Hello tout le monde !

J'espère que vous allez toujours aussi bien ! Vous ne rêvez pas, c'est bien un nouveau chapitre !

Je suis horriblement désolé de vous avoir fait patienter autant pour vous offrir ce nouveau chapitre... Je pourrais vous raconter toute ma vie pour vous expliquer le pourquoi du comment mais on va juste ignorer tout ça ! ^^"

En tout cas, la suite devrait arriver d'ici deux semaines, au plus tard ! J'ai déjà commencé à l'écrire donc ça devrait le faire !

Bonne lecture mes petits lutins !

Disclaimer : Comme toujours, l'univers d'Harry Potter est à JKR, l'histoire et les OC sont à moi !

Bêta-Lectrice : ShannaRya (merci à toi !)


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POUR UNE FAMILLE

Chapitre 35 : La solution de Dobby

Poppy grinça des dents en observant ses patients. Elle rongeait son frein et sentait qu'elle n'allait pas tarder à exploser. Effectivement, l'infirmerie de Poudlard n'avait jamais été aussi difficile à gérer. Et pour la dragonne d'infirmière, c'était bien la première fois qu'elle n'arrivait pas à se faire obéir au sein de son propre domaine. Elle serra furieusement les bords de sa blouse en constatant que les adultes étaient bien pires que les étudiants dont elle avait l'habitude. A vrai dire, ils étaient même pires car littéralement impossibles à tenir surtout lorsqu'il s'agissait de leurs enfants. Depuis le temps qu'elle officiait à l'école, c'était du jamais vu ! Lord Peverell était le pire… Elle lui remettrait volontiers une médaille ou peut-être bien un bon sort bien placé si ça pouvait calmer ce sorcier absolument insupportable ! Toujours à vouloir tout diriger et à se faire obéir à la baguette ! Elle croisa le regard des plus jeunes et chacun se lava les mains d'un combat à venir entre une dragonne et un basilic.

Harry recula prudemment et s'assit sagement sur un lit, entouré de ses lutins. Cette vision sembla légèrement apaiser sa grand-mère de cœur. Au moins, elle avait encore une certaine autorité dans son infirmerie. De toute évidence, le jeune brun préférait rester à l'écart afin de ne pas déranger les soins de Luna, Yuri et de Sirius Black. Il était l'un des rares à ne rien savoir faire tant qu'il ne s'agissait pas des soins de ses créatures. Viktor se trouvait à ses côtés et lui tenait la main. Le Bulgare était aussi inquiet pour le sort de ses deux amis.

Les deux inactifs observèrent tous les autres s'affairer dans tous les sens, maudissant silencieusement leur impuissance. Ne pouvant plus supporter le sale caractère d'un Tomas Peverell furieux de ne pouvoir se venger sur le vieux Dumbledore, Poppy changea de place avec l'évadée d'Azkaban et se mit à travailler avec Sergei. Ils se penchèrent donc sur le cas de Sirius Black tandis que Tom et Bellatrix s'occupaient de Luna. Enfin, Vladimir et trois autres vampires tentaient de faire de même avec le jeune Poliakoff. De leurs côtés, Kallistratos et Salem s'employaient à démêler la magie de Dumbledore. Pour sa part, Igor cherchait minutieusement parmi les ouvrages de la réserve un contre-sort qui ne blesserait pas les trois envoûtés.

Severus avait disparu un peu plus tôt afin de préparer la liste de potions que lui avait remise l'infirmière. Les deux loups-garous, eux, étaient retournés au manoir pour ne pas déranger et les Londubat avaient été chassés car les leurs les attendaient. Lucius était parti fouiner au Ministère, Narcissa taper du poing et informer la ministre de la magie de la situation et Tonks servirait de liaison avec le gouvernement magique.

En bref, Harry et Viktor observaient toute la scène, totalement impuissants. Si le premier n'avait aucune connaissance dans le domaine médical autre que les poisons, le second, lui, était purement et simplement une véritable catastrophe en tout ce qui touchait de près ou de loin à la magie de l'esprit. Après tout, la célébrité était tout de même capable de transformer un simple legimilimens en avada de l'esprit tant il y mettait de puissance.

Le plus jeune soupira une nouvelle fois et se blottit contre le plus âgé qui passa instinctivement un bras réconfortant autour du plus petit. Le Bulgare était une boule de nerfs et maintenant qu'il se retrouvait inactif, il s'en voulait de ne rien avoir vu et baragouina une nouvelle insulte contre le vieux manipulateur.

Finalement, Poppy en eut assez de son comportement et chassa également les deux attrapeurs de son antre. Harry soupira une nouvelle fois mais obéit sans demander son reste. Les deux garçons errèrent quelques instants dans les couloirs à la recherche des jumeaux et de Draco. Le silence qui s'installa entre eux était reposant. Le petit brun avait toujours aimé le calme de son attrapeur. Seulement, là, il ne voulait pas de silence. Cela lui laissait tout le loisir de réaliser pleinement que sa meilleure amie et petite sœur bien-aimée était en danger et qu'il n'y pouvait rien.

Comme comprenant les sentiments de son fiancé, Viktor entraîna Harry et demanda une visite guidée du château. Le jeune Champion jeta un regard incrédule à l'étudiant de Durmstrang. Depuis le temps, le poulain de Karkaroff connaissait le château. Devant la pâle tentative d'occupation, le Gryffondor céda avec un sourire un brin moqueur. Le couple le plus prisé de Poudlard avançait malgré tout comme une âme en peine à travers les différents couloirs. Chacun réfléchissait à un moyen de se rendre utile. Et puis, sans s'en rendre compte, ils arrivèrent devant les portes de la Grande Salle.

Le professeur Flitwick les accueillit avec un regard acéré. Il les félicita chaleureusement pour leur prestation magique lors de la deuxième tâche. Cependant il avait immédiatement noté la mine inquiète de son petit étudiant ainsi que l'air préoccupé du Bulgare. Il décida d'amener les deux champions dans son bureau. Il n'était pas très bavard mais peu de choses lui échappaient. Jusqu'à présent, il n'avait jamais vraiment fait part de ses inquiétudes quant au jeune lion, non pas parce qu'il n'en avait rien à faire, bien au contraire, mais bien parce que la plus grande célébrité du Monde Sorcier semblait vouloir garder une certaine distance avec tout le monde. Toutefois, il avait pu observer l'épanouissement d'Harry avec le contact de la jeune Luna et l'inverse était également vrai. Discutant, de sujets légers avec le Bulgare, le professeur hybride finit par rediriger la conversation sur ce qui tourmentait ses élèves.

Harry lui demanda s'il existait un moyen de passer des défenses mentales sans que cela n'entraîne de répercussions sur l'esprit de la personne visée. Le petit professeur s'enfonça dans son fauteuil et jeta un regard aiguisé aux deux étudiants. En tant que professeur de Poudlard et de directeur de Maison de cette même école, il voulait en savoir plus sur les objectifs et les intentions des deux garçons. Pourtant au fond de lui, il avait envie d'épancher la soif de curiosité des plus jeunes.

- S'il vous plaît, Professeur ! demanda Harry, le regard implorant où luisait une grande détermination.

Le professeur hybride eut un sourire coupable. Jamais le jeune Harry ne s'en prendrait à quelqu'un délibérément. S'il le lui demandait, c'était que cela devait être vraiment important. Cela semblait être une urgence et il n'aurait jamais le temps de leur enseigner diverses méthodes. Il réfléchit, le regard perdu sur un tableau de Rowena Serdaigle qui le scrutait dangereusement, de son regard acéré et pourtant très doux. Tout à coup, le petit enseignant eut une idée lumineuse.

- Le moyen le plus simple mais également le plus sûr est d'utiliser un artefact aussi vieux que notre chère école…

Alors qu'il allait continuer, un coup fut porté à la porte et elle fut ouverte sans attendre de réponse. Un employé du ministère entra comme en terrain conquis et jeta un regard circulaire à la pièce. Une grimace se posa sur son visage en avisant l'hybride et il s'approcha du directeur de Serdaigle. Il le dévisagea d'une moue dégoutée et l'informa que la directrice réclamait sa présence. Son regard se reporta sur les deux jeunes étudiants et il leu fit un sourire bien trop mielleux pour être honnête. Juste avant de s'en aller, le professeur se retourna et sourit au plus jeune.

- Si vous êtes bloqué face à un problème, Harry, rappelez-vous simplement pourquoi vous êtes à Gryffondor !

L'interpellé hocha distraitement la tête et remercia son professeur. Ce fut alors qu'il retournait à l'infirmerie que la lumière se fit dans son esprit et qu'il comprit le sens des paroles de l'ancien duelliste. Il attrapa Viktor par le bras et courut en direction du bureau directorial. Arrivés devant la gargouille, les deux attrapeurs reprirent leur souffle afin de ne pas se faire repérer par un enseignant. Harry voulait se rendre dans le bureau directorial mais l'attrapeur de la Bulgarie lui rappela la présence des employés du ministère. Cela le refroidit drastiquement et il poussa un soupir à fendre l'âme.

- Bon eh ben on n'a plus qu'à attendre qu'il quitte le bureau ou alors créer une diversion… réfléchit le sportif.

- Ou bien tout simplement…

- … demander à Dobby de vous récupérer…

- Ce dont vous avez besoin ! déclarèrent deux voix identiques.

Alors que le plus jeune réalisait ces paroles, un léger pop se fit entendre à leurs côtés. Le petit elfe de maison apparut avec une mine dépitée et contrariée.

- Maître Harry, Monsieur, pourquoi ne pas utiliser le Choixpeau pour aider la jeune Maîtresse Luna ? Dobby a bien tenté de le dire aux autres mais Dobby a été renvoyé de l'infirmerie comme une vieille chaussette… avoua le petit serviteur sur un petit air bougon.

Soudain les quatre échangèrent un regard incrédule. Aucun n'avait pensé un seul instant à l'artefact capable de pénétrer l'esprit. Pourtant le petit serviteur, lui, l'avait fait et s'était vu chassé… Si le directeur de Serdaigle et Dobby y avaient pensé alors c'était que le Choixpeau demeurait leur solution.

Viktor voulut se frapper le crâne contre la roche tant la réponse à leur problème était à présent évidente. Si l'artefact magique arrivait à passer outre la défense mentale du plus jeune, il pouvait très certainement en faire de même avec le sort de Dumbledore. Etrangement ce fut Dobby qui retint le grand Bulgare de se faire du mal sous le regard perplexe et choqué de son fiancé tandis que les jumeaux se tenaient le ventre tant ils riaient.

- Dobby, tu peux le prendre et l'amener à l'infirmerie s'il te plaît ? questionna Harry. Surtout sois discret voire même invisible !

Un hochement de tête et un clin d'œil plus tard, l'elfe de maison avait disparu et les quatre sorciers reprenaient la direction de l'antre de leur dragonne préférée.

HP ~ PUF

Maintenant qu'il la voyait de plus près, Tom pouvait sentir une certaine fluctuation de la magie de la jeune Luna. Il tenta de pénétrer son esprit mais ce dernier semblait drapé d'un immense voile noir.

L'adulte gronda une nouvelle fois. Le voile était d'une certaine puissance et il ne connaissait que trop bien le danger de la magie de Dumbledore. Lord Peverell se concentra et réussit à faire une infime brèche dans le sort et effectivement, il revit Luna face à l'ancien directeur. Il revit toute la scène de son enlèvement mais avant qu'il ne puisse tenter quoi que ce soit, il se retrouva attaquer par la magie du vieillard et expulsé de l'esprit de Luna.

Tom lâcha un juron peu élégant sous le regard indigné de l'infirmière et retourna à ses maigres tentatives.

- Vlad, vérifie l'esprit de ton camarade ! Si tu te retrouves devant un voile noir, déchire-le !

- Très bien… mais… je peux vraiment y aller ? Franchement ?

- C'est même le seul moyen d'obtenir une quelconque réaction avec la magie de ce vil chacal de Dumbledore.

- Okay …

HP ~ PUF

De son côté, Lucius revenait tranquillement du Ministère lorsqu'il entendit un juron à faire verdir toute la lignée des Malfoy. S'approchant, il remarqua qu'aucun sort de silence n'avait été posé sur le lieu. Plus il avançait, plus il entendait son maître offrir une litanie d'insultes en l'honneur « d'un vieux bipède glucosé et décérébré avec autant de scrupule qu'un strangulot noyé ». Le lord blond haussa un élégant sourcil en remédiant au problème de discrétion et s'annonça. Aussitôt, il fut accueilli par le regard furieux de l'infirmière.

Le lord fit son rapport et agit de la façon la plus réfléchie possible. Il prit purement et simplement la fuite à l'autre bout de la pièce. Il n'était pas fou et pas même son statut ne le protégerait de ce groupe de sorciers sanguinaires. Entre Poppy et Tom, la tension ne cessait de monter et de s'accumuler et vu le regard outré du Seigneur Kallistratos, ça durait depuis un certain temps déjà.

Lucius s'apprêtait à quitter les lieux lorsque la porte s'ouvrit sur le filleul de son épouse accompagné de trois loustics aux visages triomphant. Le blond les détailla de la tête au pied avec lassitude. Les deux champions donnaient l'impression d'avoir couru un marathon. Leurs joues étaient rougies et leur souffle court. D'ailleurs, il préféra ne même pas relever l'état de leur tenue.

Pour la seconde fois, il haussa un sourcil devant cette vision peu reluisante pour un seigneur du monde magique et son futur consort mais se retint de partager le fond de sa pensée devant le regard déterminé des jeunes.

Les jumeaux, eux, semblaient radieux, d'un air de ceux qui préparent un horrible tour et Lucius se surprit à frémir, se demandant ce qu'ils préparaient ainsi. Si les deux démons de Gryffondor étaient aussi rayonnants alors qu'ils observaient Tom et Poppy… peut-être fallait-il mieux assister à la suite des événements. D'un négligeant coup de baguette, il arrangea la tenue de tout ce petit monde et prit place sur un lit avec une certainement impatience. Il se rassura en se disant qu'au moins son Draco ne se permettrait jamais une telle apparition. Il fut sorti de ses pensées par le soupir que le plus jeune lâcha.

- Apparemment, ça ne s'est pas arrangé ici…

- Je crains que cela ne soit inévitable, mon cher ! Il ne peut y avoir deux capitaines sur le même navire… professa Malfoy père.

Les jumeaux échangèrent un sourire resplendissant et le lord fut immédiatement pris de compassion pour les futures victimes mais jamais il ne l'avouerait, pas même sous les doloris de Voldemort lui-même.

HP ~ PUF

Salem étudiait la magie de Dumbledore et il ne pouvait s'empêcher de reconnaître que l'homme avait été puissant. Sa magie s'étendait en puissantes chaînes, elles-mêmes formées d'infimes enchevêtrements de chaînes plus petites qui se resserraient dès qu'on tentait de les déloger. C'en était totalement prodigieux. Cependant il ne le reconnaîtrait jamais à voix haute, il ne fallait pas abuser non plus ! Il s'agissait d'une question de fierté. A ses côtés, il sentit la magie du frère de sa défunte mère qui semblait danser autour de l'homme et, bien malgré lui, il ne put s'empêcher de sourire. Cette magie lui paraissait si familière et pourtant il était absolument certain de ne pas la connaître. Un lourd soupir sortit de ses lèvres, attirant l'attention de son oncle qu'il toisa par principe.

Kallistratros voulut tenter une nouvelle approche vis-à-vis de son neveu mais le regard glacial qu'il reçut le dissuada de ne serait-ce que d'essayer de poursuivre pour le moment. Il y avait tant de choses qu'il voulait lui dire mais Salem semblait le haïr sans lui laisser la moindre chance de s'expliquer. A son tour, il poussa un puissant soupir d'agacement et se concentra sur sa tâche de nouveau. Ce n'était que partie remise.

HP ~ PUF

Un pop retentissant déchira l'air et fit sursauter tous les adultes présents au sein de l'infirmerie. Contrairement à eux, Harry observa les jumeaux qui s'agitaient frénétiquement. Le sourire qu'ils arboraient ne lui disait rien qui vaille. Sa pensée fut confirmée lorsqu'il entendit la voix criarde de Dobby.

- Dobby apporte le moyen de sauver Maîtresse Luna ! déclara le petit être, d'un ton décidé.

Et alors que Poppy et Tom s'apprêtait à lui répondre, la première rougeoyant sous la colère et le second bombant le torse, ils se retrouvèrent immobilisés. Harry cligna stupidement des yeux sous le choc alors que les jumeaux éclataient de rire.

- Dobby n'est peut-être qu'un stupide elfe de maison qui sera puni mais pour l'instant, il emmène le Choixpeau qui pourra libérer la douce Maîtresse Luna du sort de l'horrible et méchant Dumbledore ! croassa-t-il d'un air toujours aussi décidé.

Poppy semblait au bord de la fureur avec ses yeux lançant des éclairs. Lord Peverell, quant à lui, n'en menait pas large. Sa magie enflait et tentait de défaire le sort mais il comprit rapidement que c'était inutile. Ce constat l'offusqua au plus haut point et son regard se riva sur son dernier fils qui grimaçait, gêné des manières de son ami et serviteur.

- Oh ! s'enthousiasma le seigneur grec. Un artefact millénaire ! J'imagine qu'il pourrait très certainement nous simplifier la tâche.

Un regard vers Salem lui apprit que ce dernier partageait son avis. Ainsi le petit serviteur s'approcha de la Serdaigle et déposa l'artefact qui s'anima aussitôt. L'enchanté se mit alors à jurer toutes une litanie de commentaires peu glorieux sur l'ancien directeur mais, au fur et à mesure que les minutes s'égrainaient, Luna reprenait des couleurs et bientôt sa délicate main s'agita, signe qu'elle se réveillerait bientôt. En effet, une dizaine de minutes après avoir commencé son ouvrage, Luna s'éveilla.


Tadahhhh !

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Je ne vous ai pas abandonné mais lutins chéris ! Même si les apparences sont contre moi...

J'espère vraiment vous lire très bientôt !

En attendant, on se retrouve d'ici deux semaines pour un nouveau chapitre !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !

A très bientôt !