Salut tout le monde !

J'espère que vous allez bien !

Voici le 12ème chapitre de cette histoire et un petit bonus !

Le site ayant décidé de me casser les pieds, je n'ai pas pu avoir accès aux reviews donc si je ne vous ai pas répondu… Désolé !

Je le ferai dès que possible !

L'attente fut longue pour votre dose de Pour une Famille mais c'est parti !

Bonne lecture !

Disclaimer : Comme d'habitude, Harry est à JKR et le reste à moi !

Bêta-Lectrice : ShannaRya

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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 12 :Cadeaux de Noël

Les semaines qui avaient suivies le baptême d'Harry furent assez calmes. Une certaine routine s'était installée. La journée Harry allait en cours avec Neville et après ils retrouvaient Fred et George qui révisaient pour leur BUSE aidés de Luna. Tous ensembles, ils travaillaient consciencieusement. Chacun aidait les autres dans ses matières de prédilection. Neville était le spécialiste de la botanique et des runes, Fred celui des potions et de l'arithmancie. Georges s'était auto-déclaré professeur de métamorphose et de sortilèges. Luna était leur génie de l'organisation, spécialisée en histoire de la magie et en divination. Quant à Harry, il entraînait tout le petit groupe en défense quand ça ne concernait pas les créatures magiques.

Les notes du petit groupe avaient connu une très nette amélioration et il n'était plus rare de voir tout ce petit monde, la tête plongée dans les bouquins. Même la bibliothécaire avait fini par leur réserver un petit coin à l'écart. Il fallait dire que Poppy avait légèrement menacé Irma Pince, bibliothécaire de son état, de la mettre en pièces si elle avait le malheur de s'acharner sur ses petits protégés. Depuis, le petit groupe était accueilli avec beaucoup plus de douceur.

Les soirées d'Harry étaient bien différentes. Il les passait pour la plupart dans les cachots en compagnie de son oncle, sous prétexte de retenues. La vérité était toute autre. Severus avait décidé de passer du temps avec son neveu. Minerva et Remus étaient souvent de la partie. Il n'y avait que lorsqu'il était question de potions qu'oncle et neveu se retrouvaient seuls. Après un entraînement de concoction de potions, Severus s'était rendu compte que les difficultés d'Harry dans sa matière étaient dues à la méthode utilisée. Le petit brun était parfaitement capable de suivre une recette, cependant il avait besoin de comprendre les raisons pour lesquelles il fallait mettre une aile de fée à ce moment-ci et non après, des yeux de crapauds après les ailes de fée etc. En fait, il lui fallait comprendre les propriétés des ingrédients et l'importance des différents tours. En temps normal, les sorciers ne se préoccupaient pas de cela mais voilà Harry en avait besoin…

- En fait il te faudra apprendre les différentes propriétés avant d'exceller en potions ! déclara Severus.

- Du coup je vais être une nullité jusqu'au bout, c'est ça ? soupira Harry.

- Comme si tu en étais une ! s'insurgea l'oncle. En fait il se pourrait que tu deviennes excellent au final…

- Bien sûr… Tu dis ça simplement parce que je suis ton neveu !

- Certainement pas ! Je dis cela parce que tu m'as déjà prouvé que tu pouvais faire du très bon travail ! Mais pour ça tu as besoin de connaître les ingrédients et la façon dont ils interagissent entre eux !

- Super ! s'exclama le petit brun faussement enjoué.

- Oh arrête de ronchonner ! On dirait ton oncle ! ricana Severus. En fait moi aussi j'avais ce problème avec les potions ! C'est Lily qui m'a donné ce conseil un jour : « essaie de voir si en connaissant les ingrédients, tu n'es pas plus à l'aise pour les utiliser ». Et effectivement en moins d'un semestre j'étais devenu un véritable génie des potions ! Alors peut-être que pour mon neveu ce sera pareil !

- Que Merlin me vienne en aide ! rit Harry.

- Pas besoin de lui ! Je suis là pour ça ! rit également le plus vieux.

- Mais je croyais que j'avais un bon niveau… Comment je vais expliquer à Salem que finalement il a perdu son temps ? s'inquiéta soudain l'enfant.

- Tu n'auras pas à le faire. C'est aux adultes de traiter ce genre de problèmes. Et cesse de t'inquiéter pour rien ! Il ne sera pas déçu, espèce de lutin va !

- Si tu le dis…soupira Harry.

Severus ne lui répondit rien. Il n'y avait rien à dire, Harry était tétanisé à l'idée de décevoir son frère. Severus ne pouvait que comprendre cette réaction bien que quelqu'un d'autre ne le pourrait peut-être pas. Il se dit qu'envoyer une lettre à Salem pour l'informer des besoins en potions de son jeune frère serait peut-être une bonne idée. Ceci dit il avait encore du temps avant de devoir contacter l'aîné de la fratrie R.P.G.

La soirée continua devant un bon chocolat chaud pour le plus jeune et une tasse de thé à l'ambre liquide pour le plus âgé. C'était devenu leur petit rituel après le nettoyage quotidien de la réserve d'ingrédients. Remus venait souvent leur préparer un de ses fameux thés avant de les envoyer au lit. Qui aurait cru que le loup-garou était aussi paternel ? Certainement pas Severus que cette attention ne dérangeait nullement.

HP ~ PUF

Trois jours avant le départ en vacances de Noël, c'était l'effervescence dans tout le château. Tous les étudiants avaient commencé à se mélanger depuis la prise de position du célèbre brun aux yeux émeraude. Il n'était donc plus rare de voir des Serpentard discuter avec des Poufsouffle ou des Serdaigle. Seule la Maison de Godric ne se mélangeait pas avec les autres. Ne passant que très peu de temps avec les siens, Harry avait fait la connaissance du fantôme d'Helena Serdaigle. C'était Luna qui les avait présentés. Le fantôme ne quittant jamais sa tour recevait fréquemment la visite du petit groupe qu'elle appréciait beaucoup. Elle affectionnait le caractère taquin et blagueur des jumeaux, la timidité de Neville, le calme de Luna et la curiosité d'Harry.

Elle les raccompagnait souvent à l'entrée de la Tour des Serdaigle quand ils ramenaient la petite Luna. Helena aimait à leur parler de l'évolution de la communauté magique. Le point de vue des jeunes était toujours rafraichissant pour elle. De plus, savoir qu'un descendant des premiers maîtres du château était présent, était un véritable bonheur pour son cœur spectral.

Une fois de plus, le petit groupe partit la saluer et lui parler de leurs résultats. Harry était extrêmement nerveux quant aux siens. Il pensait avoir échoué en potions et en métamorphose. En effet à ce dernier cours il avait nimbé son arbuste d'une flamme violacée au lieu de lui faire pousser des fleurs de feu follet. Le fantôme rit ouvertement du supposé échec de l'enfant.

- Il est plus aisé de doter un arbuste de fleurs de feu follet que de le nimber d'une flamme qui ne le consumera pas ! avoua le fantôme. Il se peut même que tu obtiennes une note maximale pour cet « échec ». La concentration n'est pas tout en magie, il faut surtout de l'imagination et par-dessus tout connaître sa magie. Tu as une magie puissante mais aussi très espiègle. Cela ne veut pas dire que tu seras comme ces deux farceurs, fit-elle en désignant les jumeaux. Cela veut juste dire qu'elle est têtue et qu'elle aime avoir la liberté de rajouter sa petite dose et son petit effet. Cependant c'est une amie fidèle à chacun. Vos magies sont toutes très différentes, sauf pour les jumeaux pour qui elles se complètement et se renforcent. Ta magie, jeune Neville, est aussi calme qu'un ruisseau, ceci dit comme cette eau, elle peut se déchaîner en de puissants torrents. Ta magie, Luna, est aussi lointaine et radieuse que ton prénom. Elle influe sur ton monde et l'autre. De ce fait, tu es une porte sur deux mondes. Et c'est très beau !

- Est-ce que ça veut dire que je ne suis pas vraiment proche d'être un cracmol ? demanda Neville.

- Pourquoi en serais-tu un ? fit la Dame grise outrée.

- Souvent dans la Tour, les autres Gryffondor disent que je suis à peine mieux qu'un cracmol. Je les entends quand ils pensent que ce n'est pas le cas… avoua tristement le garçon.

- Un cracmol ! Et moi je suis un nouveau né ! s'insurgea le spectre. Tu n'as rien d'un cracmol, si ce n'est que ta magie est si puissante qu'elle préfère dormir calmement pour ne pas se déchaîner sur ces idiots.

- Et nous ? demandèrent les jumeaux.

- Vous ? répéta la femme perdue.

- Et bien depuis longtemps notre mère nous dit que notre magie est instable, que nous ne sommes que des accidents sur pieds… rit Fred.

- Et que notre magie n'est pas aussi puissante que celles de nos autres frères ! compléta George.

