Salut tout le monde !
Je sais que ça fait un moment que je n'ai pas posté et j'en suis profondément navré.
J'ai eu une vie particulièrement mouvementée dernièrement et du coup l'écriture en a malheureusement pâti.
Merci à tous pour vos messages, reviews et ajouts. Désolé de ne pas avoir répondu à tout le monde.
Je ne serai pas plus long et vous laisse avec ce nouveau chapitre.
Excellente lecture à tous.
Disclaimer : J.K. Rowling possède ses si célèbres personnages ainsi que l'univers sinon le reste, dont l'histoire, est à moi !
Bêta-lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 27 : Missives et Bal de Yüle
Severus sortit de la cheminée avec un air affecté, expression que Tom ne lui connaissait que trop bien depuis toutes ces années. Le patriarche observa le sombre potionniste avancer de son pas si caractéristiques, faisant danser ses éternelles robes sombres. Il manifesta son ennui en poussant un soupir et pencha légèrement la tête sur le côté en levant un sourcil.
- Quelles sombres nouvelles m'apportes-tu, mon cher Severus ?
- Serais-je le corbeau de vos malheurs, mon très cher Seigneur ? demanda négligemment le directeur de la Maison Serpentard.
- Disons simplement que je préfère les recevoir de toi plutôt que d'une tierce personne !
- Que de flatteries, mon ami ! nota le vampire.
- Apercevrais-tu enfin tous les efforts que je fournis pour t'amener à sourire ? ricana le patriarche. Allez dis-moi tout !
- Fudge a envoyé une missive à l'attention de Minerva. Il veut que nous annulions les poursuites contre lui et le Ministère.
- En voilà une charmante idée de sa part… stupide bouffon ! fit le chef de clan, la voix chargée de sarcasme.
- De plus, il tient à ce que nous revenions sur la situation de Croupton Junior et que nous annoncions qu'il s'agissait d'un individu sous polynectar…
- Bien évidemment ! Cela va de soit, voyons ! susurra-t-il, suintant d'ironie.
Severus eut un de ses rares sourires devant toute la mauvaise foi de son ami et lui raconta l'intervention du fantôme d'Helena Serdaigle. Il ne fallut pas grand-chose pour apporter une expression prédatrice sur le visage de Tom. Le plan de la fille de Rowena était absolument parfait. Il n'y décelait absolument aucune faille. Enfin, encore faudrait-il que la population sorcière soit réceptive à cette histoire.
- A quoi penses-tu Severus ? demanda Tom en l'observant. C'est plutôt rare de te voir perdu dans tes pensées en ma présence… se justifia-t-il en suivant le froncement de sourcil du vampire.
- Mimi Geignarde a dit à Helena que le crapaud baveux préparait une potion dans ses toilettes. Une potion aux effluves roses et crème… Il n'y a pas tant de potions comme cela…
- Amortensia ! gronda Tom.
- Elle est donc à la seconde étape… A ce stade la potion a encore besoin de deux ou trois semaines selon la qualité des ingrédients… Je commence à en avoir par-dessus le chaudron de tous ces stupides cornichons qui pensent pouvoir tout obtenir avec la magie… Et elle ose souiller mon art ! ronchonna le potionniste.
- Que vas-tu faire cette fois ?
- Vider le sablier, faire un esclandre, la coller jusqu'à la fin de sa scolarité… Tout cela devient routinier ! Je pense qu'une expulsion temporaire devrait peut-être faire l'affaire !
- Sauf que l'Amortensia est censée être interdite ! Bien que la formule existe, elle reste une potion interdite ! D'ailleurs, ce n'est pas le genre de potions que l'on enseigne en cours !
- Un renvoi définitif ne me satisfait pas ! Et j'ai toujours le problème Diggory à régler ! feula Severus.
- Encore heureux qu'il s'agisse de mon fils et pas du tien ! ricana Tom.
- J'aurais dû aimer mon neveu, fils de ma sœur de magie, comme mon propre fils alors je ferais absolument tout pour me rattraper…
- Fais donc, mon ami… Fais donc… soupira exagérément Tom.
Le père de famille leva les yeux au ciel et grommela pour la forme. En réalité, il était ravi de ne pas avoir à faire le sale boulot. Torturer des enfants ne lui procurait pas le moindre instant de jouissance. Cependant les adultes, c'était vraiment son péché mignon.
HP ~ PUF
Severus avait quitté son seigneur depuis plusieurs heures déjà. Cependant, ce dernier ne cessait de repenser à cette conversation. De l'Amortensia. Une potion qui se voulait aussi addictive chez les sorciers qu'inoffensives chez les moldus. Il en savait quelque chose vu qu'il était un enfant maudit, né de l'union d'un moldu sous potion. Il avait fini par apprendre la vérité en faisant bon nombre de recherches croyant que son père était un puissant sorcier. Qu'elle avait été grande sa désillusion en découvrant la famille moldue de son père. Les enfants nés d'une potion d'amour était incapable de ressentir de l'amour et cela avait été son cas.
Tom ouvrit les yeux et tomba sur le regard si particulier de Regulus. Les orbes bleu-gris l'observaient avec attention et inquiétude. Cependant le sentiment le plus présent dans les yeux de son amant était tout l'amour que ce dernier lui portait.
- Quelque chose te perturbe, Tom.
Ce n'était pas une question mais bien une affirmation. Tom soupira et raconta à son amant les faits qui lui avaient été rapportés plus tôt.
- Je vois ! s'exclama Lord Black. Je vais convoquer cette chère Rita. Elle se fera un plaisir de faire part de tout ceci à la population sorcière. Elle semble bien apprécier Viktor et Harry depuis leurs entretiens pour le tournoi.
- Effectivement… Cependant j'espère que l'Angleterre magique suivra…
- Ne t'inquiète pas pour ça. Cette femme sait comment faire pencher la situation. D'ailleurs, tu ne m'as jamais expliqué ce qui est arrivé aux Weasley, ceux qui ont été reniés…
- Maintenant que tu le dis… réfléchit Tom.
D'un coup de baguette, Tom fit venir à lui sa pensine. Il attrapa son Regulus par la taille et tous deux plongèrent dans les souvenirs.
# Flashback
Dans ses appartements, Bellatrix tournait comme une lionne en cage. Elle lança un regard torve à son reflet puis toisa méchamment le soleil qui se couchait bien trop lentement à son goût. Sa précieuse sœur avait été blessée par cette chienne de Weasley. Jamais elle ne pardonnerait pareille abomination. Certes, son seigneur lui avait ordonné de rester au manoir et de ne sortir sous aucun prétexte mais entre sa vengeance et un ordre direct de Tom… Autant dire qu'elle allait clairement désobéir.
Plongée dans ses divers scénarios de vengeance, tous plus macabres les uns que les autres, la sorcière avisa enfin l'heure tardive et ne réalisa qu'alors que la nuit était belle et bien tombée. Elle se regarda de nouveau et eut un sourire mauvais. Le général Bellatrix Lestrange était de retour ! Un rire hystérique éclata dans la nuit et la sœur de Narcissa sortit de sa chambre.
Elle vérifia que tout le monde dormait et se rendit dans la chambre des jumeaux. Comme elle s'y attendait, le vide et le silence régnaient en maîtres incontestés. Elle s'approcha d'un pas souple de leur salle de bain et trouva ce qu'elle cherchait. Une brosse avec de nombreux cheveux roux. Son sourire mauvais s'accentua et elle sortit un flacon contenant un liquide noir et épais.
Alors que la sorcière jubilait intérieurement, un léger toussotement la fit se retourner derechef.
- Franchement, Tata Bella… Tu es si cruelle ! soupira Vladimir sortant de son ombre.
- Vlad chéri…
- Tu comptais partir t'amuser et profiter toute seule… C'est terriblement cruel ! marmonna théâtralement le vampire.
- Fred et George sont tes futurs calices, tu n'as pas besoin de te salir les mains avec les autres déchets ! réprimanda la lady.
- Et toi si ? Je viens avec toi ! décréta le moldave.
- Tes frères ont déteint sur toi ! grommela la sorcière.
- C'est une possibilité ! Ceci dit j'ai un compte à régler avec le garçon Weasley !
- Très bien, allons-y ! abdiqua-t-elle.
Dans le silence, les deux ombres quittèrent le manoir et transplanèrent vers une direction inconnue en tenant un obscur parchemin.
Arrivés à destination, Bellatrix observa calmement son environnement, tout comme son neveu. Une grimace agacée déforma rageusement les traits de son visage en reconnaissant les lieux.
- Hein ?! Domaine Prewett… L'emmerde ! jura-t-elle.
- Ma tante ? Ton sort de localisation a fonctionné ?
- Evidemment, andouille ! Je maîtrise parfaitement la magie du sang ! Nous sommes devant le domaine ancestral de la famille Prewett ! Ce sont des Sang-Pur qui comptent parmi les plus anciennes familles sorcières d'Angleterre. Je ne m'attendais juste pas à ce que cette vermine soit encore en contact avec cette partie de sa famille. Ils ont des protections incroyables et si on fait un pas de travers, l'alarme sera donnée et notre mort arrivera bien trop vite …
- Aucun souci ! sourit le brun.
La sorcière se retourna vers son neveu, prête à lui demander quelle partie de son explication n'avait-il pas compris mais sa bouche resta ouverte, béante, tant elle fut choquée de voir une telle expression de joie malsaine sur le visage de son neveu le plus calme. Ses yeux étaient aussi ténébreux que la nuit et ses canines dépassaient outrageusement de sa bouche. Un sourire fou étirait son visage et magnifiait sa divine cruauté.
Loin d'être apeurée, Bella était grandement émerveillée. Sans retenue, Lady Lestrange gloussa devant ce côté si prédateur qu'elle ne lui connaissait pas. Ce fut également sans gêne qu'elle vint toucher les crocs du vampire du bout de ses ongles. Vladimir pesta contre la folie du général Lestrange et bouda quelques secondes tout en réfléchissant à un moyen de passer les défenses et protections.
Bella ricanait tout en se limant les ongles à l'aide de sa baguette. Elle peaufinait mentalement ses futures tortures en attendant que le moldave soit fin prêt. Pour Bella, la torture était un art des plus nobles et tout bon Sang-Pur savait qu'on ne dérangeait jamais un artiste en profonde réflexion. De ce fait, elle patienta calmement en observant les alentours, sa manucure parfaitement achevée.
Le moldave agita brusquement la main, brassant de grandes quantités d'air, semblant chasser un insecte invisible, et se retourna vers sa tante avec une expression encore plus sauvage.
- Terminé ! On peut tout faire sauter ! Ça va être un carnage sans nom ! craqua finalement le vampire en rigolant.
- Donc si l'alarme se déclenche, ce n'est pas très grave ? vérifia Bella avec une moue enfantine.
- Ce qui serait véritablement dommage c'est que la chasse soit trop facile ! souffla Vladimir, faussement dépité, en se pourléchant les lèvres. Ils sont cinq. Trois femelles et deux mâles… La chasse est ouverte… et surtout que le festin commence !
Le prince de Moldavie attrapa le bras de la marraine de son frère et aussitôt une étrange aura pourpre enveloppa le duo vengeur. Ils s'approchèrent de la propriété d'un pas décidé et traversèrent les protections sans y rencontrer la moindre résistance mais surtout sans les enclencher.
Une fois entrés dans la maison, Bellatrix se jeta un rapide glamour, lui redonnant ainsi l'apparence qu'elle avait en s'évadant d'Azkaban et fit de même avec son acolyte. Ce dernier écopa des traits du défunt mari Lestrange, Rodolphus. Vladimir ne put retenir un grognement en constatant le travail de sa complice.
- Simple mesure de précaution. Rassure-toi, je me serais bien passée de voir la tête de cet imbécile heureux… lui grimaça-t-elle.
Pour toute réponse, elle reçut un simple hochement de tête et le plus jeune lança un informulé qui fit briller toute la structure extérieure de l'habitation.
Bella se jeta un nouveau sort, de désillusion cette fois, et s'en remit aux sens surdéveloppés de la créature de la nuit qui l'accompagnait. Ils arrivèrent devant une double-porte entrouverte. Dedans, des grognements de colère résonnaient allègrement. Le Prince Moldova n'eut aucun mal à reconnaître la voix de l'idiot roux qui avait blessé son adorable petit frère.
Une espèce de ronronnement s'éleva alors. Un elfe de maison voulut stopper l'avancée des belligérants mais il se fit décapiter directement par Bella qui gémit un sonore « Pour ma collection ! ».
Vladimir ne porta aucune attention au sang qui se répandait sur les murs alors que Bella s'amusait avec les trainées de sang. Elle dessina un étrange ensemble de runes sur les portes. Le résultat était absolument macabre. Les glyphes étaient peints avec le sang du pauvre elfe fauché quelques secondes auparavant.
Bella tentait d'entendre ce qui se disait à l'intérieur mais n'y parvenait absolument pas. Ce simple fait la frustrait au plus haut point.
- Il y a un Weasley avec eux, souffla Vladimir en fronçant les sourcils. Apparemment, la mère veut le récupérer…
- Lequel ?
- La chose du ministre…
- Hum… Comment s'appelle-t-il déjà celui-là ?
- Percy…
- Ah oui, Persil ! C'est vrai ! Cette femme devait avoir faim quand elle l'a nommé !
Vladimir tourna la tête vers la fugitive, lentement, très lentement, espérant intérieurement qu'elle plaisantait. Son cou craqua en découvrant le front plissé de Bella, preuve que la sorcière était en pleine réflexion et absolument sérieuse. Il prit une profonde inspiration afin de se calmer mais écouter les élucubrations de la Black quant à la façon dont certaines femmes ne devraient jamais avoir le droit de nommer leurs enfants le fit exploser d'un rire guttural et bestial. Bellatrix ne comprit pas grand-chose mais le rire lui plu immédiatement et elle l'accompagna dans son fou rire.
D'un coup sec, ils ouvrirent la porte et tombèrent sur le visage écarlate et furieux de Ginevra et de Molly alors que le rouquin toisait méchamment son frère. Mère, fille et fils sursautèrent en observant les nouveaux arrivants. A mesure que leur image s'imprimait dans leurs esprits, leurs visages perdaient de nombreuses couleurs, passant d'une nuance de pourpre à un blanc morbide.
- Lestrange… chuchota Molly en proie à une immense panique.
- Où ça ? fit Rodolphus-Vlad.
- Nous ? demanda Bella en se désignant. Ah oui, nous ! Endoloris ! cracha la sorcière.
- Bella ! tonna le moldave. Et mon entrée ?
