Salut mes petits lutins de Noël !
Je sais... j'ai un jour de retard mais... c'est Noël ! Donc un beau chapitre pour vous et un petit bonus !
Je n'ai répondu à personne cette semaine... Je sais aussi ! Mais je n'ai pas accès aux reviews ! Le site me dit qu'il n'y en a pas alors que je reçois la notification ==''
J'espère pouvoir vous répondre très rapidement !
Je vous laisse avec le chapitre 14 ! Je vous embrasse tous et vous souhaite d'excellentes fêtes !
C'est que ce très cher Byak' vous aime et vous prépare quelques petits cadeaux !
Disclaimer : Comme d'hab quoi !
Bêta-lectrice : ma chère amie ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 14 : Les flammes d'un cœur
Le retour s'était fait dans un silence lourd. Salem avait quitté Privet Drive sans un mot ou un regard pour ses frères. Il s'était alors rendu à Athènes et, depuis, écumait les bibliothèques du monde sorcier. Il recherchait désespérément des informations sur les effets des impardonnables sur la magie des enfants. Il ne l'avait dit à personne mais il avait vu la magie d'Harry s'éteindre une micro seconde. Lui qui avait promis à son frère qu'il ne deviendrait jamais un cracmol ferait tout pour tenir sa parole. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé mais il avait vu la magie de son frère disparaître, certes une micro seconde, mais disparaître tout de même. Il aurait pu se dire qu'il avait rêvé si sa propre magie ne s'était pas agitée aussi brusquement. Depuis il était dans un état second, proche de la frénésie, à la recherche d'une explication et surtout d'une solution.
Du côté de Privet Drive, Harry était complètement déboussolé. Salem l'avait ignoré et leur avait tourné le dos sans même une explication. Il imaginait sans mal avoir fait une bêtise monumentale pour avoir ainsi provoqué la colère de son frère. Vladimir tentait de rassurer Harry tant bien que mal. La semaine s'écoula et Harry ne revit pas Salem, pas même le jour de son départ pour Poudlard. Ce fut dans un état léthargique qu'il prit le train. Il arriva dans le compartiment où se trouvaient ses amis. Le petit brun passa le voyage perdu dans ses sombres pensées. Bien sûr ses amis tentèrent de savoir ce qui avait bien pu mettre leur ami dans un tel état. Cependant Harry ne parla pas, non pas pour les ignorer mais simplement parce qu'il était trop concentré à ruminer.
A peine arrivé le propriétaire des yeux émeraude fila au lit et y resta. Le petit brun ne participa pas au repas du retour et les rumeurs les plus folles commencèrent à se répandre dans tout le château. Lui s'en fichait de tout !
HP ~ PUF
Dumbledore, de son côté, était absolument ravi ! Il se félicitait d'avoir renvoyé le morveux chez sa tante pour les vacances. De plus, il lui avait envoyé un petit présent agrémenté de sortilèges de sa composition pour être sûr de récupérer une épave. Et c'était chose faite ! Il avait furtivement observé le gamin dès son arrivée. Ce dernier avait un teint livide et il semblait avoir perdu du poids.
Le jeune sorcier, déjà petit pour son âge, avait donc fondu comme neige au soleil. Harry n'avait jamais faim. Il ne cessait de se rejouer la scène dans son esprit. Il ne voyait pas à quel moment il avait pu contrarier son frère. Il étudia toutes les hypothèses possibles et inimaginables. Etait-ce le fait d'avoir plonger directement sur Draco pour le protéger ? Le fait d'avoir pris de plein fouet l'avada ? Ou alors était-ce à cause de son incapacité à éviter le doloris ? Finalement il finit par penser que Salem avait toutes les raisons de lui en vouloir. Il se disait qu'il avait été totalement pitoyable. « Finalement je l'aurais humilié dès le premier jour… Quelle façon minable de commencer l'année ! » ne put-il s'empêcher de penser.
Depuis, Harry n'avait pas réussi à avaler le moindre repas correct. Il grignotait tout juste de quoi tenir debout. Ses familiers en devenaient fous. Leur petit prince n'allait pas bien et rien n'arrivait à lui changer les idées. Bien entendu le Choixpeau avait été emmené afin de découvrir ce qui tourmentait le petit brun. Malheureusement les pensées du jeune sorcier avaient été si chaotiques que l'artefact millénaire n'avait rien pu comprendre. Il ne restait qu'une seule et unique solution. Il fallait qu'Harry parle !
HP ~ PUF
Deux nouvelles semaines s'écoulèrent ainsi. Cela faisait maintenant trois semaines que Salem n'avait toujours pas donné de nouvelles. Trois semaines que ce dernier cherchait frénétiquement des réponses. Trois semaines que Vladimir tentait, sans résultat, de rassurer Harry et de le faire parler. Trois semaines que Sergei, Viktor et Vladimir tournaient comme des lions en cage. Deux semaines que Poppy, Severus, Remus et Minerva essayaient de faire parler Harry. Deux semaines qu'Harry s'enfonçait davantage dans sa dépression. Trois semaines qu'Harry passait ses nuits à pleurer. Trois semaines que son teint pâlissait dangereusement et que ses joues se creusaient un peu plus chaque jour. Deux semaines que Narcissa passait par Draco pour avoir des nouvelles de son filleul qui ne répondait plus à ses courriers. Deux semaines que le prince des Serpentard partageait l'inquiétude de sa mère. Deux semaines que Fred, George et Neville semblaient plus abattus que jamais. Deux semaines que Luna regardait son meilleur ami avec une tristesse non voilée. Deux semaines que la vie à Poudlard semblait morne et terne. Le château lui-même semblait être dans le même état que son propriétaire et protégé.
Finalement, n'y tenant plus, Draco Malfoy se leva de sa table au cours du déjeuner. Il se rendit d'un pas décidé à celle des Rouge et Or. Alors qu'il s'avançait tous les regards le suivirent. Les Gryffondor s'attendant à une quelconque attaque se levèrent prêt à lancer leurs pires sorts. Cependant le blondinet les ignora tous et posa sa min sur l'épaule d'Harry. Harry, lui, n'esquissa aucun mouvement de recul. Il tira simplement Draco à côté de lui. Le blond obéit dignement et s'assit à côté d'un Harry le regard perdu dans le vide.
En tant normal Draco Lucius Malfoy aurait hurlé au scandale ! Se retrouver assis à la même table que ces stupides lions sans cervelle… Il en serait devenu fou rien qu'en imaginant cette scène cauchemardesque ! Mais voilà, il s'agissait d'Harry Potter et ce dernier chamboulait toute notion de normalité.
Draco tira la manche du petit brun qui ne réagit pas. Le blond soupira et prit tout le monde de court.
- Je suis sincèrement désolé Pott- Harry ! se reprit-il prestement. C'est entièrement de ma faute si tout ça est arrivé ! lâcha le blondinet.
N'obtenant toujours pas de réponse, il prit le petit brun dans ses bras dans une franche accolade. Toute la Grande Salle était sous le choc. Les princes ennemis étaient assis l'un à côté de l'autre et pire, Draco Malfoy s'excusait ! De quoi, ils ne le savaient pas mais ça en valait le détour. Personne ne s'y attendait à tel point que Dumbledore laissa échapper le contenu de sa bouche restée grande ouverte. Finalement Harry regarda Draco et murmura juste pour qu'il puisse l'entendre :
- C'est pas grave… Je veux juste qu'il me pardonne et revienne…
Le blond fronça les sourcils sous l'incompréhension et chercha à vive allure la réponse. Tout à coup, il sembla comprendre un peu mieux la situation.
- Qui ? Le seigneur Salem ? demanda-t-il aussi doucement.
Pour toute réponse, il reçut un hochement de tête et un petit reniflement. Harry se leva et quitta la salle accompagné de son cousin. Draco n'étant pas habitué à ce genre de situation leva un regard implorant vers la table des professeurs avant de sortir. Son regard tomba dans celui de son parrain. Severus et Remus se levèrent comme un seul homme. Ils quittèrent la table et sortirent talonnés de Poppy.
Tout ce petit monde arriva à l'infirmerie et Poppy questionna aussitôt le jeune Malfoy avec une insistance non contenue. Severus la calma rapidement et ce fut Remus qui obtint les réponses. Tout s'éclaira dans l'esprit du potionniste. Cependant une question subsistait. Que s'était-il donc passé entre les deux frères ? Harry, lui, s'était endormi dans le bureau de l'infirmière couvé par la dragonne.
HP ~ PUF
Le lendemain, Harry se réveilla de bonne heure. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait un peu mieux, un peu plus léger. C'était samedi et il soupira en regardant ses lutins. Le petit brun appela Dobby afin qu'il apporte de quoi nourrir les petits farceurs qui n'avaient plus autant d'appétit qu'avant. Poppy l'avait apparemment installé dans son lit attitré bien au calme. Remus était endormi, affalé au pied du lit de son neveu et filleul. Le jeune sorcier soupira de nouveau et cela réveilla son parrain qui lui offrit un sourire rayonnant. Harry lui répondit avec un petit sourire triste. Le loup-garou ne tint plus et se jeta sur son louveteau. Il l'attrapa et une puérile séance de chatouilles commença. Cependant ils furent arrêtés par un toussotement incrédule. Devant la porte se tenait Albus Dumbledore. Remus le regarda et ne chercha pas à relâcher son étreinte sur son petit.
- Ah, bonjour Professeur ! sourit le lycanthrope.
- Bonjour Remus, Harry ! grimaça le vieil homme. Eh bien en voilà une position bien délicate mes enfants…
- Ah bon ? Vous trouvez, Professeur ? répondit Remus avec un sourire enjôleur.
- Un peu tout de même… souffla le sorcier désabusé. Vous avez une visite… insistante… et Poppy m'a demandé de surveiller le jeune Harry en son absence…
Remus souriait à pleine dent. Il savait que tout cela était un mensonge éhonté. Cependant, il regarda Harry qui souriait maintenant. C'était son premier vrai sourire depuis des semaines. Pour Remus il était hors de question qu'il ne bouge. Il se retint difficilement de dire au directeur à quel point il l'emmerdait cruellement lui et ses mensonges. Apparemment Harry avait reçu le message de son loup car il était de nouveau hilare. Dumbledore souffla en caressant sa longue barbe et reprit :
- Comme je vous le disais, le jeune Harry a de la visite…
Dumbledore semblait impatient et irrité. Il jeta un regard noir au duo et secoua la tête de dépit.
- Une visite ? intervint enfin le petit brun plein d'espoir.
- Narcissa ! lui souffla Remus avec un clin d'œil. Je reconnais son parfum.
Remus ne savait pas trop comment son petit allait réagir mais son cœur s'allégea quand le regard d'Harry s'illumina.
- Je pense que le jeune Harry est parfaitement prêt pour sa visite ! ricana le loup-garou.
- Je n'en suis pas sûr… commença le directeur.
Une silhouette apparut derrière le vieux sorcier. Elle se tenait droite et fière, la tête haute et sa lourde baguette en main.
- Vous devriez savoir qu'il est des plus incorrects de faire patienter une lady ! siffla la Pâle Lady.
- Je ne pense pas que le jeune Harry soit prêt à vous recevoir… contra le citronné.
- C'est à moi seule d'en juger ! susurra la lady.
- Très bien, je vous laisse le voir.
- Pas que vous en ayez le choix, mon cher ! répondit la sorcière hautaine. Vous pouvez nous laisser, votre présence n'est pas indispensable !
Le sorcier se sentit choqué d'être ainsi éconduit dans sa propre école. Il voulut ajouter quelque chose mais le regard glacial que lui jeta la sorcière l'en dissuada. Le sorcier tenta de se racler la gorge afin de reprendre contenance mais la fureur dans les yeux de la femme le fit s'étrangler. La lady renifla de façon très audible afin d'avoir le dernier mot.
Une fois le directeur parti, Narcissa lança toutes sortes de sorts afin de s'assurer un maximum de tranquillité. Remus et Harry n'avaient toujours pas bougé et l'étudiaient l'air grave.
- Bonjour à tous les deux ! claironna la lady.
- Bonjour Marraine ! sourit le petit brun.
- Lady Malfoy ! sourit poliment Remus.
- Par pitié ! Pas de convenance entre nous mon cher ! De plus, votre position n'est pas des plus convaincantes ! rit Narcissa. Et puis vous êtes le parrain de mon précieux Harry alors appelez-moi Narcissa.
- Uniquement si vous cessez de me vouvoyer ! lui lança Remus moqueur. Appelez-moi Remus.
- Très bien Remus ! Je vois que tu as meilleure mine Harry… sourit la Lady.
Cependant bien que souriant un voile de tristesse passa derrière le regard bleu glace.
- C'est grâce à Remus… souffla Harry.
Narcissa adressa un regard chargé de reconnaissance au lycanthrope et lui offrit un sourire. Elle reporta son attention sur son filleul qui semblait soudainement lointain.
- Tu n'as toujours pas de nouvelles ? demanda doucement la Lady.
Pour toute réponse Harry baissa la tête et la secouant. Le petit sorcier tentait de refouler les larmes prêtes à déborder de ses yeux. Narcissa s'avança immédiatement et le prit dans une étreinte maternelle. Elle lui soufflait des mots apaisants tout en lui caressant les cheveux. C'était la première fois qu'Harry en recevait une aussi douce mais tout ce qu'il voulait à cet instant fut de revoir le sourire que son frère lui adressait.
Remus les observa un instant et s'éclipsa doucement afin de laisser marraine et filleul tranquilles.
HP ~ PUF
La semaine fila à une vitesse monstre. Harry n'avait pas encore récupéré son éternelle bonhomie mais se portait toutefois un peu mieux depuis la visite de sa marraine. Narcissa le bombardait de courrier. En effet, à chaque repas le petit brun recevait une courte missive de la magnifique lady. Elle ne cessait de lui assurer que Salem ne l'abandonnerait jamais et qu'il y avait forcément une raison à son absence.
Entre temps, Draco s'était rajouté au petit groupe de son cousin, éternellement flanqué de ses deux gardes du corps. Il avait décidé de se faire pardonner d'une manière ou d'une autre et se plaisait à penser qu'il protégeait son cousin. Et il ne pouvait pas avoir davantage raison ! De plus, depuis une semaine on voyait régulièrement le jeune Zabini ainsi que le jeune Nott saluer le groupe avec enthousiasme. Ce rapprochement entre les Vert et Argent avait attisé l'animosité de certains Rouge et Or tels que les deux derniers Weasley, la Miss Je-sais-tout ainsi que Dean et Seamus qui suivaient toujours aussi aveuglément Ronald.
De nombreux sorts « perdus » furent envoyés contre Harry mais aucun ne l'atteignit jamais. Entre les jumeaux, la « douce » Luna, le « timide » Neville et toute la Maison Serpentard, Harry était extrêmement bien protégé. Cependant si plongé dans sa déprime, le jeune sorcier ne réalisait pas ce qui se passait autour de lui. Les Serpents avaient trouvé un moyen d'assouvir leur désir de vengeance et leur volonté de se défouler sur de « stupides lions ».
Des sorts plus vicieux les uns que les autres pleuvaient à la sortie d'un cours, au détour d'un couloir, en bas d'un escalier, à l'entrée d'une salle. Tout était prétexte pour les attaquer. De plus les Serpents avaient bien remarqué que divers potions étaient « accidentellement » versées dans le verre d'Harry, sur son repas, à côté de lui ou même dans un couloir. Severus bouillonnait, Minerva fulminait à tout va et Shanasssya ricanait. En effet, depuis l'épisode de la potion de Salem, tous les sorts de protections avaient été revus à la hausse par ses soins.
Au fil des jours Harry retrouva des couleurs. Cependant ce que personne ne savait c'est que le petit brun avait recommencé à manger depuis que sa marraine lui avait promis de venir lui donner la becquée dans la Grande Salle s'il ne se nourrissait pas correctement. Du coup tous les jours il prenait un repas très léger dans le bureau de Poppy, sous l'œil vigilant de la dragonne qui envoyait quotidiennement son rapport à la lady.
Le samedi suivant arriva et avec lui la première sortie à Pré-au-Lard depuis le nouvel an. Les couloirs étaient vides et Harry se baladait en ruminant ses sempiternelles hypothèses.
HP ~ PUF
A Durmstrang l'heure était grave. Vladimir, Sergei et Viktor se trouvaient dans le bureau directorial. Les garçons faisaient les cent pas tandis que le directeur avait la tête entre ses mains. Ce dernier tentait de ne pas assommer les garçons qui lui donnaient le tournis.
- Allez-vous cesser de tourner comme des lions en cage, non d'un cracmol à ballerines ! tonna le directeur.
Sergei s'arrêta et regarda ce dernier comme s'il venait de les insulter. Vladimir grogna dans sa barbe et Viktor s'avança devant le bureau, trop près du directeur.
- Laissez-nous partir à sa recherche au lieu de nous casser les pieds ! lâcha froidement le bulgare.
Trop peu habitué à voir le célèbre attrapeur sortir de ses gongs le directeur se massa les tempes en soufflant.
- Avez-vous seulement une idée de l'endroit où il se trouve ?
- Pas la moindre idée ! Mais il faut bien commencer quelque part ! siffla l'héritier Moldova.
- Morgane, vous êtes complètement fous ! souffla Igor.
- Peut-être mais c'est mieux que ne rien faire ! Voilà bien trois semaines que les cours ont repris et il ne donne toujours pas de nouvelles ! s'agaça Sergei. De plus nous savons où il n'est pas !
- Je comprends bien messieurs… Cependant je ne peux vous permettre de partir sans savoir ce que vous allez découvrir ! trancha le plus âgé.
Les garçons fulminaient et se retenaient d'étrangler leur directeur. Ce dernier avait haussé les protections au maximum afin d'empêcher toute sortie. Soudain un coup fut porter à la porte et sans attendre d'y être invité, Regulus entra.
- Igor, laisse-les partir ! ordonna le nouveau venu.
- Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous Professeur Antarès ! se dressa fièrement Karkarrof.
Vladimir leva les yeux au ciel et ignora le directeur !
- Maître Regulus avez-vous trouvé quelque chose ?
- Il semble qu'il soit de retour en Grèce. Zantus m'a écrit une missive ce matin même !
Le directeur de Durmstrang marqua un temps d'arrêt. « Regulus » avait-il bien entendu ?
- Regulus… ? répéta-t-il.
- En chair, en os et bien vivant ! Maintenant que tu sais qui je suis tu n'auras plus besoin de me surveiller sinon tu ne seras plus qu'un malheureux souvenir, foi de Black !
Igor Karkaroff trop choqué pour répondre, obtempéra dans un état second. L'once Lus se tourna vers le trio et les somma de retrouver Salem. Il fut décidé que Sergei irait à Poudlard, une fois changé, afin de prendre des nouvelles d'Harry tandis que les deux autres se rendraient chez Zantus pour commencer leur recherche.
HP ~ PUF
Harry déambulait près de la cabane d'Hagrid en compagnie de Buck quand il vit Sergei se rendre en direction du château. Ce dernier se tenait le dos droit avec toute la fierté de son rang. Harry le vit marcher d'un pas pressé et le héla. L'assassin se retourna vivement en reconnaissant cette voix. Il se mit à courir en direction de son ami en souriant et le ceintura dans une étreinte puissante.
- Comment vas-tu petit lutin ?
- Boff j'ai connu mieux ! Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Vous avez des nouvelles ? débita le plus jeune plein d'appréhension.
- Tout doux moustique ! Pas autant de question à la fois ! rit Sergei. Apparemment il serait en Grèce. Aiglon et Dracula sont donc partis à sa recherche. Je suis venu te tenir compagnie. Normalement tu as une sortie au village sorcier, non ? Et puis ce sera toujours amusant de vérifier que tu seras en état de l'étrangler une fois qu'on te l'aura ramené. Sinon je peux dire que je vais bien mieux que toi… Tu as une mine affreuse ! finit-il en avisant les cernes et les joues creusées qui marquaient le visage de son petit prince.
- En Grèce ? murmura Harry.
- J'ai ma petite idée de ce qu'il fait là mais ce n'est qu'une hypothèse…
- Des recherches, n'est-ce pas ?
Cela sonnait comme une affirmation mais Sergei acquiesça tout de même. Cependant, avisant le regard apeuré d'Harry, il gronda en attrapant le petit par les épaules.
- Morgane, oublie immédiatement cette idée saugrenue ou je te secoue comme un prunier ! Salem ne cherche pas un moyen de se débarrasser de toi. J'en suis persuadé ! soupira le russe avec un sourire rassurant.
La boule au ventre, Harry ne parvint pas à prononcer la moindre parole. Sergei se mit à sa hauteur et soupira lourdement.
- Ne t'inquiète pas ! Je suis prêt à parier ma magie qu'il ne t'abandonnera jamais ! A mon avis, cet idiot a dû se plonger dans des recherches rocambolesques et n'a pas vu le temps passer… ça lui ressemble tellement à cet idiot… souffla Sergei toutefois amusée.
Finalement, les garçons avancèrent vers la sortie du domaine et tombèrent sur le Professeur Mc Gonagall qui finissait de raccompagner les élèves à l'extérieur. Un éclair de joie apparut dans les yeux si perçants de la sorcière. Avisant qu'il n'y avait plus aucun étudiant autour d'elle, elle s'avança à la rencontre des garçons.
- Bien le bonjour messieurs ! salua l'animagus chat.
- Bonjour Professeur Mc Gonagall ! salua chaleureusement Harry.
- Madame ! répondit poliment le russe.
- Je suis ravie de voir que tu as de la visite Harry mais je vous conseille de filer immédiatement ! Je viens de voir le vieux citron rôder.
Les garçons acquiescèrent et avancèrent d'un pas pressé. Cependant Minerva retint doucement le bras du plus âgé et lui souffla :
- Veillez bien sur lui et par pitié trouvez un moyen de lui rendre le sourire.
Bien qu'étonné par la demande, Sergei hocha la tête avec ferveur et sourit à la vieille femme. La sorcière lui rendit son sourire et les laissa continuer.
HP ~ PUF
Sur une île bercée par les mythiques vagues aux reflets turquoise de la Mer Egée quelque part entre la Grèce et la Turquie, se trouvait une bibliothèque millénaire. Aussi ancienne que les colonnes qui la supportaient, la légendaire bibliothèque de Rhodes abritait un chahut inhabituel. Au plus profond des rayonnages lourds de l'histoire sorcières des deux derniers millénaires, un jeune homme pestait avec véhémence, détonnant radicalement avec la quiétude et la sérénité souveraines du lieu.
- Par les poils de cul tressés de Merlin, c'est pas possible ! Ils ne sont pas foutus de me ranger un ouvrage correctement ! Si je retrouve les gibbons qui m'ont mis ces peaux de moutons dans le trou du cul de Balder… Ils vont être dans la bouse de dragons jusqu'au cou ! Non mais par Morgane, j'en ai pour toute la nuit à chercher ce foutu bouquin !
- Ton langage est toujours aussi fleuri, Salem ! raisonna une voix à l'entrée de la bibliothèque vide.
- Oui bon, mon langage on s'en fout là, Krum-Krum, répondit distraitement ledit Salem pestant davantage contre « les Viktor qui trouvaient toujours le temps de le déranger pour reprendre son langage ». Je t'aime beaucoup mais là je n'ai pas le temps de revoir mon langage ! Je suis un peu pressé là donc revient dans quelques minutes, tu veux !
- Tu te fous de moi ! Face de strangulots palmés ! Ça fait trois semaines qu'on te cherche et toi tu fais comme si de rien n'était ! gronda Viktor.
- Tu exagères touj… Quoi ? s'écrira Salem d'une voix stridente. Trois… semaines… C'est pas possible ! J'ai laissé Ry et Vlad… y a à peine deux ou trois heures… Bon peut-être bien quatre heures… réfléchit-il en fronçant les sourcils.
- Techniquement tu nous as légèrement laissé tomber voilà bien quatre semaines, Salem ! argua Vladimir avec froideur.
- Ce n'est pas possible… Comment j'ai fait pour ne pas voir passer le temps… Ce n'est pas possible ! Dites-moi que c'est un cauchemar ! Comment va Harry ?
- Plus démoli que jamais, pensant que son grand frère le déteste et l'a abandonné parce qu'il n'a pas été à la hauteur ! invectiva le moldave.
- Par Morgane ! lâcha Salem en se laissant tomber au sol.
Le bulgare et le moldave échangèrent un regard perdu et poussèrent un lourd soupir. Finalement, autant Harry que Salem avait une horrible mine. Vladimir rejoint rapidement Salem. Viktor admira le travail du vampire et étudia le visage livide de son meilleur ami. Il se tourna vers le moldave et lui donna une grande tape derrière la tête. Ce dernier se frotta distraitement la tête.
- C'était mérité je suppose… murmura Vlad.
- Amplement mérité, idiot va ! La prochaine fois JE parle et toi… ben… tu fais ce que tu veux ! En fait non ! Ne parle pas tout simplement ! grogna l'attrapeur. Bon maintenant, on fait quoi ?
- Gringotts ! Le Maître-gobelin qui nous a aidés à retrouver Sal devrait pouvoir nous permettre d'utiliser sa cheminée pour contacter l'école.
- Oui mais Harry et Salem on besoin de voir, histoire que la situation ne s'envenime pas davantage…
- Je me charge de mon frangin ! Toi remets-ton sort sur ta face de célébrité !
- C'est moi ou tu me détestes… râla Viktor en obtempérant.
- Pas le moins du monde, tu le sais bien ! Personne n'aime autant les vampires que toi. Etant mon fan numéro un, je ne peux que t'adorer ! se moqua le moldave.
Viktor partit dans un immense éclat de rire où toute l'inquiétude et la pression retombée se mêlaient. Rapidement ils partirent en direction de Gringotts pour retrouver le Maître Durkil.
HP ~ PUF
Harry et Sergei avaient passé une excellente matinée. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient seuls depuis qu'ils se connaissaient. Le plus âgé couvait le petit brun avec une tendresse non feinte. Le calme d'Harry lui rappelait celui de sa petite sœur Milena, bientôt âgée de dix ans.
Harry apprit avec tristesse que Milena souffrait d'une maladie sorcière très rare. Son noyau magique se développait trop rapidement pour le petit corps de la jeune sorcière. La magie de sa sœur était si puissante que les accidents magiques pouvaient être extrêmement dangereux. Du coup la petite ne pouvait pas passer trop de temps hors de son lit et était couvée par ses parents et ses précepteurs. Malgré tout, elle restait une fillette adorable et pleine de joie. Sergei parlait d'elle avec un sourire béat. Sa petite sœur était un véritable rayon de soleil dans sa vie. Il confia à Harry que c'était un sacré paradoxe pour une famille d'assassins de se battre chaque jour pour garder une vie sauve.
Harry eut un sourire rayonnant en apprenant que la poudre des lutins avait fait des miracles dans les soins de la sœur de son ami. Il lui promit donc qu'il lui enverrait régulièrement de la poudre d'écailles de lutin. Sergei se figea devant la générosité du petit. Il l'étouffa dans un immense câlin.
Ils reprirent leur marche et arrivèrent à proximité de la cabane hurlante et la dépassèrent tranquillement. Il était un peu plus de treize heures mais le ciel était assez sombre entre l'hiver glacial et la neige qui tombait en d'épais flocons. Un silence léger et agréable s'était installé entre les deux amis. Tout à coup, sans s'en rendre compte les mots quittèrent la bouche de Sergei.
- Tu sais, Harry, il me manque terriblement… lâcha le russe dans un soupir triste. Enfin je veux dire bien sûr qu'il nous manque à nous tous quoi…. se reprit-il.
Harry fronça les sourcils et ne répondit rien, conscient que ce n'était pas vraiment ce qu'avait voulu dire le grand russe. Il se contenta de scruter le regard troublé de son ami. De son côté Sergei se maudissait d'avoir semblé aussi pitoyable. Visiblement son esprit l'avait trahi devant l'une des personnes les plus « dangereuses », dans un sens. Un assassin n'avait pas le droit de se montrer faible ou vulnérable. Pourtant c'était cette facette qu'il finissait toujours par montrer au plus jeune. Il savait que ce n'était qu'une question de temps avant que le petit brun ne remarque son malaise et n'en saisisse l'origine. Il n'avait pas prévu de parler à Harry des sentiments qu'il portait à son aîné mais le mal était déjà fait. Il se sentit soudain extrêmement vulnérable face au regard émeraude. Ils s'installèrent au pied d'un arbre et regardèrent la neige tomber. Sergei regardait l'horizon le regard perdu dans ses pensées. Finalement il comprit que c'était son cœur qui avait décidé qu'il devait se confier à Harry. Il soupira et sourit au petit qui le regardait toujours.
- Comment ça ? demanda Harry une moue concentrée, les sourcils froncés.
Sergei ne répondit pas immédiatement et relança un sort de chauffage sur le petit brun.
- Disons qu'on tient tous énormément à Salem… tenta-t-il d'expliquer. Cet espèce de taré est un membre à part entière du groupe… On traine tous les quatre, ensemble, depuis notre première année… Enfin tout ça pour dire que c'est la première fois qu'on reste aussi longtemps sans avoir de nouvelles. La première semaine quand il n'est pas revenu j'ai cru que j'allais étrangler tous ceux que je voyais ! rit le beau russe.
Harry rit aussi. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas ri comme ça. Sergei lui tira la langue puérilement et lui ébouriffa légèrement les cheveux.
- Au départ je pensais que c'était normal que tout m'agace et que je n'arrive pas à me calmer… Et puis lorsque la deuxième semaine est arrivée et que j'ai réalisé que je savais parfaitement que cet idiot allait bien… Eh bien c'est à ce moment-ci que son absence est devenue véritablement insupportable…
- Comment ça ? demanda Harry avec une avidité non voilée dans ses grands yeux émeraude.
- Comment dire… réfléchit le russe en regardant le petit brun avec amusement. Disons que… C'est-à-dire que je crois bien que j'en pince totalement pour lui.
Harry avait ses grands yeux écarquillés, sa bouche formant un grand O et Sergei le trouva absolument adorable.
- Dis ça fait combien de temps ? demanda Harry avec enthousiasme.
- Qu'on se connait ? Pratiquement huit ans…
- Non pas ça ! s'amusa le petit brun. Que tu craques pour lui ?
A ce stade de la conversation Sergei s'étouffa littéralement avec sa salive. Il ne s'était pas attendu à une attaque directe du plus jeune. Il ferma les yeux, prit une profonde inspiration pour tenter de calmer la joie qui l'envahissait. Qu'Harry accepte les sentiments qu'il avait pour Salem le rassurait énormément, bien qu'il n'en comprenne pas l'origine. Lorsqu'il ouvrit les yeux, murmura :
- Depuis que je l'ai vu concentré sur ses recherches alors qu'il tentait de te localiser…
- Et tu lui as dit ? demanda Harry tout excité.
Salem sursauta violemment. Il hésitait entre être indigné, qu'Harry ait pu croire, ne serait-ce qu'un instant, qu'il dévoilerait ses sentiments à Salem, et être choqué que le petit brun ne l'ait pas tué pour avoir eu des vues sur son grand frère adoré. Il en fit part à Harry qui s'était levé et qui le regardait gentiment.
- Pourquoi tu ne lui dis pas ? interrogea le jeune sorcier totalement perdu.
- Honnêtement, tu vois Salem sortir avec quelqu'un comme moi ?
- Avec quelqu'un comme toi, non ! Mais avec toi, oui ! En fait je ne le vois pas avec quelqu'un d'autre maintenant que tu me le demandes ! fit le plus jeune une mine très concentrée.
- En fait, c'est juste vraiment très, très, très bizarre de t'en parler ! Je veux dire tu es son petit frère quoi… C'est particulier…Tu es d'ailleurs la seule personne à qui j'en ai parlé… Pas que je regrette, loin de là ! C'est juste…
- C'est juste qu'ouvrir son cœur, c'est vraiment bizarre. On se sent euphorique et en même temps ça fait peur, soit que la personne nous trahisse ou alors que ce ne soit qu'un rêve… J'imagine que ça doit vraiment l'être pour toi ! rit le plus jeune.
Sergei regarda Harry avec effarement. On sentait que le petit brun savait de quoi il parlait. On ressentait tout le vécu dans ses mots. Sergei fronça les sourcils et attrapa son jeune ami pour lui baiser le front. Il le fit tomber dans la neige et rirent tous les deux de leurs bêtises.
- Mais quel âge as-tu pour avoir vu tant de monstruosités ?
Harry haussa simplement les épaules et se cala dans les bras de son, très bientôt, futur beau-frère, il l'espérait de tout son cœur.
- Tu ne trouves pas cette situation bizarre ? demanda Sergei.
- Eh bien moins que de se faire menacer par un serpent géant mais c'est chacun son truc… D'ailleurs je ne vois pas ce qu'il y a d'étrange ! C'est vous que ça regarde ! Ça ne regarde personne d'autre.
Le grand brun sourit à ce petit bonhomme qui était une véritable perle. Ils reprirent leur marche bercée au rythme de leurs conversations.
Soudain alors qu'Harry marchait tranquillement, il poussa un cri déchirant. Sergei se retourna vivement et avisa un jeune roux qui détalait baguette en main. Il voulut le suivre mais il remarqua que le manteau blanc à ses pieds se maculait d'une teinte carmine. Il releva les yeux vers le bras d'Harry et vit avec horreur une longue entaille qui courait de l'épaule gauche sur tout le long du petit bras où le muscle semblait ouvert jusqu'à l'os. Le plus jeune perdait bien trop de sang. Il lança un sort pour endiguer momentanément le flot de sang perdu et prit Harry contre lui en courant en direction de Poudlard et de son infirmerie.
HP ~ PUF
Dans le bureau de Durkil, Salem était toujours inconscient. Viktor avait contacté leur directeur qui était toujours avec Regulus Black. Durkil s'occupait avec dévotion de son filleul qui avait incroyablement épuisé ses réserves de magie. En effet, sa magie l'avait nourrit et reposé durant le mois où il avait effectué ses recherches. Vladimir assistait le gobelin et s'en voulait réellement d'avoir été aussi dur avec son frère. Son inquiétude s'était transformée en colère en voyant que ce dernier était insouciant de la tourmente dans laquelle il les avait tous plongé pendant près d'un mois.
Le gobelin qui comprenait parfaitement la situation pour avoir échangé quotidiennement avec le vampire ne pouvait que le rassurer. Viktor quant à lui savait que seul Harry pourrait s'occuper de Vladimir. Le vampire était dévoué à Harry d'une façon que peu de personnes pourraient comprendre. Bien qu'il ne le montre que rarement, Vladimir vouait la même dévotion à Salem qui l'avait accepté sans le moindre souci. Viktor les regardait perdu dans ses pensées quand tout à coup Salem se redressa en écarquillant les yeux. Un violent flot de magie s'échappa de lui et se calma pour devenir crépitement. Une fois sa magie apaisée, Salem ouvrit les yeux et se mit debout brusquement.
- Harry est blessé !
Ce furent les seuls mots qu'il prononça avant de partir pour Poudlard accompagné de son meilleur ami et de son frère.
HP ~ PUF
A Poudlard, Sergei était dans une colère noire. Il faisait face à Minerva et Severus. Il exigeait de voir la photo de tous les étudiants de leur école. Poppy terminait de soigner le bras d'Harry. Le petit brun était silencieux, il fulminait. Il avait reconnu la description du bouffon qui l'avait attaqué. Un roux avec plein de tâches de rousseur qui portait le même uniforme, d'une qualité moindre et surtout portait les mêmes couleurs que le sien… Il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour savoir que c'était un Weasley et pas n'importe lequel.
Severus était silencieux et étudiait le port du jeune homme qu'il ne connaissait pas. Il était particulièrement inquiet quant au fait qu'un élève ait pu être capable de lancer un tel sort. Il s'agissait d'un sort qui frôlait la magie noire. Minerva, elle, semblait hésitante entre consternation et rage. La sorcière était pâle d'une fureur mal contenue. Il n'était pas difficile de ressentir le crépitement de magie qui se formait autour de la directrice de Gryffondor.
Sergei faisait les cent pas dans l'infirmerie telle une harpie. Il jetait de fréquents coups d'œil à Harry. Quand Poppy eut fini de soigner son patient, il se jeta littéralement sur lui pour observer son bras recouvert d'un bandage immaculé.
- Aura-t-il des séquelles Poppy ? demanda-t-il sans préambule. Une cicatrice ? Des faiblesses ?
- Rien de tout cela, calme-toi ! le rassura-t-elle. Tu as très bien agi en lançant ce sort ! Bon maintenant allons dans mon bureau pour que je trouve la photo de ce misérable insecte !
Alors que Sergei se redressait, la porte de l'infirmerie explosa sous la force d'un bombarda maxima. Salem fit une apparition des plus explosives. Il était dans une fureur monstre. Bien que presque épuisée, sa magie était parfaitement visible tant elle était concentrée autour de lui. A ses côtés, Vladimir se tenait d'un port royal prêt à faire un bain de sang. Viktor sous un sort pour cacher son apparence n'était pas mieux. Les magies des trois sorciers étaient si puissantes et condensées que si des sorciers de faible ou moyen niveau avaient été présents, nul doute qu'ils se seraient effondrés dans la seconde.
Harry lui était figé et regardait son frère tanguant entre joie et crainte. Salem s'approcha de son plus jeune frère.
- Mon bébé ! murmura-t-il doucement en arrivant devant le visage livide et creusé. Qu'est-ce que je t'ai fait ?
- Salem… murmura piteusement le petit brun avant que ses beaux yeux ne soient envahis de larmes.
- Je suis tellement désolé ! J'étais persuadé que je ne m'étais absenté que quelques heures et voilà que les deux guignols m'annoncent que ça fait près d'un mois que je n'ai pas donné signe de vie. C'est absolument abominable ! Je suis tellement désolé.
La vision de son petit frère dans un tel état lui brisait le cœur tel un troll des montagnes dansant sur un château de sable. Il ne put retenir les larmes qui dévalèrent de ses yeux verts forêt. Il enserra son trésor en psalmodiant des excuses incessantes. Harry qui n'avait voulu voir que le sourire de son frère murmura doucement.
- Alors ça veut dire que tu ne me détestes pas de t'avoir fait honte chez Narcissa ?
Fronçant les sourcils sous l'incompréhension, le regard clairement perdu, Harry poursuivit.
- Pour l'avada, le doloris et le reste ?
- Espèce de mini guignol aux pattes palmées ! Comment je pourrais t'en vouloir une seule seconde ? Tu sais à quel point je suis fier de toi et à quel point je t'aime mini hibou ?
Vladimir et Viktor souriait béatement tandis que Sergei fronçait les sourcils. Entre temps Poppy avait déjà réparé la porte et scellé l'entrée. Tant pis pour les malades à venir, elle était occupée !
- Je suis parti pour faire des recherches ! avoua douloureusement Salem. Quand ce déchet de Malfoy t'a attaqué ta magie a disparu l'espace d'un instant. J'ai eu peur que cela ne soit dangereux et je suis parti faire des recherches. Les gobelins n'avaient aucune idée si cela pouvait avoir blessé ta magie au point de te rendre cracmol et comme je t'ai juré que jamais je ne laisserai cela se produire… Disons que, dans ma rage, ma frénésie et mon idiotie je n'ai pas réalisé que le temps avait autant filé. Maintenant que je réfléchis, je réalise que faire trente-deux bibliothèques en moins de cinq heures est parfaitement impossible, même pour moi. Dis tu veux bien pardonner ton abruti de grand-frère ? Normalement il est génial, surpuissant et canon mais là il a juste été une énorme bouse de troll puant…
Harry renifla et offrit un sourire lumineux avant de siffler joyeusement à quel point il adorait son frère. Salem l'étouffa tendrement dans une étreinte monstrueuse et observa le bandage.
- Bien, bien, bien… Maintenant que ce problème est réglé, je peux savoir ce qui est arrivé à mon trésor… susurra l'aîné des frères RPG de nouveau en place.
La magie de Salem semblait s'enroulée autour d'Harry tel un cocon protecteur. Harry soupira de contentement. Il ressentait sa magie roucouler de joie et de bonheur. Soudain la température de la salle chuta de nombreux degrés. Toutes les têtes se tournèrent vers Vladimir habitué à faire cela quand sa colère atteignait son acmé. Avec étonnement tout le monde, excepté Harry et Salem, vit qu'il s'agissait de Sergei. Ce dernier s'en voulait d'avoir baissé sa garde. Il était avec Harry et pourtant il n'avait pas été à la hauteur quant à sa protection. Il gardait le regard figé sur le bandage au bras de son ami. Il avait envie de tuer ce rouquin. C'était la première fois qu'il ressentait le fameux « Appel de la Mort » dont parlaient tous les membres de son clan. Il avait envie de le tuer, il en avait même besoin !
Salem le regarda avec admiration. Il le trouva plus beau que jamais. Ses cheveux avaient légèrement poussé et de longues mèches ondulaient au rythme du flux de sa magie. Salem dû se mordre l'intérieur des joues pour ne pas lâcher un gémissement malvenu. Il sentait sa magie s'emporter face à l'intensité de l'autre magie. Il réalisa avec effarement que leur magie était on ne peu plus compatible. Harry regarda son frère avec un regard perçant. Salem dû le sentir car il se retourna vers son frère et rougit furieusement sous l'intensité de son regard. Il était découvert, il le savait. Il plongea sa tête contre le torse de son frère qui lui murmura doucement à l'oreille. « Ne perds pas de temps, il se languit de toi… » Aussitôt Salem releva les yeux écarquillés et demanda dans une question muette comment il le savait. « Il me l'a avoué tout à l'heure ! Et je ne veux pas d'un autre beau-frère que lui ! »
Salem était totalement largué, inquiet mais absolument ravi ! Comment n'avait-il pas vu à quel point ses amours lui avaient manqué. L'échange des deux frères passa inaperçu et ce fut Peeves qui brisa cet instant.
- Ah les Maîtres sont par là ! Scellez les portes, sorciers ! L'heure est grave ! Je suis annonciateur de mauvaises nouvelles ! chuchota l'esprit frappeur d'un ton inquiet et bien trop sérieux.
Voir l'esprit ainsi fit frissonner les sorciers de l'école. Même Harry n'y échappa pas. Severus, Sergei, Minerva, Vladimir, Poppy et Viktor bombardèrent l'infirmerie de sorts de détection de sorts d'espionnage, de tranquillité, d'intimité et de repérage. D'ailleurs Viktor laissa tomber son glamour, prêt à tuer s'il le fallait.
- Ce que je vais vous raconter est très grave ! Des attaques auront lieu ! Il va falloir… Euh Petit-Pote-Potter pourquoi tu es couché sur un lit ? On a déjà commencé à t'attaquer ? rugit froidement l'esprit frappeur… Ramenez le basilic avant que je ne vous raconte ce que j'ai appris ! Appelez lutins et elfe de maison ! Que la chouette soit présente elle aussi ! Le citron a quitté le château donc le plumeau de feu devrait être tranquille pour venir. Le Choixpeau peut bien rester surveiller nos arrières !
Une immense boule au ventre, Salem obtempéra immédiatement. Dobby revint avec tout le monde. Shanasssya sifflait d'indignation, Fumseck était silencieux, les lutins très calmes. L'ambiance de l'infirmerie était lourde et tendue. L'esprit frappeur prit une inspiration absolument inutile et raconta.
#Flashback
Inconscient des véritables raisons de l'état du jeune Harry, le vieux directeur jubilait de sa réussite. Il réfléchit et se décida à briser le plus jeune de façon définitive. Pour ce faire, il convoqua Ginevra et Ronald Weasley ainsi que la née moldue Hermione Granger dès le premier soir juste avant le couvre-feu.
Chacun d'eux avait une raison bien particulière de vouloir voir le célèbre sorcier au plus bas. Le rouquin jalousait le jeune Potter, tant et si bien qu'il était absolument convaincu que ce dernier était le prochain mage noir en place.
La née moldue quant à elle se ferait un malin plaisir de montrer ses capacités au monde sorcier. Quelle meilleure cible que d'abattre un ennemi de la société, dévoré par la célébrité pour une « soit disant » victoire sur un mage noir.
Pour la rouquine c'était bien plus simple. Dumbledore lui avait promis qu'une fois revenu dans le droit chemin, Harry lui mangerait dans la main. Il poussa le vice plus loin et lui fit miroiter le prochain titre de Lady Potter. Il n'en fallut pas davantage afin que la rouquine devienne la plus fervente supportrice du directeur.
Sur ces entrefaites, les trois lions quittèrent le bureau directorial absolument ravis. Ils s'apprêtèrent à retourner dans leur Tour cependant c'était sans compter sur la colère du château. La gargouille refusa de bouger et les garda prisonniers de ses escaliers une dizaine de minutes. Un coup elle libérait le passage et quand les jeunes atteignaient le bas, les marches remontaient. Les grands escaliers ne furent pas de meilleure humeur. Ils les baladèrent dans toutes sortes de directions. D'ailleurs ce soir là, la Maison de Godric perdit pas moins de soixante points pour non respect du couvre-feu par un préfet de Poufsouffle.
HP ~ PUF
Fumseck étant en mission de surveillance pour Dumbledore, l'oiseau merveilleux ne sut ce qui se préparait que bien plus tard contrairement au Choixpeau. Cependant avec tous les tableaux présents dans la pièce, Poudlard étaient aux aguets. Les portraits se firent passer le message. La Grosse Dame fut avertie des méfaits à venir par ses lions. La nouvelle se répandit donc comme une trainée de poudre durant la nuit. Le tableau de Salazar Serpentard gardant les appartements de Severus fut également mis au courant. Une fois remise de sa consternation la toile de Rowena Serdaigle fit appeler le fantôme de sa fille et l'en informa.
L'information sue, Helena quitta sa tour, fait des plus exceptionnels, et rassembla la totalité des fantômes. Ils tinrent un conseil extraordinaire afin de choisir les meilleures actions à venir. Les spectres des quatre Maisons et le club des chasseurs sans tête connaissaient bien le jeune Harry. Ce dernier avait même réussi à se faire apprécié du seul esprit frappeur du château. Des cris de colère, des menaces et d'indignation s'élevèrent à tout va au cours du rassemblement. Le portrait d'Helga Poufsouffle trônant dans les appartements de Poppy fut lui aussi informé. Poudlard n'avait jamais utilisé son réseau avec une telle efficience. Le dernier mis au courant fut tout naturellement le tableau de Godric Gryffondor. Le Lion d'Or gardant les appartements de Minerva Mc Gonagall rugit de rage. Tout le château fut alors réveillé en pleine nuit par ce terrible hurlement.
Profitant de l'agitation déclenchée par le tableau de Gryffondor, les fantômes partirent informer les elfes de maison qui se trouvaient dans les cuisines du château. Au même moment, Pettigrow sous sa forme de rat déambulait dans les couloirs et se figea tout à coup. Devant lui se trouvait le fantôme du Baron Sanglant le regardant droit dans les yeux, un regard machiavélique brillait dans ses yeux morts. Derrière lui se tenait Peeves. Le rat disparut de la circulation et atterrit dans une boite gardée par des serpents verts et gris.
Flashback#
- Voilà vous savez tout ! Ça a eut lieu il y a trois semaines mais Harry n'était pas en état de supporter cela donc nous avons tu l'histoire mais certains Serpentard ont été mis au courant par le Valet de l'As. Pareil pour quelques Serdaigle qui l'ont su par La fille de la Lune ! finit Peeves.
La sombre nouvelle gela le sang de tout le monde. Sergei se reprit plus vite.
- Ce gamin, le Weasel, Weaslaid, je ne sais trop quoi… Il est roux avec des tâches de rousseur ? demanda le russe.
Avant que Peeves ne puisse répondre, Harry le fit.
- C'était bien lui Sergei…
- Donc c'est parfait si je le tue ? demanda-t-il normalement.
- Ça me va parfaitement ! répondit Viktor.
- Je valide ! grogna Vlad.
- Il est hors de question que vous laisse faire ! fulmina la directrice des Rouge et Or. Il paiera mais pas comme cela !
- Donc Draco et Luna sont sur le coup… réfléchit Harry ignorant sa directrice de Maison qui rageait.
- Harry il est hors de question que tu restes dans ce bordel ! lâcha Salem en resserrant son étreinte sur son jeune frère.
- Je sais mais la potion sera prête dans deux jours donc je peux encore patienter… En prouvant l'innocence de Sirius Black on pourra déjà ébranler la confiance du vieux ! Ne t'inquiète pas Salem, ça ira ! tenta de rassurer le petit brun.
Salem poussa un soupir épuisé et réfléchit.
- Quelqu'un connait un sort pour empêcher le morveux de s'approcher d'Harry ? demanda-t-il.
- Je ne connais pas spécialement de sort pouvant l'empêcher de l'approcher mais je peux l'empêcher de lancer des sorts… sourit froidement Vladimir. Etant donné qu'il a déjà blessé notre frère, je peux le maudire sans la moindre difficulté sans avoir à le rencontrer.
- Tu es démon Vlad ! sourit Sal.
Vladimir expliqua que le sort était une magie vampirique. Il fallait être lié à un vampire de près ou de loin et protéger par son sang pour rendre le sort efficace. Il ne lui manquait donc plus qu'à utiliser un peu de son sang pour rendre la malédiction active. Il s'entailla la paume de la main et prit le pendentif d'Harry, qu'il arrivait parfaitement à voir et psalmodia les paroles qui rendraient le sort effectif. Le sort était éternel et indétectable. En plus, il ne permettrait aucun retour en arrière possible.
Salem de son côté se concentra sur les différentes magies qui habitaient le château. Cela lui prit deux bonnes heures pour trouver Ginevra Weasley et Hermione Granger. Il chamboula la magie des deux souillons et se laissa tomber sur le lit. Il était absolument épuisé. Poppy fronça les sourcils et ausculta Salem. Elle réalisa qu'il n'avait pas mangé depuis une éternité et que sa magie était réellement appauvrie. Elle ne l'aurait jamais cru vu le niveau magique qu'avait demandé son intervention. Severus gava son neveu de potions et le laissa reprendre quelques forces afin qu'il puisse se reposer.
Pendant que l'aîné des frères RPG était concentré sur sa tâche, Harry avait été rassuré Sergei et le taquina légèrement.
- C'est plus que réciproque ! lui fit-il en lui tirant la langue.
Le russe cherchait ce que ces mots signifiaient quand il fut foudroyé par la réalisation.
- Tu crois ? demanda-t-il en confirmation.
- Non, non, pas du tout… J'en suis certain ! Il me l'a affirmé un peu plus tôt, pendant ta crise de sang… le taquina Harry. Je crois qu'il aime vraiment ce côté de toi… se moqua franchement le petit brun.
Sergei se jeta sur Harry, lui chantonnant à quel point il était fou de lui et comme il l'adorait. Vladimir secoua la tête d'amusement. Cependant un certain attrapeur bulgare ne semblait plus autant s'amuser. Il ressentit un sentiment étrange au fond de lui. Ce n'était pas de la colère, ni de la jalousie, juste un immense inconfort. Cela dut se lire sur son visage car Vladimir fronça les sourcils et s'enquit de son état. Sergei jetait de fréquents coups d'œil vers Salem concentré et ricanait avec Harry.
- Tu ne serais pas en train de craquer pour Sergei ? demanda le vampire.
- Va savoir… répondit évasivement l'attrapeur. Va savoir…
BONUS * HP ~ PUF * BONUS
Le tact de Fumseck
- Quoi tu es parti parce que sa magie s'est éteinte une seconde ? T'es con ou quoi ?!
- Langage tas de plumes ! râla Salem.
- Merlin, t'es trop con ! La prochaine fois pose-moi la question ! J'aurais pu y répondre si tu avais demandé ! Bouffon à poil ! se gonfla Fumseck.
- Hein ! Comment ça ? fit Salem plus choqué par la nouvelle que par le vocabulaire de l'oiseau millénaire.
- Bah ouais ! Quand tu manges tu rotes après ! Ben c'est ce qu'à fait la magie du lutin !
- Hein ! Dis-moi que t'es pas sérieux !
- Bah si ! Espèce de comique ! La magie d'Harry a littéralement dévoré le Sort de Mort ! D'ailleurs ça l'a rendu encore plus fort !
- Et tu ne pouvais pas me le dire avant ! Stupide poulet rôti !
- La prochaine fois vient nous voir ou va te faire voir ! Même la vieille peau de basilic aurait pu te le dire ! Pas besoin d'être Flamel pour le savoir !
- Tu m'as laissé mettre mon Harry dans cet état et tu n'as pas pensé un seul instant que ça ne se voyait pas tous les jours un truc pareil ? Stupide plumeau ! s'énerva Salem.
- Harry est insensible au Sort de Mort ! Je te l'ai déjà dit ! cracha le phénix. Non ?
- Jamais ! gronda Salem.
- Ah bon ? Ben j'ai dû oublier alors... ricana l'oiseau millénaire.
- Et j'imagine que je devais savoir que tu possédais une telle information !
Au lieu de se sentir penaud l'oiseau vermeille poussa un trille proche d'un juron et flasha dans un éclair enflammé.
- Stupide oiseau ! jura Salem en se laissant tomber sur son lit à l'infirmerie de Durmstrang.
Il avait passé un mois à chercher une explication, inquiétant ses proches et attristant son petit frère adoré pour ça... Une information que le poulet flambé avait pu lui donner en moins de deux. Salem se sentit atrocement stupide et humilié par la bêtise d'un poulet de feu. Sans s'en rendre compte les larmes commencèrent à dévaler ses joues et il se promit de plumer l'oiseau pour en faire des potions. Ce fut dans cet état que Regulus trouva son filleul totalement déprimé. Il le berça et le laissa s'endormir blotti contre lui, défiant du regard quiconque voudrait déranger son précieux garnement qu'il considérait comme son fils.
Vladimir observa l'étrange scène et marmonna aux deux autres :
- C'est donc du Professeur Regulus qu'il tient son caractère de lionne démoniaque...
- N'essaie jamais d'aller toucher leurs petits dans ces moments-là ! informa Viktor.
- Question de vie ou de mort ! chuchota Sergei en reculant doucement.
o0o.o0o.o0o
Tada !
C'est fini pour aujourd'hui !
On se retrouve dans deux semaines pour la suite !
Je me rattraperai d'une façon ou d'une autre… Promis !
N'hésitez pas à me faire connaître votre avis !
Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'Année et surtout un Très Joyeux Noël mes loupiots ! Je vous aime !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