- Hum et bien c'est à la fois vrai et totalement faux… réfléchit le fantôme de la Tour Nord. La magie de chacun de vous est au dessus de la moyenne. En fait, je ne vois pas pourquoi vous seriez des « accidents sur pieds ». Vos magies n'aiment pas être loin l'une de l'autre. Et si quelqu'un tente de vous séparer de force et bien… J'espère être dans les parages pour assister à ce feu d'artifice ! rit Helena.

- Comment ça ? firent les jumeaux des étoiles plein les yeux.

- Vous êtes deux personnes et pourtant une seule et même entité ! leur expliqua Luna. Vos magies ne s'ajoutent pas. Dans votre cas elles décuplent leur puissance !

- Oh !

- Génial !

- Euh mais attendez c'est quoi cette histoire de feux d'artifices ?

- Je crois que ce que Dame Helena essaie de vous dire c'est que si quelqu'un s'attaque à l'un, la magie de l'autre devient un ennemi de taille ! rit Neville.

- C'est exactement cela ! rit également le fantôme de la femme.

Tout ce petit monde continua à discuter un long moment avant de se disperser. Fred, George et Neville se rendirent à la salle commune de Gryffondor pendant qu'Harry marchait d'un pas guilleret vers les cachots. Sa garde de lutins virevoltant autour de lui, il croisa de nombreux Serpentard plus âgés qui le saluèrent respectueusement. Il leur rendit leurs salutations avec enthousiasme et sourire. Il arriva enfin au bureau de son oncle. Cette fois, il y avait son parrain avec eux pour la soirée. Harry se jeta littéralement sur eux et les lutins, trop contents de cette nouvelle attraction, firent de même. Severus leva les yeux au ciel tandis que Remus riait de la bêtise de son filleul et de « son armée des ténèbres » comme les Gryffondor aimaient appeler les lutins.

HP ~ PUF

Le lendemain, le courrier arriva et tout le monde attendait avec impatience ou crainte, la réponse des familles à propos des résultats du semestre. Harry était stressé au point de ne rien pouvoir avaler au petit-déjeuner. Visiblement son stress avait atteint ses petits protecteurs. En effet, les lutins étaient sagement assis sur la table et tentait de repérer le courrier de leur ami sorcier.

Duncan réalisa une entrée triomphale et fit un piqué en repérant Harry. Il se posa sur la table. Il remit une simple lettre à Harry. Juste quelques mots étaient inscrits « Fier de toi, comme toujours ! A demain mon lapin ! » Ces quelques mots suffirent à faire pousser un énorme soupir de soulagement à Harry.

Dumbledore qui observait très attentivement le petit brun aux yeux émeraude sourit de satisfaction. Il pensait qu'Harry venait de recevoir des remontrances. Il se dit qu'envoyer le garçon pour les vacances à Privet Drive serait parfait pour le revoir briser et faible. Il jeta un regard en biais à Severus à côté de lui. Celui-ci buvait tranquillement son café et semblait légèrement endormi ne prêtant attention à personne. En réalité, il jubilait de la situation. Il avait écrit une longue missive à Salem afin de l'informer des progrès très satisfaisants d'Harry.

- Severus, mon enfant… appela le vieil homme.

- Albus ? répondit Severus pas enclin à être poli.

- Demain, il faudra accompagner le jeune Harry chez sa famille. Je compte sur vous et Remus pour vous en occuper ! fit pensivement le directeur.

- Je vois… grogna le professeur de potions.

La conversation se termina par l'arrivée d'un hibou grand-duc noir. Il était facilement reconnaissable par son port fier. Le hibou de Lucius Malfoy. Il fit un tour dans la Grande Salle et lâcha une lettre devant Harry. Le petit brun, surpris, jeta un œil vers la table des Serpentard. Visiblement Malfoy fils était aussi intrigué que lui. « Bien au moins, il n'en sait pas plus que moi… » se dit Harry. Plus vite qu'il ne fallut pour le dire, un éclair enflammé déchira l'air et fonça sur la missive et l'attrapa dans ses serres. Fumseck lâcha la lettre devant Albus Dumbledore qui regarda intrigué l'écriture de Lucius Malfoy avant de prendre la lettre et de l'ouvrir.

Soudain un juron échappa de la bouche du vieux sorcier et on put voir une étrange fumée noirâtre sortir de l'enveloppe et brûler la main de l'homme. Severus recula d'un bond et dégaina sa baguette avant de lancer une quantité exceptionnelle de sorts. Il scella la lettre et jeta un regard vers Harry puis vers Draco, les deux étaient blêmes. L'un de peur et l'autre d'effarement quant à la bêtise de son père.

Poppy s'affaira autour du vieil homme qui tenait sa main brûlée. Dumbledore suivi l'infirmière qui le regardait avec une froideur non feinte. Il connaissait ce regard qui signifiait « Vous avez encore fait une bêtise ! » Il n'avait rien fait d'autre que d'ouvrir le courrier que lui avait amené son phénix. Enfin c'était l'avis du grand Albus Dumbledore. La douleur à sa main le ramena à la dure réalité. Il n'en resterait pas là ! Il ne pourrait pas tenir sa baguette avant plusieurs jours. Ce n'était qu'un maléfice noir basique mais il pourrait l'utiliser pour porter plainte contre le lord. Depuis le temps qu'il rêvait de le faire tomber ! C'était tout simplement jouissif ! Potter reviendrait brisé et le lord tomberait en déshonneur. Merlin, c'était Noël avant l'heure ! Il hurla un « Joyeux Noël à tous et profitez de vos vacances au maximum ! » avant d'être emmené de force par une infirmière rageuse.

Harry planta son regard émeraude dans celui orageux de Malfoy fils. Aucune émotion ne paraissait dans le regard des garçons. Harry reporta son attention vers un hibou brun qui vint se poser face à Neville. Ce dernier regarda Harry avec un sourire. Il s'agissait d'une lettre de sa grand-mère. Il prit sa missive et la lut avant qu'un immense sourire lui mange le visage. Il tendit la lettre à Harry qui la lut en diagonale.

Visiblement Lady Londubat félicitait chaudement son petit-fils pour ses progrès en cours. Elle était apparemment très satisfaite de ses résultats et souhaitait rencontrer son ami, le jeune Harry, le lendemain à la sortie du train. Elle espérait qu'il accepterait de la rencontrer. Elle s'excusait par ailleurs du court délai avant la rencontre et présentait ses salutations à chacun des amis de son petit-fils.

Harry finit de lire la lettre et la rendit à Neville quand le contenu le frappa. Il reprit la lettre et la relut deux bonnes fois avant de regarder Neville avec des yeux ronds.

- Quoi !? ne put-il retenir.

- Tu as bien lu Harry, elle souhaite te rencontrer et te remercier ! s'amusa l'héritier Londubat.

- Oui mais… Pourquoi moi ?

- Elle connait déjà les Weasley et le père de Luna ! Tu es le seul qu'elle n'a jamais rencontré…

- Misère…

- Qu'est-ce qui te dérange là-dedans ? demanda Luna qui s'était rapprochée avec son éternel sourire rêveur.

- Je ne suis pas à l'aise avec les convenances… D'habitude ce sont mes frères qui gèrent ce genre de choses…

- Oh allez arrête ! Ne t'inquiète pas ! Ma grand-mère déteste les convenances en famille. Elle ne fera que le minimum, la connaissant… le rassura Neville tout en réfléchissant.

- Euh tu es sûr qu'on parle bien de Lady Londubat ? La femme qui a envoyé balader le directeur pour s'être montré trop familier avec elle ? demanda Harry perdu.

L'histoire était connue de tous les Sang-Pur. L'honorable directeur s'était un jour présenté au Magenmagot et avait salué la Lady avec une familiarité parfaitement déplacée. La réaction avait été imminente. La Lady avait vertement remis le sorcier à sa place, lui stipulant par la même qu'elle ne l'avait jamais autorisé à l'appeler par son prénom. Cette humiliation du grand Albus Dumbledore avait fait les choux gras du ministère pendant des semaines entières.

- Oui, elle-même ! la voix de Neville le fit revenir parmi eux.

- Mouais si tu le dis, marmonna Harry.

- Oh ne t'inquiète pas ! Elle est vraiment géniale ! Elle nous donne souvent des idées pour des farces. En plus elle arrive à remettre notre mère à sa place en une seule phrase ! s'extasia George.

- Cette femme est absolument géniale ! confirma Fred.

- D'accord, d'accord, j'ai compris ! rit Harry de nouveau détendu. Bon ben il ne reste plus qu'à savoir qui vient me chercher demain.

- Personne ne t'accompagne ? demanda Luna intriguée.

- Les cours finissent demain soir… soupira Harry. Et ma tante sera certainement là mais elle ne m'a rien dit… Je devrais aller demander à Oncle Sev… murmura Harry.

- Pas besoin petit lutin ! retentit la voix de Remus

Il avait quitté la table professorale et les avait entendus en s'approchant grâce à son ouïe surdéveloppée.

Neville rougit de s'être fait prendre, le sourire rêveur de Luna s'agrandit, les yeux des jumeaux pétillèrent devant le super pouvoir de leur dieu vivant et Harry eut une moue intriguée. Remus lui fit simplement un clin d'œil. Visiblement les autres n'avaient pas porté attention à l'échange et discutaient de leurs résultats et de ce qu'ils feraient pendant les vacances. Severus, lui, gardait son regard sur l'héritier Malfoy qui n'avait toujours pas réagi face à la connerie monumentale de son paternel. Le potionniste soupira et reporta son regard sur Harry. Il utilisa la Legilimancie il se retrouva devant le voile émeraude et utilisa sa baguette pour écrire dans l'air « Je te ramènerais ». Harry sourit à la bêtise de son oncle et hocha simplement la tête.

HP ~ PUF

Harry se baladait dans les couloirs de Poudlard quand il entendit subitement une voix lointaine l'appeler.

- Harry, Harry, répétait la voix.

Elle semblait lointaine mais douce, emprunte d'une force et chargée de magie. Harry arriva devant la salle sur demande et fit son petit manège jusqu'à ce que la porte apparaisse. Dedans se tenait un merveilleux bric-à-brac. Cela semblait être la caverne d'Ali baba. La porte se referma derrière lui et il sursauta légèrement en entendant la voix.

- Harry, Harry, répétait la voix bien plus distinctement. Viens par là.

Le petit brun reprit sa marche et arriva devant une pile de chaises et de sommiers de lit. Il observa tout autour de lui et décida d'appeler la voix.

- Où êtes-vous ?

- Harry, c'est bien toi ! Tout là-haut ! Je suis tout là-haut ! répondit la voix très clairement.

Le jeune sorcier leva les yeux mais ne vit rien. Il soupira d'agacement. Décidément, chaque année il entendait des voix. Soudain, les lutins d'Harry se mirent à tourner dans la pièce. Harry les regarda intrigué. Il se demandait ce qu'ils faisaient et ce qu'ils avaient encore découvert. Un lutin poussa un cri de victoire et tous les autres se rassemblèrent au dessus de la montagne de lits empilés. Harry les vit se saisir de quelque chose et avant qu'il ne puisse comprendre quoi que ce soit, il se retrouva avec un diadème orné de diamants et de pierreries bleues dans les mains. Quand la tiare fut au niveau de son regard, il entendit une nouvelle fois la voix.

- Harry, fiston, comme tu es devenu grand ! résonna la voix dans sa tête.

- C'est pour mieux te manger ! ricana Harry.

- Le petit chaperon rouge, hein ! ricana également la voix.

- Hein ! Vous connaissez ! sursauta Harry. Attendez cette voix ! Tom !

- Bingo mon serpent ! rit la voix.

- Mais je croyais que tu étais détruit ou piégé ? Comment ça se fait que je puisse te parler ?

- C'est mon Horcruxe fondateur manquant qui se tient devant toi !

- Comment tu sais qui je suis ? Ton journal lui ne me connaissait pas !

- C'est simplement un idiot, j'étais jeune et con ! Voilà tout !

- Tu es drôlement dur avec toi ! fit Harry très surpris.

- Toute ma magie est connectée entre elle. Je sais que j'ai deux magnifiques garçons, que Voldemort est toujours scellé sous sa forme spectrale et que Salem et toi avez tous les autres Horcruxes inertes. Le château m'a tenu informé de vos évolutions et puis le Baron Sanglant me tenait souvent compagnie. Heureusement que Poudlard a une sacrée réserve de potins sinon je m'ennuierais. C'est d'ailleurs Peeves qui m'a conseillé de t'appeler en connectant le peu de magie que j'avais mis dans le diadème de Rowena Serdaigle à celle du château. Quand ce dernier a su que je voulais te retrouver, il m'est directement venu en aide. Je pense que je ferais un merveilleux cadeau de Noël pour Salem. Tu en penses quoi ?

- Je pense que c'est fabuleux, bizarre mais fabuleux ! Que tu es un grand bavard, que Peeves est un ami génial et le Baron, un bouffon, mais c'est fabuleux !

- Un bouffon, mouahahahah ! Tu en as de bonnes mon grand ! Ça fait bizarre de pouvoir enfin discuter avec un vivant ! Les morts sont toujours un peu plus lents ! Ils ont l'éternité quoi ! hurla la voix en partant dans un puissant fou rire.

- J'imagine... Depuis combien de temps es-tu enfermé tout seul ? Tu ne sembles pas très bien dans…ton diadème...

- Pas grand-chose… Cinquante ans par là ! rit la voix.

- D'ailleurs, comment fais-tu pour me parler ? demanda Harry curieux.

- Par nos magies ! Tu possèdes ma magie donc je peux t'appeler mais jusqu'à présent je n'avais jamais réussi. Et puis, je ne réussis pas à appeler Salem… fit la voix d'un ton boudeur.

- Il va être ravi, je n'en doute pas une seule seconde ! rit Harry.

Harry ne savait pas comment le considérer en tant qu'Horcruxe ou qu'humain. Toutefois il lui fallait mettre le diadème en sécurité au plus vite avant que Dumbledore ne repère la magie de Tom Riddle. Le petit brun réfléchit et se dit que l'endroit le plus sûr était maintenant Privet Drive. Il prit le diadème et l'enroula dans un tissu qu'il fit apparaître. Il appela Dobby et lui confia le diadème afin qu'il soit rangé dans sa chambre à Privet Drive. Le petit sorcier repartit tranquillement en sifflotant.

HP ~ PUF

La locomotive rougeoyante était bientôt arrivée à la gare et Harry était impatient de revoir sa tante. Cette dernière lui avait écrit pour lui assurer qu'elle viendrait le récupérer. Il aurait bien voulu rentrer directement mais il devait rencontrer Lady Londubat. Lorsque le convoi vermeil arriva au bout de sa mission, Harry libéra Hedwige et lui remit une petite missive à l'intention de sa tante. Il rappela à cette dernière qu'il arrivait en compagnie de Severus mais qu'auparavant il devrait rencontrer la grand-mère d'un de ses amis.

Finalement tout le train se vida et le petit groupe descendit en dernier. A la sortie du train se tenaient les professeurs Snape et Mc Gonagall. La sorcière affichait une mine amusée tandis que l'autre ne laissait rien paraître. Molly Weasley vit apparaître Harry en compagnie de ses jumeaux, du gamin Londubat et d'une gamine aux cheveux blonds sales. Elle fronça les sourcils en remarquant que Ron était déjà présent depuis un moment avec Ginny et Hermione mais pas d'Harry. Elle s'avança vers le petit brun prête à l'étouffer dans une de ses si terribles étreintes dont elle seule avait le secret.

- Harry ! Mon chéri ! cria-t-elle de façon bien exagérée.

- Madame Weasley, salua poliment Harry. Bonjour Monsieur Weasley !

- Bonjour Harry ! répondit chaleureusement le patriarche.

- Harry mon chéri ! J'espère que ces vauriens ne t'ont pas causé de soucis ! reprit la femme. Toujours à faire vos blagues idiotes ! J'ai vu que vos notes se sont à peine améliorées ! Si vous avez réussi à avoir un E vous auriez très bien pu avoir un Optimal ! tonna-t-elle à l'encontre des jumeaux.

Harry était sidéré ! Elle avait pensé qu'ils lui avaient fait un sale coup et qu'ils l'avaient bloqué ou quelque chose du genre. Pire, jamais elle ne les avait félicités pour leurs bons résultats. C'était vraiment odieux de sa part. Harry aurait voulu lui hurler à quel point Fred et George étaient fabuleux. Harry resta estomaqué par le comportement de la mère Weasley. Les professeurs Snape et Mc Gonagall reniflèrent de façon audible avant de se charger de la mère indigne.

- Je suppose que vous dire que leur comportement exemplaire envers leurs cadets est donc de trop… susurra le professeur Snape.

- Quel comportement exemplaire ? De ce que je sais, ils ne font rien de bon à Poudlard ! répondit la mère hargneuse.

- J'ai en mémoire qu'ils ont fait gagner de nombreux points à Gryffondor depuis la rentrée ! Et ce, qu'il s'agisse de quidditch ou de cours ! répondit sèchement le professeur de métamorphose.

- Je n'en ai pas été informé ! assura la mère Weasley.

- C'est étrange car je suis celle qui a envoyée les relevés de notes ! fit Minerva agacée.

- Je pensais qu'ils avaient fait perdre tous les points notés… répondit la mère d'une voix blanche.

- Ridicule ! répondit Severus. Monsieur Londubat, je ne vois aucune trace de votre grand-mère… Cependant Harry, il semblerait que quelqu'un vous attende si je ne m'abuse !

Harry se tourna dans la direction dans laquelle regardait son oncle. Il tomba dans un gouffre bleu glace et sourit à la magnifique dame qui se tenait à l'écart.

- Narcissa ! s'écria Harry comme un gamin faisant sourire la Pâle Lady.

- Bonjour Harry ! Mesdames, Messieurs ! salua la Lady. Je suis absolument ravie de vous, non pardon, de te revoir en pleine forme, sourit Narcissa à son filleul. Alors ces résultats, étaient-ils comme tu le craignais ?

- Non, en fait j'ai eu un E pour les deux ! J'ai réussi ma potion et ma métamorphose ! fit fièrement le petit brun.

- Toutes mes félicitations Harry ! C'est Draco qui sera content !

Devant l'air perplexe d'Harry, elle lui expliqua.

- Draco était persuadé que tu allais « arracher la vedette et écraser » une certaine Granger, pour reprendre ses termes ! s'amusa Narcissa, fière de constater que la gamine Granger était présente et enrageait.

- Son orgueil va encore augmenter… se plaignit Harry.

- Il y a de fortes chances, j'en ai bien peur… Un trait de caractère qu'il tient de son père, se moqua la Lady.

- Je suis un Malfoy, c'est normal d'avoir toujours raison ! intervint Draco qui arrivait derrière.

- J'imagine que l'on n'y peut rien… réfléchit calmement la belle blonde. Et qu'en est-il de vous, Fred, George, Neville et toi, ma petite Luna ?

- Optimal partout ! répondit Luna fière d'elle, son éternel air rêveur.

- J'ai obtenu Optimal en Botanique et Runes. Sinon Effort Exceptionnel partout même en Potions, avoua Neville malgré sa timidité.

- J'ai obtenu Optimal en Potions et Arithmancie, Milady. Pour tout le reste j'ai reçu Effort Exceptionnel, répondit un Fred assez gêné.

- Pour ma part, Lady Malfoy, j'ai reçu Optimal pour la Métamorphose et les Sortilèges, et Effort Exceptionnel pour mes autres matières… répondit très poliment George.

Narcissa hochait la tête à chaque réponse. Elle écoutait attentivement chaque réponse. Elle trouva leurs résultats remarquables, surtout pour les jumeaux qui passaient leur BUSES cette année.

- Toutes mes félicitations à tous les cinq ! Vos résultats sont exquis ! Particulièrement pour vous Fred et Georges ! Si je me souviens bien, vous avez vos BUSE cette année ! s'exclama la magnifique femme.

- C'est exact ! Mes enfants ont leur BUSE cette année ! grogna la matrone Weasley en se gonflant.

- Je suis certaine que vous les aurez haut la main ! leur sourit la Pâle Lady en ignorant les autres présents. De toute façon, à travailler ensemble, vous ne pouvez que réussir ! Draco a également eu son Optimal en potions, en Runes et Arithmancie mais il semblerait qu'en Duel il ait encore des efforts à fournir vu son Acceptable. Sinon ses autres notes restent parfaitement correctes ! s'amusa la mère en regardant son fils.

- Mère ! s'offusqua le blond.

- Allons Draco ! Ce n'est rien ! répliqua sa mère.

- Merci beaucoup Lady Malfoy ! répondirent en chœur George et Fred.

- Allons bon, appelez-moi Narcissa mes chers ! répondit la blonde d'une voix amusée.

- Euh… très bien… Narcissa ! hésitèrent les jumeaux.

- Euh… Mère… appela Draco.

- Qu'y a-t-il mon enfant ? Vous semblez bien hésitant !

- Ce n'est peut-être rien… Ceci dit nous devrions y aller. Cependant je pense qu'il faudra s'entretenir avec le jeune seigneur plus tard… au sujet de Père… Draco finit sa phrase dans un murmure que seule sa mère entendit en fronçant les sourcils.

- Merlin, ce que l'heure peut filer en charmantes compagnies ! Et bien je vous souhaite de bonnes vacances ! Harry, prends bien soin de toi ! Attends-toi à recevoir mon hibou !

- Très bien Narcissa ! Comme d'habitude ?

- Evidemment ! répondit la blonde dans un magnifique rire cristallin.

Lady Malfoy se tourna, s'apprêtant à s'en aller quand la voix de Molly Weasley la retint.

- Depuis quand vous permettez-vous tant de bonté, Narcissa ? enragea la matrone suspicieuse.

- Je ne crois pas vous avoir permis tant de familiarité, Weasley ! claqua la voix de la Pâle Lady devenue glaciale. Mon prénom dans votre bouche, n'est qu'une souillure ! Eviter à l'avenir ! Je ne pense pas devoir vous rappeler votre rang, ou du moins votre absence de rang !

Draco Malfoy souriait de manière suffisante, fier de voir sa mère humilier un Weasley. Harry, lui, était partagé. Il fut un temps où il avait bien apprécié la mère Weasley. C'était avant qu'il ne soit aussi proche de Fred et George et qu'il ne découvre que leur mère les traitait avec dédain. Il regarda les jumeaux qui semblaient choqués. Avant qu'il ne puisse réagir, il vit un sourire malicieux apparaître sur le visage des démons roux. Il soupira de soulagement. Il avait eu peur que les paroles de sa marraine ne les offensent mais il se ravisa immédiatement. Il sourit à sa marraine en secouant la tête d'amusement.

En même temps, il se rappela que c'était pour le pouvoir de furie de la blonde qu'il l'avait choisie comme marraine. La sorcière avait la classe c'était indéniable !

- Narcissa, commença Fred.

- Je pense que vous devriez y aller, continua George.

- Vous allez être en retard ! finirent en chœur les jumeaux.

- Vous avez raison mes chéris, nous filons ! Harry, je te contacte rapidement ! chantonna la voix redevenue instantanément douce de Narcissa.

Harry dut se mordre l'intérieur des joues pour ne pas exploser de rire devant la tête déconfite de l'épouse Weasley. Il jeta un coup d'œil à Arthur Weasley qui semblait totalement choqué. Il eut une fugace pensée de compassion à son égard mais son fou rire revint de suite. Minerva semblait totalement amusée et les yeux de Severus reflétaient une hilarité contenue. Les deux professeurs saluèrent tout ce petit monde et profitèrent du départ de la famille Malfoy pour s'en aller. Severus se fit une note mentale de questionner son filleul sur cette étrange cordialité avec son neveu. Était-ce par rapport à la stupidité de Lucius ? Il ne le savait pas mais se promit de creuser la question.

HP ~ PUF

Se tournant, vers les nouveaux arrivants, Neville remarqua sa grand-mère qui le regardait avec un regard fier. Il attrapa la main d'Harry et le conduisit jusqu'à elle. Harry se laissa faire et mit en place un semblant de masque pour ne pas paraître grossier devant la Grande Lady. Il respira un grand coup avant d'arriver devant elle et lui adressa un magnifique signe de tête avant de lui faire un baisemain. Lady Augusta Londubat souleva un sourcil, surprise de voir que l'ami de son petit-fils connaissait les manières des Sang-Pur.

- Je suis honoré d'enfin pouvoir faire votre connaissance, Lady Londubat ! salua Harry.

- Moi de même Lord Potter ! répondit la vielle femme.

Severus et Minerva tiquèrent au titre de Lord donné à Harry. Ce dernier lui sourit doucement avant de rectifier son titre.

- Je suis profondément navré de devoir rétablir la vérité mais je ne suis pas le Lord Potter, Milady. Si j'étais Lord, ce titre reviendrait à mon aîné… répondit Harry avec douceur.

- Donc ces rumeurs concernant un frère aîné sont vraies ? s'offusqua la sorcière.

- En effet, sourit Harry avec bienveillance. Qui plus est je ne porte plus le nom de Potter. Je m'appelle Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt, comme en a décidé la Magie.

- La Magie ! répéta surprise la Lady. De ce fait, vous n'êtes plus un simple Lord mais bel et bien un Seigneur du Monde magique… réfléchit la vielle femme.

- C'est exact Milady ! lui sourit Harry.

- Mes excuses, Seigneur Riddle-Potter-Gaunt ! J'espère ne pas vous avoir offensé ! Je vous ai vu si proche de Lady Malfoy que j'ai cru à tord que vous partagiez notre sphère !

- Merlin, il n'en est rien ! La raison pour laquelle je suis proche de Narcissa Malfoy est qu'elle est ma marraine ! Et par pitié appelez-moi simplement Harry.

Minerva avait tout simplement lâché la conversation en se rappelant qu'effectivement Narcissa était la marraine d'Harry tout comme Neville qui n'était pas au courant. Severus souriait narquoisement et regardait la Grande Lady se fondre en excuses. Elle qui donnait tant d'importance au respect des codes n'avait pas attendu qu'Harry se présente et l'avait sous-estimé. C'en était hilarant ! La Lady regardait maintenant Harry avec un visage impassible. En réalité, elle jaugeait l'enfant qui se tenait face à elle. Harry sembla comprendre ce que faisait la vieille femme car il décida de laisser tomber son masque, la surprenant davantage.

- Très bien, mais appelle-moi Grand-Mère Augusta et tutoie-moi ! Après tout Neville et toi êtes comme des frères et ma belle-fille aurait été ta marraine !

- D'accord Grand-Mère Augusta ! s'amusa Harry.

A côté de lui, Neville jubilait. Sa grand-mère venait d'accepter Harry. En même temps c'était vendu d'avance. Personne ne résistait au petit brun ! Ils discutèrent encore quelques instants avant de se saluer et de se laisser.

HP ~ PUF

Pétunia Dursley faisait les cent pas en attendant l'arrivée de son neveu. Une chouette posée sur l'épaule, elle s'en fichait du regard que pourrait lui porter les passants. Elle vit apparaître une chevelure couleur jais accompagnée d'un homme au visage fermé et d'une femme au chignon qu'elle reconnut immédiatement ! Étrangement, ils ne portaient pas leurs vêtements sorciers. Elle supposa qu'Harry avait dû s'en occuper. Elle le gratifia d'un immense sourire avant de se jeter sur lui. Elle l'embrassa sur les deux joues avant de fusiller Severus du regard.

- Harry ! s'extasia Pétunia. Tu es enfin là ! Merci pour le message de la belle Hedwige !

- Désolé Tante Pétunia ! Depuis combien de temps attends-tu ?

- Un bon quart d'heure mais qu'importe ! Severus, Madame ! les salua finalement Pétunia. Ceci dit j'imagine que si Severus est là avec le professeur de Métamorphose tu as une bonne excuse…

- Tunia ! répondit froidement le potionniste.

- Oncle Sev ! Manières ! le gronda Harry.

- Mss Dursley ! répondit poliment Minerva. Nous avons reçu l'ordre d'accompagner le jeune Harry chez lui.

- Bien, bien ! Ne perdons pas plus de temps ! Nous avons pas mal de choses de choses à faire ! Harry nous avons des courses à faire ! Salem vient d'envoyer un message à la maison ! Tes frères arrivent ce soir ! Cela ne vous dérange pas de faire quelques courses avec nous ? demanda la tante d'Harry.

- Aucunement ! répondit amusée Minerva.

- De toute façon ce n'est pas comme si nous avions le choix… grogna Severus.

- Exactement ! Donc tu me retires cette face de constipé et tu profites du voyage avec nous où je te fais passer un sale quart d'heure ! rétorqua Pétunia clouant ainsi le bec de Severus.

- Et bien… voilà qui est inhabituel… souffla Minerva moqueuse.

HP ~PUF

Le voyage se fit en chanson pour Minerva qui balançait doucement sa tête en rythme avec la musique tout en profitant de son premier trajet en voiture. Severus lui était plus refroidi et ne parlait pas. Quant à Harry, il racontait à sa Tante tout les événements depuis son séjour. Bien qu'elle en connaisse déjà la plupart grâce aux lettres, elle riait franchement en entendant les détails croustillants sur la vie à l'école.

Les courses se firent rapidement et les professeurs purent constater qu'Harry y était habitué. Le neveu et la tante se répartirent la liste et se séparèrent pour gagner plus de temps. Harry partit avec Minerva et Severus avec Pétunia. A la caisse Pétunia paya et Severus porta les courses jusqu'à la voiture.

Dix minutes plus tard, Harry était devant l'entrée de la maison. Il resta interdit devant un Dudley qui avait visiblement perdu beaucoup de poids. Il se retourna et avisa le visage satisfait de sa tante et leva un sourcil en questionnant sa tante. Cette dernière répondit qu'il n'était pas question que son fils ressemble plus longtemps à un pachyderme. De ce fait, père et fils avaient été mis au sport et leur alimentation avait été totalement revue. Harry resta totalement sonné et salua machinalement son cousin tout en rentrant les courses. Pétunia ordonna à un Severus grognon de ramener le reste des courses. Elle invita Minerva à entrer et partit préparer du thé.

HP ~ PUF

Le lendemain, Harry se réveilla assez tôt. Severus et Minerva n'étaient partis la veille qu'après le dîner. Harry avait donc eu tout le temps de préparer ses cadeaux pour Noël. Il avait également passé une bonne partie de la soirée à discuter via sa magie avec Tom Riddle. Il était étrange pour lui de savoir que son « père » était dans un diadème depuis tout ce temps. Le cher Tom Riddle avait menacé le petit brun de toutes sortes de représailles s'il ne l'appelait pas « Papa ». Le père de Salem le considérait comme son fils depuis cette nuit fatidique d'Halloween. Il avait d'ailleurs pu absorber une bonne partie de la connaissance de la célèbre tiare de Rowena Serdaigle. Il ne leur manquait plus que le serpent pour posséder tous les morceaux d'âme de l'héritier Serpentard.

Harry descendit dans la cuisine où sa tante observait le voisinage. Visiblement certaines habitudes étaient restées car Pétunia commentait tout ce qu'elle voyait. Le jeune sorcier était tout bonnement désabusé par la bêtise de sa tante. Il soupira théâtralement et ce fut à ce moment précis que le messager de Narcissa Malfoy se présenta. Harry récupéra son courrier et ricana en découvrant les premières lignes. Draco avait raconté à sa mère l'affaire de la lettre piégée. La Pâle Lady s'excusait donc platement de la stupidité malfoyenne qui gangrenait son époux. En effet, ce dernier avait envoyé la lettre avec toutes les précautions de son nouvel elfe de maison d'après ces dires. De ce fait, toute personne autre que le destinataire dûment stipulé se verrait recevoir un maléfice à la hauteur de son impudence. C'était là la raison de la brûlure de Dumbledore, toujours selon le lord. C'était au final plus impressionnant que dangereux. Cependant la Lady n'en croyait pas un traître mot et avait juré de faire la lumière sur cette affaire. De plus, Dumbledore avait entamé une procédure contre Lucius Malfoy pour agression et usage de magie noire. Narcissa ne semblait pas plus inquiète que cela mais effectivement cela était dérangeant. Elle lui apprit qu'il y avait des chances que son filleul soit convoqué par le Magenmagot durant les vacances pour statuer sur les accusations. Elle ajoutait qu'elle avait pris la décision d'informer Salem et Vladimir de la situation. Cependant, elle n'avait pas encore eu de retour. Il était absolument hors de question que le petit brun soit mêlé aux idioties de son mari et d'un vieux manipulateur sournois. Harry soupira sombrement cette fois et reposa son courrier. Il écrit une courte réponse pour la rassurer. Il transmettrait donc l'information à Salem.

HP ~ PUF

Finalement, ce ne fut qu'en fin de matinée, que Salem et Vladimir arrivèrent à Privet Drive. Le premier semblait contrarié tandis que le second semblait franchement agacé. En arrivant près du numéro 4 ils remarquèrent un étrange gamin grand et sec avec un horrible visage semblable à celui d'un rat. Ils l'ignorèrent et sonnèrent chez les Dursley. Ce fut Dursley fils qui vint leur ouvrir. Dudley les salua chaleureusement et les invita à entrer. Harry était toujours dans la cuisine et assistait sa tante dans la préparation du déjeuner. Vernon, lui regardait la télé dans le salon. Les garçons reçurent une tornade brune directement dans leurs bras. Harry s'était jeté sur eux en les voyant. Il les interrogea sur cette urgence scolaire. Salem répondit évasivement mais comme Vladimir pouffait, cela devint rapidement un interrogatoire en bonnes et dues formes. Finalement, Salement craqua et raconta l'explosion de la potion et Vladimir compléta avec tous les détails comportementaux de l'accidenté. Le plus jeune passa de l'horreur et l'inquiétude au fou rire assisté de Pétunia.

Sur le coup Salem se mit franchement à bouder. Vladimir tentait de se retenir mais échoua lamentablement en voyant Harry pleurer de rire. Finalement Salem se joint à eux et rit de la situation. Pétunia leur raconta ce qu'ils avaient manqué la veille et le puissant traumatisme de Severus Snape. Les garçons n'en rirent que davantage alors qu'Harry était tout penaud. Enfin arriva le tour d'Harry de leur parler des derniers événements dont l'épisode du courrier de Lucius et de la réaction de Dumbledore. Vladimir avoua qu'il n'avait pas eu le courage de la donner à Salem car il craignait que ce dernier ne s'emporte et parte défigurer le Lord. Salem grogna devant les nouvelles. Il ignora les commentaires bien trop exagérés selon lui. Cependant son esprit Serpentard manigançait déjà une punition à la hauteur de la « bêtise malfoyenne ». Il décida d'écrire rapidement une lettre à Narcissa.

Après quoi les étudiants de Durmstrang montèrent ranger leurs affaires dans la chambre pendant qu'Harry terminait de cuisiner avec sa tante.

HP ~PUF

Les jours passèrent et rapidement ce fut la veille de Noël. Harry n'avait encore reçu aucune convocation du Magenmagot mais ne s'en préoccupait pas. Tout ce qui l'intéressait était le moment qu'il passait en famille. Vladimir ne le lâchait jamais d'une semelle quand Salem n'était pas avec lui. Du fait de son statut de Maître magique, Salem était souvent demandé par la guilde afin de travailler sur divers projets. Harry comprenait parfaitement cela et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas être un poids. Il recevait fréquemment des nouvelles de Neville soit deux fois par jour. La correspondance avec Luna était quant à elle un peu plus espacée mais c'était typique de la jeune Serdaigle. Les jumeaux, eux, envoyaient des dizaines de lettres à Harry afin de lui demander son avis sur des ingrédients pour leurs futures blagues. Vladimir avait pris son statut de professeur de potions très au sérieux. En effet, Harry lui avait expliqué son problème au sujet des effets des ingrédients et le jeune Moldova avait décidé de lui donner des cours. Il l'assistait également dans la préparation de potions. Harry les comprenait davantage et donc les réussissait de mieux en mieux. Severus échangeait fréquemment des notes avec le jeune prince moldave qui lui faisait part de l'évolution du plus jeune.

HP ~ PUF

La veille de Noël, Harry constata qu'il n'avait reçu aucune nouvelle de Sergei. Il en toucha deux mots à Vladimir à la fin de leur pratique quotidienne.

- Vlad, tu as des nouvelles de Sergei ?

- Comment ça ?

- Eh bien je n'ai pas reçu la moindre lettre de lui depuis le début des vacances… avoua Harry.

- C'est étrange je l'avoue !

- Après je comprends bien que ce n'est pas mon camarade de classe ou autre. C'est votre ami après tout.

Vladimir fronça les sourcils et réfléchit quelques instants.

- Quand bien même, il a commencé de lui-même à t'écrire… Arrêter de t'écrire ne serait pas spécialement dérangeant s'il ne me noyait pas de courrier chaque jour…

- Tu en reçois souvent ? demanda Harry curieux.

- A la même fréquence que les jumeaux t'écrive ! marmonna Sergei.

- Ah… ne put que dire Harry.

- Oui comme tu dis ! Ah… Enfin bref, termine de ranger, je reviens.

Harry obtempéra perdu dans ses pensées, il loupa le regard calculateur du vampire. Ce dernier se rendit directement dans la cuisine. Il y trouva celle qu'il cherchait.

- Tante Pétunia ! appela-t-il.

- Un problème Vlad ? s'enquit-elle.

- J'espère que non. En fait j'aurais un service à te demander.

- Eh bien vas-y, je t'écoute !

- Est-ce que tu penses qu'on pourrait inviter les autres membres du groupe ? J'entends par là Sergei Novaroff et Viktor Krum. Je viens de réaliser que le lutin n'a jamais rencontré Viktor !

- Non pas possible ! C'est compté !

- Ah je comprends !

- Mais non gros bêta je plaisante ! Bien sûr que tu vas les inviter ! Ce n'est pas la quantité qui manque !

Vladimir eut un instant de flottement. Pétunia Dursley qui faisait des blagues cela semblait quelque peu incongru. Il fila écrire une missive à Viktor et Sergei. Il emprunta Hedwige et lui confia la missive de l'attrapeur bulgare. Il envoya son invitation au russe, agrémentée d'une promesse de mille et une tortures dans le cas où il tenterait de se défiler. Au moment où il s'apprêtait à retourner dans la cuisine, Fumseck flasha devant lui. Le phénix s'amusa de la mine surprise du vampire princier. Il s'envola tranquillement et arriva dans la chambre d'Harry. Il passa devant Dudley qui, trop concentré sur la télévision, ne le vit même pas. Vladimir haussa simplement les épaules et alla dans la cuisine. Il fit le point sur les quantités prévues et décida d'attendre la réponse des deux invités pour revoir le menu si besoin. Il appela néanmoins Dobby pour informer Salem de ses plans.

En fin d'après-midi, Vladimir reçut la réponse de Viktor qui l'informait de sa présence. La réponse de Sergei fut plus longue à venir mais Vlad savait que le russe devait surtout se préparer psychologiquement à la confrontation, chose qu'il ne comprenait pas pour autant. Salem arriva à Privet Drive la bouche en cœur et d'excellente humeur. L'elfe de maison de Sergei arriva au même moment et il confirma la présence de son maître. Pétunia partit vérifier que tout était prêt.

Harry réapparut un peu avant l'heure du dîner et enchanta le plafond avec une neige dorée qui donnait une couleur dorée à tout ce qu'elle touchait. Cependant l'effet n'était pas permanent et ne durait que dix secondes. Il aida son frère à décorer la maison et Vladimir jeta plusieurs sorts pour animer le sapin. Dudley était assis sur un fauteuil et admirait les sorciers à l'œuvre. L'oncle Vernon faisait de même avec une certaine mauvaise foi et soudain les trois sorciers le regardèrent avec un sourire de connivence. Ils lui firent pousser une longue barbe blanche et métamorphosèrent ses habits en la traditionnelle tenue de Père Noël. Dursley père s'étouffa en réalisant ce que les galopins lui avaient fait.

- J'avais dit pas de sorts contre nous ! aboya-t-il.

- C'est mon idée ! chanta Pétunia.

- Quoi ? Mais pourquoi ?!

- C'est plus festif et plus amusant ! Et puis c'est le premier vrai noël d'Harry ! Dois-je te rappeler pourquoi ? minauda la femme.

- Euh… Non… Tout va bien ! Ça partira n'est-ce pas ?

- Oui oui ! s'amusa Salem.

- Aux douze coups de minuits ! rit Harry.

- C'est la vengeance de Cendrillon ! hurla Dudley mort de rire.

- Arrête de te moquer ! De toute façon c'est ton tour ! lui répondit Vladimir avec un sourire goguenard.

- Quoi ?! Pas de queue de cochon, hein ?

- Non juste une tenue de lutin pas trop boudinée ! se moqua Harry.

Avant que les garçons ne puissent jeter de nouveaux sorts, on frappa à la porte. Dudley courut ouvrir et tomba face à face avec un grand jeune homme tout en muscle.

- Bonsoir ! Vous êtes un ami de Salem et Vladimir ?

- Bonsoir, répondit le jeune homme avec un fort accent russe. En effet, c'est le cas !

- Entrez ! Salem,Vladimir, Harry, les invités arrivent ! cria Dudley.

- Depuis quand est-ce qu'il crie comme ça ? demanda Salem.

- Depuis toujours... Ça veut juste dire qu'il est habitué à vous maintenant… soupira Harry avec un sourire en coin.

Salem sourit bien malgré lui et alla à la rencontre de l'invité avec ses frères.

- Krum-Krum ! s'écria Salem. Tu es arrivé ! Ce n'est pas trop tôt !

- Salem ! s'offusqua sa tante. Soyez le bienvenue Monsieur Krum !

- Merci de m'accueillir Madame et Joyeux Noël à vous ! lui répondit Viktor Krum en lui remettant une bouteille.

- Je te présente ma tante, Misses Dursley, l'oncle Vernon Dursley et leur fils, Dudley, alias Dudlichounet !

- Enchanté ! répondit respectueusement le bulgare.

Dudley et Vernon Dursley le saluèrent d'une pognée de main que l'attrapeur professionnel leur rendit.

- Je ne prends pas la peine de te présenter Vlad ! Ceci dit voici le meilleur pour la fin ! Je te présente mon adorable petit frère, Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt !

- Bonjour Aiglon, salua Harry d'un sourire ravi.

- Bonjour Harfang ! On se rencontre enfin ! sourit le bulgare.

- Effectivement ! C'est un plaisir de faire ta connaissance.

- L'aigle de la Bulgarie vient de sourire il va neiger ! se moqua Salem.

Viktor regarda Salem avec un immense sourire qui ne présageait rien de bon et mit un genou à terre devant à Harry. Il fit un clin d'œil à ce dernier et s'exprima clairement.

- Je m'incline et me prosterne devant le dieu vivant qui arrive à contrôler ce fou furieux de Salem d'une telle main de maître !

Harry explosa de rire mais hocha simplement la tête malgré son fou rire. Salem affichait une moue boudeuse et Vladimir et Pétunia se moquait franchement. Viktor rit vraiment cette fois devant la mine déconfite de Salem.

- C'est quoi toute cette mise en scène ? Pourquoi tu t'inclines devant lui ! J'ai raté quelque chose ? Vous faîtes des secrets, c'est ça ? chargea Salem.

- C'est une affaire entre Harfang et Aiglon ! s'amusa Vladimir. Et oui tu as raté un épisode le jour de ton anniversaire !

- Pas possible ! Vous manigancez des choses dans mon dos ! fit Salem choqué.

- J'imagine que oui ! rit Harry. En tout cas Joyeux Noël à tous !

Tout le petit monde fit plus amplement connaissance. Vladimir ne lâchait pas Harry d'un pas tandis que Salem expliquait ses futures bêtises à un Viktor impatient de réaliser ces plans délirants. Soudain la sonnette retentit et Pétunia s'occupa d'accueillir son dernier invité. Sergei apparut dans le salon et reçut un regard noir du vampire, regard qui passa inaperçu aux yeux des autres. Une fois les présentations faites tout le monde continua de discuter.

