Hello tout le monde !

J'espère que vous allez bien depuis tout ce temps !

Je sais que ça fait une éternité que je n'avais pas posté mais voici la suite de Pour Une Famille !

Eh oui ! Je suis de retour pour vous jouer de mauvais tours !

Bonne lecture mes petits lutins !

Disclaimer : Comme toujours, l'univers d'Harry Potter est à JKR, l'histoire et les OC sont à moi !

Bêta-Lectrice : ShannaRya


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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 34 : Dumbledore

Tom jeta un regard en biais à Sirius Black qui tentait de s'approcher de son frère sans trop savoir comment y parvenir. Il soupira doucement et donna une légère tape à son fiancé. Regulus lui fit face, un sourcil levé en guise de question. Il suivit l'objet de l'attention du père de famille et son regard tomba sur son frère. Il prit une profonde inspiration et s'approcha de son aîné qui l'observait sans retenue. Il hocha la tête en direction de l'aîné des frères Black qui le suivit à l'écart.

- Sirius.

- Salut Reg, tu as l'air en pleine forme ! sourit le fils renié, mal à l'aise. C'est vraiment un beau temps pour la saison, n'est-ce pas ?

- Doit-on vraiment parler de la pluie et du beau temps ?! releva le chef de la famille Black, un peu plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.

- Euh… non… bien sûr que non… Euh… tu sais, je suis vraiment désolé ! lâcha-t-il.

- Désolé pour ? Avoir fait de ma scolarité un enfer parce que j'étais à Serpentard ? Pour m'avoir abandonné dans cette maison de fou ? Pour avoir rejeter ta haine de nos parents sur moi ? Pour avoir rejeté notre nom et toutes nos pratiques ? Ou pour avoir préféré James Potter à moi ? demanda Regulus d'un ton polaire.

- Peut-être pour tout ça, en effet…

- Tu as toujours été un idiot étroit d'esprit et absolument stupide ! souffla le cadet dépité.

Sirius rougit d'un coup tout en se défendant d'une telle accusation. Cependant, il ne savait pas vraiment comment réfuter tout ce que son frère lui reprochait. Après tout, il s'agissait de la vérité !

- Tu étais en colère, Sirius ! Tu as toujours été en colère que ce soit par rapport à notre famille, notre nom ou tout simplement parce que tu étais l'héritier des Black. Tu étais en colère et tu étais un stupide Gryffondor fonceur. J'imagine que ça n'a pas aidé. Cependant, je te dois aussi des excuses. Déjà pour avoir fait passer les attentes de notre mère avant toi mais j'étais le petit frère et tu étais mon modèle. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé sans rien avec ta place à remplir ! Aucun de nous n'a fait les bons choix à l'époque. Tu étais extravagant, et je ne crois pas que tu puisses changer un jour, et je me suis tout simplement muré dans le silence. J'étais également jaloux que tu choisisses de vivre avec James Potter plutôt qu'avec moi. J'ai eu l'impression que tu me remplaçais. Cependant, je n'ai plus aucune raison de t'en vouloir. Le temps a continué sa course et j'ai fini par accepter l'idée que ce qui est fait est fait. Aujourd'hui, j'ai une chance de peut-être récupérer mon stupide frère alors je ne vais pas cracher dessus ! conclut Regulus sous le regard choqué de Sirius.

Ce dernier ne savait plus quoi dire alors il fit la seule chose qu'il pouvait. Il explosa d'un rire très proche d'un aboiement. Il regarda son jeune frère, droit dans les yeux, et l'étouffa dans une puissante accolade, lui chuchotant combien il était désolé. Tom pesta pour la forme tandis que Severus, lui, grogna réellement.

La présence de Dumbledore couplée à celle de Black était définitivement trop pour ses pauvres nerfs. Il s'éloigna un peu du groupe et fut rapidement rejoint par Fenrir. Le loup-garou grogna doucement afin d'attirer l'attention du vampire. Severus lui envoya un regard ennuyé et soupira plus calmement.

- Je n'ai pas besoin d'être couvé, sac à puces !

- Tu n'en as pas l'air, si tu veux mon avis…

- Eh bien, personne ne te l'a demandé !

- Je crois tout de même que tu as besoin de repos ! susurra le chef des loups d'une voix suggestive.

- Ton avis et tes stupides projets ne m'intéressent absolument pas ! siffla le maître de potions.

Greyback bougonna pour la forme mais était ravi d'être encore capable de faire réagir son sinistre vampire. Voyant le regard amusé du loup, Severus soupira lourdement en fusillant Dumbledore du regard.

- Voir le vieux citronné et le cabot dans la même journée… C'est trop pour moi ! Je ne sais pas ce que j'ai fait à Merlin pour subir une telle chose mais j'ai vraiment dû le contrarier…

Fenrir rit franchement et passa un bras autour des épaules du directeur de la Maison Serpentard, prêt à recevoir un sort à la première occasion. Cependant il n'en fut rien. Tout content de ne pas être rejeté, il se permit une rapide caresse dans le dos mais le regard du vampire l'informa de ne pas pousser sa chance trop loin. Fenrir recula innocemment et leva les mains en l'air, signe qu'il se tiendrait à carreau.

HP ~ PUF

La manifestation de l'école observa l'échange avec amusement mais lorsque son regard se reporta sur Albus Dumbledore, il n'avait plus rien de rieur. Son expression était devenue froide et calculatrice. Elle n'était pas satisfaite de ce qu'avait raconté l'ancien directeur. Pire encore, elle avait noté de nombreuses incohérences dans son récit. Elle connaissait très bien la sale manie de se présenter en position de victime dès lors qu'il voulait obtenir quelque chose. Elle avait déjà eu l'occasion de le voir à l'œuvre avec les membres de l'ancien conseil d'administration de l'école. Elle ne lui ferait plus jamais confiance. Elle se l'était promis à l'instant même où le nom du jeune Harry était sorti de la Coupe.

Elle fronça les sourcils et détourna la tête. A cet instant précis, son regard accrocha celui du monarque grec. Elle n'avait pas totalement oublié sa présence, elle l'avait juste légèrement occultée. De toute façon, l'homme n'était en rien une menace pour cette étrange famille. Bien au contraire. De ce fait, elle s'était rapidement habituée à sa magie. Toutefois, une idée lui vint en suivant le regard du seul adulte vraiment à l'écart et un sourire lumineux se dessina sur son visage.

Elle se repassa toute l'entrevue avec le directeur en mémoire et sourit davantage. Si le récit du vieillard comportait des incohérences, elle se fustigea en réalisant que la plus grosse incohérence se tenait dans l'intervention de Luna. Jamais la jeune descendante de Rowena ne se serait permis d'interrompre un rituel comme celui qu'avait entamé Poudlard. Elle s'était laissé distraire par la joie de rencontrer enfin un des descendants de ses si précieux amis. Cependant en remettant toutes les pièces du puzzle en place, elle se rendait compte qu'il s'agissait encore une fois d'un des coups fourrés d'Albus. Trop, c'était trop ! Elle laissa sa magie couler tout autour de l'homme et analysa chacun le moindre flux de magie qui s'échappait du sorcier.

Cassianne finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle voulut hurler mais sourit doucement à la place. Elle ferait bien mieux que ce cher Albus. Elle lui offrirait un traitement digne de Merlin.

HP ~ PUF

Alors qu'ils se trouvaient tous dans le parc, prêts à partir afin de se préparer pour l'attaque du soir, Cassianne caressa la magie de Minerva et de Severus. Aussitôt, la directrice sut que l'école préparait quelque chose. Grâce à son ouïe vampirique, Severus entendit des bruits de pas venant dans leur direction. Il en informa les autres et la directrice de l'école fronça les sourcils mais hocha fermement la tête.

Néanmoins, avant que quiconque ne puisse remarquer un Albus Dumbledore bel et bien vivant, Severus lui jeta un maléfice de son invention. Dans un premier temps, le sort visait à le rendre invisible aux yeux de tous ceux qui n'étaient pas au courant de sa présence. Dans un second temps, il empêchait d'être entendu par les autres.

Minerva se fit héler par un jeune employé du ministère. Apparemment, il y avait un souci avec les escaliers qui ne faisaient qu'à leurs têtes, des portes qui s'ouvraient et se fermaient toutes seules et encore plusieurs catastrophes du même style. Cassianne échangea un rapide sourire de connivence avec l'invité grec.

Au même instant, Kallistratos lui jeta un maléfice de sa propre composition. Le sort lancé scellait la magie du vieillard afin de le rendre aussi faible qu'un nouveau né moldu. De plus, tant que le grec ne levait la malédiction, elle serait active. Cependant personne ne s'était pas attendu à une telle réaction en chaîne. Sirius se figea d'un coup, le regard vague comme dépourvu d'âme et d'esprit. Il en fut de même pour Luna qui s'arrêta en plein mouvement, accrochée au bras de Vlad, mais également Poliakoff qui s'effondra comme une poupée de chiffon, retenu de justesse par l'attrapeur bulgare.

Cassianne lança un regard déterminé à Tom. La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre. Il jeta un puissant Ligilimens et plongea dans l'esprit du vieil homme, à présent sans défense. Plus les images défilaient et se succédaient, plus Lord Peverell enrageait. L'actuel chef de la Maison Peverell fut ébranlé dans toutes ses croyances.

Albus avait suivi le jeune Poliakoff dans le parc de Poudlard et l'avait placé sous une étrange forme d'Imperium. Le vieux glucosé avait ensuite jeté un sort de magie aussi noire qu'avancée afin de s'approprier la signature du jeune homme.

Ensuite, le vieux déchet citronné avait utilisé un passage seulement connu du directeur et s'était faufilé dans le dortoir des Aigles. Tout en combinant plusieurs sortilèges de magie noire, il s'était alors fait léviter afin que les escaliers ne puissent le stopper. Dumbledore avait ensuite enlevé la jeune fille et l'avait placé sous le même sort que le jeune Russe. Après quoi, ils avaient transplané à l'hôpital sorcier où il avait utilisé la magie de la jeune fille afin de soigner l'esprit de Sirius Black des douze années d'Azkaban. Enfin, il avait soumis l'ancien prisonnier au même sortilège de contrôle que les deux jeunes.

Tom fulminait. Albus avait fait des recherches sur eux et en était venu à la conclusion que la mystérieuse guérison du couple Londubat était grâce à la jeune fille, un peu trop avancée en magie. Heureusement, Luna n'avait rien su de sa condition de banshee mais cela l'avait tout de même totalement épuisé.

Tout ce que voyait Tom lui retournait l'estomac. Il sentait une immense rage et une indescriptible haine broyer sa poitrine. Toutes ces émotions lui faisaient l'effet d'un serpent qui étouffait et qui anéantissait tout bon sens au sein de son esprit. L'homme manqua de perdre le peu de raison qui lui restait en découvrant que l'ancien directeur était en contact avec Voldemort par le biais d'Amos Diggory. Les deux véritables monstres du monde sorcier avaient fomenté une alliance afin d'attaquer Poudlard. Par chance, cette dernière n'aurait pas lieu car dès qu'il sortirait de l'esprit d'Albus Dumbledore, celui-ci ne serait plus et il ne pourrait plus le permettre d'entrer sur le domaine de l'école.

Tom Peverell allait justement sortir de l'esprit de l'ancêtre lorsqu'il se rappela qu'il n'avait toujours pas les réponses à ses questions concernant la création de Voldemort. Il fouilla un peu plus et remonta les souvenirs, les absorbant au fur et à mesure qu'il remontait dans les souvenirs. Soudain, il trouva enfin le Saint-Graal ! La réponse à toutes ses questions ne tenait qu'à un simple mot « Puissance ». Le point commun entre Harry Potter et Tom Riddle était qu'ils possédaient tous deux un trésor qui se transmettait de génération en génération. Harry possédait une cape d'invisibilité et le fils de Merope Gaunt aurait dû obtenir la bague de sa famille.

A l'époque de la scolarité de Tom, Albus avait pensé qu'acquérir sa confiance aurait été chose aisée. Malheureusement pour ses glorieux projets, le jeune Riddle s'était révélé trop brillant, trop futé, trop rusé, trop méfiant et surtout bien plus Serpentard que son professeur de métamorphose ne l'aurait imaginé. Il avait alors pris une décision radicale. S'il ne pouvait en faire son allié, il en ferait un ennemi public à détruire et personne ne pourrait ensuite lui en vouloir de réclamer les biens des Gaunt, en guise de trophée du vainqueur. Il avait alors lentement créé un monstre.

Déjà à l'époque, le jeune Serpentard se montrait d'une envoûtante froideur. Albus n'aurait pu rêver mieux. En effet, une âme assoiffée de reconnaissance et née d'un philtre d'amour n'aurait pu donner meilleure base à son sinistre projet. Mais là encore, rien ne s'était passé comme prévu. Voldemort s'était montré d'une puissance et d'une intelligence frisant la folie. Certes, il craignait toujours Dumbledore mais chaque jour qui passait diminuait cette crainte. La création surpassait progressivement le créateur.

L'ancien sauveur du monde sorcier avait très vite été dépassé puis dominé. Le pire était arrivé lorsqu'il avait fait la découverte de la prophétie. Albus avait compris qu'il ne serait jamais celui qui déferait sa créature. Par-dessus le marché, il ne serait jamais plus le sauveur du monde sorcier s'il ne faisait rien. Il s'était alors décidé à parler aux couples Potter et Londubat de la prophétie qui risquait de concerner leur progéniture.

Et puis tout s'était remis en ordre lorsque James Potter lui avait fièrement raconté que le plus grand secret des Maraudeurs était sa cape d'invisibilité et que sa famille et lui ne risquait rien. Là, Dumbledore avait vu un signe qu'il était l'Elu ! Celui qui avait le droit et le devoir de posséder tous les artefacts. Il avait enfin eu une piste sur le dernier pouvoir qu'il recherchait. Après toutes ces années ! Le vieillard s'était dépêché de les pousser à quitter le manoir ancestral des Potter pour les cacher dans un lieu introuvable et inviolable, soi-disant.

La suite était connue de tous. Les Potter avaient été trahis et leur fils avait défait l'autoproclamé Seigneur des Ténèbres. Toutefois ce que personne ne savait était qu'après avoir envoyé le rejeton-vainqueur chez sa tante moldue, Dumbledore avait passé des mois à tenter de chercher la moindre trace de vieille magie sur la cape, sans succès. Il avait donc supposé que tant que l'héritier Potter serait en vie, la cape ne lui céderait jamais le moindre secret. Malheureusement, il avait encore une certaine nuisance à vaincre, Voldemort.

Le plan était alors simple, il lui fallait se placer comme sauveur du gamin. Un coup de pouce des moldus serait des plus appréciés. Seulement, entre le fait qu'il avait perdu toute trace de la bague de Gaunt, comme volatilisée, et le fait que quelqu'un avait pondu un grand frère à Potter junior, tous ces plans étaient partis en fumée.

Le pire avait été le jour où Albus s'était mystérieusement rappelé de la bague des Gaunt. Son existence-même semblait s'être effacée de sa mémoire jusqu'à un beau jour. Cela signifiait donc que l'existence de la bague ou quelqu'un la portant avait été placé sous Fidelitas ou un sort du même acabit.

Au vu de la situation, la réponse s'imposait d'elle-même. Regulus Black. Le sorcier avait tout simplement disparu de la circulation et comme par le plus grand des hasards, le jour où on le retrouvait, il se souvenait de la bague. Ce fichu Lord Black lui avait fait perdre son si précieux temps. De ce fait, il avait pensé se venger sur l'homme mais il était resté hors de portée de ses sorts et divers maléfices. Même la magie noire n'avait su le localiser.

Cependant, alors qu'il avait finalement retrouvé la trace des trois Reliques de la Mort des célèbres frères Peverell, voilà qu'un stupide sorcier était apparu à la tête de cette antique Maison, censée éteinte depuis longtemps. Le plus agaçant pour Albus avait été que la revendication du titre de Tom Peverell était parfaitement légitime et légale. Ce dernier point l'avait totalement enragé. Le plus humiliant était venu avec son arrestation et son procès. Heureusement pour lui qu'il contrôlait parfaitement la magie noire grâce à Gellert, son ancien mentor et amant. Il avait alors pu aisément simuler sa mort causée par le baiser du détraqueur.

Son intérêt pour les nœuds telluriques n'était d'ailleurs venu que bien plus tard. Il s'agissait surtout d'un moyen de soumettre les trois artefacts dans l'hypothèse où il aurait réussi à se les approprier de gré ou de force... Cependant son plan était définitivement tombé à l'eau à cause de ce stupide sorcier grec et de son tout aussi stupide sortilège.

Jamais il n'aurait cru que lui, Albus Dumbledore, serait défait par un fichu sorcier grec ! Leur magie était si sauvage, si primitive, si pure ! Sa haine ne faisait qu'augmenter à mesure qu'il réalisait sa situation. Sa magie était totalement scellée par un sort aussi puissant qu'invulnérable et le pire était qu'il n'avait rien vu venir. Il était pourtant certain d'avoir endormi leur surveillance. Le vieux citronné avait gardé toute son attention portée sur la magie des anglais mais il avait lamentablement échoué.

Il avait stupidement ignoré le problème qu'aurait pu représenter ce nouveau venu. Terrible erreur de débutant. A présent, il était certain qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement que prévu. D'ailleurs, s'en sortirait-il seulement ? Un frisson d'angoisse le secoua en même temps que la peur le submergeait. Serait-ce sa fin si prêt du but de toute sa vie ?

Tom ressortit de l'esprit du vieillard tremblant. Son inspection n'avait durée qu'une dizaine de secondes mais à présent toutes ses questions avaient obtenu leurs réponses et il comptait bien se venger. Il offrit un sourire morbide à l'homme et appela Bella.

- Bellatrix ! susurra le lord.

La sorcière parut surprise d'être ainsi nommée à la vue et au su de ceux qui pourraient passer par là mais s'approcha rapidement de son maître.

- Monseigneur !

- Viens avec moi ! Regulus, toi aussi !

Il ne s'agissait pas d'une demande mais bel et bien d'un ordre et chacun le perçut comme tel. Sans ménagement, il attrapa le vieux glucosé par le coup et lui chuchota d'une voix doucereuse :

- J'espère qu'il te reste assez d'énergie pour hurler comme je l'aime, vieil homme…

Personne ne savait ce que le lord avait découvert dans l'esprit de l'homme mais tous comprenaient que l'heure était grave.

- Et pour la réunion, Tomas ? demanda Kallistratos en fronçant les sourcils.

- Il n'y aura aucune attaque aujourd'hui et la prochaine sera celle que nous lancerons nous-mêmes ! Poppy, Severus, je vous les confie ! fit-il en désignant Luna, Sirius et Yuri, lui aussi figé un peu plus loin.

- Et moi ? demanda farouchement le prince du Royaume grec.

- Toi ? Je t'offre une occasion de passer du temps avec tes neveux. Vois ça comme une sorte de remerciement pour m'avoir… éclairé…

Il allait transplaner lorsque la voix de Cassianna s'éleva et les stoppa tous.

- Je suis navrée de briser tes rêves de vengeance, Tom, mais ce sorcier a entamé un rituel pour me prouver sa bonne foi et nous savons tous deux ce qu'il en ait ! Je me chargerai donc de son jugement et de la sentence !

Tom voulut hurler que le vieux glucosé était sa proie mais la puissance qui se libérait de l'esprit de Poudlard, lui cloua sur place. Il vit la femme se saisir du sorcier et disparaître avec. La seule trace de son départ était des volutes ocre et noirs. Un léger murmure fantomatique se fit entendre.

- Ils auront besoin de toi pour les libérer de l'emprise du sort de Dumbledore… Ils auront besoin de vous tous…

Sans plus attendre, Poppy, Severus et Narcissa s'affairèrent autour des trois évanouis afin de les transporter à l'infirmerie. Les jeunes observaient la scène plongés dans une profonde inquiétude tandis que les trois frères, eux, semblaient plus perdus qu'autre chose.

Kallistratos s'avança vers ces derniers mais ne dit rien. Son regard était à présent hésitant. Vladimir soupira lourdement et donna un coup d'épaule à Salem qui fit la moue en tentant d'ignorer le regard insistant de son frère. L'homme ne se démonta pas et porta son attention sur le plus jeune des trois. Harry l'observait avec une franche curiosité et l'adulte ne put s'empêcher de lui sourire. Salem dévisagea le frère de sa mère. L'adulte lui avait écrit récemment mais l'aîné ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. Pourquoi se montrait-il à présent qu'il avait enfin la famille dont il avait toujours rêvé ?

Le sorcier grec inclina légèrement la tête et leur sourit tristement.

- Je pense que nous devrions nous rendre auprès de vos amis. Je ne sais pas ce que le vieux directeur a pu faire mais cela doit être sérieux pour que votre Dame pense…

Il fut interrompu par Salem qui soupira rageusement avant de lui sourit franchement.

- On a peut-être pas mal de choses à se dire… mais la priorité est effectivement de s'occuper des autres. Apparemment, on n'aura pas de bataille ce soir… donc on aura tout le temps pour discuter… Non ? fit un Salem mal à l'aise en observant ses frères.

Le sourire que lui offrit l'adulte se fit plus grand et plus franc. Il n'était pas rejeté. Il avait donc bon espoir de pouvoir se rapprocher de son neveu. Non ! De ses neveux. Harry et Vladimir lui paraissaient être les ponts qui lui permettraient d'atteindre Salem. Il ne connaissait pas exactement la nature du lien qui les unissait mais il ne faisait aucun doute qu'ils étaient soudés par quelque chose d'unique.

- Nous discuterons tous les quatre plus tard ! Et Salem ne se défilera pas ! En attendant, on devrait se dépêcher ! approuva Vlad.

- Vlad, les autres du clan peuvent aussi aider ! assura Fiona.

Le vampire se donna une claque mentale. Bien sûr que son clan comptait de nombreux guérisseurs, surtout en magie de l'esprit ! Il sourit à la jeune fille et les chargea de les ramener. Ils attendaient au cœur de la Forêt Interdite alors ils ne devraient pas prendre beaucoup de temps pour les rejoindre.

Ils observèrent les jumelles s'éloigner et se mirent en route tous les quatre en direction de l'infirmerie.


Tadahhhh !

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Oui, il est peut-être court mais de grandes choses se préparent !

J'espère vous lire très bientôt !

En attendant, on se retrouve dès la semaine prochaine pour un nouveau chapitre !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !

A très bientôt !