Mardi 13 août 1996
Chère Marie,
Aujourd'hui, les premiers journaux parlant de l'interview d'hier sont parus. Le Monde Magique en tête. Je me suis d'ailleurs officiellement abonnée au journal. Bien plus intéressant que le Prophet : ils parlent de l'actualité internationale, eux. Les journaux sont plutôt favorables. La journaliste du Monde raconte même son étonnement entre ce qu'elle a perçu hier de ma personnalité, plutôt « fraîche et agréable », et ce que les journaux britanniques, à commencer par le Prophet, racontent depuis le début de l'année. J'ai été flattée de voir qu'on pouvait m'apprécier et ne pas me considérer comme une bêcheuse arrogante.
Les articles vont sortir tout au long du mois, au fur et à mesure des différents quotidiens, hebdomadaires, mensuels... Fleur nous a promis de nous envoyer toute coupure de presse parlant de nous, afin de nous aider à suivre notre image. La France, c'est déjà l'étranger, et ils auront forcément un point de vue plus détaché sur l'actualité britannique que les journaux locaux.
Et sinon, aujourd'hui, nous avons visité Lyon ! Enfin... j'ai joué les guides pour mes amis, puisque je connais bien la ville.
Haha, toute une aventure de traîner des sorciers n'ayant pas l'habitude du monde non-magique dans les transports en commun ! Heureusement, c'est le mois d'août, et c'est plutôt tranquille. J'étais un peu perdue, je dois le reconnaître : il n'y a pas de trams ! Apparemment, ils sont plus récents que 1996. C'est sans doute pour ça qu'ils ont meilleure mine que ceux de Saint-Étienne... Et les lignes de métro sont moins étendues, aussi, mais elles couvrent déjà les secteurs que nous voulions fréquenter. Tant pis pour les trams... Je voulais les prendre, pour ne pas trop prendre le métro... Quand tu l'a pris pendant trois ans, tu es contente de rester en surface quand il fait beau. Nous avons du nous rabattre sur les trolleys que je connais moins, mais on s'est bien débrouillés quand même.
Nous avons été dans le vieux Lyon, et nous sommes montés petit à petit vers Fourvière, en passant par le théâtre gallo-romain et un temple dédié aux dieux celtes, complètement caché des non-magiciens. Les autres n'ont pas compris pourquoi je tenais tant à les emmener voir une cathédrale, alors que je n'ai jamais caché mon athéisme, mais Fourvière vaut le coup, franchement. C'est une des plus belles églises que j'ai jamais vues. Et le point de vue sur Lyon est juste imprenable, avec la Saône et le Rhône et Bellecour et la Croix-Rousse...
D'ailleurs, on y a été à la Croix-Rousse, voir les lieux où les canuts travaillaient la soie. Il y a même des canuts sorciers, qui fabriquent de la soie animée, où les motifs de chevaux, de licornes, de dragons, bougent sur les rubans et les tissus. Ces canuts sorciers travaillent encore aujourd'hui, et on a pu visiter leur atelier, et les voir faire. C'est fascinant. L'enchantement qui permet l'animation est placé dans le fil même, et comme ça, lorsque la navette passe dans la trame et ajoute une rangée, le sort est comme fixé. Et plus la soie est pure, ou alors mêlée à un matériau précieux comme de l'or, de l'argent... plus le sort est stable. Donc ces soieries, même sans compter le sortilège, sont extrêmement précieuses.
Harry s'est commandé une robe de sorcier, en belle soie d'un rouge si sombre qu'on dirait du noir, et avec un lion animé sur la poitrine, à la place du blason Potter. Les couturières ont d'abord cru qu'il pensait à la ville de Lyon avant que j'explique que non, le lion doit être celui des Potter, et non celui de la ville (ils ne sont pas tournés dans le même sens et celui des Potter est plus... debout que celui de Lyon...).
Il m'a commandé une robe de soirée, aussi, magnifique : la soie est verte émeraude avec des reflets bruns, ce qui donne un effet très... nature. Et cet effet est renforcé par le brocard, un motif de feuilles en arabesques, sur tout le bustier de la robe, et avec quelques « branches » qui descendent dans les jupes. Ces motifs sont presque ton sur ton, mais on peut trouver ici et là des fleurs, des oiseaux, des petits animaux... placés discrètement mais qui donnent un effet très vivant. Surtout que c'est du brocard magique, donc les feuilles et les fleurs bougent légèrement, comme sous l'effet d'un vent doux, et les animaux bougent un peu aussi : les oiseaux secouent leur tête ou leur ailes, les écureuils se roulent en boule sur la branche, puis se redressent pour s'asseoir... Quand les couturières ont décrit la soie avant de la montrer, j'ai eu peur de quelque chose de très kitsch, mais en fait, c'est juste somptueux. Les motifs colorés n'accrochent pas l'œil, mais permettent de relever l'ensemble, qui serait assez terne, sinon, et trancherait avec la soie pleine de reflets qui sert de support au brocard.
La robe sera composée d'un bustier façon corset, mais qui ne serre pas autant, avec une longue jupe ample, et deux larges bretelles couvrant les épaules. Comme le tissu est riche, le design de la robe est plutôt simple. Et j'ai découvert à quelle vitesse travaillent les couturières sorcières... Le temps de choisir ma robe et celle de Harry, les patrons étaient déjà presque terminés et testés sur deux mannequins à nos mesures. Mais la suite sera beaucoup plus lente : pour préserver le sort des tissus, il faut que l'assemblage des vêtements se fasse à la main, sans magie. Du coup, ils ne seront pas terminés avant la fin de nos vacances, et nous les recevrons directement à Lions' Rock. Et nous avons déjà reçu les consignes pour l'entretien des vêtements, toujours sans magie.
J'ai failli dire non à la robe : c'est un trop beau cadeau, et avec les codes de la haute société magique britannique, je ne vais pouvoir porter cette robe qu'une fois ou deux à des apparitions publiques, puis elle devra rester dans mon armoire, ce qui est un pur gâchis. Mais l'avantage de toutes ces années passées avec Harry, c'est que je sais quand je peux dire non ou pas. Là, en l'occurrence, j'aurais pu, en apparences, mais il m'aurait commandé une robe en secret pour me faire la surprise une fois de retour à la maison. Alors autant me montrer moins bornée que lui, et ça me donne l'occasion de choisir le tissu et les motifs. Et au grand sourire satisfait qu'il affichait, cet imbécile sait parfaitement que je suis passée par ce raisonnement avant d'accepter.
Ensuite, nous sommes allés faire un tour du côté de l'Université, sur les quais du Rhône. Les bâtiments sont partagés entre Lyon 2 et Lyon 3 pour les enseignements non-magiques, mais les enseignements magiques sont regroupés dans une seul pôle universitaire. Et ces petits veinards de magiciens ne vont pas étudier à la Manufacture ou à Bron, comme nous autres pauvres étudiants de licence ou de master, qui devons attendre d'avoir atteint un certain « prestige » avant d'avoir des cours dans les beaux bâtiments des quais. Toutes leurs études se passent là ! Par contre, l'avantage, c'est que comme ils ont besoin de locaux sécurisés et de la bibliothèque même pendant le mois d'août pour étudier pour leurs thèses et autres, les bâtiments sont quand même ouverts, même si administrativement, l'université est fermée.
Donc nous avons pu visiter un peu, et nous avons même rencontré un professeur de Théorie des Sortilèges, qui a accepté de nous parler de l'Université Magique de Lyon. Les Longbottom et les Malfoy étaient assez étonnés par le concept : en Grande Bretagne, il n'y pas d'université. Certains métiers proposent un cursus de formation, comme les Aurors, les Guérisseurs, les juristes... Mais la plupart des métiers magiques se font par apprentissage : potionniste, spécialiste en sortilèges, en métamorphose, briseur de sortilèges... Même la plupart des métiers du Ministère. Donc l'idée qu'on puisse continuer à étudier, à l'école, après le cycle principal leur semble assez... étrange.
