Salut à tous mes lutins !

Votre très cher Byak' est heureux de vous retrouver pour la suite !

J'espère que vous allez bien et que vous n'avez pas trop abusé sur les crêpes ! :-P

Je vous poste aujourd'hui le chapitre 19 ! J'ai vraiment du mal à croire qu'on soit déjà aussi loin !

Un futur couple se dessine et un nouveau couple se met doucement en place !

On a fait un sacré bout de chemin ensemble ! Merci à tous les lecteurs, les followers, les favoris, les reviewers et les guests !

Je vous overlove !

Disclaimer: J'ai les plein droits sur mon imagination et la folie des personnages ! C'est déjà pas mal ! Sinon il faut voir avec J.K. Rowling

Bêta-Lectrice: ShannaRya à qui je dois beaucoup pour être capable de supporter ma folie quotidienne


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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 19 : Le début des Vacances

Harry ouvrit les yeux subitement. Il ne prêta pas attention à l'heure et se leva en quatrième vitesse pour courir se préparer. Une fois séché et vêtu, il sortit de la salle de bain et ne remarqua qu'alors l'obscurité qui régnait dehors. Légèrement perturbé, il lança un tempus et découvrit avec effroi qu'il était à peine cinq heures du matin. Il s'était levé avec pas moins de cinq heures d'avance. Il grimaça en voyant ses deux frères qui dormaient toujours dans son lit et poussa un long soupir. Il se recoucha tout habillé et instinctivement deux bras le ceinturèrent. Il sourit en remarquant que même endormi, Vladimir le retrouvait toujours. Le petit brun se laissa à admirer la décoration nocturne de sa chambre et replongea dans les limbes du sommeil sans s'en rendre compte.

Un trille joyeux réveilla toute la chambrée et les garçons soupirèrent de concert. Salem fut le premier à se lever et observa la tenue de son frère avec amusement. Il n'était pas difficile de comprendre son empressement. Regulus, Remus et Severus venaient s'installer ce jour dans le manoir. Ils avaient dû batailler pour que le lycanthrope accepte de venir vivre chez eux. Le potionniste, lui, avait été plus facile à convaincre grâce aux grands yeux verts suppliants d'un trio démoniaque. Vladimir fut le second à émerger et Harry suivit rapidement en perdant la chaleur de sa doudoune vampirique. Le petit dernier se leva sous le regard moqueur de ses aînés. Salem lui jeta un simple sort de rafraîchissement et partit prendre sa douche en saluant Duncan.

Dans la salle à manger, Harry discutait avec Dobby de l'organisation des vacances tout en nourrissant les familiers de la maison quand ses frères débarquèrent en fanfare. Le petit déjeuner fut plus animé que les jours précédents où ils avaient tous trois trouvé l'ambiance trop calme.

Cela faisait déjà trois jours que la joyeuse fratrie avait pris possession de leur manoir. Ils s'étaient rapidement habitués à la présence magique du manoir. Salem s'était amusé avec la magie de la demeure. Avec ses capacités, les connaissances de Vlad et l'imagination d'Harry, ainsi que leurs trois puissances conjuguées, ils avaient pu réveiller et développer la conscience de leur chère maison. De plus, ils s'étaient même permis de donner une silhouette plus ou moins fantomatique à cette conscience.

La conscience magique du petit château fut baptisée Salrymir par les trois sorciers. Il s'agissait d'un jeu de mots avec leurs prénoms. Cette conscience possédait deux formes. La première était un immense serpent qui veillait perpétuellement sur les protections de son domaine. L'autre apparence était celle d'un homme d'une trentaine d'années, torse nu et le reste de son corps était celui d'un serpent. Ils avaient décidé de créer la seconde apparence uniquement pour quand l'un des trois appelait. Autant dire que l'idée venait de Salem et avait ravi Shanasssya et laissé un Harry très impressionné. Vladimir avait été amusé de constater que la bêtise de ses frères était contagieuse.

HP ~ PUF

La matinée était déjà bien entamée quand les garçons furent avertis de la présence des adultes par le gardien du domaine. Harry envoya Dobby les chercher alors que Salem boudait de ne pas pouvoir le faire lui-même.

- Oui mais s'ils voient déjà la maison, tu ne pourras plus leur faire visiter le domaine. Ce serait vraiment terrible pour toi, non ? chuchota Harry.

- Par le croupion de Merlin, je n'y avais pas pensé !

- Salem, il est vraiment temps que Sergei débarque parce que tu deviens invivable et surtout tu vas finir par traumatiser les oreilles d'Harry ! persiffla le vampire.

- Dixit celui qui est frustré de ne pas voir ses jumeaux ! contra Salem souriant.

- Dites, vous êtes conscients que vous êtes pareils ? lâcha Harry.

- Bien sûr ! répondirent en chœur les deux aînés, un large sourire leur barrant le visage.

Un éclat de rire résonna dans le hall alors que les trois garçons se tenaient les côtes. Les adultes arrivèrent sur ces entrefaites et tombèrent sur cet adorable tableau. Les trois garçons avaient les joues rougies d'avoir bien ri. Regulus se jeta sur ses trois neveux tandis que Severus le menaçait ouvertement de lui jeter un sort s'il ne lui rendait pas immédiatement ses neveux. Quant à Remus, il regardait la scène hilare.

Bien vite les trois adultes partirent à la découverte du parc alors qu'Harry volait sur son nouveau balai, dernier cri, à leurs côtés. Il s'agissait d'un éclair de feu personnalisé, cadeau de Viktor pour lui souhaiter d'excellentes vacances, en attendant la coupe du monde. Le petit brun était extatique de son cadeau. Il faisait les louanges de Viktor à tout va, ponctuant le tout de pirouettes spectaculaires. Salem se faisait une mission d'acquiescer les dires de son cadet alors que le vampire grommelait qu'il n'était pas prêt à laisser son petit bout grandir.

Severus découvrit avec joie le stade de quidditch et le laboratoire. Remus était plus intéressé par le sauna et la piscine alors que Regulus se promettait de se perdre dans la bibliothèque et le verger. Lorsqu'ils arrivèrent à l'étage des suites familiales, Harry resta coi devant l'apparition de trois nouvelles portes. Il regarda tour à tour Salem et Vladimir. Le premier avait un sourire particulièrement arrogant tandis que le second observait le tout avec un pseudo désintérêt.

- Règle vitale pour ta survie, Harry ! Ne jamais montrer à Salem que tu es impressionné par ses bêtises ! lui chuchota le vampire.

- Survie vladimirienne j'imagine !

- Survie planétaire, je dirais ! ricana le vampire.

- Ce n'est pas comme si on parlait d'un Malfoy… rappela fièrement le petit brun.

- Ah… Tu marques un point !

Un parchemin apparut sur le sol au même instant et on put lire « Harry 2 – Salem 1 – Vladimir 0 ». Harry jubila et les adultes observèrent le parchemin intrigués.

- C'est un coup de Salrymir, le manoir ! expliqua Salem.

- Le manoir ? fit Remus en écarquillant les yeux. Vous avez vraiment réussi à lui donner une conscience en si peu de temps ?!

- Bah oui ! répondit Vladimir d'un ton hautain en croisant très fièrement les bras sur son torse. Un véritable jeu d'enfant !

Les trois plus jeunes éclatèrent de rire alors que les adultes n'étaient pas peu fiers de leurs protégés. Les plus âgés suivirent les instructions de Salem et ils furent ravis de leurs chambres.

HP ~ PUF

Ils passèrent une excellente journée et le soir arriva bien vite. Le dîner se fit dans la bonne humeur, servi par Dobby et Kreature. Harry s'endormit dans la salle de détente pendant que Regulus, Vladimir et Remus faisait une partie de billard sorcier. Severus pour sa part couvait le plus jeune du regard tout en se prélassant alors que ce dernier dormait blotti contre Salem.

- J'ai bien réfléchi et demain midi nous irons chez les Weasley ! informa Salem.

Aussitôt le jeu cessa et Vladimir étudia l'expression narquoise de son frère.

- Harry ne sera pas contre le fait que je réclame deux vies après tout le mal que lui ont fait ces deux idiots ! reprit Sal.

- Tu vas vraiment en tuer deux ? demanda Regulus les sourcils froncés.

- Techniquement j'ai prévu de réclamer deux vies !

- Celle des derniers ? supposa le lycan.

- Non je vais réclamer les jumeaux ! sourit froidement le jeune seigneur.

- Les jumeaux ! s'étrangla Vladimir.

- Oui ! Ils viendront vivre avec nous ! De toutes façons, c'est soit ça ou les enlever pour que tu restes sage ! taquina Salem pour rassurer son frère.

- La famille Weasley est extrêmement soudée, avertit Severus. Du moins, en apparence… C'est surtout la mère Weasley qui va poser problème !

- Pourquoi prendre les jumeaux ? s'enquit l'oncle Lus, la curiosité piquée.

- Ils ont encore deux ans à passer à Poudlard, leurs aînés ont tous quitté la maison. D'après mes recherches, même Perceval a trouvé du travail au ministère de la Magie anglais dès l'obtention de ses ASPIC… Et puis ce sont les futurs calices du vampire qui me sert de frère !

- Donc l'ambiance va devenir invivable pour les garçons, comprit immédiatement Severus. Ces garçons sont des génies des potions et je pense que dans un bon environnement, ils pourraient pleinement développer leur potentiel pour la création et l'utilisation de potions et d'objets magiques.

- C'est exactement ce qu'Harry m'a fait comprendre, d'où ma décision de les « réclamer » à leurs parents.

