Bonjour à vouuus !
Je suis désolée pour l'attente, les choses ont été un peu compliquées ces derniers jours, mais rien de négatif, bien au contraire ; entre les fêtes, les vacances, aider des amis et un nouveau travail, je me suis bien vite retrouvée à court de temps pour écrire, et même si les chapitres mettent un peu de temps à arriver ces derniers temps, ne vous inquiétez pas, ils arriveront toujours car j'ai encore de bonnes idées pour cette FanFiction !
Comme je vous l'avais dis, les chapitres seront plus court, mais on reste sur du beau bébé de 4000 mots environ, ce qui est plutôt long pour une FanFiction je trouve.
Allez, trêve de blabla, je vous laisse lire ce chapitre visiblement bien attendu, on se retrouve en bas pour la conclusion, enjoy !
Steve avait tout vu, mais n'avait pas eu le temps d'intervenir. Il avait vu Christie sortir de la salle, l'air furieuse, et s'était dirigé vers elle, inquiet. Quand Billy avait déboulé à son tour, il avait serré les dents et avait pressé le pas. Lorsque la blonde avait levé le poing, il était trop tard. Steve avait entendu le craquement du nez de Billy et l'avait vu tomber en arrière, droit comme un I. Un seul coup, de la part d'une adolescente d'à peine 1m60 avait suffit à envoyer dans les pommes ce grand gaillard de Billy Hargrove. Aussitôt, un silence de mort s'installa, et Christie sembla réaliser ce qu'elle venait de faire car elle écarquilla les yeux en regardant Billy puis son poing, faisant la navette entre les deux, ahurie.
- « Qu'est-ce que ... »
- « Oh mon DIEU ! » hurla une voix aigüe sur sa gauche.
- « C'est pas possible ... »
- « ... la copine de Steve ? »
- « Elle a vraiment ... »
- « ... L'emmener à l'infirmerie ! »
- « Je peux savoir ce qu'il se passe ici, nom d'un chien ?! »
La voix du directeur était sèche et plusieurs élèves s'écartèrent pour le laisser passer alors que Christie se mordillait la lèvre nerveusement, oscillant entre l'envie d'éclater de rire et l'envie de s'enfuir. Le regard sombre du directeur croisa brièvement le sien avant de se poser sur le corps inerte de Billy qui était allongé au sol, les yeux semi-clos.
- « Mais ... Qu'est-ce que ... »
Il releva les yeux vers Christie et pinça les lèvres.
- « Henderson, dans mon bureau ! Vous là » Il désigna Steve qui s'était rapproché et qui se crispa en voyant le doigt du directeur tendu vers lui. « Amenez-le tout de suite à l'infirmerie ! »
Christie ferma les yeux un court instant et l'espace d'une seconde, elle regretta son geste. Elle avait dérapé ... Elle avait complètement merdé ! Pourtant, quand elle jeta un dernier coup d'oeil en arrière, la blonde faillit à nouveau rire en voyant Billy reprendre conscience lentement, le nez en sang. Aussitôt, elle se sentit mieux. Il l'avait bien cherché, après tout.
Steve avait soufflé du nez en entendant son directeur lui demander d'accompagner Billy à l'infirmerie. Évidemment, il fallait que ça tombe sur lui ... Sans grande conviction, l'adolescent fit un pas vers son ennemi, l'examinant rapidement ; son nez était cassé, du sang recouvrait une bonne partie de son visage et il avait ouvert les yeux, légèrement hagard.
- « Kesskissépassé ? » marmonna-t-il d'une voix pâteuse.
- « T'as eu ce que tu méritais » répondit Steve sèchement.
Il grommela, et Steve leva les yeux au ciel alors que Billy avait commencé à baragouiner dans sa barbe. Le jeune Harrington s'accroupit et le tira par le bras, l'aidant à se relever non sans difficulté. Il dut passer le bras du garçon aux cheveux longs autour de sa nuque pour le soutenir tant ce dernier était dans les vapes.
- « Besoin d'aide ? »
Jonathan Byers était resté là tout le long de la scène. Lui aussi avait voulu empêcher Christie, et lui aussi était arrivé en retard. Il avait attendu, et en voyant Steve peiner à soutenir Billy, il s'était rapproché et avait parlé. Steve tourna la tête vers lui et hocha la tête.
- « Je suis pas contre. » Il désigna Billy qui grommelait. « Ce crétin pèse son poids. »
- « Va chier Harrington » grogna Billy alors que Jonathan imitait Steve.
- « Au moins, il parle » lança Jonathan en haussant une épaule.
Puis, silencieusement, ils se mirent en route vers l'infirmerie, ignorant les regards ainsi que les messes basses sur leur chemin. Seuls le bruit de leurs pas et les bafouillages de Billy brisaient le silence. Les deux garçons étaient chacun perdus dans leurs pensées, ne sachant pas comment agir l'un envers l'autre. Seigneur, que la situation était embarrassante ...
- « Je sais que ce n'est pas le moment, mais ... » Jonathan marqua une pause. « Je suis content pour toi et Christie. »
En effet, ce n'était clairement pas le moment. Heureusement, Billy était encore complètement à l'ouest et il semblait ne pas les entendre. Steve pinça les lèvres en tournant la tête vers Jonathan qui regardait droit devant lui.
- « Ta réaction l'autre jour disait le contraire » marmonna-t-il.
- « Elle m'en veut toujours, hein ? »
Steve renifla.
- « Je sais pas, à ton avis ? Toi qui la connait si bien, tu dois bien avoir ta petite idée. »
Voilà qu'il était acide maintenant ... Mais Jonathan l'avait bien mérité. Il ne récoltait que ce qu'il avait semé, et l'adolescent serra un peu les dents en accusant le coup. Il jeta un coup d'oeil vers Steve et croisa le regard de ce dernier par dessus la tête de Billy qui semblait toujours dans les vapes.
- « Je vais prendre ça pour un oui. »
- « Évidemment qu'elle t'en veut, crétin ! » s'exclama Steve, l'éclat de voix soudain faisant légèrement sursauter Billy sans pour autant le faire réagir d'avantage. « Tu l'as infantilisé ! »
- « Ça va, ça va, j'ai compris, j'ai merdé ! » répondit Jonathan.
Il baissa la tête et se mit à fixer le bout de ses chaussures, penaud. Le voir ainsi fit naître chez Steve un sentiment de peine, à sa plus grande surprise. Jonathan s'en voulait vraiment, et cela se voyait sur son visage.
Le chemin jusqu'à l'infirmerie se fit silencieux, seulement ponctué par les bruits de leurs pas. Lorsque l'infirmière vit Billy, elle étouffa une exclamation avant de le prendre en charge. Le pauvre n'avait pas très bonne allure : sous son nez et jusqu'à son menton, le sang avait commencé à sécher. Sa veste en jeans n'avait pas été épargnée et les tâches brunâtres allaient être difficile à faire partir maintenant que le sang avait eu le temps d'imprégner le tissu. Elle renvoya aussitôt les garçons en cours, l'air réprobateur, et ils ne pipèrent un mot en tournant les talons, tous deux perdus dans leurs pensées. Steve finit par se racler la gorge et tourna la tête vers Jonathan qui avait les lèvres pincées.
- « Du nouveau ? »
Il n'eut pas besoin de préciser qu'il faisait là allusion à Leia, et Jonathan dodelina de la tête.
- « Pas vraiment » répondit-il à voix basse. « C'est comme si ... Comme si ils refusaient qu'elle ne les contacte. Elle navigue à l'aveuglette dans l'inconnu. Ça pourrait prendre plusieurs jours, voir des semaines. »
Steve grimaça.
- « Des semaines ? » répéta-t-il, incrédule. « Nous n'avons pas tout ce temps ... »
- « Je sais » marmonna Jonathan. « Et elle le sait aussi, mais ... Elle fait de son mieux. Jane doit venir l'aider aujourd'hui. »
- « On dirait que c'est mal parti. »
- « Ouais. Plutôt, ouais. » Il renifla. « J'ai du mal à croire que tout recommence encore. »
- « Ça n'a jamais vraiment cessé » fit remarquer Steve.
Jonathan acquiesça, la gorge nouée. Il avait raison. Tout ça n'avait jamais réellement stoppé, ils avaient simplement arrêtés d'y croire. Mais le monde à l'envers avait continué de grandir, de grossir, de prendre en puissance, et désormais, il était à deux doigts d'engloutir le leur. Ils devaient y arriver. Coute que coute.
oOoOoOo
Christie s'en tira avec seulement un avertissement. Ses bonnes notes couplées à la mauvaise réputation de Billy la sauvèrent, et elle sortit du bureau du directeur les épaules légères. À son retour en classe, elle affronta les regard de ses camarades qui chuchotèrent à voix basse sur son passage, mais la blonde les ignora et alla s'asseoir à sa place habituel, évitant de passer près de Jonathan. Voilà un autre problème qu'elle allait devoir également résoudre ...
À l'heure du repas, alors qu'elle se dirigeait vers la cafétéria, la jeune femme croisa un regard bleu qu'elle commençait à bien connaître. Billy avait bien piètre allure, son nez formant un angle bizarre et un hématome bleuâtre commençait à se dessiner sous son oeil droit. Lorsque ce dernier vit Christie, il fronça les sourcils et pressa le pas, l'air furieux, et disparut de son champ de garçon avait vraiment des problèmes d'égos et de gestion de ses émotions ... Eureka. La blonde s'immobilisa en plein milieu du couloir, et Steve la regarda d'un air interrogateur.
- « Quelque chose ne va pas ? » s'enquit-il.
- « Je crois que je viens de comprendre quelque-chose ... »
Elle releva la tête vers son petit-ami.
- « Fais-moi confiance, d'accord ? »
- « Que ... Attends, tu ne vas quand même pas le suivre ? Christie, t'es pas sérieuse ! » siffla l'adolescent en écarquillant les yeux.
- « Fais-moi confiance » répéta la blonde. « Tu peux faire ça ? »
Steve souffla du nez, et Christie se hissa sur la pointe des pieds pour lui planter un baiser sur ses lèvres pincés.
- « Je t'expliquerai après, ne t'inquiète pas pour moi ! »
Et sans attendre sa réponse, elle tourna les talons et se mit à courir, suivant les pas de Billy Hargrove. Steve l'observa s'éloigner, ses longs cheveux bouclés se balançant dans son dos, et serra les dents en secouant la tête de gauche à droite, l'estomac noué. Que diable pouvait bien avoir la blonde en tête ?
Billy était adossé contre le mur, cigarette pendue aux lèvres et le regard perdu au loin. Il ne sembla pas entendre le bruit des pas de la petite blonde derrière lui qui s'était approché, les mains dans les poches. Ce ne fut que lorsqu'elle se posta à ses côtés, dans la même position, qu'il remarqua sa présence. Aussitôt, son expression changea et il serra le poing, mais Christie lui coupa l'herbe sous le pied.
- « Depuis combien de temps ton père te frappe ? »
Le souffle du garçon se bloqua dans sa gorge et il eut l'impression qu'une pierre venait de tomber dans son estomac. Christie comprit alors qu'elle avait vu juste, et soupira alors que Billy accusait difficilement le coup.
- « Comment ... »
- « L'égo démesuré, ta gestion catastrophique de la colère, le besoin de prouver au monde entier ta valeur ... Ça m'a donné la puce à l'oreille. »
Oui, Christie était peut être à la ramasse en ce qui concernaient les relations humaines, la jeune femme était plutôt douée pour analyser le comportements des gens qui l'entouraient. C'était d'ailleurs une des raisons qui faisait qu'elle n'avait pas beaucoup d'amis. Les gens n'appréciaient que peu cette capacité d'analyse un peu trop juste à leur goût.
- « Mon père ne me frappe pas ... »
- « Oh, s'il te plait, ne joue pas à ça avec moi, je sais que tu mens et que j'ai raison » l'interrompit Christie en levant les yeux au ciel.
- « C'est quoi ton problème ?! » s'écria soudainement Billy, piqué à vif. « En quoi ça peut bien te regarder ?! »
- « Ça me regarde depuis que je suis ton foutu punching-ball depuis mon arrivée ! » rétorqua la jeune femme.
Il ne répondit pas, et continua de fixer la blonde, ses prunelles bleues brillantes de colère et de tristesse.
- « Il t'a frappé hier soir, hein ? »
Silence.
- « C'est pour ça que tu as fait ça ce matin, je me trompe ? »
- « Pourquoi tu fais ça, Henderson ? »
Sa voix était basse et s'était brisé en plein milieu de sa phrase. Christie haussa les épaules sans le quitter du regard, étonnée de voir autant de peine dans ses yeux.
- « Parce que tu as beau être le plus grand minable de cette ville, personne ne mérite de vivre ce que tu vis » répondit la jeune femme.
C'était étrange. Pour la première fois, quelqu'un savait, quelqu'un d'autre que sa soeur ou même sa belle-mère. Jusqu'ici, il avait toujours refusé d'en parler, même avec Max. L'enfant savait, mais n'osait rien dire. Qui sait ce que son père lui aurait fait si la pauvre s'était interposée entre son poing et le corps de Billy. Et le plus bizarre dans tout cela était surement que la personne au courant était Christie, et qu'elle semblait vouloir l'aider.
- « Tu dois en parler à quelqu'un ... »
- « Ah ! Tu crois que j'y ai jamais pensé ? »
Billy pouffa d'un rire sans joie.
- « Je suis coincé. Tu comprends ça, Christie ? » Il serra les dents. « Être un connard, c'est la seule manière que j'ai trouvé de me protéger et de ne pas laisser toute ma haine me bouffer. Tout ce que je peux faire, c'est accuser les coups pour protéger Max jusqu'à ce qu'on soit en âge de se tirer. »
La blonde tombait des nus. Il lui était désormais difficile de haïr profondément Billy Hargrove, pour la simple et bonne raison qu'il venait de lui ouvrir son sac sans aucune retenu, et que ses yeux bleus brillaient de larmes qu'il refusait de laisser s'échapper. Ça pour une révélation ... Elle se mit alors à repenser à toutes ces fois où il l'avait blessé : le jour où il avait attendu qu'elle passe près de sa voiture pour la prendre à parti et lui lancer un pique quant à Steve et Nancy, celui où il avait envoyé Carol dans l'unique but de se moquer d'elle, lorsqu'il était venu devant chez elle, et ce matin ...
- « Pourquoi moi ? »
Billy ne répondit pas tout de suite, et alluma une autre cigarette en s'adossant à nouveau contre le mur, le regard rivé vers la jeune femme qui était encore en train d'assimiler toutes ces nouvelles informations.
- « Tu sais, je continue de croire qu'on ferait un couple super, toi et moi, même après ton crochet du droit. »
- « Va chier Billy » répliqua Christie, et l'adolescent sourit.
- « Voilà pourquoi. Pour ça » dit-il en la pointant du doigt. « Parce que tu n'as pas peur de m'insulter, et que tu as du caractère. »
Elle fronça les sourcils, et il enchaîna.
- « Ceci dit, je pensais ce que j'ai dis ... »
La jeune femme lui fit un doigt d'honneur, et Billy pouffa.
- « Je peux t'aider. Avec ton père. Si tu en parlais au sheriff ... »
- « Je ne vais pas pleurnicher dans les jupons d'Hopper » marmonna l'adolescent en se renfrognant aussitôt.
- « Merde Billy, ton père te bat ! » s'indigna Christie. « Tu ne peux pas rester sans rien faire ! »
- « T'as une solution miracle Blondie ? Alors quoi, je me pointe devant le gentil sheriff en lui disant que mon père me frappe régulièrement, et tout va s'arranger comme par magie ? »
- « Non, espèce d'abruti ! Mais j'ai une idée ... »
Oh ça, pour avoir une idée, elle en avait une. Cela était risqué, et elle allait devoir demander de l'aide à d'autres personnes ... Et elle n'était pas sûre que cela fonctionne. Mais elle devait essayer. La blonde ne pouvait rester impuissante face à ce que vivait Billy. Elle le détestait toujours, bien évidemment. Ce qu'il subissait n'excusait pas tout ce qu'il avait bien pu lui dire, à elle ainsi qu'à la bande de son cousin, mais il était en danger, et elle était incapable de fermer les yeux là-dessus. Oui, elle allait avoir besoin d'aide, et cela risquait d'être compliqué.
oOoOoOo
Jonathan s'était assit à sa place habituel, accompagné de Nancy, à la cafétéria. Bien qu'il n'avait pas faim, le jeune homme se força à avaler quelque chose, l'estomac si noué que cela lui était douloureux d'ingérer de la nourriture. Le fait d'être en froid avec Christie combiné avec la peur que Leia ne parvienne pas à contacter à temps les autres enfants ne faisait pas un très bon mélange, et il avait l'impression que sur ses épaules pesaient une tonne. Il sentit le coude de Nancy s'enfoncer dans ses côtes et se redressa aussitôt, les sourcils froncés.
- « Qu'est-ce que ... »
La jeune femme lui fit les gros yeux et Jonathan tourna la tête. Son souffle se coinça dans sa gorge lorsqu'il vit qu'en face de lui s'était installé Christie. Oh, oh, oh.
- « Salut. »
Elle avait l'air tout aussi stressée que lui, et il le remarqua aussitôt ; la pauvre était en train de malmener ses mains, les triturant dans tous les sens.
- « Salut » répondit-il dans un souffle, avant de s'écrouler. « Je suis désolé Christie, vraiment, tu sais, pour ce qu'il s'est passé, et ... Et ce que j'ai dis, oh, merde, j'ai été un idiot je sais, j'aurais jamais dû dire ... »
C'était comme si une vanne s'était ouverte, et Jonathan semblait intarissable. Lui qui avait pourtant répété plusieurs fois un discours d'excuses était en train de bredouiller tel un enfant prit en train de faire une grosse bêtise.
- « Stop, stop, stop, j'ai compris » l'interrompit-elle, et il pinça les lèvres. « Je te dois des excuses, moi aussi. J'ai réagi comme une gamine, pardonne-moi. »
Les deux se regardèrent silencieusement, avant de pouffer de rire, se sentant tous deux aussitôt plus légers. Nancy, elle, les observaient, un sourire aux lèvres.
- « Alors ... Tu vas me dire pourquoi tu as envoyé Billy au tapis ce matin ? » l'interrogea Jonathan d'un ton détaché.
- « Ouais ... » Elle pinça les lèvres. « Bah ! C'est sans importance, il ne l'a pas volé, après tout. »
Cette réponse était louche et Jonathan resta interdit un court instant, fixant son amie qui tentait de garder un air détendue avant d'hocher simplement la tête sans pour autant passer à autre chose. Que diable pouvait bien cacher la blonde ? Pourquoi semblait-elle presque gênée d'évoquer Billy, et pire, évitait le sujet ? Il jeta un discret coup d'oeil vers Nancy alors que Steve les avait rejoint, la discussion ayant totalement changé, et la brune haussa une épaule, tout aussi perdue que son petit-ami.
oOoOoOo
Christie avaient réunis les trois adolescents à la fin de leur journée de cours chez elle, profitant de l'absence de ses parents qui n'allaient pas rentrer avant plusieurs heures pour leur expliquer ce qu'il s'était produit plus tôt dans la journée. Elle n'avait omit aucun détail, leur expliquant tout ce qu'elle savait, et avait finit par leur annoncer qu'elle comptait aider Billy. À l'instant où elle prononça ces mots, elle vit Steve serrer les dents, mais l'adolescent resta silencieux. Elle savait qu'il allait être le plus difficile à convaincre ; Billy n'avait pas été tendre avec lui.
- « Faisons-le. »
Durant quelques secondes, Christie resta silencieuse, se demandant si elle avait bien entendu ce que Steve venait de dire. Le regard de ce dernier croisa le sien, et il enchaîna.
- « Pas pour lui, mais pour qu'on soit enfin tranquille, et pour Max. »
L'adolescent avait raisonné de la même manière qu'elle, et elle ne put retenir un léger sourire en faisant un petit signe de tête en direction de son petit-ami.
- « Comment peut-on être sûr qu'il arrêtera si on l'aide ? » questionna Nancy.
- « On ne peut pas » répondit Christie.
- « Et même si ça ne change rien pour nous ... Pensez à Max » ajouta Jonathan. « La pauvre gamine subit ça elle aussi. »
- « Tu as raison ... Waw, je ne pensais pas que c'était aussi grave » marmonna la brune, hébétée. « J'avais cru comprendre que la relation entre son beau-père et Billy était compliquée ... Mais pas à ce point. »
- « Billy est au courant que tu nous en a parlé ? »
Christie grimaça. Seigneur, non ! Si il l'avait su, la blonde était sûre qu'il aurait trouvé le moyen de la faire taire.
- « Je lui ai simplement dis que j'allais l'aider » avoua-t-elle. « Il ne sait pas que vous êtes dans le coup. »
- « C'est peut-être mieux comme ça. Je ne suis pas sûr que ce crétin accepterait qu'on sache ça » railla Steve.
- « J'imagine que tu as déjà ta petite idée pour l'aider, je me trompe ? »
Jonathan avait vu juste. Christie n'était pas du genre à agir sans réfléchir, et elle avait déjà tout un plan dans sa tête. Alors, elle leur exposa son idée : mettre à exécution l'idée qu'ils avaient eu quelques jours auparavant pour piéger Billy. Le fait d'utiliser le guet-apens prévu à la base contre lui pour l'aider était plutôt ironique, mais l'idée était bonne. Grâce à l'enregistreur de Nancy et la caméra de Jonathan, ils étaient en mesure de récolter des preuves que Neil Hargrove battait son fils.
- « Mais il reste un petit problème » intervint Steve. « Comment peut-on prévoir quand il va remettre le couvercle ? »
- « On va lui forcer la main » répondit Christie. « Ça ne devrait pas être très compliqué. »
- « Alors, on va vraiment le faire, hein ? »
Christie acquiesça, et Jonathan se frotta le visage, encore ahuri par ce qu'il venait d'apprendre et ce qu'ils se préparaient tous à faire, et même s'ils étaient réticents, ils ne renonceraient pas. Ils devaient le faire, au moins pour que Maxine ne soit plus jamais témoin de ce genre d'acte. Le téléphone sonna, et Christie se leva aussitôt avant de trottiner jusqu'au combiné.
- « Maison Henderson, Christie à l'appareil ! »
- « Christie ? Oh, seigneur, merci, tu réponds ! »
La voix de Joyce était plus aigüe que d'ordinaire, et Christie fronça les sourcils.
- « Joyce ? Il y a un problème ? »
À l'entente du prénom de sa mère, Jonathan bondit sur ses pieds et se précipita aux côtés de la blonde.
- « C'est ... C'est Leïa, elle ... »
Un hurlement déchirant lui parvint, et elle blêmit alors que Jonathan lui arrachait presque le combiné des mains, le coeur battant la chamade.
- « Maman ! Maman, explique-moi ! »
- « Elle ... Oh mon dieu, elle ne va pas bien du tout » balbutia difficilement Joyce.
- « Ne bouge surtout pas, j'arrive tout de suite ! »
L'adolescent reposa brutalement le téléphone et courut presque dehors, les oreilles bourdonnantes et la vision floue, Nancy sur ses talons. Steve fit signe à Christie de monter avec lui, et Jonathan démarra sa voiture en trombe, les doigts si serrés autour de son volant que ses jointures étaient aussi blanches que de la neige. L'univers ne semblait décidément pas vouloir qu'ils aient du repos.
Bien, bien bien ... De nouveaux rebondissements (car il n'y en a JAMAIS assez, on est bien d'accord ?), et une fin cliffhanger des plus putassières comme je les aime, mais vous devez avoir l'habitude désormais, c'est un peu ma petite marque de fabrique, haha !
J'espère que ça vous a plu, on se retrouve plus vite que la dernière fois je l'espère, mais je ne vous promet rien.
Des bisous à vous, portez vous bien et à la prochaine !