C'est marrant, parce que l'Université Magique a les mêmes spécialités que chacune des trois universités de Lyon : la médecine, les sciences humaines, et le droit et la gestion. En langage magique, ça se traduit par la Guérison pour la médecine ; les sciences humaines comprennent la psychomagie et les sciences sociales, principalement : pédagogie, assistance sociale... ; et le droit et la gestion, ben c'est la même chose mais appliqué aux contraintes magiques. Il y a d'autres cursus, presque autant que pour les universités non magiques, mais ce sont ceux-là qui attirent le plus d'étudiants. Et la plupart de ces étudiants ont des cours en commun avec les non-magiciens. De langues par exemple. Quand je lui ai dit que j'étudiais les LEA à Lyon 3, le professeur a souri et a dit qu'il y avait certainement dans les amphis de langue des étudiants sorciers. Pourquoi doubler les cours quand de toute façon l'enseignement serait le même ?
C'est... rageant... d'apprendre ça : j'ai passé tant d'années juste à côté du monde magique, sans savoir qu'il existe et sans savoir que c'est le mien ! Et ce qui est encore plus frustrant, c'est que je sais que je vais tout faire pour maintenir cet état de fait : c'est cette ignorance qui préserve la boucle temporelle, et même si ça a quelque chose de particulièrement cruel de vivre juste à côté de son véritable monde sans pouvoir le toucher ni le voir, c'est nécessaire. Je n'ai pas particulièrement envie de savoir ce qui pourrait arriver si la boucle était brisée.
Bon, cessons ces pensées déprimantes, et continuons sur la journée, plus joyeuse : j'ai montré Guignol aux autres !
On a été au Parc de la Tête d'Or pour terminer la journée, et j'ai réussi à retrouver le petit théâtre de Guignol auquel mes parents nous emmenaient de temps en temps, mes sœurs et moi, quand nous étions petites. J'ignore complètement s'il existe encore en 2005 ou 2008, mais en 1996, c'est à peine deux ans après notre départ de Lyon, et il est toujours là. Alors, forcément, à part Narcissa et Draco qui ont tout compris, et Cassi et les Granger qui ont saisi l'essentiel des dialogues, les autres ont du se contenter des gestes, mais ça nous a quand même fait rire et nous a détendu. Et avec ce grand soleil, le parc est très agréable.
Et pour la première fois depuis que nous sommes en France, j'ai eu l'impression d'être... chez moi... Entre les quelques années passées dans le neuvième arrondissement petite, et ces trois années supplémentaires en temps qu'étudiante, Lyon est un peu une ville d'adoption, pour moi. Et c'était là que j'étais avant mon accident. J'aurais même presque pu les emmener à l'endroit-même où toute cette drôle d'histoire a commencé, si ce n'était pas un moment aussi glauque qu'un accident... Aujourd'hui, nous nous sommes baladés dans des endroits qui me sont très familiers. Même le site universitaire des quais m'est familier, bien que je n'y ai jamais étudié, puisque je suis souvent allée sur les berges réaménagées avec des amis l'année dernière, l'année juste avant mon accident, juste pour nous retrouver ensemble. En 1996, les berges ne sont pas aménagées comme en 2007-2008, mais tout ça, je connais. La Tête d'Or, c'est l'endroit où j'ai appris à faire du vélo. Je me suis promenée en famille au théâtre gallo-romain. J'y ai fait des ateliers pédagogiques avec l'école primaire. J'ai souvent emmené des visiteurs à Fourvière. J'ai été pour la première fois à l'école à Lyon. J'y ai été pour la première fois amoureuse (j'avais six ans, certes, mais ça compte un peu, non ?). J'y ai pris la plupart de mes râteaux aussi... (dont celui de ce garçon quand j'avais six ans...)
C'est chez moi. Avec la Loire, c'est l'endroit où j'ai le plus de souvenirs. Et y être avec ceux avec qui je vis une aventure étrange et extraordinaire depuis officiellement quelques mois, en réalité quelques années, c'est... particulier. Autant le dire franchement, quand nous étions tous allongés dans l'herbe à la Tête d'Or, j'étais émue. Je connais mes amis dans leur environnement. C'est là où j'ai fait leur connaissance, d'abord en tant que personnages littéraires, puis en vrai. C'est là où nous avons grandi ensemble, d'une certaine manière.
Et là, ils sont dans le mien. Celui de la Manon qui a grandi sans magie, mais avec sa famille. Pour faire plus personnel, il y a juste chez mes parents... Je ne sais pas pourquoi ça m'a soudain frappée, à la Tête d'Or. Peut-être parce que j'ai justement raconté que c'est là où j'ai appris à faire du vélo. Ou parce que c'est la première fois de la journée que nous nous sommes vraiment posés... Mais bon... Toujours est-il que ça m'a pris en plein parc.
Harry a été le premier à se rendre compte combien cette réalisation me bouleversait. Nous avons beau tous les cinq avoir un réseau spirituel assez complet et complexe, nous gardons tous une certaine intimité mentale. Sauf avec notre partenaire respectif. Draco et Hermione, Harry et moi. Je suis toujours la première à savoir quand Harry ne va pas bien, et la réciproque est également vraie. Il était affalé dans l'herbe juste à côté de moi, et il m'a attirée contre lui, sans dire un mot.
C'est comme ça qu'on fonctionne tous les deux : on ne parle pas souvent, dans ces cas-là. On laisse fonctionner les émotions. Celui qui a besoin de soutien laisse ses émotions s'exprimer pleinement, et l'autre les apaise avec ses propres émotions. Quand on peut, on associe à ça des gestes, comme se serrer l'un contre l'autre, mais même quand nous sommes seuls, nous n'utilisons pas les mots. Malgré toutes les années passées à travailler sur le contrôle des émotions, et le lâcher-prise et tout ça, nous ne savons toujours pas exprimer aussi bien nos émotions qu'en nous servant de l'empathie.
Donc Harry s'est contenté de m'attirer contre lui, et je me suis blottie dans ses bras, et j'ai complètement ouvert notre lien empathique, et j'ai pleuré.
C'est fou, ça, de ressentir en même temps un manque cruel et un bonheur sincère.
Je suis heureuse d'être ici, chez moi, mais jamais ma vie d'avant ne m'a autant manquée. Je suis heureuse avec ma magie et mes amis, et Harry, mais la simplicité et le bonheur facile d'avant me manque. Mes seules préoccupations, à l'époque, c'était de savoir quel était le moment le plus opportun pour démissionner de mon job étudiant pour finir de préparer mon voyage en Allemagne, tout en évitant de rester trop longtemps inactive ou pire, chez les parents... Je suis à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau, de l'appartement que j'ai occupé les deux dernières années avant... tout ça. Je suis encore plus proche de mon travail, dont je n'ai pas eu le temps de démissionner, du coup. Je suis à portée de main de mon ancienne vie. Où j'étais à une centaine de kilomètres de mes parents, mais où un coup de téléphone, une connexion Internet suffisait pour avoir de leurs nouvelles.
Je suis heureuse avec ma magie et mes proches, mais je crois que j'ai réalisé aujourd'hui à quel point j'ai envie de revenir à une vie tranquille, sans me préoccuper de combats, qu'ils soient réels ou politiques, de prestige, de statut, de puissance magique... Juste une vie tranquille, à glandouiller chez moi, à passer du bon temps avec mon fiancé et mes amis, sans autre souci que me demander ce sur quoi je vais bien pouvoir satisfaire ma soif de connaissances... J'avais ça avant d'arriver à Hogwarts. Une vie tranquille d'étudiante qui me laissait suffisamment de temps libre pour m'intéresser intellectuellement à ce que je voulais. Et aujourd'hui, j'ai réalisé plusieurs rêves (découvrir la magie, avoir plusieurs amis sur lesquels compter de manière absolue, rencontrer le prince charmant, ou du moins ce qui s'en rapproche le plus à mes yeux...), mais je n'ai jamais été aussi loin de ma vie rêvée. J'ai réalisé plusieurs rêves, mais je ne peux le dire à aucune des personnes vers lesquelles je me tournerais naturellement pour leur raconter tout ça, à commencer par toi.
Je n'ai jamais eu autant envie qu'aujourd'hui d'aller frapper à ta porte pour qu'on puisse passer une après-midi, une soirée ensemble, juste à se raconter nos vies. Mais je ne peux pas. Parce que je suis juste à côté de chez toi, mais tu as neuf ans et tu ne me connais même pas.
Je n'ai jamais eu autant envie d'appeler mes potes lyonnais et de leur dire : « eh, je suis enfin de passage ! On se retrouve quelque part pour boire une bière, j'ai des amis à vous présenter ! ». Mais ils n'ont aucune idée de qui je suis, et ne le sauront pas avant une dizaine d'années...
Je suis physiquement chez moi, mais avec aucune possibilité de pouvoir rencontrer ces personnes qui marquent mes souvenirs liés à ces endroits.
Et c'est très dur.
Trop dur pour moi, apparemment, puisque j'ai craqué tout à l'heure, et que même maintenant, de retour à l'hôtel particulier, je suis encore un peu en dessous, question moral.
Harry n'a absolument rien dit, et s'est contenté de me consoler via notre lien. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais bon, j'ai quand même eu du mal à me calmer.
Quand je me suis sentie suffisamment sereine à nouveau pour décoller mon visage de la chemise de Harry (je la lui ai complètement ruinée le pauvre ! vive la magie pour ne pas laisser de traces !), j'ai vu que nous n'étions plus que tous les deux au pied de l'arbre qu'on avait choisi.
« Il paraît qu'il y a un zoo dans le parc. Cassi a demandé à voir les lions, » a expliqué Harry.
Ah. C'est gentil à eux de nous avoir laissés plus... tranquilles, Harry et moi.
« On peut rester encore un peu ici avant d'aller les rejoindre ? » j'ai simplement demandé.
Il m'a embrassée sur le front en acceptant facilement et j'ai reposé ma tête sur son torse.
Nous sommes restés ainsi un moment, tranquilles. Il jouait avec mes boucles, et je laissais mes nerfs se calmer petit à petit en écoutant son cœur et sa respiration.
Puis nous sommes allés rejoindre le groupe. Harry avait ouvert une partie du lien à Neville, pour qu'il explique rapidement ce qu'il se passait avec moi, donc ils n'ont pas posé de questions. J'ai fait un effort pour ignorer leur sollicitude, dont je n'avais pas particulièrement envie, et je me suis concentrée sur Cassi, qui était frustrée parce que les lions n'étaient pas visibles dans leur enclos... (ils ne sont jamais là, ces flemmards ? Déjà avec toi, on ne les avait pas vus !) Nous nous sommes rattrapés avec les singes et les girafes.
Ça m'a permis de finir de me détendre, et nous sommes rentrés de meilleure humeur à l'hôtel particulier.
Demain, on part à Paris, et M. Delacour nous a déjà informés qu'on a rendez-vous avec le Premier Ministre demain soir, lors d'un repas spécial à Matignon. Quel honneur. Demain, le programme sera tranquille : nous nous installons dans l'appartement Malfoy à Paris, en plein beaux quartiers près de la place Vendôme. Et puis nous irons justement nous balader dans le quartier, faire un peu de shopping parisien, comme l'aiment visiblement Draco et Narcissa, vu l'enthousiasme de Draco lorsqu'il nous a annoncé ça, et le soutien manifeste de sa mère. Ça m'a fait rire, mais j'ai bien envie de jouer le jeu de la riche bourgeoise en pleine folie dépensière.
Je te raconterai ça demain !
Bisous ma belle, et je suis impatiente de pouvoir te parler de vive voix à nouveau.
Notes de l'auteur :
Je suis plutôt contente de ce chapitre, honnêtement... J'ai eu, pas très souvent, mais régulièrement, des commentaires demandant comment Manon vivait ce voyage par rapport à ceux qu'elle avait laissés dans le présent. Et voilà la réponse :)
Merci également pour votre soutien, concernant mon état d'esprit pour cette fic. Rien n'est encore décidé, mais ça fait plaisir de voir vos réactions et votre soutien ! :) J'espère de tout coeur ne pas avoir besoin de faire de pause, mais je préférais être honnête avec vous plutôt que vous prendre par surprise à la publication du dernier chapitre de cette partie, cet été.
Merci encore pour vos reviews, vos encouragements, et vos alertes et favoris, et pour ceux qui me lisent courageusement chaque semaine depuis plus de deux ans ! :)
Fiche forum :
J'ai enfin eu le temps de m'occuper de la fiche forum consacrée à la société magique française ! Je l'ai mise en ligne tout à l'heure, donc si vous voulez la consulter, c'est avec ce lien : fanfiction(point)net/topic/208440/171018490/1/
A dimanche prochain pour la suite !
