Heeeyyyyy ! Nouveau chapitre rien que pour vous !
Crazybells a joué à la correctrice avec ce chapitre et remerciez-là puisqu'elle a exterminé une bonne centaine de fautes ! ( En passant, allez voir ses histoires, elles sont géniales !)
Merci à ceux et celles qui ont laissé une review et qui ont ajouté cette histoire !
Réponses aux review anonymes :
Lau : Merci beaucoup, ta review m'a fait très plaisir ! Oui Rose est une de ces pestes à qui on aimerait arracher les extensions ! Mdrrr Comme tu as pu le lire, j'ai trouvé une Beta en or et crois-moi je ne compte pas la lâcher de si tôt ! En effet, cette université est complètement déjanté et crois moi ça va pas aller en s'arrangeant ! Merci beaucoup et à bientôt je l'espère !
Guest : Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira !
Chapitre 2 : PDV Bella
Le lendemain matin, je me réveillais de bonne humeur sachant que ce serait ma première journée de cours. La veille, après la confrontation avec Rosalie et le dieu grec, j'avais, comme prévu, installé toutes mes affaires dans ma nouvelle chambre et avais réussis à me créer un petit coin à moi avec des coussins et toutes les choses que j'aime.
Tout en me préparant à aller en cours, j'écoutais Angela me faire l'éloge, encore une fois, d'Edward Cullen pour que je puisse, à mon tour, l'admirer car elle trouvait impensable que je puisse ne pas l'aimer. Je ne lui avais pas encore parlé de ce qui s'était passé la veille entre nous : je n'avais pas envie que ça crée des rumeurs car, commençant à connaître Angela, je savais qu'elle avait la langue bien pendue et qu'elle n'hésiterait pas à en parler à tout le monde afin que son « Edwardinouchet » reçoive toutes les éloges qu'il mérite, ayant sauvé deux jeunes filles en détresse.
Une fois sa longue tirade finie, je lui demandai pourquoi, si elle l'idolâtrait tant, elle n'allait pas le voir pour lui parler :
« Quoi, mais tu es folle ! Tu l'as vu ? Il est tellement beau et intelligent et gentil et-
-Oui oui, tu me l'as répété des centaines de fois, j'ai compris, même si j'ai un doute sur le "gentil", mais c'est pas le sujet, va le voir, avoue lui tes sentiments et tu auras peut-être une surprise, qui sait ? »
Et elle arrêtera enfin de me parler de lui H24, pensais-je.
« Mes sentiments ? Non non pas du tout je l'aime pas, en plus il ne m'a jamais remarqué, pourtant j'ai mis pleins de couleurs dans mes vêtements, dit-elle tout en me montrant son top jaune canaris et sa jupe longue orange pétard. Mais même quand je passe devant lui, il ne me regarde pas une seule seconde…
-Penses-tu vraiment me faire gober que tu ne l'aimes pas ? demandais-je en relevant un sourcil et en croisant les bras, tu m'en parles depuis hier comme si c'était le messie et tu rêves de lui n'est-ce pas ? Je t'ai entendu hier matin, dans ton sommeil, m'appeler "Chéri" avant de prononcer un "Ed" en gémissant… Et puis pour tes vêtements… Le flashy n'est pas la meilleure façon de se faire remarquer, à part si tu veux faire une carrière de clown dans un cirque…
-Non c'est pas du tout ce que tu crois ! Pas du tout, du tout, du tout… C'est juste que voilà… Et puis comment tu veux qu'il sache que j'existe si je porte pas des couleurs qui se remarquent, hein ? »
J'y crois pas, elle pensait vraiment me poser une colle là ?
« Eh bah en lui parlant peut-être, non ? Bref, c'est pas grave, on va arriver en retard en cours… »
Sur ce, j'attrapai mes clés et sortis de l'appartement pour me rendre sur le campus. Je marchai vite, priant pour qu'Angela ne me rattrape pas : j'avais fait ma bonne action de la journée en essayant de l'aider mais maintenant : basta ! J'avais pas envie d'entendre ses jérémiades sur Cullen plus longtemps, l'imaginer à poil était beaucoup plus divertissant.
Qu'est-ce qui me prend moi encore, ce mec est un connard, je peux pas fantasmer sur lui ! Arrrg foutues hormones !
Je bénis les dieux qui ont retenu Angela car elle ne m'avait pas rejoint de tout le trajet et je pus me rendre tranquillement dans l'amphithéâtre où avait lieu mon premier cours de l'année.
Je m'installais encore une fois dans un coin de la classe, remarquant que les filles qui étaient assises à côté de moi la veille étaient plus loin, encore une fois en train de parler de telle ou telle chose futile.
Durant ces deux heures de cours, j'essayais de comprendre les procédés d'écriture complexes de l'œuvre L'Âme de l'homme sous le socialisme d'Oscar Wilde que le prof tentait de nous expliquer tant bien que mal. Ce que m'avait dit Angela la veille m'avait alarmé, mais les professeurs -celui-là en tout cas- semblaient compétents et je pensais finalement pouvoir tenir la route toute l'année.
Je trouvais affligeant les gosses de riches qui ne faisaient rien, profitant de leurs nombreux privilèges. Les pauvres profs devaient s'arracher les cheveux en voyant leurs salles à moitié vides, dès le premier jour, alors qu'elles devraient être pleines à craquer.
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La journée s'enchaîna rapidement, les cours étaient plutôt intéressants et je ne croisai pas Angela une seule fois. Quelques personnes étaient venues me parler mais je les avais congédié rapidement, surtout le groupe de gars qui, d'après Angela, faisait partie des "amis" d'Edward, bien que je ne les avais jamais vu ensemble.
Je rentrais finalement chez moi à quinze heure - quand je vous dis que mon emploi du temps n'était pas chargé… - et commençais à lire tranquillement dans le petit coin tranquille que j'avais réussi à aménager pour mon confort personnel.
Au bout de ce que je pensais être une petite heure de lecture, j'entendis mon téléphone sonner et je décrochai sans regarder qui m'appelait.
« Allo ?
-Oh ma chérie c'est maman ! Je t'appelle pour te dire que je suis à Hawaï ! Hiiiii tu peux pas savoir à quel point je suis conteeente ! Tu te rappelles de Phil ? C'est mon client à l'institut, celui qui est super riche et qui a une bonne femme horrible ! Hé ben il m'a fait sa déclaration d'amour la semaine dernière et m'a emmené en vacances ici ! Tu le verrais, il est tellement beau et le truc qu'il fait avec ses doigts quand-
-Stop stop stop maman ! Je suis heureuse pour toi, sincèrement, mais j'ai pas envie de connaître les détails, merci !
- Oh désolée ma chérie, mais faut me comprendre : il est tellement doué et en plus-
-C'est bon maman j'ai compris, encore une fois pas besoin de tout décrire, merci ! Soupirais-je.
-Alors toi, qu'est ce que tu fais de beau à Forks ?
-Hum je suis à Chicago depuis avant hier et-
-Oh j'y crois pas, John m'avait emmené à Chicago et je te dis pas comment il était sexy quand il maniait la voile sur le lac… »
C'est comme ça que je passais les deux heures suivantes à écouter ma mère me parler inlassablement des voyages qu'elle avait fait avec ses différents amants, avant de les jeter pour un autre… Je ponctuais le tout de "Hum", "Ah" et autre "Oh" pour donner le change mais j'étais depuis longtemps repartie dans ma lecture qui était beaucoup plus intéressante, croyez moi !
Elle raccrocha finalement en ne sachant toujours pas que j'étais à l'université de Chicago, bien que j'avais essayé de lui dire maintes et maintes fois, mais on ne change pas une personne ! Ma mère n'a jamais su écouter quelqu'un et ne le saura sûrement jamais !
Voyant qu'il était l'heure de manger, je me commandai un repas italien dans le resto du coin et, étant la personne la plus altruiste de l'univers, j'en pris un également pour Angela qui n'était toujours pas rentrée.
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La semaine passa rapidement, je me fis très vite à mon emploi du temps et je repérai également les endroits les plus utiles pour moi. Je passais mes soirées à bosser mes cours puis je partageais un rapide repas avec Angela dans notre minuscule chambre.
Qu'est-ce que j'aurais voulu avoir une cuisine : j'ai jamais aimé me coltiner toutes les tâches ménagères chez mes deux parents mais faire à manger est vraiment quelque chose que j'apprécie, et sans me vanter, je suis plutôt douée. Ok je me vante je cuisine vraiment bien !
Le lundi matin, j'arrivais en avance sur le campus car, le matin même, j'avais essayé de trouver un petit job à mi-temps qui me permettrait de pouvoir vivre correctement car mes parents n'étaient pas riches et m'envoyer dans cette école avait considérablement réduit leurs économies. Mon père m'avait déjà donné ce qu'il pouvait mais je ne pouvais survivre que quelques mois avec ça et il était temps que je prenne une bonne fois pour toute mon indépendance !
Je n'avais rien trouvé de bien ce matin-là mais je ne baissais pas les bras et j'allais continuer jusqu'à ce que je trouve quelque chose qui me plaise !
Tout le monde était surexcité : plusieurs fois je me fis bousculer par des élèves obnubilés par un journal et de petits groupes s'étaient formés et se concertaient pour avoir l'avis des uns et des autres. Il y avait eu un attentat ? Le président avait été assassiné ? Une fin du monde imminente ?
Je croisais un des gars qui m'avait abordé la veille et lui demandai ce qu'il s'était passé :
« Regarde moi ça ! Ce journal est formidable, on va peut-être enfin savoir ce qui se passe réellement entre eux ! dit-il en me tendant l'article que tout le monde était en train de lire. En plus, il ou elle a même réussi à prendre des photos !
Je lus donc l'article et n'en revenais pas...
« Le roi et la reine en pleine dispute… de couple ? Nous voulons tous savoir ce qui se passe entre notre reine de beauté et notre beau brun. Sachez que lundi dernier, pour le premier jour de cours de cette belle année, une altercation a eu lieu entre Edward Cullen et Rosalie Hale, respectivement roi et reine de notre école ! Cette altercation aurait-elle eu lieu à cause des écarts de conduite de notre roi pendant l'été ou à cause de la belle brune présente à ses côtés, ce qui provoquerait la jalousie maladive de notre reine qui rêve d'être enfin la promise du roi ? Nous n'en savons rien mais nous menons l'enquête. Si vous savez qui est cette belle inconnue aux cheveux bruns, veuillez bien nous contacter au 213-509-6995 »
Suite à ça, il y avait une photo où l'on me voyait de dos face à Edward et Rosalie, Edward me regardant avec une Rosalie furieuse en face. Alice bien que là, à ce moment, n'apparaissait pas sur la photo, ce qui laissait croire que la dispute entre Rosalie et Edward avait eu lieu à cause ma petite personne.
Non, non, non, non, non moi qui ne voulais absolument pas que cette histoire de répande, il a fallu qu'une espèce de paparazzi à la recherche de ragot me prenne en photo… Et c'est qui cette personne ? Quand je suis sortie du couloir j'étais seule et je n'avais croisé personne par la suite…
J'espérais juste ne pas avoir de problème et que personne ne me reconnaîtrait. Déjà que mademoiselle la reine ne devait pas être en bon rapport avec moi, n'en rajoutons pas…
Voyant Angela au loin, je décidai d'aller vers elle pour lui demander des explications sur qui pouvait être la personne qui nous avait pris en photo sans notre consentement…
« Hey Angela, j'imagine que t'as déjà lu ça ! Dis-je en lui désignant le journal que je tenais dans ma main, elle acquiesça frénétiquement avec un grand sourire. Hum tu peux me dire qui écrit ce torchon ? »
J'étais de plus en plus énervée, et les questions d'Angela n'allaient pas m'aider à me calmer :
« Holala Bella, tu as parlé avec Edward Cullen j'y crois paaas ! Qu'est ce qu'il t'a dit ? Il était comment ? Tu lui as parlé de moi ? Il t'a dragué ?
-Angela stop avec toutes tes questions, s'il te plaît ! »
Je soupirais longuement afin de me calmer.
« Peux-tu répondre à ma question et puis je te promets que je te dirais ce que tu veux sur ton magnifique Edward Cullen…
-Oh… Ben en fait je sais pas… Pour tout te dire personne ne sait. Même ceux qui écrivent les autres rubriques ne connaissent pas la personne qui écrit celle sur Edward et Rosalie.
-Y'a une rubrique entière sur eux ? M'exclamais-je estomaquée, cette histoire de roi et de reine prend un peu trop de place dans cette école je trouve…
-Ouais ! C'est la plus populaire en plus, c'est comme ça qu'on a su que Rosalie a couché avec la moitié de l'équipe de football et qu'Edward avait rejeté Rosalie ! Celle ou celui qui écrit ça est très fort, personne ne sait qui c'est depuis le début !
-Hum j'aime pas ça… Avoir quelqu'un qui épie nos moindres faits et gestes sans que l'on puisse rien faire pour l'en empêcher… Au fait, je suis si reconnaissable que ça sur cette photo ? On voit à peine mes cheveux…
-Non, t'inquiète, c'est juste qu'en tant que meilleure amie je te connais mieux que personne !
-Ouais… c'est ça… meilleure amie… Bon je vais y aller, hum… J'ai cours, il faudrait surtout pas que j'arrive en retard...
-Hey mais, et mes infos sur Edwardynouchet ! Cria-elle alors que j'étais déjà à l'autre bout du bâtiment.
-Désolé mais je t'entends pas ! Criais-je tout en accélérant le pas. On se voit plus tard !
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Tout le reste de la semaine, le campus fut en effervescence: tout le monde voulait savoir qui était "l'amie" d'Edward sur la photo et, heureusement pour moi, personne ne me suspectait, on devait certainement penser à quelqu'un de plus populaire, de plus proche du "roi" ou bien Angela avait raison et elle m'avait reconnu car elle commençait à bien me connaître…
Vendredi soir, je rentrais chez moi après deux longues heures d'économie, matière obligatoire dans mon cursus et celle que j'aimais le moins : les matières scientifiques avec des chiffres et tout, très peu pour moi !
Ayant eu ma mère au téléphone la semaine passée, je décidais finalement d'appeler mon père, dont je n'avais pas eu de nouvelle depuis deux semaines déjà.
« Salut Char-papa !
-Oh heu bonjour… »
Toujours aussi loquace à ce que je vois… Il ajouta quand même à ma grande surprise :
« Comment tu vas ma fille?
-Bien merci ! J'ai bien emménagé et mes cours sont pas trop mal, je m'habitue à l'ambiance de l'université quoi… J'essaye de trouver un boulot mais ils sont soit tous déjà pris soit ils ne me correspondent pas du tout…
-Oh heu… c'est bien…
-Hum… »
Un silence gênant commençait à s'installer alors que la conversation avait commencé depuis à peine trente secondes... J'enchaînais :
« Comment ça se passe de ton côté à Forks sinon ?
-La routine quoi… Bon ben le match va commencer, Bell's. Je te laisse !
-Ouais c'est ça, salut Charlie… »
J'aime mon père, vraiment… Mais il est d'un ennui… J'avais besoin de quelqu'un qui me tienne éveillée et retienne mon attention. Les trois phrases échangées avec Charlie étaient le maximum qu'il puisse faire et j'en étais vraiment triste. J'aurais vraiment aimé avoir une bonne relation avec lui… Mais il est comme ça : solitaire et très peu bavard...
Suite à cet appel, je commençais à travailler mes cours pour avoir mon week-end tranquille et pouvoir chercher un boulot.
À vingt heures, Angela n'était toujours pas rentrée et, bien que sa compagnie ne m'était en aucun cas importante, j'avais quand même un cœur et commençais à m'inquiéter pour elle... Je l'appelais donc et elle me supplia en criant -comme d'habitude- de lui choisir des vêtements parce qu'elle -je crois- comptait aller à une fête pour draguer Edward, enfin j'avais pas tout compris…
Bref donc après coup, je me dirigeais vers sa commode pour essayer de lui trouver des habits qu'elle pourrait mettre sans qu'on ait l'impression qu'elle sorte d'un cirque et trouvai par miracle un jeans -bien que pas à mon goût car il y avait une bande de paillettes argentées au niveau de la ceinture- mais je dus me résigner à lui prêter un haut à moi avec un léger décolleté, ce qui mettrait sa poitrine en valeur.
Elle arriva quelques minutes plus tard en me sautant dessus, me remerciant sans cesse. Finalement, je réussis à me débarrasser d'elle en la persuadant d'aller essayer les vêtements que je lui avais choisi et elle ressortit de la salle de bain à peine y était-elle entrée. Le changement était vraiment impressionnant, elle était mieux comme ça et la tenue réussissait à la mettre plus en valeur que d'habitude. Elle n'était toujours pas un canon, mais je peux pas faire de miracle non plus !
« Hiiiiii Bella je suis trop contente ! Merci, merci, merci ! Qu'est-ce que je peux faire pour te remercier ?
-Hum pars au plus vite à cette soirée et mets Edward Cullen dans ta poche ! Allez salut !
-Haaaa non je sais, je vais t'emmener avec moi et tu vas voir je vais te présenter tous mes amis !
-Hum non Angela ça va aller merci, je suis heu… fatiguée, dis-je en faisant semblant de bâiller. »
En réalité, je n'avais pas forcément envie de sortir avec elle et préférais rester tranquillement ici à lire. Ouais vieille fille aigrie, je sais, mais j'avais pas envie de supporter Angela toute la soirée… Je rajoutais quand même pour qu'elle me laisse tranquille :
« Mais t'inquiète Angela, je viendrais avec toi une autre fois !
-Ma-mais comment je vais faire pour parler à Edward sans tooooiii ? Je te promets que si tu nous présentes ce soir, je vais pouvoir aller lui parler toute seule après ça et tu n'auras même plus à venir ! En plus, tu verras, tous mes amis sont hyyyyper sympas !
-Hum tu sais que j'ai parlé à Edward une seule fois et qu'il a juste engueulé Rosalie puis m'a craché une phrase à la con au visage hein, c'était même pas une conversation…
-C'est pas grave, tu lui as déjà parlé quand même… »
Bon, au moins, je j'allais pouvoir rencontrer du monde à cette fête… De toute façon, j'allais bien voir, une fois là-bas, s'il y avait des personnes intéressantes et si ce n'était pas le cas, j'aurais qu'à me débrouiller pour me débarrasser d'Angela au plus vite.
« Très bien, laisse moi le temps de m'habiller et on y va, tu as dis que ça se passait où déjà ? Lui demandais-je en commençant à me changer. »
Elle parla mais je ne compris absolument rien de ce qu'elle dit à travers la porte de la salle de bain où je me trouvais alors.
« T'as dit quoi ? Demandai-je en entrouvrant la porte pour mieux entendre.
-La fête se passe chez Rosalie… Murmura-t-elle doucement.
Cette fois, je l'entendis !
« Excuse moi ? Tu veux me faire aller à une fête chez Rosalie Hales ? Je t'ai pourtant raconté ce qui s'est passé entre nous ! Je peux pas la supporter et je doute qu'elle m'aime plus que ça…
-Oui ma-mais les fêtes chez elle sont toujours extras et y'a plein de monde, tu la croiseras sûrement pas, elle a une immense villa, le risque que vous vous croisiez est minime. En plus, elle traîne qu'avec sa bande et ne fait pas attention aux autres et en plus tout le monde, même en dehors de l'université, vient à ses soirées, elle te remarquera sûrement pas en plus il va faire noir donc-
-Ok, ok, ok Angela j'ai compris je vais pas la croiser ! Dis-je à moitié en colère. T'aurais pu me le dire avant, je te jure que si tu me refais un coup comme ça, tu peux dire au revoir à ton Edwardinouchet !
Je pensais pas pouvoir faire ça mais le fait qu'Edward ne l'a connaisse pas et ne la remarquerait sûrement jamais jouait en ma faveur.
On sortit finalement de notre chambre quinze minutes plus tard, le temps que j'enfile un jeans noir slim, un bustier rouge sang et des escarpins noirs à talons hauts, j'avais pas fait d'effort sur la coiffure ni sur le maquillage en attachant seulement mes cheveux en une queue haute et en mettant un peu de mascara surmonté d'un simple trait d'eye liner. J'allais à une simple fête étudiante où la moitié des participants seraient ivres morts et l'autre moitié en train de baiser donc pas besoin de ressembler à un top model pour ça ! Et puis, sans me vanter, je me savais déjà assez belle pour ne pas avoir à faire plus d'effort que ça...
On prit la voiture d'Angela qu'elle avait hérité de son père quand il s'en était acheté une nouvelle et nous sortîmes de la ville pour nous rendre dans la magnifique villa de la reine -dixit Angela-…
Elle habitait dans le quartier huppé de Chicago et on pouvait entendre la musique depuis le début de la rue.
Je devais admettre que de vivre dans un tel luxe me plairait fortement.
Cette maison ressemblait à celles des séries télévisées mettant en scène des millionnaires à Miami. Elle avait une façade épurée laissant deviner qu'elle s'élevait sur au moins trois étages et un immense jardin rempli par des centaines d'invités. Je me doutais qu'il y avait une piscine vu la tenue qu'arboraient certaines personnes -elle devait pas servir longtemps ici vu comme il faisait déjà frisquet en septembre- et compris vite que je ne risquais pas de croiser Rosalie, comme me l'avait promit Angela.
On entra tranquillement, personne ne faisait attention à nous et on tenta de se faufiler dans la masse dansante pour se servir à boire.
Je pris une boisson au pif, n'étant pas une grande connaisseuse, mais fut agréablement surprise par son goût acidulé et très sucré, ce qui faisait passer la petite piqûre due à l'alcool.
Angela me traîna ensuite pendant une bonne heure, me présentant à d'innombrables personnes qui ne firent pas attention à elle et, dans certains cas, paraissaient énervés de la voir. Il s'avérait même que certains la détestaient et n'hésitaient pas à lui faire comprendre, mais elle gardait sa bonne humeur tout en continuant son manège, comme si elle n'avait rien remarqué.
Étant fatiguée de rencontrer des personnes qui ne m'intéressaient pas, et voulant échapper à l'emprise qu'Angela avait sur moi, je prétextais vouloir aller aux toilettes et me dirigeais vers l'étage.
Après être tombée sur trois couples s'adonnant à des pratiques pas très catholiques, ainsi qu'un trio reproduisant toutes les positions du kamasutra existantes à ce jour, je décidais de monter au deuxième où j'avais moins de risques de croiser du monde vu l'empressement qu'ils avaient à se sauter dessus.
Je trouvais finalement une salle de bain, très moderne, comme tout le reste de la maison, et entrepris de retoucher le peu de maquillage que j'avais tout en pensant à l'école de fou dans laquelle j'avais atterri.
Pour faire simple, je m'étais attirée les foudres des deux personnes les plus importantes et ayant le plus de pouvoir de l'école et je me retrouvais coincée avec une pauvre fille détestée de tous, qui pensait que je l'adorais plus que tout…
Comment Angela en était-elle arrivée là ? Elle était un peu collante et folle, mais pas méchante, elle se voilait complètement la face également, ne voyant pas le dédain que les autres avaient dans les yeux en la regardant. Mais encore une fois, elle n'avait rien de détestable…
Sortant de mes pensées, je me rendis compte que j'avais passé beaucoup de temps ici et je décidai finalement de descendre pour dire à Angela que je rentrais et que je l'aiderais un autre jour car, pendant les deux heures qu'on avait passé ici, on n'avait pas croisé Edward une seule fois.
Je sortis de la salle de bain, mes pas résonnant sur le plancher.
Cet étage avait l'air particulièrement calme et vide, la musique était légèrement atténuée et donnait une atmosphère intime au couloir.
Sérieux comment peut-on trouver un couloir intime ? Les trois verres que j'avais bu en suivant Angela à travers la maison devaient m'être montés à la tête.
Au moment où j'allais descendre rejoindre Angela, j'entendis des pas monter les escaliers et me trouvais face à Rosalie.
Merde…
« Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Cracha-t-elle en me fusillant du regard.
-En quoi ça te regarde ? Répondis-je au tac-au-tac.
-Tu es chez moi, ça me regarde, cet étage est interdit aux invités ! »
C'est à ce moment que je remarquais un garçon bien bâti à la peau foncée quelques marches plus bas qui attendais visiblement que notre altercation se finisse. À son sweat-shirt, je le reconnu comme étant membre de l'équipe de football de l'école.
« Il est interdis aux invités ou plutôt réservé à toi et aux mecs avec qui tu couches ? Demandais-je mesquine en désignant son compagnon.
-Tu n'es qu'une sale garce !
-Tiens ! Tu travailles tes insultes maintenant ? Je suis plus la "vilaine fille" ? Pourtant ce que j'avais fait la dernière fois méritait plus le "garce"… T'empêcher d'insulter une pauvre fille était vraiment méchant, là je me suis juste trompée d'étage… Me moquais-je
-Tu l'as fais exprès ! Juste pour pouvoir inventer des ragots sur moi etme décrédibiliser devant Edward !
-C'est sûr, je contrôle totalement les vilains mots qui sortent de ta jolie petite bouche ! Mais faut savoir, ma belle, que te décrédibiliser devant Edward, tu l'as déjà fait toute seule d'après les rumeurs ! Lui rappelais-je en désignant une fois de plus le jeune homme derrière elle, qui, visiblement, ne savait plus où se mettre. »
Un coup bas je sais, mais il faut taper où ça fait mal !
« Crois-moi, je pourrais créer des rumeurs sur toi dont tu ne pourras jamais te débarrasser et si ça vient de moi, tout le monde me croira !
-C'est comme ça que tu es devenue une soi-disant reine ? En menaçant tout le monde ? Ma chère Rosalie, malheureusement ton petit jeu ne marche pas du tout avec moi! Lui dis-je en tournant les talons descendant la première marche. Détruis la réputation que je n'ai pas, si tu veux, j'en ai rien à foutre ! Lançais-je à la suite. Au fait ! Continuais-je. Il faudrait aussi que tu saches que ton Edward a un contrôle total sur toi, ça en devient navrant !
Je l'entendis grogner derrière moi et voulus me retourner une dernière fois pour la provoquer quand je sentis qu'elle me poussait dans l'escalier.
Par réflexe, je fermais les yeux, me préparant au choc avec désespoir quand je sentis deux grandes mains me retenir par la taille et mon nez buter contre une surface dure.
J'ouvris les yeux, me rendant compte que cette surface dure était un torse, très musclé… Levant les yeux afin de remercier mon sauveur, je me rendis compte que je me trouvais dans les bras de celui contre lequel j'avais le moins envie d'être. Vous avez bien deviné, c'était Edward Cullen qui m'avait sauvé et qui me tenait par la taille en fusillant du regard ce que je savais être Rosalie derrière moi.
Après de longues secondes, je m'arrachais à sa prise avec regret. Avec regret ? Ma fille arrête de dire n'importe quoi, le choc a du être plus violent que tu le penses !
Edward prit enfin la parole en se rapprochant dangereusement de Rosalie avec des éclairs dans les yeux.
« Je peux savoir ce qu'il t'a pris ? Sa voix était contrôlée en surface mais on sentait bien la tension qu'il abritait à l'intérieur.
-Cette garce m'a menacé ! Cria Rosalie.
J'allais la contredire mais Edward ne m'en laissa pas le temps.
« Et c'est une bonne raison pour la pousser dans les escaliers et risquer qu'elle se blesse ? Cette fois, il cria, étant sans doute consterné par les actions de la reine.
-Qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Quoi qu'elle dise, on me croira moi plutôt qu'elle. De toute façon, c'est pas tes affaires ! Allez viens on va en bas, ça sera toujours plus intéressant qu'ici.
Comme la dernière fois, elle lui prit la main pour qu'il la suive mais il résista et cracha :
-Va t'en Rosalie, j'ai pas envie de te suivre et j'en ai jamais eu envie. Emmène Zack avec toi, il n'a rien a faire ici non plus.
Elle voulut contester mais il l'a coupa une nouvelle fois.
-Rosalie je ne le répéterais pas, dégage ! Dit-il en lui infligeant encore une fois un regard noir qui me fit frissonner de tout mon être.
Elle descendit finalement en emmenant de force Zack avec elle et elle me regarda une dernière fois avec haine.
Je me retrouvais littéralement dos au mur, avec Edward marmonnant dans sa barbe tout en se pinçant l'arrête du nez. Bien que je ne l'appréciais pas, je voulais quand même le remercier de m'avoir rattrapé et évité de finir la nuit à l'hôpital. M'apprêtant à lui en faire part, je m'avançais doucement vers lui quand il m'infligea le même regard de dédain qu'il avait eu dans le couloir après qu'il ait dégagé Rosalie la première fois.
« Toujours à te foutre dans les emmerdes à ce que je vois, tu devrais me remercier d'être là !
-Excuse moi ? J'ai jamais voulu de ton aide que je sache, je me débrouillais très bien toute seule ! Criai-je révoltée, pour qui se prenait-il à exiger des remerciements ?!
-Haha, rigola-t-il. Sans moi tu serais en sang en bas de cet escalier, avoue que tu as besoin de moi !
-Je ne suis pas une de tes groupies qui te suit partout et qui a besoin de toi pour vivre ! Et sache que j'ai un très bon équilibre et que je me serais rattrapée très facilement. Contrais-je. »
Ça, c'était un mensonge, je l'avoue, mais il n'avait pas à le savoir. Je ne voulais pas qu'il pense qu'il pouvait exiger ce qu'il voulait de moi simplement parce qu'il était lui !
« Hum voyons ça, dit-il avec un air mutin. »
C'est là que, tout à coup, il s'approcha brusquement de moi. Surprise, je tentais de reculer mais mes pieds, pas d'accord avec ce pas non calculé et avec des talons de dix centimètres, s'emmêlèrent les pinceaux et je tombais une nouvelle fois.
Une fois encore, il me rattrapa facilement, ayant bien sûr calculé son coup, et me plaqua contre le mur, son corps pressé contre le mien, ses mains cette fois sur mes hanches.
Je ne pouvais pas dire que je ne ressentis rien à ce moment-là mais je tentais, tant bien que mal, de cacher mon trouble.
Il me regarda dans les yeux, un air malicieux peint sur son visage puis me chuchota à l'oreille:
« Très bon équilibre, n'est-ce pas ? »
Sa voix suave et virile fit apparaître des frissons sur ma peau. Il le remarqua, me regardant malicieusement, une fois encore.
« Hum, tu n'avais pas dit non plus que tu n'étais pas une de mes groupie ? Pourtant elles réagissent toutes comme toi ! Murmura-t-il, faisant apparaître une nouvelle fois une vague de frissons qui parcourut tout mon être.
-Tu devrais arrêter d'être aussi hautain, ça ne te va vraiment pas ! Répliquais-je essayant de faire fi de sa proximité et de ses mains qui paraissaient brûlantes à travers le fin tissus de mon t-shirt.
-C'est toi qui dit ça ? Tu regardes tout le monde de haut, tu n'hésites pas à te confronter à Rosalie, te croyant inatteignable, mais, crois moi ma belle, ce qu'elle t'a dit est vrai : elle a les moyens de faire de ta vie un enfer et je ne serais pas toujours là pour te protéger. Évite la.
-J'ai pas peur d'elle, c'est pas une gosse de riche qui va détruire ma vie, elle a aucun moyen de pression sur moi, elle ne me connaît pas !
-Rosalie n'est pas la fille la plus intelligente que je connaisse mais elle a des ressources. Tu me penses hautain mais tu l'es autant que moi, bien que tu aies beaucoup moins de raison de l'être. J'ai tout ici, je suis tout, Rosalie également, toi, tu n'es rien, me dit-il durement en resserrant sa prise sur mes hanches. »
Il prit une de mes mèche de cheveux qui s'était échappée de ma coiffure et joua doucement avec, puis me regarda avec une lueur nouvelle dans les yeux.
« Tu n'es rien, mais je peux peut-être te faire devenir quelqu'un… dit-il en me caressant doucement la joue et en plantant son regard noir de luxure dans les miens. »
Seigneur, il était hot ! Ma petite culotte était trempée et je tremblais de désir pour lui mais je ne voulais absolument pas finir dans le lit d'un gosse de riche qui me jetterait comme une moins que rien après avoir fait de moi ce qu'il veut. Edward était le genre d'homme à contrôler, je ne pourrais avoir aucune prise sur ce qui se passerait ensuite et ça c'était quelque chose qui ne devait jamais arriver. Avoir le contrôle, toujours ! C'est moi qui foutais les hommes dehors après une partie de jambes en l'air, pas le contraire !
« Je te l'ai dis, je ne suis pas une de tes groupies, si tu veux baiser va les voir. Compte pas sur moi là-dessus, crachais-je en essayant de mettre le plus de méchanceté possible dans ma voix.
-Très bien chérie, tu sais pas ce que tu rates mais si tu le souhaites… il relâcha doucement sa prise sur moi. Encore une seule chose, donne moi ton nom ! me demanda-il en resserrant sa prise sur mes hanches. »
En bougeant, ses mains avaient fait remonter légèrement mon haut et je sentis la pulpe de ses doigts sur ma peau découverte de toute entrave. Ce toucher m'électrisa.
« Hum désolée chéri, tu ne voudrais quand même pas qu'on connaisse le nom de celle qui t'a repoussé, non ? Il parait que les rumeurs vont vite dans cette l'école ! Minaudai-je. »
C'est à ce moment-là qu'Angela débarqua essoufflée par sa couse dans les escaliers.
« Belllllaaaaaaaa ! Je te cherche partout depuis une heure ! Rosalie est descendue en pestant contre toi, disant qu'elle allait te faire souffrir et j'ai eu peur pour toi, donc je suis montée tout de suite ! »
Voyant finalement avec qui j'étais, elle se tut et se figea.
« C'est Bella alors ? Ça te va incroyablement bien, me susurra-il à l'oreille. C'est ton amie j'imagine ?
-Hum ouais on peut dire ça… Répondis-je en chuchotant également.
Angela était toujours figée, les yeux exorbités en direction d'Edward, le regardant comme si il était une divinité. Ok il ressemblait vraiment à un dieu…
Edward relâcha sa prise sur moi me chuchotant, au passage, un "bonne nuit" à l'oreille. Son souffle sur ma joue provoqua à nouveau des frissons sur ma peau. Ensuite, il se planta devant Angela un sourire en coin -vraiment adorable- sur le visage, lui prit la main et la baisa comme dans l'ancien temps.
« À qui ai-je l'honneur? Questionna-t-il.
-An-ang-angela… bégaya-t-elle pitoyablement.
-Angela, ça te dit de m'accompagner chez moi, on ferait plus ample connaissance. En disant ça, il me regarda avec un sourire sadique sur son visage. »
Je rêve! Il croit me rendre jalouse en faisant ça ? Ha tant mieux pour moi plutôt, elle arrêtera enfin de me rabâcher les oreilles avec lui et je serais enfin tranquille.
Avoue que t'es un peu jalouse quand même…
Quoi jamais de la vie !
« Et ma voiture ? demanda doucement Angela.
-T'inquiète c'est bon je te la ramène, tu pourras profiter de la compagnie de… Cullen… répondis-je immédiatement, le testant pour voir s'il irait jusqu'au bout de son jeu. »
Je savais que ce qu'il faisait était simplement pour me faire réagir mais je savais également qu'en faisant ça, il devrait se coller Angela pendant plusieurs heures et que son type de fille était les canons et que Angela était… pas canon ?
Me regardant dans les yeux, cherchant à me tester également, il dut voir ma détermination car il prit Angela par la taille et lui dit:
« On y va poupée ?
-O-ok… »
Alors qu'ils descendaient tous les deux les escaliers, Edward se retourna pour me jeter un regard où je pouvais voir colère et désir pour moi et Angela quant à elle, me regarda avec une immense joie incrédule très clairement visible sur tout son visage
Une fois partis, je descendis moi aussi, sortis les clés qu'Angela avait pris soin de me donner et quittai cette fête.
Je rentrais à l'appartement, il était un peu plus d'une heure du matin et décidais de me coucher sans même me changer, trop fatiguée après les altercations que j'avais eu. Bizarrement, ce soir-là, je rêvais de deux yeux noirs de désirs, et moi fondant sous ce regard ténébreux.
Seule dans mon lit, le second vide, je me dis qu'au moins une de nous deux avait eu ce qu'elle voulait ce soir-là…
Voili Voilou
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