Salut tout le monde !
Ma connexion est de retour donc je vous poste le chapitre 18 immédiatement.
Je vous souhaite une excellente lecture !
Merci pour vos reviews, vos messages et votre soutien !
Un merci tout particulier à Bernaba, sexylelene, Noah, Aya31 et Lyraparledor.
Disclaimer : Comme d'hab quoi ! L'histoire est à moi ! C'est déjà ça !
Bêta-lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 18 : Bienvenue à la Maison
Tout le monde s'était figé, d'horreur pour certains, de dégoût pour d'autres et même de haine. Vladimir s'avança immédiatement, étudiant minutieusement cette famille qui lui parut infecte sur le coup. Molly Weasley fut la première à se remettre du choc.
- Comment osez-vous ?! s'insurgea-t-elle.
- Silence vermine ! Je n'ai que faire de vous ! Qui est le chef de cette famille ? J'exige de le voir immédiatement !
- Vlad… l'appela Harry afin de le calmer.
- Oh que non mon ange ! Pas cette fois !
- C'est moi ! Je suis Arthur Weasley, chef de la famille Weasley ! Et vous êtes ? demanda Arthur particulièrement gêné.
- Vladimir Moldova, prince héritier de la Principauté de Moldavie et parent des Seigneurs Riddle-Potter-Gaunt !
Sachant qu'Harry n'était pas prêt à détruire la famille de roux en public, Narcissa et Augusta jetèrent un sort d'intimité autour d'eux. Vladimir le sentit mais ne s'en offusqua pas, bien au contraire. Plusieurs exclamations retentirent mais la pire fut celle de la rouquine.
- Un prince ! minauda-t-elle.
- Votre engeance a eu le malheur de porter atteinte à mon frère alors que vous avez une dette de vie envers lui ! cracha Vladimir en les regardant avec dégoût.
- C'est totalement faux ! s'écria Ronald. Je n'ai rien fait !
- Ron, ce que dit cet homme est extrêmement grave ! As-tu attenté, oui ou non, à la vie d'Harry ?
- Non, je n'ai rien fait ! Il ment forcément ! La preuve il est avec des Serpentard !
- Et maintenant vous m'insulter ! ragea le vampire.
- Si mon fils vous dit qu'il n'a rien fait c'est qu'il n'a rien fait ! tonna la matriarche et se dressant de toute sa stature.
- De toute façon, je l'ai reconnu ! susurra le vampire d'un ton acide.
- Impossible vous n'étiez même pas là ! pérora le rouquin.
Se rendant compte de ce qu'il venait d'avouer à mi-mots le rouquin se ratatina sous les regards choqués de son père et de ses frères
- Voyez-vous cela ! Je croyais qu'il n'avait rien fait…
- Je… commença le rouquin.
- Ronald Weasley ! Comment as-tu pu faire une chose pareille ? siffla son père.
- Je n'ai rien fait !
- Oui c'est vrai, tu n'as rien fait ! C'est pour ça qu'Harry a bien failli perdre son bras, ouvert jusqu'à l'os… poussa Luna, le regard totalement vitreux et la voix lointaine.
- Merlin, Ronald ! s'écria Arthur Weasley horrifié.
Augusta qui n'était pas au courant de l'affaire jeta un regard pénétrant à son petit-fils et réalisa que ce dernier était aussi choqué que les autres voire davantage. Narcissa n'en menait pas large. Elle tenait sa baguette avec une telle poigne de fer que ses jointures étaient blanches sous la pression exercée.
- Je ne peux tolérer un tel affront, ni pareil manquement aux lois sorcières ! Et l'on s'étonne qu'il perde sa magie après un tel crime… cracha Vladimir.
- Je suis profondément navré qu'une telle action ait été perpétrée par l'un des…
- Des excuses ne vous sauveront nullement Weasley ! gronda le vampire. Soyez reconnaissant que vous ne soyez pas tombé sur mon frère car il aurait pu exiger la mort de toute votre famille en compensation d'une telle ignominie ! Cependant nous sommes pressés mais soyez assuré que vous aurez de nos nouvelles rapidement !
- Je comprends parfaitement, Seigneur Moldova, s'inclina le chef de famille.
Vladimir psalmodia quelque chose de façon inaudible et soudain un fil noir lia les mains des membres de la famille Weasley présents, ne laissant qu'un étrange point mauve-noir.
- Qu'est-ce que c'était ? demanda Arthur.
- L'assurance que vous ne fuirez pas le pays !
- Je peux vous certifier que ce n'était nullement mon intention ! assura le patriarche.
- Vous m'excuserez de n'accorder aucun crédit à votre parole ! cracha Vladimir en se retournant.
Il s'adressa aux plus jeunes.
- Les enfants, nous allons y aller ! Mon ange, as-tu fini de saluer tes amis ?
- Oui Vlad ! prononça le petit brun en jetant un regard d'excuse aux jumeaux.
Vladimir attrapa la malle déjà rétrécie par les soins de Narcissa tandis que George s'excusait auprès d'Harry. Une fois qu'il fut relâché, Fred l'étreignit longuement afin de le rassurer qu'ils ne lui en voulaient pas. Sergei surveillait les Weasley du coin de l'œil en saluant les autres. Il vit la petite femme replète s'avancer vers Harry et il bougea en une fraction de seconde, lui bloquant ainsi le chemin.
- Que voulez-vous ? demanda-t-il d'une voix mortellement froide.
- Nous devons ramener Harry chez ses moldus ! railla la femme. Ordre du Professeur Dumbledore !
- Oui, et… ? se moqua-t-il. Je m'en cogne parfaitement de votre Dumbledore !
- Vous n'avez absolument aucune autorité sur Harry ! claqua la voix de Vladimir. Ni vous, ni votre Dumbledore. Il n'est à peine que directeur rien de plus ! Les faits et gestes de ma famille ne concernent que nous !
- Dumbledore est le plus grand sorcier de tous les temps ! cria Ginevra.
- Ah le fanatisme des idiots ! s'apitoya Draco.
- Draco ! s'outra sa mère. Combien de fois t'ai-je déjà dit de ne pas te moquer des gens qui te sont inférieurs !
- Mes excuses Mère, cela m'avait passé vu la proximité et la familiarité que ces gens se permettent…
- Bon arrête tes bêtises Draco ! Marraine, on revoit vite ! A bientôt tout le monde !
- Harry ! appela Molly.
- Madame Weasley ?
- Tu viens avec nous immédiatement !
