Salut tout le monde !

Tout d'abord, on souhaite, tous en chœur, une excellente fête à toutes les Mamans du monde.

Ensuite, on fait un tour complet sur soi et enfin, on s'installe tranquillement pour lire le tout nouveau chapitre !

Voici le 29ème chapitre ! Wow ça en fait des chapitres !

Merci à tous pour vos messages et reviews ! Je vous aime !

Disclaimer: Faut voir avec JK Rowling pour ses célèbres personnages et tout le reste, dont l'histoire, est à moi !

Bêta-Lectrice: Ma super ShannaRya

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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 29 : La mort de Luna Lovegood

Harry se laissa tomber sur Viktor qui ne s'était toujours pas départi de son sourire rêveur.

- Un galion pour tes pensées ! sourit Harry en se blottissant contre son petit-ami.

- Toi et juste toi ! lui répondit le Bulgare en venant s'emparer des lèvres de son désormais fiancé.

Les garçons se câlinaient chastement tout en discutant. Tom ricanait avec Salem et Vladimir alors que le père Lovegood regardait le petit couple d'un air amusé. Il reporta son regard vers sa fille dont il tenait la main et fronça les sourcils.

- Luna tu m'as l'air d'un scroupt à pétard détrempé ! déclara le père. Tu n'aurais pas mangé de bulbe de mandragore j'espère !

- Je vais très bien Papa !

- Mais bien sûr et moi je suis un nargole à fleurs !

- Ça existe ça, des nargoles à fleurs ? demanda doucement Draco à Neville.

- Aucune idée ! lui souffla son compère.

Luna présenta correctement son père à celui qu'elle considérait comme son parrain, Tom, et toute la petite maisonnée discuta. Soudain, Minerva se leva, attirant tous les regards sur elle.

- Je vais devoir rentrer à Poudlard, je ne peux pas laisser l'école plus longtemps.

- Je comprends ma chère ! Encore merci pour ton aide, Minerva ! s'inclina Tom.

D'un geste de la main et d'un sourire, elle balaya les remerciements et annonça qu'elle verrait les enfants dans deux jours. Elle avait en effet décidé de laisser trois jours aux enfants pour rester en famille.

Ce qu'elle ne leur avait pas dit était la raison de cette décision. Elle avait prévu de donner un coup terrible à l'image de quelques élèves devenus indésirables.

- Severus, Regulus, je comprendrais parfaitement que vous restiez au manoir encore quelques jours… J'expliquerais aux élèves et aux autres enseignants que pour des raisons familiales vous avez été retenus.

- Je vais également retourner au château, susurra le potionniste. Je ne voudrais en rien laisser trop de liberté à ces cornichons. Et puis, j'ai quelques potions à préparer pour Luna.

- Je vais également y retourner. Je ne peux pas laisser l'infirmerie vide plus longtemps, avoua Poppy. S'il y a le moindre problème, faites-moi signe !

Sur ces paroles, Igor, Poliakoff, Minerva, Poppy et Severus repartirent à Poudlard. Tom et Regulus observèrent quelques instants la cheminée pensifs.

La journée avait été riche en émotions. Tom embrassa furieusement son compagnon sous les regards amusés des autres. Un Regulus rougissant et gêné maugréa pour la forme mais à la vue de son sourire, il n'était pas difficile de comprendre l'amour qui fut partagé dans ce baiser. Ils décidèrent de passer à table un peu plus tôt afin que Luna puisse se reposer sans être privée de la présence de tout le monde au repas. La petite blonde et son père furent extrêmement touchés par l'attention et Harry lui sauta dessus pour la taquiner.

Attendant l'heure du repas, les enfants jouaient au billard tout en discutant. Narcissa complotaient joyeusement avec Bellatrix, installées sur les poufs flottants et Lucius philosophait avec Rabastan autour d'un verre de Whisky Pur Feu. Remus et Fenrir discutaient avec Xenophilius sous le regard moqueur d'Augusta. Apparemment les loups-garous étaient très friands du Chicaneur.

Regulus regarda tout ce petit monde très animé et sourit. Il sentit soudain, la tête de Tom se poser sur son épaule et machinalement, il caressa le visage de son amant de son poue. Trois paires d'yeux s'illuminèrent et une conversation mentale commença entre les trois frères.

- Ici Sal-Chimère ! Connexion établie ! A vous !

- Ici Occamy'Ry ! A vous !

- Ici Manticore-Vlad ! A vous !

- Ici Chimère ! Réception 5/5 ! Vous ne trouvez pas que Papa et Daddy sont de plus en plus complices ? A vous !

- Ici Occamy'Ry ! Affirmatif ! Ils sont beaux comme ça ! J'aime vraiment les voir heureux !

- Harry ! Tu as oublié de dire « A vous ! »

- Ah oui ! A vous !

- Ici Manticore ! Vous n'êtes vraiment pas croyables, tous les deux, mais vous avez raison. Ça me fait plaisir de les voir comme ça. Ils méritent d'être heureux. Je me demande ce que Papa attend pour demander Reg en mariage. Vous avez une idée ? A vous !

- C'est prévu pour bientôt, bande de petites fouines ! ricana leur père.

Les trois garçons sursautèrent et rougirent de s'être faits prendre.

- Si vous voulez utiliser une connexion mentale, pensez à utiliser des ondes mentales que seuls vous pouvez utiliser. Je vous passerai un ouvrage de Legilimancie complexe avancée. En tout cas, utiliser le fourchelangue pour la sécuriser est déjà très bien pensé les garçons.

- Papa tu es une vilaine petite fouine, tu ne dois pas entrer dans la conversation de tes enfants quand ils sont en train de comploter sur toi ! Et pire, sans donner ton nom de code, celui de ton Patronus, et tu dois obligatoirement dire « A vous ! » quand tu as fini ! C'était comme ça dans le film moldu qu'on a vu la dernière fois.

- Ici Occamy ! C'est vrai, il faut donner le nom de code pour participer à la conversation. A vous !

- Ici Manticore ! Je confirme P'pa ! A vous !

Tom regarda ses fils comme si une deuxième tête était en train de leur pousser tant sa grimace était prononcée. Il soupira et secoua la tête devant tant de bêtises mais sourit quand-même.

- Ici Dragon-père ! Vous êtes complètement tarés ! A vous !

- Ici Chimère ! Génial, tu es génial, Papa ! Euh... j'ai faim… A vous !

Trois rires explosèrent et toutes les têtes se tournèrent vers Harry, Vladimir et Tom morts de rire. Vladimir boudait de façon amusante et Luna riait dans son coin comme si elle savait ce que les autres avaient manqué. Son père lui caressa doucement les cheveux et elle lui offrit un sourire lumineux que son père lui rendit. Regulus, quant à lui, leva les yeux au ciel et Dobby vint les prévenir que le dîner était servi.

HP ~ PUF

A Poudlard, l'ambiance était nettement différente. Minerva faisait les cent pas dans son bureau. Elle réfléchissait à ce qu'elle allait annoncer. Elle avait déjà le fond. Il ne lui manquait plus que la forme. Prendre des gants ne la dérangeait pas d'habitude sauf lorsqu'elle jugeait que cela n'était pas nécessaire et dans le cas présent cela n'était en rien utile. Cependant, par respect pour sa collègue et amie, elle se devait de s'encombrer de pareilles futilités, surtout pour Pomona. La pauvre allait en faire un malaise.

