Salut salut ! Le mois dernier, j'ai écrit 3 OS pour ce recueil, et aujourd'hui je vous publie le plus court (donc le plus simple à corriger, uh).
C'est encore une de ces histoires où "c'était plus drôle dans ma tête" mais enfin, si ça peut au moins vous faire sourire, ce sera ça de gagné !
Bonne lecture !
« Eh bien, Sora. Cette fois-ci, tes amis ne sont pas là pour te protéger, hm ? »
Vanitas jubilait. Enfin, il allait l'avoir, sa revanche ! Il avait réussi à coincer le gamin, loin de ses deux parasites ridicules, dans ce pathétique livre de la Forêt des Rêves Bleus. Et une fois qu'il en aurait fini avec lui, pour fêter ça, il irait massacrer les habitants pelucheux de ces bois ! Xehanort ne pourrait pas le gronder pour ça, tout de même, si ? Un Monde dans un livre, qui s'en souciait ?
Enfin, ne pas mettre la charrue avant les bœufs ! Et le boeuf, c'était Sora. Celui-ci, Keyblade brandie, lui renvoyait un regard furieux bien trop semblable à celui de Ventus, horripilant.
« Je peux me débrouiller sans eux ! asséna le garçon.
-Laisse-moi en douter. Enfin, assez parlé... »
Il commençait tout juste à amorcer un geste qu'une autre Keyblade, familière, se posta en un geste de défense devant le héros. Des cheveux blonds.
« Pas si vite ! »
Ventus lui cachait l'autre débile, soudainement. Vanitas jura. D'où est-ce qu'il venait, celui-là ? De la cime des arbres ? Même pas étonnant, venant de cet empêcheur de tourner en rond !
« Si tu veux t'en prendre à Sora, il faudra me tuer d'abord ! »
Eurk, quelle mièvrerie écoeurante... Mais ça l'arrangeait. Il haïssait davantage encore Ventus, et puis, il pourrait bien s'en prendre à son petit protégé par la suite...
« Pff, si tu y tiens, ça peut s'arrang-
-Attend ! » clama alors Sora.
Quoi, encore ? Vanitas fut contraint d'assister, sourcil haussé, à la scène. Son double lumineux se fit repousser en arrière par l'autre garçon, qui se poste devant lui en une attitude protectrice.
« J'te laisserais pas faire de mal à Ven !
-Peu importe, ça me va aussi. Et maintenant...
-Sora, non ! Il est hors de question que je te laisse l'affronter à ma place.
-Mais, Ven ! C'est trop dangereux, laisse moi m'en occuper ! »
Sora pivota vers son ami, et Vanitas manqua de s'étouffer dans son indignation. Attendez, il lui tournait le dos ? Il osait ? Eh bien, il n'était pas méfiant, celui-là, ou bien il le sous-estimait ! Heureusement pour Sora, l'orgueil de Vanitas le poussait à remporter ce duel dans les règles. Les coups fourrés, ça ne le dérangeait pas pour blesser la plèbe, mais il avait un compte particulier à régler avec ces deux-là...
« Pas question ! C'est mon double, et puis, après tout ce que tu as fait pour moi, je peux bien l'affronter pour toi !
-L'ordre importe peu, intervint Vanitas en espérant mettre fin aux débats, je vais vous anéantir tous les deux ! »
Mais ce fut comme si les deux autres ne l'entendaient pas. Ils se fixaient dans le bleu des yeux, avec une expression pleine de ce sentiment abrutissant qu'on appelle l'amitié. Il commençait à avoir mal au bras, à force de tenir ainsi sa posture de garde...
« Mais c'est après toi qu'il en a ! rétorqua Sora. Si ça se trouve, c'est exactement ce qu'il cherche ! Tu sais à quel point il est perfide, ce sale cafard !
-Euh, je suis là, vous savez...
-J'peux pas te laisser courir ce risque !
-Bon, vous vous décidez ? »
Seulement à ce moment-là, Ventus se tourna vers lui, avec un regard excédé qu'il n'avait encore jamais vu sur son visage.
« Toi, met-la en veilleuse, ça te concerne pas !
-Un peu quand même. Et je t'interdis de me parler sur ce ton, espèce d'immonde...
-Bref, reprit Ventus plus doucement à l'intention de Sora. C'est non. Je vais l'affronter moi-même. »
Vanitas faillit leur faire remarquer que, s'ils réussissaient à aligner leurs deux neurones et demi chacun, ils pourrait peut-être réaliser qu'ils pouvaient le combattre tous les deux en même temps, afin de maximiser leurs chances de gagner. Cela dit, bon... Orgueilleux, mais pas suicidaire.
Sora protesta de nouveau, puis Ventus protesta, puis Vanitas finit par baisser son arme, sidéré par l'échange, qui se faisait de plus en plus mielleux. L'amitié, hein ? Peut-être qu'autre chose les liait, au final, quelque chose de plus fort ? Mais ça existait, plus fort que l'amitié ? Enfin, en tout cas, c'était insupportable. Il voulait juste se battre, lui ! Et voilà qu'ils se tenaient les mains, pfff...
« Je vais le faire !
-Non, moi !
-Bon, si vous vous décidez, je serais quelque part en train de tuer des peluches... » capitula Vanitas.
Ils lui faisaient perdre son temps, et l'agaçaient au-delà du concevable ! Lui qui n'avait souhaité qu'un combat en bonne et due forme, quelques gerbes de sang et une victoire satisfaisante, ça lui avait coupé l'envie... Les épaules basses, il rebroussa chemin, sans même que les deux autres ne s'en aperçoivent, trop plongés dans leur petite dispute pour savoir qui protégerait qui du vilain méchant Vanitas.
Il se demandait si Winnie l'Ourson saignait lorsqu'on le charcutait...
Franchement, c'est quand même un peu rigolo ?
N'hésitez pas à commenter !
À plus !