- Arthur va souffrir de cette décision… affirma Remus.

- J'imagine bien mais c'est un peu le but ! asséna froidement Salem. Il avait des perles et au lieu d'en prendre soin, il les a simplement laissés dans un coin à prendre la poussière ! C'est triste à dire mais à laisser sa femme brimer Fredy et Georgy, il ne les a pas aidés. Bien au contraire ! Oui ce sont des farceurs invétérés mais ce sont surtout de jeunes sorciers extrêmement talentueux. D'ailleurs, je compte sur toi, Remus, pour les aider et les soutenir dans leurs recherches. Je pense que ça vous fera du bien à tous les trois ! Après tout, ils se considèrent comme vos héritiers et vénèrent les Maraudeurs…

- Ce sera un immense plaisir ! sourit le loup-garou.

- Une question me taraude. Pourquoi avoir attendu qu'Harry se soit endormi pour nous en parler ? souleva Regulus.

- Il n'aurait pas réussi à dormir et se serait réveillé en pleine nuit, soupira Vladimir. Il a dû se lever vers les quatre heures, ce matin, pour se préparer avant de réaliser qu'il était bien trop tôt…

- Tout cela le chamboule profondément… Surtout qu'il va s'en vouloir d'être la cause du déchirement de cette famille…

- Elle me semble déchirée depuis bien longtemps… rumina le moldave.

- Sans l'ombre d'un doute ! confirma le potionniste. Il est temps qu'il accepte de se reposer sur les autres !

- Et c'est toi qui dis ça, Sev ? sourit doucement Regulus.

- Oui, j'ai fini par apprendre… Et c'est d'ailleurs grâce à mes neveux ! sourit fièrement le susnommé.

Ils finirent leur partie et, sur un commun accord, partirent se coucher. Les trois frères atterrirent cette fois dans la chambre de Salem. Dobby avait changé son petit maître pendant que les deux autres étaient partis se préparer pour la nuit. Quand Vladimir arriva dans la chambre, il eut la surprise de trouver Salrymir, sous sa forme hybride, qui veillait sur le petit ange. En voyant l'un des possesseurs du manoir, la silhouette sourit et s'évapora. Le vampire secoua distraitement la tête et kidnappa tranquillement son petit frère. Il s'endormit en le calant dans ses bras. Quand Salem entra, il ne put résister à l'envie de faire des photos de ses frères si paisiblement endormis.

HP ~ PUF

Le lendemain, Vladimir réveilla ses deux princes et les envoya à la douche. Après le petit-déjeuner une partie de quidditch s'improvisa à la demande Severus. Après une bonne douche, Salem décréta qu'il était l'heure de partir pour le Terrier.

Les trois seigneurs transplanèrent directement et se présentèrent chez les Weasley. Toute la famille était là. Visiblement, les plus âgés avaient dû prendre des congés pour être présents jusqu'à la décision des Seigneurs Riddle-Potter-Gaunt.

- Bonjour messeigneurs, s'inclina Arthur. Je suis Arthur Weasley, chef de la famille Weasley.

- Oui, oui c'est ça ! renifla dédaigneusement Salem. Alors c'est donc vous le géniteur de ces infâmes créatures...

Pour le coup, la famille était plus que refroidie. Salem dégageait une puissance et un charisme époustouflant. Le port fier et droit, il regardait Ginevra, Molly et Ronald avec une fureur à peine contenue. Ginny ne pouvait que le regarder rêveuse tandis que les jumeaux avaient la tête baissée afin de cacher leur amusement. Ils connaissaient bien le côté protecteur de Salem, Ginny allait se faire exploser si elle tentait de s'approcher.

Ils savaient qu'ils n'avaient rien à craindre de lui mais cela les attristaient de voir la façon dont leur famille s'était comportée. Percy se tenait se tenait de façon insolente et fière comme s'il était extérieur à la scène alors que les deux plus âgés tentaient de soutenir leur père par leur simple présence. Ronald, lui, se cramponnait à une Molly livide. Les vagues de magie qui se dégageaient de Salem étaient d'une rare puissance. Pas même Albus Dumbledore ne leur faisait cet effet-là.

- Je suis navré pour ce qui est…

- Je n'ai que faire de vos excuses ! Je n'ai que trop longtemps toléré le comportement de… ces choses… que sont vos derniers ! déclara froidement Salem, une mine de profond dégoût clairement visible.

- Seigneur Riddle-

- Je n'ai qu'une question à vous poser ! Qu'êtes-vous prêt à faire pour tenter d'apaiser la colère de ma famille ? susurra froidement le jeune seigneur avec une lenteur qui ne disait rien qui vaille.

Il jeta un regard tout autour de lui, semblant inspecter les lieux. Il posa un instant son regard sur Ginevra puis sur Ronald et eut une grimace écœurée.

- Merlin… souffla-t-il avisant le regard affamé de la rouquine.

- Je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour protéger ma famille et réparer leurs erreurs ! déclara Arthur d'une voix assurée.

- Je vois, même si je vous demandais de payer les frais médicaux… Je crains que vous ne soyez en mesure de satisfaire cette simple demande…

Arthur blêmit à ces mots et baissa honteusement la tête.

- Il est vrai que nous ne sommes que de modestes sorciers…

- Peut-être devrions-nous simplement réclamer la vie et la magie de deux des leurs et partir au plus vite ! râla Vladimir. Ce lieu m'insupporte au plus haut point !

- Merlin, quelle excellente idée ! s'amusa Salem.

Les Weasley n'étaient plus que des êtres tremblants et blafards. Cependant les plus perturbés semblaient être les deux plus grands et Arthur.

- Je n'ai rien à faire dans cette histoire ! déclara Perceval avec arrogance. Vous n'avez qu'à régler cela avec les autres ! Je n'ai rien à voir avec tout ceci !

- C'est pourtant un problème de famille… releva Salem dégoûté par le Perceval en question.

- Il me semble que vous étiez pourtant Préfet-en-Chef ! Est-ce bien le terme, Harry ? demanda Vladimir.

- C'est exact Vlad… Il en était d'ailleurs très fier cette année…

- Donc il lui revenait de faire connaître à ses parents le comportement de ses cadets et de les reprendre…

- Je vois que n'importe qui obtient des avantages dans cette école ! C'est vraiment inadmissible ! renifla Salem.

- Je ne suis pas n'importe qui ! clama Percy avec arrogance. Je suis le nouveau secrétaire de notre très estimé Ministre de la Magie, Cornélius Fudge !

- Voyez-vous cela ! Le secrétaire du Ministre… Si c'est pas mignon…

- Cela suffit Percy ! Ne complique pas davantage la situation ! le rabroua vertement le chef de famille.

- Quel esprit de famille ! N'est-ce pas touchant ! soupira amoureusement Salem.

- Écœurant ! rectifia le vampire.

- Tu dis ça parce que tu es en colère, Vlad ! C'est tout ! bouda Salem. Tu es juste jaloux de voir que les rats peuvent quitter le navire au moindre problème !

- J'imagine que c'est vrai ! Ils sont l'exemple-même de la famille parfaite ! ricana sarcastiquement le moldave.

- Harry ! Après tout ce que nous avons fait pour toi ! C'est ainsi que tu oses nous traiter ! lui hurla Molly Weasley, prête à se jeter sur lui.

- Baisser d'un ton immondice ! claqua la voix devenue glaciale de Salem. Pour qui vous prenez-vous pour, ainsi, vous adresser à mon frère, stupide gourgandine !

- Je vous prie de pardonner mon épouse ! supplia le patriarche.

- Hors de question ! tonna Vladimir.

Harry, lui, semblait extérieur à la scène. Il n'avait pas parlé une seule fois. Il regardait Fred et George qui se disaient que finalement, rien ne passerait bien maintenant que leur mère avait ouvert la bouche. Tout ce qui intéressait le petit brun était de rentrer à la maison et retourner auprès des siens.

- Je lui parle comme je veux ! leur cracha-t-elle. En plus d'avoir perverti deux de mes enfants, il ose mentir sur mon petit Ron ! Harry Potter, tu n'es qu'un vulgaire menteur, un vil traître et un monstre !

Une seule et unique pensée vint dans l'esprit d'Harry : « Elle va se faire tuer celle-là ! Salem va l'exploser ! Dommage... Euh… pas vraiment… »

- Et pourrais-je savoir, qui et comment ai-je perverti, je vous prie Madame Weasley ? demanda le petit brun en fronçant doucement les sourcils.

- Fred et George, bien sûr ! Je sais de source sûre que vous partagez le même lit et que ce n'est pas pour y jouer à la bataille explosive ! tonna la femme replète. C'est absolument immonde et parfaitement digne d'un mage noir en devenir ! C'est à se demander si Vous-Savez-Qui ne t'a pas perverti cette fameuse nuit ! Tu aurais mieux fait de disparaître en même temps que tes…

Harry avait glissé sa main dans celle de Salem et tenait la manche de Vladimir. Le premier pour le retenir, le second pour tenter de le calmer mais aussi pour se rassurer lui-même. Si les jumeaux étaient bien les calices de son frère, il était hors de question que Vladimir ne la tue, enfin pas devant ses enfants. Après, pourquoi pas, mais pas comme cela, pas devant sa famille. La fin de la tirade mourut dans la gorge de la sorcière alors qu'elle volait de l'autre côté de la maisonnette. Les lutins se jetèrent sur la femme en poussant d'horribles cris stridents. Ils étranglaient douloureusement la femme sous le regard furieux d'Harry. Des mèches de cheveux volèrent, arrachées alors que la femme se débattait en hurlant.

Toutes les têtes se tournèrent vers Harry puis vers Arthur, baguette en main, qui avait lancé le sort. Salem soupira lourdement en serrant Harry contre lui. Il leva un regard faussement résigné vers le chef de famille qui semblait anéanti.

- Vous avez conscience que je ne passerai pas sur ceci ? demanda l'aîné en regardant chaque membre de la famille rousse.

Tous hochèrent la tête, sauf les deux derniers et le secrétaire du ministre.

- Je vois… soupira Salem. Deux nouveaux affronts en à peine une visite… Je pense qu'il est plus que temps que ma famille coupe tous liens avec les vôtres… Enfin, si tant est que survivants, il y ait… Ce n'était absolument pas comme cela que je pensais régler la chose mais il semblerait que la question n'ait plus lieu d'être. Vladimir emmène Harry dehors !

- Salem !

Le vampire voulut protester mais le regard glacial de Salem lui rappela que celui-ci pouvait être un véritable démon quand il s'agissait de sa famille. L'idée de perdre ses calices lui traversa l'esprit mais aussi douloureuse fut-elle si tel était le choix de son frère, il l'accepterait.

- Fred, George ! déclara solennellement Salem. Je vais commencer par vous pour aller plus vite !

Harry regarda son frère aîné et se blottit contre lui.

- Mon ange, je préférerais que tu n'assistes pas à ceci ! chuchota Salem, le regard doux.

Pour toute réponse, Harry secoua la tête en signe de négation. L'aîné soupira et embrassa son frère sur le front.

- Fais juste confiance à ton grand frère ! sourit l'aîné. Allez, emmène-le Vlad, s'il te plaît ! fit Salem une lueur amusée dans le regard.

Les deux garçons sortirent alors qu'Harry regardait religieusement le sol en attendant le retour de son frère.

- Bien commençons ! Fred, George ! Je réclame vos vies sur le champ !

Arthur se laissa tomber sur une veille chaise en bois en poussant une exclamation de pur déchirement. Bill écarquilla les yeux d'horreur en serrant sa baguette alors que Charlie semblait prêt à se jeter sur lui pour protéger ses cadets. La réaction de Bill et Charlie plut à Salem qui décida de faire un petit tour dans leurs esprits. Apparemment ces derniers tenaient énormément aux jumeaux, plus qu'à leur propre vie. « Enfin des gens corrects dans cette famille ! » pensa Salem. La voix suppliante du patriarche Weasley sortit Salem de ses pensées.

- Merlin, ne me prenez pas mes enfants ! Je vous en supplie ! Prenez ma vie mais laissez mes enfants ! pleura le père.

- Vous voulez savoir ? C'est exactement ce qu'a demandé Lily Potter à Voldemort… Ceci dit je ne suis pas ce sinistre crétin… Vous avez préféré vos derniers et votre femme à vos enfants les plus fidèles durant toutes ces années. Je suis navré… de ne pas être navré de votre sort ! répondit simplement le seigneur face à la détresse évidente du père.

Les jumeaux s'avancèrent et se regardèrent incertains.

- Bon alors pour faire simple, vous avez cinq minutes pour empaqueter vos affaires ! C'est pas pour dire les gars mais Harry n'a pas encore déjeuner !

La dernière phrase avait été dite afin de détendre les jumeaux.

- Merlin… commença Fred horrifié.

- … si Poppy l'apprend… continua George tétanisé.

- Nous sommes morts ! termina Salem en grimaçant mais profondément amusé. Alors bougez-vous !

Les jumeaux disparurent et réapparurent trois minutes plus tard.

- Rapides et efficaces ! souffla Salem impressionné. Eh bien, vous êtes dorénavant au service de la famille Riddle-Potter-Gaunt !

Aussitôt de nombreux fils de magie, rouges, dorés, argentés et bleus, entourèrent les jumeaux avant de disparaître dans leur poitrine.

- C'est un honneur, Monseigneur ! déclarèrent solennellement les jumeaux.

- Allez rassurer mes frères, vous serez adorables ! ricana le susnommé. Bon maintenant, à qui le tour ? Arthur Weasley !

- Monseigneur ? demanda le père un peu moins abattu de savoir ses fils en vie.

- Je ne ferai pas davantage aujourd'hui ! Je vais vous laisser une seule et unique chance ! Au moindre manquement, moindre faux pas, je peux vous assurer que votre famille sera de l'histoire ancienne !

- Merci Seign…

- Ne me remerciez pas aussi vite ! trancha Salem. Votre devoir à présent sera de redorer votre nom à mes yeux ! Et il n'y a qu'un seul et unique moyen. De plus, j'exige que vous redressiez immédiatement la barre ! J'attendrai de voir vos actions envers le comportement de vos enfants et de votre épouse pour me déclarer ! Il est des lois sorcières qui sont de prime importance ! Vous êtes des Sang-Pur ! Il est de votre devoir de les inculquer à vos enfants, en tant que père, mais il est de votre devoir de les faire respecter de par votre position de chef de famille ! Et par-dessus tout, apprenez la valeur d'une famille à certains, lâcha Salem en jetant un regard blasé à Perceval. Prenez vos dispositions avec les deux derniers afin que je n'aie pas à les retrouver sur mon chemin ! Ce sera tout ! J'espère sincèrement que vous comprenez l'importance de la tâche qui vous incombe !

Et sincère, Salem l'était indubitablement. Il rappela les lutins d'Harry qui admiraient leur travail avec la mère Weasley évanouie, dorénavant dépourvue de cheveux et le visage griffé.

- Les petits fous ! Je ne pense pas que votre maître soit ravi de vous savoir loin de lui. Quel dommage que ses cheveux ne puissent plus jamais repousser… souffla Salem avec amusement. Ah et j'y pense ! lâcha-t-il en s'arrêtant à hauteur de la porte. Charlie, c'est ça ? demanda-t-il au dresseur de dragon qui acquiesça. Tu as raison. Ce n'est pas une tare ou une déviance ! ricana-t-il en faisant un clin d'œil moqueur au grand gaillard qui rougit autant d'embarras que parce que Salem était assurément à son goût.

Les cinq sorciers s'en allèrent et transplanèrent directement au Manoir Salrymir.

- Bienvenue dans votre nouvelle demeure les gars ! s'amusa Salem.

Les jumeaux furent accueillis par Remus et Severus qui étaient venus à leur rencontre. Les jumeaux étaient terriblement intimidés devant l'immense domaine. Ils ne se sentaient pas à leur place dans ces lieux. Regulus patientait dans le salon et se leva quand tout le monde entra. Les présentations faites, les jumeaux demandèrent d'une voix gênée ce qu'on attendait d'eux.

- Oh c'est simple ! Je n'attends absolument rien de vous ! fit Salem en se lâchant sur Vladimir qui levait les yeux au ciel. Vous êtes en vacances alors pas besoin de vous prendre la tête sur les cours pour le moment. En plus je crois que vous avez reçu les résultats vos BUSES, non ?

- En effet, monseigneur ! répondit George.

- Attends tu m'as appelé comment ? fit Salem choqué.

- Pas de ça entre nous les gars ! Je vous rappelle que vous êtes de la famille maintenant ! se moqua Vladimir.

- Soyez simplement vous, rien de plus ! expliqua Salem.

- Pour les blagues voyez avec Remus et les potions… Pas besoin de vous faire un schéma !

- Salem ! fit Severus amusé.

- Oui, oui mon oncle, je sais ! Je suis divin, je m'en rappelle !

- D'ailleurs où est passé Ry ? fit Fred en cherchant autour de lui.

Salem ferma les yeux et chercha la magie du petit dernier. Il la trouva et répondit que le petit brun était parti se changer. Alors que la famille discutait de l'installation des jumeaux, sous les regards gênés de ces derniers. Deux craquements déchirèrent l'air.

- On attendait de la visite ? demanda Salem.

- Ce doit être Igor qui revient mais il ne semble pas seul ! réfléchit Regulus.

En effet, le directeur de Durmstrang était présent et n'était pas seul. A ses côtés, se tenaient Narcissa et Draco. Narcissa salua chaleureusement les jumeaux et les autres.

- Je suis ravie de voir que vous êtes déjà arrivés ! claironna la femme. Salem j'ai tout ce que tu m'as demandé, mon chéri, termina-t-elle en faisant un clin d'œil complice à son neveu.

- Tante Cissa tu es exceptionnelle, comme toujours !

- Merci ! sourit fièrement la lady.

Le son d'un balai se fit entendre et Harry apparut aux côtés des Malfoy.

- Grande nouvelle ! Oh bonjour Marraine, Dray ! finit-il euphorique. Sergei et Viktor viennent jusqu'à lundi prochain ! hurla Harry en faisant des pirouettes sur son balai.

- Harry descends immédiatement de ce balai ! se leva furieusement Severus. Va me ranger cet engin de malheur dans ta chambre. Tu pourrais te casser quelque chose !

Le petit obtempéra rapidement et entraîna avec lui Fred, George et Draco.

- Tu ne dis rien ? demanda Vladimir en caressant le dos de Salem.

- Pour une fois qu'il fait une bêtise, ça ne me dérange pas ! Et puis comme ça on n'a pas le mauvais rôle ! ricana l'aîné. De toute façon, il va bientôt débarquer en hurlant…

- Pourquoi Harry reviendra-t-il en hurlant ? demanda la sorcière curieuse.

- Il n'a pas encore salué Igor ! rit Salem.