- Je ne crois pas, non ! répondit joyeusement le petit brun. Il m'avait pourtant semblé que mon frère avait clair… Je ne vais pas avec vous ! prononça-t-il en détachant chaque syllabe. Bon eh bien, les jumeaux… Bon courage, hein ! En tout cas vous nous contactez en cas de souci. Vladimir ira vous chercher…
Harry avait terminé sa phrase en jetant un petit regard moqueur à son frère qui lui avait répondu d'un délicat lever de sourcil. Arthur Weasley s'inclina devant les trois sorciers qui disparurent sans bruit.
HP ~ PUF
Une fois arrivés au Terrier, les jumeaux ne purent esquisser le moindre geste qu'ils se prirent tous deux une monstrueuse claque de la part de Molly Weasley. Cette dernière, furieuse de ne pas avoir réussi à ramener Harry mais surtout du fait que l'on osait accuser son petit Ronny, pensa pouvoir se déchaîner sur les jumeaux. Elle n'avait jamais véritablement porté la main sur eux jusqu'à aujourd'hui mais ça avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le coupe de Poufsouffle. Ils allaient le lui payer au centuple, foi de Molly Weasley ! Arthur tenta de retenir sa femme qui se débattait comme un hippogriffe affamé. Ce fut l'arrivée de Bill et Charlie, les deux aînés qui stoppa la mère Weasley, toujours retenue par son époux. Les jumeaux étaient choqués. Ils savaient bien que leur mère ne les affectionnait pas particulièrement mais là c'était trop pour eux.
Lassé de voir son épouse se débattre, Arthur lui jeta un puissant d'entrave et soupira lourdement. Il regarda tour à tour tous ses enfants, cherchant comment sa magnifique vie de famille avait pu tourner au désastre en l'espace d'une matinée. Il observa attentivement ses enfants avant de prendre la parole. Ginny était furieuse et se tenait droite derrière sa mère, Ron, lui, semblait légèrement apeuré mais tout aussi contrarié et se tenait à côté de sa sœur. Arthur regarda Fred, blotti dans les bras de son jumeau. Il lui semblait prêt à se briser, George le regardait avec un mélange de haine et de fureur. Il n'aurait jamais cru que ses enfants pourraient un jour lui porter un tel regard. Bill et Charlie nageaient entre incompréhension et inquiétude. Percy regardait les jumeaux avec un regard triste et dégoûté à la fois.
Le père de famille soupira de nouveau et se tourna vers les trois plus grands garçons scolarisés.
- Qu'est-ce que tout ceci veut dire ? demanda-t-il d'une voix épuisée.
A la grande surprise de toute la famille, ce fut Percy qui résuma aux nouveaux arrivants leur rencontre de la gare. Perceval n'était pas connu de ses frères pour prendre leur défense et cela tout le monde le savait. Il vouait un immense respect aux règles et seulement aux règles, représentation suprême de l'autorité à ses yeux.
- Fred est-ce que ça va ? lui demanda son père.
- Moi c'est George ! répondit Fred.
- Ne joue pas à ça avec moi ! Ce n'est ni le moment, ni l'heure, comme disent les moldus ! Je connais chacun de mes enfants et je sais qui est qui ! répliqua le père d'un ton défait.
- Alors pourquoi tu fais toujours semblant de te tromper ? l'agressa George.
La phrase lui fit l'effet d'une claque. Pour le coup, le patriarche se sentit profondément stupide et honteux. Il avait blessé ses deux garçons et il s'en voulait.
- Je suis sincèrement désolé Fred, George ! s'excusa-t-il sincèrement.
Il semblait avoir prit dix ans depuis le début de le début de cette conversation. Son épouse émit un petit rire de gorge et il défit la malédiction. Immédiatement la matrone se gonfla prête à hurler. Ceci dit c'était sans compter sur la rapidité de Bill qui lui jeta un Silencio.
- Ron, comment as-tu pu oser t'attaquer à Harry alors que nous lui devons tant ? tonna le père, sa colère refaisant soudainement surface.
- Je n'ai rien fait ! cria celui-ci le visage dangereusement empourpré.
- Ne me mens pas ! tonna Arthur.
- Mais…
- SILENCE ! lui cracha son père. A cause de toi et de tes actions stupides nous nous retrouvons face à la furie d'une famille alors que nous leur sommes redevables !
- Arthur Weasley comment oses-tu parler ainsi à mon fils ! réagit enfin Molly que Ginny avait réussi à libérer. Comment peux-tu croire qu'il ait pu faire ça ?
- Ce n'est pas comme si c'était la première fois que le gentil petit Ronald tentait quelque chose contre Harry… siffla George.
- Mais de te toute façon qui nous aurait écouté si on l'avait dit ! continua Fred.
- Comment ça ?! blêmit le chef de famille.
- C'est un sale Mage noir ! beugla le sixième fils.
Etrangement, ce fut encore Percy qui raconta les comportements des deux derniers. Dire que la famille était choquée et furieuse était bien faible. Enfin… toute la famille sauf trois énergumènes. Cependant, avant qu'il ne puisse continuer à parler, Charlie les arrêta.
- C'était quoi cette lueur sombre qui est apparue sur ma main tout à l'heure ?
- Toi aussi tu l'as ? s'alarma Bill.
- Oui et ça ne semble pas pouvoir être cachée par un sort…
- Je ne peux pas non plus la retirer, et ce malgré mes compétences… répondit son frère aîné.
- Pourquoi les jumeaux ne l'ont pas eux ? cingla Ginny.
Toute la famille reporta son attention sur George et Fred. Effectivement les garçons n'avaient rien sur leur main.
- Peut-être parce que nous n'avons jamais…
- … Rien fait qui puisse blesser…
- …. Harry et que de toute façon…
- … Lui, il est un véritable frère…
- … Pour nous ! terminèrent-ils en chœur.
Cette nouvelle déclaration faisait comprendre à Arthur et ses fils à quel point ils avaient pu blesser les jumeaux. Même Percy se sentit bouleversé. Il avait toujours vu Fred et George comme des bons à rien, toujours prêts à enfreindre les règles et faire des blagues douteuses. Ils étaient peut-être bel et bien espiègles mais au final, ils ne faisaient peut-être que rechercher l'attention de leur famille. Chacun suivait à peu près sur le même raisonnement jusqu'à ce que Ginny n'ouvre la bouche.
- Vous n'avez rien fait ? hurla-t-elle écarlate. Vous avez tenté de vous mettre entre Ron et Harry et aujourd'hui à cause de vous nous sommes écartés de sa vie ! En plus vous n'êtes que des substituts de son frère. Si vous croyiez que vous avez vraiment de l'importance pour lui, vous vous mettez la baguette dans l'œil jusqu'à l'étui ! Je sais que vous êtes jaloux de l'attention qu'il me porte mais au final c'est moi seule qui l'aurais !
- A cause de vous, Harry ne nous adresse plus la parole ! Tout ça c'est depuis que vous avez réussi à l'embobiner et à le mettre dans votre lit ! beugla le dernier rouquin dégoûté. Si vous croyiez que personne ne sait que vous vous taper le Survivant, vous vous trompez les gars ! continua-t-il d'un sourire victorieux. Vous vous tapez un sale mage noir comme putain !
- Quoi ?! Mais c'est immonde ! blêmit Molly. Je n'ai pas porté de pareilles déviances ! Vous êtes une honte !
- ASSEZ ! feula Charlie. Etre gay n'est pas une déviance ! Sinon je suis le premier à avoir « dévié » ! Je réalise à quel point vous êtes juste jaloux de George et de Fred ! Ce qu'ils pourraient faire de leur lit ne regarde qu'eux et je ne pense pas qu'Harry serait ravi d'apprendre ce qui se dit sur lui.
- Je ne peux qu'approuver ce que dit Charlie ! déclara Percy. En tant que préfet-en-chef, je sais parfaitement qu'Harry passe beaucoup de temps avec Fred et George mais qu'il n'y a rien de ce que vous prétendez ! Je ne crois pas que ce soit le genre d'Harry d'utiliser les jumeaux comme « substituts » pour reprendre tes mots, Ginny. Par contre qu'il utilise le dortoir des cinquièmes années pour vous fuir n'est, en revanche, un secret pour personne à Gryffondor.
- Si je comprends bien tout ceci n'est qu'une histoire de jalousie maladive ? demanda Bill incrédule.
- Vous avez mené notre famille au bord de la ruine pour assouvir votre petite jalousie infantile ! récapitula le chef de famille éberlué.
- TU es le seul à te comporter comme un enfant ! cracha Molly. Au moins eux ont de l'ambition et le courage d'assumer leurs envies de grandeur ! Nous n'avons rien, tout Sang-Pur que nous sommes ! Il est normal que je veuille ce qu'il y a de meilleurs pour mes enfants ! gronda Molly. Si tu n'es pas capable de te conduire en homme pour obtenir le nécessaire pour ta famille, tes enfants eux le peuvent !
Pour le coup, Arthur prit la dernière réplique de sa femme comme une immense claque et quelque chose en lui se brisa. Il prit une profonde inspiration pour se calmer alors qu'une voix lui soufflait que s'il agissait sur un coup de tête il le regretterait.
- Bien, très bien… En tant que Chef de la Famille Weasley, Molly Prewett Weasley, Ronald Bilius Weasley et Ginevra Molly Weasley, je vous condamne à rester dans vos chambres, je vous interdis de prendre contact avec qui que ce soit et ce jusqu'à ce que les Seigneurs Riddle-Potter-Gaunt ne décident de vos sorts ! Je récupère également vos baguettes !
Les trois baguettes volèrent directement dans la main du patriarche.
- Maintenant disparaissez! Tous les trois ! hurla-t-il.
Une fois qu'ils disparurent, il se tourna vers ses autres enfants et souffla, l'air malheureux.
- Je suis désolé d'être un si mauvais père, mes garçons… Maintenant nous n'avons plus qu'à attendre la décision des Seigneurs Riddle-Potter-Gaunt… Puisse Merlin nous venir en aide !
HP ~ PUF
Du côté de Privet Drive, Harry se laissa tomber sur le canapé en maudissant Molly Weasley et ses deux derniers petits. Heureusement que les Granger étaient partis dès l'arrivée de leur fille. Il n'osait imaginer la brunette lui parler d'un ton de Miss-je-sais-tout et rester en vie face à Sergei et Vladimir.
Une main vint se poser sur son épaule et le fit ouvrir les yeux.
- Mauvaise journée ? demanda Dudley.
- Entre autre ! répondit évasivement le petit brun. Et toi ? Ton entraînement ?
- Super bien passé ! Mon coach pense que j'ai tout ce qu'il faut pour devenir pro quand j'aurais dix-huit ans !
- Hey ! C'est cool ça ! Félicitations ! répondit Harry assez impressionné. Du coup ça va se passer comment si tu continues ?
Dudley eut l'air étonné devant la question de son cousin mais se reprit rapidement.
- Je ferai de la boxe au niveau amateur jusqu'à mes dix-huit ans et là, je pourrais demander la licence professionnelle et rejoindre les meilleurs clubs de la capitale !
Harry siffla véritablement impressionné cette fois. Les deux garçons discutèrent encore un peu avant de finalement passer à table avec son oncle et sa tante. Effectivement, depuis qu'il était rentré, le russe et le moldave s'étaient éclipsés pour régler quelques détails.
Harry espérait qu'ils ne retourneraient pas s'en prendre aux Weasley tout de suite. Il avait toujours beaucoup apprécié Monsieur Weasley. Il avait surtout peur de perdre l'amitié de George et Fred. De plus, depuis l'annonce de l'évasion massive, une nouvelle crainte le tiraillait. Qu'adviendrait-il de son amitié avec Neville lorsque ce dernier apprendrait qu'il était lié à Bellatrix Lestrange, la marraine de son frère ? Certes, il ne la connaissait pas mais d'après Narcissa, sa sœur était exceptionnelle et il voulait vraiment la connaître. D'un autre côté, la sorcière était tout de même responsable de l'état végétatif du couple Londubat. Perdu dans toutes ses réflexions, il desservit la table et fit la vaisselle pendant que Dudley l'essuyait. Il ne réalisa ce fait que lorsqu'ils eurent terminés.
Pris d'un regain d'énergie, il monta dans sa chambre en toute vitesse et sortit son miroir à double sens. Salem répondit immédiatement. Il écouta longuement son frère lui confier toutes ses craintes et ses tourments au sujet de Neville. Salem lui répondit honnêtement que cette histoire pourrait jeter un froid mais qu'il ne doutait pas un seul instant que le jeune Neville passerait au dessus. Après tout Harry n'était en rien responsable de tout ceci.
HP ~ PUF
Salem marchait calmement en direction d'un manoir de grès rose orné d'un immense parc. Il arriva face à une lourde porte et un petit elfe vint lui ouvrir. Il se présenta et demanda à rencontrer les maîtres des lieux. Il fut installé dans un petit salon coquet et lumineux. Moins d'une minute après, une femme d'un certain âge à l'allure sévère fit son apparition.
- Bonjour Lady Londubat ! salua respectueusement le jeune homme.
- Seigneur Riddle-Potter-Gaunt ! lui répondit-elle. Je dois avouer que j'ai été étonnée de votre missive.
- Je comprends que cela soit assez intrigant mais j'aimerais m'entretenir avec vous d'un problème qui me tient à cœur.
- De quoi s'agit-il ?
- C'est au sujet d'Harry et cela concerne votre petit-fils Neville…
- Je vous écoute !
Salem prit une profonde inspiration et plongea son regard dans celui de la femme.
- Comme vous le savez Neville représente beaucoup pour Harry, il est un peu comme un frère pour lui. Et il se trouve que nous sommes apparentés à Bellatrix Lestrange…
Le regard de la femme se durcit à l'entente du nom de celle qui lui avait pris son fils et sa bru. Toutefois elle l'invita à continuer.
- Il se trouve que Lady Lestrange est ma marraine ! lâcha de but en blanc Salem. De ce fait, Harry pense perdre l'amitié qui les lie dès que le jeune Neville apprendra la nouvelle… Je dois avouer que je suis aussi inquiet que lui à ce propos.
- Qu'attendez-vous de moi au juste ? demanda-t-elle froidement.
- Rien de plus que les conseils et la sagesse d'une aînée qui connait les réactions de son petit-fils…
- Je vais vous poser une question Seigneur Riddle-Potter-Gaunt !
- Je suis tout ouï !
- Est-ce l'un de vous deux qui a tenu la baguette de cette sorcière alors qu'elle torturait mon fils et son épouse ? Etiez-vous responsable de cette torture ? Etiez-vous les instigateurs de cette attaque ?
- Nullement ! certifia Salem.
- Alors mon petit-fils saura faire la part des choses et par pitié rassurez-moi ce petit ange ! Neville y tient trop pour ne serait-ce que penser à faire une chose qui le blesserait ! Pourquoi ne réglerions-nous pas ce problème au plus vite ?
- Comment cela ?
- Neville a bien senti que quelque chose dérangeait son meilleur ami depuis cette histoire d'évasion. Il m'en a d'ailleurs fait part à de nombreuses reprises. Il semblerait même qu'Harry ait mis une certaine distance entre eux.
Salem soupira en se pinçant l'arrête du nez. Alors c'était ça ! Harry avait effectivement le même comportement que Severus. Par peur du rejet, il mettait de la distance entre ceux susceptibles de lui briser le cœur, consciemment ou non.
- Lady Londubat…
- Augusta ! le coupa-t-elle avant de se radoucir.
- Très bien mais uniquement si vous m'appelez Salem !
Recevant un hochement de tête et un sourire, il continua.
- Ce que je vais vous dire est l'un des secrets les mieux gardés de notre famille.
Le regard de la sorcière se fit plus perçant et alors que Salem allait parler, un jeune adolescent entra dans la pièce avant de se fondre en excuse tout en rougissant. Salem lui sourit doucement. C'était la première fois qu'il le rencontrait en chair, en os et en rougissement. Salem eut un sourire indulgent et accueillant. Il invita le jeune sorcier et lui raconta le but de sa visite.
Le visage du jeune homme était une fenêtre sur ses émotions. C'était amusant et rafraîchissant. De plus Salem avait décidé de ne porter aucun masque ce jour. Il leur parla alors de la véritable vie d'Harry Potter avant qu'il ne trouve. Cette partie, Neville n'en savait absolument rien si ce n'était ses soupçons. Salem ne tut rien, il leur déballa absolument tout. La machination de Dumbledore, la création de Voldemort, les horcruxes et l'attaque des Potter, les Dursley, la Chambre des Secrets, les attaques du directeur de Poudlard, leur rencontre, leur adoption, leurs héritages Gryffondor-Serpentard, Vladimir, Sergei et Viktor, la rencontre avec Narcissa Malfoy puis Severus Snape, Lucius Malfoy et enfin Pettigrow jusqu'à la Marque des Ténèbres.
Lorsqu'il finit, il attendit avec inconfort la réaction de la lady mais surtout celle de Neville. Un silence pesant s'installa alors que la grand-mère et le petit-fils tentaient de digérer les informations. Lady Londubat fit venir une bouteille de scotch sous les yeux amusés de Salem. Après une bonne rasade, elle prit enfin la parole.
- Aucun enfant au monde ne devrait jamais subir de telles horreurs ! Que comptez-vous faire ?
- Pour l'instant, terminer d'aménager notre nouvelle demeure en attendant de pouvoir exécuter le rituel qui restituera l'âme de notre père ! Après cela, nous pourrons offrir à Dumbledore le retour de flamme qu'il mérite.
- Très bien ! C'est une bonne chose que vous agissiez étape par étape.
- Harry a vécu tout ça et malgré ça il pense que je vais le rejeter… Avec tout ce qu'il a à gérer, il s'inquiète du devenir de notre amitié ?! réagit enfin Neville.
- Techniquement, c'est parce qu'il a vécu tout ça qu'il pense de cette manière… Jusqu'à présent il ne connaissait rien du mot famille, de l'amour et l'amitié lui était totalement inconnue, expliqua Salem. Il me couperait la langue s'il savait ce que je vous ai dit, non pas par manque de confiance mais par honte… Même s'il sait qu'il n'est responsable de rien, il continue à penser qu'il ne mérite pas d'avoir des gens qui l'aiment. Mon trésor se sent responsable au-delà du possible. Il a connut trop de désillusions pour accepter qu'il ait droit au bonheur. Même la fois où j'ai voulu tuer Lucius Malfoy, il s'inquiétait de voir souffrir Narcissa et Draco. Bon il est vrai que nous avons découvert que cela venait de Voldemort mais bon… Ce que je veux dire c'est que maintenant qu'il découvre qu'il y a des gens qui l'aiment sans attente, il a peur que ce ne soit qu'un rêve et surtout de décevoir ceux qui l'aiment en n'étant pas à la hauteur. Il tient énormément à George, Fred, Draco, à Luna et toi. Après tout Harry et toi êtes limite des jumeaux ! ricana Salem.
- Oui ben il devrait savoir que ce que je ressens pour lui ! Harry est vraiment comme mon jumeau. Je suis désolé, je ne peux pas vous dire que je pardonnerais à Bellatrix Lestrange, qu'elle soit votre marraine ou pas, qu'elle ait été manipulée ou pas, mais je ne tournerai JAMAIS le dos à Ry ! déclara Neville avec assurance.
- Merci ! Merci du fond du cœur mon bonhomme ! Ça signifie beaucoup pour moi de savoir qu'il y aura toujours quelqu'un pour lui, même quand je ne suis pas là ! avoua Salem ému.
- Bien ! Donc si je comprends bien la famille s'agrandit encore ! souffla la lady, toute trace de sévérité disparue. J'aimerais rencontrer l'ensemble de vos frères et amis ! Il est toujours bon de connaître ses alliés ! claironna la vieille femme amusée. Il faudrait organiser un repas ou bien un après-midi avant la fin des vacances.
- Ce serait parfait ! Qui plus est j'avais en tête de fêter l'anniversaire de nos « jumeaux » cette année !
- Une merveilleuse idée que voici ! Mais avant il va falloir que ces deux chenapans mettent les choses au clair !
- Effectivement ! Je pense que ma tête va rouler très bientôt mais qu'importe, c'est pour la bonne cause ! lâcha Salem en se tenant le cou.
Tous trois éclatèrent de rire et bientôt le jeune seigneur dut s'en aller.
HP ~ PUF
- Bonjour tout le monde ! Je suis rentré ! chantonna Salem en dansant tout en retirant son manteau.
- Tu as l'air de bonne humeur ! remarqua Pétunia. Quelle bêtise as-tu encore fait ?
- Qui ? Moi ? Aucune ! Je suis un ange c'est bien connu !
- Seigneur, qu'ai-je fait pour mériter ça ! geignit faussement la femme.
- Je t'assure que tu ne veux vraiment pas savoir… La liste est trèèèès longue ma chère tante !
Il reçut un regard noir et sa tante tourna les talons tout en maudissant les jeunes et leur insolence.
- Harry… commença Salem. Il faudrait que je te parle d'un tout petit quelque chose de rien du tout… Enfin deux petites choses… Ou peut-être bien trois… Mais trois fois rien !
L'interpellé regarda son frère de façon suspicieuse, craignant le pire.
- Je croyais que tu étais un ange…
- J'ai peut-être oublié de préciser quel type d'ange j'étais ! rit l'aîné mal à l'aise.
- Vas-y, je t'écoute ! dit le petit brun toujours en rangeant leur chambre.
- Tu vas me détester et me maudire…
- Ça promet ! soupira le petit ange. C'est si grave que ça ?
- Oui et non… C'est surtout que j'ai peut-être été un peu trop Gryffondor…
- Où est le mal ?
Salem lui raconta sa visite chez Lady Londubat et leur conversation avec Neville. Plus il avançait dans son récit, plus le visage d'Harry se refermait. Il termina et regarda son petit frère qui semblait totalement choqué.
- Salem Alaric Ori Riddle-Potter-Gaunt !
- Oh Merlin, il me sort tout mon pédigrée ! geignit l'aîné en enfouissant son visage dans un coussin.
- Comment as-tu osé me faite une telle chose ?! Je te faisais confiance ! Merlin, je me suis confié à toi et c'est ce que tu me fais !? hurla Harry.
- Harry, mon ange… Je suis dé…
- Du coup, ça veut dire qu'il ne m'en veut vraiment pas ? demanda rapidement Harry d'une voix absolument ravie.
- Hein ? demanda intelligemment Salem totalement perdu face au changement de comportement de son frère.
- Juste avant que tu ne rentres, j'ai reçu une beuglante de Neville me traitant d'idiot et il m'a rassuré sur le fait que j'étais un idiot mais son idiot préféré et qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait m'en vouloir, pour ce qu'a fait Bellatrix ! expliqua joyeusement Harry.
- Rapide ce gosse ! murmura un Salem abasourdi. Mais attends… tu m'as hurlé dessus alors que tu étais déjà au courant ?!
- Oui et non ! Techniquement j'ai hurlé parce que tu m'as dit que j'allais te détester et te maudire ! rectifia le plus petit.
- Donc tu ne m'en veux pas trop ? tenta Salem.
- Tu es loin du compte là ! Faut pas pousser non plus !
- Ah…
- Je ne t'en veux pas du tout ! En fait, tu es absolument génial ! Je suis tellement soulagé qu'il ne m'en veuille pas ! Et puis, je connais mon Gryffondor de frère. Simplement, je ne pensais pas que tu aurais agi aussi vite. Je pensais que tu aurais juste préparé une sorte de confrontation.
- Oui bon c'était mon intention à la base mais il a gâché ma surprise en arrivant ! bouda Salem en se lâchant sur le lit.
- Je t'aime grand frère ! Merci !
Harry se fit capturer dans une étreinte d'ours et Salem refusa de le lâcher. Il lui parla du goûter à organiser chez la lady, de leur demeure qui était enfin prête mais également de Viktor. Ce dernier jouerait la finale de la coupe du monde à la mi-août et ils les avaient tous invité. En effet, le bulgare avait déjà réservé deux tentes sorcières et une loge entière rien que pour eux. Bien entendu, Neville, Luna, Draco, Fred et George étaient comptés dans le voyage.
- Ça c'était la première chose ! La seconde c'est que dans quelques semaines c'est l'anniversaire de Sergei ! Il compte nous présenter officiellement à sa famille et surtout sa sœur !
- C'est génial !
- J'avoue ! Sinon il y a un petit point que je n'ai pas encore pu aborder avec toi. C'est au sujet des Mangemorts et du rituel… Je pense qu'on pourrait faire le rituel d'ici le week-end prochain. Tu en penses quoi ? interrogea l'aîné.
- Pourquoi pas cette semaine ?
- Il faut d'abord que je règle cette histoire avec les Weasley ! Si papa l'apprend… Je pense que le clan Weasley ne sera plus que de l'histoire ancienne…
- Mieux vaut éviter ! grimaça le plus jeune.
- Du coup, tu as une idée de punition pour les Weasley ? Ou tu me laisses m'en occuper ?
- Sincèrement je ne sais pas quoi faire. Ça me dépasse totalement ! J'aimerais juste éloigner Fred et George de Molly. Elle est tellement méchante avec eux. Après pour les deux derniers, on verra ça plus tard.
- Bien donc tu me laisses carte blanche ? sourit Salem.
- Complètement ! D'ailleurs je suis étonné que Dumbledore n'ait rien tenté !
- Il n'est pas au courant que nous t'avons ramené. Tu te souviens du sort qu'a utilisé Vlad ?
- Oui mais je ne le connais pas !
- Magie vampirique et indétectable. Si le vieux fouille dans leurs esprits, il n'y verra que ce qu'il souhaite voir, rien de plus !
Les garçons se regardèrent avant de sourire idiotement. Ça allait leur donner une certaine tranquillité pendant un moment.
HP ~ PUF
Dans un manoir perdu dans les neiges éternelles quelque part en Europe du nord, deux sœurs se retrouvaient.
- Bonjour Cissy ! salua une femme aux longs cheveux bruns bouclés, au port noble et aux traits aristocratiques.
- Bonjour Bella ! Comment te sens-tu aujourd'hui ?
- Bien mieux, sourit la dénommée Bella.
- Je suis ravie de l'apprendre ! Il semble que cette cure fasse des miracles !
- Je dois bien avouer que je me sens revivre depuis que je suis sortie d'Azkaban…
- Il est vrai que tu as meilleure mine !
Bella sourit et vint s'asseoir aux côtés de sa sœur. Elles se regardèrent quelques instants avant de reprendre la parole.
- J'imagine que ce n'est pas uniquement pour t'enquérir de ma santé que tu es venue me voir, je me trompe ?
- Oui et non. Il est vrai que ton état de folie en sortant d'Azkaban m'a troublé et je suis ravie de constater que tu te portes vraiment bien. Ceci dit, il y a aussi plusieurs points que nous devons aborder maintenant que tu vas mieux.
- Je t'écoute ! déclara la sorcière en accordant toute son attention à son interlocutrice.
- Bien, le premier point concerne nos Princes. Tu n'es pas sans savoir qu'Harry Potter est désormais le frère de ton filleul, Salem.
- Oui c'est ce que j'ai cru comprendre ! fit Bellatrix dans une légère moue enfantine.
- Pas de ça avec moi, Bella ! s'emporta sa sœur.
Bellatrix qui avait toujours connu Narcissa comme étant la plus douce des deux haussa un sourcil inquisiteur et amusé.
- Harry est maintenant mon filleul ! Il en a suffisamment bavé comme ça… Dorénavant, je ne laisserais personne faire de mal à cet enfant. J'aimerais ne pas avoir à me mettre ma sœur à dos ! Pas toi... supplia la blonde.
La menace était à peine voilée et cela amusa Bellatrix. Il était rare de voir sa sœur devenir menaçante mais surtout accorder de l'importance à quelqu'un. Il n'y avait que la famille qui pouvait avoir cet effet sur sa douce Cissy.
- Ton filleul ? En voilà une nouvelle ! Comment Lucius l'a-t-il pris ?
- Mal, très mal ! Il l'a attaqué à de nombreuses reprises et là dernière a failli coûter la vie à Draco !
- Comment a-t-il réussi l'exploit de rester en vie ? ricana la brune.
- Mon Dragon ne doit la vie qu'à Harry… de même pour Lus.
S'en suivit alors une longue conversation où Narcissa expliqua certains événements et en précisa d'autres comme la disparition de la Marque et la place que tenait le petit brun parmi eux.
- Si je comprends bien, Harry est dorénavant l'un des nôtres ? s'assura Lady Lestrange.
- Pas qu'uniquement l'un des nôtres ma chère sœur ! Il est bel et bien notre Prince et nos filleuls sont les héritiers de Serpentard et de Gryffondor ! Et surtout ils appartiennent maintenant à la famille et sont les propriétaires de Poudlard. D'ailleurs Draco et Harry sont très liés et s'y sont faits de nombreux amis de grandes familles.
- Voilà qui est fabuleux ! Cela signifie qu'il est dorénavant un Sang-Pur ! Pourtant j'ai l'impression que tu ne me dis pas tout… susurra l'évadée.
- Le meilleur ami d'Harry n'est autre que l'héritier Londubat.
Le visage de Bellatrix se figea. Elle ne connaissait que trop bien ce nom. Elle avait torturé le couple jusqu'à la folie. Elle avait toujours eut un fort penchant pour les sorts noirs mais à son réveil, elle avait eu tout le mal du monde à accepter tout le mal qu'elle avait fait « gratuitement ». La seule chose qu'elle ne pourrait se pardonner était d'avoir brisé les esprits de ces jeunes parents.
- Donc je vais devoir rester loin de mon filleul ! souffla tristement la brune.
- Tu serais bien sotte de le faire et tu risques de t'attirer leurs foudres ! Les enfants ont hâte de faire ta connaissance !
- Je ne comprends pas…
- C'est notre cousin, Regulus, qui a élevé Salem…
- Je le croyais mort de la main de notre Seigneur ! s'écria la femme choquée mais ravie.
- Comme je te l'ai dit Voldemort est la création de Dumbledore ! Dans un sursaut d'humanité, notre Seigneur a réussi à confier à Regulus la charge de son fils avant de définitivement perdre la tête. Salem a grandi dans le pays natal de sa mère, en Grèce, et a fini par retrouver Harry grâce à la magie qu'ils partagent. Depuis ils ne se quittent plus. Ah et il y a le troisième Prince ! C'est l'héritier de la Principauté de Moldavie ! Ce manoir lui appartient d'ailleurs…
- Moldavie ?! C'est donc lui le vampire dont parlent les médicomages ?! Celui qui les a employé ? s'étonna la fugitive.
- Oui et pas n'importe lequel ! Un vampire de haute naissance, de sang et de Magie ! Un Roi-Vampire ou Vampire Supérieur ! Il voue un soin particulier à la protection de ses frères ! Tu as toujours été la plus loyale servante de Notre Seigneur… Du coup, tu étais toi aussi sous le joug de la magie de Dumbledore depuis le début, plus que quiconque…
- Ce bâtard nous le paiera ! Il nous a fait salir le nom des Black !
- Je te retrouve enfin, Bella ! D'après les garçons, le retour de notre Seigneur se fera cet été ! jubila la blonde. Il faudra être sûr que tous les fidèles seront là !
- Comment ferons-nous ?
- Les garçons s'en occuperont grâce à la nouvelle Marque ! Après tout c'est leur création ! s'amusa la blonde. D'ailleurs il est tant que tu viennes au Manoir Malfoy. Bien sûr, Rodolphus et Rabastan peuvent également venir si vous le souhaitez !
- Qu'en pense Lucius ? Il reste le chef de la famille Malfoy !
- Ne t'inquiète pas pour ça !
Les deux sœurs continuèrent de discuter longuement au sujet des autres évadés. Tous ceux qui portaient la nouvelle Marque avaient été amenés dans un vieux manoir d'Igor Karkaroff où ce dernier avait engagé les meilleurs médicomages d'Europe du Nord, grâce à Vladimir, afin de les soigner tant physiquement que mentalement.
HP ~ PUF
Le week-end était arrivé et les garçons se trouvaient en compagnie de Narcissa devant une immense bâtisse de style victorien. Harry avait pourtant vu les photos mais le manoir tenait plus du château que de la maison sorcière. Une Narcissa intenable s'amusait à leur faire visiter la maison et le parc.
Le manoir possédait un immense hall où descendaient deux immenses escaliers en marbre blanc, de part et d'autre d'une immense porte vernie. Une immense salle de bal au parquet laqué donnait sur la une terrasse bordée de rosiers. La porte adjacente ouvrait sur une salle à manger près d'une grande cuisine équipée à la moldue. Ils firent demi-tour et se retrouvèrent dans le hall. Ils ouvrirent la porte de droite et tombèrent sur trois grandes salles de réception séparées par trois portes vitraux, magiquement animées.
Narcissa les fit s'avancer devant la lourde porte vernie. Ils posèrent tous les trois leur main dessus. Narcissa se tenait légèrement en retrait, laissant les trois frères se présenter à la maison. Après avoir pris connaissance des trois signatures magiques de ses nouveaux maîtres, la porte s'ouvrit toute seule. Derrière se trouvait une immense salle vide qui semblait être une salle de réunion. En la longeant, ils tombèrent sur un salon meublé de canapés confortables en cuir et en tissus.
Une double porte blanche s'ouvrit à leur approche et Harry resta interdit. La salle qu'il découvrit était une salle de détente qui contenait un billard ensorcelé, plusieurs cibles et des jeux de fléchettes, un baby-foot, de nombreux poufs flottants, un home cinéma, deux tables de ping-pong et bien d'autres jeux. De petites tables basses étaient posées ça et là, entourées de petits fauteuils individuels. Un bar était également présent en face des nombreuses baies vitrées qui donnaient accès à une véranda très contemporaine.
Salem dut réveiller Harry de sa léthargie pour continuer la visite. Le petit brun se rendit compte que la véranda faisait tout le tour de ce côté du manoir. Arrivé au bout, il fut choqué de découvrir une piscine d'intérieur donnant sur un sauna aux allures de salle de méditation. Lorsqu'ils sortirent de la zone humide, le plus jeune remarqua immédiatement que l'air avait changé. Une Narcissa rayonnante lui expliqua qu'il s'agissait d'un sortilège qui limitait l'humidité à la zone de la piscine et du sauna. Harry demanda donc quel était l'intérêt du sauna. Ce fut Vladimir qui lui répondit que la réponse se trouvait dans leur prochaine destination. Là, Harry comprit. Devant lui se dressait une salle d'entrainement avec toutes sortes d'armes. Il grimaça en se disant que ce n'était vraiment pas sa tasse de thé, contrairement à Sergei et Vladimir.
Salem ricana en disant qu'il pourrait toujours trouver d'autres utilités au sauna et à la piscine en temps et en heure. Cette réplique lui valu un sourire moqueur de Narcissa et Vladimir. Harry leva les yeux au ciel tout en riant. Visiblement son frère n'avait pas prévu de le garder prude très longtemps. La visite continua et ils prirent la direction du premier étage.
Face aux escaliers se tenait fièrement deux lourdes portes en bois massif. Les portes s'ouvrirent et son regard médusé admira la grande bibliothèque. Ce n'était pas sans lui rappeler celle de Poudlard mais bien mieux agencée. Ils firent le tour de l'étage et Harry s'amusa à compter pas moins de dix chambres, toute équipée de salle de bain. Les chambres se répartissaient sur les quatre ailes. Vladimir ouvrit une porte qui l'intriguait et son regard tomba sur une salle de rituel. Il leva un sourcil appréciateur devant la tranquillité qui émanait du lieu.
Ils grimpèrent au second étage et découvrirent quatre portes.
- Chaque porte donne sur une suite, expliqua Narcissa. Cet étage est réservé aux maîtres de maison !
- Vous n'avez qu'à poser votre main sur la porte de la chambre que vous voulez et la magie du manoir l'aménagera ! s'amusa Salem. Vas y essaie Vlady Dracula !
L'intéressé grommela mais essaya tout de même, aussitôt la porte brilla intensément avant de cesser puis s'ouvrit. Devant les yeux ébahis, un beau salon au couleur bleu nuit se mit en place. En effet les coussins volaient en se posant sur les canapés alors qu'une petite bibliothèque se mettait en place, rangeant directement les livres. Vladimir se rapprocha et constata que c'était effectivement dans cet ordre qu'il le faisait lui-même, par période et par thème.
Il poussa la porte qui donnait sur ce qu'il supposait être la chambre à proprement parler. Il découvrit un immense lit à baldaquins aux lourdes tentures bleu nuit. Visiblement le manoir avait prévu de la place pour une paire de rouquins dans son lit. Il sourit à cette pensée alors que ses deux frères éclatèrent de rire. Il jeta un regard intrigué aux deux autres mais ce fut la Pâle Lady qui lui répondit.
- La pensée a été dite à voix haute ! Alors comme cela les jumeaux Weasley… taquina la lady.
Vladimir rougit avant de jeter un regard gêné à Harry.
- Fais pas cette tête ! Je m'en doutais depuis Noël ! J'imagine que ce sont tes calices ou quelque chose du genre…
- Tu le savais ? demanda le vampire choqué.
- Disons que j'ai peut-être laissé traîner certaines photos prises à l'infirmerie pour vérifier ma thèse ! ricana le petit brun.
- Sacré serpent va ! Rappelle-moi de ne jamais te sous-estimer !
- C'est surtout Salem qui m'a mis la puce à l'oreille…
Le susnommé se mit à siffler feignant tout rapport avec la situation pour le grand amusement de tous.
- Laisse-moi deviner, c'est pour ça que tu ne leur as pas dit pour l'attaque de leur frère ? supposa Sal.
- Mouais… Je ne suis vraiment pas à l'aise avec cette situation… Il s'agit tout de même de leur frère !
- Je comprends mais ils ont également le droit de savoir ! expliqua doucement Salem.
Ils continuèrent et Vladimir découvrit sa salle de bain ou du moins sa mini piscine. Un grand bassin prenait la majorité de la place, en face d'un lavabo et des rangements.
En ressortant, une porte apparut dans le salon. Le moldave l'ouvrit et tomba sur un cabinet avec d'aussi grandes fenêtres que celle de sa chambre. Un petit balcon lui permettait de prendre l'air tout en restant concentré. Il était tout simplement ravi. Il se jeta sur Salem et lui fit un énorme câlin alors que ce dernier souriait comme un dément.
HP ~ PUF
La seconde chambre visitée fut celle de Salem. Son salon était dans des tons vert pomme et gris Il possédait une table basse entourée de nombreux coussins de sol marron et crème posés. Des poufs géants flottaient ça et là alors que les livres s'installaient dans une bibliothèque à mi hauteur. Sa salle d'étude était cependant totalement différente. Si son salon était d'une ambiance légère et zen, son bureau était imposant et faisait montre d'une organisation sans précédent. En effet, le bureau était massif recouvert de dossiers savamment triés. Une bibliothèque semblait ne contenir que cela, Domaines, Rituels, Famille, Recherches, Guilde, Ministère, Gringotts, Ecoles, Dumbledore, etc.
Vladimir observa l'expression d'Harry. Le petit regardait le bureau avec fascination et émerveillement. Il était clair que le plus jeune aimait la façon dont tout était bien rangé. Narcissa n'osa rien demandé, ni touché mais elle se sentait comme une enfant dans un lieu où elle n'avait pas le droit d'être. Cependant la présence d'un canapé de grande taille chatouilla sa curiosité et elle y céda.
- Pourquoi avoir voulu un canapé dans votre étude, mon Prince ? demanda-t-elle réellement gênée.
- Oh c'est simple ! Si jamais Harry et Vladimir veulent rester avec moi quand je travaille, ils pourront être confortablement installés, ni plus, ni moins.
- Je comprends mieux !
La chambre, elle, comportait de nombreuses commodes et un lit à baldaquin aux voilures d'un gris sombre. Deux grandes fenêtres s'ouvraient sur une petite terrasse-bacon où se trouvaient trois fauteuils et une table basse.
- Wow ! Sal c'est toi qui a créé cette terrasse ? fit Vladimir perturbé.
- C'est sympathique, n'est-ce pas ?
- Comment tu as fait ?
- C'est plutôt simple. Il n'y a techniquement que nos quatre suites à cet étage du Manoir !
- Attends tu es en train de dire qu'il n'y a que nos chambre à cet étage ?
- C'est à peut près ça ! Ceci dit le cœur magique du manoir se trouve aussi à cet étage.
- Je croyais qu'il était au sous-sol ! sursauta Narcissa.
- C'était le cas mais je l'ai déplacé ! C'était trop moche en bas ! conclut-il avec une mine espiègle.
HP ~ PUF
Les quatre sorciers arrivèrent devant la porte d'Harry et le petit brun fit comme ses aînés. Les trois salons étaient similaires à peu de choses près quant à l'agencement. Là où Vladimir avait une bibliothèque haute, Salem avait une à mi-hauteur et Harry une basse. Le haut des murs étaient décorées de photos sorcières de Lily, Severus, Neville, Luna, Fred, George et Poppy. Il y avait également deux cadres de portrait vides.
La chambre d'Harry était claire dans des tons crème. Elle possédait un grand lit mais avec beaucoup de voilure noire. Salem en fut très surpris, surtout connaissant la peur du noir de son frère. Toutefois une idée lui vint. Il lança un sort pour plonger la pièce dans les ténèbres afin de vérifier son hypothèse. Il ne s'attendait absolument pas à ce qu'ils découvrirent. Il réalisa avec émerveillement que les voilures, le plafond et les murs ressemblaient à un ciel étoilé. D'ailleurs à chaque pas, l'endroit où ils avaient marché s'illuminait et la lumière se répandait telle une vague à la surface d'un lac.
Narcissa poussa une exclamation de pur émerveillement.
- C'est magnifique ! Digne de la Noble et très Ancienne Maison des Black !
Harry sourit simplement bien qu'il fut très touché du compliment. Salem annula son sort et remarqua que deux perchoirs avaient pris place de chaque côté de son lit. Il reconnut immédiatement le coussin de Shanasssya à côté du dortoir des lutins. Les fenêtres de la chambre étaient composées de vitraux. L'un représentait Salem, l'autre Vladimir. Les deux concernés restèrent abasourdis devant l'idée de leur petit frère. De plus, ils étaient également animés. Harry ricana et partit étudier sa salle de bain.
Elle était plutôt grande mais sans excès. Ce qui était le plus le notable dans la pièce était la petite baignoire ornés de serpents. Il y avait également un miroir qui couvrait un mur entier tandis qu'une douche se trouvait en face de la baignoire. Il y avait aussi un petit bassin d'eau chaude au pied de la baignoire. Ils découvrirent que comme la chambre, la salle de bain contenait des murs étoilés quand il faisait sombre. Cependant la lumière des étoiles était plus importante.
En ressortant dans le salon, ils remarquèrent que les tableaux étaient maintenant habités.
- A mais qui voilà ! Harry ! Bien le bonjour mon enfant ! C'est très aimable à toi de m'avoir créé un portrait chez toi ! débita un bel homme brun d'une quarantaine d'années aux yeux brillants d'une grande intelligence.
- Bonjour Salazar ! Je te l'avais promis ! sourit le petit brun.
- Salazar ! Comme Salazar Serpentard ?! chuchota Salem.
- Lui-même mon cher ! Et vous êtes ?
- Votre descendant, l'ancêtre ! sourit Salem
- Merlin, tu es donc ce cher Salem ! Le sauveur d'Harry ! La petite teigne parle beaucoup de toi !
- Juste au cas où... je suis toujours là… bouda Harry.
- Oui, oui mon poussin ! C'est la première fois que je le rencontre ! J'avais déjà fait la connaissance de Godric mais jamais de Salazar ! Merlin, que je suis content ! Nous avons plein de choses à nous dire !
- Toujours aussi énergique, Salem ! rit un homme blond aux mèches légèrement rougeoyantes. C'est un plaisir de faire la connaissance du petit Harry ! Tu n'es pas très grand mon bonhomme ! Il va falloir le surveiller ce petit et le remplumer !
- Merlin ! Godric, le tact et toi ça fait dix ! râla Salazar.
- Mais regarde-le, il est tout mignon et tout ! Une petite bouille d'ange c'est vrai ! Mais il est surtout frêle et chétif le petit !
- On croirait entendre Fumseck ! soupira Harry.
- Fumseck ? Oh mais c'est vrai que tu as le même don que moi ! C'est bien mon descendant ça ! s'enorgueillit le tableau de Godric.
- En effet, Seigneur Gryffondor ! sourit Harry.
- Toutefois il a visiblement hérité de mon intelligence, de ma noblesse et de mon port ! s'amusa Salazar.
- En fait, ils ont hérité de ce qu'il y avait de meilleur chez vous ! Autant la puissance que la folie ! ricana Vladimir nullement impressionné.
Les garçons éclatèrent de rire alors que Narcissa n'arrivait pas à croire qu'elle avait devant elle deux des fondateurs de Poudlard.
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Voilà !
C'est fini pour aujourd'hui !
J'espère que ça vous a plu !
Je vous souhaite à tous une excellente semaine !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
