Salut tout le monde !
J'espère que ce nouveau chapitre vous trouvera en pleine forme !
Je n'y crois pas on a dépassé les 100 reviews !
Wow ! Les gens je ne sais que vous dire… Je vous aime !
Merci à tous les lecteurs qui suivent cette fanfiction, qui l'ajoutent en favoris, qui m'envoient des messages pour me motiver ou simplement pour me poser une question ! Je vous remercie du fond du cœur pour tout !
Je ne vous oublie pas les Guests (Aya31, Barbara, Visiteuse, Morane, Guest, marie, cathy et tous les autres)
Allez la suite est lancée ! Je vous souhaite une excellente lecture !
Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !
Bêta-Lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 11 : Lumières et Foudres
Les rideaux tirés et verrouillés, Harry était allongé sur son lit. Il discutait avec Fumseck et Shanasssya. Dumbledore s'étant absenté pour la soirée, le jeune sorcier en profitait donc pour passer un peu de temps avec son phénix. Savoir que le bel oiseau devait rester près du vieux citronné pour l'espionner agaçait et inquiétait le petit brun. Il voulait pouvoir passer beaucoup plus de temps avec son dictionnaire fleuri. Malheureusement, depuis qu'il s'était retrouvé affublé de la présence de la belette et du castor, il ne le voyait presque plus. De ce fait le petit brun avait souvent une mine contrariée durant la journée.
Aussi le lendemain serait le premier match de quidditch de l'année, il était habité par une certaine tension.
- Non mais honnêtement Fumseck, même Shanasssya rêve le soir de se faire le rat et le maître… rouspéta Harry.
- Non ?! Tu plaisantes j'espère ! ricana l'oiseau chanteur.
- Puisque je te le dis ! Son ignoble rat a encore tenté de monter sur ma malle ! Dobby a dû l'ensorceler ! Et malgré cela je les ai surpris à tenter de lever les enchantements dessus ! s'indigna le brun.
- Ils n'ont donc aucune manière ? cracha l'oiseau de feu. Je savais que tu ne le supportais déjà pas auparavant mais maintenant j'ai l'impression que tu le détestes…
- Ne te moque pas le poulet ! siffla dangereusement le basilic. Le gamin passe son temps à loucher sur les vêtements d'Harry, il le harcèle pour savoir qui est Salem. La dernière fois, je l'ai surpris en train d'échafauder un minable plan pour droguer Harry pour obtenir des réponses ! Il en parlait avec le castor sang de bourbe ! siffla le serpent comme si en parler la souillait.
- Normalement aucun animal ne devrait supporter ta présence sauf les autres familiers de notre cher petit maître… réfléchit Fumseck. C'est vrai que je te taquine souvent mais c'est parce que tu as de la répartie mais sinon un animal qui tente de fouiller dans ton nid c'est insensé voire même suicidaire !
- En parlant de ça, je m'interrogeais sur les différents types d'animaux et créatures avec lesquelles je ne pouvais pas établir de contact mais je n'ai rien trouvé ! bouda Harry. Parce qu'honnêtement, ce rat m'insupporte au plus au point !
- Toi et tes recherches ! Un véritable rat de bibliothèque ! se moqua l'oiseau.
Il reçut un violent coup de queue du serpent et perdit quelques plumes au passage. La conversation peu intéressante continua encore une bonne heure avant qu'Harry ne tombe de sommeil.
HP ~ PUF
Le jour se leva sur un temps affreux. Pour le premier match de la saison scolaire, il pleuvait averse et Olivier Dubois, le capitaine de l'équipe de Gryffondor, était particulièrement sur les nerfs. Pour ouvrir le bal, leurs opposants n'étaient autres que les Vert et Argent. Autant dire que la pression était à son paroxysme chez les Rouge et Or. Harry, lui, était excité comme une puce ! Salem lui avait annoncé au matin qu'il viendrait le voir jouer avec Vladimir mais également Sergei. De plus, après le petit-déjeuner, Severus était venu lui souhaiter bonne chance et lui avait demandé de faire un petit tour devant les gradins où seraient les Serpentard. Il avait donc donné sa parole qu'il ferait son petit tour de salutation.
Le professeur Bibine siffla le coup d'envoi et les équipes prirent leur envol. Harry décolla le dernier et s'envola aussitôt et avant de foncer pour saluer les différentes Maisons de l'école. Arrivé devant Gryffondor, il ignora Dumbledore et offrit son plus beau sourire à ses frères et Sergei qui étaient à côté de Remus et du professeur Mc Gonagall. Cette dernière lui répondit avec entrain.
Harry pivota le manche de son balai et s'élança du côté des Serpentard. Il salua les étudiants et les professeurs. Son regard se figea subitement. Devant lui se tenait dans toute sa grâce, Narcissa Malfoy accompagnée de son époux. Il salua poliment l'homme et fit une magnifique figure sur son balai pour saluer sa marraine qui inclina légèrement la tête avec un fin sourire. Lucius Malfoy avait la mine fermée mais les yeux de Narcissa suffisaient à illuminer le mauvais temps.
Les balles furent libérées et le Vif d'or s'élança comme un fou disparaissant des regards. Face à lui, le port hautain, vint se positionner Draco Malfoy. Cependant Harry l'ignora et continua de rechercher la petite boule dorée.
- Alors le binoclard prêt à se ridiculiser devant tout le monde ? ricana Malfoy junior.
Harry vola plus loin en arrangeant sa capuche pour éviter d'être trop dérangé par la pluie. La pluie et le vent fouettaient son visage mais il se sentait si heureux qu'il n'y prêta pas attention. Il se concentrait donc sur la recherche du Vif d'or. Il virevoltait entre les Cognards et les autres joueurs. Inconscient de l'image exceptionnelle qu'il offrait sur son balai, Harry en émerveillait plus d'un. Salem, Vladimir et Sergei étaient tout bonnement bouche bée devant le talent d'Harry. Ils avaient à cet instant la même pensée. Harry méritait parfaitement son surnom de petit ange. Il semblait ne faire qu'un avec le ciel. Pourtant ils avaient l'habitude de voir Viktor voler mais ce dernier ne possédait pas cette grâce qui animait Harry quand il était dans les airs.
Soudain, un éclair doré entra dans le champ de vision de l'attrapeur de Gryffondor. Il s'élança à sa poursuite. Il partit comme une fusée sous les hurlements de tout le stade. Malfoy le suivit n'ayant pas encore repéré l'objet de sa convoitise. Le Vif d'or prit de l'altitude et les attrapeurs le suivirent sans hésitations.
Tout à coup l'air se refroidit considérablement. Du gel commença à apparaître sur les balais. Harry fit immédiatement un piqué afin de s'éloigner. Elle avait reconnu sans mal la présence des détraqueurs. Ce ne pouvait être que ça, comme la fois dans le train. Malfoy le suivit mais soudain à deux cent mètres au dessus du stade, une dizaine de détraqueurs apparurent. Avant qu'ils n'aient pu faire la moindre manœuvre de nombreux autres se rapprochèrent. Sans s'en rendre compte, les attrapeurs se retrouvèrent face à une centaine de détraqueurs qui commencèrent à les encercler. Malfoy accéléra en chute libre mais ne parvint à les éviter qu'en remontant. Harry se retrouva prit au piège au milieu de tous les détraqueurs.
Dans le stade, les hurlements de joie avaient laissé place à des cris d'effroi. Il y eut un immense coup de tonnerre puis ce fut le calme plat comme si le vent lui-même était tombé. Un nouvel éclair déchira le ciel, suivit d'un retentissant coup de tonnerre. Harry prit une profonde inspiration et souffla doucement. Il était encerclé et les détraqueurs semblaient jouir de cet instant. Tout à coup, un détraqueur s'élança sur Harry.
- Expecto Patronum ! hurla Harry en dégainant sa baguette.
Aussitôt une immense boule argentée se forma devant lui, repoussant légèrement les sinistres gardiens. Quelques secondes plus tard la boule s'allongea et un gigantesque serpent ailé prit forme. Après quoi on distingua une tête d'oiseau puis deux pattes en plus. Toute la foule était soufflée tant par l'apparition du Patronus que par les vagues de magie pure qui se libéraient de l'invocation.
- Un Occamy ! raisonna la puissante voix d'Hagrid. Par Merlin, son Patronus est un Occamy !
Harry repoussa la centaine de détraqueurs d'un coup et tenta de redescendre du terrain. Au même moment le Vif d'or lui fonça dessus et grâce à ses réflexes, il réussit à le réceptionner. Un cognard tenta de le frapper et il ne put l'éviter que grâce à l'adrénaline. Malheureusement, la balle furieuse heurta de plein fouet le balai de Malfoy junior qui n'était pas loin de lui. Harry eut tout juste le temps de contrôler son balai et d'attraper le bras de Malfoy avant qu'il ne chute. Etant trop lourds, ils ne purent éviter l'impact avec un mur malgré le bouclier qu'invoqua Harry. Son balai se brisa sous le choc et ils tombèrent. Tandis que Malfoy atterrissait sur son postérieur, Harry s'écrasa au pied des gradins sur une poutre.
- Regardez dans la main d'Harry ! hurla Lee Jordan, le commentateur. Le Vif d'or ! Gryffondor a remporté ce match magistral !
Les élèves firent une magnifique ovation à l'attrapeur des Gryffondor. Cependant l'équipe était pétrifiée. Harry était toujours au sol et ne bougeait pas d'un pouce. Les jumeaux Weasley s'élancèrent vers Harry. Poppy Pomfresh se rendit directement sur le terrain et commença à s'affairer autour de son petit ange.
Salem était livide et Vladimir n'en menait pas large. Quant à Narcissa, une sombre angoisse s'emparait d'elle. Masque ou pas, elle ne pouvait contenir le tremblement de ses mains. Severus s'était immédiatement levé pour se rendre auprès de son neveu sous le regard chargé de dégoût de Lucius Malfoy. Harry semblait entier mais il était certain que la rencontre avec la poutre avait dû être terrible pour son petit corps.
HP ~ PUF
Ce ne fut que cinq heures plus tard qu'Harry ouvrit les yeux dans l'infirmerie. Il grogna en se rappelant des événements. A l'instant même, une main chaude vint se poser sur son front. Il savoura la caresse et les vagues de magies qui s'en échappaient avant d'ouvrir les yeux. Il cligna des yeux en tombant dans un regard vert forêt humide.
- Sal ! murmura difficilement Harry.
- Tu m'as fait peur mon ange ! répondit doucement Salem.
- Désolé, mais il allait se tuer… fit piteusement le petit brun les larmes aux yeux ; il avait l'impression de s'être ridiculisé devant son frère.
- Je suis tellement fier de toi mon petit serpent ! siffla l'aîné. Tellement fier, tu n'imagines pas à quel point. Ton Patronus était absolument divin et tu es tellement magnifique sur un balai et en plus tu as sauvé la vie de cet idiot de Malfoy.
- Je voulais te le montrer mais pas comme ça… soupira Harry les larmes aux yeux.
- Tu as subjugué tout le stade ! sourit Salem. Allez viens là mon trésor ! lui fit-il en lui ouvrant les bras.
Harry ne chercha pas plus loin et se jeta dans l'étreinte puissante de son frère qui lui caressait les cheveux. Ils restèrent un bon moment comme cela.
Ce fut dans cette position que Remus, Severus et Poppy les trouvèrent. Salem leur sourit et ils le lui rendirent. Harry se dégagea et observa la mine soulagée de chacun.
- Je suis désolé de vous avoir inquiété, grimaça-t-il.
- On a vraiment eu peur quand on a vu que tu ne respirais plus, mais c'était dû au choc qui t'a littéralement coupé le souffle, lui sourit Severus pour la première fois. Refais-moi une telle peur et je te transforme en ingrédients pour potions.
- Je ferai plus attention, promis ! sourit le petit brun.
- Tu vas devoir passer ton week-end ici ! annonça doucement Salem.
- Il est hors de question que tu sortes de ce lit avant mercredi ! ordonna Poppy.
- Quoi ? Mais pourquoi ? fit Harry étonné.
- Ta rate a bien failli exploser… fit Salem le regard dur mais pourtant inquiet. Tu me promets de suivre toutes les indications de Poppy ? Sinon je ne pourrais pas repartir l'esprit tranquille. D'accord ?
- Chef ! Oui chef ! Je serai sage comme une image et je suivrai ses consignes à la lettre ! Promis ! abdiqua le plus jeune.
- C'est très bien ! fit enfin Remus.
- Où sont Vlad et Sergei ? demanda le jeune sorcier en scrutant l'infirmerie.
- Avec Narcissa, répondit Severus. Elle est folle de rage que des détraqueurs aient pu approcher l'école de si près. Draco n'a rien donc Lucius s'en fichait mais devant la fureur de Narcissa, il est parti dire deux mots au ministre.
- A vrai dire, je ne sais pas lequel des deux était le plus intenable entre elle et Vladimir…soupira Salem.
- Tu peux parler ! sourit Remus. Tu n'étais pas mieux ! Entre le sortilège que tu as balancé sur les détraqueurs, je me demande bien lequel était le plus furieux...
- Je les avais prévenus ! cingla Salem d'une voix polaire.
- Remus, peux-tu aller annoncer aux autres que la belle au bois dormant est enfin réveillée ? demanda Severus sans réellement y prêter attention.
- D'accord, Severus, fit le loup-garou en appuyant sur le prénom du maître de potions.
Harry sourit et se cala davantage contre le torse puissant de Salem. Ce dernier caressait les cheveux de son jeune frère d'une main distraite. Il fronça les sourcils en voyant apparaître deux chevelures blondes non désirées. Un grondement peu audible sortit de la gorge de Remus. Cependant Harry et Salem l'entendirent parfaitement. Pensant qu'il s'agissait du fait d'avoir un vampire dans les parages, Harry se redressa et avisa les nouveaux arrivants. Il vit Malfoy père et fils et son visage se ferma en une seconde.
- Et bien Monsieur Potter, enfin réveillé ! se moqua Lucius Malfoy.
- Saint Potter se fait remarquer comme à son habitude… lui répondit son fils.
Un claquement de langue agacé retentit derrière les deux Malfoy, les faisant se retourner. Ils découvrirent le visage de Narcissa, habituellement magnifique, légèrement déformé par la contrariété.
- Je vous prierais de cesser ceci immédiatement messieurs ! claqua la voix de Narcissa, faisant son époux hausser un pâle et délicat sourcil autant surpris que sceptique.
Il savait qu'il n'était jamais bon de contrarier la Lady mais il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il l'avait trouvé bien soucieuse de l'état du gamin Potter mais il avait mis cela sur le compte de la présence des détraqueurs dans l'enceinte de l'école. Visiblement c'était autre chose. Cependant aussi puissant qu'il soit, il n'avait aucune envie de s'attirer les foudres de sa chère épouse. C'était une Black avant tout. Les femmes de cette famille étaient connues pour posséder une puissance magique et un caractère incroyables. Cela, il ne le savait que trop bien.
- Seigneur Riddle-Potter-Gaunt, je suis profondément navrée de cette entrée. Je vous prie de ne prendre aucunement ombrage du comportement des plus déplacés de mon époux et de mon fils ! annonça la Pâle Lady à l'attention de Salem en inclinant respectueusement la tête.
Celui-ci hocha simplement la tête, l'invitant à poursuivre. Il décida d'ignorer les deux crétins Malfoy. Il s'occuperait d'eux plus tard.
- Vous n'êtes nullement fautive Narcissa, je ne vous en voudrais donc aucunement… répondit Salem d'une voix polaire. Cependant sachez que ces insultes auront leurs conséquences !
- Il est absolument intolérable qu'un tel comportement soit manifesté alors que la vie de votre descendance a été sauvée grâce à la bonté de notre frère ! gronda la voix de Vladimir.
Ce n'était plus les grands frères gagas qui faisaient face à la famille Malfoy mais bien le Prince de Moldavie et le fils du Seigneur des Ténèbres. Lord Malfoy manqua de s'étouffer avec sa salive en ressentant le crépitement de la magie des deux jeunes hommes qui venaient de parler. Harry, lui, n'avait d'yeux que pour sa marraine et lui offrit un doux sourire gêné.
- S'il lui était arrivé quelque chose cela vous aurait hautement peiné et cela n'aurait été que trop regrettable ! sourit finement Harry à l'attention de la Lady.
Tout le monde observait cet étrange échange. Sergei ne semblait pas mal à l'aise, juste extérieur à la situation. Quant à Severus, il avait une mine fermée bien qu'il rageait au fond de lui face à la bêtise de son neveu. Poppy était admirative face au comportement de son petit ange, tout comme Remus. Aucun des deux ne l'avait jamais vu avec une telle prestance, même sur un lit d'infirmerie…
- Et qu'est-ce qu'un étranger peut bien savoir de ces choses-là ! lâcha Lucius Malfoy à l'attention de Vladimir.
Celui-ci sourit vaguement. Narcissa étouffa un juron d'indignation, tandis que Poppy, Severus, Remus et Sergei retenaient leur souffle. S'il était une chose qu'il ne fallait jamais, mais au grand jamais, faire était d'insulter le rang de Vladimir. Ils l'avaient appris de la bouche même d'Harry. Cependant tout le monde sursauta en entendant les voix de Salem et d'Harry. Elles étaient tranchantes et d'une froideur extrême. On y ressentait tout le venin et la colère présents.
- Je vous interdis de vous adresser à notre frère de la sorte Malfoy ! claquèrent les frères Riddle-Potter-Gaunt.
Chaque mot avait été articulé avec froideur et fureur. Les garçons ressemblaient à deux serpents prêts à fondre sur leurs proies.
- Frère ? ricana Draco Malfoy pour sa plus grande bêtise.
Soudain un serpent dressa sa tête au dessus du lit de l'infirmerie et siffla avec une telle véhémence qu'il n'était pas nécessaire d'être fourchelangue pour comprendre le danger. Salem siffla quelque chose à Shanasssya sous sa forme plus grande que d'habitude et le serpent se calma en allant s'enrouler autour de la main tendue de Vladimir.
- Je ne vous présente donc pas le prince de Moldavie, parent des Seigneurs Riddle-Potter-Gaunt, mon cher ! renifla ironiquement la Pâle Lady. Mes excuses Messeigneurs ! La raison de ma visite est que Moi, Lady Narcissa Malfoy suis venue vous reconnaître, Seigneur Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt, deux dettes de vie pour avoir sauvé la vie de mon idiot de fils, Draco Lucius Malfoy. Non pas une, mais bien par deux fois, vous lui avez sauvé la vie depuis le début de l'année scolaire. Ce faisant, je ne peux que vous en remercier comme il se doit. Vous avez mon éternelle gratitude !
- J'accepte donc votre gratitude, Lady Malfoy ! répondit solennellement le petit brun.
- Appelez-moi Narcissa, je vous en prie ! sourit Narcissa, choquant ainsi son mari et son fils.
- Seulement si vous m'appelez simplement Harry, sourit chaleureusement celui-ci.
- C'est d'accord Harry ! offrit-elle à son tour avec un sourire tendre. Seigneur Salem, Seigneur Vladimir, vous avez là un bien charmant frère ! s'extasia la femme faisant les susnommés sourire avec suffisance. Sur ces entrefaites, je vous souhaite un prompt rétablissement Harry ! Attendez-vous à recevoir mon hibou ! Je prendrai de vos nouvelles. Cela ne dérange pas, j'espère ? demanda-t-elle à l'aîné de la fratrie.
- Aucunement Milady ! répondit Salem.
- Fort bien ! s'exclama la sorcière. Madame, Messieurs, je vous souhaite une excellente fin de journée !
Sur ce, elle salua tout le monde d'un élégant geste de tête et sortit de l'infirmerie la démarche souple et le port altier.
Draco était furieux que sa mère lui reconnaisse deux fichues dettes de vie à cet orphelin de Potter. Cependant le père nageait entre incrédulité et rage. Il regarda son épouse sortir et se tourna vers les frères pour les toiser. Cependant, il fut arrêté par la voix de l'ainé, le dénommé Salem.
- Lucius Malfoy ! J'aurais deux mots à vous dire ! claqua-t-il. Poppy puis-je emprunter ton bureau, s'il te plaît ? demanda Salem avec un sourire poli.
- Bien évidemment mon chéri ! Je reste avec Harry pour l'instant ! lui répondit la médicomage. Monsieur Malfoy, n'étant pas blessé je pense que vous n'avez rien à faire à l'infirmerie donc je prierais de bien vouloir en sortir ! lâcha-t-elle à l'intention de Draco.
- Lucius, Severus, veuillez me suivre ! ordonna simplement Salem.
- Salem, ne sois pas trop dur ! Il serait problématique qu'il ne puisse plus tenir debout… soupira Harry.
- Je tâcherai de m'en souvenir mon ange ! Au pire nous avons deux des meilleurs médicomages sous la main ! ricana l'aîné.
Harry lâcha un soupir amusé et se reporta son attention sur Sergei et Vladimir. Il les observa quelques secondes attendant que son frère disparaisse.
- Bonjour Faucon ! s'exclama soudain Harry une fois que les Malfoy eurent disparus.
- Hey Harfang ! Ça fait plaisir de te voir enfin ! ricana l'héritier Novaroff.
- A moi aussi ! On s'est souvent parlé mais jamais encore rencontré !
- Oui c'est vrai ! En tout cas félicitations pour ce match magnifique. Tu étais absolument divin sur ton balais, dommage qu'il n'en reste plus rien…
- Plus rien ? Le balai ! Je l'avais oublié ! s'exclama Harry. C'était un cadeau de ma directrice de Maison…
- Ne t'inquiète pas pour ça ! le calma rapidement Poppy. Minerva ne t'en veux pas une seule seconde ! De plus, elle n'a pas arrêté de dire que son précieux petit lion a fait honneur à sa Maison. Figure-toi que même Severus a donné cent points à Gryffondor pour avoir sauvé un Serpentard !
- Il a fait ça ?! s'exclama le petit incrédule.
- Et comment qu'il l'a fait ! Tu aurait vu la tête du citronné ! Il n'en revenait pas ! se moqua Remus.
Harry rit un bon coup avant qu'une quinte de toux ne le force à se calmer. Il remarqua finalement la mine fermée de Vladimir. Il avait les traits tirés, il semblait furieux et cela inquiétait Harry. Il avait bien vu que depuis son entrée, son expression était froide et distante.
- Vlad ? appela Harry.
- Petit Prince ? répondit simplement Vladimir.
- Viens là ! dit Harry en tapotant le matelas.
Vladimir obtempéra immédiatement et Harry le regarda droit dans les yeux. Il se retrouva soudain face à un regard abyssal. C'était le vampire qui était face à lui. Une étrange aura funèbre sortait de Vladimir à ce moment-là. Tout le monde se raidit dans la pièce sauf Harry. Il lui offrit son plus beau sourire.
- Je vais bien ! Je te promets que je ne fais pas semblant ! Tu sais que mon parrain m'entraîne à exécuter le Patronus depuis la rentrée. C'est vrai que je ne m'attendais pas à faire face à autant de détraqueurs… Mais je savais que vous étiez avec moi, donc je ne pouvais que réussir. Et puis si je suis trop fatigué, Poppy me surveillera et Severus me noiera de potions infectes ! ricana Harry amusé à cette pensée. Alors détends-toi ! Tu n'y es pour rien, c'est la faute des détraqueurs et de leur idiot de ministre !
Pendant qu'Harry faisait son petit monologue, on put voir le visage de Vladimir se détendre doucement. Grâce à son don, Harry savait pertinemment ce que ressentait le prince moldave. Il s'en voulait de ne pas avoir pu protéger Harry. Cela le mettait dans une rage sombre. Les mots d'Harry l'apaisèrent davantage que tous les philtres de paix. Il sourit finalement et posa sa tête dans le cou d'Harry et le ramena contre lui. Le petit brun savait que les vampires étaient très protecteurs et encore plus quand il était question de la sécurité de leur famille. Aussi, se laissa-t-il faire tout en souriant. Il n'était pas encore habitué à ce que l'on s'inquiète autant pour lui, pourtant il avait envie de pleurer tant son cœur était gonflé de bonheur. Il leva finalement des yeux humides et observa la pièce. Tout le monde le regardait avec un regard inquiet, seul Sergei lui fit un clin d'œil avec un petit sourire en coin. Harry leur sourit simplement et leur dit qu'il les aimait plus que tout. Il avait enfin une famille. Salem sortit à ce moment-là, il eut un sourire éblouissant devant le tableau de ses deux frères qui s'étreignaient.
Finalement, il fut temps pour les garçons de rentrer et Remus les raccompagna jusqu'au parc. Poppy partit s'affairer dans les réserves et mettre de l'ordre dans ses dossiers. En réalité, elle voulait simplement permettre à Harry et Severus de passer un peu de temps ensemble. Il régnait un silence calme et apaisant dans l'infirmerie depuis quelques minutes quand, soudain, Harry s'adressa au potionniste.
- Oncle Sev, il y a quelque chose que je voudrais te demander… fit Harry gêné.
- A quel sujet ? demanda calmement ledit Sev.
- Parfois, quand je réfléchis et que j'analyse ma nouvelle vie, je me dis que tout s'est passé vraiment vite…
- Quelle partie en particulier ? le poussa doucement son oncle.
- Je veux dire avec Salem, on s'entend vraiment bien. C'est comme si on se connaissait depuis toujours... Ce que j'essaie de dire c'est que quand il est arrivé à Privet Drive, chez ma tante, la première fois... Je n'étais pas spécialement méfiant, c'est un peu comme si au fond de moi, je l'attendais. Il aurait très bien pu s'agir d'une ruse d'un mangemort et pourtant au fond de moi, je savais dès le départ que je pouvais lui faire confiance… Je ne sais pas comment expliquer c'est comme si…
- C'est comme si tu savais que jamais, il ne pourrait te faire de mal et que tu lui faisais confiance avant même de le connaître ? l'interrogea-t-il.
- C'est exactement ça ! s'exclama Harry.
- C'est tout à fait normal. De ce que tu m'as dit, tu n'avais pas la parfaite petite vie que le monde sorcier t'imaginait, moi le premier. En plus tu as eu connaissance de la prophétie de Trelawney par le Choixpeau. Tu sais, même si nous n'avons pas connaissance de ce qui se prépare, la Magie, elle, si. Entre la prophétie, les mauvais traitements et la magie que vous partagez c'était impossible que ça se passe autrement…
- Comment ça ? demanda Harry avec une moue concentrée.
- Prenons par exemple ta mère. Je la connaissais depuis que nous étions enfants. Et on savait qu'on pourrait se faire confiance quoiqu'il arrive. Si tu avais connu Salem depuis tout petit, vous seriez quand-même aussi proches.
- Comment c'est possible ? C'est parce que la Magie a remarqué nos compatibilités ?
- En partie ! reconnu l'adulte, tout de même impressionné par les capacités de déduction de son neveu. Non seulement vos magie sont compatibles mais en plus, vos magies ont la même source par votre père. Pour la Magie, vous avez toujours été frères depuis cette nuit d'Halloween. Pour tout comprendre, il s'agirait de connaître parfaitement la branche de Magie appelée Magie familiale. C'est un domaine extrêmement complexe, même pour moi… Cependantt ce n'est pas seulement grâce à la magie. Il n'est pas difficile de comprendre que pour toi Salem est ton sauveur, je me trompe ?
- Non tu as raison, Oncle Sev, je dirais qu'il est même mon héros. Je dois paraître idiot, pas vrai ? rougit le petit brun.
- Pas le moins du monde Harry ! Tu sais, moi non plus je n'ai pas eu une enfance rose. En termes de maltraitance, j'imagine que je suis plutôt bien placé pour pouvoir te comprendre. Mon père était un moldu, un alcoolique violent et mauvais. Il n'aimait pas spécialement la magie et ma mère a abandonné l'idée de se battre et a rendu l'âme sous ses coups. Ta mère était ma meilleure amie et celle qui me soignait chaque fois que je revenais blessé. Je peux facilement avouer que ta mère était le soleil de ma vie. Je lui dois pratiquement tout ce que je suis. C'est même elle qui m'a poussé à me lancer dans les potions. C'est avec tout cela en tête que nous avons effectué le rituel d'adoption. Elle était déjà ma sœur avant même que je ne le sache. Tout comme Salem a toujours été ton frère. Il l'a prouvé en te cherchant. Tu m'as raconté qu'il entendait ta magie l'appelé à l'aide. C'est la preuve même que vous étiez déjà lié d'une façon que peu de personnes pourraient comprendre. Pourtant c'est tellement simple que ça fait parfois peur.
- Oui c'est vrai que sous cet angle, c'est beaucoup plus clair ! admit Harry. Pour Salem, au début il ne comprenait pas que je prenne les choses aussi calmement. Il s'attendait à ce que je hurle et que j'explose. Pourtant rien que ça me prouvait qu'il ne me voulait aucun mal. Je ne vois pas pourquoi il se serait inquiété de me voir lui faire confiance si c'était justement pour me faire du mal… raconta le petit brun sur le ton de la confidence.
- Je comprends parfaitement ! J'ai été vraiment été injuste avec toi ! Je te traitais de cornichon sans cervelle alors qu'en fait c'est tout le contraire. Tu réfléchis en fait beaucoup trop pour ton propre bien ! se moqua Severus.
- Bon ben vaut mieux trop que pas assez ! rigola Harry.
- Bon, il faudrait que je fasse un tour pour trouver Draco, je ne sais pas ce qu'il va tenter de faire mais le connaissant, lui et son orgueil, il pourrait bien tenter de faire une idiotie.
- D'ailleurs, je n'ai pas vu le castor et la belette ! s'interrogea le jeune sorcier.
- On les a chassés de l'infirmerie. Poppy était vraiment impressionnante ! Elle les a menacé de leur botter les fesses jusqu'à leurs dortoirs.
- Et j'ai raté ça ? C'est vraiment pas juste ! Ah mais attends Shanasssya m'a dit que mes affaires ont été emmenées ici ! s'extasia le petit Harry.
Il se pencha sur sa malle et en sortit la Carte des Maraudeurs. Il murmura l'incantation et il vit la carte du château apparaître sous les yeux d'un Severus ébahi. Harry lui expliqua son origine et la façon dont il l'avait récupéré. Soudain Harry blêmit en repérant le nom de Ronald. Il commença à avoir du mal à respirer et il montra d'une main tremblante le nom inscrit à côté de celui du rouquin, Peter Pettigrow…
Severus appela immédiatement Poppy et cette dernière arriva en courant. Elle constata qu'Harry était en état de choc et lui lança un sortilège pour l'apaiser, le tout couplé à une potion calmante. Severus lui montra la carte et la sorcière blêmit également. Elle chargea Severus d'aller chercher Remus et de le faire venir immédiatement. Elle resta à côté d'Harry. Celui-ci trouva malgré tout la force de ranger la carte et s'enfonça dans son lit. Le traître qui avait détruit la confiance de ses parents était encore en vie. Pire c'était ce foutu rat qui tentait toujours de fouiller sa malle et de le mordre. Queudver et Croutard n'était qu'une seule et même personne, Peter Pettigrow. Harry en était maintenant convaincu.
Il ferma les yeux afin de se calmer mais avant qu'il ne puisse réfléchir davantage Poppy lui lança le contenu d'une potion de sommeil sans rêve directement dans l'estomac.
HP ~ PUF
Salem faisait les cent pas dans le bureau de son directeur. Il était dans une rage noire et personne ne semblait pouvoir ni vouloir le calmer. Il se rappela sa petite discussion avec le chef de la famille Malfoy avec un sourire malsain.
#Flashback
- Je vais être clair Malfoy ! Tu vas me le payer sois en sûr ! tonna la voix de Salem.
- Et j'imagine que je devrais avoir peur… répondit le blond d'une voix traînante bien trop sûr de lui.
- Severus ton bras !
- Mon Prince ! fit Severus en tendant son bras de façon révérencieuse.
Salem attrapa le bras avec délicatesse et dégagea la Marque des Ténèbres. Lord Malfoy sursauta en voyant la marque honnie verdir sous les doigts de Salem. Tout se mit en place dans son esprit.
- Mon Prince…tenta-t-il.
- T'ordonne de la fermer ! le coupa Salem d'une voix mortellement froide.
Soudain la propre marque de Lucius commença à le brûler. Il tomba à genoux aux pieds de Salem qui le regarda avec tout le dégoût qu'il lui portait. Severus ne laissait rien paraître mais il était tiraillé entre amusement et crainte. Il était clair que Malfoy ne l'avait pas volé mais il s'inquiétait de ce qu'était ce sort. Comme semblant lire dans ses pensées, leur prince lui répondit.
- J'ai utilisé ta marque pour que sa magie ne le tue pas… Si je l'avais fait en utilisant uniquement ma magie… et bien j'ai bien peur que toute la magie de cette infâme déchet ne le tue et Harry ne me l'aurait pas pardonné.
- Quoique… sourit narquoisement Severus.
- Toi aussi tu en doutes un peu, pas vrai Sev ? se moqua Salem.
- Je pense que c'est surtout le fait de laisser des preuves qui pourraient mener directement à vous trois qui le dérangerait… réfléchit le potionniste sur le ton de la conversation.
- Tu as sûrement raison mais n'oublions pas qu'il s'agit de l'époux de Narcissa… Ce serait mauvais pour la famille ! conclut Salem sur le même ton.
Lucius souffrait le martyr mais la puissante magie de Salem l'empêchait de pousser le moindre cri. Salem le regardait avec une colère non dissimulée.
- Tu as insulté un de mes frères et tu t'es moqué de l'autre… Personne n'insulte ma famille sans en payer le prix ! Encore moins lorsque l'on m'a adressé un serment ! Je ne supporte pas les lâches qui s'en prennent aux autres en les regardant de haut pour mieux se cacher derrière leur titre. Tu n'es absolument rien face à nous trois ! articula difficilement Salem. Cela dit ceci n'est que la punition pour tes paroles d'aujourd'hui, Lucius. Ta punition pour ton comportement passé arrivera en temps et en heure ! Tu étais un des favoris de mon père mais ne t'inquiète pas, le vent tourne toujours…
Il cessa le sort faisant la magie du blond se rebeller contre lui et laissa Severus le soigner.
- Que j'apprenne encore une fois que toi ou ta larve de fils avez eu un comportement désobligeant envers un des miens et je peux te jurer que tu le regretteras amèrement ! En attendant disparais vermine ! claqua Salem. Malfoy ne se le fit pas dire deux fois et quitta immédiatement l'infirmerie en s'appuyant sur sa canne.
Flashback#
Bon d'accord, il avait pris un malin plaisir à torturer le peroxydé mais cela n'avait pas apaisé sa fureur contre le ministre britannique. Le pire dans tout ça c'est que Dumbledore n'avait absolument pas réagi. C'était intolérable ! Il planta son regard dans celui de Sergei et il sourit en voyant des flammes danser derrière les iris. Sergei était visiblement aussi contrarié que lui et il semblerait qu'au final, Fudge doivent payer son incompétence. Cependant ce n'était pas encore l'heure. Il fallait d'abord trouver Sirius Black, ensuite Fudge tomberait.
HP ~ PUF
Harry ne se réveilla que le lendemain. Ce furent les cris furibonds de Poppy Pomfresh qui le sortirent de sa léthargie. Il ouvrit les yeux et son regard tomba sur une rouquine penchée trop près de son visage retenue par une infirmière rouge de colère juste derrière. Il failli tomber de son lit à cette vision cauchemardesque. Le dernier garçon Weasley et le castor Granger étaient dans l'infirmerie avec ce qui semblait être la belette femelle. L'infirmière s'énerva et ordonna au trio indésirable de sortir le temps qu'elle s'occupe de son patient.
- Je suis désolée mon chéri ! s'exclama Poppy en installant une bulle d'intimité. Ils sont venus accompagnés du citron ridé ! Je n'ai pas pu les expulser…
- Poppy, dis-moi que tout ça n'est qu'un cauchemar et que je me réveillerai ! Quoique je devrais peut-être dormir pour l'éternité ! pleurnicha Harry vraiment déprimé suite à un tel réveil.
- Merlin, ne dis pas de bêtises plus grosses que toi ! le gronda gentiment la sorcière.
- Oui bon, ben c'est pas difficile non plus… bouda théâtralement Harry. Qu'est-ce qui s'est passé hier ?
- Tu étais en état de choc et vu ton niveau d'épuisement, je t'ai directement administré une potion de sommeil sans rêve. Entre le match, l'accident, tes visiteurs et cette découverte… Je n'ai pas voulu te laisser prendre le moindre risque ! N'oublie pas que tu n'es pas encore rétabli…
- Je comprends ! Merci Poppy !
- Mais de rien mon chéri ! Pour le coup, tu vas un peu mieux mais tu me tiendras compagnie comme prévu jusqu'à jeudi !
- Euh… Poppy je croyais que ça devait être jusqu'à mercredi…
- Oui, eh bien, mercredi, jeudi, on n'est pas à ça prêt ! ricana Poppy. Et puis ça laissera croire que tu ne maîtrises pas encore le Patronus et que c'était juste un coup de chance.
- Merlin, Poppy tu es une vraie Serpentard ! rit le petit brun franchement amusé.
- Et bien, avec autant d'enfants Serpentard autour de moi, ça ne pouvait pas être autrement ! rit à son tour la sorcière.
- Comment va Remus ? Comment a-t-il réagi ? J'imagine que tu lui en as parlé.
- En fait mon petit, c'est Severus qui s'en est chargé ! Et je peux te dire qu'en vingt-quatre ans que je connais notre loup, je ne l'ai jamais vu aussi furieux ! J'ai bien cru qu'il allait partir égorger le directeur !
- Quel rapport avec lui ? demanda Harry inquiet.
- Et bien le citron savait parfaitement que les Maraudeurs étaient des animagi et pire c'est lui qui a remis à ce Weasley, son rat quand il le cherchait hier près de ta malle. Un spécialiste en métamorphose tel que lui aurait parfaitement reconnu le rat. C'est d'ailleurs pour cela qui Minnie l'a faite amener auprès de toi.
- Par la barbe de Merlin, mais c'est une blague ! Jusqu'où ira ce vieux manipulateur ! jura Harry.
- Langage mon chéri ! On ne jure pas ainsi et pas devant moi !
- C'est justement parce que je ne peux jurer que devant ma famille qu'il faut que ça sorte où sinon je vais faire un malheur… Il ne faut surtout pas en parler à Salem, sinon tu peux être sûr que Vladimir et lui vont faire un malheur ! réalisa le petit brun.
- Je m'en doutais… marmonna Poppy.
- De quoi ?
- Que c'était une mauvaise idée de leur en parler donc j'ai réussi à convaincre Remus de n'en parler à personne ! En bon Gryffondor, il partait déjà leur en parler avec Minerva.
- Tu nous as évité une catastrophe ! soupira Harry en se laissant retomber sur son oreiller.
- Finalement j'irai en cours vendredi ! Du coup je resterai tranquillement installé jusqu'à jeudi ! J'espère que cela ne te dérange pas !
- Certainement pas mon ange ! On va pouvoir passer du temps ensemble ! jubila l'infirmière. J'ai pris la liberté de faire Hagrid emmener ton serpent pour qu'il puisse te le nourrir. Ils devraient bientôt être de retour d'ailleurs. Et toi tu vas prendre ton déjeuner. Et pour tes lutins, ils sont dans mon bureau. Ils semblent préparer quelque chose mais bon je ne m'inquiète pas. Allez, tu files prendre ta douche et un elfe t'apportera ton déjeuner. Allez, allez ! Pendant ce temps je m'occupe des autres étudiants ! chantonna l'infirmière.
Harry obéit et bientôt il sortit de la salle de bain pour se retrouver devant le trio infernal. Il soupira et un plateau apparu à côté de son lit. Il ne rata pas le regard scrutateur de Granger et celui affamé du Weasley. La fille Weasley semblait baver sur lui. Il ne le savait pas mais ses joues encore rougies par l'eau chaude et ses cheveux humides lui donnaient un petit air divin. Toujours est-il qu'il les ignora royalement et qu'il commença à manger tranquillement. Avisant l'énorme quantité et connaissant le peu d'appétit de son « ami » Ronald se lança.
- Et mon pote, tu ne vas pas manger tout ça ?
- Tu sors de table Ron ! s'écria la sœur du susnommé. Si tu es trop fatigué, Harry, je peux t'aider à manger.
- Non merci pour ça j'ai ce qu'il me faut ! répondit froidement Harry.
- Harry, comment tu as fait pour lancer ce sort ? demanda Granger. On ne l'a pas encore appris et en plus ce sort semble demander beaucoup d'entraînement ! Où l'as-tu appris ? Je n'ai rien trouvé dans la bibliothèque sur ce sort ! fit-elle remarquer avec agacement.
- Les enfants ! appela Harry en ignorant les trois étudiants présents.
Aussitôt la porte du bureau s'ouvrit sur les lutins qui s'élancèrent sur Harry. Ils se stoppèrent à quelques centimètres de son visage. Ils le scrutèrent et poussèrent de petits cris entre eux. Harry les regarda en secouant la tête d'amusement. Soudain, les lutins attaquèrent les cheveux d'Harry. Ils attrapèrent des mèches et commencèrent à les enrouler entre elles.
Poppy apparut et rit devant cette vision. Elle fit apparaître un miroir devant le petit brun. Harry ouvrit de grands yeux en voyant ses lutins le coiffer. Il se serait cru dans un de ses contes de fée moldus où les petits oiseaux viennent coiffer les princesses. Il ne put retenir son rire plus longtemps et il explosa littéralement de rire devant cette idée. Il est vrai que sa vie ressemblait assez à Cendrillon. « Garçon fais le jardin ! Garçon prépare le repas ! Garçon fais le ménage ! Garçon nettoie la voiture ! Garçon au placard ! Garçon on reçoit des gens ce soir, prépare tout et disparais après ! » Effectivement vu sous cette angle, il ressemblait à Cendrillon ! Poppy et lui ricanèrent un bon moment tout en ignorant les regards perplexes des trois visiteurs.
Hagrid arriva enfin avec une Shanasssya repue qui siffla de joie en voyant son jeune maître réveillé. Harry la récupéra avec joie. Le demi géant resta un moment et entraîna avec lui le trio d'indésirables. Poppy l'en remercia d'ailleurs chaudement. Après ce fut le tour de Luna de venir prendre des nouvelles de son meilleur ami. Elle vint accompagnée de Neville et des jumeaux. Ils lui remirent des cadeaux de rétablissement et de remerciements de la part de toute l'équipe de Gryffondor, mais également, pour sa plus grande surprise, de la part de l'équipe de Serpentard. Harry était touché mais également très intrigué par leur les cadeaux des Serpentard. Par mesure de précaution, il appela Dobby et lui demanda de vérifier les lettres et cadeaux. Il y en avait deux qui étaient ensorcelés. Harry ne fut pas étonné de découvrir qu'ils venaient de la part des deux gorilles de Malfoy. Il demanda à Dobby de les amener où il savait. En gros Dobby devait les emmener à Severus qui s'en occuperait. Luna étudia Harry et lui trouva une petite mine.
- Harry, il y a des ronflaks cornus qui dansent autour de ta tête ! fit-elle remarquer d'un ton absent.
- Je sais Luna mais je réfléchis à un moyen de m'en débarrasser ! répondit honnêtement Harry. Tu n'aurais pas une idée ?
- Et bien je te conseillerais d'utiliser trois petites lotions ! répondit la jeune fille sérieusement.
- Trois ? Lesquelles ?
- Une pour éloigner les Enormus à Babille nocturnes et deux pour les Nargoles tueurs. C'est qu'on ne s'imaginerait jamais que leur apparence puisse être aussi traîtresse ! Pourtant il faut se méfier et ne jamais leur tourner le dos. Ils choisissent toujours la plus grosse part ! expliqua Luna les yeux étrangement vitreux.
- Je vais y réfléchir très attentivement !
- Ry j'ai le chemin de la sortie la plus sûre… prononça la jeune blonde levant un regard presque vitreux sur l'infirmière.
Harry fronça les sourcils en cherchant la signification de ces derniers mots. Soudain son visage s'illumina et il sourit en attrapant la main de Luna.
- Tu es vraiment la meilleure Luna ! remercia sincèrement Harry.
Poppy qui était juste à côté, fronça les sourcils en entendant la jeune fille parler. Etant médicomage depuis des années, elle savait reconnaître un état normal d'un état de transe mais chez la jeune fille, les deux se fondaient l'un en l'autre. Voilà pourquoi cette petite était considérée comme loufoque. Il n'y avait pas plus faux pourtant. Cette petite possédait simplement un pouvoir médiumnique hors du commun. Et visiblement seuls ces quatre étudiants s'en étaient rendu compte. Encore une raison de les garder, tous les cinq, à l'œil. Ô que oui, elle veillerait farouchement sur son petit ange et sur ses précieux amis. Finalement les visiteurs restèrent encore une bonne partie de l'après-midi. Ce fut l'approche du dîner qui les fit s'en aller. Les jumeaux informèrent l'infirmière qu'ils passeraient voir Harry dès qu'ils le pourraient, soit chaque jour, jusqu'à vendredi. La dragonne protectrice ne put qu'acquiescer ravie.
HP ~ PUF
On était lundi soir, et Severus se dirigeait vers l'infirmerie. Il venait de terminer son tour de garde quand il avait reçu une étrange visite. En effet, Peeves était venu à sa rencontre pour lui transmettre un message de l'émeraude, lui demandant de le retrouver au côté du dragon gardien. Severus ricana intérieurement, son neveu avait des idées incroyables entre ses codes et son système de communication.
Il arriva finalement à l'infirmerie et distingua la petite forme dans le lit. Il lança un sort d'intimité et appela doucement son neveu.
- Harry, tu dors ? l'appela-t-il doucement.
- Oui je dors, tonton, répondit une petite voix enrouée par le sommeil.
Heureusement que l'infirmerie était sombre parce qu'à cet instant Severus Snape, Maître de Potions, chauve-souris des cachots de Poudlard et accessoirement double espion au service de ses neveux, affichait un immense sourire béat qui aurait foudroyé Voldemort lui-même.
- Désolé de te réveiller, reprit-t-il une fois calmée. J'ai eu le message de Peeves.
- Ce n'est pas grave ! Je voulais aussi te voir ! répondit Harry pas encore bien éveillé.
- Tu voulais juste voir mon horrible face ou m'entretenir d'un quelconque sujet ? tenta Severus pour vérifier que c'était le sommeil qui rendait son neveu aussi adorable.
- Les deux ! Mais je ne t'ai pas vu depuis samedi. Et tu n'es pas horrible… Si tu cherches une horreur c'est Dumbledore avec la cape d'un détraqueur rose. Ça c'est vraiment terrifiant… murmura le plus jeune en s'éveillant. J'ai eu la visite des autres, tout à l'heure-là, euh non en fait c'était hier je crois, fit Harry en se frottant les yeux embués de sommeil. Luna m'a dit quelque chose d'intéressant ! Elle m'a…
- Ah ! Je me disais bien que j'avais ressenti de la magie dans mon infirmerie ! Bonsoir mes garçons ! chantonna Poppy avec un étrange bonnet bleu ciel sur la tête.
- Poppy ! J'espère ne pas t'avoir réveillé ! s'excusa l'enseignant.
- Non, non, aucunement mais je me doutais bien que tu viendrais voir ton neveu ! De plus, il va falloir que tu lui fasses prendre sa potion quand nous aurons fini de parler ! sourit narquoisement l'infirmière en lançant un regard aiguisé à Harry.
- Sa potion ? fit Severus en fronçant les sourcils.
- Il fait des cauchemars depuis deux jours… avoua la médicomage. Je ne saurais dire si c'est le résultat des détraqueurs ou le choc de Pettigrow…
- Tu n'as pas pris ta potion de sommeil sans rêve… devina le potionniste en regardant Harry.
- Je t'attendais et puis je n'aime pas dépendre d'une potion… Je dormirais mieux si Fumseck était là avec Salem… bredouilla le plus jeune.
Poppy eut un sourire attendri tandis que Severus se sentait touché que l'enfant attende sa visite pour aller au lit. Enfant qu'il avait d'ailleurs insulté et sur lequel il s'était acharné durant deux longues années. Il se sentait minable mais un étrange sentiment chaleureux l'envahit. C'était donc cela avoir une famille qui attend votre retour pour être en paix. Une immense chaleur se répandit dans son cœur et il ne put retenir son sourire béat pour la seconde fois de la soirée. Il ne chercha pas à l'effacer cependant.
- Très bien, nous discutons et tu vas directement au lit après ! céda Severus malgré tout ravi.
- D'accord ! jubila Harry.
- Du coup, tu me disais quoi à propos de la petite Lovegood ?
- Elle m'a dit ce qu'il faut faire et où trouver Pettigrow et Sirius Black ! s'extasia Harry.
- Comment ?! s'écrièrent les adultes en chœur.
- Euh… ben oui, tu étais là quand elle en a parlé Poppy ! Elle m'a parlé des ronflaks cornus, ce qui fait référence à mon état d'esprit. Elle m'a donc conseillé une « lotion » pour chasser les Enormus à Babilles de nuit, soit les cauchemars. Après, elle m'a parlé de nargole tueur et là encore, elle m'a parlé des apparences trompeuses et m'a conseillé de ne surtout jamais leur tourner le dos malgré leur apparence incapable. Elle parlait de Pettigrow ! Mais surtout la dernière phrase était « Ry j'ai le chemin de la sortie la plus sûre… » ! Ça veut tout dire !
- Euh attends Harry, ne crois pas qu'on doute de la petite Luna. Je l'ai moi-même vu en transe quand elle t'a parlé. Mais… mon chéri, je ne comprends absolument rien à tout cela ! avoua doucement Poppy.
- Ah désolé ! « Ry j'ai le chemin de la sortie la plus sûre… » ça signifie « Rigel : le chemin de la sortie la plus sûre ». Rigel est le nom de baptême que m'a donné Salem. Du coup, il m'a beaucoup parlé de cette étoile. Il s'agit d'une étoile très particulière pour la famille Black. Rigel est la sixième étoile la plus brillante du ciel. De plus la famille Black, qui porte le titre Très Ancienne et Noble Maison des Black, est la sixième famille aristocratique la plus puissante d'Europe ! Tout désigne donc Sirius Black. Ensuite la partie « le chemin de la sortie la plus sûre » désigne un passage secret et je parie que c'est par ce même passage secret qu'il est entré le jour de la sortie à Pré-au-Lard.
- Ce qui exclut le passage de la sorcière borgne qui emmène directement au village sorcier… murmura le potionniste pour lui-même.
- Le passage le plus sûr… répéta le petit brun.
- C'est donc une énigme… réfléchit Severus.
- Méfiez-vous des apparences ! calcula pensivement Poppy.
- Bien sûr ! s'écria Harry faisant les deux autres sursauter. « Sûr » ne veut pas dire sécurité ici, il signifie loyauté ! Le chemin de la sortie loyale !
- C'est du charabia pour moi tout ça ! s'agaça l'infirmière.
- Le passage de la Cabane Hurlante ! s'écrièrent l'oncle et le neveu dans un même ensemble.
Harry et Severus échangèrent un regard de connivence, très fiers d'eux. Poppy les regardait atterrée mais très amusée. Ils étaient horriblement complices ! Qui aurait cru que les deux serpents les plus dangereux de Poudlard faisaient partis de la même famille. Poudlard n'avait plus qu'à bien se tenir. Elle sentit un étrange frisson glacé lui parcourir l'échine à cette pensée.
- Quelqu'un m'explique ? demanda-t-elle d'un ton las.
- La Cabane hurlante est le lieu où Remus se cachait durant les nuits de pleine lune. Les Maraudeurs l'accompagnaient et n'ont pas manqué une seule transformation depuis qu'ils ont appris son secret. Ils étaient tous des animagi non déclarés… expliqua Harry.
- Et s'ils sont des animagi, il va falloir faire une potion pour les priver de leur forme animagus ! Je ferai cette potion en quantité suffisante pour avoir de nombreuses doses ! conclut Severus.
- Effectivement, c'est là que nous l'avions installé pour qu'il puisse être tranquille… Très, très fine équipe c'est le moins qu'on puisse dire ! loua Poppy. Cependant ça ne nous indique pas quand il nous vaudra agir… fit-elle remarquer.
Severus se tourna vers son neveu en plantant son regard dans le sien.
- Pourquoi j'ai l'impression que tu sais exactement quand il faudra agir ?
- Peut-être parce que je le sais peut-être… avoua Harry gêné. Connaissez-vous la taille de Rigel ? devant les adultes qui secouaient leur tête, il continua. Elle est quatre-vingt-quatre fois plus grosse que le soleil. Littéralement parlant, elle équivaut à quatre-vingt-quatre soleils.
- Quatre-vingt-quatre jours ! Évidemment ! C'est à peine plus que le temps dont j'aurai besoin pour terminer les potions si je les commence dès demain ! analysa Severus.
- Bien sûr ! Et la ceinture d'Orion est plus facile à observer en plein hiver ! De plus, si je me souviens bien dans environ deux mois et deux semaines nous serons déjà de retour des vacances de Noël et nous serons donc en plein hiver ! se souvint Poppy.
- Voilà ! Nous avons tout trouvé ! rit Harry fier de leur réflexion.
- Ma parole Harry, je ne savais pas que tu possédais un tel esprit d'analyse ! Je suis littéralement soufflée ! s'émerveilla Poppy.
- Je dois dire que ton analyse est plutôt extraordinaire ! Être capable de trouver toutes ses informations depuis une simple conversation avec la Miss Lovegood... Félicitations ! Je devrais peut-être donner quatre-vingt-quatre points à Gryffondor ! ricana le directeur de Serpentard.
- Luna est ma meilleure amie alors ce n'est pas vraiment étonnant qu'on se comprenne ! sourit Harry tout de même gêné.
La conversation se fit plus légère. Ils prirent chacun une tasse de thé avant d'aller au lit. Severus donna à Harry à sa potion de sommeil sans rêve et l'embrassa sur le front en le bordant. Pour le coup, il s'en fichait d'être surpris par quelqu'un. L'enfant était un véritable petit ange. Il était puissant, beau comme un cœur, richissime, intelligent et espiègle à ses heures perdues sans pour autant se prendre pour un génie. Sans oublier qu'il travaillait beaucoup pour avoir un excellent niveau pour rendre fiers, son frère et ceux qui l'entouraient. Malgré tout ça, Harry restait l'incarnation de la douceur et la générosité. « Le cœur sur la main, comme ta douce maman » lui murmura Severus en s'éloignant.
HP ~ PUF
La semaine se passa tranquillement. Les potions des gobelins et de Severus firent des merveilles. Harry fut autorisé à sortir du lit mais uniquement le soir, lorsqu'il n'y avait personne pour le voir gambader dans l'antre de la dragonne. Il recevait chaque jour la visite de Fred et George qui le mettaient au courant des nouvelles de la tour Gryffondor. Neville venait aussi quotidiennement lui apporter ses devoirs. Bien qu'Hermione Granger le fasse, Harry n'écoutait jamais vraiment les consignes que lui donnait la petite arrogante et préférait attendre la venue de son ami Neville qui lui expliquait les cours et lui donnait son ressenti sur les instructions. Du coup Poppy avait déménagé Harry pour l'installer dans une chambre privée.
Quand Dumbledore avait demandé la raison, elle avait simplement rétorqué, feignant un certain agacement, que vu la fréquence avec laquelle le jeune homme atterrissait dans son infirmerie, qu'il était devenu un de ses plus fidèles patients. Le vieil homme avait semblé satisfait de la réponse car il était reparti avec un immense sourire. Remus en avait été si dégoûté qu'il avait été tenté de jeter un maléfice cuisant à « l'honorable sorcier ». Ce fut Severus qui l'en avait retenu, lui admonestant par la même un sermon des plus mémorables.
Harry put constater que son parrain et son oncle s'entendaient un peu mieux chaque jour. D'ailleurs Severus tutoyait maintenant le lycanthrope pour la plus grande joie de l'infirmière et du concerné.
HP ~ PUF
Le vendredi arriva et il fut temps pour Harry de retourner en cours. Il fut ravi de pouvoir se balader de nouveau dans le château. Il ne s'était pas rendu compte à quel point cela lui avait manqué. Le premier cours de la journée fut celui de botanique avec le professeur Chourave où ils étudièrent les plantes aquatiques du Lac noir. Harry fut mis en binôme avec son ami Neville. Il remercia mentalement la libération que lui offrait la sorcière. Qu'il s'agisse du cours de sortilège ou d'histoire de la magie, il se retrouvait toujours hors d'atteinte du roux. Au cours de potion qui clôturait la journée, il arriva une chose extraordinaire. En effet, Neville ne fit pas exploser sa potion et mieux, il réussit une potion presque parfaite. Ce fut avec un certain émerveillement que les Gryffondor félicitèrent l'héritier Londubat pour sa prouesse.
Le week-end passa à une vitesse folle et Harry ne trouva aucun moyen de rendre visite à son parrain et à son oncle. Harry était donc resté la majeure partie de son temps dans la salle commune des Rouge et Or accompagné de ses livres, et malheureusement surveillé par les « gardiens » dépêchés par le vieux citronné. Il ne voyait pas ce que Weasley et Granger pourraient faire si Black tentait soit disant de le tuer.
HP ~ PUF
Les semaines défilèrent avec une lenteur qui laissait le petit brun de plus en plus maussade. Heureusement, qu'il recevait chaque jour son courrier de Durmstrang et du Manoir Malfoy. Néanmoins, il était assez gêné quand il discutait avec l'héritier Novaroff. Il aurait pensé que leur première rencontre se serait passée différemment que lui cloué sur un lit dans une infirmerie, après un accident de quidditch, merci aux détraqueurs. Il avait l'impression qu'il y avait une certaine distance qui s'était installée entre eux deux. Il se réconfortait en se disant que toute façon Sergei était l'ami de son frère et non le sien… Cependant, il était aussi convaincu que convainquant…
Le bal d'Halloween était arrivé avec la même morosité habituelle et Harry l'avait déserté très rapidement prétextant un excès de sucreries pour se rendre à l'infirmerie. Depuis quelques temps, une étrange rumeur se répandait chez les Gryffondor. Forcément Harry se retrouvait une nouvelle fois au cœur des murmures de sa salle commune. Quelqu'un n'avait rien trouvé de mieux à faire que de dire qu'Harry était un futur mage noir. Il ne savait pas qui en était l'auteur cette fois mais s'il le trouvait des sorts fuseraient.
Le lendemain matin, il commençait avec le cours de potions. Lassé de ne pouvoir passer davantage de temps avec son oncle, Harry fit exploser le contenu de son chaudron en rajoutant du sang de dragon mélangé à de la poudre de mercure. L'explosion fut plus impressionnante que dangereuse. Cependant le résultat fut parfait selon lui. Il écopa d'un mois de retenues, soit jusqu'aux vacances de Noël, pour non respect des consignes.
Finalement, au déjeuner une autre bombe explosa. Ron tentait de discuter avec Harry mais le petit brun l'ignorait avec un ennui non dissimulé. Ce dernier mangeait tout en coupant des morceaux de pommes pour ses lutins. Le rouquin finit par en avoir assez d'être ignoré et tenta le tout pour le tout.
- Harry, mec ! C'est qui ton fameux frère ? Sérieux tu pourrais nous le dire ! Et puis tout le monde se pose la question ! lâcha le dernier des garçons Weasley.
- Eh bien, tu viens de donner la réponse dans ta question, Ronald. C'est mon frère… répondit Harry.
Le silence s'était fait depuis que le rouquin avait parlé de Salem. Tout le monde écoutait avec avidité les réponses de l'attrapeur de Gryffondor.
- Ouais mais on n'en sait rien ! Et puis, tu n'en parles jamais ! On ne sait rien de lui ! Il est peut-être dangereux ! renchérit l'idiot de service. Et pire, tu sauves même la vie de Malfoy ! Tu es en train de mal tourner, vieux ! Je dis ça pour ton bien.
- Il me semble qu'il s'est présenté lui-même quand il est venu ! De plus, je ne vois pas pourquoi je devrais en parler ! Je ne vois pas en quoi ça regarde qui que ce soit ! C'est ma vie et qu'il s'agisse de ma famille ou de ma vie, ça ne regarde strictement personne ! claqua la voix du petit Potter.
Les Serpentard étaient parfaitement d'accords avec l'explication du prince de Gryffondor. Aussi étrange que cela leur semblait, le garçon était quelqu'un de discret et seul Draco Malfoy ne l'avait pas compris ou ne voulait pas l'accepter.
- Eh bien Harry, Ron n'a pas vraiment tord, tu sais… commença la-miss-je-sais-tout. Ton frère est un parfait inconnu. De plus, il est également un fourchelangue ! Il pourrait très bien être un partisan de Tu-sais-qui ! lâcha le castor de son ton un peu trop docte.
- Et puis tu traînes avec ton serpent dès que tu n'es plus en cours ! ajouta la belette femelle. Tu pourrais passer plus de temps avec nous ! Nous sommes tes amis après tout ! C'est parce que tu ne restes plus avec nous et que tu as des fréquentations douteuses, avec ton pseudo frère, que tout le monde pense que tu es un futur mage noir !
Toute la Grande Salle retenait son souffle. Harry Potter allait exploser. Remus jeta un coup d'œil à Severus qui semblait livide. Minerva Mc Gonagall n'était pas loin de l'asphyxie. Pomona Chourave était complètement horrifiée des propos des trois Gryffondor. Filius Flitwick était sidéré et sa mâchoire grande ouverte en était la preuve. Renée Bibine, professeurs de vol de son état, était estomaqué par les accusations. Poppy tremblait de rage aux côtés d'Hagrid qui se retenait de leur envoyer la table sur la tête. Seul Albus semblait amusé par cette « petite altercation infantile » selon ses propos. Les étudiants de Poufsouffle étaient choqués. La table de Serdaigle avait cessé de respirer tant ils cherchaient un moyen de fuir avant l'explosion. Les serpents eux étudiaient le visage d'Harry Potter, tentant d'apercevoir ne serait-ce qu'une seule émotion. En bref, le temps s'était arrêté dans la Grande Salle tel le calme avant la tempête.
Soudain Harry regarda tour à tour ses pots de colle et ferma les yeux, essayant de se calmer. Il ne réussit qu'à trembler davantage. Et puis la rage qui bouillait dans le petit brun arriva aussi sourde qu'une explosion. Le célèbre sorcier explosa d'un tonitruant rire cristallin. Il laissa sa tête retomber sur la table tant il était secoué par un monstrueux fou rire. Tout le monde le regardait perplexe. Les professeurs se dirent qu'Harry avait peut-être mentalement craqué.
- Tu nous expliques ce qu'il y a de drôle Ry ? raisonna la voix douce de Luna à la table des Serdaigle.
- Non mais tu as vu le niveau de leurs réflexions ? Parce que je ne traine pas avec eux, je suis en passe de devenir un mage noir ! C'est l'explication la plus débile que je n'ai jamais entendu ! réussit à dire Harry en se calmant progressivement.
- J'imagine que c'est vrai ! rit à son tour Fred en emportant George avec lui.
- Et bien Harry, tu as prévu un programme en tant que futur mage noir ? demanda à son tour Neville.
- Harry, je suis très déçu de ton comportement ! cria faussement George. Tu es devenu un mage noir et tu ne m'en as même pas touché un mot ! Je me sens blessé dans mon petit cœur !
- Désolé les gars je n'étais même pas au courant ! leur répondit un Harry hilare.
Il put se calmer après quelques instants et soufflant, il secoua la tête avec une moue enfantine très amusée.
- Ginevra Molly Weasley… en ce qui te concerne… le fait que je t'ai… sauvé la vie, ne fait aucunement de toi, mon amie ! Parce que suivant ta logique, Draco Malfoy serait mon meilleur ami ! parla Harry d'une voix dangereusement polaire. En fait, je n'ai fait que sauver tes fesses et celles du directeur, qui sans quoi aurait perdu son poste ! Tu as simplement une dette de vie envers moi, ne l'oublie surtout pas.
Il se tut et laissa chacun assimiler l'information. Il reprit enfin.
- Granger, Granger, ma pauvre Granger ! Tu es tellement enfermée dans tes précieux ouvrages que tu es incapable de réfléchir par toi-même dès que le mode d'emploi ou les instructions à une situation, ne s'y trouvent pas… C'est absolument pathétique. Je suis un fourchelangue, oui et alors ? Mon frère en est un. Oui et alors ? C'est un don héréditaire… Tu es juste en train de me prouver que mon frère est réellement mon frère…. J'espère que tu te rends compte à quel point ton intervention est stupide et ô combien absurde. Mais pire que tu tout, tu oses sous-entendre que mon frère serait un partisan de Voldemort ! retentit la voix chargée de magie et de venin d'Harry. Ne te permets pas pareille ignominie ! N'insulte surtout pas mon sang et ma famille ou je peux te jurer que tu le paieras extrêmement cher ! On ne courbe pas l'échine devant qui que ce soit dans ma famille !
Hermione Granger était passée du rouge vif au blanc cadavérique en comprenant le fil des pensées d'Harry. Elle venait de se ridiculiser devant tout le monde. Celle que l'on considérait comme étant la plus brillante sorcière de sa génération venait tout simplement de se ridiculiser ouvertement. Elle baissa la tête de honte. Harry affichait une expression similaire à Severus tant son dégoût était palpable.
- Quant à toi, Ronald Bilius Weasley ! Tu es une honte en tant que Gryffondor mais par-dessus tout, une honte en tant que sorcier ! susurra Harry.
Il ne le savait pas mais à ce moment précis, il était la parfaite copie de Salem et de Severus. Ce dernier sentit son cœur se gonfler de fierté pour son neveu. Si quelqu'un lui avait dit qu'il serait aussi fier et heureux un jour de l'engeance d'un Potter, il l'aurait envoyé directement à Sainte-Mangouste.
- Non seulement parce que je ne te donne pas des informations que tu grattes à l'image de ton rat, tu te permets de me faire un tel esclandre ! Tu es simplement aussi ridicule et insignifiant que tes manières à table ! Je préfère traîner avec mon serpent que de devoir supporter votre immonde présence. Quant au fait que j'ai sauvé la vie de Malfoy deux fois, et bien si tu veux tout savoir, si c'était à refaire une troisième fois je le referais sans hésiter ! Il est peut-être un enquiquineur de première et un… Enfin bref, c'est peut-être Malfoy mais c'est avant tout une personne avec des sentiments, des émotions et surtout une vie ! Et ça ne se gâche pas comme ça ! Alors ne t'attends pas à ce que je ne l'aide pas si je peux le faire. Et par-dessus tout, comparé à vous trois, il est celui qui est le plus proche de moi ! Alors est-ce que sauver une vie fait de moi un mage noir ? Et bien si c'est le cas, je suis ravi d'être un mage noir !
Tout le monde tentait d'ingurgiter les paroles du prince des Gryffondor. Il avait raison, quelque soit la Maison, ils étaient avant tout des êtres humains. En fait Potter était celui qui avait fait le plus honneur à sa Maison. Ils se sentirent admiratifs et honteux face aux propos du lion. Ils étaient en train de prendre conscience qu'ils étaient tous des humains. Bon après, il y en avait qui valaient mieux que d'autres, qu'il s'agisse de sang ou de puissance.
- C'est un Serpentard ! rugit l'incroyable crétin roux.
- Et alors ? lâcha Harry d'un ton las.
- Ils sont tous malveillants ! D'ailleurs, je suis sûr que ton soi-disant frère doit être un Serpentard ! beugla le garçon dont le visage rivalisait sans difficulté avec ses cheveux.
- Et donc, selon toi, je devrais couper tout contact avec mon frère, parce qu'il est un Serpentard et donc, toujours selon toi, malveillant ? J'ai bien compris ? demanda Harry avec une expression très calme, trop calme…
- C'est ça ! hurla victorieusement le rouquin dans un hochement frénétique.
- Je vois… répondit Harry en fronçant les sourcils sous une extrême concentration. En fait, tu es bien plus imbécile que tout ce que je n'aurais jamais pu imaginer. C'en est presque hallucinant ! lâcha le petit brun en écarquillant les yeux. Je crois que je vais faire un malaise sous le poids de ta connerie ! Je vais te poser une seule et unique question. « Quelle gloire et fierté y a-t-il à être un Gryffondor, si c'est pour oublier ce qu'il y a de plus important ? »
Devant l'air complètement idiot du rouquin, Harry poussa un long juron en fourchelangue, faisant hurler de rire Luna. Finalement il se décida à lui éclairer sa maudite lanterne.
- Sombre crétin ! Gryffondor ne rime pas avec « sans cervelle et foncer tête baissée » mais bien avec le courage de savoir se battre ! Il ne faudrait pas faire l'amalgame entre courage et témérité. Tout comme les Serdaigle ne sont pas uniquement des cervelles pleines sans compétences, contrairement à d'autres ! lâcha Harry en jetant un coup d'œil au castor. Tu sais, « mon vieux », ne confonds pas ruse et malice, avec méchanceté et malveillance. Tu te retrouverais dans des situations bien inconfortables ! Mais ce qui me sidère le plus avec vous c'est que parce que quelqu'un est à Poufsouffle, il est forcément faible… La loyauté est tout, sauf de la faiblesse ! C'est parce qu'un Gryffondor a su qu'il pourrait compter sur la loyauté indéfectible d'une Poufsouffle qu'il a put, armé de l'intelligence et de l'érudition d'une Serdaigle, pour faire les choses comme il se doit, sans oublier la bonne dose d'espièglerie, de ruse et de malice d'un Serpentard, fonder la prestigieuse école Poudlard ! claqua Harry.
On put sentir l'immense puissance magique du château ronronner aux mots d'Harry pour la plus grande joie de la table professorale sauf du directeur.
- Rien de tout cela ne serait possible sans les quatre. La Maison Serpentard n'est pas là pour faire office de bête noire ! Il est vrai que l'on a parfois des conflits mais initialement c'était surtout une compétition bon enfant… c'est à se demander qui est l'idiot qui a tout fait foirer ! grogna Harry en regardant Dumbledore dans les yeux.
- Effectivement Harry, mon garçon, c'est bien vrai ! fit faussement joyeux Dumbledore dont les yeux ne pétillaient pourtant plus du tout. Cependant je ne pense pas que ton vocabulaire soit approprié pour parler à ton ami Ronald. Je suis navré de devoir t'annoncer que je vais devoir te retirer des points et te mettre en retenue pour ton comportement bien trop vaniteux…
Toute la Grande Salle fut choquée par la bêtise de Dumbledore. Même Draco Malfoy avait été touché par la prise de position de sa Némésis. Il était en fait effaré de la bêtise du directeur. Ce que Saint Potty venait de faire était plus que noble et même lui se sentait redevable de ces propos tenus. Jamais personne n'avait pris la défense de leur Maison avec autant d'acharnement. Malfoy fils n'était pas le seul dans cet état d'esprit. Tous les étudiants de la Maison honnie pensaient comme lui.
Ce fut pourtant les plus improbables qui prirent la parole.
- Hors de question ! tonnèrent Remus, Severus, Minerva, Poppy et Hagrid.
- Vous ne le mettrez pas un seul instant en retenue pour avoir tenu tête à des propos discriminatoires ! prononça Remus d'une voix forte et affirmée proche du grondement de son loup.
- Je suis entièrement d'accord avec Lupin ! Monsieur Riddle-Potter-Gaunt a présenté une vérité bien trop longtemps ignorée et bafouée concernant les préjugés qui existent entre nos Maison. Ce faisant, pour le sauvetage de Monsieur Malfoy, élève de ma Maison, je lui accorde tout le respect et la gratitude de la Maison Serpentard ! susurra d'une voix doucereusement traînante Severus Snape pour le plus grand choc de tous.
- Le petit n'a absolument rien fait de mal ! Ce sont ces trois-là qui mériteraient un bon séjour dans la Forêt Interdite ! tonna Hagrid de sa voix portante.
- Je suis parfaitement d'accord avec eux ! asséna Poppy. Le jeune Harry ne mérite pas ces punitions !
- En tant que directrice de sa Maison et directrice adjointe, je m'oppose fermement à cette sanction injustifiée, Albus ! s'écria Minerva Mc Gonagall.
C'était rare de voir les profs faire front ensemble contre le directeur mais une fois de plus Harry Potter ne faisait rien comme tout le monde.
- Je reste le directeur de cette école ! De plus sans l'opposition des Quatre Directeurs de Maison vous ne pouvez pas retirer cette sanction ! jubila Dumby au citron.
- Et bien vous l'avez ! claironna le petit professeur de sortilèges.
- En effet ! tonna l'enseignante de botanique.
Dumbledore devint livide en se rendant compte qu'il venait de perdre la partie. Mais pire que tout, c'était son autorité et son pouvoir qui semblaient lui filer entre les doigts. Il prit une grande inspiration et se tourna vers Harry, un visage de papy gâteau déçu.
- Je passe pour cette fois, mon garçon, mais que ça n'arrive plus ! Je ne serais plus aussi clément la prochaine fois !
Harry ne lui répondit pas et haussa simplement un sourcil dans un magnifique mouvement digne des plus grands Sang-Pur. Harry ramassa ses affaires et prit la direction de la sortie quand une voix le stoppa.
- Harry !
L'interpelé se retourna et tomba sur le visage radieux de Remus depuis la table des enseignants.
- Je suis fier de toi, fiston ! Ta famille est fière de toi j'en suis sûr ! lâcha le loup avec un clin d'œil.
- Merci, professeur ! répondit respectueusement Harry.
- Et le mage noir ! appelèrent Gred et Forge.
- Magnifique Patronus !
- C'était purement digne…
- des plus grands mages noirs ! ricanèrent en chœur les jumeaux farceurs.
Enfin, Harry quitta la Grande Salle dans un silence religieux. Un étrange sourire flottait sur son doux visage. Il se sentait bien. Il avait le sentiment d'avoir défendu son patrimoine, son héritage, sa famille et de s'être affirmé quelque peu… Carrément, en fait !
HP ~ PUF
Finalement Harry ne se présenta pas en cours de tout le reste de la journée. Il partit se changer les idées dans les écuries et passa l'après-midi avec Buck. L'hippogriffe avait senti le malaise qui régnait chez son jeune ami. Aussi, il décida de l'embarquer faire un petit tour dans les airs. N'ayant plus de balai, Harry savoura ce moment dans les cieux. A son retour près des écuries, il y trouva Remus et Hagrid. Les deux hommes le prirent tour à tour dans leurs bras, le félicitant encore une fois pour la façon dont il avait remis à sa place les idiots.
Deux semaines s'écoulèrent de la même manière. Harry allait en cours et dès qu'il avait un moment de libre, il fuyait les étudiants et passait tout son temps avec les créatures et son petit groupe. Neville venait toujours accompagner Harry. Il avait découvert que les créatures magiques du domaine étaient très douées pour dénicher des plantes avec une facilité déconcertante. Du coup, il en profitait pour expliquer à Harry tout ce qu'il savait sur les plantes, tandis qu'Harry lui partageait ce qu'il apprenait sur les créatures en fonction de l'environnement dans lequel on trouvait les plantes. Les deux garçons avaient trouvé que cette méthode à elle seule était un moyen mnémotechnique pour retenir leurs cours de botanique et de soins aux créatures magiques et d'en apprendre plus.
HP ~ PUF
Un après-midi, Harry marchait avec Buck vers la cabane d'Hagrid. Il trouva Remus et le demi-géant discutant et dégustant des gâteaux au miel et du thé, assis tous deux sur le pas de la porte. A la vision de son parrain provisoire et de son premier ami, une idée saugrenue traversa son esprit. Aussi, il s'arrêta et fronça les sourcils en regardant tour à tour le lycanthrope et le gardien des clés de Poudlard. Les deux hommes s'arrêtèrent également et regardèrent Harry intrigués.
- Bonjour Hagrid ! Bonjour Remus ! salua Harry. J'ai quelque chose à vous demander à tous les deux. Remus, je pense que tu as plus que fait tes preuves ! sourit enfin Harry. Hagrid, tu as été mon tout premier ami, tant dans le monde magique que moldu. J'aimerais que tu sois présent pour diriger le rituel de baptême avec Remus.
Hagrid ouvrit de grands yeux. Il n'avait jamais été convié à un baptême magique alors être le célébrant magique du rituel… C'était pour lui un immense honneur !
- Bien sûr que je veux vous aider ! s'écria le demi-géant sous le rire du petit brun. Mais pourquoi faut-il un rituel particulier ?
- Je suis un loup-garou, répondit simplement Remus avec un sourire béat.
- Oh, Merlin et tu me l'as caché ! Le coquin ! Ça c'est une nouvelle ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse mon petit ? demanda Hagrid tout excité.
Harry et Remus lui expliquèrent et Hagrid écouta très attentivement les consignes. Remus ajouta qu'en plus sa participation au rituel renforcerait sa magie, baguette ou pas. Hagrid ressemblait à un enfant le jour de Noël. Il leur fallait rassembler le lait d'une créature magique, une dague en argent de lune, la lumière des étoiles, une demi-douzaine de fleurs de nuit pilées et le sang du parrain et de son filleul.
Remus décida de trouver la dague d'argent de Lune. En tant que Maître de Potions Severus en aurait obligatoirement une. Hagrid décida de chercher les fleurs dans la forêt, s'il n'en trouvait pas, il irait voir Pomona. Pour la lumière d'étoiles, ils décidèrent d'utiliser la Salle sur demande. Il ne restait que le lait pur. Harry décida qu'il irait dans la Forêt Interdite en demander à une licorne. L'idée surprit les deux adultes qui ne pensaient pas que c'était possible. Cependant Harry s'était renseigné pendant sa semaine de convalescence. Le lait était l'élément qui influençait la pureté du lien. Les licornes étant les créatures les plus pures qui soient, Harry avait pensé aller trouver une femelle qui accepterait. Hagrid décida de l'accompagner, don ou pas, il ne laisserait jamais son jeune ami seul dans une forêt potentiellement mortelle. Harry fit un petit passage à la volière pour câliner quelque peu sa chouette et lui raconter les événements qui se préparaient.
Comme prévu Remus trouva la dague et Severus au passage. Harry revint avec le lait fraichement récupéré avec Hagrid. Severus avoua qu'il possédait les fleurs dont ils avaient besoin et partit les piler. Pendant ce temps, Hagrid parti chercher Poppy. Le dragon, la chauve-souris, le géant et le loup se retrouvèrent devant la salle sur demande. Quand ils entrèrent, ils furent subjugués par la beauté du lieu. La salle s'était transformée en une magnifique clairière où un petit rousseau coulait doucement. Un magnifique ciel d'été brillait dévoilant des étoiles radieuses. Minerva arriva à son tour et la cérémonie put commencer.
Severus donna la poudre de fleurs et la dague à Hagrid. Celui-ci mélangea le lait de licorne à la poudre de fleurs de nuit. Il tendit la dague en argent de lune à Remus qui s'en saisit avec sérénité. Il s'entailla la paume et fit un étrange dessin d'un loup sur le front d'Harry. Hagrid tendit au petit brun la coupe dans laquelle l'étrange mélange devenu scintillant. Remus y ajouta son sang et Harry fit de même. Une fois les deux sangs ajoutés, le demi-géant commença à psalmodier dans une étrange langue aux accents gutturaux. Le mélange devint d'un blanc nacré. Le mélange était prêt et la Magie donnait son accord. Un étrange loup fantomatique sortit de la coupe, là où plus tôt se trouvait le liquide. Il vint lécher le loup de sang sur le front d'Harry et entra dans le corps de Remus. Aussitôt les yeux de Remus devinrent d'un doré brillant et un large ruban doré et blanc nacré sortit du lycanthrope et vint s'enrouler tout autour d'Harry avant de disparaître. La cérémonie venait de s'achever et c'était le premier rituel magique auquel assistait Hagrid qui versa de nombreuses larmes, sous le regard attendri des témoins. Harry était aux anges et Remus était tout simplement euphorique.
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Et voilà !
C'est fini pour aujourd'hui !
On se retrouve la semaine prochaine pour la suite !
N'hésitez pas à me faire connaître votre avis !
En attendant, je vous souhaite une excellente semaine !
A vendredi !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