Pétunia se rendit dans la cuisine afin de ramener les apéritifs. Soudain une horde de lutins se jeta sur Sergei et le kidnappèrent. Ils le menèrent dans la chambre sous le regard perplexe de chacun sauf de Vladimir. Harry soupira et s'excusa auprès des autres et partit chercher Sergei. Une fois dans la chambre, Harry ferma la porte et regarda la scène qui se jouait sous ses yeux. Shanasssya avait reprit sa forme de basilic et enfermait le jeune homme dans ses puissants anneaux. Il entendit vaguement le serpent exiger des explications.

- Je suis désolé mais il semblerait que mes trésors souhaitent comprendre la raison pour laquelle tu m'ignores… traduisit calmement Harry.

Sergei garda son calme et observa Harry maintenant entouré de ses lutins. L'enfant ressemblait à un ange. Il se dit que visiblement il n'en avait pas que l'apparence.

- Disons que nous sommes bien trop différents... commença le jeune russe.

A cet instant un grincement sinistre sortit des murs de la chambre. Sergei sursauta violemment. Pour le coup il ne s'y attendait vraiment pas.

- J'imagine que c'est une mauvaise réponse… répondit Harry calmement en regardant l'un des murs.

- D'où te vient toute cette puissance ? demanda Sergei Novaroff complètement perdu.

- Je n'ai absolument rien à voir avec ce que tu viens d'entendre ! Je peux te le promettre. C'est vrai que la maison à sa propre personnalité… réfléchit Harry. Je suppose qu'on peut dire qu'elle n'aime pas qu'on me mente…

- La maison ? Mais c'est une maison moldue et non sorcière ! s'alarma l'héritier Novaroff.

- Elle est aussi sorcière que moi ! s'offusqua Harry. Je le jure sur ma magie !

Aussitôt un fil doré sortit d'Harry et se répandit dans toute la chambre et disparu dans les murs avant de revenir vers le cœur du plus jeune.

- Comment est-ce possible ? demanda l'assassin russe totalement perdu.

- Je te le dis seulement si tu m'expliques ton comportement… Après je comprends parfaitement que je ne sois pas ton ami mais seulement le petit frère d'un de tes meilleurs amis… C'est juste que je n'ai jamais eu beaucoup d'amis et je croyais que l'on était ami…

- Eh ! On est ami ! C'est juste que… qu'on est tellement différent… Tu es si pur, si parfait… Je suis un assassin ! J'ai du sang sur les mains et je…

- Je t'arrête là ! Je ne sais pas où tu as pris cette histoire d'ange mais tu te fourvoies royalement ! J'ai moi aussi du sang sur les mains et si tu me vois trop pur c'est juste que tu te vois plus sombre que tu ne l'es en réalité.

- Tu ne peux pas comprendre ! marmonna Sergei.

- Je ne suis pas suffisamment idiot pour ignorer que tu as un contrat avec mon frère pour te débarrasser du ministre de la magie !

- Quoi ? Salem te l'as dit ? fit le russe choqué.

- Bien sûr que non ! Mais ce n'est pas difficile de le deviner… Salem menace de s'occuper du ministre s'il m'arrive quelque chose. Je me retrouve par deux fois devant des détraqueurs et je finis en mauvais état la seconde fois. Ensuite tu commences à prendre tes distances à mon réveil. Ce n'est pas vraiment difficile de faire le lien et de comprendre que tu as accepté de le supprimer. Et pour conclure, je sais de source sûre que le clan Novaroff ne s'attaque aux dirigeants extérieurs que s'ils s'en sont pris à l'un des leurs. Tu suis le fil de mon raisonnement ? En gros tu vas te débarrasser de ce minable ministre parce que j'ai été blessé et toi tu penses que je vais t'en vouloir parce que tu cherches à me venger avec mon frère… Et c'est moi le gosse… Sincèrement il faudrait être fou pour t'en vouloir ! Tu me suis toujours ?

- Comment tu as obtenu ces informations sur le clan Novaroff ? Et comment tu peux ne pas m'en vouloir ?

- Pour les informations, je dirais simplement que ma marraine est une femme extraordinairement puissante et ce à tous les niveaux ! lança fièrement Harry. Pour ta deuxième question c'est très simple… Si quelqu'un venait à faire du mal à ma famille, je ferais absolument tout ce qui est en mon pouvoir pour l'anéantir ! gronda Harry.

Comme pour appuyer les propos de son jeune maître, le basilic siffla dangereusement. Les lutins montrèrent leurs crocs, Duncan et Hedwige qui battirent furieusement des ailes et Fumseck apparut dans un éclair enflammé sur l'épaule d'Harry. Harry caressa distraitement Fumseck qui lança un trille enchanteur.

- Du coup ? demanda Harry en reportant son attention sur Sergei.

- Tu as dit que tu avais déjà tué mais je suis sûr que ce n'était pas volontaire…

- Effectivement mais si c'était à refaire je le ferais encore ! Je ne sais pas pourquoi tu me vois comme un ange mais si c'était le cas, je serais un ange vengeur ! Je n'aime pas la violence gratuite mais j'ai une vengeance à exécuter. Donc oui du sang coulera forcément…

- Et je serai là pour que tu n'aies pas à te salir les mains ! C'est à ça que serve les amis !

- Donc j'imagine que l'affaire est close et le problème réglé !

- Problème ? Quel problème ? demanda narquoisement le russe.

- Problème ? Qui a parlé de problème ? demanda à son tour Harry avec un sourire innocent.

- Parfait ! rit le russe.

- Un russe qui rit ! C'est inhabituel ! se moqua le jeune sorcier.

- Arrête de te moquer des ancêtres et viens me faire un câlin !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Harry se jeta dans les bras de Sergei et rit de bon cœur. Shanasssya récupéra immédiatement sa taille furtive et s'enroula autour du cou de Fumseck. Les deux immortels se chamaillaient gaiement en regardant la réconciliation entre Harry et Sergei.

Quelques secondes plus tard, les deux sorciers étaient dans de nouveau dans le salon. Harry regarda Vladimir et envoya une vague de remerciement grâce à son pouvoir et le vampire ronronna presque de contentement. Salem sourit et donna une forte claque amicale dans le dos de Sergei qui le regarda choqué de son manque de tact.

La table fut instantanément installée par un Dobby invisible et le repas commença bercé par les conversations. Tout le monde échangeait pour la plus grande joie d'Harry. Sergei se révéla très à l'aise avec les moldus. Vladimir jubilait de son plan et Pétunia semblait très satisfaite de sa soirée. Dursley père et fils parlaient sport avec Viktor qui leur expliquait les règles du quidditch. Salem plaisantait avec Sergei et Harry discutait avec sa tante et Vladimir. En somme tout se passait à merveille. Après le repas, Viktor sortit une bouteille d'alcool de sa poche et lui rendit sa taille normale. Il s'agissait d'une liqueur typique de la Bulgarie sorcière. Autant dire que cet alcool était très fort. Vernon devint rouge dès la première gorgée. Cependant les étudiants de Durmstrang ne semblaient pas le moins du monde affectés. Harry se moqua d'eux en les traitant d'alcooliques notoires et débuta un énorme fou rire dans la maison.

Harry disparut quelques instants et réapparut une bonne demi-heure plus tard. Quand il revint les murs commencèrent à vibrer et à ronronner, surprenant par la même tout le monde sauf Salem et Sergei. Le plus jeune sorcier s'assit fièrement devant la cheminée et les douze coups de minuit sonnèrent. Aussitôt une énorme pile de cadeaux fit son apparition au pied du sapin. Vernon et Dudley se levèrent et s'installèrent dans un fauteuil transfiguré par Salem. Enfin la distribution de cadeau put commencer. Le petit brun bouillait d'impatience et tout le monde pouvait voir sa magie crépiter d'enthousiasme.

Dudley prit le premier cadeau et le passa à Vernon qui lut le premier nom « Pétunia Evans Dursley ». La maîtresse de maison se prêta au jeu et ouvrit son cadeau. Il s'agissait d'une magnifique robe sorcière signée « Grandeur d'Isis », l'une des plus célèbres boutiques sorcières du monde. Elle reçut également de la nourriture pour sa chouette et un kit de potions pour débutants.

Chacun fut appelé tour à tour. Dudley reçut des tenues de sports, des gants de boxe, des livres et de nouveaux jeux vidéo. Vernon reçut des livres de conseils beauté et minceur de sa femme, un pull de son fils et des places pour la coupe d'Angleterre de football de ses neveux.

Harry reçut une pile de grimoires sur les créatures magiques et leurs soins de la part de Viktor, une nouvelle garde-robe plus une enveloppe cachetée de son frère. Il reçut des grimoires de sorts, de potions perdues et sur les créatures sombres de la part de Vladimir. Le petit brun semblait totalement perdu. Sergei lui offrit une magnifique cape d'hiver rouge sang avec la bordure en fourrure bordeaux et un kit complet de nettoyage pour balai. Salem se fustigea mentalement d'avoir oublié l'histoire du balai et se maudit intérieurement.

Sergei reçut un grimoire rarissime traitant des runes de combats écrit en vieux russe de la part d'Harry et de la poudre d'ailes de lutins. Chacun reçut un lot de poudre d'ailes de lutins et de la poudre d'écailles de basilic. Cependant Salem s'arrêta devant un petit coffre en bois précieux. Dessus il vit une carte avec une inscription très élégante.

« Joyeux Noël à mon Grand frère adoré !

J'espère que tu apprécieras cette petite surprise.

Merci d'avoir réalisé mon rêve.

A moi de t'aider à réaliser le tien pour notre famille !

Avec tout mon amour,

Harry »

Il prit le coffret et se figea en l'ouvrant. Ses yeux s'écarquillèrent devant le diadème perdu de Rowena Serdaigle. La tiare dégageait une magie qu'il pourrait reconnaître entre toutes. Il resta figé devant le diadème qu'il caressa distraitement. Il releva la tête et regarda Harry avec des yeux embués. Le petit brun le regardait avec un sourire rayonnant. Finalement une larme s'échappa des yeux de Salem et plusieurs suivirent ensuite avant qu'il n'étouffe Harry dans une étreinte pleine d'émotions.

- Joyeux Noël grand frère !

HP ~ PUF ~ BONUS

L'après-midi était déjà bien entamé quand deux craquements sonores se firent entendre au salon. Minerva qui prenait le thé avec Pétunia se redressa subitement. Pétunia se leva d'un bond, enjouée, et quitta la cuisine. Dans le salon, Salem et Vladimir se disputaient gentiment en se tenant.

- C'est toi qui devais nous faire transplaner cette fois ! s'amusa Salem.

- Bien sûr et c'est aussi moi qui devais être en retard sur le quai ! rétorqua Vladimir.

- Continue comme ça et je te change en poussin, mon vampire !

- Essaie un peu mon caneton !

Dégainant leur baguette en même temps, ils furent stoppés par l'arrivée de Pétunia.

- Bonjour les garçons ! s'amusa Pétunia.

- Bonsoir Tante Pétunia ! répondirent immédiatement les belligérants.

- Je vois que vous ne pouvez pas rester sages deux minutes !

- C'est sa faute si nous sommes en retard ! se plaignit Salem.

- Ne fais pas l'enfant et reconnais que tu es en faute ! le nargua le moldave.

- Autant que toi ! bouda Salem.

- Nous avons des invités ! annonça la tante en s'écartant afin de montrer les deux professeurs.

- Ah ! Oncle Russussus est là et le professeur Mc Gonagall ! Quelle surprise ! Bonsoir à vous ! salua Salem.

- Bonjour ! salua calmement Vladimir.

- Où est le petit lutin ? demanda l'aîné des Riddle-Potter-Gaunt.

- Dans sa chambre depuis la fin du déjeuner ! Je ne sais pas ce qu'il trafique. La porte est même protégée par une quantité faramineuse de sorts ! bouda Severus.

- Visiblement, tu ne t'es toujours pas remis de ton électrocution ! se moqua Pétunia.

- On a raté plein de choses visiblement ! Dobby !

Un crac sonore se fit entendre et le petit elfe de maison apparut.

- Maître Salem, Monsieur, a appelé Dobby ! s'écria le petit serviteur.

- Dobby qu'est-ce qu'Harry fabrique dans la chambre ?

- Dobby ne peut répondre à cette question, Maître Salem, Monsieur ! Pour obtenir une réponse satisfaisante posez une autre question à Dobby !

- Essayons autre chose… Dobby, pourquoi la porte est-elle fermée ?

- Parce qu'il s'agit de la volonté de Maître Harry, Maître Salem, Monsieur !

- Pour quelles raisons Dobby ?

- Parce que c'est bientôt Noël et que Maître Harry prépare des surprises, Maître Salem, Monsieur !

- Il prépare nos cadeaux ! s'écria Salem euphorique. Vlad ! Il prépare nos cadeaux !

- Dobby, n'a pas dit que c'est le cas mais Dobby ne peut prouver le contraire ! répondit le petit elfe dans une expression complice. Dobby va prévenir Maître Harry que Maître Salem et Maître Vladimir sont arrivés.

- Merci Dobby !

- Par Baldr, calme-toi un peu ! Tu vas lui faire peur Salem ! Pourquoi est-ce qu'il a fallu que cette fichue potion d'euphorie t'explose dessus… soupira Vladimir.

- Une potion d'euphorie ? s'enquit Severus très intéressé.

- Oui et de niveau Médicomage !

- Donc il faudra le supporter dans cet état longtemps ? demanda Pétunia.

- Jusqu'à demain matin, 9 heures 53 minutes précisément… Enfin bon, le plus dur sera sûrement pour Harry. Je pense qu'il finira traumatisé… réfléchit le prince de Moldavie.

- Pas forcément, il faut simplement éviter de contrarier Salem sur les sujets sensibles tels que sa famille et son trésor ! rit Severus.

- Surtout faîtes comme si je n'étais pas là ! s'agaça Salem.

- D'accord ! Tu n'es plus là ! rit Vladimir.

- Les garçons cessez de vous disputer immédiatement ! les gronda Pétunia.

Minerva qui était présente depuis le début observait avec amusement les échanges au sein de cette étrange famille. Qui aurait pu croire que deux des plus puissants sorciers de cette génération se trouvaient dans cette petite maison et qu'ils s'amusaient comme des enfants ? Certainement pas elle. Elle reporta son attention sur Severus qui étudiait Salem. Elle sourit devant cette scène incroyable. Severus, connu pour être une chauve-souris sans cœur, auscultait son neveu avec minutie.

- Je pense que je pourrais essayer de trouver une potion pour annuler les effets… réfléchit Severus. Cependant c'est étrange que la potion ne soit pas plus puissante.

- Comment ça ? demanda Vladimir intrigué.

- Eh bien, si j'en crois mon analyse, il a ingéré une grande quantité de potion. Normalement les effets devraient durer une bonne semaine.

- Je pense que ça a un rapport avec son étrange médaillon… Il s'est mis à briller quand Salem a reçu la potion.

- Un médaillon ? Voilà qui est très intéressant ! Salem peux-tu me le montrer ?

- Non je ne peux pas ! Seuls ceux qui en ont un peuvent le voir ! se moqua le drogué.

- Évidemment… Et qui en a un autre ?

- Ry en a un ! Et pourquoi il n'est pas encore là ?

- Il arrive mais si tu ne te calmes pas immédiatement, je te jette un sort ! feula Vladimir.

- Comme si j'avais peur de toi ! Essaie un peu vampire et tu me le paieras au centuple à coup de… Je ne sais pas moi… D'ailleurs qu'est-ce qui pourrait être terrible pour toi ? Du sel ? De l'ail ? Des sucreries ? De l'eau ? Non pas de l'eau, il adore ça… réfléchit Salem, tout à coup perdu dans son monde.

- Moi je m'en fiche mais je sais que tu ne veux pas qu'Harry te vois dans cet état ! Donc on fait simple ! On retourne à Athènes et tu reviendras demain !

- Non je veux voir Ry avant ! Tante Pétunia ! Fais quelque chose !

- Tu nous le ramènes demain midi Vladimir ! trancha Pétunia.

- NOOOOOOOOOOOOOOON !

Le cri de Salem mourut dans le transplanage. Harry descendit à ce moment-là.

- Excusez-moi, est-ce que j'ai raté quelque chose ? demanda Harry.

- Juste Vladimir et Salem qui nous ont informés qu'ils avaient une urgence scolaire à régler. Ils devraient être de retour demain midi. « Ils t'embrassent fort. » répondit Severus avec nonchalance.

- Ah d'accord ! Parfait ça me laisse plus de temps pour terminer !

- D'ailleurs qu'est-ce que tu manigances là-haut ? demanda l'oncle.

- Oncle Sev tu es trop curieux ! Tante Pétunia ! Ton frère est en train de tourner Gryffondor ! Ça fait peur ! hurla Harry en retournant dans sa chambre au pas de course.

Dans le salon Minerva hurlait de rire et Pétunia s'accrochait au canapé comme si sa vie en dépendait. Severus était debout, immobile et vaincu. Quand il se tourna vers les deux femmes, il se sentit plus humilié que jamais et se laissa tomber sur le canapé sans la moindre grâce.

- Il m'a traité de Gryffondor ! Merlin, Lily, ton fils vient de me traiter de Gryffondor ! répétait sinistrement le potionniste.

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Voilà !

C'est fini pour aujourd'hui !

Alors ce petit bonus ? Il vous a plu ?

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

A vendredi !

Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !