Salut tout le monde !

Oui je suis super en retard pour ce chapitre mais bon j'ai eu une fin de semaine très chargée !

Je remercie tous les reviewers, guests et inscrits, qui laissent une trace de leur passage !

Disclaimer : Comme d'hab quoi ! L'histoire est à moi ! C'est déjà ça !

Bêta-lectrice : ShannaRya

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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 17: Débâcle

La nouvelle de l'arrestation avait secoué toute la communauté sorcière jusqu'au niveau international. Le lendemain de cette fameuse arrestation, elle avait bien évidemment fait la Une de la Gazette du Sorcier. Après une semaine de procès, Pettigrow pourrissait enfin à Azkaban, tandis que Sirius Black, lui, avait été acquitté de tous les crimes pour lesquels il avait auparavant été enfermé, sans le moindre jugement. Le ministère s'était fondu en excuse, lui versant par la même une importante somme en dédommagement.

Cependant alors que l'animagus avait pensé récupérer la garde de son filleul, il était tombé des nues en découvrant qu'il n'était plus le parrain d'Harry Potter. Pire, il apprit que la tutelle du garçon avait été récupérée par le certain frère de ce dernier. Autant dire que la pilule était très mal passée. Sirius avait voulu demander des comptes à Dumbledore mais le vieux sorcier restait sourd à ses appels. Il avait dû prendre contact avec les Gobelins afin d'obtenir un simili d'explications. De plus, il n'avait toujours pas accès aux coffres de sa famille ayant été renié.

De son côté, Albus Dumbledore ruminait dans son bureau. Le mois de mars commençait et il ne s'en remettait toujours pas. Comment cet imbécile de rat et le morveux avaient-ils fait pour se trouver face à face ? Il ne le saurait peut-être jamais.

#Flashback

Albus Dumbledore s'était réveillé le vendredi, lendemain de l'arrestation, d'excellente humeur. La veille, le morveux Potter semblait toujours calme malgré la proximité avec les autres étudiants. Heureusement, il avait vu Pettigrow avec le dernier Weasley. Cela signifiait que le rat n'était pas parti. Il arriva dans la Grande Salle assez tardivement mais ressentit immédiatement l'agitation inhabituelle des étudiants. Très vite, il remarqua également l'absence de certains professeurs. Il manquait Severus, Minerva et Remus. Apparemment Poppy n'était pas là non plus. Il scruta les différentes tables et remarqua de suite que le morveux n'était pas présent. Il fut pris d'un étrange frisson en remarquant que tous les Weasley étaient eux aussi absents.

Il s'avança et s'assit avec un mauvais pressentiment. Tout à coup, Fumseck apparut devant lui avec un exemplaire de la Gazette. C'était une chose que le phénix ne faisait que lorsqu'il y avait une information des plus graves à y apprendre. Dumbledore blêmit de façon drastique en lisant les gros titres : Sirius Black : La traitrise de Pettigrow.

L'article décrivait l'attaque de Peter Pettigrow contre Harry Riddle-Potter-Gaunt, le jeune frère du Seigneur Salem Riddle-Potter-Gaunt, actuel chef des Maison Riddle, Potter et Gaunt. Selon l'article, l'animagus non déclaré, Peter Pettigrow, avait tenté d'agresser le jeune sorcier au sein de l'école puis avait fui en direction de la Forêt Interdite.

Toutefois, le jeune adolescent s'était rendu en catastrophe auprès de sa directrice de Maison, Minerva Mc Gonagall, également directrice adjointe de l'école de sorcellerie Poudlard. La sorcière avait donc contacté les enseignants effectuant leur ronde, Severus Snape et Remus Lupin.

Sibylle Trelawney, professeur de divination, était arrivée à l'infirmerie, hurlant qu'elle avait eut une vision de la mort du jeune Harry dans le parc. Cela avait donc poussé l'infirmière, Poppy Pomfresh, à prendre la direction des lumières des sorts, dans le parc. Ne sachant si l'animagus était seul ou de mèche avec le dangereux évadé, Sirius Black, les enseignants avaient préféré garder le jeune sorcier à leurs côtés, pour des raisons évidentes de sécurité.

Arrivés dans le parc, les professeurs étaient tombés face à Sirius Black au moment où ce dernier tentait d'atteindre Pettigrow. L'évadé c'était alors jeté sur le professeur Snape, directeur de la Maison Serpentard, qui avait été sévèrement blessé afin de protéger héroïquement l'étudiant. La directrice de la Maison Gryffondor avait, de son côté, contacté les Aurores en laissant le supposé mort, entravé, aux bons soins des autres enseignants.

Pettigrow avait alors, par deux fois, usé de l'impardonnable, le Sort de Mort, afin de s'en prendre au jeune garçon. Néanmoins sa force magique étant trop faible, les sorts s'étaient simplement dissous avant d'atteindre leur cible. Cela avait eut pour effet de déclencher la rage du professeur Lupin, ami très proche de l'ancien Lord Potter, père du jeune Harry. Suite au combat, le professeur Lupin, excellent duelliste de son état, avait vaincu l'animagus rat. La perte du bras du tueur avait malheureusement été un dommage collatéral de la capture de l'immonde assassin.

La baguette trouvée par les Aurores, auprès du rat, avait révélé par deux fois l'emploi du Sortilège de Mort suite au Priori Incantatum. De plus, la baguette avait été reconnue comme appartenant au jeune Ronald Weasley, sixième fils d'Arthur Weasley, employé du Ministère. L'article était signée Rita Skeeter.

Les quatre pages suivantes furent consacrées aux réactions du Ministère suite à cette nouvelle. Il n'en restait pas moins que l'article soulevait une ultime question. Comment le directeur de Poudlard, le grand Albus Dumbledore, avait-il pu laisser une telle chose arriver et surtout où était-il durant toute l'action ?

Albus se leva et quitta la Grande Salle avec rage, sous les regards choqués des étudiants. Le morveux allait le lui payer et cet idiot de Remus également !

Flashback#

Depuis la parution de l'article, Albus Dumbledore n'avait plus qu'une idée pour le moment : faire profil bas. Les articles suivants avaient semé le doute dans l'esprit de la population sorcière quant à l'intégrité du ministère. Déjà Fudge ne semblait plus avoir les faveurs des Lords régnants. Et comme pour s'acharner sur le pauvre et si triste directeur, il y eut le procès de Pettigrow où toute la population sorcière apprit que Sirius Black avait été détenu pas moins de douze longues années pour un crime qu'il n'avait pas commis. Pire, il n'avait jamais eu de procès et avait été jeté à Azkaban sans sommation. Il fut alors porté à la connaissance de tous qu'en tant que Président du Magenmagot, Albus Dumbledore, avait le pouvoir mais surtout le devoir de réclamer un procès.

Comme si cela n'était pas suffisant, l'affaire avec les gobelins et sa plainte contre le Lord, Lucius Malfoy, refirent surface et se retournèrent contre lui. La population sorcière découvrit un nouveau visage du vénérable directeur. Le lord avait été innocenté étant donné qu'il était parfaitement de son droit de mettre des protections sur un courrier contenant des excuses officielles. C'était d'ailleurs hautement approprié car comme tout le monde le savait « Un Malfoy ne s'excuse pas ! ».

En tout cas, ce fut l'excuse officielle du Lord et trop content de mettre à mal un animal déjà blessé, la population sorcière accepta ce fait, soutenant par la même, la grandeur et l'humilité de la famille Malfoy. Il fallait bien avouer que Salem, Harry et Narcissa avaient merveilleusement bien manœuvré.

Quant à Lucius, il était malgré tout toujours aussi agressif dès qu'il s'agissait d'Harry Potter au grand damne de son épouse et de son fils.

Un mois s'était écoulé depuis, et au terme du mois de mars, Albus Dumbledore avait été déchu de son titre de Président du Magenmagot, remplacé à l'unanimité par Lady Augusta Londubat. De plus, la confédération internationale de sorcellerie l'avait maintenant à l'œil.

HP ~ PUF

A Durmstrang, Karkaroff était occupé dans son bureau à savourer les nouvelles de l'Angleterre lorsqu'il fut soudain interrompu par l'arrivée de son Prince.

- Ah Mon Prince ! salua chaleureusement le directeur.

- Bonjour Igor ! Tu sembles de bonne humeur ! s'amusa Salem.

- Il semble, en effet, que l'Angleterre soit un chaudron prêt à exploser… Et je pense que Dumbledore va très vite se faire ébouillanter !

- C'est sûr ! Je t'en dois une !

- Nullement mon Prince ! Ce fut un plaisir ! calma le directeur.

Toutefois, Salem inclina respectueusement la tête. Le directeur parut profondément surpris mais sourit tout de même.

- Maintenant que Sirius Black est de retour, il va nous falloir faire revenir Oncle Lus sur le devant de la scène… réfléchit Salem en buvant un thé fumant. Après tout il est le Lord de la Noble et Très Ancienne Maison des Black !

- En effet… Avez-vous une idée ?

- Pas la moindre, j'en ai bien peur… Comment expliquer qu'il puisse être de retour aussi simplement et surtout pourquoi maintenant ?

- J'ai peut-être une idée pour ce problème mais avant tout il va me falloir lui trouver un remplaçant pour ses cours… avoua le directeur avec une lueur calculatrice dans le regard.

Salem sourit, ravi d'avoir enfin une piste.

- Si on retrouvait Regulus Black enfermé dans un donjon, amaigri, profondément affaibli et souffrant de malnutrition alors on pourrait le faire revenir sur le devant de la scène. Et ce légalement ! De plus, tout le monde sait que Regulus Black s'est opposé au Seigneur des Ténèbres, qu'il a été considéré comme un traître, un espion, et qu'il a été torturé à mort ou presque…

- Oui mais le problème reste toujours le même ! Pourquoi après tout ce temps ?

- Tout simplement parce que les protections d'un donjon peuvent s'affaiblir après dix-huit longues années… Un simple concours de circonstance ! Peut-être même qu'il aurait pu être soigné par un quelconque sorcier étranger ignorant tout de lui ! sourit froidement le directeur.

- Voilà qui serait parfait ! De plus, un petit rituel de magie noire, bien contrôlé, et parrain pourrait avoir une apparence cadavérique, simplement en apparence… Je pourrais même endormir légèrement sa magie pour donner l'impression qu'elle s'est extrêmement affaiblie ! calcula le jeune homme.

- Voilà qui nous aiderait bien je l'avoue mais pour…

Le directeur de Durmstrang s'arrêta net en voyant son étudiant s'agiter pour farfouiller frénétiquement dans sa poche. Salem sortit son miroir, oubliant totalement la présence de son directeur, et sourit comme un bienheureux !

- Ry, mon poussin ! scanda Salem, inconscient de l'expression choquée de l'adulte.

- Coucou Sal ! Dis, tu es occupé ? Je viens de penser à un truc mais j'ai besoin de toi et de Viktor !

- Occupé ? Pour toi ? Jamais mon ange ! Oh ! Bonjour Poppy ! Comment va la vie à Poudlard ?

Le directeur était totalement choqué par la transformation faciale de son prince. Le visage habituellement impassible de Salem se détendait légèrement en sa présence. Pourtant là son expression n'était que tendresse, douceur et amour.

- Bonjour mon grand ! Je me porte à merveille ! fit une voix féminine d'un certain âge. Comment te portes-tu, toi ? Est-ce que tu te remets bien ? Tu n'as plus besoin de prendre de potions ?

- Poppy ! geignit Salem. Je vais bien ! Même mieux que bien d'ailleurs !

La sorcière gloussa en s'éloignant faisant sourire le jeune étudiant. Pendant tout ce temps, le directeur n'avait cessé d'observer le visage si expressif du plus jeune. Il semblait heureux. Heureux, un mot qu'on n'associerait jamais avec le Seigneur des Ténèbres et pourtant ! Le fils de ce même Seigneur semblait heureux et rayonnant.

De son côté, Salem jeta un rapide coup d'œil à son directeur qui l'observait attentivement mais ne s'en offusqua pas. Il reporta très vite son attention sur son frère.

- Oh mon canari en sucre !

- Un canari c'est jaune ! Je n'ai pas de plumes !

- D'accord mon poussin ! C'est mieux ?

- Toujours aussi jaune et à plumes… releva distraitement ledit « Ry »

- Oui, oui ! Je sais mon chaton !

- Ah, ça c'est déjà mieux ! ricana le plus jeune.

Le directeur se dit qu'il avait dû subir un sort particulièrement vicieux parce qu'il avait l'impression de ne plus avoir toute sa tête.

- Igor ? Igor ! appela Salem.

- Mon Prince ? sursauta enfin l'homme.

- Est-ce qu'il serait possible d'utiliser ta cheminée ? J'aimerais kidnapper mon petit frère !

- Bien entendu !

Quelques secondes plus tard, la cheminée de Karkaroff s'animait et Salem réapparaissait avec un jeune adolescent d'une grande beauté à ses côtés. Igor dévisagea le nouvel arrivant avec incrédulité et émerveillement. Salem se racla la gorge attirant ainsi l'attention du plus âgé.

- Igor, je te présente mon plus jeune frère et ton prince, Harry James Rigel Riddle-Potter-Gaunt ! Harry voici Igor Karkaroff, directeur de l'école de Magie Durmstrang et grand maître de Magie Noire !

- Mon Prince ! C'est un immense honneur que de vous rencontrer enfin ! salua révérencieusement l'adulte.

- Le plaisir est pour moi, Maître Karkaroff ! sourit doucement Harry en inclinant la tête.

Le directeur fut agréablement surpris de l'utilisation de son titre. Peu de personnes l'appelaient encore de la sorte à cause de son passage à Azkaban. De plus, la Magie Noire n'était pas acceptée en Angleterre. Visiblement, le plus jeune ne portait aucun jugement sur lui et cela lui plut immédiatement.

Le directeur les conduisit dans ses appartements afin que les deux plus jeunes soient tranquilles. Il allait s'en aller quand la voix chaleureuse de l'adolescent l'interrompit.

- Maître Karkaroff…

- Igor ! le reprit Salem avec amusement.

- Sal, je doute que le directeur Karkaroff apprécie que je l'appelle avec tant de familiarité ! le réprimanda doucement Harry.

- Cela ne me pose aucun problème, Mon Prince ! Ce serait même un véritable honneur !

- Tu vois, Ry ! Et puis seuls les favoris de Père sont appelés par leur prénom ou un autre titre que leur nom.

Harry eut alors une adorable moue concentrée avant de parler de nouveau.

- Très bien ! Va pour Maître Igor ! claironna le petit. Mais appelez-moi Harry s'il vous plaît !

- Avec plaisir, Prince Harry !

Avisant la moue contrariée du plus jeune, il se reprit avec seulement « Harry » cette fois. Il obtint alors un sourire éclatant du plus jeune. Salem rayonnait de fierté face à son petit frère. Le petit serpent savait parfaitement attendrir et manipuler son public. Harry était aux yeux de Salem, le serpent parfait. Il était petit, doux, câlin, silencieux et pourtant si puissant et venimeux.

Soudain un tambourinement fit sursauter le directeur et il se lever avec hâte. Il quitta ses appartements et se rendit à son bureau. A l'entrée de son bureau se tenaient les trois comparses de Salem. Le directeur soupira en les faisant entrer. Si Harry avait fait un sourire éclatant à Igor, il illuminait à présent la pièce en voyant les nouveaux arrivants.

Sergei se jeta sur le petit brun et l'enlaça avec force avant de lui baiser les deux joues. Viktor, plus retenu, prit Harry dans ses bras avant de lui embrasser le front. Vladimir récupéra son petit frère, qu'il mit d'autorité sur ses genoux, avant de plonger sa tête dans son cou.

- Comment avez-vous su qu'ils étaient ici ? s'enquit le directeur étonné de voir une telle effusion de tendresse venant de quatre des étudiants les plus froids de son établissement.

- Système de détection vladimirien ! répondit Viktor.

- Un vampire ressent toujours la proximité de sa famille ! répondit distraitement Sergei avant d'embrasser son petit-ami.

- Je vois ! fut tout ce que le directeur répondit.

- Alors pour le « truc » dont je voulais vous parler ! intervint le cadet attirant ainsi l'attention de tout le monde. J'ai beaucoup parlé avec Draco et Narcissa et apparemment il n'y aurait qu'en ma présence que Lucius Malfoy se comporterait en parfait imbécile…

Salem fronça les sourcils et écouta attentivement.

- Comment ça ? s'enquit-il.

- Lucius Malfoy est connu pour être un sorcier impassible, à la froideur et surtout d'une vive intelligence. Qui plus est, cet homme est un Serpentard donc possède un très fort instinct de survie. Pourtant vous en conviendrez tous que son comportement était celui d'un abruti suicidaire sans cervelle… expliqua le plus jeune.

Voyant Salem acquiescer et sentant son autre frère hocher la tête, il poursuivit.

- Oncle Severus m'a d'ailleurs confié que le blond qui te donne des envies de meurtre est son meilleur ami et qu'il ne l'a jamais vu agir d'une façon « aussi Gryffondor ». Nous en sommes venus à une conclusion mais ce n'est qu'une théorie. On se demandait si de la même manière que tu pouvais t'amuser avec la marque des ténèbres, est-ce qu'il était possible que Voldemort puisse le faire ? Quelque chose comme donner un ordre direct ou autre chose de plus subtile comme un imperium…

Igor avait tressailli à l'entente du nom tabou mais n'avait rien laissé paraitre. Salem était en pleine réflexion. Il n'avait pas pensé à cette éventualité mais ce n'était pas impossible. En fait, il lui sembla que ce fut l'une des fonctions premières de la Marque.

- Ce n'est pas impossible… répondit l'aîné des frères. Toutefois si c'est le cas alors normalement Narcissa aurait également dû être dans le même état de haine face à toi…

- Pas forcément ! réagit le directeur s'attirant tous les regards. Lady Malfoy ne faisait pas partie des favoris du Lord Noir. Et bien qu'il ait été proche de la famille Malfoy, seul Lucius était son bras droit. Cependant la Marque des Ténèbres est effectivement un moyen de communication avec le Seigneur des Ténèbres.

- De plus, Narcissa est ta marraine ! rappela Vladimir. La Magie ne peut permettre que l'on puisse s'en prendre à son propre filleul.

- Ceci dit, ça tient la route si l'on considère le comportement passé de Snape avec toi ! calcula Viktor.

- Salem, tu penses pouvoir vérifier tout ça ? Ce serait tellement bête que tu tues un pauvre homme manipulé… intervint sarcastiquement le petit-ami de l'interpellé.

- J'avoue n'avoir jamais cherché à analyser la Marque de cette façon. Je ne sais pas combien de temps ça peut me prendre. Le meilleur moyen est encore de chercher directement à travers la Marque ! conclut l'aîné des frères RPG.

- Je devrais peut-être retourner à Poudlard… commença le petit brun avant de se faire interrompre par le regard vert forêt de son aîné et le grognement d'un vampire possessif.

- C'est le week-end ! Tu peux bien disparaître un jour ou deux ! marmonna Vladimir.

- Oui mais depuis l'affaire de Pettigrow, on ne me lâche plus d'une semelle... Et puis… Et puis je ne veux pas déranger ! Je suis sûr que c'est contre le règlement de Durmstrang ! Il me semble que personne n'est supposé connaître l'endroit sans y être étudiant !

- C'est exact, Mon Prince ! Toutefois, vous n'êtes pas n'importe qui ! Il ne me serait pas impossible de vous faire étudiant honoraire si c'est ce qui vous trouble ! calma Karkaroff avec une expression calculatrice.

- C'est décidé ! Tu restes au moins pour la journée ! exulta Salem. Igor, je vais avoir besoin de te tripoter le bras ! roucoula-t-il.

- Sal, à croire que je ne m'occupe pas assez de toi ! bouda le russe.

- Mais non ! Tu es absolument fabuleux !

- Merlin, évitez-moi les détails ! souffla Harry faussement choqué.

- Mais bien sûr ! ricana Salem. On en reparle bientôt !

Igor tenta d'ignorer l'étrange comportement des jeunes gens et se dit qu'avoir un peu de vie n'était pas si mal finalement. Il releva sa manche et tendit son bras, dévoilant une marque blafarde et monstrueuse. Salem toucha délicatement le bras, se concentrant sur la Marque et plongea dans sa magie. Harry, qui observait la marque honnie, ne put retenir son commentaire.

- Elle est vraiment moche ! Ya pas à dire !

- Effectivement… souffla le directeur.

- Elle représente la honte à vos yeux, n'est-ce pas ? demanda doucement Harry en plongeant son regard si expressif dans celui plus dur de l'adulte.

- Elle ne nous a apporté que malheurs et a jeté l'opprobre sur nos noms et familles… acquiesça le directeur. Elle est la preuve de notre servitude éternelle. Nous avons juré sur nos magies de le suivre de l'assister et avons offert nos baguettes à son service.

- Une véritable secte en soit ! conclut Harry.

Harry regarda le directeur Karkaroff dans les yeux. Il acquiesça comme s'il semblait comprendre toute la douleur dans le regard de l'homme en face de lui. D'ailleurs, Igor fut choqué de voir le regard se voiler de tant de compréhension, de douleur, de tristesse mais également de détermination. Harry se mordilla la lèvre en se mettant debout. Il fit les cent pas. Il avait bien une idée mais il ne savait pas ce que ça pourrait donner. Salem était occupé et il était le seul à pouvoir lui apporter au moins une partie de la réponse, du moins il l'espérait. Il se décida finalement à faire quelque chose.

- Vlad, on pourrait peut-être faire quelque chose, non ? Je ne sais pas peut-être la changer ou même la rendre invisible… Ce que je veux dire c'est… je suis sûr que certains ont bien dû essayer de la faire disparaître ou autre…

- En effet mais aucun sort ne fonctionne dessus. Si on tente de la dissimuler la marque s'illumine. C'est un peu comme si elle interdisait d'être cacher… cracha Igor Karkaroff.

Harry s'était figé devant la rage évidente du sorcier adulte. Viktor jeta un regard assassin au directeur lui intimant de se calmer immédiatement, de même que Vladimir. Le directeur s'excusa sur le champ et le petit brun aux yeux émeraude regarda suspicieusement les autres garçons qui fuyaient son regard.

- Seul le Seigneur des Ténèbres pourrait faire quelque chose, reprit Igor désolé.

- Ou ses héritiers… supposa le moldave.

- Viktor, tu penses que tu pourrais trouver des ouvrages sur les tatouages magiques ? réfléchit Harry.

- Evidemment ! assura le bulgare.

- Je chercherai de mon côté à Poudlard !

Viktor hocha la tête et partit vers la porte. Harry le remercia chaleureusement et le bulgare se retourna juste avant de sortir pour lui faire un clin d'œil. Vladimir arqua un sourcil et se leva, précisant qu'à deux les recherches iraient plus vite. Sergei captura son ami à ses côtés.

- Ne t'inquiète pas, ils vont bien trouver quelque chose et puis tu sais comment est Viktor ! C'est un véritable rat de bibliothèque ! s'amusa le russe.

- J'espère bien… souffla Harry. Je dois t'avouer que je déteste l'idée de savoir que des gens sont marqués comme du bétail. Je trouve ça inhumain…

- Le Seigneur des Ténèbres a cessé d'être humain cela fait bien longtemps ! Avant il n'était que charisme et avait véritablement à cœur les intérêts de la communauté magique. Mais c'était avant… se résigna Igor.

- Bientôt la lumière reviendra ! affirma Harry.

A cette phrase sibylline, l'adulte fronça des sourcils. Sergei couvait du regard son amour tout en caressant distraitement les cheveux d'Harry.

- Tu n'es pas venu avec les autres ? demanda finalement Sergei.

Karkaroff fronça de nouveau les sourcils. Qui étaient ces « autres » ? Décidément ces frères étaient des surprises vivantes. Il soupira doucement.

- Pas aujourd'hui ! répondit mystérieusement le petit brun. D'ailleurs, j'ai failli oublier.

Harry lui tendit une pochette en tissu. Il lui expliqua que Poppy avait ensorcelé le sac pour pouvoir contenir l'équivalent d'un chaudron. Sergei se jeta sur Harry en l'étreignant.

HP ~ PUF

Le lendemain, Sirius se tenait debout dans les appartements de Remus. Son visage n'exprimait que contrariété et colère. Remus lui faisait face avec un air compatissant mais déterminé. L'ambiance était particulièrement lourde. L'innocenté serra le poing tentant d'endiguer le flot de colère qui ne demandait qu'à se libérer. Un bruit de porte les sortit de leur joute oculaire.

- Remus, saurais-tu où est passé ce sale gamin ? demanda Severus en entrant, parfaitement à l'aise.

Le potionniste s'immobilisa en voyant Black. L'animagus, lui, observait Severus entre incrédulité et dégoût.

- Alors c'est ça ?! cria-t-il. Tu te tapes le bâtard graisseux ! Je ne savais pas que tu préférais les gens aux cheveux gras et encore moins les mecs ! J'aurais dû comprendre quand tu as réagi aussi violemment le soir de la capture de Peter ! débita Black de façon moqueuse.

Severus se retenait de jeter une malédiction à cet imbécile sans nom. Sirius avait toujours été celui qui l'insultait avec James Potter. Il avait réussi à établir une forte amitié et un puissant sentiment de fraternité avec le loup-garou. Il n'allait pas laisser le sorcier infect le rabaisser plus que ça. Il avait décidé de se battre pour garder ceux auxquels il tenait. Il n'était plus le pauvre étudiant esseulé.

- Eh bien alors Servilus, ça fait quoi de se faire baiser par un loup ? J'espère que vous n'avez pas ce genre de comportements immondes et malsains devant mon filleul !

- Tu as toujours été stupide, Black ! Mais là tu deviens grossier ! Et au cas où le vide intersidéral qui te sert de cerveau ne l'aurait pas compris, Harry n'est plus ton filleul !

Les derniers mots avaient été découpés avec un mélange narquois de joie et de supériorité. Sirius le regarda avec haine.

- Qu'est-ce que tu peux bien en savoir ! Ça te fait rire, hein ! Tu es tellement aigri d'avoir raté ta vie et d'être seul que tu ne peux t'empêcher de jubiler du malheur des autres, hein ?

- Ça suffit, Sirius ! Tu vas trop loin ! gronda Remus.

- Quoi parce que tu prends la défense de ce serpent ? J'avais raison, hein ! Severus est un si bon coup que ça ? Si c'est juste une question de baise, je peux t'emmener voir des filles vraiment sympathiques. Ça te déridera et te fera revenir sur le droit chemin !

- Ça suffit maintenant Sirius ! Grandis un peu ! Tu n'es plus un étudiant idiot ! Cesse donc te toujours l'insulter comme ça ! Et il n'y a rien de ce genre entre Severus et moi !

- Tu appelles le bâtard graisseux, par son prénom ? Merlin, je n'y crois pas ! C'est pire que ce que je pensais !

- Ta stupidité n'a-t-elle aucune limite, Black ?

- Ben c'est quoi le truc ? Non content d'avoir été rejeté par Lily, il a jeté son dévolu sur le pauvre petit loup esseulé ! Et toi, tu étais tellement désespéré de ne pas pouvoir avoir de compagne que tu t'es jeté sur lui ? fit moqueusement l'ancien évadé.

Alors que Remus allait répondre, la porte s'ouvrit sur une frimousse bien connue avec ses lutins.

- Parrain, tu es là ? demanda Harry.

Sirius s'étrangla presque de joie. « Parrain ! » Merlin, mini James l'avait appelé « Parrain » !

- Je suis là ! couina Sirius joyeusement.

Quand Harry le vit, il fit un pas en arrière.

- Monsieur Black… Je suis navré mais je cherchais Remus, fit-il poliment.

La phrase fit l'effet d'une claque à Sirius qui écarquilla les yeux de stupeur. Ce dernier se reprit rapidement et fronça les sourcils dans une expression de pure rage.

- Tu n'as pas dit à mon petit faon que j'étais son parrain ? s'outra l'animagus à l'intention de Remus. Harry, c'est moi ton parrain ! cria-a-t-il en tentant de se rapprocher d'Harry. Remus n'est tout au plus qu'un second choix. Il est plus mon adjoint qu'autre chose ! fit fièrement l'innocenté, un brin moqueur.

Ça ne faisait pas une minute qu'il était en présence de Sirius Black, qu'il l'énervait déjà. Harry souffla légèrement, autant de dépit que dans les but de se calmer.

- Je suis navré de vous contredire Monsieur…

- Sirius ! Appelle-moi Sirius, mon petit faon ! l'interrompit-il. Ou tu peux aussi m'appeler Parrain, Tonton Siri, Siri le fantastique ou encore Siriu…

- Je préfère m'en tenir à « Monsieur » ! trancha Harry d'une voix neutre. Comme je le disais, je suis navré de vous contredire mais Remus n'est en rien… un adjoint ou que sais-je ! Il est mon seul parrain comme je l'ai souhaité et comme la Magie l'a décidé !

Sirius était choqué de la froideur que dégageait le jeune garçon devant lui. Il ne l'avait pas revu depuis le soir et donc n'avait pas pu le détailler correctement. Cependant maintenant qu'il le voyait, il se rendait compte que le garçon était absolument magnifique. Il ne voyait pas vraiment James en lui, mais plutôt Lily. Il n'avait pas de lunettes ce qui était bizarre pour un Potter. Tous les Potter avaient une mauvaise vue et ses cheveux ne semblaient plus aussi en bataille que quand il était petit. Ils étaient longs et ondulaient légèrement, un peu comme ceux de Lily mais semblaient avoir plus de volume. Quoique, Lily n'avait pas les cheveux qui ondulaient, se dit-il. Ils repiquaient légèrement au niveau des pointes. Cependant le regard était bien le sien. Ces yeux émeraude qui semblaient voir au plus profond de votre âme comme s'ils pouvaient voir au travers de tous les masques. Et puis soudain, les mots s'imprégnèrent dans son esprit.

- Comme tu l'as souhaité et comme la Magie… l'a décidé ?

- En effet, Monsieur !

- Comment est-ce possible ?

Harry ignora la question de l'homme et allait poursuivre mais s'arrêta en voyant l'expression blessé de Remus. Il jeta un coup d'œil à Severus qui préféra détourner le regard.

- Parrain, Oncle Sev, est-ce que tout va bien ? demanda le petit brun en s'approchant de Remus.

Le loup-garou lui fit un pauvre sourire et acquiesça. Harry sentit une bouffée de rage pure monter en lui. Visiblement cet homme avait blessé deux membres de sa famille. Il ouvrit la bouche et sa voix, devenue venimeuse, claqua dans l'air.

- Lunard que s'est-il passé ici ?

Severus sursauta en voyant le regard courroucé de son neveu. Si son intuition était juste, Black allait magnifiquement finir dans un mur. Les yeux dorés du loup apparurent devant tout le monde, les pupilles légèrement rétrécies.

Harry plongea son regard dans les yeux du lycanthrope et apprit tout ce qui s'était dit.

- De quel droit vous permettez-vous de débarquer ainsi et d'insulter ma famille ! explosa Harry faisant sursauter Sirius.

- Ta famille ? Quelle famille ? demanda Sirius perdu. Tes parents sont morts !

- Je parle de mon oncle et de mon parrain ! Vous n'avez aucun droit de débarquer ici après douze ans d'absence et d'exiger quoique ce soit ! Un parrain qui préfère partir après un traître sans s'inquiéter de l'état de son filleul n'a aucunement le droit de prétendre être un parrain !

- Mon petit faon… voulu calmer Sirius.

- Je ne vous permets pas tant de familiarités avec moi, Monsieur ! renifla dédaigneusement Harry, si semblable à sa marraine, faisant sursauter Black. Severus était le frère de magie et d'âme de ma mère et vous salissez sa mémoire en proférant de telles inepties ! De plus, mon parrain et mon oncle ne sont pas ensembles et si jamais ça avait été le cas, cela ne vous regarderait en aucun cas. Il n'y aurait rien eut de MALSAIN ou d'IMMONDE là-dedans ! claqua Harry.

- Harry ! l'appela Severus en sentant la magie de son neveu crépiter dangereusement.

- N'insulter jamais plus ma famille, Black !

- Quelle famille ? s'agaça Sirius. Ton supposé frère ? James n'a jamais eu d'autres enfants alors à moins que Lily ait…

Ce furent les mots de trop pour Harry. Sa magie sortit telle une furie et envoya valdinguer Sirius Black contre le mur le plus proche.

- Harry ! appela Remus en prenant son louveteau contre lui.

Cependant la fureur d'Harry était telle qu'un vent magique soufflait avec puissance dans la pièce que l'animagus se retrouva épinglé au plafond. La magie pulsait et grondait dans les appartements de Remus. Severus sortit de sa torpeur et enserra son neveu de ses bras. La magie d'Harry retomba aussitôt, et avec elle, Sirius Black.

Ce dernier regardait Harry avec effarement. Il ne le quittait pas des yeux et son regard un peu fou s'alluma davantage sous les yeux choqués des deux autres adultes.

- Il est si puissant ! Si puissant ! chuchota Sirius. Tu m'étonnes qu'il ait dégommé le Mage Noir ! C'est du James tout craché ! claironna-t-il avec cette lueur de plus en plus folle dans ses yeux.

Remus se plaça devant Harry et Severus afin de les protéger d'un quelconque geste inconsidéré de l'ancien Gryffondor. Sirius se releva tout en tanguant et voulu se rapprocher d'Harry. Un grondement sourd de Lunard le fit stopper sa progression.

- Petrificus Totalis ! gronda la voix de Poppy. Les fantômes m'ont informé de la présence de Sirius Black. Et vu l'explosion de magie venant d'Harry, ce sorcier a dépassé les bornes. Pour ce que j'ai eu le temps de voir, Azkaban a fait bien des dégâts avec cet homme.

Elle marmonna plusieurs sorts tout en agitant sa baguette au dessus de l'ancien évadé. A la fin, elle grondait en voyant les séquelles sur la magie et l'esprit du sorcier immobilisé.

- Relâcher un sorcier dans un tel état, dans la nature ! Quelle inconscience ! Le Ministère va m'entendre ! Prends cette potion mon chéri, d'ici quelques minutes tu te sentiras bien mieux ! Et vous aussi les garçons ! Cul sec, et que ça saute !

Poppy s'en alla en faisant léviter le corps de Sirius Black derrière elle tout en marmonnant dans la barbe qu'elle n'avait pas. Le soir, toute l'école savait déjà que l'ancien fugitif n'avait plus toute sa tête.

HP ~ PUF

Le mois d'avril arriva très vite. Les examens approchant à grands pas, les étudiants étaient de nouveaux concentrés sur leurs études. Neville ne lâchait plus son meilleur ami et deux étudiants de Poufsouffle s'étaient ajoutés au groupe, plus si petit que cela. Il s'agissait de Susan Bones et de Justin Finch-Fletchley. Luna était toujours la même, aussi vivante et particulière que d'habitude. Fred et George, eux, s'étaient énormément calmés, surtout à cause de la bêtise de Ron qui n'avait cessé de dire que c'était le rat qui lui avait certainement jeté un sort afin qu'il ne puisse plus utiliser sa magie. Il avait pourtant réussi à trouver un moyen de rester étudier au sein de l'école. Dumbledore était sans le moindre doute l'instigateur de ce miracle.

Les vacances de Printemps et de Pâques arrivèrent enfin, permettant à l'école toute entière de souffler. Depuis un peu plus d'un mois, Salem passait tout son temps libre à analyser la moindre trace d'ordre émanant de Voldemort par le biais de la Marque. Il en avait trouvé plusieurs mais le travail était si minutieux et prenant que Maître Zantus s'était joint à la tâche titanesque. Pétunia devait emmener Dudley à un tournoi inter-scolaire de boxe. Elle ne pourrait malheureusement pas récupérer son neveu. Elle s'était donc organisée avec Vladimir afin qu'il puisse récupérer son jeune frère.

Harry sortit du train et respira une grande goulée d'air. Le voyage lui avait semblé interminable. Cette fois, il avait voyagé très léger. Sa malle était restée à Poudlard dans les appartements de son oncle. Il ne portait qu'un sac dans lequel dormait Shanasssya et les lutins. Hedwige était restée à Poudlard avec Hagrid. Elle rejoindrait son maître une fois qu'il serait installé pour les vacances.

Harry se trouvait donc en compagnie de son cousin Draco et de sa marraine Narcissa, attendant l'arrivée de son vampire de grand frère. Finalement, au bout de quelques minutes d'attente. Le prince de Moldavie fit son entrée dans la gare. Tous les regards se tournèrent sur son passage. Tous les étudiants de Poudlard se figèrent en voyant le vampire. Il se dégageait de lui une grâce et une aura de force incroyable. Il s'arrêta à la hauteur des trois sorciers et baisa les deux joues d'une Narcissa amusée, il donna une franche accolade à Draco. Cependant il s'arrêta devant Harry et le prit dans ses bras en embrassant délicatement son front.

Tous les regards étaient scotchés sur la scène. Vladimir était vêtu d'une longue robe sorcière argentée aux reflets nacrés. Il portait par-dessus un magnifique manteau ouvert fait de laine avec leurs armoiries. Bien que le temps de ce début d'avril fût assez doux, il restait particulièrement froid surtout vers le grand nord. Vladimir habilla son petit frère de son manteau et salua les deux Malfoy avant de transplaner avec le petit brun.

HP ~ PUF

Les garçons arrivèrent directement à l'entrée de Durmstrang. Les étudiants n'étaient pas en vacances et Harry fut assez stupéfait d'observer les grandes plaines enneigées qui entouraient une partie de l'école. Ils remontèrent rapidement jusqu'à l'école. Elle ressemblait à une immense bâtisse scandinave surplombant ainsi la mer déchaînée. Harry regarda les différents paysages qui entouraient le bâtiment, lacs, forêt, montagnes et de grandes plaines un peu plus bas. Le plus jeune se fit la remarque que Durmstrang n'était pas aussi grande que Poudlard mais que c'était plus intimidant, moins chaleureux.

Vladimir lui conta un peu l'histoire de l'école en marchant. Au moment où Harry pénétra dans le bâtiment, son manteau prit la couleur de l'uniforme de Durmstrang, rouge sang et la fourrure le bordant devint argentée.

- Normalement la fourrure est brune mais tu es un invité du directeur d'où la couleur argentée ! expliqua Vladimir. Sinon comme je te l'ai déjà dit, ici ce sont des Sang-Pur donc ils vont certainement attendre un cadeau coûteux, tu es sûr que ça ira ?

- Vlad arrête de t'inquiéter ! Ça va bien se passer !

- Sinon je peux aussi tous les massacrer… remarqua distraitement le vampire.

Les garçons échangèrent un regard avant d'exploser de rire. Vladimir guida son frère jusqu'au réfectoire qui servait également de salle de conférence. Quand ils arrivèrent, tous les regards se braquèrent sur eux. Tout le monde connaissait le statut du prince de Moldavie. De ce fait, tous s'interrogeaient sur la personne qui se tenait à ses côtés. Un idiot sans nom interrogea bruyamment son voisin, sans la moindre distinction ni discrétion..

- C'est qui la crevette à côté du Prince Moldova ?

Avant même que son voisin ne puisse continuer sa phrase, un sifflement sonore retentit dans le réfectoire. Harry calma Shanasssya d'un sifflement envoûtant. Le directeur se leva tout en jetant un regard noir à Poliakoff.

- Harry ! salua-t-il chaleureusement avant de l'étreindre.

- Maître Igor ! sourit Harry. Je vous remercie de m'accueillir dans votre honorable école !

- C'est un plaisir ! répondit l'adulte.

- Mesdames, Messieurs, je vous présente le Seigneur Harry Riddle-Potter-Gaunt, l'un des chefs des Maisons Riddle, Potter et Gaunt ! Il est mon invité personnel ! J'attends de vous que vous fassiez honneur à cette école !

Tous les étudiants se levèrent et s'inclinèrent légèrement. Tous saufs Salem qui jubilaient intérieurement de voir tous ces idiots se prosterner devant son frère adoré.

- Merci bien, Maître Igor ! Il a été porté à ma connaissance que vos étudiants étaient prompts à se blesser au cours de leurs entraînements aussi divers que variés.

Le directeur Karkaroff acquiesça une mine mi-amusée, mi-contrariée par la bêtise de ses étudiants.

- Il m'a donc semblé plus judicieux de vous apporter de quoi aider vos médicomages ! De ce fait, j'ai pris la liberté de vous apporter quelques ingrédients considérés comme des plus rares et difficiles à trouver…

Le directeur arqua un sourcil devant Harry qui souriait de façon avenante. Vladimir apporta le sac d'Harry et d'un accio et d'un sort de lévitation, le petit brun fit sortir une immense peau de serpent.

- De la mue de basilic, fraîchement récupérée et placée sous stase ! précisa Harry.

La réaction du directeur et des professeurs fut la même. Ils avaient les yeux écarquillés devant la fortune que représentait une mue complète de basilic. Cependant ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est qu'Harry ne s'arrêterait pas là. Il ouvrit son sac et ses lutins de cournailles sortirent en poussant de légers ricanements. Vladimir fit apparaître un chaudron en argent et le posa sur la table la plus proche. Les lutins jetèrent un coup d'œil à Harry et ce dernier acquiesça.

- Ceci dit, il ne s'agit pas de mon unique présent… Je vous offre un plein chaudron de poudre d'écailles de mes précieux lutins de cournailles.

Aussitôt les lutins se mirent à ricaner en libérant leur poudre au dessus du chaudron. Moins d'une minute plus tard, le chaudron fut rempli sous les yeux ahuris de l'école. Harry se dit que la plante qui lui avait donné Neville était une pure merveille.

- Je suis honoré de tant de si précieux présents ! s'exclama le directeur.

Harry sourit et une slave d'applaudissements retentit dans tout le réfectoire. Vladimir guida ensuite Harry jusqu'à la table où était installé Salem. Tout le monde observait leur petit frère mais Harry n'avait d'yeux que pour ses amis et ses frères. Histoire de lâcher une bombe dans l'esprit de ses collègues, Salem embrassa son frère avec tendresse.

- Comment va mon petit frère adoré ?

- Comme un charme et toi grand frère ? Sergei ne t'a pas trop épuisé ? ricana le plus jeune.

- Harry ! Je suis choqué ! s'offusqua le susnommé. Ton frère est inépuisable, c'est bien connu ! se moqua l'assassin russe.

- Merlin, vous ne changerez jamais !

- De vrais lapins ces deux là ! souffla Viktor faussement dépité.

Etudiants et professeurs observaient avec effarement la petite table ovale où se trouvait l'invité personnel de Karkaroff. En plus d'être un seigneur du monde sorcier, il s'agissait du frère de Salem Riddle-Gaunt. Cependant une question tournait dans leurs esprits. Pourquoi portait-il Riddle-Potter-Gaunt ? Une fois de plus la réponse vint de façon parfaitement déplacée de la part du jeune Poliakoff.

- Hey mais c'est Harry Potter ! s'exclama-t-il avant de se rendre compte que sa réflexion avait été faite à voix haute.

Harry se tourna dans sa direction. Les yeux émeraude jetèrent un regard si noir et d'une froideur digne de Severus, Salem et Narcissa que l'étudiant se ratatina sur place. Après quoi le petit brun renifla dédaigneusement comme lui avait appris son aîné. Harry venait de briller sans avoir eu à parler pour la plus grande fierté de ses frères.

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Les deux semaines que passa Harry à Durmstrang furent très riches. Harry fit officiellement la connaissance de Regulus Black. Il apprécia immédiatement l'homme plein d'humour et de calme. Il découvrit que Salem avait le caractère de son parrain. Calme, réservé à certains moments, passionné, plein de vie et d'humour. Du côté de Regulus, l'effet avait été immédiat. Il adorait le petit bout. Le jeune sorcier était extrêmement poli, doux et était doué d'une vive intelligence. De plus, il avait un sale caractère quand on touchait à sa famille, jurait de façon distinguée et innovante. Un merveilleux Black en soi !

Avec son invité, Igor Karkaroff s'était révélé posséder un humour cynique proche de celui de Severus. Autant dire qu'Harry affectionnait particulièrement l'ancien Mangemort. Le petit brun avait pu continuer ses recherches concernant les tatouages magiques aidé du directeur, de Viktor et du Maître gobelin, l'oncle Durkil. Cette appellation rendrait folle la population sorcière. Du coup, Harry l'utilisait à tout va pour le plus grand bonheur de la famille.

La solution à tous leurs problèmes avait été trouvée par Durkil. Il fallait que Salem détruise l'ancienne toile de magie de Voldemort en recréant une neuve. Les sorciers ayant juré allégeance à Voldemort, la Marque était donc indestructible sauf si Salem créait un nouveau tatouage étant donné que les serviteurs du Seigneur des Ténèbres lui avait également juré fidélité.

La veille de la rentrée pour Harry, Narcissa avait enfin terminé le dessin du nouveau tatouage, un serpent couronné enserrant un lys. La couronne représentait Vladimir mais également la mère de Salem, Altesa ; le lys, Lily, et le serpent, leur père mais également le lien qui les unissait tous les trois.

Le lendemain, Salem débuta le rituel du nouveau tatouage qui avait alors dévoré l'ancien pour se déplacer à sa guise. Lorsque le rituel fut terminé, un nouveau tatouage ornait les anciens partisans de Voldemort. La Marque des Ténèbres était maintenant de l'histoire ancienne pour beaucoup. Salem décida de s'amuser avec son nouveau tatouage qu'il portait fièrement.

- Salutations mes chers fidèles ! Comme vous l'avez tous remarqué votre Marque a disparu ! Votre second, ou peut-être troisième, prince Harry, anciennement connu comme sous le nom de Potter, a trouvé qu'elle était immonde et vraiment disgracieuse. De plus, cette Marque qui vous marquait tel du bétail ne vous permettait pas de le dissimuler. De ce fait, nous avons décidé de rectifier la bêtise de mon cher père ! Ce tatouage que vous portez dorénavant est le symbole de la Seigneurie Riddle-Potter-Gaunt ! Elle représente la grandeur de la Magie et je compte sur vous pour en être fier ! Remercier Harry ou je vous le ferais payer mortellement !

- Salem la dernière partie n'était absolument pas nécessaire ! grommela Harry.

- Non au contraire ! Il est temps que ta place soit connue de nos partisans au grand jour mon petit serpent ! D'ailleurs, je vais t'apprendre à utiliser cette petite merveille ! susurra le premier prince.

En effet, Harry avait tenu à porter le tatouage de sa famille, tout comme Vladimir qui se l'était vu imposé par ses frères. Les trois frères portaient leur tatouage, le plus souvent sur leur poignet gauche. Cependant le tatouage se baladait et disparaissait à volonté. Pour l'utiliser, il fallait que les fidèles le souhaitent tout simplement. De nombreux remerciements fusèrent de la part des partisans du Lord Noir.

Malheureusement, ce que personne ne savait c'est qu'au moment où tous pensaient que les choses s'arrangeaient un nouveau problème se présenterait.

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Le lendemain soir du retour à Poudlard, les hiboux fusaient de toutes parts avec la Gazette. Le fameux problème faisait la Une de l'édition spéciale : Evasion massive à Azkaban !

L'article expliquait que de nombreux partisans de Celui-dont-on-ne-devait-prononcer-le-nom s'étaient évadés avec en tête Peter Pettigrow. Tous avaient disparu dans la nature. En apprenant la nouvelle, Salem remercia Sergei de lui avoir rappelé de ne changer les tatouages que de ceux qui lui avaient prêté serment. Harry grommela que la paix ne faisait visiblement pas partie de ce monde.

Les Aurores et le Ministère étaient sur le qui-vive. Les actes les plus atroces esquissaient le portrait des évadés. Une tension certaine s'empara de la communauté magique mais ne semblait pourtant pas atteindre les murs de Poudlard jusqu'à la fin de l'année.

Albus Dumbledore vit là une occasion de remettre la main sur Harry. La veille du départ, il convoqua Harry et Remus.

- Entrez mes garçons ! Un bonbon au citron ? Une tasse thé ?

Les deux sorciers refusèrent poliment et le vieux sorcier les regarda, avec de nouveau, son infect pétillement dans ses yeux bleus.

- J'ai de bien sombres nouvelles à vous annoncer…

Il laissa quelques secondes avant de poursuivre.

- Le Ministère a découvert que nous engagions un loup-garou à l'école et a exigé que nous vous remerciions de vos services incessamment sous peu… J'ai bien peur que vous ne puissiez faire parti de l'équipe enseignante l'année prochaine… Je suis profondément navré, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour vous garder le plus longtemps possible…

- Je comprends Albus, je vous remercie sincèrement de m'avoir permis de travailler ici cette année ! répondit tristement Remus.

- Voyons mon garçon ! C'est tout à fait normal ! Harry, commença le vieil homme en se tournant vers l'interpellé, comme tu le sais les Mangemorts sont en liberté. Dehors n'est plus sûr... De plus, avec ton parrain définitivement interné à Sainte-Mangouste… il va falloir que tu retournes chez ta tante. Je sais que tu ne t'y sens pas bien mais il est impératif que tu y restes jusqu'à la rentrée. C'est pour ta propre sécurité ! Tu comprends ?

- Parfaitement Professeur !

- Bien ! La famille Weasley se chargera de te raccompagner chez toi après l'arrivée du Poudlard Express.

- Très bien, professeur. Merci !

- Mais je t'en prie mon garçon !

Remus et Harry quittèrent le bureau directorial et prirent la direction de leur repère, l'infirmerie. Arrivés dans l'antre de la dragonne, Remus se laissa choir tristement dans le premier fauteuil. Harry vint immédiatement enlacer son parrain. Dumbledore allait le lui payer et très chèrement. Severus arriva d'une humeur massacrante. Il revenait du bureau de Dumby l'idiot. Il venait d'apprendre la nouvelle et sentit une rage sans nom enflée dans ses veines pour son ami. Poppy se sentit défaillir en entendant la nouvelle et pour une fois, elle fut la seule à avoir besoin d'un philtre de paix.

HP ~ PUF

Le lendemain, le groupe d'Harry, au grand complet, descendit du train de bonne humeur. Justin et Susan, les deux Poufsouffle, quittèrent immédiatement le groupe en les saluant chaleureusement. Les autres, eux, cherchaient un moyen de repousser l'échéance autant que possible. A peine eurent-ils avancés que la bonne humeur des jumeaux s'effondra en voyant leur mère. Elle semblait radieuse et ça n'annonçait absolument rien de bon. Ginny tenta de se rapprocher d'Harry en le voyant mais elle fut bousculée par Luna, le regard noir.

- N'essaie même pas de le toucher vil nargol ! cracha-t-elle d'un ton venimeux.

Neville attrapa Harry par le bras et l'enserra longuement, lui rappelant que sa maison lui était ouverte à tout moment. Luna fit de même et jeta un regard d'excuse aux jumeaux qui semblaient de plus en plus déprimés. Draco regarda les Weasley comme s'il avait une crotte sous le nez. La mère Weasley ne put supporter ses manières et se gonfla en le voyant faire et son teint devint alors aussi rouge que ses cheveux. Narcissa choisit ce moment pour arriver, accompagnée de Lady Londubat.

La première embrassa son fils et son filleul discutant longuement avec tout le petit groupe. Augusta fit de même avec Neville et Harry mais également les trois autres. Alors qu'elle interrogeait les jumeaux sur leurs nouvelles trouvailles, Narcissa s'écarta en lançant un Tempus avant de sourire effrontément aux Weasley. Le son typique du transplanage se fit entendre derrière le petit groupe.

- Pile à l'heure ! rit doucement la Pâle Lady.

Harry se retourna pour voir le nouvel arrivant et tomba dans le regard de son assassin préféré. Harry lui sauta directement dans les bras. Vladimir était à côté de Sergei avec une mine renfrognée. Ils saluèrent tout le monde et Sergei fit la connaissance des Londubat, des Malfoy, des jumeaux et de la petite Luna. Harry remarqua que son vampire tournait étrangement autour des jumeaux qui expliquaient joyeusement à ce dernier le concept de leurs dernières créations. Sergei taquinait gentiment Neville au sujet du poison d'une plante qu'affectionnait énormément le plus jeune lorsqu'il se figea. En fait, en relevant la tête il avait croisé le regard écarquillé et apeuré d'un jeune rouquin qui tentait de se cacher derrière son père. Tout le monde suivit son regard, même les Weasley.

- Tiens, tiens ! Mais qui voilà ! Le sale petit bâtard qui a tenté de tuer Harry près de la cabane hurlante !

o0o.o0o.o0o

Voilà !

C'est fini pour aujourd'hui !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !