Salut à tous !
Je suis navré de ne pas avoir posté la semaine dernière...
Disons que j'ai eu une petite panne d'inspiration. Du coup, je me suis lancé un défi pour cette semaine:
Vous écrire un chapitre de 40 pages Word et qu'il fasse plus de 20.000 mots. C'est dorénavant chose faite !
Je n'arrive toujours à croire que j'ai pu écrire autant cette semaine mais j'y suis arrivé !
Je suis ravi de vous servir un tel chapitre. Je n'ai jamais rien écrit d'aussi long !
J'imagine que peu de personnes liront ceci mais qu'importe ! Je suis tout simplement trop content !
Je vous souhaite, à tous, une excellente lecture.
Disclaimer : J.K. Rowling possède ses si célèbres personnages ainsi que l'univers sinon le reste, dont l'histoire, est à moi !
Bêta-lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Dans le chapitre précédent :
Salem découvrait qu'Albus Dumbledore était encore en vie, dans la nature, et que son étrange malédiction tuait Severus. Ce dernier fut transformer en vampire supérieur par Vladimir avec l'aide des jumelles Eglenski, sa garde personnelle. Harry de son côté apprit l'identité du faux Fol-Œil grâce à la carte des Maraudeurs et Neville mit en place un plan afin de le capturer et sauver le véritable chasseur de Mages Noirs.
Chapitre 26 : Première Tâche et Dragons
Minerva, Poppy, Hagrid et Igor quittèrent les appartements du potionniste. Leurs pas étaient décidés et même leur attitude transpirait de détermination. Tom les regarda sortir et eut un sourire désabusé. Il avait trois enfants absolument magnifiques qui faisaient sa fierté et il était entouré non plus de partisans mais bien d'amis et membres de sa famille pour qui il se faisait du souci.
Mordred, il avait une famille ! Lui qui avait grandi dans un orphelinat à tyranniser les autres afin qu'on reconnaisse la légitimité de son existence. Il s'était concentré sur l'ascension sociale et l'accession au pouvoir et cela l'avait détruit. Certes Dumbledore avait fait en sorte qu'il suive cette voix mais rien n'avait prémédité sa rencontre avec Altesa Vanda Ikaria. Rien sauf peut-être la Magie elle-même.
La sorcière lui était tombée dessus avec le tact d'un bombarda maxima en pleine face et il avait été séduit par sa personnalité si singulière. Ils ne savaient rien l'un de l'autre mais il avait eu comme un coup de foudre pour le caractère tantôt cinglant tantôt prévenant de cette femme.
Au début, il avait été certain que la jeune lui mangerait dans la main et pourtant ça avait été l'inverse. Il en était tombé si amoureux qu'il ne s'était pas reconnu.
Plus tard, il avait appris qu'il s'agissait de l'héritière du trône de la Grèce sorcière. Il en avait été si soufflé qu'il s'était emporté en apprenant la nouvelle. Après tout, elle venait de lui avouer qu'elle attendait un petit ange, leur petit ange. Vanda détestait son prénom trop pompeux et ignorait quiconque l'appelait Altesa. Elle ne répondait qu'à son second prénom « Vanda » sauf quand c'était Tom lui-même qui l'appelait. La sorcière lui répondait toujours.
Vanda avait été offerte en mariage à un puissant seigneur grec afin de calmer des tensions qui menaçaient d'exploser et de plonger le pays dans une guerre intestine. Malheureusement ou heureusement pour lui, le seigneur en question n'aimait pas sa promise et vivait un amour clandestin avec une de ses servantes. Le père du seigneur Alpros de Crète avait chassé la jeune servante mais en bonne amie et complice, Vanda avait aussitôt employé la jeune femme, leur permettant ainsi de se retrouver aussi souvent que possible.
Tom avait été ébahi de tant de générosité désintéressée et n'en était tombé que plus amoureux. Et puis, elle s'était retrouvée face à un choix cornélien. Abandonner son titre, son rang et ses devoirs princiers ou abandonner sa relation avec le jeune Tom Riddle. Plus que sa relation, ce fut l'ordre de son grand-père de mettre fin à sa grossesse qui décida Vanda.
Avant même d'être une sorcière ou une princesse, elle était avant tout une femme et une future mère. Elle avait refusé de tuer le petit être qui grandissait en elle pour la plus grande joie de Tom qui, jusque là, n'avait jamais osé rêver de fonder sa propre famille.
Finalement, Salem était venu au monde et Vanda avait offert à Tom le plus précieux des cadeaux, un fils. Loin de l'image du Mage Noir qu'il avait laissé en Angleterre, Tom s'était révélé être un père hors-pair et un compagnon attentionné.
Cependant le bonheur n'avait pas duré et l'empire de Crète avait exigé la tête de la princesse qui les avait humiliés. Tom n'avait véritablement compris le choix du père d'Altesa de la chasser de la Cour qu'à ce moment-là. Depuis le début, le monarque avait tenté de protéger le bonheur de sa fille et l'avait chassé non pas par horreur mais bien afin de la garder loin des dangers à venir. Malheureusement, Vanda était si… Gryffondor !
Elle avait déposé Salem dans les bras de Tom et l'avait embrassé avec une passion qui l'avait laissé pantelant. Après quoi, elle lui avait ordonné de s'occuper correctement de son fils auquel cas elle reviendrait le hanter et faire de sa vie un enfer sans nom. Tom avait compris qu'il s'agissait d'un baiser d'adieu et n'avait plus su quoi faire. Il était reparti en Angleterre et Voldemort avait fait sa pleine apparition.
Cette perte avait détruit son dernier rempart contre les ténèbres qui le dévoraient déjà à l'époque.
Ainsi, Voldemort était retourné au Manoir Serpentard et avait immédiatement choisi une marraine et un parrain pour son fils. Il avait été jaloux de l'attention que Regulus et Bella vouait à l'enfant mais il ne pouvait plus regarder son fils dans les yeux surtout depuis qu'il avait appris l'exécution de sa belle.
En dernière volonté, Altesa Vanda Ikaria avait nommé Durkil comme son parrain. Tom avait eu un sourire ironique en apprenant la nouvelle. Même dans la mort, Vanda arrivait à choquer le peuple sorcier. Plus tard, à l'entente du morceau de prophétie, il avait mis l'existence de Regulus et de Salem sous Fidelitas.
Vanda avait été exécutée afin de ramener la paix entre les différents empires qui composaient la Grèce sorcière cependant son acte avait été au-delà de toute espérance. L'ensemble de la population grecque vouait un culte posthume sans précédent à la princesse. Le patriarche eut une moue écœurée. Cette histoire était digne d'une tragédie grecque… sans vilain jeu de mots.
Toutefois l'histoire officielle était totalement différente. Selon les archives, Altesa Vanda Ikaria était malheureusement décédée en couche, après avoir été répudiée par sa famille. Tom n'avait jamais autant maudit les codes et les convenances qui avaient une sainte horreur des enfants nés hors mariage.
Lord Peverell laissa sa tête retomber sur le dossier du fauteuil et poussa un soupir à fendre l'âme. Il se demandait si Salem avait la moindre idée de la véritable histoire de sa mère. Il en doutait mortellement… Connaissant son démon de fils, il aurait déjà trouvé un moyen de détruire la Crète toute entière… Le fils avait bien le caractère de sa mère en y repensant. Salem était un merveilleux mélange de Vanda et de Regulus. Un mélange explosif et dévastateur, tant par son charme que sa puissance. S'il avait bien compris les dires de Remus, son dernier-né était pire niveau colère.
Il laissa son regard voyager sur les corps endormis de Neville et Harry, blottis l'un contre l'autre et un nouveau sourire fit son apparition sur son visage. Harry était l'enfant de la prophétie qui aurait dû le tuer pourtant cet enfant lui avait sauvé la vie et lui avait donner plus que quiconque. Harry lui avait rendu Salem, une nouvelle chance de tout changer et de pouvoir vivre heureux. Lily Potter et Altesa Vanda Ikaria étaient à ses yeux, l'incarnation même de la Grandeur et de la Puissance. Des femmes, des mères mais surtout des Reines dont la droiture et le cœur n'avait rien à envier à Merlin lui-même !
Une idée saugrenue lui vint en tête, il jeta un coup d'œil à toute sa marmaille. Non, il n'avait pas seulement trois enfants. Il en avait cinq. Des jumeaux bruns et une adorable petite princesse ! Il s'en fichait royalement que le père Lovegood l'ouvre un jour. Il adorait Luna et elle était sa petite princesse même si elle n'était pas de son sang. Le sang ne comptait pas. Seuls les liens du cœur avaient à présent de l'importance à ses yeux. Sergei, George, Fred et Viktor était également des membres de cette famille de dingue. Voilà tout ce que ces insupportables petits morveux lui avaient appris.
Il se redressa d'un coup. Une étrange lueur de détermination illuminait son regard. Il était temps de passer faire un petit coucou à la Grèce sorcière. Même s'il n'était pas en droit de réclamer de dette de vie, il pouvait bien faire un petit quelque chose pour Salem. Tom eut un sourire des plus sinistres. Plus que la puissance des membres de la famille, il lui faudrait étendre leurs connections et créer de nouvelles alliances afin de rester hors de portée de misérables idiots tels que Fudge, Dumbledore et leurs sous-fifres.
HP ~ PUF
Pendant que Tom était perdu dans ses pensées, dans la chambre de Severus, ce dernier tremblait de tous ses membres et semblait en proie à un sommeil agité. Le nouveau transformé ouvrit ses yeux si semblables à un ciel nocturne et il discerna une ombre au dessus de lui. Elle semblait penchée sur lui et quand il se redressa, il crut discerner le fantôme d'Albus Dumbledore.
Vampire ou pas, Severus sursauta et dût cligner des yeux pour vérifier sa vision en se redressant. En une fraction de seconde, le mirage avait disparu et toutes les pensées de Severus tournaient à une vitesse incroyable dans son esprit. Le potionniste se laissa retomber et tenta de se rendormir. Malheureusement, il n'y parvint pas et décida de se lever à la recherche de ces deux magies qui le rassuraient et qui l'apaisaient tant.
HP ~ PUF
Un mouvement dans son champ de vision fit Tom relever la tête et il tomba sur le nouveau regard si particulier de Severus.
- Alors on n'arrive pas à dormir, Sev ! chuchota Tom sur un ton légèrement moqueur.
- Non… Mon… Sei… Gneur… prononça difficilement le nouveau-né.
- Tu arrives déjà à parler ! sursauta Tom en se rapprochant. A partir de maintenant, plus de convenance ! Dorénavant, je t'interdis ce genre de comportements soumis dans notre famille ! Allez, viens ! On va mettre les petits rigolos au lit ! Et toi aussi, tu as encore besoin de repos, mon ami !
Severus souleva Neville tandis que Tom prenait son fils et le regardait.
- Je crois que c'est la première fois que je le porte ! sourit dit-il doucement. Mordred, qu'il est léger…
Il cala Harry contre son torse et vint l'installer sur le lit. Une fois tous les trois bordés, le patriarche fit remonter les couvertures d'un coup de baguette. Il ferma la porte doucement et ferma les rideaux. Lorsque Tom retourna au salon, un certain esprit frappeur jetait du bois dans l'âtre. Les lumières étaient tamisées et un doux feu ronflait déjà joyeusement dans l'âtre de la cheminée. Peeves flotta tranquillement jusqu'à se tenir devant le lord.
- Les aurores seront là dans quelques instants, mon petit… Bon… okay… grand gars… Pas obligé de tenter de me tuer avec ce regard ! bougonna l'esprit frappeur le plus turbulent de Poudlard. Bref, tu n'as plus beaucoup de temps ! Faut y aller !
Tom ricana en se disant que son fils avait réussi où personne n'avait réussi, se mettre l'esprit frappeur dans la poche. Boff un dragon serait un jeu d'enfant pour lui. Il laissa un dernier mot à Salem et s'en alla depuis la cheminée.
HP ~ PUF
Poppy et Hagrid arrivèrent sans mal aux appartements de Maugrey. La porte des appartements s'ouvrit immédiatement dès leur arrivée. Les deux sorciers cherchèrent une sorte d'armoire ou de boîte mais rien, ils ne trouvaient rien. Poppy laissa échapper un grondement sinistre digne de son surnom de Dragon de l'infirmerie. Soudain, le sol près du lit s'illumina et Hagrid s'en approcha en interpellant l'infirmière. Cette dernière jeta un simple Finite Incantatem et une caissette apparut au sol. Elle la déverrouilla d'un coup de baguette et se pencha afin d'en voir le contenu. Dedans, à même le sol reposait le corps inerte du véritable Alastor Maugrey.
Hagrid fit léviter le corps hors de sa prison et aussitôt, l'infirmière s'activa. Un pop retentissant fit les deux sauveurs se retourner et devant Hagrid se trouvait un elfe du château, couteau à la main. Au moment où le petit serviteur reconnut l'infirmière et le garde-chasse, il se fondit en excuse avant de partir quérir la directrice de Poudlard.
- Il faut l'emmener au plus vite à l'infirmerie ! s'écria l'infirmière. Je ne m'appelle pas Severus, je n'ai pas les potions dont j'ai besoin sur moi !
- Allons-y rapidement ! s'emporta Hagrid de sa voix bourrue mais paniquée.
Le mur s'illumina soudainement et une porte apparut, donnant directement sur l'infirmerie. Poppy écarquilla les yeux et remercia chaleureusement le château. La magie de la pièce sembla s'agiter légèrement avant de se calmer, preuve que le château avait bien reçu les remerciements.
Le garde-chasse regarda l'infirmière œuvrer à tenter de stabiliser l'état de son patient. Il reporta son attention sur sa baguette. Il voulait informer Tom de l'avancée des choses mais ne pouvait faire acte de magie vu que les aurores devaient déjà être présents à cette heure. Il soupira et assista la dragonne à soigner l'ancien aurore. Le rescapé était dans un piteux état. Son œil magique lui avait été retiré avec une certaine violence au vu de l'état du visage. Sa jambe artificielle lui avait été confisquée, en attestait son moignon visible. Poppy soupira en regardant le parchemin de soin se dérouler et rajouter de nouveaux problèmes. Elle lut à voix haute ce qui apparaissait au fur et à mesure.
- Hémorragie interne, appauvrissement du noyau magique, mémoire altérée, souvenirs déchirés, coma magique maintenu, carences en toutes sortes, état de famine accrue, poignets brisés, traitements prolongés de doloris, infections, fièvre…
Elle s'arrêta là, peu sûre d'avoir envie de continuer. Après avoir soigné Vldimir, Fiona, Yulia et Severus, elle était vidée. Poppy avait besoin d'aide. Elle envoya donc un parchemin à Sainte-Mangouste mais on lui répondit que tous les médicomages étaient déjà occupés. Entre les absents et ceux qui étaient déjà atteler à une tâche, il n'y avait pas de soigneurs disponibles avant plusieurs heures. Poppy poussa un juron, en proie à un accablement. La cheminée s'agita et dans une explosion de flammes vertes, Salem et Sergei apparurent.
- Papa m'a laissé un mot pour me prévenir de la situation ! Tu as besoin d'aide, ça c'est Poudlard qui nous l'a dit en nous réveillant ! Où est le cadavre, Docteur ? débita Salem.
- Chéri… Sans vouloir te vexer… Tu es une horreur en médicomagie de base ! le stoppa son petit-ami. Occupe-toi de contrôler sa magie et de surveiller l'état de son noyau !
Salem s'exécuta en lança des regards grognons et en lâchant des borborygmes peu glorieux à l'attention de son petit-ami. Poppy se concentra de nouveau sur sa tâche avec le professionnalisme qu'on lui connaissait.
HP ~ PUF
Lorsqu'Igor sortit des appartements du potionniste, il prit la direction de la réserve. La pièce n'était pas très loin des appartements de Severus. En réalité, il lui suffisait de traverser le bureau du Maître des Potions puis la salle de classe pour y arriver. Quand il s'approcha de la porte, il perçut des cris de rage et échangea un regard amusé avec le petit elfe de maison qui se tenait à ses côtés. Dobby haussa les épaules d'une façon assez comique et trop innocente pour que le sombre directeur puisse retenir un sourire amusé.
- Dobby a peut-être envoyé des elfes préparer le terrain, Maître Igor, Monsieur !
Igor sourit un peu plus et dégaina sa baguette. Il se mit à maugréer à voix haute en maudissant un certain potionniste incapable d'aller chercher ses ingrédients lui-même. L'effet fut immédiat ! Le faux Maugrey se tut aussitôt. Igor prit une respiration et ouvrit la porte en grand, faisant claquer la porte contre le mur. Il allait faire un pas à l'intérieur lorsque Dobby le retint. Il claqua des doigts en entra. Aussitôt, un sort vola, passa à peine plus haut que la tête du petit elfe. Igor entra derrière un puissant sort de bouclier et se retrouva face à l'imposteur. Ce dernier se tenait le visage avec rage. On pouvait déjà apercevoir des bulles déformer son visage.
- Qui êtes-vous ? tonna Igor. Et que faites-vous ici ?
- Je n'ai pas de réponses à donner à un sale traître ! Tu sais ce que le Maître te fera quand il te retrouvera ? Il te tuera ! cracha l'homme le visage gonflé de haine ou des effets de la potion se dissipant.
- Voilà qui est assez désagréable, je dois bien l'avouer ! Je n'ai pas souvenir d'avoir une telle abomination pour « Maître » ! répondit Igor d'une voix forte et traînante.
D'un coup de langue rageur, le métamorphosé lapa sa gourde autant que possible sous le regard dégoûté du directeur nordique. Ce dernier fut prit de tremblements, totalement répugné par la vision que lui offrait le tortionnaire devant lui. Pensant avoir réussi à détourner l'attention de Karkaroff, le faux Maugrey lui balança la gourde vide suivie d'un avada. Toutefois autant Igor que Dobby s'y attendaient. Igor figea la gourde avant de la renvoyer à son envoyeur et le petit serviteur dressa un puissant bouclier doré devant eux.
Plusieurs pops sonores se firent entendre et le sorcier ennemi se retrouva privé de sa baguette et noyé sous un flot d'elfes déchaînés trop ravis de pouvoir malmener un sorcier.
Igor assista amusé à la scène et récupéra la baguette au sol. Il se permit même de signaler à un elfe en retrait, une partie du corps du sorcier qui n'était pas déjà frappée par les petits poings des serviteurs. Finalement, la cavalerie arriva et les aurores entrèrent dans la salle accompagnée de Minerva et d'un elfe du château. Ils entravèrent le voleur et sous leurs yeux ébahis, le visage de Barty Croupton Junior se dessina. Trop choqués pour maintenir leur sort, ils ne purent qu'assister au poignard volant qui se dirigea droit sur Dobby.
Igor vit simplement le geste et se plaça par réflexe sur la trajectoire de l'objet. Le poignard se ficha dans sa hanche devant l'air ahuri du futur condamné à mort.
- Sale traître à ton sang ! Tu sauves la vie d'un elfe de maison ! Un vulgaire serviteur ! rugit le captif.
- Je sauve l'ami d'un des miens ! gronda Igor en arrachant la lame de sa plaie sous les yeux choqués de Dobby.
- Je vois… Tu es tombé bien trop bas… Dire que le Maître avait des plans pour toi… Au moins… personne ne te sauvera de ce poison… ricana le captif avant d'être saucissonné par Minerva qui toisa durement les aurores aussi incompétents les uns que les autres.
Une fois tous les idiots dégagés, Minerva s'approcha immédiatement d'Igor. Elle observa la plaie sanguinolente d'un liquide verdâtre aux reflets noirs.
- Je n'y connais rien à cette réserve… Seul Severus saurait où sont rangés les antipoison ! s'alarma la sorcière.
- Dobby sait qui peut aider !
Il disparut dans un pop bruyant et revint immédiatement avec un petit brun fraîchement tiré du lit. Harry écarquilla les yeux en voyant le sang sur la tunique d'Igor. La vision lui fit l'effet d'une douche froide. Il fut éveillé sur le champ et partit chercher les potions nécessaires. Il revint avec pas moins de trois potions et deux baumes.
Il tendit deux potions au sorcier et lui ordonna un cul-sec. Le directeur obtempéra avec application.
- Venenorum Mumurat ! lança Harry en dégainant sa baguette au-dessus de la plaie.
Aussitôt, la zone de la hanche s'illumina d'un étrange tracé bleuté et un parchemin apparut devant le petit brun qui le lut rapidement avant de faire venir, d'un simple Accio informulé, une fiole au contenu doré nervé d'argent.
Le second Champion de Poudlard mélangea dans sa main une partie de la fiole avec une noisette de chaque baume avant d'appliquer la préparation sur la hanche meurtrie. Dès que l'étrange onguent fut appliqué sur la plaie, le schéma se mit à rétrécir jusqu'à disparaître sous le regard admiratif de Minerva et reconnaissant d'Igor.
- Eh bien Harry… Je suis sidérée ! s'émerveilla la directrice de Poudlard. Quelle était cette formule et ces potions ?
- Oh… euh… la formule c'est la formule la plus récente précise en matière d'identification des poisons… La première potion était un philtre de paix. Quand le corps est soumis à un stress quelconque, le rythme cardiaque accélère, ce qui entraîne malheureusement la propagation du poison. La seconde potion était une potion de régénération sanguine. Le corps fournit plus de sang mais dans le cas présent, ça diminue la pression sanguine un peu plus avant de repartir trois minutes plus tard. Ce qui m'a laissé le temps d'identifier le poison et de trouver une solution. Le poison était à base de Tentacula vénéneuse auquel du venin de couleuvre noire avait été ajouté…
Il fut interrompu par un hoquet de stupeur. Harry releva les yeux du parchemin et découvrit sa directrice de Maison aussi livide que les fantômes du château.
- Tentacula vénéneuse ! Cette plante est mortelle…
- Oui... Eh bien, permettez-moi de supposer que son but n'était pas de se déclarer à Dobby ! souffla Igor.
- Quoi ? Dobby ? C'est Dobby qui était visé ? s'agita Harry en tournant autour de son ami.
- Dobby n'a absolument rien, Maître Harry, Monsieur ! Le gentil sorcier a protégé Dobby en se mettant vaillamment devant Dobby, Maître Harry, Monsieur !
- Quoi ?! s'étrangla le plus jeune. Et les aurores ?
- Tous des incompétents trop choqués de voir le Croupion… Croupton… se reprit le directeur.
Harry laissa un soupir quitter ses lèvres rosées alors qu'une nouvelle question brûlait celles de sa directrice.
- Harry, comment as-tu su ce qu'il fallait faire ?
- Vladimir me donne des cours de potions depuis les vacances de Noël, Neville et Sergei se sont lancés dans un projet de plantes venimeuses et Duncan chasse souvent des serpents donc se blesse souvent. Du coup, je soigne souvent les blessures, brûlures et morsures avec Poppy… expliqua le susnommé.
- Oui mais utiliser des potions et préparer des mélanges sont une chose totalement différente…
- Eh bien, la troisième loi de Golpalott établit que l'antidote d'un poison composé doit être égal à plus de la somme des antidotes de chacun de ses composants. Du coup, j'ai utilisé une préparation basique qui agit sur tous les poisons, le tout couplé à du venin de basilic incorporé à des larmes de phénix. Je les ai mélangés en y infusant ma magie pour rendre la préparation plus efficace. C'est un conseil que m'a donné Oncle Sev' ! sourit Harry.
- Je suis émerveillée ! 300 points pour Gryffondor ! s'écria Minerva. Autant pour avoir utilisé des connaissances de sixième année que pour le travail fourni et la maîtrise d'informulé mais également pour avoir sauver un invité du château !
- C'est énorme professeur ! C'est beaucoup trop… chuchota le petit brun.
- Écoutez-moi bien, Potter ! J'ai perdu mon époux à cause d'une Tentacula vénéneuse ! Peu de personnes peuvent se targuer de pouvoir soigner ce genre de poisons tout en restant si calme et si… professionnel et pourtant si humain ! Tu as été prodigieux, Harry ! Je suis extrêmement fière de toi et encore plus d'être ta directrice de Maison ! sourit la sévère directrice alors qu'Harry prenait une teinte écarlate.
- Et la dernière potion ? demanda Igor.
- Sommeil sans rêve ! Une gorgée avant de se mettre au lit, Maître Igor ! Non négociable ! Même si le venin est épuré, ton corps sera fatigué pendant au moins douze heures ! Donc repos ! Professeur, vous pourrez demander à Poppy de le surveiller s'il vous plaît ?
- Evidemment ! Dobby, ramène ton maître au lit ! Je ne veux voir aucun de vous en cours aujourd'hui ! Ça aussi c'est non négociable !
HP ~ PUF
De nombreuses minutes après l'arrivée du couple, Salem remarqua que le noyau magique du sorcier s'éteignait petit à petit. Il jeta un coup d'œil à son petit-ami et à sa grand-mère qui s'épuisaient en vain.
- Fumseck, ramène ton croupion cendré ! appela mentalement le jeune seigneur.
- Ne m'appelle pas comme ça ! se gonfla l'oiseau. Espèce de – C'est qui lui ? Tu as finalement tué ce type ?
- Non, c'est le vrai ! On a un babouin sous polynectar qui se balade dans la réserve. Igor est parti avec Dobby pour le remercier comme il se doit. J'ai besoin que tu chiales sur ce type, le moineau !
- Tu n'es pas sérieux ? Ton cerveau a finalement fondu à force de parler le serpent ?
- Regarde sa tête ! Regarde ma tête ! Non sérieusement, Fumseck, ce type est mourant… Poppy et Sergei n'ont aucune chance de le sauver mais malgré ça il se donne au maximum. S'il te plaît, Fumseck ! On en a tous besoin ! Ce type pourrait avoir des réponses à nos questions !
Salem n'avait jamais été aussi heureux d'être un prodige en Legilimancie. La conversation s'était passée dans leurs esprits et les deux acharnés n'avaient rien entendu. Salem savait qu'il n'y avait rien de plus démoralisant que d'avouer à une personne que tous ses efforts étaient vains et totalement inutiles.
- Okay, je m'en occupe mais c'est bien parce que c'est toi, face d'hippogriffe ! Je ne suis pas une fontaine sur commande mais si tu me ramènes encore de ces délicieux fruits grecs ! Je suis à tes ordres !
- Merci mon canari chanteur ! sourit le jeune seigneur.
Salem regarda l'oiseau merveilleux s'approcher du malade sous le regard sidéré de Poppy et verser des larmes tout en chantant sa si magique mélodie. Petit à petit les blessures se résorbèrent et Salem put constater que le noyau magique avait également été touché par la magie du phénix. Certes, la différence était infime mais l'évolution était positive. C'était tout ce dont ils avaient besoin, une preuve qu'ils ne se donnaient pas inutilement. L'oiseau vint se poser sur la tête de Salem, le décoiffant outrageusement en s'installant, mais les encourageant de son chant enchanteur.
HP ~ PUF
Le soleil se levait lentement, habillant la muraille de l'école d'une robe de lumière aux reflets chatoyants. Minerva sortit de la cheminée directoriale et se laissa tomber sans la moindre grâce sur son siège. Elle revenait tout juste du Ministère où elle avait porté plainte contre l'institution qu'était le Ministère pour son incompétence et mise en danger d'enfants, sans compter l'attaque contre Igor qu'elle ne pardonnerait pour rien au monde. Elle avait mûrement réfléchie et savait que le Ministère de la Magie allait tenter un retour de bâton assez violent contre Poudlard mais l'établissement ancestral s'en sortirait sans le moindre dommage.
Comme l'avait si bien dit le jeune Londubat, c'était aux adultes de gérer le reste de la crise. Le Ministre allait sans doute rejeter la responsabilité sur Poudlard et sa direction dans le choix de leur employé. Toutefois, Minerva l'attendait de pied ferme. Si le Ministère avait fait correctement son travail, jamais un dangereux criminel ne se serait retrouvé en liberté et par association en présence de jeunes sorciers.
Minerva avait donc alourdi sa plainte du comportement obsessionnel du criminel envers ses deux lions. Elle bénit Merlin et surtout Hagrid d'avoir autant insister sur le fait de rédiger un rapport d'avertissement au criminel.
De plus, elle n'oubliait pas que le sombre personnage avait souillé l'art sacré de la métamorphose pour agresser un élève. Le fait qu'il s'agissait d'un Serpentard n'avait aucune importance à ses yeux. Cependant… le fait qu'il s'agissait de l'héritier Malfoy allait changer la donne. La communauté magique allait s'embraser contre cet acte.
La sorcière réfléchit quelques secondes et acquiesça toute à ses pensées. Depuis quelques mois déjà, les Malfoy avaient l'opinion publique enroulée autour de leur petit doigt. Plus précisément depuis les excuses publiques que ce cher Lucius avait formulées à Harry suite au courrier protégé et ouvert par le vieux citronné.
Une lettre mauve, posée au centre du bureau, attira l'attention de la sorcière. La directrice regarda la missive au couleur de Poppy et la déplia pour la lire.
« Ma chère Minnie,
Alastor Maugrey est enfin sauvé.
J'ai eu l'aide de deux fantastiques anges, absolument fabuleux, et d'un pigeon chanteur assez radin.
Les Aurores sont repassés prendre ma déposition, celle d'Hagrid et celle d'Igor.
Amitié et confiseries,
Poppy »
Minerva relut la missive en souriant. Ce n'était pas l'écriture de Poppy, elle en était sûre. De plus, « amitié et confiseries » lui rappelait un certain jeune seigneur à l'humour espiègle. Nul doute que Salem était l'auteur de cette missive. Il n'y avait que lui pour écrire une lettre de ce genre.
Elle se dit qu'au moins, elle avait, à présent, une excellente excuse pour faire annuler le restant des cours de la semaine et tenter de trouver une solution avec la première épreuve.
Cependant, elle devait tenir Tom informé avant de se rendre au chevet des malades.
HP ~ PUF
Assis à son bureau, Tom attendait les nouvelles des autres avec une très grande impatience. Il savait par Lucius que le Ministère était en ébullition mais n'avait pas obtenu davantage d'informations. Lord Malfoy avait reçu une convocation avec ordre de se présenter immédiatement. Cela faisait déjà plus d'une heure et Lord Peverell trouvait l'attente bien trop longue à son goût.
Regulus était parti, il ne savait trop où, Narcissa avait eu une soirée mondaine et n'était rentrée qu'au petit jour et Walburga dormait encore. De ce fait, seule Bellatrix était réveillée au manoir.
Décidé à faire passer le temps, le chef de clan se rendit à la bibliothèque, lieu que Bella ne quittait que rarement depuis leur discussion à propos des dragons.
- Bonjour Bella, salua le patriarche.
- Bien le bonjour Monseigneur ! Que se passe-t-il ? J'ai croisé ce cher Lucius, affolé au possible !
Tom raconta à son général favori les derniers faits, allant du cas de Severus au plan des garçons.
- Donc Junior est toujours en vie ?! Merlin, je comprends mieux l'agitation de mon beau-frère !
- En effet… D'ailleurs, sur quoi travailles-tu depuis quelques jours ?
- En réalité, je cherche un moyen d'aider le petit aux lutins ! ricana la folle servante. Au départ, j'avais pensé utiliser une potion, peut-être du Felix Felicis mais cela signifierait tricher à ses yeux de Gryffondor et puis c'est interdit par ce fichu tournoi… Toujours est-il que je dois aider le petit lapin de mon filleul ! Je me suis donc plutôt tournée vers les sorts mais comme je le pensais les sorts les plus efficaces doivent être lancés par pas moins de trente sorciers surpuissants soit une centaine de sorciers moyens…
- Malheureusement leur cuir et leurs écailles confèrent aux dragons une armure anti-magie incroyable ! confirma Tom.
- Et c'est là que j'ai eu une idée ! hurla la brune en partant dans un fou rire tonitruant. Si les sorts d'attaque ne fonctionnent pas il faut utiliser les sorts neutres !
- Je ne suis pas sûr de te suivre, Bella…
- Le seul point faible des dragons se trouve être leurs yeux ! Mais c'est aussi le plus grand avantage de mon petit chérubin ! Pour communiquer ses émotions et utiliser pleinement son don, il plonge toujours son regard dans les yeux des créatures afin d'établir un lien basique ! Après, il ne le fait que lorsque la situation l'impose… Du coup, j'en suis arrivée à la conclusion qu'il pourrait utiliser son don, s'il arrivait, à ne serait-ce que calmer la furie, quelques secondes ! Et pour ça je viens d'avoir une révélation ! Harry maîtrise le Patronus !
- Continue ! invita Tom, très intéressé.
- Ce sort représente les pensées positives du lanceur. Il peut apaiser les peurs et chasser les ténèbres car il s'agit là de la plus grande concentration de magie pure et positive. D'après ce que m'a dit Remus, Harry est capable d'un Patronus d'une taille extraordinaire. S'il pouvait le maîtriser en informulé, le dragon ne se sentirait ni provoqué, ni agressé et donc attendrait le premier mouvement de notre prince pour le griller !
- Et bien sûr ça n'arrivera pas car Harry aura le temps d'utiliser son pouvoir ! Mordred, c'est excellent, Bella ! Fantastique ! s'écria Tom. Je vais l'entraîner au plus tôt aux informulés !
- Sans vouloir vous offenser, je ne pense pas que vous aurez le temps de vous occuper du prince et de l'affaire du faux Maugrey… grimaça Bellatrix. Le mieux serait de laisser Remus s'occuper de lui. Après tout, c'est lui qui lui a enseigné le Patronus et il sait travailler avec Har –
- C'est mon fils ! s'agaça Tom. Je suis son père, c'est à moi de lui apprendre à utiliser ses sorts !
- Et c'est Remus qui en a fait un génie en Défense, Severus et Vladimir qui en ont fait un brillant élève en potions, Salem, un parfait Sang-Pur et un tel assoiffé de connaissances, Sergei, un féru de Sortilèges, Viktor, un as de la métamorphose et Poppy, un parfait petit guérisseur vu le nombre de fois qu'il a fini à l'infirmerie… J'ai même cru comprendre qu'il avait son lit attitré là-bas… Honnêtement, niveau éducation faudra revoir la relation père-fils… continua Bellatrix en toisant son Maître.
- Est-ce que tu es en train de me dire que je suis un mauvais père ? feula Tom d'une voix extrêmement basse et glaciale qui n'eut pourtant aucun effet sur la sorcière.
- Je dis simplement que vous avez eu besoin de leur départ pour remarquer que les enfants vous manquaient et surtout manifester davantage d'attachement envers eux…
- Bella ne me cherche pas ! gronda le chef de clan.
- Je m'excuserai plus tard pour mes propos mais en parlant de chercher… Combien de fois avez-vous cherché à passer du temps avec vos enfants, seul à seul ?
- Qu'en sais-tu ? ragea le père, vexé au possible.
- Que j'ai passé plus de temps avec mes neveux que vous ! Je leur ai d'ailleurs appris la botanique poussée, les poisons des Black et les sorts familiaux. Narcissa lui en a appris davantage sur les Runes avec la petite princesse mais également les danses de salon, de bal et j'en passe… Même Regulus a passé plus de temps avec eux, d'ailleurs ! Enfin, quand il n'était pas trop occupé avec vos parties de jambes en l'air… Je ne vous parle même pas du temps que Rabastan et Fenrir ont passé avec eux, je ne souhaite pas vous achever… Est-ce que vous saviez qu'Harry ne venait pas vers vous parce qu'il ne savait pas comment se comporter et qu'il a toujours peur de déranger ? Vous plus que quiconque… Harry aura toujours besoin d'être rassuré sur sa place auprès de sa famille… Heureusement que les autres sont là ! Enfin bref ! Une relation se construit et se renforce au quotidien ! Vous avez treize ans d'amour à rattraper certes mais vous avez surtout un enfant de quatorze ans qui a peur d'étouffer son père en voulant l'aimer !
Tom écarquilla les yeux choqués par les propos de son général et élève. Il avait une furieuse envie de lui jeter un Doloris mais il savait qu'elle n'avait pas tort. Cependant, les dernières paroles de la sorcière lui vrillaient les tympans et résonnaient dans son esprit avec une étrange force.
Un parchemin doré apparut sur la table et se déplia tout seul. Les deux se rapprochèrent et on entendit la voix suraigüe de Bellatrix lire les mots marqués.
« Bella VS Tom :
3 – 0
Bellatrix : Perfect »
La sorcière partie dans un fou rire incroyable alors que Tom tentait de contenir sa frustration contre le monde qui semblait s'être ligué contre lui en ce jour. La preuve qu'il ne passait pas suffisamment de temps avec ses enfants, il la tenait dans ses mains. Il en avait même oublié que le manoir possédait cet humour pour les conversations et son propre avis alors que les enfants faisaient souvent appel à lui.
Un Patronus en forme de chat entra dans la pièce et lévita au dessus de la table. La voix de Minerva en sortit et stoppa les deux sorciers dans leurs « activités ».
« Popy et Hagrid ont récupéré le véritable Alastor Maugrey.
Salem, Poppy et Fumseck l'ont soigné avec l'aide du jeune Sergei, si je ne me trompe.
Igor a été blessé par Batemius Junior en protégeant Dobby.
Heureusement, Harry a pu le sauver d'une mort certaine en soignant le poison de Tentacula vénéneuse !
Une véritable prouesse !
Les aurores ont pris les dépositions de Poppy, Hagrid, Igor et la mienne.
Les enfants resteront donc hors de cette histoire.
J'ai déposé une plainte contre le Ministère et les cours de la semaine sont suspendus. »
- Donc vous pourrez trouver le temps d'aider Harry à maîtriser les informulés ! s'amusa la veuve Lestrange.
- Je croyais que je n'en avais pas le droit ?! s'agaça Lord Pevrell.
- Qui a osé vous dire cela ? éructa Bellatrix dans une moue mi-innocente, mi-furieuse.
- Aucune importance ! Je retourne à Poudlard !
- Oh, attendez ! J'ai quelques douceurs pour les enfants et quelques trouvailles pour mes petits roux ! Roty ! appela Bella.
Un pop sonore plus tard, une jeune elfe de maison se trouvait devant Bella.
- Que peux faire Roty pour vous, Maîtresse Bellatrix ? demanda la servante.
- La boîte pour les jumeaux ! Sur mon boudoir ! Remets-la à mon seigneur, je te prie !
- Très bien, Maîtresse Bellatrix !
Une fois le paquet rétréci, Tom s'en alla en arguant qu'il en viendrait presque à regretter sa Bella docile et soumise. Un éclat de rire extravagant lui répondit, le faisant maugréer davantage contre son général favori.
HP ~ PUF
Dans les appartements de Severus, deux jeunes filles se réveillèrent et observèrent autour d'elles avant de se souvenir des raisons de leur présence en ces lieux. D'un simple Tempus, elles découvrirent qu'il était déjà dix heures. Elles repérèrent Luna, Draco et les rouquins attablés et discutant dans une bulle d'intimité avec Vladimir.
- Bonjour tout le monde ! lança Fiona.
- Salut les filles ! s'enthousiasma le vampire moldave. Vous avez bien dormi, les marmottes ?
- Très bien et vous ? Comment va votre oncle ? Où sont passés Salem, Sergei et Harry et Neville ?
- Harry et Nev dorment toujours avec Parrain ! répondit Draco.
- Quant aux deux autres, ils sont partis faire un tour selon le mot qu'ils nous ont laissé ! compléta le vampire.
- Et Viktor ? Il est passé où celui-là ? Encore à son entraînement quotidien ? releva Yulia.
- Je ne pense pas vu l'heure… rélfléchit sa sœur. On est censé avoir cours, non ?
- Cours banalisés jusqu'à la fin de la semaine ! informa Luna en croquant dans son toast.
- Hein ? firent savamment les jumelles en cœur. Aurions-nous raté quelque chose ?
La cheminée verdit et un Tom à l'air furieux en sortit.
- Salut la marmaille ! lança-t-il, son visage se détendant considérablement.
Son salut lui fut rendu joyeusement et il inspecta le visage de tout le monde.
- Bien, je vois que vous semblez en bien meilleure forme ! C'est une excellente nouvelle ! Cependant… Il s'est passé deux ou trois choses durant la nuit et j'imagine à voir vos mines que vous n'êtes pas au courant… enfin, sauf toi Luna…
Un petit rire cristallin lui confirma qu'il avait parfaitement raison. Lord Peverell se fit un devoir de leur raconter ce qu'ils avaient manqué ainsi que l'avancée de l'affaire.
- Malheureusement, cet imbécile de Fudge a trouvé le moyen de faire taire les aurores et surtout de repousser le procès à trois semaines…
- Donc après la première tâche ! réfléchit Fred.
- On devrait pouvoir se concentrer sur cette histoire de dragons alors ! conclut Draco.
- Je ne suis pas vraiment sûr… coupa George. Si Croupton s'est échappé une première fois, il pourrait parfaitement recommencer. Et s'il n'y était pas ça signifie que c'est peut-être même lui qui a permis la Grande Evasion, en début d'année, avec Pettigrow…
- Merlin, ton cerveau fonctionne pour autre chose que vos blagues foireuses ?! fit le blond choqué de ne pas y avoir pensé lui-même.
Une légère tape sur sa tête de la part de Luna lui rappela de respecter les deux roux et ils continuèrent longuement à parler. Il ne fallut pas moins d'une heure pour voir apparaître les deux derniers lions.
- Mes marmottes sont enfin réveillées ! ricana Vladimir.
Tom sourit en voyant les petits encore fatigués et alors que Neville se lâchait contre le flanc des blonds Harry marqua un moment d'hésitation en regardant son père. Tom comprit alors toute la portée des mots de Bella. Il ouvrit les bras en une invitation muette et le petit brun vint s'y blottir directement.
S'en suivit alors une longue discussion sur l'état de Severus. Les plus jeunes spéculaient sur la façon dont serait le nouveau vampire. Tom riait sans retenue de leurs idées farfelues tandis que Vladimir se laissait prendre au jeu.
La porte des appartements s'ouvrit sur Minerva, Poppy, Igor et le couple manquant. Salem se jeta directement sur son bébé qui lui avait manqué. Un Tom grognon lui rappela qu'il l'avait vu la veille. Le jeune seigneur prit un air offusqué et invectiva son père que chaque seconde passée loin de son Ryry était un calvaire.
Vladimir ricana avec les autres et un coup léger leur apprit que quelqu'un attendait à l'extérieur. Draco se décida à aller ouvrir la porte, après tout, tout Poudlard savait que Severus était son parrain. Ainsi, personne ne trouverait étrange que l'héritier Malfoy soit dans les appartements du potionniste. Il revint donc quelques secondes plus tard avec un Viktor frais et dispo les informant qu'il avait nourri les messagers et récupéré le courrier qui attendait son petit-ami.
Il remarqua les mines enjouées et su qu'il avait loupé quelque chose. Poppy se fit un plaisir de raconter toute la soirée dans les moindres détails ainsi que la façon dont Salem et Sergei l'avaient aidé à sauver la vie de l'ancien chasseur de Mages Noirs.
Igor prit la suite et leur conta la capture de l'imposteur ainsi que l'attaque des elfes du château jusqu'à l'arrivée des aurores et de Minerva.
Cette dernière fit l'éloge du lion rougissant d'embarras et le félicita, une nouvelle fois, pour son exploit. Igor précisa le nombre de points que la directrice avait accordé alors que les Gryffondor présents dansaient de joie.
Elle continua avec sa visite au Ministère. Alors qu'elle parlait, Hagrid arriva et interrompit toute les conversations.
- Les dragons sont arrivés ! Le jeune Weasley, Charlie si je me souviens bien, est avec son équipe dans la Forêt Interdite. Ils sont en train de les installer!
- Merlin, il nous reste à peine deux semaines pour trouver un plan et entrainer Harry ! s'emporta Minerva.
- Je suis fichu… gémit Harry.
- Calme-toi, mon grand ! Figure-toi que la folle qui sert de marraine à ton frère t'a préparé un plan aussi fou que toi et absolument génial ! Le tout est bien entendu sans tricherie !
- Vrai ? chuchota le petit brun.
- Vrai ! Il me reste juste deux semaines pour t'enseigner les informulés ! sourit le patriarche avec arrogance.
- Cela devrait aller rapidement vu qu'il a utilisé un informulé pour faire venir les potions et les baumes ! claironna la directrice.
- Ah bon ? Je n'ai même pas remarqué ! avoua le petit brun.
- Tu y arriveras !
HP ~ PUF
La première semaine avant le tournoi s'était relativement bien passée. Toute la nuance résidait dans le « relativement ».
Harry avait commencé les entraînements avec son père dans la Chambre des Secrets avec beaucoup d'enthousiasme. Plus que pour sa survie, le petit brun s'amusait énormément. Tom avait décidé de rendre l'exercice aussi ludique que possible. Du coup, père et fils avaient passé de nombreuses heures à nettoyer les lieux en n'utilisant que des informulés. Le lord commentait chaque partie de la Chambre antique et ponctuait le tout avec des anecdotes concernant la vie de leur ancêtre.
Harry avait vite compris comment s'y prendre. Il fallait dire que Tom était un excellent professeur et chérissait ces moments passés juste tous les deux. Il avait décidé de les utiliser pour se rapprocher de son petit dernier. Selon lui, il se rapprochait très vite de son fils et leur lien se renforçait de jour en jour.
Neville ne savait pas en quoi consistait l'entraînement de son frère mais le voir revenir chaque jour épuisé mais heureux lui suffisait. En effet, Tom avait décidé de garder le fruit de leur entraînement secret afin de pouvoir leur servir un spectacle digne de leurs noms.
Hagrid avait accompagné Tom et Harry, un soir afin de découvrir les dragons. Le spectacle avait été teinté de flammes, de brasiers, de grondements, de hurlements, de brûlures, aussi impressionnants qu'ardents. Depuis, Salem se triturait les méninges afin de pouvoir aider Igor et Vladimir à trouver une stratégie pour Igor. Cependant, ils avaient fini par s'appuyer sur les compétences en sortilèges du Champion de Durmstrang pour le préparer.
Durant cette semaine, Severus avait entièrement récupéré de sa transformation et sa magie en avait connu une augmentation considérable. Le potionniste avait donc repris ses cours pour le plus grand malheur des étudiants trop ravis de son absence soudaine. Ceci dit, jusque là tout allait pour le mieux et comme chaque fois, ce moment de sérénité ne durait jamais bien longtemps.
D'une façon ou d'une autre, tout le château avait fini par être au courant que la première tâche se ferait avec des dragons. La rumeur avait vite fait le tour et depuis, Diggory ne cessait de vouloir se rapprocher d'Harry. Parfois, Neville surprenait le regard que l'autre Champion de Poudlard posait sur son jumeau. Parfois, l'envie de faire un meurtre sanglant le prenait. Parfois, il n'était retenu que par l'un des membres du groupe ou par l'intervention salutaire d'un professeur. En effet, le jeune septième année ne se cachait plus pour regarder Harry avec envie.
Si Neville avait des envies de meurtre, de puissants relents de haine et de d'envies sanglantes s'échappaient du Bulgare. En gros, Viktor puait le danger à des kilomètres. Ce fut ainsi que se déroula la première semaine.
HP ~ PUF
A quelques jours de la première tâche du légendaire tournoi, Minerva reçut une lettre officielle du Ministère lui annonçant que l'affaire du fils Croupton serait traitée deux semaines après la première tâche.
La directrice en conclut que le ministre tentait d'étouffer l'affaire en la repoussant le plus longtemps possible. Elle laissa à Tom et Regulus carte blanche pour s'en occuper. En apprenant la décision de Mc Gonagall, Lord Black ressemblait à un enfant le jour de Noël. Il se rendit directement aux bureaux de la Gazette du Sorcier et exigea de voir la pire bête noire du Ministère, la célèbre Rita Skeeter.
La journaliste se fit un immense plaisir et pire, un devoir, de raconter cette déroutante histoire à la communauté sorcière. Une édition spéciale sortit le jour-même et tous les sorciers anglais furent au courant de la situation.
Harry maîtrisait parfaitement son Patronus en informulé et Tom se noyait dans sa profonde fierté, tant d'être un excellent professeur que d'avoir un fils si travailleur. Après tout, on ne se refaisait pas qu'importe le temps passé !
Bien trop vite se fut le jour J. Harry stressait à mort et dut se contenter des exercices de respiration pour tenter de se calmer un minimum. Son père était présent à l'entrée de la tente et traversa la distance qui le séparait de son fils. Le lord ignora monumentalement tous les représentants du Ministère et prit son fils dans ses bras.
Rita Skeeter était accompagnée de son photographe et mitrailla l'étreinte de Tom et Harry. « Une réconfortante étreinte paternelle face à l'incompétence ministérielle » chuchota-t-elle en faisant mine d'être innocente.
De son coin de tente, Cedric Diggory parlait posément avec son père mais ne quittait pas des yeux son petit brun. Son père suivit son regard et découvrit avec admiration le si célèbre Harry. Il échangea quelques mots avec son fils et bomba le torse avant de se rapprocher d'Harry que son père avait laissé pour parler à Minerva.
- Bonjour, jeune homme ! salua le père Diggory.
Harry se tourna pour découvrir un homme bedonnant à lunettes et aux cheveux grisonnants. L'homme possédait un petit quelque chose dans le regard qui lui rappela immédiatement l'oncle Vernon. Il n'eut pas le temps de terminer sa pensée et encore moins de répondre à l'homme qu'une ombre lui bloqua la vue. Une voix glaciale et terriblement sinistre mais si bien connue d'Harry se fit entendre.
- Que lui voulez-vous, Amos Diggory ? susurra Severus.
- Oh… juste…Juste faire la connaissance d'un si célèbre personnage ! bégaya puis minauda le père du Champion.
- Restez à votre place et ne vous approchez pas de lui ! grogna le vampire.
- Je pense avoir le droit de saluer et de souhaiter une bonne chance à ce charmant jeune homme ! se gonfla l'homme.
Tom observait avec un mélange d'impatience la suite. Il ne s'inquiétait absolument pas pour son fils. Depuis la fin de son rétablissement, Severus était devenu le pire protecteur imaginable. Il couvait son neveu avec une passion et un acharnement quasi démoniaque. Il ricana en se remémorant le souvenir qu'il avait reçu de Salem.
# Flashback
Harry et Neville sortaient de leur cours de Runes et partirent récupérer Luna qui était en divination lorsqu'ils tombèrent comme par hasard sur l'affreux crapaud baveux. Le visage de Neville se ferma immédiatement tandis que son jumeau observait la jeune Serdaigle avec un parfait masque impassible.
Il n'était pas bête et avait bien remarqué que la jeune fille lui tournait autour et cela l'agaçait au plus haut point. Toutefois n'aimant pas faire d'esclandre, il se retenait de l'envoyer bouler.
- Oh bonjour Harry ! Comment vas-tu ? Quel hasard de se croiser ici ?
- Euh… Tu es ? répondit froidement Harry.
Neville se mordit violemment l'intérieur des joues afin de réprimer le fou rire qui menaçait d'éclater.
La jeune Bleu et Bronze parut déconcertée par cette froideur et prit une moue timide avant de sourire doucement.
- Je suis Cho…
- Pas moi ! coupa Harry.
- Non ! Mon prénom c'est « Cho » ! fit la fille absolument gênée.
La fille était écarlate et ses yeux parurent humides tout à coup.
- On s'était déjà parlé… Tu te rappelles ? demanda-t-elle avec espoir.
- Nev, c'est vrai ? Je lui ai parlé ? demanda Harry en ignorant la fille.
- On cherchait Luna et elle est venue nous dire où se trouvait Lu' ! Et surtout tu étais de trop bonne humeur… lui répondit son frère amusé.
- Ah ! fit Harry comme si ça répondait à tout. Donc je ne t'ai pas parlé ! Je cherchais ma meilleure amie simplement ! fit Harry à l'attention du crapaud baveux.
Neville ne put retenir un ricanement mais il ne savait pas qu'il n'était pas le seul à se retenir de hurler de rire.
- Tu m'as dit « Merci » ! fit ledit crapaud baveux choqué.
- Wow ! Quelle conversation… fit un Harry débordant de sarcasme.
- Je croyais qu'on était ami… Enfin… Tu comprends… Harry !
- Miss Chang ! Plutôt que de continuer à perturber la tranquillité de mes étudiants, ayez la bienséance de poursuivre votre route ! Vous vous ridiculisez, ma pauvre fille ! susurra une voix glaciale, sortie de nulle part.
- Prof… fesseur… paniqua l'asiatique en tombant sur le visage fermé du directeur des Vert et Argent.
- Ridicule, pathétique et incapable de prononcer un simple mot ! Vous cumulez toutes les tares, ma parole ! Disparaissez avant que je ne vide le sablier de votre Maison ! gronda Severus, agacé au plus haut point.
La jeune fille partit sans demander son reste, humiliée au possible et les larmes aux yeux. On entendit Salem éclater de rire en arrivant derrière Neville. Harry, lui, s'amusait du comportement surprotecteur de son oncle mais pourrait presque ressentir de la pitié pour la fille. Ledit oncle protecteur jeta quelques sorts sur son neveu.
- Oncle Sev' ? Qu'est-ce que tu fais ? demanda le petit brun.
- Je vérifie que cette sale vermine ne t'a pas souillé ! Maudite pleurnicharde ! répondit le vampire très sérieusement.
Salem et Neville échangèrent un regard avant d'exploser de rire, s'appuyant l'un contre l'autre, alors qu'Harry écarquillait les yeux quant au comportement exagéré de son oncle.
- Prochaine étape : castrer le Diggory ! marmonna Severus pour lui-même alors que les deux hilares repartaient de plus belle.
Flashback#
Tom reporta son regard sur Severus qui remettait froidement à sa place le père Diggory.
- Le seul droit que vous possédez est de disparaître hors de ma vue et de ne pas vous approcher de mes étudiants ! feula le potionniste.
- Je ne vous permets pas ! Vous êtes tout au plus son employé et non son garde du corps ! se targua l'homme.
- Oncle Sev ! coupa Harry. Où sont Sal et Vlad ?
- Ils discutent avec ta marraine à l'extérieur ! répondit doucement Severus avec beaucoup d'affection.
Il se retourna vers l'homme qui semblait tenter de comprendre la situation et ne quittait pas Harry du regard. Severus entendit parfaitement le rythme cardiaque de Viktor et Tom s'accélérer, très certainement en proie à une rage naissante ou à une hilarité contenue.
Un nouvel arrivant dans la tente fit toute la pression redescendre.
- Père ! fit Viktor, ravi de voir son père présent pour assister à la première tâche.
- Bonjour Viktor ! Je suis désolé d'être en retard. Comment te sens-tu ? Oh mais qui voilà ? Severus, Tom et Harry ! Bonjour mes amis !
- Bonjour, Monsieur Krum ! répondit poliment Harry avec un réel sourire.
- Bonjour, mon ami ! répondit Tom en échangeant une poignée de main avec le père de Viktor.
Severus eut un de ses rares sourires et offrit un respectueux signe de tête au Bulgare.
- Combien de fois t'ai-je dit de m'appeler « Radomil », Harry ? demanda ledit Radomil avec un sourire amusé.
- Mon fils n'est vraiment pas doué pour appeler les adultes par leur prénom, même Igor se fait encore appeler Maître après tout ce temps ! ricana Tom.
- Tes enfants sont si polis, Tom ! félicita Radomil. Mis à part Viktor, mes deux autres sont de véritables catastrophes irrespectueuses… souffla l'homme à voix basse.
- Alors il faut croire que mon fils a trouvé le meilleur parti ! s'amusa Tom en choquant tous les autres présents.
- Je ne pourrais espérer meilleur gendre que cet ange ! sourit le père de Viktor.
Amos Diggory s'était reculé et avait rejoint son fils aussi choqué que lui. Son fils serrait les dents à s'en briser la mâchoire. Il jeta un regard haineux à Viktor qui lui offrit un regard arrogant. Le visage du bellâtre se tordit dans une horrible grimace mais son regard croisa celui de Tom qui fronça les sourcils avec contrariété.
Un flash aveugla le Poufsouffle qui perdit ses couleurs en comprenant que la journaliste avait une image peu louable de lui. Alors qu'il allait ouvrir la bouche, le directeur de la coopération magique internationale entra avec Minerva, Lucius, la directrice française et sa Championne, Fleur, afin d'attribuer sa tâche à chacun.
Le représentant du Ministère appela les Champions et sortit un sac qui semblait contenir quelque chose de vivant. Ludovic Verpey, directeur des jeux et sports magiques, informa les quatre jeunes qu'ils devraient piocher un modèle réduit de ce qu'ils auront à affronter.
La jeune Delacour fut la première à piocher et tomba sur le Vert gallois avec pour numéro le deux. Viktor fut le second et écopa du Boutefeu chinois avec le numéro trois. Vint alors le tour du Poufsouffle qui se vit attribuer le Suédois à museau court ainsi que le numéro un.
Harry poussa un soupir à fendre l'âme et sortit sur un ton léger.
- J'imagine que je suis le numéro quatre…
- En effet, mon jeune ami… fit Croupton avec une mine accablée. Je suis navré que vous deviez participer à tout ceci.
Un concert de reniflements dédaigneux répondit à sa phrase. Le concerné releva la tête pour voir Tom, Severus, Viktor, Igor, Minerva, Lucius, Vladimir, Radomil Krum, Salem, Neville, Draco, Luna, George, Fred, les jumelles, Narcissa et Sergei le toiser méchamment. Il se demanda rapidement à quel moment les autres étaient arrivés mais reporta son attention sur Harry et lui présenta le sac. La main fine du petit brun plongea et ressortit avec un dragon miniature recouvert de pointes.
- Et lui c'est quoi ? demanda-t-il innocemment avec une lueur un peu effrayée.
- Un Magyar à pointe… souffla Igor en écarquillant les yeux. Le plus dangereux de tous les dragons… Vous cherchez à le tuer ou quoi ? s'emporta-t-il.
- Ce n'est pas de mon fait ! fit le directeur de la coopération magique internationale.
- Super… Je suis mal là !
- Ne t'inquiète pas Harry ! Ça va aller ! fit Diggory avec un sourire rassurant.
- Pourquoi il l'ouvre, lui ? siffla Vladimir.
Harry ne lui répondit pas et le toisa froidement amusant énormément ses proches. Croupton envoya directement le premier candidat sur le terrain et chassa tous les autres adultes. Salem ignora la demande et partit étouffer son petit frère dans une étreinte rassurante.
- Calme mon ange ! Calme-toi ! Tu t'es entraîné avec Papa et tu sais que tu peux le faire. J'ai posté ton serpent pour attaquer… si jamais… Tes lutins seront dans les gradins avec Nev… Je suis désolé d'être aussi inutile mon trésor… Tellement désolé…
Plus que devoir faire affaire avec un dragon, Harry ne supporta pas d'entendre la voix brisée de Salem. Il lui rendit son câlin au centuple et lui chuchota.
- Ça ira pour moi… Ne t'inquiète pas ! Au pire, j'aurais un bronzage intégral en permanence ! rit-il légèrement.
- Ne me sors pas de trucs aussi abominables avec un tel sourire ! Je refuse que mon petit cœur soit calciné ! Ne me dis pas une atrocité pareille ! supplia Salem. Je refuse de te perdre mon trésor !
Salem se calma un peu et laissa Harry quelques secondes et étouffa Viktor dans une étreinte semblable à celle d'un basilic.
- Toi aussi, sombre crétin ! Tu reviens intact ! Par les pompons flambants de Merlin, reviens moi aussi indemne que possible, Vik ! couina exagérément Salem.
- Mais oui ! Tu sais très bien que ça ira ! C'est toi-même qui as préparé ma stratégie ! Elle est donc infaillible ! Essaie de ne pas me faire d'attaque, « Maman » ! taquina le Bulgare.
- Qui est-ce que tu appelles Maman ? Tu veux voir mon service trois pièces pour vérifier ? s'égosilla Salem créant un immense blanc sous la tente avant d'entendre Harry éclater de rire à en pleurer.
- Bien, j'ai réussi à vous détendre ! Maintenant je vous ordonne d'offrir à tous ces sorciers miteux un spectacle à leur faire ressusciter Merlin ! déclara le jeune seigneur en tournant les talons. Ah et j'y pense ! Si ces dragons vous touchent… Je vous étrangle !
HP ~ PUF
Harry et Viktor échangèrent un regard apeuré avant de déglutir bruyamment puis partirent dans un rire nerveux. Salem ne plaisantait absolument pas.
Le Bulgare et son petit-ami échangeaient un tendre baiser sous le regard goguenard de la française. Ce fut à ce moment précis que Cedric Diggory revint. Il avait du mal à marcher et semblait brûlé au niveau du bras et de la jambe. Fleur se tourna vers le couple et leur lança avec un sourire avenant.
- Souhaitez-moi bonne chance !
Viktor lui fit un simple signe de tête tandis qu'Harry lui souhaitait bonne chance. Quand elle fut partie Harry se tourna vers son Bulgare.
- Tu ne l'aimes pas !
- Non ! fut la simple réponse.
- Viktor ?
- Je ne lui pardonnerai jamais de t'avoir traité de tricheur !
- C'était sous le coup de l'émotion… Elle doit être quelque peu impulsive… tenta le petit brun.
- Tu es trop gentil ! bougonna son petit-ami.
- Oui mais c'est ce qui fait mon charme ! lui répondit Harry avec un sourire espiègle.
- Un ange doublé d'un démon… Tu me rends fou ! murmura le joueur professionnel avant de ravir les lèvres de son amour.
Cedric Diggory n'avait pas lâché la scène des yeux et une rage sans haine animait ses paupières, les faisant tressauter. Derrière lui, Poppy étudiait le regard du jeune homme et ce qu'elle y vit ne lui plut absolument pas.
- Monsieur Diggory ! tonna l'infirmière. Venez immédiatement que je vous soigne ! Mais dans quel état êtes-vous ! On n'a pas idée de mettre des enfants avec des dragons ! Ce ministère se fait sénile ! maugréa-t-elle.
Le Poufsouffle lui envoya un sourire contrit auquel la dragonne de l'infirmerie répondit avec amusement. Cependant Harry reconnut la lueur de sadisme de sa grand-mère et ricana en enfouissant son visage dans le cou du Bulgare qui ne comprit rien. Il eut bien rapidement son explication en entendant le bellâtre hurler de tout son saoul. Quand Poppy eut finit, elle leur envoya un sourire lumineux.
- Il s'est évanoui sous la douleur… ricana-t-elle.
Viktor regarda Poppy totalement choqué avant de s'incliner légèrement.
- Dame Poppy, vous êtes impressionnante ! souffla-t-il.
- Oh mais non, j'a juste oublié de lui faire boire la potion anti-douleur avant de commencer les soins… Quelle horrible erreur ! Je crois que je me fais trop vieille ! rit-elle. Bon, regardons comment s'en sort la miss.
Le spectacle était retransmis sur un écran pour les autres spectateurs tels que Poppy et le personnel de sécurité.
Les trois sortirent de la tente pour observer l'immense stade avant de regarder la retransmission. Les gradins étaient noirs de monde mais ce qui attira leur regard fut l'immense dragon qui tentait de déchiqueter la blonde. Fleur évitait chaque jet de flammes avec une grâce incroyable. Viktor murmura quelque chose à propos de pas de danse que la jeune fille effectuait de façon assez intéressante.
- Elle bouge effectivement avec la grâce d'une ballerine mais son regard est celui d'un combattant. Cette fille ne doit pas être pris à la légère… avoua Poppy.
- Tu arrives à voir son regard d'ici ? releva Harry.
- Pas vraiment mais son expression faciale parle pour elle… s'expliqua la médicomage.
- En tout cas, ça va être chaud… souffla Harry.
- Vilain jeu de mots ! ricana Viktor.
Harry reporta son attention sur l'épreuve et vit la Championne lancer un étrange sort au dragon qui tituba et perdit quelque peu de son agressivité et de sa vitesse. Peu à peu, le dragon se fit plus calme et tomba littéralement de fatigue avant de ronfler de façon très sonore.
Viktor échangea un regard avec Poppy et eurent une expression impressionnée. Harry lui était émerveillé de la façon dont la fille s'était battue contre le dragon.
Cependant alors que Fleur se rapprochait du nid, une gerbe de flamme lui barra la route et on vit le bas de sa robe prendre feu. La Championne grogna de frustration et récupéra l'œuf d'or, concluant ainsi son épreuve.
Harry n'avait pas lâché le dragon du regard et affichait une expression indéchiffrable. Poppy l'observa et lui posa une main tendre sur les cheveux.
- Tu vas t'en sortir comme un chef, mon chéri ! Ecoute ta magie et surtout suis ton instinct. Tu verras que tout ira bien.
- Tu as raison, grand-mère ! Je vais faire comme ça ! répondit Harry toujours dans sa contemplation.
Viktor fut appelé et Fleur entra avec un sourire triomphant.
- J'ai réussi… murmura-t-elle. J'en reviens pas !
La française se laissa tomber sur un lit et Poppy lui administra derechef une potion calmante moins puissante que le philtre de paix.
HP ~ PUF
Lorsque le Bulgare arriva sur le terrain, face à son dragon, son expression était dure et froide. Aussitôt que le dragon le vit, il se jeta sur lui dans le but de le déchiqueter avant de calciner ses restes. Le reptile battait furieusement des ailes et tirait sur la chaîne qui le retenait.
Viktor Krum bougeait de façon calculée jusqu'à se placer brusquement dans l'angle-mort du dragon. Ce dernier, enragé, fouettait tour à tour l'air et le sol de sa queue. Soudainement, le dragon sembla se replier sur lui-même et d'une inspiration souffla un immense nuage de feu qui prit la forme d'un champignon. La chaleur retomba dangereusement et l'attrapeur invoqua un bouclier aqueux.
Cela faisait plusieurs dizaines de minutes que le dragon jouait avec les nerfs de l'attrapeur. Mû d'un agacement rarement atteint, Viktor se dressa devant le dragon et visa les yeux du dragon couverts de piques empoisonnés. Il lui envoya un sort de conjonctivite directement dans les yeux. Le Champion de Durmstrang y avait mis toute sa puissance et à juger par les retentissants hurlements de douleur de la bête, le Bulgare n'y avait pas été de main morte.
Viktor récupéra l'œuf avant d'éviter un coup de queue qui lui aurait été fatal, sans l'ombre de doute. Malheureusement, fou de douleur, le reptile broya près de la moitié de ses œufs et ce ne fut que lorsqu'il en prit conscience qu'il se calma pour pouvoir pousser un hurlement déchirant mêlant rage et souffrance.
Harry n'avait rien loupé de la scène et il retint un hoquet en voyant le reptile broyer ses propres œufs. Fleur grimaça et maugréa contre les hommes plein de muscles et sans tact. Le petit brun ne lui répondit rien et tourna son regard Poppy.
- Je dois avouer qu'entre Viktor et des œufs de dragon, je choisis de voir ce grand gaillard revenir entier… Bien que ce soit triste… avoua l l'infirmière soulagée.
- Je suis bien d'accord avec toi !
- On t'appelle déjà ! grimaça Poppy. File mon chéri et surtout écoute ta magie !
Harry échangea un rapide baiser avec son petit-ami, de retour, qui devait se faire soigner sa jambe brûlée. Dans ce baiser, ils y mirent tout leur amour, leurs sentiments l'un pour l'autre mais surtout tous leurs encouragements.
- Impressionne-moi tous ces enfoirés, moyat angel ! lui murmura Viktor.
C'était la première fois que Viktor lui parlait en Bulgare et Harry ne sut dire pourquoi mais il se sentait particulièrement motivé.
Il murmura pour lui-même.
- Etape 1 : Rester en vie !
- Etape 2 : Leur offrir un spectacle digne de notre famille !
- Etape 3 : Rester en vie !
- Etape 4 : Récupérer l'œuf !
- Etape 5 : Rester en vie ! C'est bon, je suis prêt ! Bon ben... Quand faut y aller… Ben… faut y aller !
Il entra dans le stade sous l'ovation de tous les présents dans les gradins. Il étudia son environnement et appela derechef son balai. Il en avait pour plusieurs minutes avant de le voir arriver, il le savait pertinemment. Le Rouge et Or se dirigea donc directement à l'opposé du dragon. Il se tenait devant ce dernier qui le regardait faire sans bouger. Harry eut un immense sourire. Il avait raison ! Les dragons réagissaient avant tout aux émotions et aux sentiments agressifs.
Le Magyar à pointes observa Harry en grognant dangereusement bas. Le petit brun réprima un ricanement qui sembla interpeller le dragon mais pas l'énerver. Le jeune sorcier lui trouva immédiatement une ressemblance avec son oncle Sev' et détailla l'impressionnant reptile.
La dragonne ressemblait à un immense lézard couronné de grandes cornes de couleur bronze. Sa queue était hérissée de longs piques de la même couleur que ses cornes et se baladaient sur le sol, comme semblant battre une mesure qui était inconnue à Harry.
Harry planta ses émeraudes dans les pupilles dorés du reptile qui grogna doucement. Le lion sentait que le dragon était dangereux mais étrangement, il se sentait surexcité comme un gamin. Tout à coup, il réalisa qu'il n'était pas effrayé et que le dragon était moins mortel que son serpent. Si la dragonne pouvait le tuer d'un souffle ou d'un contact, son basilic pouvait tuer d'un regard.
Malheureusement, il avait rencontré le basilic dans le calme et là, le dragon était dans une arène entourée de crétins hurlants. Le dragon commença à s'énerver à cause de tous les cris et commença à tirer sur sa chaîne afin de rôtir la menace pas si menaçante que cela. Harry échappa de justesse à un jet de flammes et entendit un tonnerre de hurlements. Il leva la tête afin de vérifier que le dragon ne le surplombait pas et constata avec effroi que le dragon avait bel et bien brisé sa chaîne et reniflait sa piste. Il réfléchit à un moyen de calmer le dragon et dégaina sa baguette en fermant les yeux. Quand il ouvrit les yeux, une leur espiègle et déterminée irradiait des émeraudes.
Harry leva sa baguette au dessus de lui et lança un immense Patronus qui se balada dans le stade avant d'envelopper le dragon qui se crut attaqué. L'armure d'écailles du dragon le protégeait de la magie et réduisait considérablement la puissance de son sort. Cependant Harry y mettait toute sa puissance et sa détermination. D'immenses vagues irradiaient du Patronus et se déversaient dans toute l'arène. Malgré tout cela, le dragon avait à peine réagit à son Patronus. Harry se demanda furtivement si le Magyar n'était pas le dragon le plus résistant à la magie.
Le plus jeune Champion grimaça en entendant le hurlement de rage du dragon avant de voir un brasier s'élever au dessus de sa tête. Harry ferma les yeux pour se concentrer. Il devait vraiment se calmer. Son cœur battait si fort qu'il sentait son sang battre furieusement dans ses tempes. Finalement, il avait peur ! Il ressentait la rage et la haine qui émanaient du reptile.
Tout à coup, son balai arriva et se posa dans sa main. Harry l'enfourcha sans réfléchir et se mit à voler. Il enchaînait les figures qui agaçaient le reptile, le rendant malheureusement de plus en plus agressif. Le Lion évita de justesse un coup de queue et prit de l'altitude d'un coup.
- Si je ne peux pas te calmer, lui, le pourra ! Gardes ! appela Harry.
Aussitôt, une cohue de lutins apparut et les petits farceurs plongèrent sur Harry. Ce dernier remarqua qu'il était poursuivit par le dragon et écarquilla les yeux. Une voix féminine résonna alors dans son esprit « On arrive ! ». Le jeune sorcier la reconnut de suite et son visage se détendit. Alors qu'il tournoyait dans les airs, redoublant de figures, plus spectaculaires et dangereuses les unes que les autres, afin d'échapper à son poursuivant, un éclair embrasé déchira le ciel juste en face de lui. Les flammes dorées n'étaient pas seules et étaient venues accompagnées d'une sorte de nuage blanc et trois oiseaux dont les silouettes se dessinèrent.
Le cerveau d'Harry tourna à plein régime grâce à l'adrénaline. Si le dragon était derrière lui, il n'y avait aucune chance que la flamme vienne du gros lézard. Il reconnut les magies de Duncan, Fumseck et Hedwige, et afficha un immense sourire. Et effectivement, un trille qui n'avait rien d'enchanteur retentit dans tout le stade. Un Fumseck furieux se mit à voler de façon très agressive entre Harry et le dragon qui sembla perdu quelques secondes avant de s'énerver de plus belle. Hedwige déploya ses ailes de toute son envergure. Des cristaux et des flocons se répandaient à chacun de ses battements d'ailes. Le petit brun, lui, tentait de calmer Fumseck afin de ne pas agacer davantage le reptile déjà tout feu, tout flamme. Duncan, lui, faisait également barrage avec Fumseck.
Dans sa course folle, Fumseck agaça tant et si bien le dragon que ce dernier le prit en chasse manquant par la même de tuer Harry qui se fit expulser de son balai. Harry tomba pile sur un hippogriffe bien connu qui le réceptionna avec tendresse et sérénité. Le Champion invectiva aussitôt le phénix.
- Fumseck, ça suffit ! Tu veux me tuer ou quoi ? Tu ne fais que l'énerver encore plus ! Espèce de turbulent, ramène ton croupion flambé !
Le phénix se figea et voleta quelques secondes sur place. Puis il tourna la tête lentement vers son maître, très lentement, trop lentement. Harry décela une lueur dangereuse dans le regard et lui tira la langue.
- Fumseck, tu ne vas quand-même pas…
Harry poussa un léger cri amusé et se baissa alors que Fumseck lui fonçait dessus. Tout le stade était figé. Le phénix de Poudlard était d'abord apparut pour venir en aide au plus jeune Champion et s'attaquer au dragon et finalement… Le Champion se retrouvait poursuivit par le phénix.
On entendit un éclat de rire et vit le brun mort de rire tout en fuyant le phénix qui poussait des cris proches d'insultes. Hedwige roulait presque des yeux et alors que Duncan réalisait un magnifique piqué pour récupérer le balai en pleine chute. Finalement, Buck en eut assez et poussa un avertissement sonore à l'attention de l'oiseau vermeille qui se calma immédiatement et sembla bouder.
- Merci, mon beau ! ricana Harry les joues rougies.
Le dragon observait attentivement son adversaire avec un mélange d'étonnement et de réserve. Il semblait analyser la situation et grogna en fouettant l'air de sa queue comme s'il le prévenait que sa tête allait rouler au sol.
Le petit brun chercha dans les gradins un regard et tomba sur le regard de son frère, une lueur dangereuse mais pourtant amusée. Son père, lui, semblait parfaitement serein et envoya un clin d'œil à son petit dernier.
Le petit brun reporta son attention sur le dragon considéré comme le plus dangereux au monde. Si le dragon avait voulu le tuer, il serait déjà mort depuis longtemps. Un éclat doré apparut en contrebas et le lion fit sa monture plonger directement vers l'œuf d'or. Harry étouffait les flammes qui lui étaient adressées à grand revers d'Aguamenti. Il finit par retrouver la terre ferme et renvoya sa monture hors de l'arène. Le Gryffondor remarqua alors que le dragon allait frapper sa queue sur ses œufs et arrêta le dragon d'un retentissant « Attention ! » tout en invoquant un puissant bouclier doré autour du nid.
La dragonne s'arrêta et retourna inspecter le nid où elle découvrit ses œufs protégés, elle plongea son regard dans les yeux d'Harry et son destin fut scellé. Harry sentit un étrange lien se former avec le reptile et s'approcha sous les regards horrifiés des spectateurs et attentifs de ses familiers. Le dragon couvrit la distance restante et s'approcha de l'humain avant de poser délicatement sa tête devant le petit brun qui posa sa main sur le museau chaud de la créature.
- Salut, beauté ! siffla joyeusement Harry sans s'en rendre compte.
Un doux grognement lui répondit et les lutins se mirent à tourner autour d'Harry avant de se stopper devant le nid sous le regard menaçant de la dragonne.
- Ne t'inquiète pas, ils ne feront pas de mal à tes petits ! Des idiots ont placé quelque chose dans ton nid parmi tes œufs. Mes amis vont juste récupérer cet objet et on te laisse tranquille ! Promis !
Harry parlait doucement mais avec le calme des gradins et la forme de l'arène chaque son était amplifié. La dragonne reporta son regard sur le petit humain et le poussa de son museau. Le Gryffondor eut un petit rire cristallin et demanda à ses lutins de ne prendre que l'œuf d'or et de laisser les autres tranquilles.
Comme la demande venait de leur maître adoré, les lutins obéirent immédiatement et vinrent poser l'œuf devant l'énorme tête de la dragonne qui le renifla avant d'éternuer un nuage de cendre chaud.
Machinalement, Harry invoqua un mouchoir et essuya la cendre du museau du dragon qui se laissa faire docilement. Il utilisa ensuite un Evanesco informulé pour nettoyer son épaule puis ses lutins qui ricanaient joyeusement, trop heureux de pouvoir faire quelques bêtises. Quelques uns s'accrochèrent aux cornes du dragon en se balançant. Le Rouge et Or partit dans un fou rire alors que le dragon battait joyeusement des ailes et poussait Harry de son énorme tête.
- Un tour, hein ? Okay ! On va leur offrit un petit spectacle ! ricana Harry à voix basse.
Ses lutins grimpèrent sur le dragon tandis qu'Harry lançait de nouveau son Patronus. Le dragon s'envola et suivit l'Occamy spectral dans un étrange ballet. Fumseck vint se mêler au ballet aérien vite suivi de Duncan.
Hedwige, elle, se posa sur l'épaule de son poussin toujours au sol et lui lissa quelques mèches afin de tenter de le recoiffer.
Tantôt ils coursaient l'animal totem d'Harry, tantôt c'était l'inverse. Après cinq minutes de ce jeu, Harry décida d'y mettre fin. Maintenir son Patronus était épuisant et bien qu'il se fût entraîné avec son père, il n'était pas encore le plus résistant des sorciers.
Après un dernier câlin à la dragonne, Harry quitta l'arène sous un concert de « Harry ! Harry ! Harry ! » et un tonnerre d'applaudissements.
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De retour sous la tente, Harry se fit emprisonner par sa propre dragonne et fut immédiatement conduit dans l'espace de soin de cette dernière. Il se laissa tomber sur la couche qu'elle lui avait réservée. Il était épuisé mais se sentait d'excellente humeur. Un immense sourire lui mangeait le visage et illuminait ses traits.
- Toutes mes félicitations, mon chéri ! Tu as été absolument prodigieux ! s'exclama Poppy.
- Merci, mais honnêtement, je n'ai presque rien fait. Ce sont les autres qui ont fait tout le travail ! fit Harry en désignant les trois volatiles qui étaient toujours à ses côtés.
- Poppy a raison ! coupa Viktor. Tu as mis deux fois moins de temps que moi et tu as été spectaculaire !
- Ils ont raison ! s'autorisa Fleur. Tu as même protégé la couvée ! C'était vraiment remarquable !
- Merci ! rougit Harry, toujours aussi mal à l'aise de recevoir autant de compliments.
- Félicitations, Harry ! lança Cedric Diggory en appuyant bien sur le prénom du petit brun.
Ce dernier lui fit simplement un signe de tête alors que Viktor sentait la moutarde lui monter au nez. Sans ménagement, il se saisit du bellâtre, enserrant douloureusement son bras, et le traîna de force un peu plus loin, vers l'entrée.
- Ecoute-moi bien ! Je commence à en avoir marre de toi et de ton petit jeu à la noix ! Approche-toi, encore une seule fois de mon petit-ami, et je t'explose littéralement ! menaça le Bulgare totalement hors de lui. Ose poser, encore une seule fois, les yeux sur lui et tu es un homme mort ! siffla-t-il.
- Il n'est pas ta propriété, le sauvage ! s'emporta l'anglais. Tu l'as juste séduit avec ton argent et tes exploits, rien de plus ! Tu n'as aucun raffinement et tu n'as rien pour plaire sauf tes muscles ! A part ça, tu n'es rien ! cracha le bellâtre.
- Ça fait toujours plus que toi et tu ne sais rien de lui et tu n'es rien pour lui, sauf une vermine dérangeante ! grinça l'attrapeur de la Bulgarie.
- Combien tu l'as payé pour qu'il soit pendu à ton cou ?
- Alors c'est ça ? Pour toi tout est une question d'argent et de moyen ? Tu fais pitié !
- Tu n'es qu'une ordure ! lui répondit le Poufsouffle, le regard mauvais.
Viktor était à deux doigts d'éclater la face du Poufsouffle et de lui encastrer à jamais son fichu sourire narquois sur son visage mais il le lâcha brutalement et lui balança en tournant les talons.
- En attendant, c'est son ordure qu'il aime et pas le déchet sans nom que tu es !
Le jeune Diggory resta interdit et serra compulsivement ses poings. Il voulait lui faire regretter son regard trop sûr de lui à ce bulgare de malheur. Le sale Bulgare avait déjà la célébrité et la richesse, il n'avait pas besoin d'avoir également le beau petit brun. Ça faisait des mois qu'il le regardait, l'observait mais il n'était jamais celui à qui était adressé ses sourires et c'est ce qui l'avait fait se décider à laisser la belle Cho. Elle était mignonne mais n'avait ni la grâce, ni la douceur d'Harry. Harry devait être sien, son Harry à lui. Et si le brun ne le voulait pas pour l'instant, cela viendrait avec le temps. Un sourire fou se dessina sur son visage et il eut un ricanement sinistre.
Déterminé à se venger, le Champion de Poufsouffle se retourna brusquement en sortant sa baguette et heurta de plein fouet une petite blonde qui couina en rencontrant brutalement le sol.
- Apprends à te servir de tes yeux et regarde devant toi, stupide Luffoca ! gronda le jeune homme en toisant Luna affalée au sol.
Le corps dudit jeune homme traversa la tente de toute part, secoué par de violentes vagues de magie, avant de s'élever brutalement dans les airs et de s'écraser tout aussi violemment.
Cedric Diggory, Septième Année à Poufsouffle, Préfet de cette même Maison et accessoirement Champion officiel de Poudlard, ne comprit absolument rien à sa situation. Une seconde auparavant il se tenait face à la blonde loufoque et la seconde d'après il se sentait broyé au sol.
Poppy regardait la scène avec un profond respect. Elle n'avait rien perdu des éclats de voix des garçons et Harry et Fleur non plus. Apparemment, personne n'avait apprécié voir la jolie blonde se faire malmener aussi méchamment par le jeune Diggory.
En voyant la jeune blonde tombée au sol, Fleur s'était rapidement levée, de même que Viktor qui avait déjà couru jusqu'à sa petite blonde préférée mais en entendant les paroles du bellâtre, Harry avait réagi au quart de tour.
Avant que quiconque n'ait pu réagir, le poing de Viktor s'était rageusement écrasé sur le joli minois du septième année. Fleur et Harry avait malmené le garçon avec de puissantes vagues de magie brute et Harry l'avait finalement aidé à rencontrer le sol avec une rare violence.
Poppy s'avança et passa devant le garçon sans lui jeter le moindre regard. Elle lança un rapide sort de diagnostic sur Luna et lui passa une couche de baume sur ses mains écorchées. Ce ne fut qu'alors qu'elle daigna accorder un regard au garçon qu'elle ne supportait déjà plus.
- Vous avez de la chance, jeune homme ! Je vous aurais fait pire… gronda-t-elle. Je retire 150 points à votre Maison pour insulte à une cadette et en présence d'invité d'honneur de Poudlard de surcroît ! Je vous plains, mon garçon, quand la directrice l'apprendra… Je ne donne pas cher de votre peau !
Poppy s'attela à sa tâche avec encore bien moins de douceur que précédemment. Pendant que les juges délibéraient, Rita Skeeter vint interviewer les Champions quant à leur ressenti face aux dragons et resta interdite face à la mâchoire déboîtée du bellâtre.
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Une demi-heure plus tard, les juges annoncèrent le classement des Champions ainsi que leurs points. Ce fut sans surprise qu'Harry obtint la première place et remporta la première tâche grâce à sa prouesse exceptionnelle, qui plus est face à un Magyar à pointe. Le Gryffondor obtint la note maximale, soit un total de 50 points. Ensuite venaient Fleur Delacour et Viktor Krum, tous deux ex-æquo, avec un charmant total de 40 points. En bas du classement se trouvait Cedric Diggory avec un total de 36 points pour sa démonstration de métamorphose afin de distraire son dragon.
Depuis la tente des Champions, une ombre se glissa furtivement et kidnappa le petit brun dans une étreinte étouffante sous les yeux ronds des autres présents.
- Bébé Harry ! Tu as été fantastique ! s'égosilla une voix aux accents aristocratiques.
- Tata Bella, tu m'étouffes ! ricana le petit brun.
Tout à coup, Harry rougit en se rendant compte de ce qu'il venait de laisser échapper, faisant davantage rire sa tante. L'aide inespérée lui vint en la personne de son petit-ami.
- Dame Belladonna ! Je ne pense pas que l'étouffer soit une excellente idée… Salem ne devrait plus tarder et s'il trouve son trésor en piteux état…
Bella eut une adorable moue capricieuse et reposa son neveu. Celui-ci jeta un regarde perçant à Viktor qui lui renvoyant un magnifique sourire complice. La nouvelle arrivante chassa quelques plis sur sa robe et se redressa de toute sa splendeur. Elle était venue sans sortilège d'apparence et n'était pas moins magnifique. Elle était vêtue d'une sublime robe victorienne d'un doux pourpre alors que d'élégants gants recouvraient ses mains. De longs cheveux châtain, savamment coiffés en de magnifiques anglaises aux pointes auburn, encadraient subtilement la délicieuse peau laiteuse de son visage.
Bellatrix était d'une beauté et d'une grâce digne de son rang de Sang-Pur. Fleur la regardait avec admiration alors que Viktor tentait de cacher son sourire moqueur. Elle n'avait absolument plus rien de la fugitive recherchée.
- Veuillez pardonner mon étrange comportement ! souffla-t-elle, la mine choquée de son attitude. Je suis Belladonna Stuartson ! La tante de cet adorable jeune homme ! fit-elle en désignant Harry.
- Ce n'est rien ! affirma Fleur. Je suis Fleur Delacour ! se présenta-t-elle avec un fort accent.
- Oh mais vous êtes française ! J'adore la France ! Un ravissant pays que voici ! s'extasia la lady dans un parfait français.
- Oh merci ! sourit la Championne avec quelques rougeurs.
Bella dégageait une aura intimidante avec un charisme chaleureux, quoi que peut-être un peu trop avenant.
- Je vous en prie ! Oh mais qui voilà ! Luna chérie ! Comment vas-tu, ma princesse ?
- Bien merci, Tante Bella ! Je suis ravie que tu aies pu te libérer !
- Je n'aurais manqué ceci pour rien au monde ! sourit l'adulte en lui faisant un léger clin d'œil complice à cause du sous-entendu.
Les jeunes laissèrent Poppy et Bella discuter alors que Salem et les autres faisaient leur entrée. Le premier regarda son meilleur ami et l'étouffa dans une étreinte d'ours alors que la Championne accueillait sa propre famille.
- Qu'est-ce que Bella fiche ici ? grommela Narcissa dans sa barbe inexistante.
- Je vous avais prévenu qu'elle viendrait ! s'amusa Augusta. En tout cas, vous avez été époustouflant les garçons ! Particulièrement toi, Harry !
Le jeune sorcier offrit un sourire rayonnant à sa famille et se retrouva capturé par Salem.
- Je t'avais prévenu ! commença l'aîné. Si tu laisses ce dragon te toucher…
- Mais Sal… geignit Harry en écarquillant les yeux.
- Tu connais ta sentence ! Câlin étrangleur !
Salem et Vladimir étouffèrent leur benjamin dans une étreinte particulièrement tentaculaire, le félicitant et lui baisant tour à tour le front. Il n'était pas difficile de comprendre qu'ils avaient cru mourir de peur en voyant la chaîne se rompre, libérant ainsi le dragon. Ils ne libérèrent leur frère que lorsque leur père grommela contre leur refus de partager le petit brun.
- Tu as été mieux que parfait, champion ! fit Tom en soulevant son dernier comme s'il ne pesait rien.
- Digne de toi alors ? taquina Harry.
- Exactement ! s'enorgueillit le patriarche.
Le petit brun ricana doucement, décrochant un sourire arrogant à son père.
- Ceci dit, tu as des admirateurs qui t'attendent à l'extérieur…
- Euh vraiment ? grimaça le plus jeune.
- Un amas de têtes rousses… grimaça Severus.
- Les Weasley ? demanda Harry perplexe.
- Exactement… commença Fred
- Apparemment, Charlie veut te féliciter en personne ! précisa George.
- Il est ton plus grand fan ! soufflèrent les deux en chœur.
Le petit brun retint une grimace de gêne. Que les Weasley se soient déplacés afin de le féliciter était particulièrement aimable mais il restait toujours assez embarrassé face aux effusions de ce genre.
Une main dans son dos le poussa vers l'extérieur et Harry bougonna contre Vladimir qui venait de l'envoyer à la rencontre des rouquins.
Fleur qui observait la scène ne put s'empêcher de laisser couler son regard sur sa propre petite sœur. Si jamais son nom était sorti, elle en aurait certainement fait une crise de nerfs suivie d'une attaque.
- Tu avais plus d'entrain pour aller affronter le dragon… ajouta-t-elle avec un clin d'œil moqueur.
- Vendue ! marmonna Harry, ce qui accentua le sourire de la blonde.
Lorsqu'il arriva à l'extérieur, Arthur, Bill, Percy et Charlie faisaient le pied de grue. Il fut effectivement pris par un fan en délire. Le rouquin qui travaillait avec les dragons hurlait plus qu'il ne parlait et semblait dans un état d'euphorie ou de transe.
- Weasley, je vous conseille de lâcher mon neveu dans la seconde où je vous utilise pour ma prochaine potion ! susurra une voix glaciale.
- Professeur Snape ! sursauta le dresseur de dragons en bégayant.
- Je sais encore qui je suis, merci ! Et articulez ! Merlin, vous êtes incompréhensible ! A croire que c'est une tare de Gryffondor !
- Hé ! s'offusqua Harry.
- Tu ne comptes pas, toi ! Tu es un magnifique Serpent ! ricana la terreur des cachots.
- Wow ! En plus d'être doué avec les dragons, tu peux aussi dresser la célèbre terreur des cachots ! s'émerveilla Charlie.
- Charlie ! Ces propos sont déplacés ! grinça Arthur. En tout cas, je te félicite, Harry ! Tu étais fabuleux !
- Une véritable prouesse ! confirma Bill sous les hochements de tête de Percy.
- Merci, Monsieur Weasley !
- Appelle-moi Arthur ! Depuis le temps ! sourit le chef de famille roux. Je tenais aussi à te dire que malgré tous les événements qui se sont produits entre nos deux familles… Eh bien… Tu seras toujours le bienvenu parmi nous et même si notre modeste maison n'a rien à voir avec ton manoir, tu y seras toujours plus que bienvenu ! sourit-il doucement.
- Merci beaucoup, Monsieur Weas-
- Arthur ! le coupa-t-il doucement.
- D'accord… Merci, Arthur ! sourit chaleureusement Harry.
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Minerva proposa à Tom et Igor de faire visiter l'école à Radomil Krum et à Hagrid et Olympe Maxime d'en faire de même avec les Delacour. L'idée fut joyeusement acceptée, après tout, le banquet du soir promettait de grandes réjouissances pour conclure la première tâche.
Harry observa son œuf d'or et envoya Fumseck le déposer chez son oncle sous le regard fier de Severus. Les jumelles charriaient outrageusement Viktor d'avoir fait une attaque cardiaque en voyant son petit-ami face à un dragon alors que Neville ricanaient des pitreries de Regulus imitant Tom et ses frayeurs.
- Tu n'étais pas mieux Reg ! fit Tom. Je te rappelle que ma main s'en rappelle encore !
- C'est normal de réagir comme ça ! maugréa Lord Black.
- Tant que ce n'est que la main qui s'en rappelle… souffla Bella à l'adresse de sa sœur.
- Bella ! souffla Narcissa. Je ne veux pas d'image de ce genre !
- Vous êtes si pudique ma chère… A se demander comment vous avez réussi à engendrer ! Enfin, Merlin seul sait ! ricana Bella.
Le visage de Narcissa se figea avant de toiser durement sa sœur.
Regulus, trop content d'avoir détourner l'attention sur lui, put reprendre ses pitreries avec les jeunes.
Le père de Viktor posait un grand nombre de questions auxquelles répondait Tom. Pendant ce temps, Severus ralentit la cadence en posant un regard insistant sur Viktor. Ce dernier ralentit également et se retrouva à la hauteur du potionniste.
- Que s'est-il passé avec le jeune Diggory ? Je sais parfaitement que ce n'est pas le dragon qui l'a mis dans cet état ! Crache le morceau Viktor ! Je te connais bien maintenant ! ricana le professeur de potions.
- Tu ne veux pas savoir ! déclara le Bulgare de façon inaudible sachant pertinemment que le vampire entendrait.
- Dis-moi mon garçon ! poussa doucement Sev.
- Ce sale blaireau n'a pas apprécié que je mette les points sur les i et a renversé ma petite Luna et pire l'a insulté… Je lui ai envoyé mon poing dans la gueule et Harry et la française se sont déchaînés contre lui… Tu sais tout ! conta un Viktor rageur sur le même ton toujours aussi bas.
- Quoi ?! tonna Vladimir, faisant sursauter tout le monde.
- Eh merde ! grimaça Viktor.
L'attrapeur de la Bulgarie avait totalement oublié la présence de Vlad qui discutait avec Narcissa. Sauf que le vampire avait parfaitement entendu la conversation. De plus, Severus s'était arrêté et regardait l'attrapeur comme s'il était fou.
- Viktor ! Dis-moi que j'ai très mal entendu ! feula Vlad.
- Ce serait t'insulter et je ne me permettrais pas ! répondit le jeune Krum.
- Ce chien a osé ! Je vais le tuer !
- Que se passe-t-il, fils ? demanda Tom interloqué par l'absence de retenue de Vlad.
Vladimir ne lui répondit pas, il ne lâchait pas Viktor du regard. Severus sauta littéralement sur Luna et la prit dans ses bras pour l'étudier sous toutes les coutures. Tom fronça les sourcils alors que Salem écarquillait les yeux en lisant les esprits de Viktor, Harry et Luna.
- Krum-Krum a eu une altercation avec le moche au crapaud. Il n'a pas apprécié de se faire remettre à sa place. Du coup, Diggory a heurté Luna qui entrait dans la tente alors qu'elle venait féliciter Harry et Viktor, mais surtout empêcher le bouffon de lancer un sort à Krumy et il n'a rien trouvé de mieux que de l'insulter : « Apprends à te servir de tes yeux et regarde devant toi, stupide Luffoca ! ». Krum-Krum lui a explosé la mâchoire d'une magnifique droite et Miss Delacour et Harry ont quelque peu perdu le contrôle de leur magie. Diggory a fini au sol avec, ce qui semble, une épaule et un bras brisés. Luna, elle, s'est blessé aux mains et mais aussi à la cheville mais Poppy n'a pas remarqué l'état de sa cheville. Par les grelots de Merlin, calmez-vous ! Vos pensées me donnent la migraine ! Oncle Sev', sa cheville droite lui fait mal ! débita rapidement le jeune seigneur.
- Pourquoi tu ne nous as rien dit ma chérie ? demanda Narcissa.
- Je ne voulais pas gâcher la journée… Eh puis j'aurai guéri d'ici peu !
- Pas avec une entorse, Luna ! Minerva va entendre parler de cette histoire ! grogna le sombre professeur.
- Poppy a retiré 150 points aux Blaireaux et attend que Minerva décide de la punition de ce clown ! expliqua le Bulgare.
- Ne faites rien d'excessif ! ordonna Tom, dont le regard signifiait tout le contraire.
- Bien évidemment, Papa ! déclara Harry, coupant court aux indignations de Neville et Draco qui s'élevaient déjà.
Le patriarche ébouriffa tendrement les cheveux d'Harry et de Luna et envoya les plus jeunes se reposer en attendant le banquet de la soirée. Vladimir regarda intensément Harry, certain d'avoir manqué quelque chose. La réponse lui vint bien vite alors que le petit brun passait à côté de lui.
- Seul souci : Il n'y a aucun excès quand il s'agit de la famille ! souffla Harry avec un sourire à faire froid dans le dos.
Le moldave resta interdit alors qu'Harry continuait à avancer en tenant la main de Salem. Soudain, il explosa d'un rire tonitruant dès que la portée des mots de son petit frère éclaira son esprit. Il avait oublié à quel point Harry pouvait être sadique et cruel quand on touchait sa famille. Il eut la confirmation en entendant Harry appeler quelqu'un.
- Dobby, Peeves, j'ai une mission pour vous !
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Le lundi matin arriva très vite et tous les jeunes du clan avaient hâte de voir ce qu'avait prévu l'esprit frappeur et les elfes du château. Comme à leur habitude, ils s'étaient tous levés aux aurores et avaient joué une longue partie de quidditch. D'ailleurs, cette fois, les Gryffondor étaient venus participer aux entraînements.
Neville observa la Grande Salle encore vide à cette heure bien trop matinale. Son regard tomba sur son jumeau et Viktor qui ressemblaient un peu plus chaque jour à un merveilleux couple. Ils se couvraient d'attentions sans pour autant tomber dans les excès. Ils étaient tous les deux très discrets et exécraient les manifestations exubérantes autres que celles de Salem.
Le jeune botaniste en herbe fit un petit récapitulatif des événements du week-end. Luna avait été soignée et Poppy avait presque fondue en larmes en apprenant qu'elle avait laissé passer une entorse. Depuis, elle les veillait avec davantage de soin et d'attention. Le banquet s'était vraiment bien passé. Les elfes et Minerva avaient fait les choses en grands. Il y avait eu des plats des trois pays et les représentants du Ministère n'avaient pas été conviés aux festivités.
Le dimanche, Harry avait voulu ouvrir l'œuf mais l'odeur d'humidité avait vite insupporté Severus et Vladimir. Du coup, l'œuf avait été ouvert dans la chambre des secrets et un cri immonde en était sorti. Fort surpris par la cacophonie, Harry avait perdu l'équilibre et était à moitié tomber à l'eau. Severus l'avait retenu mais l'œuf avait atterri dans un bassin et Shanasssya avait raconté ce qu'elle avait entendu en récupérant l'œuf.
Apparemment, on allait dépouiller Harry d'un trésor et il devrait le récupérer sous l'eau. Bon, quand on connaissait le petit brun national, il n'était pas difficile de savoir que son trésor serait une personne qui lui était chère. Les membres de sa famille étaient ses plus grands trésors. Salem était très certainement en tête de liste. Cependant, Viktor avait jeté le trouble en découvrant la même énigme. Son regard s'était automatiquement porté sur Salem et Sergei, ses deux meilleurs amis.
Harry lui avait serré le bras et lui avait assuré qu'il récupérerait la personne coûte que coûte. Honnêtement, ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus ! Son jumeau n'était juste pas encore né avec des branchies alors passer, il ne savait trop combien de temps sous l'eau… Enfin bref c'était ça le plus gros problème pour lui. Cependant, Severus proclamait à qui voulait l'entendre qu'il s'occuperait de tout. Et Neville devait bien avouer que le fait de savoir que l'oncle Sev' serait celui qui se chargerait de faire d'Harry un poisson le rassurait énormément. Severus était devenu si protecteur, qu'il serait capable de détruire un de ses précieux chaudrons s'il n'osait ne serait-ce que manifester la moindre dangerosité pour l'un d'eux.
Neville reporta son attention sur les présents de la Grande Salle. Les professeurs étaient finalement tous déjà présents. Il n'y avait qu'un tout petit changement de rien du tout. Rien d'extravagant. Rien d'exceptionnel. Rien de déstabilisant. Rien d'autre que Regulus qui trônait à la place du professeur de Défense. Effectivement, Minerva l'avait immédiatement engagée dès qu'elle avait su qu'il avait été le fameux professeur Antarès de Durmstrang.
Bien que connaissant Regulus depuis un moment, il était d'un charisme qui faisait les rougir les jeunes filles dès qu'elle posait leur regard sur lui. On parlait d'un Black donc d'une beauté froide et ténébreuse. Le genre de personnes qui vous fascinait avec la même attraction que les ténèbres. Ils portaient si bien leur nom, pensa Neville.
HP ~ PUF
Un mouvement attira l'attention des élèves et Cedric Diggory fit son apparition, envoyant un splendide sourire à Harry qui l'ignora tout aussi superbement. Le petit brun reporta son attention sur Fred qui jouait avec une de ses longues mèches brunes. Les lutins avaient décidé de laisser les cheveux d'Harry libre ce jour. Rien que ce fait était étrange pour la famille et promettait un splendide spectacle.
Fred et George tentaient de coiffer les cheveux d'Harry sans pour autant casser ses boucles naturelles. Depuis la table des Blaireaux un certain attrapeur toisait méchamment la table des Serdaigle où squattait tout le clan. Sergei se leva sous le regard étonné de beaucoup et s'installant contre Fred de façon à ce que son dos son appuyé contre le flanc de ce dernier. Il attrapa les mèches d'Harry et tout en discutant avec les autres, il lui fit une magnifique tresse lâche et se releva sous le regard émerveillé et les nombreux compliments murmurés des jeunes filles.
- Tu es tout beau, petit cœur ! lui fit-il, le tout agrémenté d'un sourire moqueur.
- Merci, Sergei !
- De rien, joli cœur ! Bon, prochaine victime… Luna !
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Il s'attaqua à la douce chevelure de la blonde et lui réalisa une tresse couronne. Quand il eut terminé, on remarqua que Salem avait également les cheveux libres.
- Je m'occupe de toi, mon beau ! s'amusa Sergei en avançant vers Salem.
Seulement, il fut stopper par des ricanements intempestifs et on vit les lutins voler à dos d'Hedwige et foncer sur Harry. Ils semblèrent contrarier de ne pas pouvoir faire leur office et Sergei leur laissa volontiers la tête de son petit-ami. Les lutins s'attaquèrent aux cheveux de Salem, voletant par ci, tournant par là, en quelques minutes, ils avaient fini et lancèrent un regard de défi à Sergei qui s'approcha pour admirer son petit-ami sous tous les angles.
- Mouais, pas mal… déclara le russe.
Les lutins eurent une expression offusquée et s'envolèrent au dessus de Salem en sortant leurs petites ailes et libérèrent une bonne quantité de poudre d'écailles. Ils s'approchèrent du visage de Sergei et ricanèrent devant l'expression choquée du russe.
Salem arborait une magnifique coiffure ressemblant à une tresse cascade et ses boucles brunes étaient maintenant parsemées de poudre ressemblant à des milliers de diamants. Devant l'expression ahurie de l'assassin, Salem invoqua un miroir et resta choqué de l'image que lui renvoyait son miroir.
- Vous m'avez fait quoi ? chuchota-t-il.
L'un des lutins poussa un cri indigné et aussitôt Harry s'en mêla.
- Il ne t'a pas dit qu'il n'aimait pas… Juste que ce n'est pas la coiffure la plus adaptée à ses cours… tenta Harry.
Le lutin se tourna vers lui puis les autres et commencèrent à se mettre d'accord.
- Harry, ils ont dit quoi ? s'informa Draco
- Ils cherchent une coiffure « adaptée » à ses cours…
- Un chignon devrait suffire… réfléchit Luna.
- Harry ! intervint Salem. Vie de mon éternité, astre de mon univers, serpent de mon serpent ! Ne me laisse pas avec cette tête ! supplia exagérément Salem, faisant rire Serpentard, Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle.
- T'inquiète, Sal ! Gardes !
Aussitôt, les lutins s'alignèrent en un parfait rang. Harry les regarda amusé et quémanda un simple chignon de type samouraï. Les lutins semblèrent satisfaits de la demande et s'exécutèrent rapidement. Trois minutes plus tard, un Salem coiffé, sifflait d'admiration devant le travail de professionnel.
Un certain Poufsouffle semblait fasciné par le petit brun quand tout à coup, un grand plat chargé de bacon vint s'écraser sur sa face, faisant sursauter tout le monde. Au même instant, le courrier arriva et les rapaces se jetèrent sur le jeune éphèbe qui finit recouvert de fientes.
Un rire morbide raisonna et Peeves traversa la Grande Salle hurlant aux fantômes de venir admirer son œuvre.
Minerva Mc Gonagall, l'air sévère, se redressa et invectiva l'esprit frappeur.
- Peeves ! Qu'est-ce que tout ceci ? s'emporta la directrice.
- De l'art abstrait ! C'est très contemporain ! se gonfla-t-il. C'est une magnifique œuvre, n'est-il pas, ma chère ? fit l'esprit le plus turbulent du château en prenant un faux air pompeux.
- Peeves ! C'est comme cela que vous appelez ceci ? s'indigna-t-elle.
- Non, très chère ! Je l'ai baptisé, « Déchet sans nom de Blaireau » ! Un nom tout à fait adapté, si vous voulez mon avis !
- Peeves ! tonna la directrice en le voyant fuir.
La directrice eut une moue dégoûtée en observant le jeune homme.
- Eh bien, Monsieur Diggory, puisqu'il semble à présent clair que vous posséder les faveurs de tous les volatiles du câteau, il me vient une excellente idée de ce que sera votre punition ! Vous serez en charge de nettoyer la volière jusqu'à la fin de l'année ! Sans magie, cela va de soit ! Et ne vous inquiétez pas, Hagrid se chargera de vous fournir le matériel nécessaire ! déclara la directrice.
Harry eut un sourire mesquin que tous remarquèrent. Il n'était pas difficile de savoir qui était l'auteur de ce méfait. Les jumeaux hurlèrent de rire et lorsqu'ils se calmèrent, ce ne fut que pour mieux pouvoir brailler un tonitruant « Méfait accompli ! ». Une vague de magie se déploya du plafond et disparut dans le sol.
Apparemment, Poudlard cautionnait entièrement et Viktor afficha une expression de pure admiration. Harry se leva pour se rendre en cours de Potions avec Neville et Draco sous le regard fier des jumelles. Lorsqu'il passa à côté du Blaireau humilié, il se permit un sourire froid.
- Maintenant tu sais ce qui arrive à ceux qui osent insulter ma Luna, Bouseux !
HP ~ PUF
La semaine se passa sans anicroche et Diggory se faisait souvent moquer par les Serpentard et depuis, ne se montrait que rarement.
Il ressortait du bureau de sa directrice de Maison qui venait de l'informer qu'il avait sali le nom de Poufsouffle par son comportement. Le professeur Chourave en avait profité pour lui retirer son statut de préfet, ajoutant une plus grande couche à l'humiliation déjà si profondément ancrée en lui.
L'ancien préfet décida de faire profil bas, ne sachant nullement comment annoncer la décision à son cher paternel. Cependant ce qu'il ne savait pas, c'est que Minerva s'en était déjà chargé. Une beuglante attendait le jeune homme dès le petit-déjeuner le lendemain matin.
Dans les dortoirs des Rouge et Or, une nouvelle circulait à une vitesse fulgurante. Il était raconté que la directrice de leur Maison organiserait une réunion exceptionnelle et que seuls les élèves au-delà de la quatrième année pourraient y assister.
En effet, le mercredi suivant, Minerva rassembla tous ses lions dans une immense salle sous la surveillance du concierge, Monsieur Rusard.
- Mesdemoiselles, messieurs ! Mes très chers Gryffondor, cette année, avec le Tournoi des Trois Sorciers, l'école a l'immense privilège d'organiser le célèbre bal de Noël ! Il s'agit d'une tradition du tournoi. Je tiens à vous préciser que la tradition exige que le bal soit ouvert par les Champions ! s'agita la directrice la mine resplendissante.
Elle marqua une légère pause, le temps que l'information atteigne tous les cerveaux présents et que le flot de chuchotements s'apaise enfin. Elle reprit toutefois la parole, la mine grave.
- Il s'agit effectivement de danse ! Dans chaque garçon, un lion n'attend que cette occasion pour montrer toute sa splendeur et dans chaque jeune fille, un cygne sommeille. J'attends de vous, un comportement exemplaire ainsi qu'une tenue parfaite ! La Maison Gryffondor incarne la puissance et la grâce depuis des millénaires, il est hors de question que cette magnifique soirée soit gâchée par un comportement déplacé. Dans le cas contraire… Je m'occuperais personnellement des fauteurs de trouble… siffla Minerva.
Les élèves déglutirent douloureusement. La sévère directrice se tourna vers le concierge et tapa des mains. Le cracmol s'activa autour du gramophone, arrangeant le cornet sous le regard impatient de la lionne. La seconde suivante, une mélodie légère et gracieuse s'élevait dans toute la pièce.
Minerva chercha une victime pour la démonstration et eut un sourire compatissant en appelant Neville.
- Monsieur Londubat ?
Aussitôt Neville se leva sous le regard moqueur des garçons. Il se tourna vers son jumeau qui lui fit un clin d'œil complice.
- Rabats-leur le clapet ! murmura l'attrapeur des lions.
Neville hocha la tête et partit d'un pas enjoué. La directrice expliqua les directives pendant que l'héritier Londubat accompagnait la démonstration sous les rires des garçons.
La valse commença et Minerva crut défaillir en voyant Neville la mener avec une élégance stupéfiante. Elle ne laissa rien paraître tout du long si ce n'était un immense sourire de fierté face au talent du jeune homme. Lorsque la musique s'arrêta, elle souffla un « Splendide ! » et observa le visage calme de son cavalier.
- Vous avez un talent exceptionnel pour la danse, Monsieur Londubat ! félicita la directrice.
- J'ai simplement eu un excellent professeur, répondit calmement le jeune homme.
- Mes compliments à votre professeur, alors !
- Harry, j'imagine que ce n'est pas nécessaire que je te les transmette ? s'amusa Neville en se tournant vers son jumeau.
Harry leva les yeux au ciel et lui tira la langue, le plus puérilement possible. Minerva et le reste des étudiants de Gryffondor regardaient l'échange avec des yeux ronds. Harry, lui, s'en fichait royalement. Sa marraine lui avait appris à danser et il avait trouvé normal d'apprendre à Neville à danser, laissant Luna aux bons soins de Draco. Pour le petit brun c'était parfaitement normal de s'échanger leur savoir entre eux. Bon, il leur avait même appris à faire la recette de Charlotte aux fraises de Tante Pétunia, le nouveau dessert préféré de Draco.
Le souvenir d'un Draco horrifié de devoir cuisiner lui vola un sourire rêveur et il se recentra sur la discussion de son jumeau.
- La personne qui vous a appris à danser est Harry ? lâcha enfin la directrice.
- En effet, Professeur ! Il m'a appris à danser cet été, pendant les vacances !
- Arrête de jouer les modestes, Nev ! J'ai mis trois semaines à apprendre toutes les danses de salon avec Tante Cissa et toi, juste trois jours ! Doit-on vraiment faire le ratio ? se moqua Harry.
Ce fut au tour de Neville de lui tirer la langue.
- Traître !
- Non, je te rends ce qui te revient de droit ! trancha Harry.
- Bien ! Très bien ! J'aimerais une petite démonstration ! s'enthousiasma Minerva.
Harry bouda d'être ainsi exposé aussi inutilement et se leva sous le regard rieur de son jumeau.
- Qui dirige ? demanda Harry.
- Et si on faisait comme à la maison ? s'amusa Neville.
- Si tu veux… fit simplement son jumeau.
La musique s'éleva de nouveau. Harry guida les premières notes et tout à coup, Neville prit la direction. Leur petit manège recommença tout au long du morceau. Minerva avait le regard brillant d'émotions alors que les élèves semblaient perdus.
- Formidable ! Vous vous êtes amusé à changer de meneur à chaque contretemps ! Très ingénieux ! Enfin, bon maintenant, je vais demander à tout le monde de rejoindre la piste ! s'amusa la directrice.
Harry se fit kidnapper par une jeune fille avec un sourire resplendissant.
- Angelina ! Rends-moi, Harry ! s'agaça Katie Bell.
- Non c'est à moi qu'il doit apprendre à danser ! lança Alicia Spinnet.
- Eh ! Je ne suis pas un objet ! feula Harry.
- Mesdemoiselles, j'ai pleinement conscience que votre manque flagrant de bienséance vous pousse à vous comporter comme de parfaite greluches mais la première qui malmène mon neveu se verra récurer la totalité des cachots jusqu'à la fin de sa scolarité ! claqua Severus de son ton glacial.
Il y eut un immense blanc parmi les étudiants et tous les regards se tournèrent vers Harry puis vers le sinistre professeur de Potions. L'information atteint enfin leurs esprits et on entendit un magistral « Quoi ? Snape, le bâtard graisseux, est l'oncle d'Harry ! » crié par Seamus.
Minerva se pinça l'arrête du nez et fit un geste à l'attention de Severus, lui signifiant muettement « Bon vas-y, vide les sabliers de ma Maison ! ». Severus eut un sourire froid et ricana.
- Trente points de moins pour Gryffondor pour insulte envers un professeur et un mois de récurage de chaudron ! susurra-t-il. Je suis de bonne humeur alors je serai généreux aujourd'hui. Minerva, je dois te parler.
La face de la directrice se figea de stupeur. Le potionniste n'avait créé l'hécatombe dans le sablier des Rouge et Or et il s'était contenté d'un simple mois de retenue. C'en était choquant.
Regulus fit son apparition et sa stupeur passée, Minerva lui laissa les rênes pour apprendre à ses étudiants les pas de valses.
Une fois la porte refermée, Severus tendit une simple missive à Minerva. Elle la lut rapidement et releva un sourcil vers son interlocuteur.
- Si je comprends bien, le Ministre veut que nous retirions la plainte… C'est bien ce qui est demandé ?
- Je pense que tu as bien lu ! ricana le potionniste.
- HORS DE QUESTION ! gronda-t-elle. Tu as fini tes cours pour la journée, non ?
- Effectivement !
- Alors va apporter cette délicieuse lettre à Tom et dis-lui qu'il peut en faire ce qu'il veut ! De mon côté, je vais voir Alastor et ensuite j'irai voir Amélia Bones !
- Augusta est au manoir à l'heure actuelle ! Narcissa et Lucius également ! souffla le professeur Snape.
- Absolument parfait ! Mets-les également au courant ! De mon côté, je vais passer à la vitesse supérieure ! Le ministère tout entier va en trembler ! rit la directrice.
- Que comptes-tu faire ? s'enquit le vampire.
- Rien de dramatique… Simplement en informer la Cour Internationale ! fit-elle avec un sourire qui ne présageait rien de bon pour ce pauvre Fudge.
Severus écarquilla les yeux. Il avait toujours su que Minerva vouait un amour profond au règlement mais apprendre qu'elle saisirait la Cour International de la Magie lui fit presque ressentir de la pitié pour le futur ex-ministre. Presque. Après tout, il n'en espérait pas tant.
- Et les relations de Poudlard pèseront énormément dans la balance ! supposa le Serpentard.
- Exactement ! Mettre des enfants magiques en danger est un haut crime surtout aux yeux de l'opinion publique. Le Ministère anglais aurait dû faire profil bas après le tollé que l'affaire Black a soulevé l'année dernière… précisa Minnie. Il est temps que Poudlard sorte de la coupe du Ministère de la magie.
Severus hocha la tête en accord avec les propos de sa directrice. Une voix retentit derrière eux et une ombre blanche traversa les murs avant de revenir devant eux. Le fantôme de la Dame Grise se stoppa devant eux, se tenant fièrement.
- Bien que vos intentions soient nobles, je ne peux que vous exhorter à revoir vos actes à venir ! déclara-t-elle. En portant l'affaire devant une telle cour, les éclaboussures retomberont directement sur les enfants. Harry, Neville et Draco seront portés sous les feux des projecteurs et ce n'est pas ce que nos enfants souhaitent. J'ai le bonheur et le bien-être de ces enfants à cœur… Tout autant que vous… Cependant… La mort et les siècles passés m'ont offert un recul que je n'aurais pas eu à votre âge !
- Que proposez-vous, Helena ? fit Severus, très attentif.
- La première partie de votre plan est parfaite ! Cependant convoquer la presse et porter la situation à la connaissance du peuple serait un coup bien pire à Fudge. De plus, le peuple anglais connait déjà les tenants et aboutissants des faits passés. Leurs réactions seront immédiates et cette charmante journaliste à scandales sera parfaite pour écrire son article dans cette optique ! Nous en avons discuté entre nous, tableaux et fantômes, et nous en avons conclu qu'il s'agissait d'un plan solide et protégeant avant tous les intérêts des enfants. Jusqu'à présent, l'affaire n'a pas encore été ébruitée hors des frontières mais le véritable problème vient de Fudge et non du Ministère… Tout comme Poudlard était pieds et poings liés avec Dumbledore ! Enfin, c'est au sens figuré ! rit la belle Helena.
Minerva et Severus se permirent un sourire face à l'humour de l'être spectral. Cependant une question tarauda Minerva.
- Comment avez-vous su que nous recevrions cette missive et notre plan ?
- De qui suis-je la Gardienne ? demanda le fantôme.
- De la Tour de Serdaigle ! répondit Minerva sans vraiment comprendre où voulait en venir le spectre.
Un rire profond lui répondit. Minerva tourna la tête vers son ami qui riait à gorge déployée, laissa apparaitre ses canines. Elle ne fut aucunement vexée de le voir rire mais se sentit tout de même irrité qu'il ne daigne pas l'éclairer.
Lorsqu'il se calma enfin, Severus essuya quelques larmes, seules preuves de son hilarité passée et se tourna vers Helena Serdaigle qui le regardait avec amusement.
- Luna est vraiment extraordinaire ! lâcha-t-il enfin.
- N'est-ce pas ? s'amusa le fantôme.
Minerva écarquilla les yeux devant la révélation.
- Luna Lovegood ? s'assura-t-elle.
- Avez-vous connaissance d'une autre Luna dans vos registres qui mérite mon admiration ? gronda sombrement le fantôme.
- J'imagine que non ! répondit une Minerva penaude.
- Il n'y a personne comme elle ! D'ailleurs, je lui ai proposé de prendre le professeur Trelawney comme mentor pour son don de divination. Malheureusement, il n'y a que peu de personnes possédant un pouvoir de médium… Elle devra trouver sa voie seule pour ce pouvoir…
- J'en parlerai à mon neveu ! décida Severus.
- Lequel ? fit le fantôme, une moue curieuse détendant ses traits.
- Salem ! Il possède un don médiumnique sans précédent et a fait sa formation en Grèce dans l'un des Temples d'Hadès.
- Oh quelle merveilleuse nouvelle ! Faites donc mon ami ! Faites au plus vite ! Le château se chargera de vous soutenir dans vos actions ! s'emporta le fantôme de la jeune femme, absolument radieuse. Oh et tant que j'y suis ! J'ai trois petites nouvelles à vous annoncer ! Premièrement, selon Peeves, le jeune Diggory n'aurait toujours pas trouvé le moyen d'ouvrir son œuf sans frôler la syncope. Deuxièmement, Mimi Geignarde m'a chargé de vous avertir qu'une certaine « Ching-Chong » de ma noble Maison aurait apparemment commencé une fort étrange potion aux relents rose et crème dans ses toilettes. Et enfin, des employés du Ministère ont été vus aux alentours de la Forêt Interdite, sur notre domaine ! Je pense vous avoir tout dit ! Si vous avez des questions, utilisez le réseau du château. Il est extrêmement efficace maintenant que la puissance de Poudlard se réveille pleinement… termina-t-elle plus pour elle-même. Enfin bon, excellente journée, mes amis !
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Voilà c'est fait !
C'est tout pour aujourd'hui !
J'espère que ce chapitre vous a plu, j'y ai vraiment mis tout mon cœur !
N'hésitez pas à me faire connaître votre avis !
Je vous dis à la semaine prochaine et j'espère vous récupérer en excellente forme ! N'est-ce pas As' !
En attendant, je vous souhaite, à tous, une excellente semaine !
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
