur monumentale. Ce dernier l'avait informé que son acte envers l'un des siens ne resterait pas impuni, et avait, par la même, prévenu Dumbledore que le dénommé Gripseck avait été exécuté pour haute trahison envers la nation gobeline.
Au final, il était reparti la queue entre les jambes, sans un sous, sans information et avec une procédure juridique à son encontre.
Pour ne rien arranger, à peine de retour au château, voilà qu'il trouvait la population estudiantine survoltée. Visiblement la Grosse Dame, tableau gardien de la Tour Gryffondor, avait été attaqué. Il soupira lourdement et se dirigea vers la Tour de Gryffondor. Il dut hurler et jouer du coude pour se frayer un chemin jusqu'au tableau qu'il trouva, bien évidemment, déchiré et vide. Il croisa le préfet-en-chef, Perceval Weasley, assommé au sol par les étudiants et ordonna aux fantômes de partir à la recherche de la peinture. Ce fut Rusard qui trouva la Grosse Dame dans un autre tableau. Elle confirma qu'elle avait bel et bien été attaquée par nul autre que Sirius Black, le meurtrier. Il ordonna de fermer les issus du château et d'amener tous les étudiants dans la Grande Salle.
HP ~ PUF
Dumbledore quitta les lieux et se réfugia dans son bureau afin de réfléchir à ses prochaines actions. Il savait qu'il aurait dû se contrôler et ne pas tenter de tuer le gobelin mais ses manières hautaines l'avaient vite énervé. Il fit les cent pas tout en insultant copieusement les gobelins et en maudissant le foutu gamin Potter. Il ne remarqua même pas que la porte s'était ouverte sur Minerva Mc Gonagall et Severus Snape. Ces derniers refermèrent la porte et écoutèrent un bon quart d'heure, les divagations du vieil homme. Ils furent stupéfaits d'entendre autant de haine à l'encontre du gamin. Soudain Severus attrapa Minerva par le bras et l'obligea à le suivre dans une classe abandonnée. Ils bombardèrent les lieux de sorts d'intimité, frôlant les sorts obscurs.
Severus Snape, nouvellement oncle d'Harry décida de raconter à Minerva son entretien avec la fratrie Riddle-Potter-Gaunt. Minerva fut abasourdie de ce qu'elle entendit. Le lien de parenté avec Voldemort étant sous Fidelitas, Severus ne put donner plus d'informations mais il n'oublia pas de mentionner Lily et Narcissa Malfoy, nouvelle marraine de l'enfant. Minerva hurla de rire en entendant la nouvelle. Elle imaginait sans mal les Malfoy trembler d'horreur face à cette décision.
A son tour, Minerva lui raconta ce qu'elle avait vécu avec Poppy Pomfresh. Elle lui conta également sa mémoire modifiée que Poppy avait pu restaurer, non sans peine, après de très nombreux soins. Cependant le problème restait le même. Un mage noir dans la nature, un étudiant en danger, un vieux fou à la tête d'une école et un dangereux fugitif au sein de l'école.
- Severus, si je comprends bien vous avez eu besoin de l'aide de notre pauvre Lily pour réaliser que cet enfant est un ange ? lâcha malicieusement la prof de métamorphose.
- Minerva, ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie ! grogna l'homme.
- Bien, bien, il va falloir mettre l'enfant au courant ! Il doit rester loin d'Albus ! décida la femme.
- Nous n'avons que Lupin de notre côté, on ne sait pas à qui se fier. Et puis c'est triste à dire mais Lupin est quelqu'un de confiance… avoua sombrement le potionniste.
- Je n'y crois pas mes oreilles ! Trente points pour Serpentard ! s'écria la femme.
- Ne vous moquez pas de moi ! marmonna Snape.
- Ils ne sont pas les seuls ! Il y a Sybille et Poppy qui protègent l'enfant de loin. Dumbledore demande fréquemment des prédictions à Sybille. Elle lui répond toujours la même chose ! ricana Minerva.
- La mort de l'enfant, n'est-ce pas ? fit Severus qui se permit un sourire.
- En effet, de plus, je pense qu'il est parfaitement protégé avec son frère mais qu'en est-il de la famille moldue d'Harry ? Je n'en sais rien ! Il va falloir se rendre sur place pour vérifier… cracha-t-elle.
- Vous savez comme moi que le vieil homme a caché ces informations, pas même le ministère n'a pu trouver Potter.
- Oui alors demandons directement à l'intéressé… Je lui en parlerai à son retour ce sera moins suspect si c'est sa directrice de Maison qui le convoque ! réfléchit-elle.
- Vous avez raison ! Cependant je ne m'attendais pas à ce que Dumbledore soit le créateur de Vol… de Vous-savez-qui… soupira Snape en se retournant.
- Et moi donc ! Il aura bien caché son affaire, le fumier ! s'énerva Minerva. Pour l'instant nous avons un dangereux criminel sur place… Retournons auprès des enfants ! Enfin avant je dois vérifier quelque chose…
Severus leva les yeux au ciel en se tournant le dos à sa collègue en se dirigeant vers la porte.
- Endoloris ! hurla la sorcière alors que Severus laissait échapper un cri déchirant. Ça c'est pour les deux ans que vous avez passé à maltraiter un orphelin aussi idiotement ! Vous êtes un abominable connard, mon cher ! Vous m'avez déçue, je dois bien l'avouer ! Bafouer une promesse, un rituel aussi sacré et par-dessus tout vous avez juré sur votre magie de le protéger ! Si c'est de cette manière que vous protégez quelqu'un j'ai peur pour vos Serpents ! Vous n'êtes qu'un imbécile ! Ce qui me dérange le plus c'est qu'il a fallu que vous tourmentiez cette pauvre Lily ! Que je ne vous y reprenne plus ! Imbécile heureux !
Pendant tout le temps qu'elle avait déblatéré sa tirade, la sorcière avait gardé le sort maintenu. Elle prit une profonde respiration et souffla doucement. Une fois ceci fait, un immense sourire illumina son visage.
- Voilà deux ans que j'en rêve ! minauda la sorcière rayonnante. Allez debout ! Hauts les cœurs ! Nous avons des élèves à protéger et à rassurer ! Maintenant plus qu'à raconter ça à ce cher Salem ! chantonna la femme en ouvrant la porte.
Elle quitta son collègue qui tentait de se relever difficilement complètement perdu. Il avait trouvé qu'il s'en était sorti bien trop facilement lors de cette entrevue avec son prince. Cependant, il ne se serait jamais attendu à se prendre un doloris en traître par cette chère Minerva. Il sourit dépité. Ce jeune prince était pire que son père. Réussir à avoir l'incorruptible Minerva Mc Gonagall de son côté… Ce Salem était quelqu'un de redoutable. Apparemment Lion et Serpent réunis étaient véritablement dangereux.
De son côté Minerva en avait déjà terminé avec Severus. Sachant que ce dernier avait toujours toutes sortes de potions sur lui, elle s'en alla d'un pas guilleret.
HP ~ PUF
Du côté de Privet Drive, la maison se réveillait doucement. La fête d'anniversaire de Salem avait été des plus amusantes. Harry regarda sa peluche humaine qui dormait tout en parlant de potions, de sorts et de rituels pour créer des fleurs géantes en marshmallow. Il sourit devant la bêtise de Salem. Même en dormant, il arrivait à sortir des inepties plus grosses que le monde. Il avisa le second lit vide et vit Vladimir dormir tête en bas, au dessus du lit, en mode chauve-souris. Il ricana au souvenir du défi qu'avait imposé Salem. Il avait défié le pauvre vampire de passer plus d'une heure en compagnie de Dudley en discutant avec ce dernier. Cependant vu l'intelligence et le comportement du fils Dursley, Vladimir avait craqué au bout de 3 minutes et 8 secondes. Son gage avait été de se comporter comme un vampire, selon les moldus, jusqu'au matin.
Le pauvre Vladimir n'y connaissant rien, Harry avait passé une heure à lui conter les légendes telles que Dracula, les cercueils, les yeux rouges et tout le tralala. Bref, Vladimir en avait vu des vertes et des pas mûres. Harry avait donc décidé de l'aider et avait joué le vampire également. Une fête costumée s'était donc improvisée. Tante Pétunia s'était jointe à eux et avait été habillée en sorcière moldue, Dudley en Frankenstein, et même Vernon Dursley avait été de la partie… Ce dernier s'était malheureusement déguisé en gladiateur romain, buste nu, pour la plus grande horreur de Salem. Ce dernier n'avait pas tenu et lui avait jeté un sort pour transfigurer ses vêtements en ceux d'une momie. Les trois sorciers avaient trouvé la nouvelle tenue plus adéquate dans un immense fou rire.
Vers vingt heures, une voisine qui avait entendu des rires et de la musique, était venue voir les Dursley, n'ayant pas été prévenue de l'organisation d'une quelconque fête. Pétunia lui avait répondu avec un immense sourire qu'il s'agissait de la fête d'anniversaire de l'un de ses neveux. Un Salem habillé selon les codes vestimentaires de l'antiquité grecque était venue réclamer l'attention de sa tante, laissant une pauvre voisine bavant sur le sol et profondément émoustillée. S'en était suivi un repas gargantuesque cuisiné par les bons soins de Dobby. Les rires avaient bien duré jusqu'à minuit avant que toute la maisonnée n'aille au lit.
Salem avait ensuite lancé une bataille de paint-ball version sorcier, utilisant donc leur baguette pour lancer des tâches de couleur à tout le monde. Les quatre mousquetaires avaient participé pour la plus grande joie d'Harry et d'un Vladimir émerveillé devant le « Haut Conseil de Protection d'Harry » comme ils s'étaient eux-mêmes autoproclamés. En effet, il s'agissait de la première fois que le jeune prince moldave voyait d'aussi près un phénix et un basilic portant tour à tour le Choixpeau. Le rassemblement, des plus atypiques, avait duré jusqu'aux premières heures du jour.
Se frottant les yeux, Harry réussit finalement à se lever et partit se doucher. Une fois propre et habillé, il descendit et retrouva l'oncle Vernon avec une tasse de café. Il le salua poliment s'attendant à être ignoré.
- Bonjour, garçon… répondit malgré tout Vernon. Je vais être clair ! Tu peux revenir ici et tes amis aussi mais plus de sorts contre nous ! La magie n'est peut-être pas si mal finalement…grommela-t-il avec mauvaise foi.
Harry trop choqué, ne put qu'hocher la tête et prépara le petit-déjeuner pour toute la maison avec un étrange sourire incrédule plaqué sur le visage. Ce fut dans cet état que se passa la journée jusqu'au départ pour Poudlard.
HP ~ PUF
Le trio transplana jusqu'à Pré-au-Lard et marcha tranquillement. Il faisait encore extrêmement bon pour la saison. Les gens chuchotaient sur leur passage, bien qu'habitué Harry eut soudain un mauvais pressentiment en voyant tout le monde observer ses accompagnateurs. Ils arrivèrent finalement à la limite de Poudlard et Harry leur proposa de faire la connaissance d'Hagrid, son premier ami.
Une fois à la cabane du demi géant, ils ne trouvèrent personne. Faisant demi-tour, ils le trouvèrent à la lisière de la Forêt Interdite. Il était accompagné de Buck, l'hippogriffe fan d'Harry. En voyant ce dernier, la magnifique bête s'élança vers Harry et vint frotter son énorme tête contre son petit torse. Harry caressa chaudement la créature et la présenta à ses frères ainsi qu'Hagrid. Le demi-géant ne tarit pas d'éloges quant au comportement et aux connaissances de son élève préféré. Soudain, il leur parla des récents événements et leur montra la Gazette. Salem blêmit considérablement en lisant l'attaque de Dumbledore contre un gobelin. Les faits avaient été relatés par les témoins présents. L'article était signé Rita Skeeter.
Les garçons furent accompagnés par Hagrid jusqu'aux portes du château. Harry sursauta en sentant un étrange regard posé sur lui. Se retournant, il distingua seulement une énorme tête touffue noire. Il pensa à un loup vu la grande taille de la tête. Soudain, il se rappela du Sinistros qu'il avait déjà aperçu sans le savoir. Il frémit et attrapa la main de Salem. Il lui expliqua rapidement la situation et tandis que Salem le rassurait comme il pouvait, Vladimir fronça les sourcils en sentant la présence de la créature s'éloigner.
Ils rentrèrent d'un bon pas dans le château. Ils tombèrent immédiatement sur les professeurs Snape et Mc Gonagall. Salem discuta avec l'enseignante de métamorphose tandis que Vladimir jetait un regard contrarié au hall. C'est qu'il s'était déjà bien attaché au petit bout. Snape regardait l'interaction d'une mine renfrognée, « comme d'habitude » sourit mentalement Harry. Les étudiants de Durmstrang saluèrent une dernière fois les professeurs avant de prendre tour à tour Harry dans leur bras. Aucun des trois ne prêta attention aux étudiants de Poudlard qui s'arrêtaient pour observer la scène. Il n'était pas courant chez les Sang Pur de faire preuve de telles démonstrations en public.
Dumbledore fit son apparition et salua froidement les jeunes hommes avant de convoquer Harry dans son bureau. Le garçon suivit le directeur sans hésitation et arrivés au bureau le directeur lui posa bon nombre de questions sur Salem et Vladimir. Harry ne répondit à aucune des questions clairement. Cela eut le don d'agacer le directeur qui tenta de pénétrer son esprit sans succès. Il se retrouva devant un voile émeraude et doré parsemé de plumes bleu-grise. Le professeur Dumbledore réitéra son attaque mais cette fois-ci des dizaines de taches bleues le renvoyèrent violemment hors de l'esprit de l'enfant. Au même moment Snape rentra dans le bureau avec des parchemins et des potions. Il avisa les deux sorciers et remarqua l'extrême pâleur d'Harry ainsi que la position avachie de Dumbledore et comprit immédiatement la situation.
Harry était aussi blême qu'un cadavre mais avait encore tous ses esprits.
- Professeur ? appela Harry à l'attention de Dumbledore. Que s'est-il passé ? demanda-t-il bien qu'il connaisse déjà la réponse.
- Je dois avouer que je suis surpris, commença le vieil homme. Je ne peux pas te dire de quoi il s'agit. Je n'en ai pas la moindre idée, mentit sans honte le directeur. Ah, Severus, ramenez le jeune Harry dans sa tour.
- Bien, monsieur le directeur, répondit sèchement le potionniste.
- Ah Harry, mon garçon, appela le directeur alors qu'ils allaient quitter son bureau. Comme tu le sais Sirius Black a réussi à pénétrer dans l'école, il serait plus prudent que tu ne restes plus seul. Dorénavant Miss Granger et Monsieur Weasley, ton ami Ronald, t'accompagneront dans tous tes déplacements. Il en va de ta sécurité, je sais que tu comprends pourquoi. Tu es un garçon raisonnable après tout, le flatta-t-il.
- En effet, je comprends bien la raison, répondit calmement Harry. Ne vous inquiétez pas. Bonne soirée professeur.
Sur ce, Harry et son oncle sortirent du bureau. Severus donna immédiatement une potion à Harry afin de supprimer sa migraine. L'effet fut immédiat et l'enfant remercia son oncle qui hocha simplement la tête. Il préférait éviter tout autre geste, non seulement par rapport au fait qu'on pourrait facilement les surprendre mais aussi parce qu'il ne savait comment réagir avec Harry. Il avait bien noté que le plus jeune ne supportait pas les contacts d'une manière générale. Evidemment il y avait des exceptions hormis Poppy et ses frères, il avait remarqué que les jumeaux Weasley, Neville Londubat et Luna Lovegood n'avaient aucun mal à toucher Harry. Cela lui faisait encore très étrange de penser de penser à l'enfant comme étant « Harry » et non plus comme l'engeance de James Potter.
Sur le chemin, ils rencontrèrent Peeves qui s'amusa à insulter Snape. Le traitant de tous les noms d'ingrédients aussi infects les uns que les autres. Ce fut Harry qui le pria d'arrêter. L'esprit frappeur accéda à sa requête de suite et raconta les événements du week-end, l'intrusion de Black, son attaque contre le tableau de la Grosse Dame et bien entendu le week-end passé par les étudiants dans la Grande Salle.
Snape observait d'un œil intrigué l'échange entre le garçon et l'esprit frappeur. Le premier riait des commentaires du second. On se serait cru en présence de deux amis. Et puis vint le sujet préféré de Peeves, les mauvais coups qu'il prévoyait. Snape fut choqué d'entendre l'enfant lui dire qu'il ne l'empêcherait pas de se défouler sur Granger et les derniers Weasley. Il sourit en se disant que finalement l'enfant était plus Serpentard qu'il ne l'aurait cru. Il fit donc la réflexion au petit qui lui répondit avec un sourire espiègle.
- Le Choixpeau voulait me mettre à Serpentard mais avec Malfoy que je venais de rencontrer et ses manières infectes, j'ai préféré aller à Gryffondor. Je n'aime pas les gens qui rabaissent les autres, juste pour se mettre en avant. Et puis en regardant la table de Serpentard, ça ne donnait vraiment pas envie d'y être. Même si ce n'est qu'un masque, je déteste l'hypocrisie dont font preuve la plupart ! asséna calmement Harry.
- Eh bien... dire que j'aurais été ton directeur de Maison ! s'étonna Severus.
- Tu n'aurais pas pu supporter la situation, tu aurais été frustré de ne pas pouvoir t'acharner sur moi.
- Je…je ne sais pas quoi dire…répondit Severus honteux.
- De toute façon ce qui est fait est fait. Il n'y a aucun retour en arrière possible donc ce n'est pas la peine de se prendre la tête pour si peu… philosopha le plus jeune.
Le chemin se termina dans un silence pesant pour le Maître des Potions qui se sentait de plus en plus mal. Harry, quant à lui, n'avait qu'une seule envie, se lâcher sur son lit et contacter son frère. Il voulait lui parler de la tentative d'intrusion mentale de Dumby. Au début, il avait eu peur d'être trop invasif par rapport à Salem. Cependant ce dernier l'avait vite rassuré et lui avait prouvé qu'il était même du style à contacter son petit frère rien que pour lui souhaiter une bonne nuit, et ce malgré les lettres quotidiennes.
Une fois arrivé devant la porte du dortoir des Gryffondor, Severus salua rapidement le plus jeune avant de s'en retourner à ses sombres pensées. Il se dit qu'il pourrait rendre visite à Poppy ou à Minerva. Il avait besoin de discuter avec quelqu'un d'intelligent, « pas comme ces autres stupides cornichons ».
HP ~ PUF
Severus arriva à bureau de Poppy. Il toqua et fut rapidement inviter à entrer. Il la trouva en compagnie de Minerva, prenant le thé. Il soupira de gratitude envers Merlin et s'installa.
- Severus, tu en fais une tête mon garçon ! se permit l'infirmière.
- Je reviens du bureau de Dumbledore, fit-il simplement. Au moment où je suis arrivé, il utilisait la Legilimancie sur Harry…
- Pardon ! éructa Minerva. C'est totalement inacceptable et encore plus sur un mineur ! Il ne recule donc devant rien !
- Comment va Harry ? s'empressa de demander Poppy.
- Il était blême et je lui ai donné une potion pour soulager son mal de crâne… Je ne sais par quel miracle mais Harry l'a expulsé de son esprit et vu la tête que faisait le vieux, il ne s'y attendait vraiment pas à celle-là ! ricana Severus Snape.
- Il va falloir lui enseigner l'Occlumancie, et ce, très rapidement ! fit remarquer Poppy. Où est le petit ?
- Je l'ai raccompagné à son dortoir mais ce n'est pas le pire… soupira le potionniste.
- Que peut-il avoir fait de pire que ça ? s'énerva Minerva.
- Il lui a collé Granger et le dernier Weasley pour « gardiens » ! cracha l'homme. Autant dire qu'il compte sur eux pour le surveiller.
Les deux femmes grimacèrent en entendant la nouvelle. Dumbledore ne se retenait plus du tout.
- Toujours est-il qu'Harry n'a pas pipé mot ! Il a simplement acquiescé. Je ne m'attendais vraiment pas à une telle retenue. Je dois avouer que je suis perplexe quant à son comportement… confia le potionniste.
- Qu'est-ce qui vous perturbe réellement ? Je ne pense pas que ce soit un changement de comportement… étudia la directrice de Gryffondor.
- Ma foi, il n'a jamais été si calme avec moi. Il répliquait toujours et démarrait au quart de tour ! Il a toujours eu un comportement emporté ! répondit simplement le directeur de Serpentard avec un agacement mal dissimulé.
- Tu as trouvé plus Serpentard que toi mon petit ! pouffa l'infirmière. Harry n'a jamais vraiment eu un caractère emporté mais comme c'est ce que tu voyais chez lui, il t'a simplement montré ce que tu voulais voir. Il fait la même chose avec toute l'école. Ceci dit ça lui a mis les nerfs à rude épreuve… toutes vos joutes verbales et retenues. Je dois avouer que je ne te félicite nullement !
- Vous voulez dire que c'est à cause de moi qu'il s'est comporté de la sorte ? fit le sorcier incrédule en regardant les sorcières le fusiller du regard.
- Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous étiez le seul à vous plaindre de lui ? s'agaça Minerva. Harry tient de Lily son comportement mais il a effectivement un véritable côté Serpentard.
- D'ailleurs, en parlant de ça ! s'amusa Severus. Il m'a avoué plus tôt qu'il aurait dû être à Serpentard ! Cependant à cause du jeune Malfoy, il a refusé d'y aller et a atterri chez les Rouge et Or.
- Je ne suis même pas étonné ! ricana Poppy contrairement à Minerva qui s'étouffait sous la surprise. Je vais devoir envoyer une note à Salem pour l'informer de l'attaque mentale de Dumbledore. J'utiliserai ma chouette personnelle. Je reviens !
- Vous avez l'air de bien le connaître, Poppy ! constata Severus l'intimant de rester.
- Bien évidemment ! reconnut l'infirmière. Je lui ai déjà parlé à de nombreuses reprises vu le temps que passe Harry à l'infirmerie quand il cherche à fuir l'attention des Weasley ! De plus en tant qu'infirmière de l'école, nous avons dû discuter à de nombreuses reprises quand à la santé du jeune Harry. Salem m'a demandé de prendre soin, personnellement de « son petit ange » ! C'est un garçon charmant et un excellent grand frère ! Il est absolument adorable avec Harry et extrêmement attentionné ! Ils sont parfaits aussi bien l'un que l'autre ! claironna l'infirmière souriante.
- Harry a-t-il des problèmes de santé ? s'inquiéta Severus.
- Je suis désolé mais je ne suis pas en mesure de répondre à ce genre de questions Severus… répliqua doucement l'infirmière.
- En tant que son « oncle », je pense en avoir le droit ! s'emporta l'homme. De plus, je suis également le second médicomage de cette école et Maître de Potions. Je pense être en mesure de faire quelque chose.
- Mais c'est qu'il est aussi emporté qu'un Gryffondor ! se moqua franchement Minerva. « Tonton » a la tête et les chevilles qui enflent !
- Ne prenez pas ce ton avec moi jeune homme ! répliqua le dragon de l'infirmerie. Vous ne pourrez rien y faire ! De plus Harry va très bien, si ce n'est qu'il a encore de lourdes carences et qu'il a un retard de croissance d'une sinistre importance… Et non, même avec les meilleures potions, il ne sera jamais bien grand. Il a gardé un appétit d'oiseau et ce sont les conséquences de dix années de maltraitance. Il n'y a rien à faire. Il prend ses potions tous les jours à son réveil et le soir avant de dormir. Et elles sont d'une qualité exceptionnelle !
- Où se les procure-t-il ? demanda Severus refroidi.
- De ce que je sais, ce sont des potions faites de main de maître ! La qualité est tout bonnement exceptionnelle. Je demanderai à Harry ou Salem la provenance, enfin, quand je les verrai… le nargua l'infirmière.
La discussion qui suivie fut bien plus légère. Ils discutèrent de la saison de quidditch qui débuterait dans les jours à venir.
HP ~ PUF
Salem était arrivé à Durmstrang avec Vladimir. Ils n'avaient pas encore fait un pas dans l'enceinte de l'école que le directeur Igor Karkaroff les héla.
- Messieurs, j'aurais à vous parler ! Immédiatement ! Dans mon bureau ! asséna glacialement l'homme.
Les deux garçons hochèrent simplement la tête et le suivirent dans le bureau. Il ferma la porte derrière eux et y apposa de nombreux sorts d'intimité.
- J'ai reçu une lettre d'un confrère, Albus Dumbledore ! commença le directeur en étudiant la réaction neutre des jeunes face à lui. Il était absolument furieux d'un certain jeune homme. Un certain Salem Alarick Ori Riddle-Potter-Gaunt, si mes souvenirs sont bons… dit-il en secouant une lettre sous leur nez. Il recherche auprès de toutes les écoles magiques des informations sur cet homme. Selon lui, ses manières ont été infectes et il serait venu récupérer un de ses étudiants sans l'avoir prévenu. Il était également accompagné d'un certain Vladir Morve-quelque chose… soupira l'homme faussement contrarié.
- Et qu'avez-vous fait, Monsieur ? demanda Salem froidement.
- Rien ! Je n'ai pas répondu à sa missive, ricana l'homme. J'imagine que vous avez vos raisons tous les deux ! Cependant j'aimerais les connaître afin de savoir comment agir face à Dumbledore…
- Je vois, finement joué Monsieur le directeur ! s'amusa Vladimir.
- Je n'aime pas ce vieux Dumb ! Donc tant que je peux lui faire cracher des limaces, tout me va ! rit sombrement le directeur.
- La raison est simple. Je suis tout simplement venu récupérer mon jeune frère, Igor, pour passer le week-end avec lui afin de célébrer mon anniversaire… répondit Salem avec une pointe d'amusement.
Le visage du directeur s'était fermé en entendant le jeune Riddle-Gaunt prononcer son prénom. Pourtant son cerveau analysa les données et la construction de la phrase à une vitesse hallucinante avant de sursauter violemment.
- Potter… C'est d'Harry Potter dont il parlait ! comprit immédiatement le plus vieux. Vous êtes le frère d'Harry Potter, n'est-ce pas ?
- Voilà pourquoi notre directeur est plus malin que Dumbledore ! ricana Salem pour Vladimir qui sourit simplement. En effet ! De plus, Igor, tu sais également qui je suis, vu que tu m'as adressé un magnifique serment d'allégeance au début du week-end ! ronronna-t-il.
A ces mots, Igor Karkaroff pâlit à vue d'œil. Les garçons sourirent avec suffisance, fiers du petit effet de Salem.
- Je constate que tu comprends très vite, Igor ! reprit l'aîné des frères Riddle. Ce que j'aime ce prénom… s'amusa Salem. « Igor »… Je me sens tout chose quand je le dis Vlad !
- C'est ton sadisme qui ronronne de plaisir ! répondit Vladimir complice. Ce doit être une tare de famille.
- Entre tarés, on se comprend si bien ! lui répondit son frère hilare.
Vladimir lui offrit un sourire suffisant en bombant le torse faisant rire Salem. Quand il fut calmé ce dernier reporta son attention sur son directeur qui n'avait pas bougé toujours aussi blême.
- Ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit qui puisse nous être préjudiciable. Cependant, j'espère pouvoir compter sur ton aide, très cher Igor.
- Bien évidemment, Mon Prince ! répondit solennellement le directeur.
- Pas besoin de ça directeur ! Vous êtes suffisamment stressé comme ça ! le calma Salem. Je sais où Voldemort et Dumbledore vous ont emmené. Il n'est pas question que je laisse cela arriver encore une fois. Voilà pourquoi j'aurais très certainement besoin de vous pour m'aider à tenir les récalcitrants.
- Je comprends et je vous tiendrai informer de ce qui se raconte dans les différentes sphères.
- Parfait ! Voilà une affaire réglée ! fit Salem en se levant. Ah j'y pense pourrais-je emprunter votre cheminée ? J'ai un appel urgent à passer.
Faites donc ! intima le directeur en lui montrant la cheminée.
Salem put rapidement contacter Durkil afin de prendre des nouvelles du gobelin. Il apprit avec horreur qu'il s'agissait de Kyrkil. Il fut soulager de savoir que les soigneurs gobelins avaient pu sauver Kyrkil et lui remettre son bras. Son parrain lui avoua ne pas avoir cherché à le contacter afin de ne pas gâcher son moment avec son frère. Durkil savait que les deux frères se seraient précipités à la banque afin de venir aux nouvelles même si cela les priverait d'un week-end tranquille.
Durkil le remercia donc et le rassura une dernière fois sur l'état de Kyrkil qu'il saluerait de sa part. L'information des répercussions auprès de la nation gobeline fit frissonner tous les sorciers présents dans la pièce. Cependant Durkil avoua que le Haut Conseil Gobelin était furieux que Dumbledore soit encore en vie à l'heure actuelle. Ils se saluèrent finalement et les deux étudiants quittèrent le bureau afin de retrouver leurs deux comparses.
HP ~ PUF
Voilà deux semaines qu'Harry se coltinait les deux crétins qui lui avaient été assignés. Weasley fuyait la bibliothèque mais la stupide Granger le suivait et s'adressait à lui comme s'il était un stupide nargol inculte. Il avait du mal à empêcher ses lutins de lui refaire sa face mais il se retenait, de plus en plus difficilement certes, mais il se retenait tout de même.
Le moment de la journée qu'il préférait était l'arrivée du courrier le matin ! Depuis deux semaines, il recevait régulièrement des lettres de sa nouvelle marraine et non de la Lady. Visiblement, Malfoy junior ne supportait plus cette correspondance. Voilà pourquoi au petit déjeuner, il se leva dans la Grande Salle et lâcha fièrement.
- Alors Pooty, on est tellement en manque d'affection qu'on échange avec les parents des autres ! Ça doit vraiment être difficile d'être un stupide orphelin ! ricana Draco Malfoy.
Toute la Grande Salle retenait son souffle. On n'avait plus vu Potter s'énerver depuis l'année dernière mais tout le monde avait encore le souvenir de ses colères monumentales. Cependant Harry n'y prêta pas la moindre attention et continua la lecture de son courrier. Draco Malfoy n'était pas le genre de personnes qui supportait d'être ainsi ignoré. Il revint donc à la charge.
- Visiblement le sauveur est aussi sourd ! C'est à se demander si le sort du Seigneur des Ténèbres ne lui a pas grillé les neurones ! se moqua Malfoy avec ses deux gorilles.
- La ferme la fouine ! beugla Ronald.
- On ne t'a pas sonné la belette ! Retourne dans les jupes de ta génitrice ! Ce serait triste qu'elle fasse une nouvelle portée pour avoir perdu un petit ! répondit froidement le jeune blond.
Ronald Weasley devint rouge de rage. A côté de lui, sa sœur et Granger commençaient à s'énerver. Harry, lui, n'avait toujours pas fait cas de l'agitation autour de lui. Soudain, il leva les yeux vers Malfoy fils et sourit malicieusement. La Grande Salle observa le sourire angélique d'Harry Potter et frissonna d'anticipation. Ça n'annonçait rien de bon.
La seconde qui suivit fut brisée par un ricanement sinistre. Peeves fit son apparition et attrapa un pichet de jus de citrouille et le renversa sur la tête du blondinet qui hurla de rage et de consternation. A la table des professeurs les visages étaient impassibles mais les yeux pétillaient d'amusement. Ronald Weasley commença à se moquer du blond le traitant de « fouine trempée » quand il reçut un plat de bacon sur la tête. Tout à coup tous les rapaces qui attendaient des réponses se jetèrent sur lui afin de se régaler. L'esprit frappeur attrapa un plat de saucisse et se jeta sur Granger qui hurla de peur. Il emmêla les saucisses dans ses cheveux et explosa de rire. Il prit une assiette d'œufs au plat et l'envoya sur la dernière Weasley qui ne put éviter l'impact. Il disparut et réapparut derrière Dumbledore avec des concombres en salades dont il aspergea généreusement le directeur blême de rage. La voix de l'esprit frappeur s'éleva au dessus des rires des jeunes gens.
- C'est la fête, c'est la fête ! Service garantit impec ! Plat du jour, Weasley farci sur lit de bacon et Malfoy au jus de citrouille pour hauts cons ! Salade de vieille chèvre ramollie accompagnée de ses bouchées au citron ! Dentées de castor roulées aux saucisses façon Granger pour sorcière fermière ! N'oubliez pas le dessert ! Tarte baveuse de Weasley aux œufs ! Mes respects au Chef ! hurla-t-il avant de recommencer à chante ! Y a pas de cafard, y a pas de déprime quand les assiettes sont des copines ! J'ai la côte pour jongler avec mes potes décapités ! Nous suivons les traditions de Poudlard ! Si le sanglier est fait pour être manger, la chèvre est là pour être encu…
- Non Peeves ! Pas devant les enfants ! tonna le Baron Sanglant.
- Oh pardon ! fit faussement désolé l'esprit frappeur avant de disparaître en emmenant avec lui les fantômes décapités dans un méchant rire magnifiquement sinistre.
Harry avait les larmes aux yeux tant il riait ! Les lutins de Cournailles et les messagers de Durmstrang d'habitude fièrement posés au côté d'Harry étaient affalés sur la table des Rouge et Or en poussant des cris semblables à une crise de fous rires. Fred et Georges étaient dans le même état. A la table des enseignants, on pouvait voir les professeurs être étrangement secoués. Cependant ce fut Remus Lupin qui craqua. Il explosa de rire entre le professeur Mc Gonagall et Severus Snape. Minerva suivit et emporta Poppy avec elle dans un fou rire monumental. Cette dernière entraina les professeurs Chourave et Flitwick. Ce fut la tôlée générale ! Seule les concernés et Severus Snape ne riaient pas. Cependant ce dernier s'amusait monstrueusement. Il sortit discrètement sa baguette et prit des photos sorcières sans que personne ne s'en rende compte.
Après quoi, Harry se reprit et fuit de la Grande Salle avec sa nuée de messagers toujours moqueurs. Le petit brun se rendit à la volière puis fila chez Remus Lupin afin de parfaire la maîtrise de son Patronus qu'il réussissait plutôt bien maintenant.
HP ~ PUF
Le lendemain Harry sortit de la salle de cours de sortilège et soupira lourdement en se rendant à l'entraînement de quidditch. Il allait devoir supporter la présence des belettes venues surveiller son entraînement. Il en avait vraiment marre mais au moins il pourrait voler et se changer les idées. Comme prévu les deux derniers Weasley ne l'avaient pas lâché d'une semelle. Heureusement il avait pu s'amuser avec Fred et George. Les jumeaux étaient vraiment des garçons géniaux. Ils étaient peut-être des farceurs incroyables mais ils faisaient preuve d'un génie fou.
Harry se rappela de la beuglante que la matrone Weasley avait envoyée aux jumeaux pour avoir « tenté de briser l'amitié entre Ron et son meilleur ami ». C'était d'un ridicule et de plus, le directeur semblait parfaitement d'accord avec ce cinéma. Ce n'était pas difficile de trouver d'où venait cette idée. Tout cela ne faisait que renforcer la colère d'Harry à l'encontre de Ron, Ginny, leur mère et du directeur.
Il entra dans le dortoir et partit prendre une bonne douche. En ressortant il tomba sur un Ronald rouge et visiblement furieux.
- Harry, mon pote ! Tu étais où ? On devait rentrer ensemble ! On t'a cherché partout ! beugla le Weasley.
Un sifflement sinistre se fit entendre en provenance du lit d'Harry et tous les garçons présents se figèrent d'horreur. Harry soupira en tentant de réprimer son amusement. Visiblement Dobby et Shanasssya avait décidé de le protéger à leur façon.
- Oh mon trésor ! s'écria Harry. J'arrive mon amour ! chantonna-t-il sous les yeux effrayés de Seamus, Dean et Ron.
Il attrapa le magnifique serpent vert foncé et l'enroula autour de son cou avant de fouiller dans sa malle pour chercher quelques vêtements. Finalement il commença à siffler tout en farfouillant dans sa quête des vêtements parfaits pour une petite balade. C'était Shanasssya qui décidait de ce que devait porter Harry quand il n'avait pas cours. Il obéit sans difficulté et une fois habillé ses lutins se jetèrent sur lui pour le coiffer. Harry était mort de rire sous les insultes que lançait son familier. Le serpent jeta un sort venimeux sur la malle à l'aide de ses crochets. Elle n'avait pas loupé le regard envieux de Weasley sur les vêtements d'Harry et avait donc décidé de les protéger d'une quelconque violation.
- Harry mon pote c'est quoi toutes ces fringues ? demanda le rouquin les yeux brillants. Depuis quand tu as d'aussi belles fringues mon vieux ?
Harry ne lui répondit pas et siffla à Lady Basilic.
- Il commence vraiment à me chauffer les écailles celui-là ! Regarde le baver sur les vêtements que m'a achetés Salem. Il me donne envie de lui jeter un sort bien vicieux. Bref, allons faire un tour ma belle ! Cela nous fera du bien de faire une petite balade et puis Hagrid m'a dit qu'il t'avait attrapé une belle quantité de martres.
- Harry vieux, je te parle ! Et puis tu vas où d'ailleurs ? s'énerva davantage le rouquin, non content d'être ignoré.
- Je sors faire un tour avec ma garde ! Donc tu seras inutile Weasley ! répondit froidement Harry.
Cela eut l'effet escompté car le roux recula de quelques pas. Mais comme seuls les idiots n'apprennent jamais, il revint à la charge.
- Le professeur Dumbledore nous a demandé de rester avec toi et de t'accompagner tout le temps ! beugla-t-il rouge jusqu'aux oreilles.
- Je vais à l'infirmerie, j'ai trop forcé sur le balai et j'ai un peu mal aux fesses… Je pense que tu n'as pas besoin d'un dessin pour comprendre ça… Si tu veux te rendre utile tu n'as qu'à m'accompagner à l'infirmerie… Au moins tu seras peut-être utile… s'amusa Harry en voyant le rouquin blêmir avant de rougir de gêne.
En réalité, Harry allait parfaitement bien, il était juste profondément agacé et il avait besoin de calme pour apaiser ses lutins. Il ne pouvait décemment pas retenir des créatures aussi énergiques que des lutins de Cournailles en étant lui-même prêt à jeter un maléfice cuisant au roux.
- Attends je prends Croutard et je t'accompagne ! fit l'idiot roux tout enjoué.
- Quel duo de cons ! siffla rageusement Harry à l'attention de son serpent. Au pire le rat devrait rester tranquille avec toi dans les parages.
- Ne t'inquiète pas mon petit chéri, la raclure et son rat ne s'approcheront pas bien longtemps de toi ! siffla doucement Shanasssya. Avec Fumseck et Dobby nous avons un plan pour nous débarrasser des deux. Que cette sous-merde t'ait mordu se payera au centuple ! Tu peux me croire !
- Sha ce n'était rien du tout, tu sais… avoua Harry. La sœur de Vernon lâchait son chien sur moi quand j'étais petit. Je sais qu'elle l'avait dressé spécialement pour me mordre alors une morsure de rat ce n'est rien.
- Hedwige va être folle de rage quand je lui raconterai ça ! s'agaça le reptile.
- Alors ne lui dis rien ! ordonna Harry.
- Même pas en rêve mon lapin ! siffla le basilic de façon moqueuse.
Harry leva les yeux au ciel devant les pitreries de son familier.
- Harry depuis quand tu as un serpent ? demanda Ronald. Tu sais déjà que tu es fourchelangue et maintenant tu as un serpent c'est pas vraiment une bonne chose pour toi tu sais ! Les autres vont penser que tu es un futur mage noir.
Harry l'ignora royalement et continua à marcher. Etrangement personne ne semblait dérangé de voir le jeune Harry avec un magnifique serpent vert sur ses épaules. De plus il était maintenant de notoriété publique que le jeune Potter aimait les créatures magiques. Il était le seul à avoir jamais été accompagné de lutins de Cournailles. D'ailleurs ces derniers avaient une nouvelle corde à leur arc. Ils étaient dorénavant les coiffeurs d'Harry et ils avaient commencé à s'attaquer à la barbe d'Hagrid depuis la semaine précédente.
Ils croisèrent le professeur Snape qui haussa simplement un magnifique sourcil en voyant le sublime serpent d'Harry, se retenant de siffler d'admiration. Harry lui fit simplement un petit sourire de salutation. Depuis quelques temps leur relation s'améliorait pour leur plus grand bonheur.
- Professeur ? appela soudain Harry. Vous venez à l'infirmerie récupérer la poudre d'écaille, pas vrai ?
- En effet, Potter, cependant je ne savais pas que j'avais des comptes à vous rendre ! sourit froidement Severus.
- Oh pardonnez-moi ! C'est simplement que je n'ai pas encore eu le temps de l'y déposer. J'y allais justement ! répondit Harry semblant vraiment désolé.
- Harry tu n'as pas à t'excuser auprès de ce bâtard graisseux ! grogna Ronald en défiant le professeur du regard.
- Monsieur Weasley ! Je retire 80 points à Gryffondor pour insulte envers un professeur ! Je vous donnerai également une punition à la hauteur de votre insolence ! susurra Snape.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça ! beugla Ronald.
- Oh que si monsieur Weasley ! tonna une voix derrière eux. Je suis parfaitement outrée de votre comportement ! Je retire également 20 points à Gryffondor ! Je vous donne deux mois de retenue avec monsieur Rusard, Monsieur Weasley. J'écrirai également une lettre à vos parents ! claqua la voix de Minerva Mc Gonagall. D'ailleurs retournez à votre dortoir que je ne vous voie plus misérable insolent !
- J'accompagne Harry à l'infirmerie ! se gonfla le roux pour le plus grand effarement d'Harry.
- Je pense que le professeur Snape est tout à fait apte à le faire ! lui jeta la sorcière avant de libérer un cri de rage à peine retenu. Disparaissez ! Maintenant !
Harry, lui, regardait le rat dans les yeux mais il n'avait rien ressenti si ce n'était de la noirceur et de la fourberie. Il lui semblait que l'animal n'en était pas un. Ceci dit il se dit que ce n'était rien d'autre qu'un rat. Pourtant il se promit de faire des recherches sur les différents types d'animaux dans le monde magique. Il regarda Weasley se ridiculiser mais n'y prêta aucune attention. Ce fut le cri du professeur Mc Gonagall qui le fit violemment sursauter et se figer quelques secondes. Les conséquences de douze ans de cris et de coups ne disparaissaient pas si facilement.
Minerva se gifla mentalement. Elle n'avait pas loupé la réaction d'Harry et Severus non plus, heureusement Weasley lui donnait son dos et n'avait pas vu le violent sursaut. Le basilic siffla d'une façon envoûtante et lancinante. Harry reprit pied immédiatement. Depuis l'événement avec le détraqueur, dans le train, qui l'avait forcé à revivre les pires souvenirs de sa vie, il sursautait au moindre volume trop élevé. Il siffla doucement à son basilic et ce dernier se tut immédiatement.
Une fois l'insolent partit avec Minerva, Severus posa simplement sa main sur l'épaule du plus jeune afin qu'il le suive. Arrivés à l'infirmerie, Harry soupira de contentement en voyant Poppy seule dans son bureau. Il toqua à la porte et lui adressa un magnifique sourire.
- Entre mon chéri ! l'invita l'infirmière. Tu ne m'as pas l'air très en forme…
- Un philtre de paix et ça ira bien mieux ! Ne t'inquiète pas Poppy… la rassura Harry.
- Je te donne ça immédiatement !
D'un coup de baguette, elle fit venir à elle une fiole qu'Harry vida d'une traite en se sentant bien vite apaisé. Il resta quelques instants en silence en écoutant ses lutins qui s'étaient calmés de ne plus avoir le rouquin autour d'eux. Il soupira de contentement et ouvrit les yeux pour voir le regard inquiet de l'infirmière posé sur lui.
- Je vais bien Poppy ! Je suis juste à deux doigts d'étrangler Weasley. Il m'agace à un point que même ma magie ne le supporte plus. Et je ne parle même pas de ces petits fous qui ne rêvent que de le suspendre au milieu d'un couloir abandonné… fit Harry en désignant ses lutins sans vraiment s'inquiéter de ses propos.
Il savait qu'il pouvait parler à Poppy. Il ne se souciait pas vraiment de son oncle. Il ne s'en fichait pas mais ne lui accordait pas encore beaucoup de crédit en termes de famille. Aussi, fut-il surpris d'entendre Severus expliquer à Poppy qu'il avait sursauté en entendant Minerva hurler sur le rouquin. Poppy pinça les lèvres sous la contrariété.
- Harry chéri, que sais-tu de l'Occlumancie ? demanda-t-elle finalement.
- C'est une magie spécifique à l'esprit qui consiste principalement à organiser la défense de son esprit contre les intrusions mentales. Elle permet également de garder ses émotions sous contrôle en renforçant des boucliers d'Occlumancie… expliqua Harry. Cette magie permet de plonger dans son esprit et de trier ses souvenirs et de les ranger soigneusement. C'est aussi une des pratiques les plus utilisées permettant de posséder un masque impassible.
Severus était complètement soufflé. Il ne s'attendait pas à ce qu'Harry en connaisse autant sur un sujet qui n'était pas enseigné à Poudlard. De plus l'enfant ne semblait pas du tout régurgiter quelque chose d'inscrit dans un livre. Il semblait réfléchir à la question et faire ressortir les points essentiels à cette magie mais également en rapport avec les événements.
- Je pense que ce serait une bonne chose que tu apprennes cette magie, mon chéri. Ça pourrait t'aider à mon avis… tenta Poppy.
- Oh ne t'inquiète pas Poppy ! J'ai découvert que j'étais un Occlumens naturel ! Encore un truc bizarre qui m'arrive ! rigola Harry en haussant les épaules.
- Un Occlumens naturel ? sursauta Severus.
- Eh bien oui… D'ailleurs c'est en lien direct avec l'Animal Communio. Chaque créature magique avec laquelle je me lie d'amitié ou d'un lien de familier renforce mes défenses. Le seul souci est que je ne peux pas les travailler. De toutes façons vu tous les liens je pense que mes barrières sont suffisantes pour que même Dumbledore se casse les dents. Depuis sa dernière tentative, il n'a plus rien essayé. J'imagine qu'il attend un moment de faiblesse mais c'est une utopie. Apparemment quand je suis inconscient ou que je dors mes boucliers atteignent leur paroxysme, Neville les a testé. Pas vrai petits fripons ? termina Harry à l'attention des lutins qui étaient trop sages en observant une vitrine de fioles.
- Je comprends mieux ! fit Poppy. Je dois t'avouer qu'en quelque part je suis soulagée que tu n'aies pas à travailler ça.
- Ah bon ? Pourquoi donc ? demanda Harry vraiment étonné.
- Eh bien vois-tu pour ranger ses souvenirs, il faut les revivre et vu la façon dont les détraqueurs t'affectent, je pense que c'est une excellente chose de ne pas avoir à les revivre… expliqua Poppy.
- Vu comme ça, effectivement… mais tous mes souvenirs sont triés et rangés. C'est le Choixpeau qui s'en occupe. Ça a toujours été son rêve de ranger des souvenirs. Selon lui c'est fascinant ! Je suis un cobaye d'exception selon lui… soupira Harry bien que très amusé. De plus j'ai également des gardiens malgré mes boucliers d'Occlumancie.
- Des gardiens ? Voilà qui est très intéressant ! Rares sont les sorciers qui arrivent à créer des gardiens même moi je n'ai jamais réussi ! intervint Severus très intéressé.
C'est assez spécial comme concept… avoua Harry. C'est la toute dernière lubie de Salem… Prenons par exemple un esprit organisé en bibliothèque. Si normalement, il y a des livres piégés dans un esprit normal, tous mes livres sont piégés et illisibles même si on arriverait à y entrer. En fait c'est comme si tout mon esprit était sous Fidelitas et que seuls l'accord de tous les gardiens permettait d'y accéder.
- C'est absolument fascinant ! s'émerveilla Severus, faisant ainsi rougir d'embarras son neveu. Qui sont tes gardiens ?
- Ce n'est rien de très spécial… bégaya Harry. Les fripons trop calmes qui surveillent les vitrines de Poppy… Ah oui, à ce propos, la poudre d'écailles ! Garde ! appela Harry faisant rire Poppy..
Aussitôt tous les lutins s'étaient alignés leurs petits bras croisés sur leur poitrines et ils regardaient Harry en souriant fièrement. Poppy fit apparaître un chaudron neuf pour Severus et les lutins commencèrent à tournoyer au dessus avec les ailes sorties.
HP ~ PUF
Au bout d'une heure le chaudron était plein et les petits lutins très fatigués. Harry les cala sur Shanasssya qui les berça pendant qu'ils s'endormaient. Severus était vraiment émerveillé devant le don de son neveu. Il lui sourit et lui dit qu'il était époustouflant. Harry resta figé de surprise et remercia son oncle en rougissant. Soudain une insupportable voix retentit dans l'infirmerie. Harry grimaça, Poppy soupira et Severus grogna.
Poppy se leva quand même et ausculta Ronald Weasley avec la main bleuie striée de nervures émeraude formant le mot « voleur ». Elle lui demanda ce qu'il s'était passé et il dit qu'on lui avait jeté un sort. Poppy appela Severus pour lui demander d'étudier la main de l'élève. Celui-ci explosa d'un rire cruel en voyant l'état de la main du « cornichon insolent ». Il lui demanda néanmoins ce qui était arrivé et le garçon expliqua qu'il avait été dans un couloir où on lui avait jeté un sort après le diner.
Severus n'y croyant pas un seul instant, lui expliqua qu'il fallait connaître les mots exacts du sort pour ainsi le lever. Donc il ne pouvait pas l'aider. Harry apparut enfin et observa le rouquin cacher sa main à sa vue. Il sourit intérieurement et prit un air inquiet.
- Quelque chose ne va pas ? demanda Harry.
- Votre ami, monsieur Weasley a été victime d'une attaque dans les couloirs, répondit laconiquement Severus.
- Comment te sens-tu Weasley ? demanda le petit brun faussement inquiet au rouquin.
- Je survis, sûrement un coup des Serpentard ! s'enhardit le rouquin fier d'avoir l'attention du Survivant.
- Fais voir ta main, demanda doucement Harry.
Trop fier de se pavaner devant Harry, il lui montra sa main. Harry entendit clairement Shanasssya siffler « petit con a mordu à l'hameçon, sinistre voleur ». Harry soupira d'un air théâtral comme lui avait appris Salem.
- Professeur, je crois être le responsable ! s'horrifia Harry.
- Voyez-vous ça Monsieur Potter ! Expliquez-nous je vous prie ! ordonna froidement Severus, très amusé au fond de lui.
- Eh bien, il y a un sort posé sur ma malle. Il punit toute personne n'étant pas autorisé qui tenterait d'avoir accès à son contenu… avoua piteusement Harry.
- Quel est le contre-sort, je vous prie ? claqua la voix de Snape.
- C'est à dire que... je ne sais pas c'est mon frère qui a posé le sort et qui connait le contre-sort ! fit sinistrement Harry. Malheureusement je ne pourrai lui demander que lorsqu'il viendra pour le match de quidditch… Je suis désolé !
- Toujours aussi utile d'après ce que je vois ! soupira l'homme.
- Comment c'est arrivé Weasley ? demanda Harry.
- C'est mon rat, Croutard, il a commencé à gratter ta malle et j'ai essayé de le récupérer mais quand j'ai touché la poignée quelque chose m'a piqué… raconta le menteur.
- Je croyais que vous aviez été attaqué dans le couloir ? demanda Snape un sourire diabolique sur le visage.
- Ah… Euh… En fait… Euhhh… répondit de façon intelligible le menteur châtié.
- Quelle éloquence ! intervint enfin l'infirmière. Je retire 30 points à Gryffondor pour mensonge éhonté ! Je n'ai pas de temps à perdre avec un fieffé menteur ! Monsieur Potter, ce sort est-il mortel ou lancinant ?
- Aucunement madame, répondit Harry en baissant la tête. Il est juste dérangeant parce que la main a tendance à briller lorsque l'on tente de la couvrir mais c'est tout.
- Je vois ! Et bien monsieur Weasley va majestueusement assumer son acte ! Hors de mon infirmerie ! Maintenant retourner vous allonger Monsieur Potter ! ordonna le dragon de l'infirmerie.
- Oui madame ! répondit Harry en retournant dans le bureau.
Quand le rouquin sortit tous les trois explosèrent de rire dans le bureau.
- Poppy je ne savais pas que vous pouviez retirer des points ! s'exclama Severus.
- Je ne pouvais pas avant ! Mais Harry m'y a autorisé ! ricana la femme. J'ai toujours voulu essayer !
- Harry ? Mais comment ? Vous n'avez pas ce pouvoir ! fit Severus perdu.
- Techniquement vous êtes dans NOTRE école et très honnêtement j'ai bien plus de pouvoir que le directeur ici ! En tant qu'héritier de Serpentard et de Gryffondor, je peux permettre et interdire beaucoup de choses. Je peux également dissoudre le conseil des gouverneurs de l'école. Ceci dit pour l'instant je ne vois pas de raison d'intervenir. Néanmoins s'il se passe le moindre problème mettant le directeur ou un gouverneur en scène, on ne se gênera pas pour les remercier. Cependant pousser le citron moisi dans ses retranchements pourrait être dangereux et ici au moins Poudlard peut le surveiller. Salem a décidé que je devais me concentrer sur la gestion de l'école donc je me concentre ! Voilà ! fit Harry comme un petit enfant.
- Merlin merci, je suis donc l'employé de mon neveu ? rit Severus incrédule.
- Exact « Tonton », mais bon malgré ton mauvais caractère tu es un prof assez intéressant. Il faudra juste revoir la pédagogie. Claquer les portes et hurler dès le départ ça détruit la noblesse du mouvement de tes robes ! Entre avec un masque impassible, regarde-les froidement ! Salue-les poliment et ensuite sourit sadiquement et là plus besoin de Goutte de Mort, ils seront tétanisés ! Et ENSUITE tu pourras hurler ! explosa de rire Harry.
- C'est noté ! Je suivrai les ordres de mon supérieur ! explosa aussi Severus. Oh d'ailleurs vous ne devinerez jamais la dernière sur Lucius Malfoy ! ricana Severus en les emmenant dans une de ses séances potins.
HP ~ PUF
Du coté de la Tour Nord, un rat courrait en silence dans les couloirs en pleine nuit. Il se dirigea vers un sombre passage et rentra dans un autre passage secret. Il se retrouva dans les appartements de Dumbledore. Le vieil homme le repéra et sortit sa baguette.
- Ah mon ami ! Te voilà enfin ! Quelles sont les nouvelles ?
- Le gamin est à l'infirmerie pour la nuit… Il est donc inapprochable pour le moment.
- Je vois ! Tu es le meilleur mon petit espion ! Heureusement que tu es là ! répondit le vieil homme.
HP ~ PUF
Les jours passaient et finalement Harry avait réussi à ignorer la présence de Granger et des derniers Weasley. Cependant il ne trouvait toujours pas le moindre petit instant de paix. Il avait envie de continuer à discuter avec son oncle qu'il avait découvert posséder un humour bien sympathique. Malheureusement pour lui, il ne pouvait le voir bien longtemps sans les crétins qui lui servaient de pseudo gardiens.
En rentrant dans leur salle commune, Harry remarqua qu'il n'y avait pas de place car tous les fauteuils étaient occupés.
- Allons dans le dortoir, on sera plus à l'aise pour jouer ! fit le rouquin.
Harry ne lui répondit pas et avisa le fauteuil où étaient installés les jumeaux en train de discuter d'une nouvelle blague sans aucun doute. Il se rapprocha d'eux et quand ils le virent, ils l'attirèrent immédiatement sur eux en passant un bras possessif autour de lui.
- Harry ! Tu fais quoi vieux ? hurla le rouquin.
- Je prends mon cinquième câlin du soir ça se voit, non ? répondit froidement Harry.
- Pourquoi tu restes avec eux ? Et puis si tu veux tant un câlin Ginny peut t'en donner ! De toute façon les câlins c'est vraiment minable c'est un truc pour les gosses ! s'énerva le roux.
- Tu me fatigues Weasley ! s'agaça Harry.
- Tu viens Harry, on a un truc à te montrer ! firent les jumeaux impatients.
- Cool ! s'amusa Harry devant la mine furieuse du dernier des Weasley.
Ils emmenèrent Harry dans leur dortoir où le dernier rouquin de la fratrie fut éjecté par la magie du château. Les jumeaux lui sortirent un vieux parchemin et le portèrent de façon solennelle.
- Notre très cher Harry… commença Gred.
- …nous avons l'immense honneur…continua Forge.
- …de te présenter notre petit bijou… reprit Gred.
- …le secret le mieux gardé de Poudlard ! termina Forge.
- Voici la carte des Maraudeurs ! firent-ils en chœur.
- C'est donc vous qui l'aviez ! s'amusa Harry.
- Quoi ? Tu la connaissais déjà ?! demanda George choqué.
- Mais comment ? demanda à son tour Fred en voyant Harry acquiescer.
- L'un des maraudeurs n'est autre que James Potter alias Cornedrue ! rit franchement le petit brun. De plus Lunard est mon parrain !
- Sirius Black ? firent les jumeaux en chœur.
- Non lui c'est Patmol ! leur expliqua Harry. Je parle de Remus Lupin.
- Harry tu es définitivement notre dieu ! s'écria George.
- Voilà bien cinq ans que nous cherchons leur identité ! renchérit Fred.
- Donc cette carte t'appartient de plein droit… réfléchit rapidement George.
- Dis, on pourra te l'emprunter parfois ? demanda Fred.
- Ne vous inquiétez pas Forge et Gred ! fit Harry en se laissant tomber sur l'un de leur lit. Je ne pense pas l'utiliser tout le temps et je serai ravi que vous l'utilisiez aussi souvent que bon vous semble les jumeaux !
- Harry !...
- … Petit Harry chéri !
- Merlin, que nous t'aimons ! s'écrièrent-t-ils ensemble.
- Moi aussi je vous adore ! rit Harry qui fut prit en sandwich par l'étreinte jumelée.
HP ~ PUF
Harry était installé sur son lit. Il regardait la plus grande création des Maraudeurs. Au moins maintenant Harry savait qu'il possédait un moyen sûr de fuir la surveillance de Dumbledore, Granger et des abominables Weasley. Il avait connu l'existence de la Carte par le biais de son géniteur, James. Toutefois ce fut par Remus qu'il avait appris son fonctionnement. Il sourit mentalement en se disant que finalement Remus était vraiment quelqu'un de bien et qu'il appréciait beaucoup. Il ne connaissait pas encore Sirius Black mais de ce qu'il avait appris de James, il n'était pas la personne la plus fine et la plus aimable au monde.
Il avait religieusement écouté les blagues de la bande de farceurs, sous le regard lourd de reproches de sa mère, et avait remarqué qu'il s'en prenait surtout aux parias de l'école soit les Serpentard. De plus, Remus lui avait avoué que la cible favorite du groupe était du quatuor n'était autre que Severus Snape, son nouvel oncle. Remus lui avait notamment exprimé sa crainte à l'époque, être rejeté et délaissé par rapport à son statut de loup-garou.
A cause de cela, le lycanthrope n'avait jamais osé se dresser face à ses amis pour les arrêter mais avait toujours tenté d'amoindrir les choses jusqu'au soir où il avait failli tuer Severus sous sa forme lupine. Depuis ce jour sa plus grande crainte avait été non plus que son statut soit révélé mais bel et bien de perdre le contrôle lors de la pleine lune et de commettre l'irréparable. Harry avait également compris que son géniteur avait finalement suspecté le loup-garou d'être le traître. C'était pour cette raison qu'il ne l'avait pas pris comme gardien de secret.
Harry soupira en regardant la Carte. Pour lui elle ne représentait qu'un sinistre héritage. Il s'agissait là d'une prouesse magique, certes, mais elle avait été le moyen de tourmenter et de briser quelqu'un. Il ne savait que trop bien ce qu'était d'être la proie de pareilles attentions. Au moins avec les jumeaux la Carte des Maraudeurs n'avait jamais été utilisé pour nuire.
Il est vrai qu'ils étaient des farceurs invétérés mais ils amusaient tout le monde. Ils ne recherchaient pas à prendre une Maison pour cible ou encore une personne. Ils étaient d'ailleurs les premiers à tester leurs propres inventions. Harry remarqua qu'il était le seul de l'école à ne jamais avoir été touché par leurs blagues. En fait, ils avaient toujours gardé un œil sur lui sans que ce soit pour son nom. Un peu comme s'ils s'étaient toujours doutés de quelque chose de sombre le concernant. Ils étaient même venus le sauver quand il avait été enfermé dans sa chambre-prison avec les barreaux à la fenêtre.
Harry soupira de nouveau. De toute façon sa vie avait bien changé depuis cette époque et pour rien au monde il ne voudrait revenir en arrière. Il avait un grand frère complètement fou mais qui était son héros, un grand frère vampire complètement gaga et méga câlin, un parrain loup-garou drogué au chocolat, une marraine qui avait trop la classe, un oncle glacial qui était un accroc aux potins et aux potions, une tante accroc à tout ce qui traitait de la magie et qui rêvait de devenir une sorcière, une sorte de grand-mère dragon qui était terrifiante dès qu'il s'agissait de sa santé, un elfe de maison fanatique de même qu'un hippogriffe qui s'enfuyait des écuries pour venir le saluer dès que le petit brun aux yeux émeraude se rendait dans le parc. Il avait également une chouette qui le traitait comme son poussin et qui terrifiait les détraqueurs, un basilic millénaire qui l'enguirlandait dès qu'il ne mangeait pas suffisamment le matin et qui jouait les professeurs de mode, un phénix qui avait appartenu à son ancêtre et qui possédait le langage le plus fleuri qu'il connaisse, un artefact magique qui lui racontait des histoires à dormir debout sur les fondateurs et une douzaine de lutins qui s'essayaient à la coiffure en l'utilisant comme cobaye, des amis fantastiques et un, peut-être, père qui avait été rendu fou à lier avec une tendance mégalomane qui était il ne savait trop où. En somme, il adorait sa nouvelle vie.
D'ailleurs, le souvenir qu'il avait utilisé pour lancer son premier Patronus avait été sa rencontre avec son héros. Par ailleurs maintenant il utilisait le souvenir du moment où il était devenu officiellement le frère de Salem devant la Magie comme source pour invoquer son Patronus et c'était sa plus grande fierté. Il avait réussi à maîtriser un sort extrêmement avancé en à peine deux mois. Il ricana en se promettant de le montrer à son frère quand il viendrait voir son premier match de quidditch.
HP ~ PUF
Dans Poudlard, quelque part vers l'infirmerie, Severus Snape avait fini de livrer la commande de potions que lui avait passée Poppy. Il était extrêmement fier de ses nouvelles potions. Grâce à son neveu, la qualité de son travail avait incommensurablement augmenté. Il aurait pu en sauter de joie s'il n'avait pas été lui-même. Il allait prendre les escaliers en direction des cachots quand il tomba nez à nez avec Remus Lupin. Son expression se durcit et ses lèvres se pincèrent d'agacement.
- Bonsoir Severus, est-ce que je pourrais te parler de quelque chose s'il te plaît ? débuta le lycanthrope.
- Lupin, le salua froidement Severus. Je suis occupé, pas comme certains ici, donc ne me fais pas perdre mon précieux temps !
- Cela concerne notre supérieur, fit Remus tout de même amusé en voyant les yeux du Maître des Potions s'ouvrir.
- Je te suis ! fit simplement le sinistre professeur.
Remus amena Severus dans sa classe et apposa une quantité incroyable de sorts. Finalement il lui expliqua qu'il avait reçu l'ordre d'Harry de mettre les choses au clair entre eux et avoua que lui-même en avait vraiment besoin. Severus resta stoïque et arqua simplement un magnifique sourcil avec une mine pleine de dédain. Le loup-garou soupira et reconnut qu'Harry connaissait vraiment bien l'homme. Il suivrait donc le plan que ce dernier avait établi. Il se plaça devant une étrange armoire qui commença à bouger comme si quelque chose se débattait pour en sortir. Il intima au potionniste de reculer et de se positionner près de la porte. Le sorcier obtempéra de mauvaise grâce.
D'un habile mouvement de baguette, Lupin libéra la créature de l'armoire. Dès que ce fut fait, un ciel nocturne apparut et des nuages s'écartèrent pour laisser apparaître une lune ronde et pleine. A ce moment-ci Snape leva les yeux au ciel, se moquant intérieurement de Lupin et de ses jérémiades. Pourtant l'instant d'après un décor se manifesta et on put distinguer un loup-garou d'une taille conséquente. Soudain, une silhouette prit place au centre du tableau, et au sol devant le loup-garou reposait désormais le corps sans vie d'un étudiant d'environ une quinzaine d'années.
Severus écarquilla les yeux en se reconnaissant durant sa cinquième année. Remus se tourna pour lui faire complètement face. Puis, reprenant sa place face au tableau, il lança un retentissant « Ridikulus » et aussitôt le corps ensanglanté au sol attrapa un gros journal qu'il enroula avant de chasser le loup-garou dans l'armoire avant de disparaître également.
Faisant de nouveau face à Severus qui était livide et semblait prêt à s'évanouir, Remus prit une profonde inspiration.
- C'est ma plus grande peur Severus ! prononça-t-il peu sûr de lui.
Il connaissait les capacités de Severus et savait qu'il comprendrait qu'il s'agissait d'un épouvantard. Vu le choc qui se lisait sur le visage de l'homme ténébreux, il était sûr qu'il avait compris.
- Je ne pourrais jamais me pardonner cette nuit et si je t'avais tué ou pire mordu, je n'aurais pas été bien loin derrière toi… avoua Remus.
Severus était scié. Il ne savait comment réagir. Lupin l'avait renvoyé dans son plus terrible souvenir. Toutefois le plus étrange était qu'ils partageaient tous deux cet événement comme le plus terrible de leur vie.
- Je suis tellement désolé Severus, prononça difficilement Remus. Je suis désolé pour les blagues, pour les insultes, pour ma lâcheté face aux autres, pour mon manque de courage. Je suis tellement désolé. Pardonne-moi Severus ! S'il te plaît, pardonne-moi ! se brisa la voix de Remus en se tenant face au susnommé.
- Lupin… prononça Severus complètement déboussolé. Calme-toi, un peu ! C'est indécent ! Par Merlin, calme-toi immédiatement stupide loup ! ordonna Severus.
- Je suis vraiment désolé ! s'excusa de plus belle Remus.
- C'est bon Lupin, c'est bon ! le calma Severus totalement paniqué au fond de lui.
Severus ne savait plus comment réagir. Il était totalement perdu dans ses émotions et dans ses pensées.
- Ça ne va pas disparaître du jour au lendemain mais ça ira ! finit-il par soupirer.
- Je ne veux pas juste qu'on ait une entente cordiale Severus ! Je veux qu'on s'entende bien ! Je veux qu'on se donne une chance de devenir de véritables amis ! Je sais que je n'en ai pas le droit mais s'il te plaît donne-moi une chance ! pleurnicha Remus.
- Par Merlin, ça fait trop Poufsouffle pour ma santé mentale ! Lupin continue comme ça et je te jette un sort ! grogna Severus.
- D'accord Severus ! ricana Remus avant d'exploser d'un rire franc.
- Morgane, il est devenu fou ! s'exclama le brun.
- Non mais reconnais que James doit se retourner dans sa tombe ! rit davantage Remus.
- Je payerai cher pour voir sa tête s'il te voyait ! ricana le potionniste.
- Oui et bien moi aussi ! fit Remus choquant Severus. Ecoute Severus, tu fais parti de ma meute, mon loup te reconnaît comme l'oncle de son louveteau alors fais-toi une raison ! Dorénavant, je vous protégerai, toi et les membres de ma meute ! Je le jure sur ma magie !
Un épais fil doré sortit de la poitrine de Remus Lupin et plongea du côté de son cœur.
- Et bien je ne peux que te croire Lupin ! soupira Severus.
- Essaie de m'appeler par mon prénom au moins une fois ! demanda Remus très amusé.
- Et pourquoi pas une danse d'hippogriffes ! éructa Severus.
- Harry apprécierait très certainement ! se moqua Remus.
- Quant à lui attends que je l'attrape ! Je reconnais bien l'œuvre de ce serpent ! murmura sombrement Severus.
- Ne fais ta sale tête ! Tu l'adores, ton neveu ! explosa de rire Remus.
o0o.o0o.o0o
Voili ! Voilou!
C'est fini pour aujourd'hui !
Alors ? Alors ? Vous en avez pensé quoi ?
J'attends vos retours et vos réponses !
Et n'oubliez pas de me dire si vous voulez les bonus !
Je vous aime mes lutins!
En attendant je souhaite à tout un chacun une excellente semaine !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