Et effectivement, Harry revint rougissant, se rendant compte qu'il n'avait pas salué son cher Maître Igor. La discussion qui suivit fut assez tendue. La conversation portait sur les évadés.

- Les Lestrange, Dolohov, Mulciber, Rookwood et Travers sont maintenant en pleine forme ! déclara Igor. Les médicomages les ont déclarés totalement guéri, aussi bien physiquement, magiquement que mentalement ! Toute trace de leur passage à Azkaban n'est plus qu'un mauvais souvenir.

- Voilà qui est une bonne chose ! déclara Salem.

- Cependant il y a un autre problème ! avisa Narcissa. Lucius m'a appris que le ministre ne compte pas rappeler les détraqueurs pour l'instant. De plus, les prérogatives du Magenmagot pourraient interdire aux détraqueurs de s'approcher du domaine de Poudlard mais pour cela il faudrait que le directeur en fasse la demande…

- Merlin, ça n'en finira donc jamais ! fit Regulus.

- Harry, mon ange ! Allons faire un tour, proposa Salem en voyant tout le petit groupe de retour.

Le petit brun suivit son frère dans le parc. Il était intrigué de cette demande. Salem lui demanda ce qu'il comptait faire de Poudlard. Pour sa part, il ne connaissait pas cette école, lieu de destruction de son père. Autant Poudlard représentait le lieu de la libération d'Harry, autant pour lui l'école était un sombre héritage. Harry ne pouvait que comprendre.

Salem lui avoua qu'il souhaitait rester loin de la gestion des affaires de l'école. Le cadet avoua qu'il n'y connaissait absolument rien à la gestion d'une école mais qu'il aimerait vraiment pouvoir gérer l'école plus tard sans toutefois en être le directeur. L'aîné fut ravi de cette déclaration. Après tout cela représentait tout de même un début de projet d'avenir des plus intéressants pour son petit chéri.

Salem lui certifia qu'il prendrait contact avec Durkil et les gobelins pour lui donner les cours nécessaires. Harry lui rappela qu'il pouvait toujours demander à Minerva Mc Gonagall de lui expliquer en attendant. Cette dernière était la mieux placée pour parler de la gestion de l'école. En plus, leur père serait bientôt de retour et vu les connaissances qu'il possédait, il ne faisait aucun doute que Tom serait parfait pour le préparer.

A leur retour dans le salon, les deux frères furent surpris de découvrir quatre personnes encapuchonnées et vêtues de lourdes capes sombres. Salem jeta un regard inquisiteur à Vladimir.

- Qui sont ces personnes, Vlad ? Que font-elles dans notre salon ?

- Ce sont mes présents pour mes Princes ! répondit le moldave d'une voix pompeuse.

D'un claquement de doigts du vampire, les quatre capuches tombèrent et dévoilèrent Bellatrix Lestrange, Rabastan Lestrange et Rodolphus Lestrange, accompagnés de Lucius Malfoy.

- En voilà une magnifique surprise ! Marraine, son époux et Rabastan ! Ils me tardaient de faire votre connaissance ! s'enthousiasma le jeune seigneur.

- Mon prince ! déclarèrent les deux hommes.

Bellatrix n'avait pas ouvert la bouche. Elle admirait le magnifique jeune homme qu'était devenu son filleul. Elle le détailla ouvertement et reporta son attention sur le jeune sorcier qui l'accompagnait. Ainsi, c'était lui Harry Potter ! Enfin… Riddle-Potter-Gaunt, comme l'avait prévenue Narcissa.

Les deux garçons se ressemblaient indéniablement. Elle se demanda succinctement comment cela était possible vu qu'ils n'avaient pas les mêmes parents. La réponse s'imposa à son esprit une adoption par le sang et la magie mais pour cela il fallait que la Grande Magie l'accepte.

Sans s'en rendre compte, elle fronça les sourcils en dévisageant le plus jeune. Si elle n'avait pas vu la cicatrice, elle n'aurait jamais reconnu le garçon dont elle avait vu la photo, il y a deux ans de cela. Il n'avait plus ces monstrueux culs de bouteilles sur la face et ses yeux verts, trop verts la mirent mal à l'aise. Pourtant le garçon la regardait curieusement avec un mélange d'intérêt et de douceur. Certes Narcissa l'avait prévenu qu'il n'était en rien le sorcier qu'on leur avait vendu. Toutefois en se retrouvant face à cette fratrie, elle se rendit compte du temps qui s'était écoulé durant son séjour à Azkaban.

Harry dut en avoir assez de cette inspection car il détourna les yeux alors que le regard de Bellatrix était toujours focalisé sur sa célèbre cicatrice.

- Mon petit Salem ! souffla l'évadée, reprenant pied avec la réalité.

- Es-tu satisfaite de ton inspection, marraine ? demanda Salem, la voix neutre.

- En effet, répondit la sorcière une moue enfantine se dessinant sur son visage. Mes Princes ! s'inclina-t-elle finalement.

Salem eut un sourire radieux avant de laisser place à une mine contrariée quand les yeux vert forêt se posèrent sur Lucius Malfoy.

- Malfoy ! fit-il simplement.

- Mon Prince ! s'inclina ce dernier.

Il fit de même avec Harry mais ce dernier l'ignora superbement.

- Vladimir que fait cet homme chez nous ? fit l'aîné agacé.

Ce fut Lucius qui lui répondit :

- Je souhaitais m'entretenir avec mon prince, monseigneur ! fit l'homme semblant mal à l'aise.

- Oh et lequel ?

- Votre jeune frère, le Prince Harry !

- Voyez-vous cela ! Et en quel honneur vous laisserais-je l'approcher une nouvelle fois après votre dernier écart ? renifla furieusement Salem.

Le visage du blond perdit ses couleurs mais il ne chercha pas à baisser pas les yeux.

- J'imagine que si son avada ne m'a pas tué ce n'est pas l'écouter qui le fera ! calma Harry.

- Je souhaiterais vous présenter mes excuses, Mon Prince.

- Pour l'avada, les insultes ou le doloris ? demanda le concerné suspicieux.

- Ma foi, pour tout cela à la fois. Tout comme pour l'attaque à Poudlard… fit un Lucius sidéré de s'entendre présenter des excuses.

- Ah je l'avais déjà oublié celle-ci ! rit Harry. Je veux bien vous pardonner, Lucius Malfoy mais à une condition, bien évidemment… Je veux que vous présentiez vos excuses à toutes les personnes habitant dans cette demeure car, voyez-vous, vos stupides actions ont eu des répercussions sur chacun ! susurra Harry.

Le lord sembla prêt à s'évanouir mais il se rappela que Narcissa lui avait dit que le Seigneur des Ténèbres serait de retour cet été. Il ne tenait pas spécialement à se faire tuer par le Lord. Quoique, s'il ne le faisait pas, Narcissa se chargerait de son sort. Le lord déglutit douloureusement à cette pensée.

Autant dire que l'assistance nageait entre incrédulité, respect et fierté. Lucius ne chercha pas à se dérober et s'exécuta sur le champ. Une fois fait, Harry se rapprocha du lord sous l'œil méfiant de celui-ci. Le petit brun se jeta sur lui pour lui souhaiter la bienvenue dans leur étrange famille et le menaça de lui faire arracher les cheveux s'il lançait encore un sort vers Draco.

Bellatrix était interloquée, abasourdie, choquée et médusée mais définitivement amusée. Elle n'arrivait pas à croire qu'un enfant venait de faire plier un des lords les plus fiers d'Angleterre et du Royaume-Uni. Les deux frères Lestrange échangèrent un sourire narquois, le petit était amusant et puissant. On ne voyait pas souvent un enfant mettre Lucius Malfoy mal à l'aise ! Igor, lui, riait ouvertement, de même que Regulus, Severus et Remus. Narcissa regardait son époux avec un regard plein de fierté et de satisfaction.

Lucius s'étouffa presque en se rendant compte qu'il recevait un câlin de Potter… Non de son prince ! Salem le défia du regard de ne pas rendre son étreinte à Harry. Le blond n'avait aucune envie de faire cela et certainement pas en public. Soudain la température chuta de plusieurs degrés, accompagnée d'une aura sinistre.

Les têtes des nouveaux venus se tournèrent vers l'origine. Il s'agissait forcément de ce cher Vladimir qui rageait de voir son petit frère dans les bras du lord. D'ailleurs ce dernier déglutit de façon très audible, rendit une rapide étreinte au petit et s'éloigna rapidement.

- Heureusement que tu ne réagis pas de la sorte dès qu'un homme l'approche ! ricana Severus.

HP ~ PUF

Les jumeaux étaient dans leur nouvelle chambre et admiraient la montagne de riches vêtements que Narcissa leur avait achetés. Cela faisait maintenant deux jours qu'ils étaient partis de chez eux et ils avaient reçu de nombreuses lettres de Bill et Charlie. Ils les avaient rassuré et leur avaient demandé d'imaginer cela comme des vacances loin de la maison. Cette vision des choses avait quelque peu réussi à apaiser leur inquiétude mais ce n'était pas gagné.

Depuis leur arrivée, ils passaient le plus clair de leur temps dans leurs appartements. Ils ne se sentaient pas à leur place ainsi entourés de lords et de ladys. Le coup de grâce s'était produit lorsqu'ils avaient fait la connaissance de Viktor Krum, le célèbre attrapeur bulgare. Le joueur de quidditch avait été très sympathique malgré sa notoriété internationale. Là n'était pas le problème. Il venait du fait que les jumeaux se rendaient compte qu'ils n'avaient rien à apporter à une famille aussi puissante. Ils n'étaient absolument rien face à toute cette puissance et cette richesse. Ils se sentaient comme des poids qui bénéficiaient de la charité de cette famille.

Un coup timide à leur porte les sortit de leurs réflexions. Une petite frimousse hésitante aux cheveux noirs entra dans la chambre. La gêne du petit brun était clairement visible. Harry posa son regard sur Fred et George qui lui semblaient contrariés depuis leur arrivée. Il se doutait que pour eux, cette installation n'était pas spécialement enthousiasmante. Après tout, à cause de lui, ils avaient été arrachés à leur foyer. Lui qui accordait tant d'importance à la sienne n'arrivait à pas à passer par-dessus ses remords.

- Je voulais vous demander pardon… Je suis désolé pour tout ce qui est arrivé… Tout est de ma faute… Finalement votre mère avait peut-être raison…

Derrière la porte, Salem et Vladimir étouffèrent un hoquet de stupeur et d'horreur.

- Harry ! s'horrifia George.

- Pour l'amour des Veelas, cesse de dire des bêtises !

Le petit brun baissa la tête trouvant tout à coup ses chaussures en cuir de sombral absolument fascinantes. Soudainement il fut pris en sandwich par ses deux gardes et il releva la tête pour tomber sur le visage de Fred lui souriant de façon rassurante.

- On voulait quitter la maison au plus tôt…

- Mais on ne se faisait plus d'illusions…

- De réussir un jour à s'en aller !

- Tes frères ont réalisé l'un de nos rêves les plus chers alors…

- Merci Ry ! clamèrent les deux farceurs.

Le petit brun se sentit un peu plus léger. Il se retourna et regarda George avant de leur sourire également.

- En fait c'est à nous de te présenter des excuses ! fit remarquer George, son visage se refermant durement.

- Je ne crois pas… Pourquoi donc ? fit Harry perdu.

- Pour ce que t'a dit notre mère !

- Elle a été infecte et on sait que ça t'a blessé !

- Tout ce qu'elle a dit est faux !

- Tu n'aurais jamais dû disparaître en même temps que tes parents ! déclara Fred.

- Ce n'est pas important ! les rassura le petit brun.

- Pour nous ça l'est ! déclarèrent les deux avec beaucoup de sérieux.

- Tout ce qui te touche, en bien ou en mal, est important pour nous ! avoua Fred.

- On n'est peut-être pas tes frères de sang mais on te considère vraiment comme notre précieux petit frère ! Vous êtes mes deux précieux petits frères, chuchota George en enserrant Harry et son jumeau.

Juste derrière la porte, Vladimir était appuyé un immense sourire sur le visage. Au moins la cohabitation ne serait pas difficile. Il avait voulu présenter ses excuses à ses deux rouquins mais n'avait pas su comment le faire. Trop peu habitué à courber l'échine, il avait longuement cherché ses mots, hésitant avant d'entendre la conversation entre les trois. Une chose était sûre, il refusait de considérer les roux comme ses frères. Il n'avait aucun problème vis-à-vis de l'inceste mais il les voulait entièrement.

Vu le sourire goguenard que Salem affichait, ce dernier avait clairement suivi le fil de ses pensées. Finalement, Sal embrassa Vlad à la commissure des lèvres et toqua à son tour. Vladimir leva les yeux au ciel devant la bêtise de son frère. « Un baiser russe hein ! » se dit le moldave. Il entra dans la pièce et referma la porte derrière lui.

- Bon faut qu'on parle les jumeaux ! déclara Vladimir très sérieusement, trop sérieusement. Vous faites partis de la famille.

- Lords, ladys, célébrités, richesses, puissances on s'en tape royalement ! Vous avez votre place ici ! Ce n'est pas difficile de comprendre la raison pour laquelle vous êtes reclus dans vos appartements mais ce n'est pas la solution. D'ailleurs j'ai envie de connaître mes nouveaux morveux ! continua Salem. Vous avez le même comportement qu'avait Harry l'an passé.

Les jumeaux se sentirent complètement pris au dépourvu.

- S'il y a trop de monde ici, je les vire tous illico presto si ça peut vous aider à vous sentir mieux ! poussa l'aîné.

- Non, non ! Ce n'est pas la peine… s'activa Fred.

- On sort ! déclara George.

- On peut vraiment faire des blagues ?

- Si vous n'en faites pas je vais vraiment m'ennuyer, sourit Viktor en passant la tête par la porte. Pendant toute l'année, Harry m'a venté votre génie alors faites-vous plaisir !

- J'ai l'impression que Rodolphus a besoin d'être quelque peu déridé ! ricana Sergei.

- Malfoy père aussi ! répondit Salem. Chaque fois qu'il vient, on dirait qu'il n'est pas allé aux toilettes depuis des semaines !

- Bon c'est réglé alors ! conclut le moldave.

Viktor vint près d'Harry et passa un bras autour des épaules de ce dernier. Le petit brun ne sembla pas dérangé par le contact. Salem eut un sourire goguenard alors que Vlad plissait dangereusement les yeux. Alors que Vladimir allait cracher son venin à Viktor quant à sa proximité exagérée avec son frère, Salem le devança.

- Au lieu de les embêter, occupe-toi de tes calices jumelés ! Ça me ferait des vacances nom d'un hippogriffe biscornu ! Oups ! blêmit Salem en se rendant compte de ce qu'il avait laissé échapper.

Vladimir resta interdit alors que Salem s'enfuyait courageusement la chambre. Il regarda les jumeaux et fuit tout aussi courageusement que son seigneur. Les jumeaux n'étaient pas en reste. Ils regardèrent Harry puis échangèrent un regard perplexe.

- Calices jumelés ? reprirent-ils en chœur.

- Je crois que c'est de vous dont il parlait… lança distraitement Harry en tentant de grimper sur le dos de Viktor.

- Euh…

- Harry…

- Je crois que nous avons

- Deux questions à poser !

- Ses calices ? Nous ? demanda Fred.

- Vous êtes ensembles Viktor et toi ? fit George.

- Ça fait trois questions, non ? remarqua Viktor.

- Ça en fait quatre maintenant ! Je suis avec Viktor puisqu'il est avec moi. De ce fait, vous êtes également avec Viktor !

- Harry ! grognèrent les deux.

- Bon, non je ne suis pas avec Viktor ! Pourquoi ?

- Eh bien… lâcha Fred.

- Vous êtes proches…

- Mais d'une façon différente d'avec les autres !

- Vous êtes mignons ensembles ! taquina George.

Harry regarda les jumeaux comme s'ils venaient de dire que Merlin était un cracmol. Et puis aussi rapidement que son cerveau le put, il traita la dernière phrase de George. Soudain il rougit furieusement.

- Bien sûr que non ! C'est juste que… Viktor est spécial ! C'est tout !

- Ah… Eh bien, si Viktor est spécial…

- Alors tout va bien ! finit George avec un sourire moqueur.

Le bulgare, lui, avait arrêté de réfléchir. Harry le considérait comme spécial. Merlin, Harry le considérait comme spécial ! Son cœur manqua plusieurs battements ! Il eut un sourire béat qui partit immédiatement. Soudain il se demanda dans quel sens il était spécial pour Harry. Merlin, Vladimir allait le tuer !

- Alors comme ça… Je suis spécial ? demanda Viktor.

- Tu en connais deux des Viktor Krum ? répondit Harry tentant de fuir cette étrange conversation.

Un sort orange fusa dans le couloir et on entendit le hurlement de rage de Vladimir qui se retrouvait avec une robe de princesse rose bonbon alors que Salem était affublé d'une robe-bustier à froufrous orange et noire. Les jumeaux échangèrent un immense sourire avant de hurler :

- J'adore cette famille !

HP ~ PUF

Plus personne n'avait vu Vladimir depuis que les jumeaux lui avaient fait remarquer que le rose lui allait à merveille. Le visage du vampire s'était empourpré dangereusement et s'était enfuit dans sa chambre en maudissant un stupide seigneur qui ne savait pas se taire.

Salem avait disparu avec Sergei depuis la veille et à dix heures personne ne les avait encore revus. Heureusement qu'il y avait du monde au manoir parce qu'Harry se serait bien ennuyé tout seul.

Le petit brun prenait son petit-déjeuner en compagnie des frères Lestrange et de Regulus. Severus avait passé la nuit dans le laboratoire avec les jumeaux. Remus avait été courir à cause de la pleine lune et Bellatrix passait tout son temps à lire tout ce qu'elle avait raté du monde sorcier. Comme par hasard, Viktor s'entraînait et semblait fuir Harry.

En bref, le petit brun était tout seul avec deux évadés et son oncle, l'ancien favori de Voldemort pour seule compagnie. De toute façon, il avait une armée à nourrir. Entre les rapaces, les lutins et son serpent, il avait de quoi faire. Un flash embrasé apparut à côté de la chaise d'Harry et Fumseck vint se poser à côté de son ami. Il tenait dans ses serres une cargaison de bonbons au citron.

- Toi, tu as encore volé les réserves de Dumbledore ! s'exclama joyeusement Harry. Il ne va pas te soupçonner ?

- Le vieux bouffon ne remarquera rien ! se moqua l'oiseau vermeil. Hagrid a remplacé ses bonbons par des menthes fraîches saveur pustule.