La directrice des Rouge et Or ronchonna tout en reprenant son long monologue mental sous le regard intéressé d'un phénix moqueur. Un trille interrogateur la sortit de ses pensées. Minerva soupira et s'avança vers le bel oiseau.

- Comment faire pour ne pas blesser cette pauvre Pomona. Ça va être un coup dur, pour sûr…

La porte de son bureau manqua de voler en éclats tant elle fut ouverte sans la moindre douceur.

- Minerva ! hurla presque la directrice des Blaireaux. Vous voilà enfin… Je suis très inquiète, ma chère. Amos Diggory n'a toujours pas répondu à ma missive. Je suis vraiment inquiète de ce qui a bien pu arriver à ce pauvre Cedric. Le pauvre chéri, il doit être terriblement souffrant !

- Pomona, calmez-vous, très chère. Je dois d'ailleurs vous parler au sujet du jeune Diggory… tenta Minerva.

- Oh Merlin soit loué ! Vous avez des nouvelles ! Sont-elles bonnes ?

- J'ai en effet des nouvelles mais qui ne sont en rien excellentes…

- Doux Merlin, le pauvre chéri est souffrant et ne peut quitter le lit, c'est bien cela ? Oh le pauvre ! interrompit une nouvelle fois le professeur Chourave.

Filius qui accompagnait Pomona sentit immédiatement le danger devant la fureur latente de la lionne. Il recula instinctivement et se plaça derrière un fauteuil. Severus entra et s'installa tranquillement sur un fauteuil avec Poppy et Igor alors que Poliakoff faisait un pas de côté afin de se placer discrètement derrière Madame Maxime.

Poppy roula des yeux et d'un coup de baguette envoya le contenu d'un philtre de paix directement dans l'estomac de l'enseignante de Botanique. La potion fit son effet et Pomona Chourave se calma enfin. Elle se reprit tout de même.

- Quelles sont les nouvelles concernant le jeune Diggory ?

- Votre pauvre chéri, cracha Minerva, a commis l'irréparable, une tentative de viol, contre un cadet de cette école. Je me vois donc dans l'obligation de sanctionner pareil comportement.

- Balivernes ! Mon blaireau n'aurait jamais fait une telle chose !

- Et pourtant ! grinça Minerva

- C'est forcément une jeune donzelle qui n'a pas réussi à s'approprier ses faveurs ! C'est un acte infect ! J'exige de connaître le nom de cette jeune fille.

- Si vous tenez tant à le savoir sachez qu'il s'agit d'un jeune homme.

- Ah alors cela explique tout ! Il n'a pas supporté de se manger un râteau et a décidé de porter de fallacieuses accusations afin d'entacher la réputation de notre Champion ! gronda la Jaune et Noir.

- Surveillez vos paroles, Pomona ! tonna Minerva. Amie ou pas, collègue ou pas, vous insultez un membre de la Noble et Prestigieuse Maison Gryffondor sans connaître les tenants et aboutissants !

- Je… Euh…

- Silence ! Je ne saurais souffrir de pareilles insultes !

Là Minerva n'avait plus rien de la douce directrice. Son regard vacillait entre Avada et Doloris pour le plus grand amusement de Severus.

- Je comprends bien votre désarroi mais il s'agit d'un de mes Blaireaux et jamais il ne ferait de mal à un de vos Lions… Je peux vous l'assurer ma chère !

- Votre foi en vos petits et votre dévouement sont absolument louables, ma chère, grinça Minerva. Cependant, comprenez bien que les souvenirs d'Harry Riddle-Potter-Gaunt, de Luna Lovegood et de Yuri Poliakoff, dont la Directrice du Département de la Justice Magique, Lady Amelia Bones, a elle-même attesté de l'authenticité, ne mentent absolument pas !

- Oh Merlin… geignit la pauvre sorcière désabusée. Ce n'est pas possible… Ce doit être une erreur…

- J'aurais véritablement préféré qu'il s'agisse d'un cauchemar mais ce n'est que la réalité ! De ce fait, je …

- Réfléchissez-y, Minerva ! C'était peut-être une blague… juste une blague entre bons camarades.

- Une blague qui se serait terminée en viol si mon élève n'avait pas été inquiet de ne pas voir revenir le jeune Harry durant le Bal de Noël ou Yüle, qu'importe son appellation ! intervint enfin Igor Karkaroff dont le visage suintait de mépris.

- Quelque soit votre décision, Minerva, pensez un peu à l'honneur de Poufsouffle… tenta le directeur de Serdaigle.

- J'aimerais vous dire que j'y pense parfaitement Filius, mais en toute honnêteté, ce serait insulter Poudlard et les Fondateurs eux-mêmes de ne pas réagir comme il se doit ! De plus, en ce qui vous concerne, je vous avais prévenu que je prendrais ma décision concernant les travaux de potions illégales de Miss Chang. J'y réfléchis encore, croyez-le…

Le petit professeur se tut immédiatement. La situation semblait plus épineuse que ce que voulait bien laisser paraître leur directrice. Ainsi choisit-il de ne rien ajouter, contrairement à Pomona qui s'enlisait sous le choc de l'annonce.

- Pourtant le gamin allait bien ce matin… tenta-t-elle avant de se faire stopper par un glatissement furieux venant de Fumseck.

Tous se retournèrent vers le phénix qui avait le même air que lors de la première tâche, plumage gonflé et regard furieux. Poppy observa le phénix et prit la parole, précédée d'un lourd soupir.

- Ce genre d'événements est des plus traumatisants pour une personne quelque soit son âge et son sexe, Pomona. Personne ne peut imaginer le genre de conséquences et de séquelles que ces situations peuvent engendrer… De plus, nous connaissons suffisamment Harry pour savoir qu'il n'aurait rien dit !

- Alors qui l'a dit ? demanda la directrice des Blaireaux un peu plus calme. C'est la Lovegood, n'est-ce pas ?

- Non, c'est moi qui ai poussé Harry à parler ! déclara froidement Poliakoff. En tant qu'invité de la prestigieuse école Poudlard, il était de mon devoir d'assister mon hôte, descendant des Fondateurs de cette école, et de le soutenir dans cette épreuve. Si je ne m'abuse, la coopération magique internationale est le but premier de ce tournoi… Ce serait d'ailleurs insulter Durmstrang que de penser une seule seconde que nous autres, membres de la délégation, laisserions passer une insulte ou un crime envers notre Hôte !

- Et les Seigneurs Gryffondor-Serpentard vous sont infiniment reconnaissants, soyez-en assuré, mon jeune ami ! déclara solennellement la directrice de Poudlard.

- Si je puis me permettre, le premier Champion de Poudlard n'a pas fait preuve d'un grand respect envers le Monsieur Harry et la Mademoiselle Luna. De plus, Fleur m'a parlé des altercations que votre Blaireau a recherchées et provoquées à de nombreuses reprises… informa Madame Maxime.

C'en fut trop pour Pomona Chourave qui perdit brutalement connaissance. On vit alors Poppy soupirer puis faire flotter à sa suite, le corps inconscient de la directrice des Jaune et Noir.

HP ~ PUF

Tous quittèrent le bureau directorial sans demander leur reste. C'était bientôt l'heure du dîner et ils étaient déjà en retard pour se préparer. Toutefois, Poliakoff fut retenu par son directeur.

- Pourquoi avoir dit que vous étiez celui qui avait poussé Harry à parler ?

- Parce qu'Harry et Luna sont désormais mes amis et puis la vieille baudruche parlait mal de Luna donc je voulais lui clouer le bec. Un problème avec mon comportement, Monsieur le Directeur ? demanda fièrement l'élève.

- Un problème ? Certainement pas ! Je suis fier de vous, Yuri Poliakoff ! Ce comportement était digne d'un fier Fils de Durmstrang !

Le jeune homme cligna bêtement des yeux alors qu'Igor s'en allait, laissant sortir un tonitruant rire.

HP ~ PUF

Dans les couloirs de Poudlard, quatre élèves quittaient les toilettes de Mimi Geignarde.

- Tu es sûre de toi, Pansy ? Parce que c'est peut-être une autre potion, non ? demanda Vincent.

- Ecoute-moi bien, chéri ! Si tu as pris la peine de me le demander, c'est que tu connais mes compétences en potions. Dans le cas contraire, vous ne seriez certainement pas venus me déranger pour rien ! fulmina l'interpellée.

- Pansy a raison… Je l'ai suivi toute la journée et j'avoue que la potion n'est présentée dans aucun manuel scolaire, expliqua Théodore.

- Merci de ton soutien, mon Théo ! Enfin quelqu'un digne de ce nom ! Au lieu de me casser les pieds, retournons dans la Grande Salle. Notre absence sera vite remarquer si on n'arrive pas à l'heure. Théo, toi, tu vas prévenir la directrice. Tu es le plus rapide et le plus discret. Draco a le chic pour me mettre dans des situations pas possibles. Merlin, me demander de surveiller ce crapaud baveux… Enfin bref, on se retrouve rapidement ! déblatéra la jeune sorcière.

HP ~ PUF

Minerva se laissa tomber dans son fauteuil. Elle ne s'était absolument pas attendue à recevoir une délation de Serpentard mais cela lui prouvait que les choses avaient bien changé depuis l'an passé. Elle nota de façon anonyme le rapport qui lui avait été fait et rangea son parchemin.

Minerva observa la Carte des Maraudeurs que lui avait gracieusement prêté Harry. Elle sembla repérer ce qu'elle cherchait et lança son Patronus. Quelques instants plus tard, la cheminée directoriale s'illumina et trois Aurores apparurent, une jeune sorcière à l'étrange chevelure rose pétant, un grand black au crâne rasé et Alastor Maugrey, le vrai.

- Merci d'être venu si vite, Poudlard vous guidera et en ce qui me concerne, je vous retrouve plus tard.

Les trois Aurores et Minerva sourirent de connivence et partirent chacun de leurs côtés.

HP ~ PUF

Le dîner battait son plein dans la Grande Salle où toutes les rumeurs les plus folles se répandaient déjà et enflaient en tout sens. En même temps, il y avait matière à discuter.

Premièrement, Lord Peverell avait débarqué en plein cours, furieux et glacial à souhait, et avait exigé de récupérer ses enfants. Ensuite, une partie du personnel avait disparu pendant une bonne partie de la journée, annulant leur cours, et ce soir, le professeur Chourave ne participait pas au dîner, de même que l'infirmière. Et tout ceci, sans oublier le fait que personne n'avait reçu la moindre nouvelle concernant le beau Cedric Diggory, premier Champion de Poudlard.

Soudain, Minerva se leva et elle n'eut nullement besoin de faire tinter sa fourchette contre son verre pour que toutes les conversations cessent immédiatement.

- Chers étudiants comme vous avez pu le constater, aujourd'hui un Champion est porté absent et ce n'est pas pour rien. Je crois que vous êtes en droit d'en connaître les raisons ! Ce jeune homme a simplement déserté notre école ! De plus, suite à un comportement inqualifiable envers un de ses cadets, j'ai pris la décision de renvoyer définitivement l'élève Cedric Diggory qui a étudié jusqu'ici au sein de la noble Maison d'Helga Poufsouffle ! De ce fait, perdant son statut d'étudiant, je déclare officiellement Cedric Diggory, disqualifié du Tournoi des Trois Sorciers ! Une première dans l'histoire de ce tournoi… Je tiens également à vous prévenir que des Aurores viendront, au plus tôt, enquêter à la demande de l'école…

Au même instant, trois Aurores se présentèrent à l'entrée de la Grande Salle.

- Ah ben zut, on dérange ! Je vous avais dit qu'on aurait dû commencer l'enquête demain ! marmonna fortement une jeune Aurore aux cheveux roses avant de virer au gris métallique. Bon ben, tant pis, on est déjà là autant continuer…

- Ça serait bête de ne pas profiter de la présence de Madame la directrice alors qu'elle est enfin là ! répondit placidement le grand black.

- Bonsoir Alastor, Aurores ! Que peux bien signifier tout ce raffut ?

- Bien le bonsoir Minerva, je suis navré de te déranger mais le bureau des Aurores a reçu une lettre anonyme concernant la concoction de potion illicite au sein de cette école. De plus, en arrivant, on a trouvé cette jeune fille dans les toilettes des filles du troisième étage à préparer une potion des plus intéressantes ! fanfaronna le sorcier dont l'œil magique se mouvait librement sur chaque personne présente.

- Comme on n'était pas sûr de savoir quelle était cette potion, on a préféré vous l'emmener ! se défendit la jeune Aurore, faussement nerveuse. Vous avez bien un Maître de Potions ici, non ?

- Miss Tonks, grinça Severus, vous êtes toujours aussi incompétente en potions à ce que je vois.

- Oui bon ben en attendant, c'est Aurore Tonks, Snape ! bouda la seule sorcière du trio.

- C'est toujours Professeur Snape pour vous Miss ! grinça la chauve-souris des cachots.

Ce dernier se leva et jeta son regard le plus noir à la jeune femme avant d'humer les vapeurs que libérait le chaudron.

- De l'Amortensia et au dernier stade de préparation ! s'indigna-t-il alors que des hoquets de stupeur s'élevaient parmi les élèves Sang-Pur et les enseignants.

- Bon, eh bien, j'avais raison ! se vanta la sorcière. Et puis, je vous rappelle que cette potion est illégale car interdite de création, d'utilisation et de commercialisation depuis 1724, par arrêté ministériel !

- Dans ce cas, je suis au regret de vous informer que cette demoiselle, Cho Chang, est en état d'arrestation et qu'elle sera entendue dès demain, à la première heure, par la Directrice du Département de la Justice Magique et le Magenmagot.

- En attendant d'en savoir un peu plus sur un certain « Harry-chéri », ce sera Azkaban ! sentencia le grand black.

Le silence qui suivi la déclaration des Aurores et leur départ était la preuve du choc de l'école toute entière. De plus, voir le corps de la jeune asiatique ferré et stupéfié derrière le chaudron n'avait rien arrangé à leur cas. En tout cas, Minerva, Severus et l'Aurore Tonks jubilaient intérieurement. Après tout, leur jeu d'acteur était parfaitement crédible.

Les étudiants relevèrent sans mal l'expression de stupeur sur le visage de Severus et ne retinrent que davantage leur souffle.

Minerva se laissa tomber sur son siège, le plus dignement possible et Filius trop choqué, planta malencontreusement son couvert dans la cuisse du professeur de vol qui hurla de douleur. Toutefois, ce fut le flash de Colin Crivey qui les libéra de leur stupeur et un brouhaha sans nom explosa au sein de la Grande Salle.

HP ~ PUF

Du côté du manoir familial, le dîner s'était passé dans le plus grand amusement de Bellatrix qui trouvait le personnage de Xenophilius à la fois étrange et hilarant, surtout lorsqu'il le manifestait aux dépens de Narcissa.

A la fin du repas, Harry était en train de discuter avec son parrain lorsque Luna monta se coucher. Elle salua tout le monde et son père la suivit calmement. Le regard de tous se fit plus triste. Personne n'aimait voir leur petite Luna aussi fatiguée et calme.

- Luna va bien. Arrêtez de vous inquiéter pour elle, vous ne faites que l'inquiéter ! lâcha Vladimir en aidant Dobby à débarrasser.

- Mais…, tenta Fenrir.

- Vraiment ! Elle va bien. Les vampires sentent facilement ce genre de choses. Par contre votre inquiétude est louable mais arrêtez de la surprotéger. Luna est quelqu'un de fort et je ne crois pas qu'il puisse y avoir quelque chose qui pourrait vraiment la mettre à mal.

Les regards se firent sceptiques mais personne ne répondit, préférant croire en les paroles du prince moldave.

- Bon, je vais vous laisser, j'ai une importante réunion ! déclara Tom. Si vous me cherchez, je serais en salle de réunion.

Tous acquiescèrent et retournèrent vaquer à leurs occupations. Tout à coup, Harry se leva, attrapa Viktor par la main et l'entraîna dans la salle de bal. L'attrapeur bulgare se laissa faire quelque peu interloqué. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'Harry lança la musique. Il se tourna vers son désormais fiancé et lui sourit.

- C'est vrai que tu me dois toujours une danse, bébé ! susurra l'aîné.

Harry hocha simplement la tête. Le surnom était sortit naturellement de la bouche de Viktor et il fut d'autant plus heureux de voir les rougeurs apparaître sur le visage de son petit brun.

L'aîné posa sa main sur la taille de son petit-ami afin de le rapprocher et une valse commença. Ils étaient perdus dans le regard l'un de l'autre et plus rien au monde ne semblait exister. Harry remarqua qu'il n'avait jamais été aussi heureux qu'avec Viktor et il souhaitait que cet instant de quiétude dure éternellement.

- Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ça soit le cas… lui souffla son attrapeur, le regard brillant d'amour.

Le propriétaire des émeraudes comprit qu'il avait pensé à voix haute et enfouit son visage dans le torse puissant de son amoureux. Le célèbre Bulgare souffla à son fiancé à quel point il l'aimait et combien chacune de ses réactions le mettait en émoi. Ils cessèrent de danser et Harry releva un visage coquelicot et planta son regard dans celui de son vis-à-vis. Ce dernier se sentit transpercé et infiniment petit devant la déferlante d'émotions qu'il y lisait.

- Je t'aime Viktor alors ne m'abandonne jamais, implora Harry dans un murmure.

- Jamais, bébé ! Je serai toujours là pour toi. Toujours !

Ils échangèrent un baiser empli d'amour et d'une infinie tendresse. Ils ne virent jamais les quatre fouines qui les épiaient cachées dans l'entrebâillement de la porte.

Salem effectua une étrange danse de la victoire avant de se jeter dans les bras de son propre fiancé en jubilant du bonheur de son frère et de son meilleur ami. Neville et Draco hochèrent la tête, donnant leur accord aux dires de Salem. Ce dernier s'arrêta brusquement, toujours blotti dans les bras d'un Sergei ricanant qui ne relâcha pour rien au monde son étreinte. Il se retourna très lentement vers les plus jeunes et eut un sourire carnassier qui les fit frémir mais ne laissèrent rien paraître.

- Maintenant que le couple de mon Ryry chéri et de mon Krum-Krum d'amour est bien installé et sauvé, il me reste un petit Dragoninou en sucre et un Nevilus fleuritus à caser ! Avec qui va-t-on les mettre ? Ô Sergei, amour de ma vie et de mon lit, tu as une idée ? chantonna Sal.

Un rire étouffé s'entendit dans le dos de Salem. Visiblement l'héritier Novaroff trouvait la situation particulièrement hilarante. Surpris, l'aîné de Tom tenta de se dégager de la prise de son petit-ami mais sans réelle motivation. Finalement ce dernier se calma et ricana encore un peu.

- Apparemment, tu n'as pas remarqué les regards que notre petit Dragoninou-en-sucre lançait à un certain briseur de sorts ce midi. N'est-ce pas, mon amour ! déclara le russe en plantant son regard dans celui de l'héritier Malfoy qui essaya tant bien que mal de soutenir ce regard sans sourciller.

Salem réfléchit quelques secondes avant de secouer négativement la tête.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, Novaroff, répondit Draco, son ton traînant automatiquement de retour.

- Tu n'as jamais mieux porté ton nom qu'à cet instant, Malfoy ! répondit Sergei sur le même ton.

- Bien évidemment ! Je suis un Malfoy et un Malfoy…

- Fais toujours preuve de mauvaise foi ! se mêla Harry qui avait entendu le rire de Sergei.

- Ceci dit, on l'a tous vu passer fier comme un coq devant l'aîné des Weasley avec son petit sourire aguicheur… prononça difficilement Neville qui se retenait de rire, histoire de ne pas braquer davantage leur blondinet. En tout cas, bon courage, l'ami.

- Pourtant le rouquin ne semblait pas insensible à notre Dray ! Il avait plutôt l'air réceptif même… réfléchit Viktor plus pour lui-même.

Seul le silence accueillit cette réflexion. Tous les regards se posèrent sur le Bulgare qui haussa un sourcil face à leurs réactions.

- Quoi ?! s'écria Draco d'une voix aigue.

- Quoi, quoi ? Vous n'aviez pas remarqué ? reprit l'attrapeur de la Bulgarie. Bon ben en attendant, il se fait tard et la journée a été longue pour tout le monde alors… Au lit ! Tu viens, bébé ?

- J'arrive mon cœur, je vais voir Papa et je te rejoins, sourit Harry.

Les quatre fouines les regardèrent s'éloigner et Sergei fit semblant de pleurer.

- Tu te rends compte ? On a droit à du « bébé, mon cœur, etc. » Les enfants grandissent si vite ! Et si on essayait d'en faire d'autre vu la vitesse à laquelle ils grandissent ? ajouta le Russe, le regard malicieux.

Salem leva les yeux au ciel, et mima un « j'arrive » et embrassa les deux plus jeunes sur le front.

- Allez, ne tardez pas trop mes poussins ! Bonne nuit. Ah et Neville, demain on discutera de ton cas. Ne pense pas pouvoir fuir cette conversation.

- Ce n'était pas mon intention. Je dirais bien que Susan Bones me plaît beaucoup mais c'est un secret donc je ne peux pas te le dire…

Salem lui répondit d'un clin d'œil et s'éloigna d'un pas guilleret. Draco fronça les sourcils et demanda à son ami où se trouvaient les jumeaux et leur vampire. Neville haussa les épaules et reconnut qu'il ne les avait plus vus depuis le repas et n'avait pas cherché à les retrouver de peur de les déranger.

HP ~ PUF

Vladimir était assis sur le rebord de sa fenêtre, le vent glacial de ce début d'année lui faisait le plus grand bien. Il réfléchissait aux paroles de son père. Lorsque Tom l'avait appelé dans son étude dès son retour de chez les Lovegood, jamais il ne se serait attendu à ce qu'il lui donne un contrat de mariage pré-rempli engageant les jumeaux Weasley et lui. Le chef de clan lui avait dit qu'il avait perdu suffisamment de temps comme cela et qu'il était temps qu'il se bouge. Il le savait parfaitement qu'il faisait traîner les choses entre les jumeaux et lui. Cependant il avait un énorme problème. Avoir deux calices signifiait engager son cœur, son âme et sa magie mais en tant que Prince Vampirique, il l'avait déjà engagé au service de Salem et Harry. Il ne pourrait jamais leur faire faux bond.

On toqua à la porte de sa chambre et sans même bouger, le vampire invita la personne à entrer. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir l'aîné de la fratrie. En effet, Salem venait d'apparaître devant lui, enroulé dans un plaid blanc, les cheveux lâchés et légèrement décoiffés.

- Mon Roi, chuchota doucement le vampire.

- Alors on en est là maintenant ? demanda le jeune seigneur d'une voix calme.

Vladimir fonça les sourcils, cherchant activement où il s'était trompé. Salem vint se poster à ses côtés et frissonna sous la morsure du froid. Vladimir le vit faire et s'apprêta à descendre dans le but de fermer la fenêtre mais son frère l'arrêta dans son mouvement et se jeta un sort de chaleur.

- Tu n'as pas besoin de choisir, il y a toujours moyen de concilier les deux.

Devant les paroles sibyllines de son souverain, le vampire souffla doucement. Il n'avait pas envie de choisir entre sa famille et sa part vampirique.

- Et tu n'as pas à le faire, lui souffla Salem. Je n'ai pas besoin de lire tes pensées pour savoir ce qui te perturbe. De temps en temps, tu as tendance à oublier que tu es le plus âgé. J'ai souvent l'impression de te regarder t'éloigner de nous. TU fais parti de cette famille plus que quiconque et j'aime mon stupide vampire de frère autant que j'aime mon chaton. Si tu n'étais pas là, je n'aurais jamais pu arriver aussi loin dans la construction de cette famille. Les jumeaux font partis de cette famille, également. Je te rappelle qu'Harry et Luna sont leurs petits frères de magie.

Il s'arrêta dans sa tirade et jeta un regard en coin au Moldave qui semblait le voir pour la première fois. Il secoua la tête et se laissa tomber contre son frère avant de reprendre la parole.

- Ne me demande pas comment cela est possible mais bien que Luna soit très proche de nous, notre point de rassemblement reste Harry. Tout semble graviter autour de lui, les ennuis, nos joies, la famille, nos décisions. Honnêtement, je devrais être jaloux que quelqu'un puisse être aussi lumineux que moi, ricana-t-il, pourtant je n'ai jamais été aussi fier et heureux d'apporter le sourire à quelqu'un comme lui. Il est unique d'une façon différente de tous ceux que j'ai pu rencontrer. Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai réussi à me réconcilier avec Poliakoff aussi facilement. Ne laisse pas ton bonheur passer sous ton nez pour des questions aussi futiles.

- Harry et toi êtes devenus une part intégrale de mon âme, j'ai l'impression d'avoir attendu toute ma vie de vous rencontrer, expliqua le vampire. C'est comme si j'étais incomplet avant de vous rencontrer, avant de vous trouver. Vous aimer a été tellement simple et rapide que je ne sais pas si je ne me trompe par rapport aux jumeaux. J'aime mes frères plus que tout mais j'ai si peur de faire une erreur et d'enchaîner George et Fred à moi pour l'éternité.

Salem planta son regard dans celui de son frère. Il débordait de sérénité et de calme. Rares étaient les personnes qui avaient déjà pu voir Salem à la fois si calme et pourtant si vulnérable. Vladimir ricana doucement en se disant que les autres étudiants de Durmstrang paieraient vraiment très cher pour avoir une telle vision du légendaire Riddle-Gaunt. Une fois qu'il eut expliqué à son frère la raison de son soudain amusement, le calme revint.

- Dis grand frère, tu veux que je te prouve que tu ne fais nullement erreur sur les jumeaux ? demanda soudainement le jeune seigneur.

Vladimir eut un moment de flottement. C'était la première fois que Salem l'appelait comme cela et il ne put s'empêcher d'avoir un immense sourire que Salem lui qualifia d'extrêmement attendrissant. Pour toute réponse, il hocha simplement la tête et Salem lui déposa un léger baiser sur les lèvres. Tout aussi rapidement qu'il s'était approché, il recula et sourit.

- Alors ça te fait quelque chose ? demanda-t-il.

- Euh… non… Rien.

- Ton vampire en a pensé quoi ?

- Que mon frère était très affectueux ! sourit Vladimir avant de comprendre. Je ne me trompe pas pour les jumeaux ! Ce sont bien eux mes âmes-sœurs !

- Je sais, je suis génial ! J'aurais pu m'ouvrir les veines mais je doute que tu n'apprécies l'idée.

Un grondement sinistre lui répondit et Salem leva les yeux au ciel, amusé plus que tout.

- L'attachement que l'on se porte, peu de personne pourraient le comprendre mais les jumeaux le comprennent et même le respecte. Ne perds pas de temps, va me faire ce lien et par-dessus tout ne t'inquiète pas. Tu as le soutien de tes frères ! sourit Salem en sortant de la chambre en offrant un magnifique clin d'œil à son vampire de frère.

Il quitta la chambre et descendit les escaliers jusqu'à la chambre de Luna et entra doucement. L'espace d'un instant, il crut voir une ombre blanche au dessus de Luna et se précipita jusqu'à elle. Tout semblait normal et il soupira de soulagement. Il se rendit compte que la chambre était froide et alluma la cheminée. Luna dût sentir sa présence car elle ouvrit les yeux et se redressa doucement.

- Sal ?

- Tout va bien ma luciole ! Je venais juste voir comment tu allais, lui sourit-il.

- Ça va, Sal. Ne t'inquiète pas…

- Je sais. Ta magie est juste en train de changer de forme… mais c'est malheureusement épuisant.

- Que ?

- Comment je le sais ? Luna, Luna ! Depuis le temps, tu devrais savoir qu'on peut difficilement me cacher tout ce qui a attrait à la magie et à l'esprit, ricana l'aîné.

- Pourquoi tu n'en as parlé à personne ?

- Parce que tu ne l'as pas fait, tout simplement. Je te fais confiance et si tu as décidé d'avoir tes secrets, je les respecte. Ceci dit, je ne cautionne pas forcément mais je te fais confiance et c'est le plus important.

- Merci Sal ! sourit franchement la plus jeune, les larmes aux yeux. Je ne sais pas quand ça terminera mais c'est pour bientôt.

- Très bien alors dépêche-toi de redevenir mon énergique petite sœur ! ordonna gentiment le jeune homme.

- Promis ! Mais…

- Il y aura sûrement du changement ? Oui je le sais, un noyau magique n'évolue jamais sans raison et tu sais ce qui en est la cause mais tu ne peux pas encore le dire. Très bien, je ne poserai aucune question ! sourit-il en se levant.

Il embrassa le front de la jeune sorcière et disparut en lui souhaitant une bonne nuit. Dans les couloirs, il sourit doucement et aperçu l'ombre de Vladimir entrer dans la chambre des jumeaux. Il ricana et jeta un sort de silence sur les appartements et retourna retrouver son petit-ami qui l'attendait pour de nouveaux ébats.

HP ~ PUF

La porte de la chambre des jumeaux se referma sur un vampire au sourire presque effrayant. Il se rapprocha lentement du lit à baldaquin de ses futurs calices et raviva le feu mourant de la cheminée avant d'éclairer faiblement la pièce. Les rideaux du lit étaient fermés et le vampire fronça les sourcils en remarquant qu'un sort y avait été posé. Il ouvrit lentement l'un des voiles et fut foudroyé par la vision.

*** LEMON ON***

Devant lui, Fred s'offrait outrageusement à son jumeau. Ce dernier pilonnait allègrement son reflet qui semblait mourir de plaisir au possible. Malheureusement pour Vladimir, le sort posé ne lui permettait en aucun cas d'entendre ces sons bénis. Cela le frustra au maximum et il le leva d'un puissant informulé.

Les tornades explosives sursautèrent avant de reconnaître leur vampire.

- Euh… Vlad ?! firent-ils les deux en chœur.

- Euh… désolé de vous dévorer… déranger ! De vous déranger ! se rattrapa-t-il.

- Lapsus révélateur, si tu veux mon avis, Gred !

- Trop révélateur pour l'ignorer, mon cher Forge !

- Oui bon… Je dois vous parler… Enfin je devais…

Les jumeaux se tournèrent l'un vers l'autre et échangèrent un regard plein de malice qui ne présageait rien qui vaille.

- Peut-être que notre vampire souhaiterait nous rejoindre… susurra Fred.

Vladimir était incapable d'aligner deux mots et ne pouvait décrocher son regard de la position lascive de Fred. Sous l'impulsion de George, le vampire se retrouva affalé sur le lit. En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, les jumeaux se retrouvèrent à se disputer le sexe de leur vampire.

Finalement, ils finirent par se mettre d'accord pour le plus grand plaisir du Moldave. Alors que George suçait voracement l'épaisse verge de leur futur amant, Fred tentait de gober les bourses pleines. D'un coup d'œil, les deux frères se mirent d'accord et décidèrent d'échanger leurs friandises. Vladimir était maintenu par les mains de Fred qui lui taquinait le gland de sa langue.

Vladimir ne sut jamais le temps que dura sa torture. Il n'était plus que gémissements rauques et ronronnements. Tout ce qu'il sentit fut le moment où il atteignit le plaisir le plus foudroyant de toute sa vie. Il fut si puissant que le vampire finit par jouir sous les vagues de plaisir. Alors que les jumeaux s'épanchaient de la semence de leur vampire, une étrange marque apparut sur leur nuque. Soudain une puissante vague de plaisir les dévasta et les deux jouir sans même s'être touchés.

*** LEMON OFF ***

Lorsque Vladimir constata que les jumeaux continuaient à gémir en restant affalés sur lui, pris d'une étrange fièvre et de violents spasmes, il réalisa ce qu'il se passait. Il découvrit un tatouage étrange sur leur cou et jura en reconnaissant le symbole des Lunes de l'Etoile Sanguinaire, deux croissants de lune réunis sur une étoile d'un rouge écarlate. Cependant le tatouage était incomplet. Les lunes n'avaient aucune couleur alors qu'elles auraient dû être d'un bleu pâle.

Le vampire se mordit violemment la langue afin de se blesser et laissa son sang couler dans la gorge de ses désormais calices. Il leur massa la gorge afin de les forcer à déglutir. Ce ne fut qu'une fois que Fred et George eurent tous les deux bu qu'ils se calmèrent. Le prince vit les traits de ses calices se détendre et il vérifia la marque de chacun. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que les lunes étaient maintenant d'un bleu sombre entouré d'un relief doré. Il soupira de soulagement et sentit une douce chaleur sur son torse. Il se leva d'un bon et admira son torse puissant le même symbole que les jumeaux. Cependant les couleurs bleu et or étaient inversées au niveau des lunes. Le vampire en lui rugit de plaisir et d'amour. Ce symbole était la preuve absolue que les jumeaux étaient désormais siens pour l'éternité. Toutefois, il devrait faire quelques recherches sur les couleurs du tatouage pour en connaître la pleine signification. Le vampire se laissa tomber entre ses calices et les enserra amoureusement avant de sombrer dans la douce torpeur du sommeil.

HP ~ PUF

Il n'était pas loin de trois heures du matin lorsque Tom quitta enfin la salle de réunion. Ses derniers partisans venaient de quitter le manoir et seulement à ce moment, le patriarche se permit de souffler. Il entra dans sa chambre et fut surpris de trouver Regulus toujours éveillé. Son compagnon était si absorbé par sa lecture qu'il sursauta lorsque Tom s'adressa à lui.

- Tu ne dors pas encore, Reg !

- Je t'attendais, sourit Lord Black.

- Tu n'étais pas obligé… Tu dois être épuisé !

- Ne t'inquiète pas, ta journée a été aussi longue que la mienne.

Alors que le couple allait échanger un langoureux baiser, un hurlement des plus sinistres raisonna dans toute l'enceinte du manoir, faisant vibrer meubles et fenêtres. Les deux hommes s'élancèrent dans les couloirs puis vers les escaliers où ils retrouvèrent tous les autres sauf Vladimir, les jumeaux et Luna.

Un frisson glacial parcourut la nuque d'Harry. Sans crier gare, le petit brun prit la direction de la chambre de la Serdaigle. Salem et Xenophilius le talonnaient sans un mot.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la chambre de Luna, une brume blanche et réfrigérante s'échappait de sous la porte. La porte s'ouvrit sur une Luna aux cheveux d'un blanc lunaire. Son visage était fatigué mais elle semblait avoir une meilleure mine. Lorsqu'elle ouvrit la bouche, tous reculèrent face à la voix d'outre-tombe.

- Deux âmes se sont éteintes cette nuit pour mieux renaître ! Trois âmes ont à jamais fusionné dans cette demeure.

Les autres adultes échangèrent un regard d'effroi alors que Salem soupirait de soulagement.

- Je vois que tu es enfin réveillée ma Luna ! s'exclama son père.

- En effet, père. Bonsoir mon Ry, Sal !

- Par Salazar, que se passe-t-il ici ? s'énerva Tom.

Xenophilius Lovegood jeta un regard ennuyé à Tom et prit la parole.

- C'est une longue histoire… Je vous la raconterai demain matin. En attendant, nous avons besoin de sommeil et Luna également.

Tom s'apprêtait à dire sa façon de penser à cet étrange personnage lorsque Salem le supplia du regard d'obtempérer. Le père soupira d'un air fataliste et tourna les talons en maugréant. Tous firent de même sauf Luna, Harry, Viktor et Salem. Les deux derniers observèrent les plus jeunes avant de secouer la tête d'amusement.

- Je te le confie, Luna ! sourit Viktor en tirant son meilleur ami. Toi, tu viens avec moi !

- Mais je voulais savoir aussi ! Je suis sûr que ça doit être super intéressant ! Moi aussi, je veux savoir ! cria Salem d'un ton implorant.

Le Bulgare ignora totalement la complainte de son fou de meilleur ami et ne démordit pas. Luna amena son propre meilleur ami dans sa chambre et commença à lui expliquer.

- Je sais que tu as beaucoup de questions... Avant tout, tu dois savoir que la famille Lovegood est une très ancienne famille de sorciers. Il y a environ treize générations de cela, un de mes ancêtres est tombé amoureux d'une femme venue des terres de l'Irlande. En réalité, la femme était une créature magique extrêmement puissante et néfaste pour qui la cherchait…Le sorcier était marié et avait un fils. Malgré tout, il eut une fille avec sa maîtresse. A l'époque, l'enfant fut appelé illégitime et maudit car né d'une femme autre que l'épouse de cet homme, Iscarus Lovegood. L'enfant fut malgré tout reconnut comme un Lovegood et c'est ainsi que la branche secondaire des Lovegood naquit. C'est pour cette raison que la partie de la famille dont je descends ne possède aucun titre. Cependant, contrairement à se belle-mère, l'héritier de la branche principale ne rejeta jamais sa demi-sœur. Ils grandirent ensemble et devinrent très vite complices, capables de faire les quatre cent coups tout en veillant continuellement l'un sur l'autre. Un beau jour, la jeune fille finit par apprendre le secret de sa naissance et la raison du comportement des autres envers elles mais jamais elle n'eut à se plaindre de son père ou de son demi-frère. Malheureusement, à la mort de la belle-mère, un étrange phénomène se produisit. La veille du décès de cette dernière, la jeune fille, alors âgée de dix-sept ans, se mit à hurler durant une nuit entière, une nuit sans lune... Les membres de la famille, effrayés, accusèrent la jeune fille d'avoir assassiné sa belle-mère afin de la faire chasser du domaine. Son frère partit à sa recherche et la retrouva en larme assise sur un arbre au dessus d'un lac. La jeune fille lui révéla ce qu'elle avait appris, ce qu'elle était vraiment. Son frère et ami ne la chassa pas mais lui offrit la chance de choisir à qui sa descendance voudrait se lier. Depuis, chaque fois que le sang de notre ancêtre se réveille en nous, nous devenons les messagères du destin. C'est maintenant mon cas… expliqua calmement Luna, le regard toujours tourné vers l'extérieur.

Harry resta un long moment silencieux. Il observait la fine silhouette de Luna qui n'avait pas osé le regarder en face durant toute son explication. Ses longs cheveux toujours blancs flottaient dans son dos. Ils semblaient animés par un vent invisible et la brume réfrigérante entourait la jeune Serdaigle tel un voile vaporeux. Harry avait écouté le plus religieusement possible tout ce que sa meilleure amie lui avait annoncé. Il ne savait pas pourquoi mais il avait le sentiment que ce moment était des plus importants. Et soudain, il se remémora d'un cours que lui avait enseigné Viktor sur les créatures magiques humanoïdes. A cet instant, tout s'éclaira dans son esprit et il comprit qui était vraiment Luna.

- Des cheveux blancs, un cri déchirant à réveiller les morts mais qui en fait les annonce… Dis Luna, tu ne serais pas une Banshee par hasard ?

La petite blonde offrit son premier vrai sourire depuis ce qui semblait être une éternité.

- C'est effectivement ce que je suis maintenant… répondit-elle simplement. Est-ce que je te fais peur ?

- Euh ça veut dire que tu n'es plus une sorcière ? demanda Harry avec le regard plein d'excitation, ignorant totalement la question absurde de la blonde.

- Bien sûr que si ! Les Banshees sont des créatures magiques et on trouve parmi elles les plus puissantes sorcières. Cependant, une fois liée à une famille, elles deviennent immortelles… Je suis liée à ta famille mais avant tout à toi depuis l'instant où tu as commencé à me considérer comme ta petite sœur et c'est pour ça que j'ai pu transplaner lorsque l'âme d'oncle Tom a été attaquée par le nargole des ténèbres. C'est à ce moment précis que mes pouvoirs ont commencé à s'éveiller.

- Décidément, on t'en fait voir de toutes les couleurs ! geignit le petit brun.

- Idiot, c'est normal de veiller sur son meilleur ami et grand frère !

- Mouais… mais pourquoi maintenant ?

- Tout simplement parce que plus que jamais vous aurez besoin d'aide pour faire face à tout ce qui se prépare… Une Banshee peut être un simple observateur tout comme elle peut choisir de devenir une farouche protectrice et faire basculer le destin.

- Quel est le prix à payer pour ça ? demanda automatiquement Harry en plissant les yeux. Je sais très bien que ce genre de choses a forcément un coût.

- Tu n'as pas tort mais tu n'as pas raison. Repousser la mort, l'écarter ou l'évincer est un de nos pouvoirs et nous n'avons aucun compte à lui rendre pour peu que nous soyons bien traitées par nos protégés. Donc oui il y a un prix et non tu n'as pas à t'en faire. Personne n'a besoin de changer quoique ce soit. Vous m'avez accueilli et traité avec respect alors même que vous ne compreniez pas toujours ce que je disais mais en plus, vous m'avez toujours fait confiance et ça n'a pas de prix. Et tout ça a été grâce à toi, mon Ry. Tu es quelqu'un d'exceptionnel !

Harry ne put s'empêcher de rougir et de bafouiller une excuse débile. Ce fait fit la petite Luna éclater de rire alors que son meilleur ami lui tirait la langue. Et puis soudain, il se rappela des premières paroles de Luna.

- Tu as dis que deux âmes s'étaient éteintes et que trois avaient fusionné ! Ce sont les jumeaux avec Vlad, c'est ça ?

Luna lui offrit un sourire éblouissant et un clin d'œil complice.

- On dirait bien que Vlad s'est enfin décidé à en faire ses calices ! Le lien a été créé mais on dirait qu'il n'est pas vraiment complet. Enfin bon, je te conseille d'éviter la chambre des jumeaux avant quelques jours !

- Je crois que c'est une excellente idée, on devrait prévenir les autres, histoire d'éviter un traumatisme.

Les deux discutèrent jusqu'à l'aube. Finalement, Harry fut le premier à s'endormir. Luna sourit en voyant son frère affalé contre le montant du lit. La brume qui l'entourait partit droit sur l'endormi et le recouvrit doucement. Contre toute attente, Harry poussa un léger soupir de contentement.

- Une dernière chose, mon pouvoir me vient de la lune et je contrôle l'eau et l'air sous tous leurs états ! murmura la petite blonde avant de sombrer également.

HP ~ PUF

Au petit déjeuner, Salem était surexcité. Tout comme les autres habitants du manoir, il avait hâte d'entendre l'explication du père de leur petite princesse. Cependant, personne ne s'attendait à de telles révélations et les réactions furent des plus énergiques. Etre protégé par une Banshee n'était plus arrivé depuis des siècles, du moins à leur connaissance. Les dernières vieilles familles à en avoir eut une remontaient au quinzième siècle selon Lucius. Cependant les indications de Xenophilius certifiaient le contraire.

- D'ailleurs, c'était la même brume hier soir que celle qui est sortie de votre coffret ! lança Bellatrix en s'adressant au blond excentrique.

- En effet, elle est appelée Le souffle des souvenirs !

Devant les regards perdus des autres résidents, Remus leur conta leur arrivée chez les Lovegood.

# Flashback

Vladimir, Bella, Cissa et Remus avaient transplané directement devant la maison de Luna. Comme à son habitude, la maisonnette était entourée de toutes sortes de babioles plus étranges les unes que les autres. Vladimir observait avec attention les nombreux guirlandes faites de bouchons de Bièraubeurre, suivit de Remus. Les sœurs Black allaient ouvrirent la porte lorsque le loup les retint.

- Ça sent le sang ! Soyez prudents ! grogna Remus.

Aussitôt les baguettes se dégainèrent et Vladimir ouvrit lentement la porte. Ils tombèrent sur un spectacle assez particulier. Trois Aurores gisaient au sol dans une plaque de liquide carmin gelée tandis que Xenophilius Lovegood se tenait devant eux, une étrange boîte en main d'où sortait une étrange brume glaciale.

- Que s'est-il passé ici ? murmura Narcissa, plus pour elle-même, en observant les corps gelés.

- Ils sont entrés, ont exigé que je les accompagne pour sauver Luna mais la boîte a murmuré qu'ils mentaient. Je les en ai informé, ils ont voulu m'attaquer ou détruire la boîte, je ne sais pas trop, les sorciers sont parfois d'étranges créatures… Toujours est-il que la boîte s'est ouverte pour les punir.

Les quatre envoyés du Manoir Salrymir échangèrent un regard incrédule. Toutefois, Vladimir s'avança vers le père de Luna, attirant ainsi son attention.

- Oh mais c'est le jeune vampire de ma Luna ! Flatimir, c'est ça ?

- Vladimir… rectifia le Moldave.

- Oui c'est ce que je disais ! Luna m'a beaucoup parlé de toi et de tes frères ! Oh mais il y a aussi toute la crème de la société, Lady Malfoy, et également l'enseignant loup-garou, Monsieur Lupin ! Que de beau monde dans ma modeste demeure ! Vous prendrez bien une tasse de thé de fleur de canaille-momille ? Elles ont été ramassées ce matin-même durant ma chasse aux nargoles.

- Merlin, quel est cet étrange personnage ! gémit Bellatrix.

- Je suis Xenophilius Lovegood, directeur et rédacteur en chef du Chicaneur et père d'une charmante jeune fille prénommée Luna.

- Monsieur Lovegood…

- Appelez-moi Xenopilius, mon garçon ! Ma fille m'écrit souvent à votre propos.

- Xenophilius, nous aimerions que vous veniez chez nous… Il se pourrait que votre vie soit en danger ici…

- Oh mais je ne peux pas encore partir, je dois d'abord faire le ménage ! Et puis, Amos Diggory, vous savez notre voisin de la colline d'en face, doit passer prendre le thé dans quelques instants.

- Diggory ?! s'étrangla Remus.

- Oui, il m'a écrit une missive ce midi pour discuter. Il voulait me parler de nos enfants qui s'entendent si bien… Où ai-je bien pu ranger cette lettre ?

- Peut-être devrions-nous rester prendre le thé également, susurra Lady Lestrange.

- Excellente idée ! Donnez-moi juste le temps de nettoyer ce carnage et je suis à vous ! Il ne faut jamais mentir. C'est très mal ! continua l'étrange sorcier en dissertant seul sur les vertus de la vérité sous l'expression grimaçante de Narcissa et ennuyée de Bella.

Flashback #

- Donc si je comprends bien, c'était un piège de Diggory père avec l'aide de Fudge… grommela Fenrir.

- En effet, mon ami, mais ma Luna m'avait déjà prévenu ! expliqua l'hystérique personnage.

Soudain, une cohue de chouettes arriva. Elles délivrèrent leurs messages et journaux en tout genre avant de disparaître. Tom ramassa machinalement la Gazette du Sorcier et bloqua sur le titre. Il eut soudain un énorme éclat de rire. Toutes les têtes le regardèrent avides d'explications.

- Minerva est une véritable Serpentard !

« L'ex-Champion Diggory renvoyé de Poudlard !

Hier soir, au dîner, Minerva Mc Gonagall a officiellement annoncé le renvoi définitif et catégorique du septième année Cedric Diggory, Premier Champion de Poudlard.

La très respectée directrice de Poudlard a expliqué que ce renvoi était dû au comportement inqualifiable de l'ex-Champion envers un de ses cadets. Votre dévouée reporter, c'est-à-dire moi-même, Rita Skeeter, ai mené l'enquête et ai trouvé des faits effrayants !

Il semblerait qu'à plusieurs reprises, le Poufsouffle ait attaqué Harry Riddle-Potter-Gaunt devant de nombreux témoins comme me l'ont rappelé mes sources ! Comme vous le savez tous désormais, le jeune descendant des Fondateurs, Gryffondor et Serpentard, participe à cet effroyable Tournoi magique contre son gré !

Non content de voir son camarade subir une telle pression, le septième année a, à de nombreuses reprises, tenté de supprimer et d'intimider le jeune Harry, qui est un jeune homme absolument charmant que j'ai eu l'occasion de rencontrer à l'occasion d'interviews.

Le nom de la victime du Septième année n'a pas été mentionné mais il est presque certain que le nom de sa victime est le jeune propriétaire de Poudlard, Harry Rigel Riddle-Potter-Gaunt-Peverell-Gryffondor-Serpentard, de son nom complet !

Vous trouverez en page 3 et 4 de nombreux clichés incriminants l'ex-Champion !

Rita Skeeter »

Tom termina la lecture et sous les yeux ébahis des autres face à la rapidité de Minerva et de Rita Skeeter. Les photos des pages 3 et 4 montraient le regard haineux de Diggory avant la première tâche, dans la tente. Ensuite, il y avait d'autres photos mettant toujours en scène Diggory vis-à-vis d'Harry. Cependant la dernière photo fut un grand choc pour Tom dont les yeux virèrent immédiatement au rouge sang. On y voyait Harry en tenue de bal, maintenu par Diggory et bloqué contre un mur qui se débattait pour faire lâcher prise à son opposant.

Le journal disparut des mains du père et un grondement sinistre raisonna dans toute la pièce. Vladimir qui s'était enfin réveillé, avait entendu la lecture de son père en descendant les escaliers. Il savait que son petit frère chéri avait été attaqué par le « bellâtre au balai dans le cul » mais il y avait une différence entre savoir une chose et la voir. Le vampire en Vladimir gronda sinistrement, incapable de porter ses yeux ailleurs que sur cette photo où transparaissait la détresse de son frère.

Le journal lui fut arraché par un Salem furieux dont la magie pulsait par vague hors de son corps. Le jeune seigneur avait vu l'image dans l'esprit de son frère vampire mais l'avoir sous les yeux était cent fois pire. Toute la vaisselle explosa littéralement et un vent magique se déchaîna dans la pièce. Toutes les têtes se tournèrent vers Regulus et Salem qui tenaient le journal. Aussitôt, tous les occupants sortirent rapidement laissant les frères et les pères seuls.

Dans la salle de détente, Lucius ouvrit l'exemplaire qu'il avait reçu et eut un sourire promettant mille tortures. Un regard à Narcissa et Bella l'informa qu'elles n'en pensaient pas moins.

Il tourna la page suivante et tomba sur un nouvel article intitulé « Arrestation à Poudlard ». Cette fois, l'article dépeignait l'arrestation de Cho Chang, fille d'une employée ministérielle. L'article contait l'intervention des Aurores Nymphadora Tonks, Kingsley Shacklebolt et AlastorMaugrey qui enquêtaient sur l'événement Diggory et qui avaient découvert la jeune fille de la Maison de Serdaigle, concoctant une potion interdite, de l'Amortensia. Le procès de la jeune fille était annoncé pour le lendemain alors que les investigations avaient, semble-t-il, déjà été entamées.

Lucius salua tout le monde et partit illico presto au Ministère afin d'être aux premières loges des découvertes sur le crapaud baveux et le déchet Diggory. De plus, il devait passer voir Amelia Bones pour se renseigner sur l'avancée de l'affaire Fudge. Ce n'était pas encore pour aujourd'hui qu'ils auraient la paix mais il gardait espoir. Après tout, un Malfoy ne baissait jamais les bras face à l'adversité.

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Voilà !

C'est fini pour aujourd'hui !

J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à me laisse votre avis ^^

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !