Heyyy! Salut tout le monde!
Voici le chapitre 3 d'Unlikely love, j'espère qui va vous plaire!
Ma très gentille crazybells l'a corrigé et remerciez la puisque sans elle ce chapitre serait, comment dire? Bourré de faute!
Voili voilou bonne lecture, on se retrouve à la fin!
Chapitre 3 : PDV Bella
Le lendemain de la fête, après m'être levée de très mauvaise humeur, ne sachant même pas pourquoi, je dus stopper mon déjeuner dans un petit resto-bar du coin à cause d'un appel, ce qui me mit encore plus sur les nerfs.
« Allô ? dis-je d'un air maussade en continuant de mâcher la feuille de salade que j'avais dans la bouche.
-Bonjour, dit une voix velouteuse appartenant à une femme. Tu nous as appelé, il y a quelques jours, pour postuler pour un travail à mi-temps, mais nous avions refusé car le job était déjà pourvu. Il a été libéré aujourd'hui, peut-être voudrais-tu venir pour voir ce qu'il en est ? » continua la voix, me tutoyant déjà. Je ne savais pas si c'était un bon signe mais je fis fi des convenances étant heureuse d'avoir enfin trouvé un job.
Seigneur… enfin ! Je sautillai sur place, me disant que finalement cette journée ne serait pas aussi catastrophique que ça.
« Oui bien sûr, où dois-je me rendre ? dis-je précipitamment.
-À l'angle de Ridge Avenue et de Lincoln Street.
-Ok, j'arrive tout de suite, merci beaucoup ! »
Je sortis, ma salade à la main, et me rendis sur la rue indiquée, tentant de savoir quel job ce serait, ayant oublié de le demander à la femme qui m'avait informée de la place libre.
J'avais passé beaucoup de coups de fil, répondant à n'importe quelle offre que je trouvais dans les petites annonces, allant de serveuse à femme de ménage, mais j'espérais sincèrement qu'il ne serait pas trop contraignant et que je m'y plairais.
Après dix minutes de marche à travers la ville, je vis plusieurs commerces aux alentours et, ne sachant lequel m'avait appelé, je décidai finalement de me diriger vers un petit café à l'air cosy où, j'étais sûre, je me sentirais bien.
« Bonjour, je voudrais savoir si c'est bien vous qui m'avez appelée pour un travail à temps partiel ?
-Non désolée ma jolie, ce n'est pas nous, me dit une femme d'une soixantaine d'années qui me rappelait ma grand-mère Swan, morte quand j'étais petite.
-Et vous n'avez pas une petite place pour moi ? Demandais-je sentant que cet endroit était fait pour moi.
-Non plus, désolé, mais si il y en a une qui se libère, je t'appellerais à coup sûr ma jolie. »
Je donnais donc mon numéro à la vieille femme et sortis dans la rue, choisissant, cette fois, la librairie juste à coté.
Encore une fois, ce n'était pas eux et ils n'avaient aucune place de disponible pour moi. S'en suivit le vendeur de glace, la boutique de chaussures, celle de prêt-à-porter, le Starbucks du coin et même un grand hôtel de luxe qui, je le savais, ne prenait que des employés extrêmement diplômés.
Après plus d'une heure de recherche, je me trouvais toujours sur le même trottoir, regardant aux quatre coins de la rue, pour voir si j'avais fait tous les commerces aux alentours et me rendis compte qu'il y avait une petite boutique coincée entre deux immeubles où je n'avais pas encore été.
Je rentrais directement dans cette même boutique sans regarder la devanture, pressée de finir cette journée qui avait mal commencée.
Soudain, je me figeai et mes souvenirs me ramenèrent trois ans plus tôt, juste avant que je ne parte de chez ma mère pour aller chez Charlie.
Un sex-shop!
Je me trouvais dans un sex-shop! Devant moi se trouvaient plusieurs allées remplies d'articles divers et variés qui feraient rougir certaines prostitués.
Une femme, grande, rousse, beaucoup trop maquillée à mon goût et dotée d'une tenue montrant le plus de peau possible m'accosta. Je ne l'écoutais pas, sa voix me provenant de loin. J'étais toujours mortifiée d'être entrée dans cet endroit qui me rappelait beaucoup trop de mauvais souvenirs. Les «jouets» en eux-même, pour la plupart, ne me choquaient pas, -je n'étais pas prude et on voyait vraiment pire sur internet de nos jours- mais, le fait que ma mère m'y ait emmenée à quinze ans, croyant faire les choses bien pour sa fille, est resté gravé dans ma mémoire. Je pense qu'elle avait pris, là, une des pires décisions de sa vie…
« Mademoiselle, vous m'écoutez ? demanda la vendeuse d'une voix qu'elle voulait sûrement charmante.
-Hum non, désolée, mais je vais y aller, j'ai quelque chose à faire, dis-je précipitamment.
-Mais non, mon chou, tu vas voir, tu vas bien t'amuser ici. Si tu acceptes le poste, tu auras le droit de tester une partie du stock et même d'emporter des tenues pour faire plaisir à ton chéri! Cette fois-ci, elle tenta de faire paraître sa voix velouteuse, mais ça la rendait, au contraire, complètement perverse et je me sentis de plus en plus mal à l'aise. En plus tout à l'heure tu avais l'air super heureuse quand je t'ai appelé au téléphone… dit-elle d'une voix de gamine faisant tout pour avoir ce qu'elle veut.
-Hum, je n'ai pas de copain, désolée, mais ça va aller merci, répondis-je en me dirigeant vers la sortie. Elle m'avait entraînée à travers les rayons sans que je ne m'en rende compte et je me trouvais tout au fond du magasin, devant plusieurs lots de cravaches et de martinets.
-On peut toujours arranger ça, dit-elle en me dévorant du regard. J'ai un copain, on pourrait s'amuser avec lui, tu crois pas? » dit-elle en me désignant un homme blond déambulant parmi les étalages, se sentant sans doute dans son univers vu la décontraction dont il faisait preuve.
Seigneur aidez moi! Sortez moi de là, please !
« Je pense que ça va aller, merci, » fuyais-je en repoussant la main de la vendeuse qui s'était posée sur mon épaule.
Pendant ma sortie précipitée, je fis tomber plusieurs articles que je remis en place le plus vite possible. Je tombai sur plusieurs sous vêtements pour homme comme pour femme, le plus souvent en cuir ou en latex, couvrant, j'en suis sûre, le moins de peau possible ainsi que sur plusieurs sex toys dont -pour la plupart- je ne saurais me servir, y compris un, rose pétard, qui pour moi était vraiment, mais alors, vraiment trop grand pour entrer là…
J'essayais d'occulter les rires de la vendeuse et je maudis ma maladresse qui n'apparaissait que lorsque j'étais gênée ou particulièrement stressée.
Réussissant finalement à sortir de la boutique, je me retournai une dernière fois et aperçus le regard pervers de l'homme blond qui me fit un clin d'œil, ce qui me donna un énorme frisson, cette fois-ci pas de plaisir, comme la veille, mais plutôt de dégoût.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
J'étais rentrée précipitamment chez moi, souhaitant oublier la mésaventure que j'avais vécue. Je repris mon souffle dans l'ascenseur, remerciant le ciel de m'avoir sortie de cette impasse et aussi de ne pas m'avoir fait recroiser la concierge depuis qu'elle m'avait remis les clés.
En ouvrant ma porte, je tombai sur un spectacle des plus surprenant.
Angela, avachie sur son lit, croulant sous une pile de mouchoirs en train de pleurer ou plutôt crier toute sa souffrance.
« Angela, il s'est passé quoi ? demandais-je précipitamment en m'installant à côté d'elle, tout en la prenant maladroitement dans mes bras.
-Il-il… il…m'a… commença-t-elle en sanglotant de plus belle.
-Chut… chut… là… voilà… raconte moi tout, dis-je doucement en la berçant.
-C'est… c'est Ed-Edddyyyyyyy !
-Il t'a fait du mal, il t'a maltraité, il t'a insulté ? » criais-je presque.
Pour qui ce connard se prenait-il pour s'en prendre à mon… à ma colocataire ?!
« Nnn… non, il m'a dit qu'en-qu'entre nous ça ne marche-cherait jamais, il a dit qu'il fallait pas que je me fasse de faux espoirs, qu'il était trop-trop bien pour moiiiiiii…
-Ho Ang', c'est qu'un connard sans cœur, il doit dire ça à toutes les filles après qu'ils aient couché ensemble pour pas qu'elles le poursuivent de trop… »
J'essayais de la rassurer et de lui faire entendre raison mais je devais m'y prendre de la mauvaise manière puisqu'elle recommença à verser les larmes qui s'étaient taries quand j'étais arrivée.
« On a même pas couché ensemble! elle criait au milieu de ses sanglots. Apr-après t'avoir quittée il m'a emmenée pl-plus loin et c'est làààà… c'est là qu'il-qu'il m'a dit que j'étais nulle et-et qu'on ne ferait riiiiien ! reniflât-elle grossièrement.
-Ho ma pauvre, comment as-tu fait pour rentrer ? Tu aurais du m'appeler : rester à ce genre de fête seule n'est pas très sûr…
-Je-je me suis endormie dans une des chambres et Ro-rosalie m'a viré à midi…
-Angela ça va aller, je vais mettre les points sur les i avec ce Cullen et lui montrer que tu vaux beaucoup plus que lui! tentais-je de la rassurer. Tu vas voir tout va bien se passer !
-N-on, fais pas ça, un-un jour peut-être il aura oublié et-et peut-être qu'il vou-voudra bien de moi… fit-elle avec une voix pleine d'espoir.
-Angela ! m'écriais-je indignée, comment peux tu encore vouloir de lui alors qu'il t'a jeté et qu'il a même pas daigné te ramener ici ?!
-C'est-c'est pas graaave, il est tellement parfait, il-il peut parfois fai-faire des erreurs n-non ? »
Seigneur, cette fille était tellement têtue et inconsciente, elle était en larmes sur son lit à cause de lui et elle cherchait encore à le défendre…
« Bien, me résignais-je, je sens que je ne vais pas te faire changer d'avis aujourd'hui alors pour te remettre d'attaque… Chocolat et film à l'eau de rose ! » dis-je en brandissant fièrement une tablette à peine entamée et Titanic.
J'essayais de paraître la plus enthousiaste possible pour remonter le moral d'Angela. Je n'avais jamais eu à le faire pour qui que ce soit, donc c'était une grande première pour moi !
« Tu-tu crois que ça va marcher ? Demanda-t-elle piteusement.
-J'ai lu ça dans un des magazines de ma mère, tu me diras toi-même si ça marche après… » dis-je en haussant les épaules.
Nous restâmes donc toute la soirée à nous empiffrer en pleurant la mort tragique des personnages pour finalement nous coucher tôt, bien que j'entendis pendant de longues heures encore, les pleurs de ma colocataire.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
Une nouvelle fois, le lundi matin, tout le monde avait les yeux rivés sur le journal de l'école.
Cullen avait encore dû faire polémique, pensais-je.
Je pris donc un journal voulant assouvir ma curiosité maladive.
Le journal était en fait composé de divers articles allant de la revue scientifique aux conseils de beautés, mais c'était les rubriques consacrées aux ragots et potins de l'université qui étaient les plus mises en valeur. Les deux pages centrales étaient consacrées au roi et à la reine et le reste des articles people était dédié aux autres personnalités plus ou moins importantes de cette petite société.
En lisant l'article central, je me rendis compte que je faisais partie, désormais, des personnages «famous» de l'école. Cette fois, l'article disait:
« Quelle belle soirée chez notre adorable reine samedi soir, notre idole n'a pas perdu la main pour créer des événements qui nous enchantent tous ! Tous ? On dirait pas… Encore une fois, nous retrouvons Rosalie Hales en plein face à face avec notre mystérieuse brune, puis, plus tard dans la soirée, nous avons trouvé cette dernière dans les bras de notre beau roi Edward Cullen ! La confrontation entre nos belles jeunes femmes continue et nous voulons savoir qui notre souverain choisira ! La magnifique et plantureuse Rosalie Halle, reine de Northwestern ou bien une stupéfiante et mystérieuse brune qui fait parler toutes les bouches? Vous pouvez dès maintenant voter sur notre site internet pour déterminer qui gagnera la course ainsi qu'échanger des informations pour découvrir qui défie la reine ! »
L'article, comme la fois précédente, était serti de photos. Sur la première on me voyait, encore une fois, de dos, Rosalie me criant dessus à nouveau, et sur la seconde, on voyait Edward me collant au mur, mon visage caché par les ténèbres du couloir.
Voyant ça, je jetai le tout dans la poubelle la plus proche et décidai de me rendre en cours le plus discrètement possible. Personne de m'avait reconnue la semaine précédente mais je n'allais pas tenter le diable! Rosalie ne m'avait toujours pas dénoncé et pour cela je la bénissais.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
Le soir venu, après une longue journée pendant laquelle j'avais essayé une fois de plus de me faire aussi discrète possible, j'avais reçu un coup de fil me disant qu'une place était libre en tant qu'assistante bibliothécaire et que je pouvais commencer dès le mercredi à seize heures.
C'est pourquoi vous vous demandez sûrement pourquoi le mercredi, seize heures trente, je me trouvais à me taper la tête contre un casier dans les vestiaires du gymnase avec, pour seul habit, une serviette qui ne cachait presque rien de mon corps.
Je vais vous expliquer.
Toute ma journée avait été un désastre !
Je me rendais à mon premier cours quand je me fis violemment bousculer par un groupe de filles.
« Vous pouvez dire pardon quand même ! » Pestai-je alors qu'elles continuaient leur chemin en gloussant.
Toutes des pouffiasses ces filles…
Suite à ça, une fois dans ma salle de cours, en me dirigeant vers une place libre, une autre fille me fit discrètement un croche pied et je faillis tomber à terre. Je m'apprêtais à l'insulter grassement quand le prof arriva et commença son cours, ne faisant ni attention aux personnes qui rigolaient ni à moi qui pestai dans ma barbe.
Le midi, j'étais installée à ma place avec une Angela morose quand un gars, fit "accidentellement" tomber son plateau sur moi, me couvrant de la tête aux pieds des mauvaises spaghetti à la bolognaise qu'ils servaient au self ce jour-là.
Le mec qui avait fait ça ne s'excusa même pas et se dirigea «comme par hasard» vers la table où se trouvaient Rosalie ainsi que les filles qui m'avaient fait des coups bas le matin même.
Tentant de maîtriser ma colère, je me dirigeai à pas rapides vers la sortie quand j'entendis Rosalie s'exclamer :
« Ce qu'elle est pathétique cette fille, je sais pas comment elle fait pour être aussi maladroite ! Mike, mon chou, tu devrais aller lui demander de rembourser ton plateau, elle l'a tout gâché, » dit-elle en minaudant en direction du gars blond qui venait de s'asseoir à côté d'elle.
En entendant ça, je pris toute la dignité qui me restait et me dirigeai vers Rosalie, toujours autant couverte de spaghetti.
Je la pris par le col et lui foutais une énorme gifle qui résonna dans toute la cafétéria.
« Ma pauvre Rosalie, la plus pathétique de nous deux, c'est toi. On se croirait encore au lycée, grandis un peu ! »
Je la lâchai et commençais à rebrousser chemin quand j'eus une illumination.
« Au fait, j'allais oublier, voilà ton repas ! »
Je pris une énorme poignée de pâtes dans l'assiette d'une des pétasses qui m'avait poussée ce matin-là et la jetai à la figure de celui qui m'avait gâché mon repas.
« Bon appétit » dis-je de ma voix la plus douce avant de me retourner et de lui faire face.
Edward assassinait encore une fois Rosalie du regard et s'apprêtait à dire quelque chose quand je le coupai :
« J'ai pas besoin de ton aide Cullen ! »
Je partis donc de la salle en bousculant Cullen et plus en colère que jamais.
Le seul cours que j'avais eu dans l'après-midi, avait été le sport, qui était aussi une matière obligatoire.
Je me retrouvais donc à courir autour d'un terrain avec les élèves de la même année que moi en regardant l'équipe de football américain et les cheerleaders faire la sélection de leur équipe.
C'était la première fois depuis le début de l'année que nous avions tous accès au terrain, celui ci ayant subi de nombreux travaux de rénovation pendant l'été.
J'avais du mal à l'admettre mais Cullen, Quarterback de l'équipe, jouait vraiment bien. On avait l'impression qu'il savait instinctivement où se trouvait le ballon et chacun des joueurs. Il ne ratait aucune passe.
A côté de ça, les filles étaient en train de danser et de chanter pour les encourager, sous les remarques plus ou moins gentilles de leur capitaine : Rosalie ! Elle semblait avoir rapidement fait son choix : après trois chorégraphies -pas super bien exécutées... !- elle avait choisi -comme par hasard- les filles faisant partie de son fan club, délaissant les autres candidates qui, pour la plupart, étaient en première ou deuxième année.
Je les regardais se diriger vers les vestiaires, pour certaines complètement dépitées quand les profs, nous encadrant ce jour-là, nous appelèrent un à un pour qu'on choisisse les différents sports que l'on voulait pratiquer cette année. Je voyais une bonne partie des filles choisir des matières simplement pour mater le prof. C'est pour ça qu'on se retrouvait avec trois équipes de rugby et cinq élèves seulement en danse et en gym…
Je n'ai aucun a priori, non, tous les sports sont à la fois masculins et féminins, mais le fait que j'avais entendu deux filles se plaindre au bout de cinq minutes de course et une autre chialer à cause d'un ongle cassé pour qu'elles se retrouvent finalement dans une équipes qui, d'habitude, était essentiellement composée de mecs… On se posait des questions là quand même… Pour ma part, je choisis escalade, natation et volley-ball et partis la dernière me changer, étant la dernière sur la liste des élèves.
Les vestiaires étaient presque vides et j'en profitais pour me laver plus longuement que nécessaire, de sorte à enlever toute trace du repas du midi sur ma peau. J'avais fait en sorte d'enlever le plus gros juste avant de retourner en cours, mais il me restait encore pas mal de sauce sur la peau et une pâte m'était même tombée devant les yeux pendant que je courrais.
Quand je sortis de la douche, la pièce était déserte et je retrouvai mon sac de sport délesté de tous vêtements avec un mot dessus :
« Bien fait pour ta gueule sale garce, n'approche plus jamais de mon Edward », le tout signé R.H.
C'est ainsi que je me retrouvais à me frapper le crane contre les murs depuis presque vingt minutes, dans une minuscule serviette blanche, cherchant une solution pour sortir, en retard pour mon premier jour de boulot.
Putaaain!
Même au lycée, il n'y avait personne pour nous faire des crasses aussi puériles !
Sous la colère et la frustration je donnai un énorme coup de pied dans un casier situé à côté de mon sac mais le regrettai tout de suite sentant une affreuse douleur aux orteils qui me fit monter les larmes aux yeux.
Je lâchai deux ou trois gémissements de douleur, sautillant sur un pied, l'autre dans ma main, essayant tant bien que mal de faire diminuer la douleur comme par magie.
Dans ma souffrance, je n'avais pas remarqué la porte des vestiaires s'ouvrir et ce n'est que lorsque l'étranger parla que je le remarquai.
Ce n'était pas un étranger, c'était lui. Encore lui.
« Un problème ? demanda-t-il en se retenant de rire devant le spectacle que je lui donnais.
-Aucun commentaire Cullen, tu peux pas savoir comment ce truc fait un mal de chien ! couinais-je tout en désignant le casier qui s'était ouvert sous le choc et qui avait répandu au sol toutes les affaires qu'il contenait.
-Le pauvre casier n'avait rien demandé que je sache ! rigola-t-il en s'adossant au chambranle de la porte.
-Mon pauvre pied non plus ! Tout ça c'est de la faute de ta petite amie ! »
Entre deux sauts, je lui donnai le mot qu'avait écrit son admiratrice.
Je l'observais à la dérobé, ses cheveux mouillés et encore plus en bataille que d'habitude m'indiquaient qu'il sortait de la douche, il portait un bas de survêtement gris ainsi qu'un sweat-shirt.
Quand il eut fini de lire le mot, ses sourcils étaient froncés et il me demanda :
« Pourquoi tu restes ici ? Je croyais que t'avais pas peur d'elle ni de ses menaces. C'est pas en restant cloîtrée ici que tu vas le lui prouver !
-Nan, c'est juste que cet endroit est tellement magnifique que je me suis dis que rester pendant une heure à l'intérieur était la chose la plus intéressante que j'avais à faire ! ironisais-je. Cette salope m'a piqué mes fringues et a fait en sorte de gâcher toute ma journée ! »
Il sembla enfin remarquer ma tenue et sourit d'un air goguenard.
« Pour une fois, je devrais aller la remercier ! rigola-t-il.
-Si tout ce que t'as à faire c'est te moquer de moi, tu peux aller te faire voir Cullen ! »
Je tentais de couvrir mon corps du mieux que je pus, mais d'après les regards que Cullen me lançait, c'était pas une réussite.
« Hum, moi je suis bien là, ta serviette est en trop à mon goût mais c'est déjà pas mal ! »
Il dévorait mon corps du regard et si je n'étais pas aussi en colère contre Rosalie et contre lui, qui ne faisait rien, j'aurais peut-être fait une bêtise. Je le voulais.
Je m'approchai doucement de lui, marchant le plus sensuellement possible. Arrivée à quelques centimètres seulement de son corps, je mis mes mains sur ses épaules musclées et lui susurrai à l'oreille :
« C'est pas juste, je suis presque nue devant toi et tu es bien trop habillé à mon goût, j'estime que je devrais rectifier ça. »
Je lui lançai un regard que j'espérais rempli de luxure tout en faisant descendre mes mains le long de son corps. Je passais par ses pectoraux gonflés à souhait pour ensuite descendre un peu plus pour toucher ses divines tablettes de chocolats.
Il essaya de me retirer ma serviette mais je retins ses mains avant qu'il ait put faire quoi que ce soit et lui dis :
« Tout doux mon beau, laisse moi faire. »
Je calai ses mains sur mes hanches et lui lançai un regard qui disait « bouge pas ou t'auras rien ».
Je recommençais ma découverte de son corps quand il commença à bouger ses mains pour aller empaumer mes fesses.
Encore une fois, je le stoppai et lui fit remettre ses mains à leur place.
« Laisse moi te toucher, je déteste ne rien faire ! grogna-t-il en mettant sa tête dans mon cou et en y déposant des centaines de petits baisers.
-C'est ça ou c'est rien mon beau ! » gémissais-je sous son merveilleux traitement.
J'essayais de garder mon self-control mais les baisers qu'il parsemait dans mon cou et ses mains posées moi ne m'aidaient en rien. J'avais un objectif et je devais garder mon regard rivé sur lui !
« Enlève ton sweat-shirt ! » dis-je avec le plus d'assurance que je possédais.
Il fronça les sourcils et se détacha de moi.
« Je ne reçois pas d'ordre, cracha-t-il, c'est moi qui les donne et tu vas me faire un plaisir de m'obéir ! »
Il prit mes poignets dans une main, se retourna, me collant contre le mur auquel il était adossé quelques secondes plus tôt et tira brusquement sur la serviette qui me recouvrait.
Je me retrouvais finalement nue devant lui, rougissante. Ses yeux se baladaient sur chaque parcelle de ma peau. Le mot "magnifique" sortit de sa bouche dans un murmure alors qu'il déglutit difficilement.
Tentant le tout pour le tout, je collai ma poitrine à la sienne, le forçant à me regarder dans les yeux et lui soufflai un « s'il te plaît » avec une voix tremblotante de désir.
« S'il te plaît quoi ? Il savourait mes suppliques comme on savourerait une glace.
-Laisse moi te voir, s'il te plaît… » je me frottais légèrement contre lui pour le faire céder.
Il lâcha mes mains, enlevant finalement son vêtement sous ma supplique. Il soupira et murmura pour lui même:
« Ce que femme veut...
-Femme aura ! » Criai-je presque en lui volant son sweat-shirt et en le mettant précipitamment. Je l'ai eu!
Sous la surprise, je pus me défaire de son emprise et ajuster le vêtement pour qu'il couvre un maximum de peau.
Je lui avais pris son sweat-shirt de quarterback avec son nom et son numéro à l'arrière. Il m'arrivait en haut des genoux mais c'était largement suffisant pour que je rentre chez moi me changer.
« Merci pour ton aide Cullen, je te revaudrais ça ! »
Je pris les restes des affaires que Rose m'avait laissée et je sortis du vestiaire en passant à côté d'Edward Cullen, le roi de notre université qui avait un petit soucis à l'entrejambe et qui restait figé, encore surpris de la façon dont je m'étais jouée de lui.
« Bye! » lançais-je en lui envoyant un baiser afin de le narguer, remarquant au passage son t-shirt qui moulait admirablement bien son torse finement musclé.
Je marchais avec gaîté, faisant fi de la tenue que j'arborais, contente du coup que j'avais fait à Cullen.
Je me dirigeais vers la sortie du complexe sportif quand j'entendis des voix masculines m'interpeller.
Les garçons sortaient tout droit de la douche au vu de leurs cheveux mouillés et j'en reconnaissais plusieurs qui, quelques dizaines de minutes plus tôt, participaient aux essais pour faire parti de l'équipe de football :
« Mademoiselle, les vestiaires sont de l'autre côté ! » dit gentiment l'un d'eux, bien qu'il lorgnait sur mes jambes découvertes.
Ils avaient pas l'air bien méchants, j'avais déjà parlé quelques minutes avec certains mais ce n'était clairement pas le moment.
« Merci mais j'en viens, » répliquais-je, ma mauvaise humeur réapparaissant.
Je n'avais absolument pas envie d'une séance de drague intensive par une dizaine de mecs avec les hormones hors de contrôle.
« C'est très gentil à vous de me prévenir mais je vais rentrer chez moi! Continuais-je en me détournant d'eux.
-On va vous raccompagner, hein les gars ? » dit un autre.
Ils rigolèrent tous et je sentis ma patience s'amoindrir.
« Ça va aller merci, de toute façon, j'attends quelqu'un ! »
C'est à ce moment là que Cullen arriva et répliqua avec un regards noir de colère ou de luxure:
« C'est bon les gars, elle est avec moi ! » un sourire en coin apparaissait sur son visage, faisant croire qu'on se connaissait bien, voire même très bien si vous voyez ce que je veux dire…
Les autres mecs, en voyant son expression et les regards qu'il me jetait, le félicitèrent et lui frappèrent l'épaule virilement.
« Bien joué mec ! dit un petit brun.
-T'as bien choisi, elle est grave bonne, tu partages ?
-Alors c'est elle la p'tite brune ? Elle est encore plus bandante en vrai que sur les photos ! Cette fois, je reconnus Mike, celui qui m'avait 'malencontreusement" versé son déjeuner dessus.
-Normal trou d'uc, on la voyait pas sur les photos! dit un autre blond beaucoup plus beau que celui à qui il parlait.
-Hé, mais mec, tu nous avais interdit de baiser dans les vestiaires, dit un grand brun extrêmement baraqué, j'vais devenir capitaine moi si t'as le droit à autant de privilèges ! rigola-t-il.
-Tu sais Em', répliqua Edward, quand on te supplie autant pour qu'on te baise, tu peux pas résister ! »
Il me souriait avec un air provocateur, attendant de voir ma réaction.
Je bouillais de l'intérieur, souhaitant le plus au monde de voir sa belle gueule défigurée par mes ongles. Il coupa mes fantasmes de vengeance en rajoutant :
« Heureusement que les vestiaires sont insonorisés, moi je n'ai plus d'oreille. »
Ils rigolèrent tous et, folle de rage, je le giflai. Le bruit de ma claque résonna dans le silence qui s'était alors installé.
« Va te faire voir Cullen, tu es le gars le plus con et le plus arrogant que j'ai jamais vu ! dis-je en tournant les talons.
-Tu l'as déjà dit, ça, ma belle, répliqua-t-il finalement. »
Je fis volte face et le giflai cette fois sur son autre joue.
« Ça c'est pour Angela, connard ! »
Je me retournai, fière de moi et m'en allai sous les rires gras des amis d'Edward qui étaient sûrement en train de se foutre de sa gueule.
Me souvenant soudainement de ma tenue j'accélérai le pas et traversai le campus en un éclair sous les regards et les chuchotements de tout le monde remerciant le fait que j'étais en basket et que je ne m'éraflais pas les pieds sur les morceaux de verre éparpillés au sol.
Je rentrais chez moi, il était déjà dix-sept heures et décidai que j'irais à cet essai coûte que coûte.
J'enfilai rapidement les sous vêtements qui me faisaient défaut jusque là, un chemisier blanc ainsi qu'un jeans bleu. Au vu de la pluie qui commençait à tomber, je gardai le sweat de Cullen, ne voulant pas attraper la crève et ayant la flemme de chercher le mien.
À peine cinq minutes après y être entrée, je ressortis de mon appartement et retournais sur le campus pour me rendre à la bibliothèque. J'étais très, très en retard et j'espérais de tout mon cœur qu'on me prendrait quand même.
J'arrivai en courant devant la bibliothèque, rentrant tout aussi rapidement. Une fois devant une dame enregistrant des livres de lui demandai essoufflée:
« Excusez moi, je suis en retard, j'ai un entretien pour un job d'assistante dans votre bibliothèque !
-Vous avez plus d'une heure de retard mademoiselle ! Vous commencez mal, je me demande si je ne vais pas appeler quelqu'un d'autre...
-Non ! Non surtout pas, j'ai vraiment besoin de ce travail, j'adore les livres, je suis vraiment à ma place ici ! Je vous promets de ne plus arriver en retard, aujourd'hui était une exception!
-Bien… dit-elle dubitative, je vous prends à l'essai pendant deux semaines et si vous êtes à la hauteur je vous fournirais un contrat pour le reste de l'année. »
Elle me fit visiter les lieux, des centaines d'étagères étaient dispersées sur trois étages et m'informa sur les tâches que je devrais effectuer. Je ne travaillais que trois jours par semaine, les mardis, mercredis et jeudis, de dix-sept heures à minuit et elle me donna les clés du bâtiment afin que je puisse fermer les locaux les soirs où je serais de garde.
Je rentrais chez moi à la fois heureuse et en colère. Heureuse d'avoir enfin trouvé un job qui me correspondait et qui me permettrait de bien vivre et en colère contre Rosalie, toute sa troupe et surtout, en colère contre moi-même qui refusait d'enlever ce stupide sweat-shirt.
Petit rapprochement entre Edward et Bella, ça vous à plus ?
Laissez moi une review pour me dire si c'était bien et si vous voulez avoir la suite!
À la prochaine!
