Salut mes lutins préférés !
Je vous souhaite à tous une excellente année !
J'espère que vous êtes en forme et que vous avez bien profité des fêtes !
Merci à toutes et à tous pour les reviews !
C'est toujours avec un immense plaisir que je les découvre. Les guests, je ne vous oublie absolument pas ! Je vous aime aussi !
Allez, aujourd'hui on entame le chapitre 15 !
Il est plus court que les autres, c'est vrai, mais c'est un chapitre de transition !
Les prochains seront bien plus longs !
Je vous prépare quelques bonus, de nouveaux chapitres et une nouvelle fic. Le tout en même temps !
Sacrée organisation pour le Byak' !
Disclaimer : Comme d'hab quoi ! L'histoire est à moi ! C'est déjà ça !
Bêta-lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 15 : Le cœur de la Foudre
Lundi matin, Harry se réveilla très tôt et se prépara en vitesse. Après quoi, il monta directement dans le dortoir des jumeaux. Ses lutins ne le quittaient plus et semblaient constamment contrariés. Le petit brun ouvrit doucement la porte et constata que les jumeaux dormaient toujours. Un autre coup d'œil lui permit de vérifier que les deux autres étudiants dormaient également. Les deux farceurs avaient réussi à coller leurs lits pour dormir ensemble. Normalement le château n'autorisait pas ce genre de choses néanmoins cette fois-ci la bâtisse avait apparemment donné son accord. Cela lui faciliterait les choses.
Le petit brun leva les yeux au ciel avec un sourire espiègle et sauta sur le lit de ses gardes faisant ainsi Fred glapir de surprise. George ne se réveilla même pas et marmonna difficilement qu'il n'était pas encore l'heure. Sans même se réveiller, il ceintura Harry d'un bras et tandis que Fred entourait le petit brun de son bras. Un sourire moqueur apparut sur le visage du plus jeune. Ce dernier jeta un sort de silence autour du lit et se mit à chanter de façon extrêmement fausse. George grogna en se couvrant la tête de son oreiller. Fred eut beaucoup plus de tact et beugla un « Ta gueule Ginny ! ». Il n'en fallut pas davantage pour qu'Harry parte dans un fou rire. Aussitôt les garçons émergèrent. Ils se regardèrent fixement, puis le petit brun et se jetèrent sur lui en riant. Entendre leur petit frère de cœur rire leur avait tant manqué !
Harry les envoya à la douche et les pressa. Il mourait de faim. Ce seul argument suffit à faire les jumeaux s'activer. Une fois prêts les trois catastrophes de Gryffondor descendirent non pas manger mais bel et bien réveiller Neville. Ce dernier finissait de se préparer. Une fois le quatrième lion récupéré, les garçons traversèrent tout Poudlard et prirent la direction des cachots. Ils croisèrent le Baron Sanglant qui errait sinistrement. Harry le salua et lui demanda s'il pouvait aller chercher le jeune Draco pour eux. Le fantôme obtempéra gaiement et une touffe blonde à peine réveillée les darda de son regard argenté. Il baragouina quelque chose d'incompréhensible maudissant les lions et leur énergie inépuisable.
- Allez « mon dragon », prépare-toi ! Je meurs de faim ! geignit le petit brun.
- « Mon dragon » s'étouffa le blondinet. Je t'interdis de m'appeler comme ça en public !
- Mais c'est pas le public, c'est la famille ! Allez file te préparer !
- Merlin, il n'est même pas encore six heures ! se plaignit le jeune Malfoy. Espèce de lion boulimique !
Il savait bien que ce n'était pas vrai et secrètement cela lui faisait du bien de voir son cousin plein de vie. Ces trois dernières semaines passées à le voir neurasthénique l'avaient profondément bouleversé. Il obéit rapidement et une dizaine de minutes plus tard, Draco apparaissait éternellement flanqué de Vincent Crabbe et de Gregory Goyle. Harry regarda les deux gardes de son cousin d'un air faussement méfiant et s'enfuit en direction de la Tour des Serdaigle. Les garçons restèrent un moment interdit, totalement éberlués par le regain d'énergie du petit espiègle et le suivirent tranquillement en riant des blagues de Gred et Forge. Ils se retrouvèrent tous devant l'immense porte de la Tour. La porte s'ouvrit immédiatement sur une Luna déjà apprêtée. Elle sourit mystérieusement en saluant tout le monde mais échangea un sourire de connivence avec son meilleur ami. Le petit brun babilla tout le long en saluant les tableaux et les fantômes sur son passage. Luna faisait comme lui. Elle était étrangement dynamique ce matin et elle racontait toutes sortes de choses ponctuées à grand coup de « nargoles, de ronflaks, d'énormulus, » et autres joyeusetés. La journée semblait commencer avec effervescence au sein du petit groupe.
Ils prirent leur petit-déjeuner à la même table. Il était à peine sept heures. Ce jour, ils avaient décidé de s'installer à la table des Serdaigle. Un certain roulement s'était mis en place depuis l'entrée de Draco dans le groupe. Il n'y avait que la Maison des Poufsouffle où ils ne mangeaient pas, n'y ayant pas d'amis particulièrement proches. Harry répondit à son énorme correspondance venant de Narcissa, Pétunia, Salem, Viktor, Vladimir, Grand-mère Augusta et de son cher Sergei. D'ailleurs, ce dernier lui avait écrit une lettre de cinq parchemins le remerciant pour son oreille attentive et s'excusant une nouvelle fois pour l'agression.
Neville donna un paquet de bonbons à son meilleur ami de la part de sa grand-mère. Draco remit distraitement un paquet de friandises à son cousin de la part de Narcissa. Harry déposa un immense paquet de cookies venant de sa tante et ils partagèrent tranquillement. Salem avait fait envoyer un colis de friandises depuis Gringotts et Harry reçut un mot de Durkil lui souhaitant un prompt rétablissement. Il réalisa qu'il ne savait s'il devait l'appeler Maître Gobelin, Seigneur Gobelin ou simplement Oncle Durkil. Il décida de faire part de son effroyable interrogation au gobelin et libéra tous les messagers.
HP ~ PUF
La journée se passa extrêmement bien pour Harry et Neville. Les garçons avaient travaillé ensemble dans tous les cours avec entrain. Apparemment, le dernier Weasley avait du mal à lancer ses sorts, de même que cette chère Hermione Granger. « Sacrée coïncidence » se dit tout le monde. Cependant après le dîner, Harry prit la direction des cachots après avoir échangé un regard déterminé avec Luna. Ils avaient tous dîné à la table des Vert et Argent. Draco ouvrit la marche devant Harry et ses deux gardes la fermaient. N'y tenant plus, il murmura à son cousin :
- Draconinou, tu sais que ça fait bizarre de te suivre et d'être garder en sécurité par eux deux ? fit le petit brun espiègle en désignant Crabbe et Goyle.
- « Draconinou ?» s'étrangla le blond en récupérant instinctivement sa voix traînante. Comment tu as osé m'appeler, Potty ?
- Ben… Draconinou ! répondit très naturellement le petit brun. Y a pas de quoi en faire toute une potion… C'est mignon et puis je trouve que ça te va si bien ! Sauf quand tu prends ton air de Lucius –au-balai-dans-le-cul…
- Père en ferait une syncope s'il entendait ça ! se vexa le blond. Enfin pour ce qu'il en pense de toi, j'imagine que ce n'est pas volé. D'ailleurs il n'est pas des plus ravis que j'échange autant avec Mère à ton propos… continua-t-il.
- Honnêtement je dois bien avouer que je suis quelque peu contrit par cette situation… confessa Harry. Je n'aime point cet homme mais il reste ton père. De plus, je ne voudrais aucunement être l'origine de tensions entre vous. Vous avez toujours semblé si proches… Si tant est que cela ne soit pas qu'une simple image… Étant des Malfoy, cette dernière est, me semble-t-il, primordiale… Enfin… Je m'entends parler… Selon les Malfoy, l'image est extrêmement importante. Morgane, que je suis béni d'avoir de tels frères ! débita le petit brun sans se rendre compte du silence de ces accompagnateurs.
- Merlin, mon cher Potty, depuis quand possèdes-tu un tel verbe ? souffla Draco agréablement surpris.
- Pitié mon dragon, ne me fais pas croire que tu me prends pour un Ronald Weasley ! s'indigna Harry.
- Serpentard que voilà ! félicita le blondinet. Quelle finesse que cette insulte !
- Vous êtes ma source d'inspiration mon brave ami ! se moqua Harry.
- Évidemment, qui d'autre pourrait vous insuffler grandeur sinon moi ! répondit Draco avec une vanité exagérée.
- Vaniteux va ! rit Harry.
- Enfin bon… pour tout te dire, il n'y a que lorsque ça te concerne que Père devient aussi stupide… avoua Draco en se calmant.
- Vraiment ? Je ne sais pas ce que je lui ai fait…
Draco s'arrêta brutalement, faisant Harry lui rentrer dedans par inadvertance.
- Justement ce n'est pas logique ! Surtout quand on sait que tu es un de nos Princes ! s'agaça le blond comme s'il parlait à un enfant. Dis, tu penses qu'on aurait pu lui jeter un sort ?
- Lucius Malfoy ? chuchota Harry totalement incrédule. Non ! Impossible ! Quoique… termina le petit brun en jetant un regard incertain à son cousin.
Finalement, Harry recommença à taquiner le pauvre Draco, lui infligeant toutes sortes de surnoms. Crabbe et Goyle assistaient à l'interaction des cousins avec amusement. D'habitude il n'y avait qu'avec eux que Draco laissait tomber son masque. Ce genre de moments était véritablement rafraîchissant. Pour beaucoup, ils n'étaient que deux idiots sans cervelle mais ils étaient avant tout deux sorciers aussi rusés qu'excellents comédiens.
Bien trop vite à leur goût, Harry arriva devant le bureau de son oncle. Le tableau s'ouvrit de lui-même en voyant Harry qui saluait chaleureusement ses amis.
HP ~ PUF
- Que le cul de Merlin soit brûlé ! Où est donc passé ce foutu rat ?! tonna le directeur !
Devant lui se tenait un jeune rouquin apeuré qui tremblait de tous ses membres.
- Je ne sais pas Professeur ! Je le cherche depuis bien quelques jours déjà… articula difficilement le dernier garçon Weasley.
- Depuis quand l'avez-vous perdu Weasley ? asséna froidement le directeur.
- Je ne me rappelle plus, Professeur… Une semaine ou à peine plus… Je pensais que vous l'aviez avec vous…
Sur le coup, toute la colère du directeur disparut pour laisser place à un immense effarement.
- Comment ça avec moi ? pâlit le vieil homme. Merlin, vous voulez dire que la dernière fois que vous avez vu ce satané rat était la fois où vous étiez dans mon bureau ?
Le rouquin acquiesça mollement. Le vieux sorcier poussa un soupir épuisé. Il n'avait aucune idée de la façon dont le rat avait encore pu disparaître. Avait-il finalement changé d'allégeance ? Si c'était le cas cette infâme créature allait lui mettre des bâtons dans les roues. Tant pis, cela ne mettrait que davantage de piment dans la situation. De plus, cela signifiait que Voldemort recouvrait ses forces bien plus rapidement que prévu. En soit c'était parfait ! Si l'on considérait qu'une fois définitivement remis, sa marionnette partirait à l'assaut de l'objet de sa chute… Tout était parfait ! Les jours de Potter étaient comptés ! Le vieil homme laissa un rire profond et cruel sortir de sa gorge mais c'était sans compter sur le bonbon au citron qu'il avait en bouche. Il avala malencontreusement son bonbon qui passa de travers. Une violente quinte de toux le prit et il ne dut son salut qu'à la puissante tape que lui donna le jeune Weasley. Fumseck était dégoûté ! Il avait vu là une occasion de faire la barbe au vieux et voilà que le crétin à poil roux venait tout gâcher. Il se jura de se débarrasser le plus proprement de ce gêneur. L'oiseau vermeille s'envola silencieusement et prit la direction de la volière, à la recherche de cette chère Hedwige. Il n'y avait pas meilleure inspiration que la colère de la Dame Blanche pour préparer une douce vengeance.
HP ~ PUF
Severus était installé nonchalamment dans son salon. Il fit tournoyer le verre qu'il avait en main et qui contenait un liquide ambré. Il jeta un regard peu amène à son neveu qui venait d'entrer dans son antre.
Surtout fais comme chez toi ! râla le potionniste.
Je te prie de m'excuser ?! prononça lentement Harry en haussant magnifiquement un sourcil. Navré de te déranger… Il semblerait que je ne sois pas le bienvenu ici.
Le petit brun n'avait pas l'habitude de recevoir ce genre d'accueil venant de son oncle. Il fit demi-tour mais quelque chose dans le comportement de Severus l'interpella. Il soupira en prenant l'odeur de l'alcool. Super… « Tonton » voulait se bourrer la gueule… Magnifique !
- Je vais décider que tu m'as très bien accueilli et que tu m'as même invité à m'installer à côté de toi ! décréta le petit brun.
- Mais bien sûr… Fais donc… commença l'homme avachi les cheveux gras pendant piteusement.
- Qu'on soit clair ! J'ai passé une magnifique journée ! lâcha Harry de but en blanc. Tu n'as visiblement pas idée à quel point les semaines précédentes ont été horribles pour moi… alors je ne vais pas me prendre la tête parce que tu n'es pas assez adulte pour gérer tes soucis d'une autre manière qu'avec de l'alcool, Severus Tobias Snape !
Le susnommé tressaillit bien malgré lui. Ce regard émeraude, si flamboyant, si lourd de reproches, si vivant tout simplement, lui rappelait tant sa chère et tendre Lily. Cependant, souvenir ou pas, quand les conversations avaient pris cette tournure il avait toujours fini encastré dans un mur, sa sœur les poings sur les hanches. Il n'avait pas envie de voir ce que son neveu serait capable de faire. Il se décida à fermer les yeux et la seconde d'après il les ouvrit sous la stupeur. Son verre avait atterri dans la cheminée. Il se redressa et son visage affichait une pure expression d'incrédulité.
- Mais tu es malade ma parole ! rugit-il.
Cependant il s'en voulut immédiatement d'avoir élevé la voix. Harry venait de tressaillir et de fermer les yeux. Il se traita d'imbécile d'avoir terrorisé son neveu. Toutefois il se ravisa en découvrant un regard courroucé. Finalement il allait bel et bien finir dans un mur, se dit-il. Harry de son côté avait très envie d'envoyer l'idiot valser mais il prit sur lui.
- Tu as quinze minutes pour aller me laver ses cheveux gras, dessaouler, réfléchir et revenir en pleine forme qu'on discute de ce qui ne va pas ! susurra le neveu. Pas une seconde de plus…
- Et pourquoi devrais-je t'obéir, dis-moi ? se rengorgea l'oncle.
- Oh c'est très simple ! Premièrement parce que tu m'adores ! Deuxièmement parce que tu as besoin de parler à quelqu'un… Troisièmement tu n'as pas envie que je te renvoie ! Quatrièmement, est-ce que j'ai déjà cité le fait que tu m'adorais ? Je ne me rappelle plus… Ah si c'était la première raison ! La dernière raison est très simple, « Tonton » ! fit le petit brun en appuyant sur le dernier mot. Si Poppy, Narcissa, Minerva ou pire, Salem venait à l'apprendre, je ne donne pas cher de ta peau, tout puissant sois-tu !
Severus se leva immédiatement, criant qu'il revenait dans un quart d'heure tout en maudissant les serpents déguisés en lions. Le petit brun s'assit particulièrement satisfait et appela un elfe pour commander un thé au jasmin pour son idiot d'oncle. Il se félicita d'avoir obtenu la reddition de la terreur des cachots aussi rapidement.
Le Maître de Potions revint précisément quinze minutes plus tard. Harry l'étudia de bas en haut et acquiesça devant la tenue de son oncle. Il avait laissé tomber sa robe noire et l'avait troqué pour une robe sorcière vert et argent. Harry eut un sourire moqueur « Serpentard jusqu'au bout ! ».
- Bon alors raconte-moi tous tes malheurs ! lança-t-il directement avec un sourire taquin.
- Il n'y a rien, sale morveux ! grogna son oncle.
- Bien évidemment… sinon tu ne serais pas en train d'essayer de te saouler… Essaie autre chose, je t'ai connu beaucoup plus fin, très cher oncle ! réprimanda sournoisement le petit brun.
- Il n'y a rien qui te concerne ! Tu peux t'en aller ! contra l'autre avec une véhémence qui le surprit lui-même.
Harry s'enfonça dans le canapé et fronça les sourcils. Il était clairement en train de se faire éjecter… L'idée ne lui plaisait absolument pas. Et, soudain, tout s'éclaira.
- Comment ça, m'en aller ? releva enfin le plus jeune.
- De toute façon, toi aussi tu te lasseras bien vite de la chauve-souris graisseuse des cachots… rumina le potionniste.
- Tonton, tu es en train de me faire tout un cinéma parce que tu as peur que lorsque Black revienne, il prenne ta place mais que surtout je t'abandonne… avança doucement le garçon.
Severus manqua de s'étouffer avec son thé et lança son regard le plus noir comme s'il tentait de fusiller son neveu.
- Par pitié, ne joue pas à ça avec moi ! Tes regards noirs ne me font plus aucun effet ! Merlin, ce que tu peux être entêté ! Black c'est Black ! Je ne le connais pas et si tu veux tout savoir, je n'ai pas prévu de chercher à changer les choses.
Cette fois, ce fut au tour de Severus de froncer les sourcils. Il aurait pourtant cru que le jeune sorcier se serait rué sur le dernier lien avec son père, James Potter. Cela sonnait comme s'il ne voulait absolument pas de Sirius Black dans sa vie. Severus n'avait pas l'habitude d'être entouré et d'avoir une famille. Il préférait couper les ponts plutôt que de se faire reléguer à un simple souvenir. Il ne possédait que sa fierté pour le maintenir debout. Bon sa fierté et ses potions… Cependant quand on avait vécu près de trente ans en étant rejeté par les autres, on ne pouvait pas se dire que le bonheur était autre chose qu'illusoire. Il resta perdu dans ses pensées un bon moment et ce fut la petite main sur la sienne qui le fit revenir sur terre.
- Sirius Black était peut-être le meilleur ami de James Potter mais je te rappelle que TU étais le meilleur ami de ma mère ! Rappela Harry. De toute façon, je ne le connais pas et honnêtement je m'en moque un peu. Bon c'est vrai que de ton côté, tu as été un véritable casse-pied sans nom pendant près de deux ans mais tu as toujours été là quand il le fallait.
Severus haussa un sourcil, consterné d'entendre la façon dont son neveu lui parlait. Le petit brun leva les yeux au ciel en soupirant faussement devant l'air incrédule de son oncle mais poursuivit tout de même.
- Je me rappelle très bien de la première fois que je l'ai réalisé. C'était l'année dernière lors des attaques sur les élèves.
Harry continua de parler vu que son oncle ne semblait nullement enclin à se confier pour le moment. Il fallait le remettre en confiance et il n'y avait pas de meilleur moyen aux yeux du petit brun que l'honnêteté.
- Tu as été le seul professeur, mis à part le professeur Mc Gonagall, à avoir pris ma défense. Tu n'imagines pas… mais que ce soit toi qui le fasse m'a énormément touché. Tu as gagné mon respect dès ce jour-là. Bon après tu n'étais pas encore prêt à l'accepter donc je me le suis gardé…
- Black risque de chercher à revendiquer sa place de parrain… réalisa Severus plus pour lui-même. Après, ce n'est pas totalement faux c'était quand-même le meilleur ami de ton père…
- Sirius Black n'est plus mon parrain et il n'est encore moins le meilleur ami de mon « père » ! asséna-t-il narquoisement.
Là Severus était complètement perdu. Harry ne considérait pas James Potter comme son père ?!
- Tu n'as donc toujours pas remarqué que je ne l'ai jamais appelé « papa » ou bien « père » ou autre ? demanda Harry avec un sourire espiègle. Bon d'accord devant certains cornichons il faut bien jouer le jeu donc… oui pour les rassurer tu défends ton petit papa…
- Je dois avouer que je ne comprends pas… releva Severus perdu.
Severus réfléchit rapidement. Il sonda ses souvenirs à une vitesse que seule sa maîtrise de l'Occlumancie permettait. Effectivement, Harry avait toujours dit « Ne parlez pas de lui comme ça ! ». Jamais il n'avait parlé de son père. Il avait toujours parlé soit de ses parents soit il employait « lui » mais n'avait jamais utilisé un mot marquant la fonction paternelle, en tout cas pas devant lui. Severus regarda son neveu quelques secondes, réfléchissant encore à ses paroles quand tout à coup quelque chose le frappa.
- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu n'aimes ni l'un, ni l'autre ?
Harry le sonda à son tour, comme pesant le pour et le contre quant à ce qu'il allait dire. Il sembla se décider car il prit une profonde inspiration et se lança.
- Ce n'est pas que je ne les aime pas… Pour Black c'est simple. Je ne le connais pas mais de ce que j'ai appris sur lui, rien ne me donne envie de chercher à changer les choses. Et si tu te demandes pourquoi je fais tout pour prouver son innocence, c'est avant tout pour réparer une injustice…
Il s'arrêta quelques instants, fuyant le regard inquisiteur de son oncle qui fronça les sourcils devant le comportement inhabituel du plus jeune. A cet instant, Harry semblait hésitant et peu sûr de lui. D'ailleurs il se mordillait nerveusement la lèvre comme cherchant ses mots. C'était un signe d'embarras que Severus avait appris à reconnaître dès la première année. Il posa sa main sur l'épaule du plus jeune et prit une voix rassurante.
- Harry, tu sais que tu peux me parler franchement… Ce n'est pas moi qui te jugerais. Tu le sais ça, n'est-ce pas ?
Harry hocha la tête et plongea ses émeraudes dans les onyx de son oncle, comme cherchant le courage de se confier.
- James Potter, je ne l'aime pas vraiment…
La phrase était sortie de la bouche d'Harry tel un murmure. Le ton était mal assuré. D'ailleurs, le jeune sorcier se mordait nerveusement la lèvre, proche de l'ensanglanter.
Severus dut faire appel à toute sa maîtrise pour retenir son ébahissement. Seulement, il vit qu'Harry ne continuait pas et se décida à le pousser un peu.
- Pourquoi ? fut tout ce que le potionniste put demander doucement.
- C'est pourtant simple ! rit nerveusement le garçon. Il ne m'a laissé que des ennuis et de la haine ! Merci bien pour l'héritage ! Et si tu me parles de la fortune des Potter… Je suis une centaine de fois plus riche que la toute fortune Potter rassemblée. Pourtant ce n'est pas ce qui me rend heureux.
Severus écarquilla les yeux !
- Tu ne me dis pas tout, n'est-ce pas ! Souffla-t-il.
Severus savait que son neveu gardait beaucoup de choses au fond de lui. Il était même certain que l'enfant ne s'était jamais confié à quelqu'un comme ça. Entre enfants délaissés certains liens se faisaient ressentir.
- On ne s'en doute pas vraiment mais la famille Gaunt, descendante de Serpentard, a engendré les plus grands maîtres de potions de l'histoire du monde sorcier anglais voire même européen. Ce n'est pas moi qui vais t'expliquer la fortune qu'un maître de potion peut amasser, Monsieur-le-créateur-de-la-potion-tue-loup… rit le petit brun avec légèreté. Bref tout cela pour dire que je me suis longtemps demandé si c'était parce que j'en voulais à mes parents de m'avoir laissé seul au monde…
- Est-ce que c'est parce que ton père est mort et qu'il n'a pas su vous protéger, ta mère et toi ? Ou parce qu'il t'a laissé grandir seul sans personne ?
- Non, non pas du tout ! s'offusqua Harry, les yeux écarquillés. Ça va sembler horrible mais je ne l'ai jamais considéré comme mon père… Je ne savais pas ce que c'était d'avoir un père ou une mère. Du moins je ne le savais pas avant de rencontrer Lily qui est devenue Maman. Tout le monde me parlait de lui comme le plus grand des héros mais au final la vérité était totalement différente… Il tyrannisait les autres de la même manière que moi j'étais toujours la cible de Dudley et sa bande… La preuve, il a été tellement infecte avec toi que c'est moi qui en ai payé les frais.
Avisant son oncle qui semblait de nouveau vouloir s'excuser, Harry l'empêcha de parler en reprenant.
- Tu n'as pas besoin de t'excuser ! C'est simplement que lui n'a jamais regretté ses « blagues » et pire il en est très fier. « Bâtard graisseux, chauve-souris des cachots, Snivelus, Servilus… » et j'en passe. Ces types ont fait de ta scolarité un cauchemar dans un endroit où tu pensais enfin pouvoir être heureux. Remus m'a tout dit. Il ne m'a rien caché, de même que Poppy. James lui-même s'en est vanté à notre première rencontre. Un pauvre cornichon mal trempé ! s'indigna le petit.
- Cornichon ? Ton oncle acariâtre déteint sur toi, gamin ! rit Severus pourtant profondément touché par les propos de son neveu.
- Bah oui et le pire c'est qu'il déteste Salem ! ragea Harry.
Là, la curiosité du potionniste était piquée à vif. Beaucoup de questions lui vinrent à l'esprit. Harry dut sentir le flot de questions qui taraudaient son oncle car il s'expliqua.
- Tu as pu constater que Sal possède un pouvoir très particulier qui lui permet de ramener les âmes des morts parmi nous et pas que leurs esprits…
Severus approuva d'un signe de tête, invitant par la même l'enfant à continuer.
- La première fois que je l'ai vu faire c'était pour me permettre de rencontrer mes parents et lui, voulait leur demander leur accord pour le rituel. James le regardait comme s'il était une espèce d'insecte et maman a dû lui jeter un regard noir pour le faire arrêter. Connaissant Salem, il ne s'en est pas formalisé. Maman, quant à elle, était absolument ravie. Elle souriait à Salem et on sentait qu'elle était contente pour moi mais James lui nous jetait des regards sombres. Ça se voyait qu'il n'aime pas Salem. Que ce soit parce qu'il est un descendant de Serpentard ou autre, je m'en fiche royalement. Il ne semblait pas vouloir que Salem m'adopte même en apprenant ce qu'il s'était passé et les conditions dans lesquelles il m'avait trouvé. James n'a pas adressé la parole à Sal une seule fois. Il se contentait de le regarder avec dégoût contrairement à Maman. Elle était heureuse pour moi, je ressentais sa tristesse à cause de ce qu'elle apprenait mais également sa joie de savoir que quelqu'un était maintenant là pour moi. D'ailleurs elle a tout de suite accepté Salem.
- C'est du Lily tout craché, sourit Severus.
- Tu vois ! Ça encore c'est agaçant ! s'énerva le petit brun. Personne ne m'a jamais parlé d'elle ! C'est à croire que la seule chose pour laquelle elle était connue était ses yeux ! Tout le monde me parlait de James par ci, James par là mais personne ne parlait de Lily Evans Potter. Il a fallu que Sal entre dans ma vie pour me permettre de découvrir ma mère ! Salem est la première personne à m'avoir donné de l'amour et la sensation de ne pas être Harry Potter, l'indésirable, le survivant ou le vainqueur de Voldemort mais juste Harry ! Juste… Harry… le gamin qui a peur dans le noir, celui qui ne supporte pas qu'on lui crie dessus, celui qui n'aime pas être seul, celui qui ne supporte pas d'être enfermé… juste Harry quoi… Et ça James n'a même pas cherché à le comprendre ! Non, lui directement, il lui jetait des regards torves, il reniflait chaque fois que Salem parlait, il ne lui a pas adressé la parole une seule fois ! Je voulais juste qu'il lui dise « merci » rien de plus !
Harry s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Il n'avait pas eu conscience que deux sillons s'étaient formés sous ses yeux. Severus était lui complètement secoué. Il était certain que c'était la première fois que son neveu se confiait ainsi. Il serra son neveu contre son cœur. L'enfant n'avait jamais semblé aussi fragile et vulnérable qu'à cet instant. Néanmoins Harry continua à s'expliquer.
- Tout ce que je suis maintenant, c'est à Salem que je le dois ! C'est lui qui m'a donné une famille, qui m'a poussé à faire confiance aux autres et à accepter leur amitié. Evidemment, je n'oublie pas le Choixpeau, Fumseck, Dobby, ni même Shanasssya mais sans lui je serais déjà le cracmol qu'il m'a empêché de devenir…
- Cracmol ! sursauta le potionniste.
Harry lui raconta la conversation qu'il avait eue le jour de son anniversaire. Dire que l'adulte était choqué serait peu dire ! Le plus jeune lui avoua que la tristesse d'avoir perdu ses parents s'était transformée en colère en découvrant qui était vraiment James. Tout cela sans compter que ledit James avait soupçonné Remus d'être un traître simplement parce qu'il était un loup-garou, une créature sombre, alors que ce dernier serait mort pour les protéger. Pour Lily s'était différent. Plus il apprenait sur elle, plus il se sentait fier d'être son fils.
- Tu m'as dit que ce n'était pas James que tu ne considérais comme ton père...
- Disons que les détraqueurs m'ont éclairé sur la question. Sacré paradoxe d'être éclairé par une créature aussi sombre, tu n'es pas d'accord ?
Severus n'était pas sûr de tout comprendre. Il ne saisissait pas où son neveu voulait en venir ou du moins il avait peur de trop bien comprendre.
- Tu-sais-qui ? lâcha-t-il avec effarement.
- Précisément ! Ma magie a toujours reconnu Tom Riddle, et pas Voldemort, la création de Dumbledore, comme mon père ! Ce sorcier qui m'a offert la plus belle part de son âme et de sa magie pour me protéger. James Potter a quitté son manoir ancestral pour une maison de quartier dans un petit village… C'en est tellement profondément débile que c'en est risible… Narcissa m'a expliqué le fonctionnement des protections des maisons ancestrales. Voldemort n'aurait jamais pu nous atteindre Fidelitas ou pas.
Harry s'assit sur les genoux de son oncle et se blottit contre lui en tremblant. Sa magie s'agitait beaucoup trop. Severus passa une main sur les cheveux de son neveu qui soupira d'aise.
Ils restèrent un moment silencieux, Harry toujours calé dans le giron de Severus qui ne semblait pas vouloir desserrer son étreinte, pas qu'Harry l'eut souhaité d'ailleurs. L'oncle était désireux de connaître ce que Black représentait réellement pour Harry. Malgré le début d'explication reçu plus tôt, il prit son courage à deux mains et se lança. Harry se redressa légèrement et scruta les yeux sombres de son oncle avant de répondre.
- Pour ce qui est de Sirius Black, il était le meilleur ami de James et de Rem. Pourtant il n'a pas hésité à m'abandonner quand il a vu la maison en ruines, il n'a pas cherché à me retrouver. Il s'est cassé sans vergogne pour chercher son rat ! Il a préféré sa vengeance à son « filleul » S'il n'était pas parti je ne me serais pas retrouvé esclave d'une famille qui ne voulait pas de moi. Je n'aurais pas grandi dans un placard sous un escalier. Certes je n'aurais pas eu de parents mais j'aurais eu deux parrains ! On l'aurait très certainement écouté pour clamer son innocence s'il avait eu dans ses bras le « Survivant » ! le garçon cracha le dernier mot avec tant de dégoût que Severus en frissonna.
Harry se redressa et prit une gorgée de son thé pour tenter de juguler toutes ses émotions. Il haussa les épaules en décidant d'être le plus franc vis à vis de ce qu'il ressentait.
- Je sais de source sûre que c'est toi qui m'as cherché dans les décombres, que c'est toi qui m'as confié à Hagrid avant que Dumbledore ne débarque pour vérifier que « j'allais bien », si tant est que cela l'aie réellement intéressé un jour… Je ne sais pas pourquoi mais tu l'as fait…
- Tu étais tout ce qu'il me restait de Lily… Tu avais ses grands yeux verts… et tu m'as souri alors que je pleurais la mort de ma sœur, ta douce maman… prononça Severus d'une voix brisée en laissant tomber sa tête sur le dossier du fauteuil.
- Honnêtement, j'aurais préféré que ce soit toi qui m'élève plutôt que là où j'ai fini… avoua franchement Harry.
Severus releva brusquement la tête à s'en faire craquer le cou. Harry le regardait dans les yeux prouvant toute la sincérité de ses mots. Le potionniste eut un sourire rempli de douceur et de tendresse pour le plus jeune. Harry prit une grande inspiration et se redressa avec un sourire timide et fatigué.
- Enfin bref ! Je préfère considérer un fantôme comme mon père qu'un méchant égoïste et ingrat spectre. Potter, ce nom ne m'a apporté que des ennuis c'est pour ça que Sal a mis ses deux noms autour du mien. « Pour que tu n'oublies jamais que je serai toujours avec toi ! » récita le petit.
- Tu l'aimes énormément ton frère, sourit l'oncle.
- Il est tout pour moi ! sourit à son tour le petit.
PUF ~ RAR ~ PUF
Ary : Je crois que tu m'as déjà dit que tu aimais cette fic… Ça me dit vaguement quelque chose… Non je plaisante ! C'est vraiment adorable de ta part ! Ça me fait hyper plaisir et j'espère que la suite va te plaire également !
Pour ce qui est de Salem et Sergei et bien les choses se concrétisent très prochainement !
adenoide : C'est sûr que la famille d'Harry en jette ! Pour Hermione, elle va vite déchanter et Ron va douiller d'ici très peu de temps. D'ailleurs, d'ici deux ou trois chapitres on verra enfin les Weasley, vu qu'on me demandait où ils étaient ! Ravi de savoir que le malheur de Ginny fait ton bonheur ! Ce fut un plaisir !
Quant à Regulus et Salem, ils savent que Sirius n'est pas un mangemort. Ils veulent justement le retrouver avant le ministère afin qu'il ne fasse pas de bêtises plus grosses que lui et qu'ils puissent le faire innocenter, d'où le besoin de se saisir du rat. Pour ce qui est de la localisation du rat et de Sirius, c'est assez simple. Ils ont déjà le rat mais il manque Sirius. De plus, comme ce cher Patmol se terre, on ne sait trop où, il faut le retrouver avant les détraqueurs.
Et puis la carte des Maraudeurs montre l'intérieur de Poudlard et Siri n'y est pas, pour le moment !
J'espère avoir répondu à toutes vos questions !
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Voili voilou!
C'est fini pour aujourd'hui !
On se retrouve dans deux semaines pour la suite !
Non je plaisante ! La semaine prochaine le chapitre 16 arrive !
Autant vous dire que la température va monter drastiquement entre Salem et Sergei !
Enfin je dis ça comme ça hein !
N'hésitez pas à me faire connaître votre avis !
Je vous dis à la semaine prochaine et j'espère vous récupérer en excellente forme ! Je vous aime !
Ouais tout plein de LOVE et de FANFIC pour cette nouvelle année 2017 !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