Bella cessa son sort et pencha la tête sur le côté, grommelant un « Quoi encore ?! ». Après quoi, elle souffla un bon coup.
- Oui, bon, vas-y ! fit-elle en levant les yeux au ciel.
Ce ne fut qu'une fois l'autorisation donnée que le vampire déclencha les alarmes par pur sadisme et amusement.
- Bella chérie, je t'adore ! chuchota le déguisé.
L'ancienne plus fervente servante de Voldemort écarquilla les yeux et applaudit dans une esquisse absolument enfantine. Des hurlements, des cris et des glapissements firent écho aux grincements de la demeure dont les défenses se brisaient irrémédiablement.
- Les protections ont volé en éclats ?! Déjà ? Merlin, mais quel ennui ! s'amusa la lady.
- Ne t'inquiète pas, ils ne nous échapperont pas… ricana le plus jeune. Une belle brochette de déjections magiques et un… Weasley ! Merlin, c'est la fête ce soir !
- Que voulez-vous et comment êtes-vous entrer ? siffla la supposée tante Murielle.
- Par la porte, quelle question ! expliqua lentement Bellatrix comme si elle s'adressait à des idiots. La stupidité doit être de famille… Après tout pour nommer son fils « Persil », il faut être dérangé !
Lady Lestrange marmonna une formule et les portes se scellèrent instantanément.
- Voyons Bella ! Je voulais qu'ils s'enfuient ! radota le vampire.
- Chéri, cesse de te plaindre et commençons les pourparlers… Endoloris !
- Tu as vraiment une façon très rafraîchissante d'entamer les « pourparlers », se moqua le moldave.
Ginny tentait de se cacher derrière son frère alors que sa mère convulsait au sol. La vieille sorcière, répondant au nom de Murielle était immobilisée par l'aura ténébreuse de Vladimir et Perceval était sous un puissant Stupéfix.
D'un pas lent, Rodolphus-Vlad s'approcha de Ronald qui était totalement tétanisé. Ce dernier tremblait comme une feuille alors qu'il tentait de faire barrage entre l'évadé et sa sœur. Cependant, Vladimir n'en avait que faire de la rousse. Tout ce qui l'intéressait était de malmener le pauvre crétin qui s'était attiré ses foudres.
Arrivé près du garçon, il lui caressa la joue presque amoureusement faisant le roux se raidir à ce contact. Ginevra voulut faire reculer leur agresseur mais une main puissante l'attrapa par les cheveux et l'envoya « délicatement » rencontrer le mur où elle s'encastra, crachant du sang.
- Quelle emmerdeuse celle-là ! bougonna le prince.
Vladimir reporta son attention sur le jeune garçon et cligna des yeux avant d'exploser d'un rire monstrueux.
- Ne bouge pas, souillon ! fit la fugitive, pleine de cynisme, à l'attention de Molly. Qu'est-ce qui se passe mon chéri ?
Curieuse et interloquée par ce soudain fou rire, Bella s'approcha et la vision la tordit de rire. Elle dût s'appuyer à son neveu tant ses côtes lui faisaient mal à rire si intensément. En effet, le cher Ronald, anciennement Weasley, avait eu si peur qu'il avait littéralement trempé son pantalon.
Percy, qui était toujours immobilisé, tourna au rouge carmin en assistant à un tel spectacle. Le plus jeune roux, lui, tremblait et gémissait entre la peur de mourir et l'humiliation qu'il vivait. La vie semblait s'acharner contre lui sans raison.
De son côté, Vladimir, trop déconcentré par son éclat de rire, baissa légèrement sa garde. Aussitôt, la tante Murielle envoya un puissant sort contre Vladimir mais le vampire restait une véritable force de la nature et le sort ne l'atteignit jamais.
- Alors comme ça la vieille veut jouer les héroïnes… Ce n'est vraiment pas bien d'agir comme ça ! feula Vlad.
D'un clignement d'œil, il se retrouva derrière la tante Murielle et lui brisa sa baguette avant de lui broyer les épaules sous les cris stridents de Molly. Cette dernière, apeurée, tenta de transplaner. Malheureusement pour elle, Vladimir avait prit ses précautions et Bella également. Molly Prewett réussit à transplaner mais réapparut quasi immédiatement sur le plancher, aux pieds d'une Bella absolument ravie. Lady Lestrange observa la sorcière rousse qui avait fini désartibulée au sol.
Ron poussa un « Maman ! » retentissant s'attirant les ricanements de ses bourreaux.
- Bébé Ronny appelle sa maman… Écœurant ! tonna la sorcière, s'apprêtant déjà à lui lancer un Doloris.
- Bella ne touche pas à mon repas ! gronda sinistrement le vampire.
Sa montée de magie annula le glamour de sa tante sous les yeux écarquillés de Percy. Bella ricana et remarqua la petite rouquine qui tentait de fuir le salon.
- Avada Kedavra ! s'écria-t-elle.
Le corps de Ginevra retomba sur le sol dans un bruit sourd. Son frère gémit en voyant le corps sans vie de sa sœur alors qu'une larme coulait de l'œil de Percy.
- Et de deux ! s'amusa Vladimir en déchiquetant la gorge de Murielle. Bon à toi, petit merdeux ! cingla le vampire en léchant le cou d'un Ron tétanisé.
Il n'avait pas vu le vampire se déplacer et en effet ce dernier était sortit directement de son ombre. Bella jeta sorts de découpe sur sorts de découpe, lacérant le visage de l'ancienne matrone Weasley. Elle s'amusa tant et si bien qu'il ne resta de Molly Prewett qu'une masse sanglante qui rendit l'âme sous le plus puissant Doloris de Bella, la remerciant pour le charmant Feudeymon jeté à sa sœur adorée.
- Et de trois ! renchérit Bella.
Elle s'approcha tranquillement de Percy et lui fit la conversation comme si de rien n'était alors que ce dernier était encore sous l'influence du sort d'entrave du Prince Moldova.
- Pour du Persil, tu ne m'as pas l'air très frais… C'est vrai quoi ! tu es un peu rouge-blême… Le grand air te ferait le plus grand bien. Tu m'as l'air un peu incommodé… Serais-tu constipé ?
- Bella ! beugla Vladimir. Sa vie intestinale ne m'intéresse absolument pas !
- Je m'inquiétais juste pour lui. Regarde-moi cette face ! J'ai même du mal à croire qu'il soit le frère de mes petits chéris. George et Fred sont si pleins de vie. Lui c'est... autre chose. C'est de travailler pour ce cher ministre Fudge qui te chamboule autant ? continua Bellatrix comme si de rien n'était.
- Tu es épuisante, Tata Bella… soupira son neveu. Enfin bon, revenons à nos moutons ou plutôt au pauvre con. Alors ça fait quoi de n'avoir plus accès à ta magie, d'avoir perdu ton nom, d'avoir perdu toute crédibilité pour la communauté magique ? Ça fait quoi de n'être plus rien ?
- Que de sadisme… Je me sens toute chose ! gémit la veuve Lestrange.
Percy tourna de l'œil alors que Vladimir vidait Ronald de son sang. Bella, elle, couinait comme une petite fille devant le meilleur film de tous les temps.
Une fois leur carnage terminé, ils réveillèrent ce pauvre Percy à coup d'Enervate et le soumirent à un interrogatoire en règle afin de découvrir ce qu'il faisait en présence des membres reniés de sa famille.
L'image bien présente de la terrible fin de ces derniers lui délia la langue immédiatement. Il leur apprit donc qu'il avait reçu un parchemin de sa tante et qu'il s'agissait en réalité d'un portoloin qui l'avait amené à peine quelques minutes avant leur arrivée.
Molly lui avait demandé de faire disparaître Arthur, Bill et Charlie afin que le troisième enfant puisse les réintégrer dans la famille Weasley et surtout effacer le déshonneur qu'ils avaient connu. Cependant, comme il était hors de question pour le secrétaire du Ministre de faire le moindre mal à sa famille alors il leur avait tenu tête. Chose que la sévère Tante Murielle n'avait absolument pas apprécié. En effet, à son sens, quelque soit la situation, Arthur Weasley n'avait aucun droit de répudier femme et enfants et d'ainsi les jeter dans la honte.
Percy avait argué qu'ils s'étaient eux-mêmes mis dans une telle situation et les hostilités allaient commencer au moment de l'entrée fracassante de Rodolphus-Vladimir et de Bella. Ces derniers semblèrent ravis de la tournure des événements et avaient renvoyé le rouquin chez lui en lui intimant de se reposer. Juste avant de partir, Bella et Vladimir jetèrent à leur tour un Feudeymon et observèrent leur travail de pyromanes.
Flashback#
Regulus et son amant sortirent de la pensine. Le premier était choqué alors que le second affichait un sourire de pure fierté. Tom ne se lassait pas cette série de souvenirs. Il les trouvait absolument fascinants. Voir son « petit » Vladimir être plus sanguinaire que Bella lui arrachait toujours un sourire arrogant. Il était fier de ses enfants. Il avait d'ailleurs voulu offrir un présent significatif à son cadet mais ce dernier avait refusé, n'étant pas satisfait de la fin de ces idiots.
Tom revint à la réalité en entendant la voix calme de son amant. Sa voix était trop calme pour ne pas s'en inquiéter.
- Tom, tu possèdes ce souvenir depuis… combien de temps d'ailleurs ?
- Eh bien de puis le lendemain de leur petite escapade… avoua le patriarche.
- Bien évidemment et ce n'est que maintenant que tu me le montres ? grinça Regulus.
Sentant la tempête nommée Regulus Actarus Black se lever, le cerveau de Tom tourna à plein régime afin de trouver une parade. Il ne l'avouerait jamais, pas même sous Doloris, mais Regulus lui donnait des sueurs froides lorsqu'il se mettait en colère. La dernière colère de Lord Black lui revint en mémoire. Il s'agissait de la fois où ils s'étaient disputés pour savoir qui allait envoyer la première beuglante aux enfants. Au début, c'était de bonne guerre mais sans comprendre pourquoi, il s'était retrouvé épinglé à deux lagons bleu-gris aussi glaciaux que la rage de leur propriétaire. Tom savait qu'il avait été un parfait imbécile de lui lancer à la figure qu'il s'agissait de ses enfants à lui et qu'il n'avait qu'à faire les siens s'il voulait tant envoyer une beuglante à ses mômes. Effectivement, c'était de la folie.
- Disons que je ne voulais pas te décevoir, une nouvelle fois… soupira Tom.
Regulus haussa un sourcil attendant une explication plus poussée. Auquel cas, il n'hésiterait pas à lui faire la tête pendant une durée assez longue, le privant ainsi de leurs ébats quotidiens pour une durée indéterminée.
- Je sais que tu n'apprécies pas la violence et encore moins les effusions de sang… Je ne voulais surtout pas te dégoûter… argumenta Tom.
Il n'avait pas totalement menti, simplement dramatisé la situation. Cependant cela sembla toucher Regulus dont le regard se fit plus doux.
- Je savais déjà quel fou tu étais quand je me suis donné à toi, Tom. Un peu de sang, n'y changera rien, surtout que c'était amplement mérité ! déclara le chef de la Noble Maison des Black en venant ravir les lèvres de son amant.
Tom eut un immense sourire victorieux dans son esprit. Regulus pouvait être si fleur bleue. Ceci dit, cela lui allait parfaitement. En parfait Serpentard, Tom en profita pour faire grimper la température et ainsi ravir le corps de Regulus en toute innocence.
HP ~ PUF
Quelques semaines plus tard, à Poudlard, l'ambiance était survoltée. Le bal de Yüle approchait à grands pas. Les dernières années préparaient l'événement avec un enthousiasme non feint. Il était, d'ailleurs, devenu coutumier de voir des garçons s'entraîner et revoir les pas de danse.
L'école toute entière avait été secouée par les demandes et les invitations pour le fameux bal. Sans surprise, Harry avait été assailli par les demandes des filles les plus audacieuses. Il n'aurait jamais cru qu'elles seraient si nombreuses.
Initialement, il avait tout naturellement pensé à y aller avec Luna. Cependant, depuis que Luna avait mystérieusement raté une marche dans les escaliers en rencontrant les filles de l'année du crapaud baveux, ils s'étaient tous mis d'accord. Luna irait au bal avec Vladimir, Viktor avec Fiona et Salem avec Yulia.
A la surprise générale, Harry avait invité la petite sœur de la Championne, Gabrielle. Cependant, le choc ultime était venu de Neville qui avait invité nulle autre que la si vénérée Fleur Delacour. Draco pour sa part avait invité Susan Bones. Sergei, lui, avait décidé de faire la surprise à tout le monde concernant sa cavalière.
Les jeunes avaient eu beau tenté de lui tirer les vers du nez, il n'avait rien lâché concernant celle qui l'accompagnerait.
La date fatidique arriva et enfin, il fut temps de se préparer pour le bal. Severus se fit un devoir de vérifier la tenue de chacun. De son côté, Poppy avait fournit à chacun une potion calmante à garder sur eux, au cas où comme elle le disait si bien.
Les lutins avaient été engagés pour les coiffures, pour leur plus grand bonheur. Ils s'étaient d'ailleurs surpassés. Narcissa avait fourni la tenue de chacun et avait accordé un soin tout particulier à ce que les jumeaux et les jumelles soient absolument magnifiques. En réalité, Tom n'avait pas démordu, il offrirait à ses fils leurs tenues de bal que cela plaise à Narcissa ou pas. Il avait passé une journée entière à faire les boutiques sorcières avec Regulus. Ce dernier, trop ravi de passer sa journée de libre avec son amant n'avait pas rechigné à faire des pieds et des mains pour satisfaire les envies de grandeur de son compagnon.
Minerva Mc Gonagall avait accordé une dérogation à Colin Crivey afin qu'il puisse immortaliser la soirée. En secret, Tom avait contacté le jeune maniaque du flash afin d'obtenir les meilleurs clichés de sa marmaille. Il lui avait d'ailleurs versé la coquette somme de mille galions comme avance. Il lui avait assuré un total de deux milles galions pour couvrir l'événement.
Minerva avait trouvé la somme faramineuse mais le descendant de Serpentard lui avait rappelé qu'à la base, le jeune homme était moldu et qu'il fêtait Noël. Hors dans le but de satisfaire la demande de la grande directrice de Poudlard, le garçon sacrifierait sa soirée en famille. De ce fait, le patriarche trouvait que c'était la moindre des choses que de l'honorer de cette modeste somme.
La directrice s'était tue immédiatement et avait rendu les armes en se promettant de remercier chaleureusement le jeune lion.
HP ~ PUF
L'heure du Bal de Yüle arriva et tout le petit groupe était fin prêt. Salem portait un costume noir brodé de fils vert et or. Le costume était très classique mais Salem le portait avec une classe et un charisme renversant. De plus, une cape où les armoiries de Durmstrang, brodées de fils dorés, venait sublimer sa tenue. Ses longs cheveux étaient lâchés et ondulaient impérialement dans son dos.
Yulia se dressait dans une robe d'un blanc pure sertie de saphirs et ses longs cheveux bruns étaient rassemblés en un élégant chignon où trônait un diadème composé essentiellement de diamants et de saphirs. De longs gants blancs épousaient parfaitement ses bras fins. Un collier d'améthystes, assorti à ses yeux, la rendait totalement époustouflante.
Fiona possédait la même tenue que sa sœur à quelques détails près. Là où Yulia avait des saphirs, Fiona était sertie de diamants. De plus, la robe de cette dernière était d'un bleu roi. Le rendu était absolument radieux.
Son cavalier, Viktor, se tenait fier et impérieux dans son uniforme de Durmstrang, spécialement fait pour cette célébration. Igor avait tenu à lui le lui offrir lui-même. C'était dire à quel point il était fier de son poulain. Sa veste or et pourpre lui donnait une allure royale et même Luna siffla d'émerveillement avant de se reprendre sous le rire goguenard des rouquins.
Ces derniers portaient une tenue chic mi-sorcier mi-moldue rouge et or avec d'élégants bijoux en or blanc. Si la tenue venait de Narcissa, les bijoux étaient un cadeau de Tom qui avait réussi la prouesse de faire pleurer les jumeaux. Tom avait maugréé pour la forme mais avait gardé les garçons dans ses bras, le temps que l'émotion redescende. Le seul qui manquait à l'appel était Sergei mais vu tout le secret qu'il avait fait concernant sa cavalière, personne ne s'inquiétait de son absence sauf peut-être Salem qui rageait intérieurement.
- Tout le monde est parfait ! sourit le potionniste. Bien, mettez-leur plein la vue et surtout n'oubliez pas de vous amuser ! Allez du balai !
Le groupe de garnements se présenta à l'entrée de la Grande Salle. Les nés-moldus étaient fascinés par la diversité des tenues et bavaient littéralement devant certaines. D'ailleurs, le duo Neville-Draco tentait de garder à distance leurs admiratrices qui semblaient fondre devant ce bel ensemble d'adolescents. Le lion portait un costume rouge sombre tandis que le jeune serpent était vêtu d'une longue robe sorcière d'un blanc pur, où un M était brodé de fils d'argents, le tout ouvert sur un costume gris clair. Luna, elle, se tenait fièrement dans une longue robe blanche à voiles. Une parure de perles nacrées réhaussait sa beauté. Ses longs cheveux blonds avaient été bouclés par les lutins qui y avaient rajouté une touche de leur poudre d'écailles. Autant dire que la jeune Serdaigle était magnifique.
HP ~ PUF
Après le discours de Minerva, l'ouverture du Bal fut lancée par les Champions et leurs cavaliers. Une fois la première danse terminée, un tonnerre d'applaudissements résonna. Viktor s'amusait à heurter Fleur qui loin de s'en agacer le lui rendait bien soutenue par Neville. Le seul bémol à tout ceci était la présence de Diggory et de Chang cependant leur duo faisait pâle figure auprès des trois autres.
Après quoi, élèves et professeurs vinrent rejoindre la piste de danse. Ce fut ce moment que choisit Sergei pour arriver. Tout le monde s'arrêta pour observer le duo imprévisible. Au bras du Russe, se tenait une Poppy absolument resplandissante. Elle avait abandonné son éternelle tenue d'infirmière et avait mis pour l'occasion une longue robe de dentelles et satin d'un bleu ciel avec un long châle bleu nuit.
Le sourire arrogant qu'affichait le Russe tranchait avec le sourire amusé de l'infirmière. La mâchoire de Salem manqua de se décrocher tant parce que Poppy était méconnaissable que par la surprise.
Le couple s'avança sur la piste et rejoint les autres. Le sourire rayonnant de la directrice amusa énormément Igor qui avait invité l'infirmière mais s'était fait refouler prétextant du travail pour la soirée.
- Alors comme ça la dragonne est plus Serpentard qu'on ne le pense ! marmonna-t-il.
- Vous n'imaginez pas à quel point ! ricana la directrice de Gryffondor.
De nombreux flashs vinrent éblouir les duos les plus populaires de la soirée et finalement tout le monde eut droit à sa photo made in Colin.
La première partie de la soirée se passa sans problème et le célèbre groupe sorcier, les Bizarr' Sisters fit son apparition. A la surprise générale, les plus grandes fans étaient bel et bien Minerva et Poppy qui se laissèrent porter par l'enthousiasme général.
Les trois frères se dandinaient sur la piste pour la plus grande joie des jeunes filles. Fleur, Gabrielle, Luna et les jumelles n'étaient pas en reste pour le bonheur des garçons. Dès les premières notes de Do The Hippogriff, Draco, Neville et les jumeaux s'y mirent également. Susan était hilare et en voyant que le clan connaissait parfaitement la chorégraphie. Sergei et Severus se promirent de demander des copies des photos à Colin pour leur collection de clichés insolites.
A la fin de la chanson, Harry s'excusa auprès des autres et sortit prendre l'air avec un verre. Il ne savait pas mais le jeune homme était suivi par un Poufsouffle furieux. Harry était adossé contre une fenêtre et laissait le vent frais le rafraîchir calmement. Il s'amusait énormément mais faire l'hippogriffe avec autant de tissus étaient comme cuisiner en tenue de cosmonaute. C'était étouffant et il n'était pas vraiment à l'aise.
Tout à sa contemplation du ciel, il se rendit compte que cela faisait un an jour pour jour qu'il avait rencontré Viktor, qu'il avait réglé ses comptes avec Sergei mais surtout qu'il avait offert à son frère la possibilité de rencontrer leur père. Merlin, il avait un père, des frères, une sœur, une marraine, un parrain et une véritable famille en soit. Des bruits de pas, juste derrière lui, l'arrachèrent à ses pensées et il se retrouva nez à nez avec Cedric Diggory. Il recula instinctivement et buta contre le mur. Le regard du septième année ne lui disait rien qui vaille. Il était affamé et furieux.
- Harry, je ne te savais pas si bon danseur… fit le bellâtre en se léchant les lèvres.
- Et je ne vois pas en quoi ça te regarde ! répondit du tac au tac le quatrième Champion.
- Tu es toujours aussi froid avec moi mais ne t'inquiète pas, je vais te faire oublier ton sauvage.
Là Harry savait qu'il pouvait avoir peur. Diggory était quand-même beaucoup plus grand que lui et lorsqu'il colla son corps contre le sien, une bouffée de peur le submergea. Le Poufsouffle plaqua plus férocement le petit brun contre le mur tout en lui maintenant les poignets et se frotta lascivement contre lui. La nausée prit le Rouge et Or lorsqu'il sentit l'érection du plus grand. Harry tait choqué, dégoûté mais était tétanisé et ses poignets lui faisaient terriblement mal. D'un informulé, il repoussa le sorcier mais celui-ci tenait toujours ses poignets resserrant davantage sa prise.
Harry se maudit de ne pas avoir pensé à prendre son serpent avec lui. Il vit le visage furieux du Champion se rapprocher dangereusement du sien et il détourna immédiatement la tête. Il sentit quelque chose de chaud et humide sur son cou et comprit que le chien de Diggory était en train de le lécher. Il ferma rageusement les yeux et appela mentalement à l'aide.
« Poudlard, Fumseck, Dobby ! Pitié, quelqu'un venez ! »
Il se sentit tiré sur le côté et ouvrit instinctivement les yeux. Il tomba sur Dobby qui le tenait contre lui et Luna qui se dressait face au septième année.
- Espèce de sous-merde ! Pourquoi tu es toujours sur mon chemin, Loufoca Lovegood ? cracha Cedric Diggory.
- Ne t'approche pas de mon fils, petit merdeux ! gronda Luna d'une voix d'outre tombe.
Harry écarquilla les yeux. Il reconnaîtrait cette voix entre mille, c'était celle de sa maman, Lily Potter. Un bruit de pas de course se fit entendre et le petit brun assis au sol se retourna pour découvrir Poliakoff qui s'était précipité en le voyant par terre.
- Connard, qu'est-ce que tu crois faire ? feula celui qui était d'habitue l'idiot de service. Merde, Harry ça va ? Miss Loveggod ?
Harry n'arriva pas à répondre et continua à fixer sa petite sœur et meilleure amie. Des vagues de magie s'échappaient frénétiquement de cette dernière. Elle recula précipitamment jusqu'à Harry et regarda les mains d'Harry.
L'élève de Durmstrang suivit son regard et devant l'état des mains et des poignets du plus jeune frère de ses camarades, Poliakoff se jeta sur Diggory et lui explosa littéralement le nez. Il aurait très bien pu se servir de sa baguette mais y préféra ses poings.
Fumseck apparut derrière Harry et roucoula en versant quelques larmes sur ses poignets déjà très rouges afin de calmer son maître. Luna regardait tristement les hématomes se résorber et pointa aux phénix le responsable. Sans attendre l'oiseau vermeille fonça sur l'ancien bellâtre et lui lacéra le visage de ses puissantes serres en battant furieusement des ailes.
La jeune fille aida le Rouge et Or à se remettre debout cependant il tremblait encore. Harry plongea son regard dans ceux de sa sœur et y vit des reflets émeraude. Celle-ci lui tendit la potion que Poppy avait insisté qu'ils gardent sur eux et but cul-sec.
- Maman ? Luna ? demanda-t-il enfin.
- Nous sommes toutes les deux là ! Tout va bien, mon chéri. Luna a ressenti ton appel et m'a autorisé à utiliser son corps grâce à la magie de Poudlard. Tu as une précieuse petite sœur mon chérie, continuer à veiller les uns sur les autres…
La voix disparut sous le regard étonné de Poliakoff et ému d'Harry.
« Je veille sur vous et Joyeux Noël mes chéris ! » furent les derniers mots de Lily Potter.
Luna offrit un regard tendre à son frère et lui essuya les larmes qui débordaient de ses yeux. Harry lui offrit un petit sourire et remercia le Russe.
- Pas de quoi ! Je te cherchais juste, vu que tu prenais du temps à revenir… expliqua-t-il. Je m'étais promis de me faire pardonner mon comportement mais je pense que j'ai encore foiré…
- Non, sincèrement merci ! Du fond du cœur, merci ! souffla Harry avec un sourire brillant de larmes contenues.
- On va éviter d'en parler aux autres pour le moment… Sinon on se retrouvera avec un bain de sang sur les bras… proposa Luna. Ce n'est pas encore le moment… Pas maintenant mais très bientôt… fit-elle, le regard de nouveau dans le vague.
- Je ne sais pas ce que je ferais sans toi Luna ! souffla le Rouge et Or en enlaçant sa sœur.
- Je ne sais pas mais je sais que sans toi, je serai bientôt perdue… répondit-elle mystérieusement.
La réponse ne plut absolument pas à Harry qui n'obtint aucune réponse. Ils décidèrent de retourner à la fête et Poliakoff se jura de les garder à l'œil le plus discrètement et de faire passer le mot, toujours le plus discrètement possible, au reste des étudiants de la délégation nordique.
- On fait quoi de lui ? demanda Harry en pointant le corps évanoui de l'ancien bellâtre.
- L'emmerde ! Je m'en occupe, je le lâche à l'infirmerie et vous-deux vous retournez à la fête. Ça risque de faire beaucoup de bruit si vous restez trop longtemps absents. Ah Riddle-Potter-Gaunt, Loveggod ! Attendez ! s'écria le plus âgé en revenant sur ses pas.
D'un coup de baguette, il arrangea la tenue des deux et leur fit un clin d'œil et retourna vers le Poufsouffle.
- Voilà ! Ni vu, ni connu ! Allez, filez.
Cette fois, ce fut Harry qui l'appela.
- Poliakoff, Harry ! Appelle-moi, Harry.
- Et moi c'est Luna !
- Alors appelez-moi Yuri ! lança joyeusement l'aîné en leur faisant un nouveau clin d'œil complice. Je vous rejoins plus tard et si on me demande, j'ai super mal au ventre ! Je crois que les boissons anglaises ne me réussissent vraiment pas !
HP ~ PUF
Tom se tenait dans son salon, la mine crispée et les yeux clos. Ses poings étaient si serrés que des perles de sang s'en écoulaient. Il ouvrit les yeux sur un regard carmin et regarda la missive posée devant lui. Il reprit sa baguette et tourna la lettre sous toutes ses coutures, cherchant désespérément une preuve qu'il s'agissait bien d'un canular. Il mit une demi-heure avant de constater qu'il n'en était rien et psalmodia frénétiquement un nombre incalculable de malédictions. C'était ces moments précis qui lui rappelaient les raisons pour lesquelles il avait embrassé si profondément les ténèbres. Les humains, sorciers ou non, n'étaient que des êtres immondes et abjects sans la moindre retenue. Ils n'étaient à ses yeux que de sommaires déjections de la Vie et de la Magie.
Le jeune père se leva finalement et tituba sous le poids de sa rage. Il fut rattrapé de justesse par l'esprit du manoir, Salrymir, qui le reposa sur son fauteuil. La conscience siffla de façon inquiète mais le patriarche le rassura et lui demanda de rassembler tous les membres du clan et ses partisans au plus vite, qu'il s'agissait d'un cas d'extrême urgence.
Suite à sa demande, une étrange rune s'activa au cœur du manoir, là où trônait le blason de leur famille. Quelque soit l'endroit où les différents membres se trouveraient, leur marque les appellerait à rentrer.
Il n'était pas encore midi que la journée était déjà un véritable fiasco. Dire que la veille les enfants étaient retournés à Poudlard après les vacances de Yüle et déjà on lui pourrissait sa tranquillité. Le problème majeur n'était pas la missive en soit mais l'audace qui lui était rapportée en elle-même. Tom se leva lentement, cette fois, et prit la direction de la cheminée principale. Il se retourna avant de s'y engouffré et murmura calmement.
- Salrymir, si les autres arrivent avant mon retour, informe-les par parchemins que je suis parti récupérer les enfants !
L'homme-serpent spectral acquiesça doucement et partit préparer l'arrivée des invités. Tom jeta rageusement une poignée de poudre de cheminette et tonna sa destination « Ecole Poudlard, Bureau de la directrice ».
Lorsqu'il y arriva, Minerva reposait une pile de parchemins et fut étonnée de voir apparaître Tom.
- Ah, tiens ! Bonjour Tom ! Que se passe-t-il ? demanda Minerva inquiète de la haine qu'elle lisait dans les yeux de son ami.
- Pas maintenant, Minerva ! parla lentement le père. Je dois ramener les enfants et tous les membres du clan au manoir ! Tu y es d'ailleurs attendue !
- Très bien, je vais prévenir Pomona et Filius et j'arrive !
- Fumseck, emmène-moi à ton maître ! exhorta Lord Peverell.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le phénix qui jusque là paressait sur son perchoir se posa sur l'épaule de Tom et flasha dans un torrent de flammes.
Tom se réceptionna élégamment et découvrit Harry en plein cours de divination. Il jeta un regard circulaire et remarqua le professeur Trelawney qui semblait l'attendre.
- De bien sombres nouvelles et une rage sans nom sous un masque de glace… La folie les a menés bien loin, trop loin… Aussi haut le serpent se dressera et la mort donnera pour protéger sa couvée ! débita la femme totalement en transe. La mort vous suit et vous attend !
- Qu'elle fasse comme bon lui semble ! siffla-t-il.
Un étrange sourire se dessina sur le visage de la femme aux culs de bouteilles avant que son expression choquée ne reprenne sa place.
- Oh ! Bien le bonjour, mon cher monsieur ! En quoi puis-je vous aider ? Vous êtes ici pour le jeune Harry ? fit-elle étonnée.
- Pas que ! Je viens récupérer mon fils et mes neveux !
- Oh très bien ! Harry ! Messieurs Londubat, Malfoy ! Vous pouvez y aller ! s'exclama joyeusement l'enseignante.
Tom releva un élégant sourcil face à la familiarité envers son fils mais ne fit aucune remarque. Les élèves le regardaient avec étonnement pour certains et stupeur pour le reste alors que d'autres se répandaient déjà en rumeurs.
Lorsqu'ils sortirent de la pièce, Harry jeta un rapide coup d'œil à son père mais n'osa pas demander la raison. La fureur de son père était palpable et inconsciemment il se mordit la lèvre inférieure, tic qu'il n'avait toujours pas perdu.
- Je vous expliquerai tout une fois à la maison. Ne vous inquiétez pas ! lâcha subitement Tom d'une voix douce. Où sont Luna et les jumeaux ?
- Luna est à la bibliothèque ou alors à l'infirmerie avec Poppy… réfléchit Neville.
- Fred et George sont en potions avec Oncle Sev ! répondit Harry.
- Très bien ! Direction l'infirmerie et on rentre après ! Severus les amènera !
Les garçons suivirent l'adulte et trouvèrent effectivement Luna et Poppy en compagnie de Dobby et du basilic. Les quatre semblaient les attendre.
- Merci Luna ! sourit le patriarche.
- De rien ! fit la jeune fille de son sourire rêveur. Les nargoles ont commencé à se rassembler !
- On en discutera à la maison, ma puce ! Filons les autres doivent déjà nous attendre !
HP ~ PUF
Une fois chez eux, Lord Peverell trouva le manoir totalement silencieux. Un parchemin de la part du gardien apparut devant lui et Tom le survola rapidement. Sans un mot, il se rendit dans la salle de réunion. Sur place, il put constater que presque tout le monde avait répondu présent.
Il laissa entrer les jeunes et en profita pour observer les présents. Quasiment toute la famille était déjà présente sur un bord de l'immense table. Il y avait en bout de table le Maître gobelin Durkil, Augusta et Minerva. Aux côtés de cette dernière un fauteuil était tenu vide, preuve que l'on avait gardé une place pour Poppy.
Assis à l'opposé de Minerva et Augusta, Regulus, Rabastan, Remus, Severus et Fenrir étaient côte à côte. Fred et George étaient inhabituellement calmes et encadraient royalement Bellatrix. Narcissa et son époux, Lucius, se tenaient à la gauche de la Grande Lady et avaient gardé deux fauteuils vides, très certainement pour Draco et Neville. Du côté de la famille, de nombreux sièges demeuraient malgré tout libres, faute à la taille conséquente de la table.
Face à la famille, se dressaient Nott sénior, Dolohov, Mc Nair, Mulciber, Rokwood, Travers. Ils étaient proches des places vides qui lui étaient réservées. Crabbe et Goyle séniors étaient entre les favoris de Tom et Avery. Evan Rosier était entre ce dernier et Selwyn. Enfin, le tout dernier était Rowle qui regardait frénétiquement la nouvelle Bella.
Tom retint difficilement une grimace de dégoût à la vision des traîtres mais ne dit rien. Il en profiterait pour s'en débarrasser définitivement. Il ne savait pas comment ils avaient fait pour être avertis mais il remercia Merlin de l'avoir fait.
Une douce caresse sur sa magie lui apprit que le Merlin en question n'était autre que Salem qu'il remercia d'un sourire. Il reporta son attention sur les personnes qui trônaient. Le siège central, le sien, était vide et les deux à sa gauche également. A leur droite, Salem et Vladimir étaient assis nonchalamment et l'observaient calmement. Viktor, Sergei et Igor discutaient debout et avec eux se tenait fièrement Bill Weasley.
Poppy, Luna, Harry, Neville et Draco prirent place là où ils le devaient, soit les deux plus jeunes à la gauche de Tom et donc proche de la famille. Tom s'avança alors que ses favoris se levaient pour lui faire une respectueuse révérence.
- Bien avant de commencer… Bella, Severus, Vlad ! Débarrassez-moi de ça, vous serez parfaits ! fit Tom dans un geste de la main.
Aussitôt, Severus et Vladimir s'emparèrent d'Avery et de Selwyn tandis que Bellatrix transplanait derrière Rowle, baguette sur la jugulaire.
- Faites-en ce que vous voulez mais que je ne les revoie plus jamais ! claqua froidement Tom. Et… Bon appétit, les garçons ! fit-il avec un sourire sinistre sur le visage.
Les trois exécuteurs disparurent en une fraction de seconde. Tom observa tout le monde et s'assit calmement. Un silence religieux et pesant s'installa et il ne fut briser que par Harry vite suivit du grognement du chef de clan.
- Il manque encore quelqu'un… remarqua immédiatement le petit brun.
- Effectivement… Où est encore passé cette andouille ! Il est en retard ! marmonna-t-il dans sa barbe.
- Il arrive ! Il a été retenu mais il sera là avant que les autres ne reviennent ! répondit Luna avec un étrange sourire sur son adorable visage.
- Très bien ! Dobby ! Roty ! Du thé pour la réunion, s'il vous plaît !
Quelques secondes plus tard, des tasses fumantes apparurent devant chacun, agrémentées d'assiettes de gâteaux et friandises en tout genre. Un puissant coup retentit contre la porte et tous purent voir apparaître le garde-chasse de Poudlard, habillé avec élégance. De nombreux sifflements admiratifs retentirent du côté des jeunes tandis que Salem et Harry affichaient un sourire fier. Hagrid leur envoya un clin d'œil complice, agrandissant par là leur sourire.
- Eh bien, je comprends mieux pourquoi tu t'es tant fait désirer ! se moqua gentiment Tom. Ah mais c'est vrai que c'est ce soir ! se rappela-t-il.
Hagrid lui jeta un regard goguenard et prit place dans un fauteuil autour de la table, côté famille, sous le regard surpris et choqué de certains partisans.
Quelques minutes plus tard, Severus revint avec un immense sourire sur le visage alors que Vladimir affichait une moue ennuyée, bougonna un « trop faible ». Bella fut la plus longue à réapparaître et entra dans un ricanement à faire froid dans le dos.
- Bien puisque tout le monde est là, je vais pouvoir commencer mais avant je tiens à ce que tous vous buviez votre thé ! ricana le chef de clan.
Narcissa leva les yeux au ciel et but sa tasse d'une traite sous les regards interloqués des autres qui suivirent. Une Sang-Pur de son calibre qui n'affichait pas la moindre retenue était des plus inhabituels.
- Bien ! Celui qui m'interrompt, je l'égorge ! susurra froidement Tom. J'ai reçu une lettre du jeune Perceval Weasley, le secrétaire de Fudge. Ce jeune homme m'a raconté une histoire particulièrement déplaisante. Cornelius Fudge et Amos Diggory ont prévu d'exiger la main de l'un de mes fils en réparation d'une humiliation publique ayant eu lieu à Poudlard la semaine dernière mais également afin de calmer les tensions ministérielles engendrées par le dernier article de Rita Skeeter. Selon, le jeune Diggory, Harry l'aurait humilié en public et son père compte obtenir réparation coûte que coûte.
Tom laissa son regard couler quelques secondes sur son fils qui se mordit nerveusement la lèvre avant de reprendre plus sombrement.
- Il est temps de s'en débarrasser ! Des questions ? susurra-t-il de façon doucereuse.
- Ce n'est pas la main de l'un de tes fils qu'ils veulent, mais Harry n'est-ce pas ? fit Remus.
Tom ne répondit pas et toisa Remus qui soutint son regard. Voilà pourquoi il détestait les lycanthropes et leurs sens développés, ils savaient toujours quand on leur mentait.
- Fudge veut Salem. Diggory veut Harry… avoua Tom.
- On les tue immédiatement ! grondèrent en chœur Remus et Fenrir.
- Jamais ! tonnèrent les sœurs Black en même temps que les lycans.
- Qu'ils essaient pour voir ! tonna Hagrid.
Une aura lourde et sombre s'installa dans la pièce. Avec une lenteur exacerbée, le chef de clan se retourna vers ses fils. Les trois étaient tendus comme des arcs. Le regard de Vladimir était définitivement abyssal tandis que Salem et Harry étaient froids et brillants de haine.
- Nous sommes parfaitement d'accord ! Mes enfants, personne ne vous touchera ! voulut rassurer le père de famille.
Deux ricanements sinistres sortirent Tom de sa contemplation et le firent se retourner vers Fred et George. Tom déglutit en remarquant le sourire démoniaque qu'ils affichaient. Finalement passer autant de temps sous les ailes de Bella avait fini par les détraquer.
- Monseigneur ! appela Nott sénior avec hésitation.
- Parle ! invita l'interpellé.
- Que s'est-il passé exactement ? reprit le favori.
- Je n'en ai pas la moindre idée cette fois mais pour qu'Harry ait « humilié » cette créature abjecte c'est qu'il l'a cherché et a obtenu ce qu'il méritait ! trancha Tom.
Tous les regards se posèrent sur le plus jeune qui déglutit. Luna lui prit la main en signe de soutien et ouvrit la bouche.
- J'aimerais que vous nous laissiez en famille quelques instants.
Les favoris se levèrent sans hésitation et s'inclinèrent avant de quitter la pièce. Tous savaient parfaitement que la jeune Loveggod avait toujours raison et pouvait se révéler aussi dangereuse que leur seigneur et ses fils.
- Donc tu as quelque chose à nous dire, fiston… intervint Tom.
- Avant qu'Harry ne commence, je tiens à vous dire que c'est moi qui lui ai demandé de ne rien dire de tout ceci tant que l'heure n'était pas arrivée. Il est maintenant clair que c'est le moment ! fit Luna le regard froid et plissé.
Tous hochèrent la tête et écoutèrent calmement le récit de l'événement avec le jeune Diggroy. Harry n'avait donné que les grandes lignes sans les détails, cependant son père savait qu'il aurait toute l'histoire plus tard. Luna conta la partie où elle avait était arrivée et l'intervention de Dobby, Lily et Poliakoff. Lorsqu'ils terminèrent, Bella tremblait de rage et Narcissa qui tenait sa tasse la brisa sous la rage.
Tom avait les yeux clos et imaginait mille façons de tuer tous ces idiots qui avaient osé toucher son fils et qui pensaient pouvoir encore en réclamer un autre. Severus et Vladimir étaient dans le même état, regard sombre et cruel besoin de faire couler du sang. Hagrid était tout simplement choqué et sonné par la nouvelle. Lucius nageait dans sa fureur et réfléchissait déjà à un moyen de briser financièrement l'employé ministériel. On ne touchait pas à ce qui appartenait à un Malfoy. C'était de ses neveux dont il s'agissait et de ce fait ils étaient siens ! Son attitude glaciale contrastait définitivement avec celle de Walburga dont les poings étaient si serrés que ses ongles avaient ouvert largement la paume de sa main.
Viktor, lui, exhalait de rage et était en proie à une fureur extrêmement retenue. Ce déchet avait osé toucher Harry et il s'en était mordu les doigts ce qui expliquait son absence à la rentrée. Sergei avait déjà sorti ses lames qu'il astiquait frénétiquement, tentant de se calmer.
Minerva regardait Luna et Harry avec colère, maudissant audiblement Amos Diggory et sa descendance. Poppy, elle, tentait de se saouler de philtre de paix sans effet tant sa colère était pesante.
Le plus inquiétant était Salem, il était silencieux, trop silencieux. Il lança un appel mental à Harry qui lui répondit immédiatement.
- Mon bébé, mon adorable petit poussin rouge et or… Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Je ne voulais pas que tu fasses une bêtise qui te metterait dans une sale position…
- Soit.. Donc ce n'est pas que tu n'as pas confiance en moi ? se rassura son frère.
- Jamais ! Tu sais très bien que tu es toute ma vie, grand frère ! s'indigna le plus jeune.
- Certes mais j'aime que tu me le rappelles chaque jour ! Plus sérieusement, tu as conscience que ça va mal tourner pour eux ? Je ne laisserai pas une telle chose passer… De plus, je sens qu'il n'y a pas que ça… Je me trompe ?
- Luna a dit quelque chose qui m'inquiète… avoua le plus jeune.
Harry lui transmis la dernière phrase que la benjamine n'avait pas donné aux autres. Salem fronça les sourcils en prenant connaissance de la phrase et posa son regard sur leur lune.
- Donc si je comprends bien, ce Digorory a osé poser ses sales pattes sur mon louveteau ? intervint Remus.
- C'est Diggory… On devrait leur rendre une petite visite... lança Greyback.
- Je te suis ! cingla le parrain du petit brun.
- Harry nous en reparlerons plus tard… Et non, je ne t'en veux pas et personne ici ne t'en veux, mon fils ! conclut Tom. Je pense qu'on peut rappeler les autres ! décréta-t-il.
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J'espère que ce chapitre vous a plu.
N'hésitez pas à me faire connaître votre avis.
Je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à la semaine prochaine.
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