Le petit brun éclata de rire en imaginant la tête du vieux fou. Un raclement de gorge le fit tourner la tête. Apparemment, les trois adultes l'observaient complètement ébahis. Son fou rire redoubla devant leur mine déconfite et il eut pitié d'eux. Il leur expliqua ce qu'avaient fait le demi-géant et le phénix. Regulus riait à gorge déployée tandis que Rabastan sifflait d'admiration. Rodolphus se permit simplement un rictus amusé.

- Donc si j'ai bien saisi, tu parles le piaf ? demanda Rabastan.

Le petit brun haussa un sourcil dans un élégant mouvement très aristocratique.

- Je ne parle pas le « piaf », je comprends simplement ce que me raconte mon familier !

- Quoi le phénix est à toi ? sursauta Rodolphus.

- Le phénix et le basilic, oui Monsieur Lestrange !

- Je l'aime ce petit ! Il est aussi fou qu'un Black ! rit Regulus. D'ailleurs où est passé le loup ?

- Remus doit être dans le parc en train de somnoler… Tu veux bien aller vérifier pour moi ma fille ?

Un hululement joyeux et Hedwige partit faire son enquête. Elle revint moins d'une minutes plus tard et confirma que le lycanthrope se trouvait bien dans le parc.

- J'adore ! siffla le cadet Lestrange.

- C'est fascinant ! Avec un tel pouvoir, tu pourrais faire plier le monde sorcier ! fit remarquer Rodolphus, semblant déjà établir des plans.

- A ta place, je ne rêverais pas trop ! siffla furieusement Regulus.

- Ce n'est ni mon but, ni dans mes projets ! répondit calmement Harry.

Le sorcier fronça les sourcils et darda son regard dur dans celui d'Harry. Le petit brun le toisa et l'homme se leva vivement en entamant un rapprochement. Malheureusement pour lui, il finit coller contre le plafond alors qu'un énorme serpent fantomatique sifflait durement. Vu la réaction du gardien, le sorcier n'avait pas eu des intentions très nobles envers son maître. Un sifflement du plus jeune calma la conscience qui laissa retomber l'évadé au sol. Cependant le serpent se plaça tout de même autour de l'adolescent.

Regulus se leva et asséna une magistrale claque derrière la tête de l'aîné des Lestrange.

- C'est parce que tu ne sais pas faire la part des choses que ma cousine ne t'a jamais accordé d'attention ! Harry n'est pas une arme ! Et en tant que son oncle, je ne laisserais personne penser de cette façon d'un de mes neveux ! Mets-toi ça dans le crâne !

Rodolphus sortit dehors, rongé par la honte d'avoir été maîtrisé par un enfant. Il avait une telle rage et une telle haine contre le monde entier qu'il était prêt à tout pour obtenir sa vengeance. Il entendit des pas derrière lui et se retourna, prêt à envoyer paître quiconque. Cependant son regard tomba sur le visage inquiet de son frère.

- Rod c'est juste un gosse ! En plus c'est notre prince. On est censé les choyer tels les joyaux qu'ils sont… Je sais que tu en veux au monde entier pour ces douze années d'enfer ! Mais ce gosse est l'un des instigateurs de notre nouvelle vie !

- Quoi ? Toi aussi tu vas tomber sous le charme de ses putains d'airs innocents ! cracha Rodolphus. Ce gamin transpire la puissance à des kilomètres !

- Rod, calme-toi ! Ça ne te va vraiment pas de jurer de la sorte ! Okay le gosse est puissant et après tu vas faire quoi ? Le forcer à servir tes intérêts ?

- Il y a toujours un moyen ! Ce morveux servira mes intérêts d'une façon ou d'une autre ! décréta l'aîné en frappant un arbre.

Rabastan eut un léger rire désabusé.

- Je t'arrête tout de suite ! Essaie quoique ce soit sur ce gosse et tu es un homme mort ! déclara le cadet, très sérieux.

- Est-ce que tu me menaces ? grogna dangereusement l'aîné en saisissant son frère par le col.

- Merlin, bien sûr que non ! Je te rappelle simplement que notre Seigneur sera bientôt de retour, tout ça sans compter qu'il s'agit du filleul de Narcissa ! Il appartient à la Maison des Black ! Tu es le mieux placé pour savoir qu'on ne peut se permettre de se mettre une telle famille à dos…

- Bellatrix sera capable de raisonner sa sœur !

- Bellatrix ne s'opposera pas à Narcissa ! C'est à toi qu'elle s'opposera ! C'est une Black !

- Justement et ce gamin est sal Sang-mêlé !

- C'est un Sang-Pur ! Et plus pur que notre propre sang !

- Quoi ? s'étrangla Rodolphus.

- Réfléchit un peu ! s'agaça le cadet en se dégageant. S'ils ont fait appel à la Grande Magie pour faire un tel rituel, la Magie en a obligatoirement fait un Sang-Pur ! Merlin, ne te souviens-tu donc plus des enseignements de notre feu père ?

- Bien sûr que si ! Et ne me parle pas sur ce ton ! Je reste l'aîné et le chef de la famille !

- Famille qui a perdu autant sa gloire que sa puissance ! Nous ne sommes plus que des parias de la société !

Le coup de poing qu'il se prit lui fit tourner la tête. Rodolphus avait toujours été d'une nature violente et agressive qu'il cachait sous son masque impassible. C'était cette rage qui l'avait poussé vers les rangs les plus élevés du Lord Noir.

Cependant aujourd'hui, Rabastan n'avait plus envie de courber l'échine face à la rage de son frère. Il soutint le regard furieux de son frère malgré sa lèvre ensanglantée.

- Ne me parle plus jamais sur ce ton ! s'emporta le mangemort. Sinon…

- Sinon quoi ? gronda la voix de Remus derrière eux.

- Mêle-toi de ce qui te regarde le monstre !

Soudain, le mangemort tomba au sol en se tordant de douleur.

- Je pense en avoir suffisamment entendu pour certifier que je ne peux tolérer quelqu'un de ton espèce chez moi ! déclara froidement Vladimir, nonchalamment assis juste au dessus d'eux sur la branche d'un arbre.

Personne ne l'avait entendu apparaître sauf Remus qui l'avait suivi jusqu'au frère. Une légère brise souffla et Salem apparut adossé à un arbre.

- Je pense que nous sommes parfaitement d'accords ! asséna froidement Salem.

- Messeigneurs ! tenta de calmer Rabastan. Je vous en prie…

- Connais-tu le prix d'une telle action envers l'un des miens ? gronda Vladimir.

- Je ne fais que continuer les volontés de votre père, Mon Prince ! répondit fièrement le lord déchu.

- Cependant ce n'est pas à mon père que tu dois désormais obéissance ! claqua Salem. Rabastan penses-tu que je puisse laisser ton frère en vie après ce qu'il a fait et déclaré ?

- Je comprends, Mon Prince… C'est triste à dire mais non…

- Oui, comme tu dis c'est triste !

Le petit brun arriva tranquillement en ressentant la contrarié du vampire. Rodolphus lui donnait son dos et remarqua la baguette derrière qui laissait échapper des étincelles vertes, prouvant que le sort de mort n'était pas loin. Au moment où le lord serra un peu plus sa baguette avec l'envie manifeste de lancer son sort, Harry ne réfléchit pas et ordonna doucement à Shanasssya de protéger sa famille.

L'attaque fut foudroyante ! Le serpent reprit sa taille initiale et enroula ses puissants anneaux autour du corps du sorcier toujours agenouillé. Celui-ci n'eut même pas le temps de se débattre qu'il était déjà mort. Tous les autres sursautèrent en constatant les étincelles glauques qui s'échappaient encore de la baguette à présents tombées au sol.

Harry passa à côté du corps sans le moindre regard pour le corps inerte.

- Est-ce que vous allez bien ? demanda-t-il aux adultes.

- Harry ?! Tu l'as tué ? demanda faiblement Remus.

- Techniquement c'est Shanasssya qui l'a fait mais oui c'était nécessaire ! répondit honnêtement le plus jeune. Tu m'excuseras certainement de vous avoir protégé d'un sort de mort…

- Il n'aurait pas osé ?! s'horrifia le loup-garou.

- Si, il l'aurait fait si ça pouvait l'aider à atteindre son but ! avoua Rabastan ne lâchant pas du regard le corps inerte.

- C'est pour ça que tu t'es avancé plus tôt ? fit Vladimir demandant confirmation.

L'homme hocha simplement la tête.

- Je suis profondément désolé de la mort de votre frère mais entre ma famille et le reste du monde, ce sera toujours ma famille ! proféra le petit brun.

- Mon frère est mort dès qu'il est entré dans les rangs du Seigneur des Ténèbres ! Si ça se trouve tu as sauvé une vie aujourd'hui.

- Je n'en doute pas vraiment mais bon c'est toujours triste de prendre une vie…

- Sal tu devrais modifier la marque de notre famille afin que ce genre de problème ne se reproduise plus à l'avenir, commanda Vlad.

- Tu as raison… Pour le corps ? Il fait un peu tâche dans le parc…

Remus eut un rire nerveux avant de lancer en plaisantant :

- Au pire le corps est encore chaud, si ça te tente Vladimir…

- Pas que ça me gêne ! murmura le vampire en haussant les épaules.

Salem écarquilla les yeux, incrédule.

- Vlad par pitié ! Pas devant son frère ! s'horrifia Sal.

- J'avoue que je me passerais de cette vision… murmura le susnommé, tout son sang ayant quitté son visage.

- Moi non plus, je ne veux pas voir ! prononça Harry en grimaçant faussement. Bon appétit Vlad ! lâcha-t-il distraitement.

Il se saisit de la main de Rabastan et l'entraîna dans le manoir, accompagné de Remus.

HP ~ PUF

Harry laissa Rabastan au bon soin de Remus. Il n'était déjà pas à l'aise avec l'homme mais encore moins maintenant qu'il venait de tuer le frère de celui-ci. Il ne s'en voulait pas d'avoir pu protéger sa famille. Il était simplement triste de la tournure des événements. Il disparut dans la bibliothèque jusqu'à la fin de la journée.

Remus qui regardait le visage du jeune évadé le vit soupirer. Il ne savait pas quoi dire mais une chose était sûre, il n'en voulait absolument pas à son filleul. Le plus âgé des frères Lestrange avait menacé des membres de sa meute, il l'aurait lui-même égorgé. D'ailleurs Lunard était parfaitement d'accord et très fier de son louveteau. Après tout protéger la meute était un devoir de chaque membre mais encore plus de l'alpha.

Rabastan soupira une nouvelle fois et Remus ne put que lui presser l'épaule en signe de soutien. L'homme lui accorda un sourire un peu triste en guise de remerciement et resta de longues minutes perdu dans ses pensées. Lorsqu'il prit enfin la parole, son visage semblait plus détendu comme s'il avait retrouvé la paix avec lui-même.

- J'aurais préféré que ça se passe différemment mais Rodolphus a poussé le chaudron trop loin cette fois…

- Est-ce que vous en voulez à Harry ? demanda Remus en étudiant les réactions du sorcier.

- Il a un grand sens du devoir et de la famille. Lui en vouloir serait totalement déplacé. Mon frère a voulu le voir comme une arme et il s'en est mordu les doigts. Le jeune prince n'est en rien fautif mais j'avoue que j'ai été surpris…

Un léger silence s'installa entre les deux adultes. Il ne fut brisé que par le soupir de Remus.

- Harry n'a pas eu une vie facile et sa famille est ce qu'il a de plus précieux. La mort de votre frère est un événement malheureux… Je ne dirais pas que c'était nécessaire mais… Rodolphus Lestrange s'est condamné au moment où il a vu Harry comme un outil… songea l'ancien professeur en pensant à Lunard déchiquetant le décédé.

- Mon frère a signé son arrêt de mort le jour où il s'est enrôlé au service du Seigneur des Ténèbres ! le coupa calmement l'évadé. Il a toujours été d'un naturel violent mais les raids auxquels il participait étaient toujours les plus sanglants. Je crois bien que c'était l'unique chose qu'il partageait avec Bella. Une rage impétueuse qui les poussait à s'évader dans le massacre. Azkaban n'a fait que décupler sa haine et sa rage…

- Je suppose que ce n'était pas votre cas…

- J'ai tué beaucoup de personnes. Je ne suis pas un enfant de chœur, loin s'en faut ! Simplement… je croyais à l'époque que si l'on se battait, on entendrait notre voix… Nous avions un idéal ! Je me demande à quel moment nous nous sommes égarés. Au début ce n'était que de la politique et puis un beau jour tout à basculé… Nous avions déjà juré nos baguettes à cette cause et à ce noble idéal que représentait le Seigneur des Ténèbres…

Remus ne sut quoi répondre à ce sorcier qui avait fait les mauvais choix et qui ne l'avait réalisé qu'une fois qu'il fut trop tard.

- Je n'ai jamais eu le charisme de Rod. Il était brillant, puissant, froid et inaccessible. J'ai longtemps cru que je pourrais le rendre fier en étant son bras droit même si cela devait me faire vivre dans son ombre. J'aimais mon frère…

- Le contraire ne m'a jamais traversé l'esprit, rassura Remus.

- Je l'aimais mais lui n'avait d'yeux que pour la puissance, le pouvoir et sa rage… On pensait faire de grandes choses en rejoignant les rangs du Lord Noir. On pensait changer le monde ! ironisa-t-il.

- La violence n'a jamais été la meilleure des solutions pour faire entendre sa voix ! enseigna le lycanthrope.

- Et c'est un loup-garou qui me parle de pacifisme ! se moqua maladroitement l'évadé.

Remus marqua un temps d'arrêt. Il y a moins d'un an, il aurait pris cette réplique comme un insulte mais maintenant qu'il acceptait pleinement son loup, cette phrase lui sembla simplement comique.

- Un loup déguisé en agneau ou un agneau qui a mangé du loup ! rit-il. J'imagine qu'effectivement c'est assez ironique comme situation. Cependant j'imagine que chacun est le mieux placé pour parler de ce qu'il connait.

- Sage parole, Maître Loup ! ricana le plus jeune. Mon seul regret est de ne pas avoir pu protéger notre idéal. Qu'importe la voie sur laquelle j'ai marché, je continuerais si c'est le meilleur moyen.

- Je ne crois pas qu'il n'y ait qu'une seule voie pour parvenir à un but. Il y a simplement des chemins qui sont plus rapides que d'autres mais non moins douloureux… Après je ne vous targuerai pas de vous connaître et de vous dire qu'on a toujours le choix…

- Le seul choix que l'on possède réellement est d'accepter les choses ou de les nier.

La conversation hautement philosophique continua longtemps. Remus découvrit avec plaisir un fin penseur en Rabastan et celui-ci trouva avec amusement un Gryffondor plein d'esprit.

HP ~ PUF

La nouvelle de la mort de Rodolphus n'avait attristé que les jumeaux qui s'émouvaient davantage de la perte de leur futur cobaye que de la mort de l'homme qui s'était permis de menacer la vie de leurs amis.

La réaction la plus vive avait été celle de Bellatrix. En apprenant la nouvelle, la sorcière poussé un hurlement sinistre puis s'était empressée de demander à Narcissa un magnum de whisky Pur Feu de cent ans d'âge afin de trinquer avec Harry. Les sorcières s'étaient fait agresser verbalement par un Salem hors de lui. Severus et Regulus n'avaient pas été plus calmes que leur neveu.

La sorcière avait finalement demandé à voir le souvenir et était ressortie de la pensine hilare et euphorique. Elle avait câliné le petit brun comme un chaton et depuis elle faisait son éloge à qui voulait l'entendre et à ceux qui ne le voulaient pas non plus d'ailleurs. Plus qu'une tante, Harry s'était visiblement fait une amie !

Depuis Viktor regardait Harry avec une expression insondable. Il suivit le petit brun qui se dirigeait vers le parc et l'attrapa par le bras. Il inspecta Harry sous toutes les coutures avant de l'étouffer dans une puissante étreinte.

- Je vais bien, Aiglon ! sourit le brun.

- Tu es sûr ? S'il n'était pas mort je le tuerais moi-même.

- Ne t'inquiète pas ! J'aurais protégé les autres !

- Et qui t'aurait protégé ? demanda Viktor.

- Bah j'imagine qu'on se protège tous ! rigola le petit amusé du comportement surprotecteur du bulgare.

Harry riait tandis que l'attrapeur grommelait contre cette famille qui ne savait pas rester loin du danger.

Près de la porte, Vladimir fulminait. Son petit frère était encore trop petit. Il n'allait pas laisser le bulgare lui piquer son chaton. Il allait s'élancer dans le but de lui dire le fond de sa pensée quand deux paires de bras se saisirent de lui.

- Les enfants grandissent si vite ! pleura faussement George.

- Dans quelques années nous aurons plein de mini Viktor qui voleront dans ce parc ! imita Fred.

Vladimir grimaça en essayant de chasser l'image mentale.

- Alors comme ça…

- Nous sommes tes calices ? chantonnèrent subitement les jumeaux.

- Il faudrait peut-être nous en dire davantage…

- Je ne crois pas avoir encore vraiment traité la question des vampires en Défense. Et toi Forge ?

- Moi non plus je n'y connais pas grand-chose mon cher Gred !

- Peut-être pourriez-vous éclairer notre chandelle ! terminèrent-ils en chœur.

Ils disparurent en emportant leur vampire trop ravi de la proximité pour penser à autre chose. Plus loin dans le parc, blotti dans les bras de son assassin, Salem observait le comportement de Viktor.

- Il ne lui fera rien, le rassura le russe.

- Je le sais parfaitement. Dire que Viktor n'avait jamais semblé aussi vivant que depuis qu'il a fait la connaissance de mon bébé… souffla Sal.

- Toi aussi tu l'as remarqué !

- Evidemment ! Je connais parfaitement mes amis. Et je sais aussi que Viktor ne tentera rien tant qu'Harry n'aura pas au moins seize ans…

- Je dirais plutôt quinze…

- C'est dans quelques jours ! Laissez-moi profiter de mon bébé ! geignit exagérément le grec.

- Ne t'inquiète pas ! Tu seras toujours sa priorité et son soleil ! murmura Sergei.

- Et je ne suis pas le tien ? le taquina son petit-ami.

- Arrête de dire des bêtises ! ricana le russe. De toute façon, Viktor est quelqu'un de confiance.

- J'ai toute confiance en vous ! sourit le jeune seigneur en s'emparant des lèvres de son petit-ami.

- Allez viens ! Le rituel de demain sera long et épuisant !

- Très bien, chef ! obtempéra Salem.

~ BONUS ~

Le lendemain de leur installation, Harry se réveilla le premier en se sentant dans un étrange cocon remuant. La veille, Vladimir et Salem avaient investi son lit pour leur première nuit au manoir. Le petit brun n'avait eu aucune envie de dormir tout seul mais il n'avait pas eu besoin d'en faire part à ses frères qu'ils étaient déjà en train de ramener leur oreiller.

Harry avait la tête posée sur le ventre de Salem, ce dernier caressait paresseusement la tête sur son ventre et Vladimir avait passé un bras protecteur sur la taille de son petit frère. Autant dire qu'Harry était très bien là où il était. Vladimir grogna alors qu'il se réveillait. Son grognement avait fait remuer Salem et finalement, ils ouvrirent un œil paresseux. Harry, lui, les observait tranquillement tous les deux.

- B'jour, marmonna Salem en baillant.

- 'lut, répondit Vladimir en ronronnant.

Un petit rire leur répondit. Harry était d'excellente humeur cela ne faisant aucun doute.

- Debout Sal, Vlad ! On a plein de choses à voir aujourd'hui !

- Tu es vraiment de bonne humeur dis donc !

- Je crois que c'est parce que Poppy vient aujourd'hui ! répondit Sal.

Vladimir s'étira et se redressa. Salem se cala davantage contre son petit trésor et se rendormit aussitôt. Vingt minutes plus tard, le moldave revint et trouva Salem endormi et Harry boudant légèrement. Il soupira et décida de secouer leur aîné.

- Debout marmotte ! Sergei est en bas !

Aussitôt Salem ouvrit les yeux en jurant tout en se levant rapidement pour se préparer. Harry put ainsi se laver pendant que Vladimir choisissait sa tenue. Il retrouva le petit brun en boxer et lui remit ses vêtements. Ils n'étaient absolument pas pudiques entre eux, ce qui les étonnait toujours d'ailleurs. En effet, généralement, les adolescents étaient très pudiques avec leurs frères et sœurs mais pas eux.

Il sortit de ses pensées en entendant le hurlement de Salem. Visiblement, il lui avait fallut une demi-heure pour réaliser que Sergei n'était pas là. Le moldave partit dans un fou rire plutôt sadique.

Finalement, ils se retrouvèrent tous les trois pour prendre leur petit déjeuner.

- Vous ne trouvez pas que c'est vraiment trop calme ? demanda soudain le benjamin.

- J'avoue que ça manque de vie… soupira l'aîné.

- Poppy arrive dans moins d'une heure… remarqua le cadet.

- Mouais mais ça reste très calme… acquiesça le petit brun. On pourrait pas kidnapper les jumeaux et les garder avec nous ? Et puis aussi Neville, Luna, Draco et tante Cissa !

- Les jumeaux c'est plus que faisable ! D'ailleurs je pense que je vais les enlever à la présence de leur mère indigne ! s'anima Vladimir.

- Je me disais que je pourrais inviter Sergei mais bon, je pense que ce serait égoïste de le déranger pour une fois qu'il peut passer du temps avec la petite Milena… soupira Salem.

- D'ailleurs vous connaissez la famille de Viktor ?

- Oh ! Quelqu'un ne s'intéresserait pas à un beau bulgare par hasard ? taquina Salem.

- Bah je ne crois pas… réfléchit Harry. En tout cas pas dans le sens où tu l'imagines.

- Oh dommage… soupira de nouveau le jeune seigneur.

- Salem, déconne pas ! ronchonna Vladimir en déchiquetant sa pâtisserie.

- Quel est le problème ? fit l'aîné en levant un magnifique sourcil l'air soudain très sérieux.

- Harry n'a que treize ans…

- Quatorze dans quelques semaines ! rectifia Sal.

- C'est juste un adorable petit ange et tu veux le jeter dans les griffes d'un démon bulgare au sang chaud ! grimaça le vampire.

- De quoi tu as peur là ? Qu'Harry nous oublie et nous jette comme une vieille chaussette ? Que Viktor lui vole sa vertu ? Qu'il grille les étapes ou bien que tu ne puisses plus avoir Harry aussi souvent ? acheva Salem posément mais plutôt froidement.

Harry observait cette étrange conversation. Visiblement, il était le sujet mais il ne comprenait absolument pas comment ça avait pu tourner ainsi. Enfin bref, lui qui s'ennuyait avait enfin une distraction. Il reprit son bol de chocolat et suivi le match de quidditch verbal entre ses deux aînés.

- Peut-être un peu de tout ça ! avoua à contrecœur le moldave.

- C'est plutôt égoïste de ta part là ! claqua le grec.

- En quoi je suis égoïste de m'inquiéter de perdre mon petit frère ? cingla le prince.

- Eh bien si je ne me trompe pas, ça ne te dérange pas de kidnapper des jumeaux et de passer la nuit avec eux mais qu'Harry puisse être intéressé par un bulgare ça te pose problème… attaqua le seigneur.

- Je ne vois absolument pas où tu veux en venir ! se défendit Vladimir avec mauvaise foi.

- C'est simple ! Quand tu seras avec tes petits jumeaux...,

Il se tourna vers Harry :

- Je n'ai rien contre eux mon ange !

Et reprit à l'intention de son vampire de frère :

- Tu crois vraiment que tu auras beaucoup de temps à consacrer à ton petit frère ? Tu n'auras pas un mais deux compagnons, et des calices qui plus est ! Tu penses vraiment que tu auras du temps pour Harry ? cingla Salem d'une voix polaire.

Vladimir eut une parfaite imitation d'un poisson hors de l'eau. Il regarda tour à tour Harry et Salem et se laissa retomber sur sa chaise.

- Je crois que c'est un chaos technique pour Vladimir… s'éleva doucement la voix du petit brun.

- Merde, merde et remerde ! déprima l'interpellé.

- Langage Vladimir ! le reprit Salem tout joyeux.

- Toi qui dis ça ?! fit Harry choqué.

- Oui mais je suis l'aîné et du coup, vous devez obéir ! ricana le jeune seigneur.

- En qualité d'aîné, tu es censé être irréprochable pour nous fournir le meilleur exemple possible afin que nous puissions t'imiter. De plus, le coup de « faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais » ne s'applique pas à ce genre de situations ! acheva le petit brun.

- Chaos technique pour Salem ! Je crois même que c'est un perfect pour le petit prince, Sal !

- Merlin, c'est pas juste ! Pourquoi il a toujours le dernier mot ?

- Simplement parce que tu le veux bien, sinon je serais incapable de te tenir tête et tu le sais très bien ! soupira Harry. Pour ce qui est de Viktor je demandais si vous connaissiez sa famille.

- Oh… eh bien, elle n'est pas vraiment des plus accueillantes… plutôt le genre de famille où l'on te pousse à donner le maximum… Pour une fois que quelqu'un a du talent dans cette famille !

- Son père est assez absent et lui met beaucoup de pression ! Il travaille au ministère de la Magie en Bulgarie, c'est un haut dignitaire. Sa mère, on ne la connait pas mais on connait sa belle-mère… Une pauvre cruche ! feula Vladimir.

- Une garce de première, si tu veux mon avis ! renchérit Salem.

- Une véritable gourgandine ! Elle a donné deux demi-frères à Viktor et les monstres ne le reconnaissent pas comme leur frère !

- Oh misère de Merlin, le pauvre ! murmura Harry. C'est pour ça que ça ne l'a pas dérangé de passer Noël avec nous plutôt que de fêter Yule en famille ?

- Exact mon lutin !

- Comment le vit-il ?

- Suffisamment mal pour déclarer qu'il est fils unique aux yeux de la presse ! bouillonna Salem.

- De plus, je sais qu'il nous envie pas mal Sergei, Salem et moi ! fit remarquer le vampire.

Devant le regard interrogateur des deux bruns, il expliqua.

- Sergei a Milena, et nous, nous nous avons en plus d'Harry. Lui, il en a deux mais ils se détestent... enfin si on puit dire…

- C'est dommage ça ! En tout cas moi je l'aime beaucoup Viktor ! déclara Harry dans une moue enfantine absolument magnifique.

- Ben voyons ! ricana Salem. Si je ne te connaissais pas je pourrais presque tomber dans le panneau !

- Quel panneau ? demanda le moldave perdu en cherchant sous la table le fameux panneau.

- Expression moldue ! rit Harry. Bon d'accord, je le trouve vraiment sympa et puis il est drôle et super gentil. J'aime bien être avec lui et il connaît plein de choses. Et puis de toute façon, ce n'est pas comme si j'étais pressé de grandir ! conclut le petit brun.

- Donc si je comprends bien, il ne te laisse pas indifférent ? demanda Vladimir d'une voix basse.

- Je ne sais pas… Il est... spécial ! lui répondit-il avec quelques rougeurs

Le moldave se tourna vers Salem et lui tendit la main.

- Je crois que l'affaire est réglée ! sourit le vampire. On a tout notre temps !


HP ~ PUF ~ RAR ~ HP ~ PUF

Aya31: Hey ! Comme toujours ça fait super plaisir de te lire ! Pour Fred X Vlad X George j'avais laissé tous plein d'indices mais ça ne fait que commencer.

Pour ce qui est de leurs parents, j'ai d'autres projets pour eux et puis, ils aiment trop leur nouvelle indépendance pour ça mais ne t'inquiète pas.

Voltea: Salut salut ! Je suis ravi que l'histoire te plaise ! Je t'assure que je n'ai pas prévu de m'arrêter pour cette histoire ! Pour le résumé... Je crois que comme beaucoup, ce n'est pas vraiment ma spécialité mais si jamais je suis plus inspiré, je le modifierais plus tard !

En tout cas merci à tous pour vos reviews ! C'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre !


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Tadaaaaaaaa !

C'est fini pour aujourd'hui !

N'hésitez pas à me faire part de vos avis et de vos suppositions pour les prochains événement !

Au prochain chapitre: le retour d'un personnage qui vend du rêve !

Merci d'avoir lu jusque là !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !