D'habitude je tombe plutôt sur des mecs qui pensent avec leur manche à balai. Oui, parce qu'en plus ils se croient montés comme des taureaux alors qu'en général ils se rapprochent plus de la crevette. Morte. Je me souviens d'un en particulier. Le premier que j'ai taillé en pièces au lieu de lui tailler autre chose. J'avais rejoint un groupe de filles qui interpellaient les hommes à la sortie des bars.

Bientôt, un officier de la marine déjà bien imbibé –et une bouteille presque vide à la main- s'approche de l'une d'entre nous, Lucia, sans que celle-ci ait besoin de l'appeler. Faut dire qu'elle est plutôt jolie. Et que c'est elle qui porte le moins de vêtements. Il commence à lui peloter les seins.

"Ça c'est du matos, ma jolie. Ça t'dérange si je teste avant d'acheter ?" demande-t-il avant de lui lécher le sein droit. Elle le repousse.

"Ola, mon mignon! Le paiement c'est avant les galipettes ! Et je fais pas ça en public !" répondit-elle. "Encore moins avec des pochtrons dans ton genre qui puent l'alcool ! Va t'laver les dents et après on verra!" conclut-elle avec cette répartie qui lui est propre. Mais qui ne plaisait pas à tout le monde, encore moins aux officiers de marine bourrés et radins.

"Sale pute ! Pour qui tu t'prends, salope ?" s'emporta-t-il en postillonnant. "Tu sais qui j'suis ? Je suis soldat, ma grosse! Et gradé avec ça ! Toi t'es qu'une benne à foutre juste bonne à me sucer la queue !" vociféra-t-il dans la rue. Lucia ne broncha pas. Elle était habituée à ce genre de comportement, selon ses dires. Cela ne plut pas à l'officier qui s'approcha d'elle et lui donna une gifle si forte que Lucia s'écroula par terre.

Les autres filles n'osaient pas intervenir. Elles avaient trop peur. Le gars était assez costaud en plus d'avoir toute son artillerie sur lui (sabre, flingue, et j'en passe). La gifler n'était pas assez, ce salopard devait défouler toute sa frustration sexuelle sur la pauvre Lucia. Il commença à lui donner des coups de bottes. Alors que tout le monde entendait Lucia hurler dans la rue, personne n'intervenait. Evidemment, ce connard est un officier de marine donc il est intouchable. Moi non plus, je n'osais pas bouger, j'avais trop peur. Je ressentais aussi énormément de colère au point d'en trembler.

Pourquoi s'acharner sur une pauvre fille qui ne peut même pas se défendre juste parce qu'elle n'a pas mis ton gros bâton sale au chaud ? Salaud. Toi, pour qui tu t'prends ? Tu crois qu'une fille est ta propriété parce qu'elle a un vagin et toi une verge ? Salaud. Tu vas me le payer. Tu vas me le payer !

Je me précipitais vers l'officier qui venait de cracher sur Lucia pour lui déglinguer la mâchoire d'un coup de poing. Le "soldat gradé" tomba à terre, la bouche ensanglantée, et cracha 3 dents. Il me fixa d'un air apeuré et colérique.

"Quoi ? Comment…?" balbutia-t-il avant de se relever avec difficulté. "Comment une petite pute peut frapper un officier de marine si fort ?"

Submergée par la colère, je ne répondis rien. Mais mes poings scintillants parlaient d'eux-mêmes.

"Ah, un fruit du démon hein ?" se moqua-t-il. "Tout s'explique. Une femme ne peut pas frapper aussi fort qu'un homme, bien sûr." Déclara-t-il fièrement. "C'est quoi celui-ci ? Kira Kira ?(1) Haha. Je parie que tu étais contente quand tu as vu que tu pouvais créer du diamant." Ricana-t-il. "Ça t'évite de t'acheter des bijoux. Hein ? Ma mignonne ?"

Il s'approcha dangereusement de moi.

"Hein ? Les filles aiment tellement tout ce qui brille et tout ce qui coûte un bras surtout ! Ha ha ha !" s'esclaffa-t-il.

"Ça va surtout te coûter le tien, salopard !" hurlai-je dans sa face avant de changer mon bras droit en lame de diamant acérée et de lui trancher le sien dans une magnifique fontaine sanglante. L'officier si fier et si viril recula en hurlant à la mort. Puis il essaya de me semer.

"Salope ! Je reviendrais et tu me le paieras cher !" me cria-t-il.

Cet abruti ne savait pas que courir était ma spécialité. Je le rattrapai vite avant de lui donner un coup de boule en diamant. Il s'écroula le dos, le front en sang et de nouveau à hurler comme un goret. Je me jetai sur lui pour lacérer son corps de pervers embaumant l'alcool le plus possible.

Je veux plus de coupures. Plus de cris. Plus de sang! Qu'il se vide de son sang comme le porc qu'il est ! Connard, tu fais moins le mec aux grosses couilles maintenant, hein ! C'est normal, je viens de te les arracher ! Et tiens, tu vas faire le travail auquel Lucia a pu échapper, les voilà dans ta bouche ! Je suis sûre que dans le fond –et le terme est bien choisi- ça te plaît ! Non, je n'ai pas encore fini ! Je dois encore trancher toutes tes veines ! T'en n'a plus de toute façon ! Je dois lacérer chaque centimètre de peau qu'il te reste ! Je dois te cisailler la gorge et arracher ta sale tête de poisson-lune ! Te lacérer encore ! Te découper en morceaux ! C'est encore bien loin de ce que tu mérites vraiment !


(1): qui brille, qui scintille