Bonjour à toutes ( et à tous?)
Je vous offre ce chapitre en ce beau dimanche de pluie ( comme presque tout les dimanches en ce moment grrrrr )
J'espère qu'il va vous plaire et j'attends avec impatience vous avis!
Ha oui, merci à crazybells pour sa merveilleuse correction et les délires en or qu'elle m'offre!
Réponses aux review anonymes :
Lau :
1-Merci beaucoup pour tes deux gentilles review! Ça m'a fait très plaisir!
Oui, tu n'es pas la seule à me parler de gossip girl, j'avais déjà entendu parler de cette série mais je n'ai jamais vu d'épisodes, en tout cas contente que ça te plaise!
Angela est un peu space comme tu dis et je t'annonce que mon Edward est un vrai connard mdrrr et que je l'aime comme ça!
C'est vrai que Bella n'a vraiment pas de chance...
Je n'arriverais pas à te faire changer d'avis sur Rosalie de si tôt je pense!
Merci beaucoup! Ça fait vraiment plaisir, au début j'avais vraiment peur que ce ne soit pas fluide du tout et pour les fautes ma crazybells adorée fait du super boulot!
2-Hé oui ma Bella n'est pas au bout de ses surprises crois moi! ;-)
Alala ma pauvre Angela, elle non plus n'en à pas encore fini avec Edward! Oui c'est sûr, devant autant de larme Bella, même si elle n'est pas la personne la plus sensible et gentille de la terre, ne peut que réagir... Le fameux Titanic... Enfaîte c'est plus un film déprime, qu'anti-déprime mdrrr Pour le journal de bridget je ne connais pas mais j'irai voir un jour quand je serai dans le besoin mdrrr. Pour ce qui est de rapprocher Bella et Angela tu verras ce que ça donne dans ce chapitre! :-)
Tkt ma Bella fera ramer Edward pendant encore longtemps!
Exactement!
Merci à toi de me laisser daussi gentils mots et j'espère que la suite de plaira!
Bye!
Chapitre 4 : PDV Bella
Je vais le tuer!
J'y avais déjà pensé de nombreuses fois depuis que je le connaissais, mais là, c'est sûr, il est mort !
Le stupide sweat-shirt que j'avais emprunté la veille à Cullen avait réussi à créer des centaines de rumeurs ! Ça, lui et ses stupides amis surtout ! Ils ont dû se faire un plaisir de raconter à tout le monde notre soi-disant baise de la veille dans les vestiaires.
J'étais arrivée une nouvelle fois en avance sur le campus quand je vis des centaines de tracts qui jonchaient le sol et la même frénésie que les étudiants arboraient les lundis matins à l'heure de la parution du journal hebdomadaire.
J'en ramassai un, toujours aussi curieuse et, pour la troisième fois depuis le début de l'année, je crus à une blague.
Sur ce petit bout de papier, de couleur rose bonbon, était écrit :
« FLASH INFO SPÉCIAL !
Nous avons enfin découvert qui se cache derrière cette belle chevelure. Des proches du roi et de la reine nous ont rapporté que c'était en réalité Isabella Swan, appelée aussi Bella, étudiante en première année en sciences sociales qui avait fait chavirer le cœur de notre Casanova ! Des témoins rapportent que leurs relations est très intense et que monsieur Cullen serait très possessif et protecteur envers elle : « Il lui fait porter son sweat fétiche marqué de son nom et de son numéro afin de montrer à qui elle appartient » a rapporté un de ses plus proches amis. Rosalie Hales affirme que notre très chère Bella le manipule et ne lui laisse aucune liberté. « Elle a gâché notre si belle amitié qui durait depuis des années » rajoute-t-elle en parlant du lien qui l'unissait avec Edward. Vous voulez en savoir plus ? Aidez nous à creuser les mystères de cette relation naissante et votez pour le couple que vous préférez sur notre site internet : Edward/Bella ou bien Edward/Rosalie ? »
Aucune photo n'était présente cette fois-ci, ce qui voulait dire que la personne qui se prenait pour un journaliste people n'était pas présent à ce moment-là au stade.
Je traversais les couloirs d'un pas rageur, essayant de contenir ma colère alors que je voyais les gens se retourner sur mon passage et entendais les chuchotements que je provoquais.
Je portais son stupide sweat que j'avais prévu de lui rendre le plus rapidement possible afin qu'il ne pense pas qu'il ait une quelconque valeur à mes yeux. Il était bleu. Ils n'auraient pas pu faire plus discret ?! Genre du noir ? Je savais que les lettres à l'arrière étaient blanches et qu'on pouvait voir le nom qui y était marqué de très loin, très, très loin.
Je ne pouvais même pas l'enlever. Il faisait un froid de canard depuis quelques jours et je n'avais aucun autre moyen de me couvrir. Qu'est-ce que m'avait pris de mettre qu'un simple t-shirt en dessous ?
Me rendant dans l'aile du bâtiment où aurait lieu mon prochain cours, j'essayais de repérer les sweat-shirts de l'équipe de foot, identiques au mien. J'espérais que si je repérais son équipe, il serait avec eux et je pourrais enfin lui dire ma façon de penser à l'aide de claques ou d'un bon coup de pied bien placé !
Je ne le comprenais pas… Était-il réellement à la recherche de la moindre petite chose qui ferait sa célébrité, n'hésitant pas à inventer n'importe quelle histoire abracadabrante pour se faire remarquer ?
J'avais trouvé, le week-end précédent, que le fait que Rosalie s'attache autant à Edward était navrant, mais le fait que la seule raison de vivre de ce dernier était de se faire connaître l'était encore plus.
Finalement, après plusieurs minutes de course à travers les couloirs, sous les regards scrutateurs des étudiants, je trouvai les membres de son équipe juste à côté de ma salle de classe.
Je me rapprochai à pas rageurs d'eux en leur lançant un regard tout aussi significatif.
Arrivée à quelque pas de l'équipe de football, dont Edward était le capitaine, je leur demandai d'une voix agressive :
« Où est-il ?
-Hooo ton Eddy te manque, c'est trop mignon ! Fit le grand brun baraqué qu'Edward avait appelé « Em' » la veille.
-T'es déjà en manque, c'est ça ? Pourtant vu ce qu'il nous a raconté hier, tu devrais être plus que rassasiée ! On peut t'aider si tu le souhaites, ton Eddy n'est pas le seul à pouvoir te satisfaire ! dit un petit brun en me lançant une œillade qu'il voulait sûrement coquine.
-Dites moi où il est, merde ! Ça vous amuse encore à votre âge de raconter tout et n'importe quoi sur une personne ?! Criai-je. »
J'étais hors de moi et je voulais absolument régler cette histoire au plus vite.
«Mademoiselle Swan ! Cria mon professeur de lettres, indigné, qui passait à ce moment-là à côté de nous. Le fait que vous soyez devenue célèbre et que vous sortiez avec un garçon qui ne respecte pas les lois éditées dans cette école ne vous donne aucunement le droit de faire comme lui et de beugler dans les couloirs ni d'arriver en retard à mon cours ! Entrez ! Et vous, jeunes gens, allez voir ailleurs si j'y suis !
J'y crois pas ! Même les profs sont au courant !
Si Rosalie voulait faire de ma vie un enfer, elle devrait demander conseil à Edward ! Pendant toute la matinée, on avait épié mes moindres faits et gestes, analysé le moindre mot sortant de ma bouche et des dizaines d'étudiants étaient venus me voir soit pour m'insulter, soit pour devenir ami avec moi.
Les garçons me faisaient des propositions indécentes, affirmant que je n'allais pas regretter Edward, pensant sûrement que je me donnerais au premier venu. Les filles, elles, m'harcelaient pour savoir comment j'avais fait pour le séduire ou s'étaient ralliées à Rose qui, sans doute, cherchait un moyen de se venger, encore !
À l'heure du déjeuné, je fis en sorte de ranger mes affaires le plus lentement possible afin de ne croiser qu'une minorité de personnes dans les couloirs.
En sortant, j'empruntais les chemins les moins utilisés, priant pour ne croiser aucune âme qui vive. Je comptais sortir des locaux afin d'aller m'acheter quelque chose à manger pour être enfin tranquille.
Marchant dans un couloir désert , je sentis un picotement sur ma nuque, signe que j'étais épiée. Je me retournai pour voir qui était le détenteur de ce regard et je le vis, me regardant pendant quelques secondes. Il fit brusquement volte face, ayant sûrement remarqué mon air courroucé et commença à marcher vers une autre partie du bâtiment.
Voyant enfin l'occasion de lui faire regretter son comportement, je me lançai à sa poursuite en lui criant dessus pour qu'il s'arrête, lui faisait semblant de ne rien entendre et continuait de marcher tranquillement.
Il venait de tourner dans un couloir adjacent, ce qui me mit encore plus en colère.
Prenant ce même couloir, je me figeai, le trouvant nonchalamment adossé au mur, les bras croisés, semblant attendre quelqu'un.
En le voyant comme ça, détendu, zen, avec un air satisfait sur le visage, je vis rouge.
J'avançai vers lui comme une furie, le pris par le bas de son t-shirt, ouvris une porte à quelques mètres de là et nous enfermai à l'intérieur de ce qui me semblait être un placard à balais.
Je tâtonnais pour trouver la lumière et la première chose que je vis, quand elle s'alluma, fut son sourire en coin dévastateur.
« Je te manque déjà ?
-Edward Cullen ! Tu es le pire connard que la terre n'ait jamais porté ! Je sais pas comment tu fais pour être aussi horripilant mais je te jure que tu vas le regretter ! hurlai-je en lui frappant toutes les parties du corps auxquelles j'avais accès. Je te jure que je vais te tuer et qu'on ne retrouvera jamais ton cadavre ! Poursuivais-je, continuant le même traitement. Tu n'as que ça à faire de ta misérable vie ? Répandre de fausses rumeurs sur toi et une fille avec laquelle tu ne coucheras jamais !? »
Je continuais mes cris et mes coups pendant de longues minutes sur un Edward tout aussi impassible, semblant de ne rien sentir, ne rien ressentir.
Je m'arrêtais essoufflée quand il me lança, l'air mauvais :
« C'est bon t'as fini ta petite crise ?» il était adossé à la porte et ses yeux étaient devenus noirs.
Ils l'étaient vraiment trop souvent à mon goût.
-Oui, dis-je obstinée, je savais que c'était un comportement de gamine mais je pouvais pas m'en empêcher.
-Si tu m'avais laissé parler, au lieu de te déchaîner sur moi, tu aurais su que je n'ai rien fait du tout, créer des rumeurs et faire polémique ne m'intéresse pas le moins du monde !
-Dit celui dont la photo apparaît chaque semaine dans le journal lu par toute une université, même par le corps enseignant ! raillai-je.
-Tu crois vraiment que j'aime me faire poursuivre partout et que tout le monde sache ce que je fais à longueur de journée ? Avant que tu répondes, la réponse est non ! Je n'ai jamais voulu être connu ici, mais je dois faire avec ! Crier sur la moindre personne qui vient te parler et réagir comme tu le fais est la pire chose à faire, ils n'attendent que ça ! Va leur expliquer maintenant pourquoi on est enfermé dans un placard à balais tous les deux, seuls. Tu pourras dire ce que tu veux, ils voudront croire ce qu'ils voudront croire. Tout ce que tu diras ni changera rien ! »
Je restais soufflée devant sa tirade : je pensais vraiment que tout cela l'amusait, comme ça semblait amuser de reste des élèves.
« Alors c'est pas toi qui as répandu cette histoire ? demandais-je d'une petite voix, honteuse d'avoir déversé toute ma colère sur lui sans aucune justification.
-Non… répondit-il en se massant les tempes. L'équipe nous a croisés devant les vestiaires, ça doit être l'un d'eux qui a vendu la mèche.
-À qui la faute si on nous a vu ensemble hier !? Si tu n'avais pas insinué qu'on avait couché ensemble, rien de tout ça ne serait arrivé ! m'exclamais-je.
-Je te rappelle que sans moi tu serais encore là-bas presque nue et que toute cette histoire est arrivée à cause de Rosalie. Elle a du recevoir un message de la pouffiasse qui écrit notre revue après que les gars aient cafté et ensuite a tout fait pour te faire passer pour la méchante de l'histoire ! répliqua-t-il.
-Vous parlez avec votre «paparazzi» ?! Je pensais que personne ne savait qui c'était !
-On ne sait pas qui c'est, elle nous envoie des messages de temps en temps pour avoir des infos. Je ne lui réponds jamais mais Rose l'utilise souvent pour faire passer ses vengeances. C'est ce qu'elle a fait aujourd'hui avec toi… Elle savait bien comment allait réagir tout son petit monde, plus personne ne te laissera tranquille maintenant.
-Elle ? demandais-je
-Hum oui, elle. Vu la façon dont elle parle et le nombre de cœurs qu'elle me met à la fin de chacun de ses messages je pense que c'est une fille… Ou il est gay et m'apprécie tout particulièrement ! Je le comprends, je suis irrésistible !»
Je pouffai à la façon dont il l'avait dit. Il avait pris une voix maniérée et avec fait voler derrière son épaule une chevelure imaginaire. On aurait vraiment dit une de ces filles tellement superficielles qu'elles en deviennent ridicules.
Entendant mon rire, il me regarda avec une sorte de tendresse que je n'avais jamais vue dans ses yeux et me fit un sourire en coin qui, à l'inverse de d'habitude, me sembla sincère.
Suite à ça, une gêne s'installa entre nous et je tentai de me reprendre en lançant :
« Donc on fait quoi ?
-Hum on a deux solutions, répondit-il, soit on fait en sorte de ne jamais se recroiser et qu'on nous voit plus jamais ensemble, ce qui fera qu'il n'y aura plus de rumeur au bout d'une semaine ou deux, ou sinon… dit-il en s'approchant de moi.
-Qu-quoi ? Bégayais-je en me reculant, me retrouvant coincée contre une étagère.
-Une simple rumeur peut devenir réalité, tu ne crois pas ?
-No-non ! Cette fois, ma voix était plus sûre, mais la manière dont il me regardait me rendait toute chose.
-Tu me dois quelque chose Isabella, chuchota-t-il langoureusement.
-Je ne te dois rien du tout!
-Au contraire, il était tout près de moi à présent et me surplombait de toute sa hauteur, ce qui me fit me sentir toute petite face à lui. Je lui arrivais à peine en haut du torse. Je t'ai sauvée des griffes de Rosalie deux fois si je me souviens bien et tu as quelque chose qui m'appartient, continua-t-il en désignant son sweat-shirt des yeux. Comment aurais-tu fait sans moi, hier? J'ai entendu dire que l'homme qui lave les vestiaires n'est pas très conciliant, je ne sais pas si il t'aurait laissée partir dans une telle tenue, tellement belle, tellement désirable, tous les hommes te voudraient pour eux, Isabella. »
Sa bouche était presque collée à la mienne, j'étais haletante et je sentais son souffle se poser sur ma peau. Je tentais difficilement de refréner les gémissements qui menaçaient de sortir de ma bouche à tout moment. J'étais coincée entre l'étagère et lui et je sentais très bien la bosse dans son jean plaquée contre moi.
Sa main était sur ma joue, la caressant doucement, tandis que l'autre malaxait ma hanche.
Je fondais sous son contact et le regard qu'il me lançait sous ses cils accentuait cette sensation de ne pouvoir ni bouger ni résister.
«Si tu tiens tant à ce pull, tu peux le reprendre, je comptais te le rendre de toute façon, chuchotais-je en regardant sa bouche si proche de la mienne mais en même temps si lointaine.
-Je te trouve fabuleuse dedans, avoua-t-il. Mais je préfère largement quand tu es moins habillée.
Il enleva le gêneur de mon corps et l'envoya dans un coin de la pièce en se recollant à moi par la suite.
Il plongea dans mon cou à qui il fit subir la même torture que la dernière fois.
N'ayant plus aucune retenue, mon self contrôle ayant disparu au moment où ses hanches s'étaient plaquées contre les miennes, j'entourai son cou de mes mains et fourrageai dans ses incroyables cheveux, poussant sa tête dans le creux de mon cou afin qu'il approfondisse sa torture.
Visiblement content de mes réactions, il entoura ma taille de son bras, ne laissant aucun espace entre nous pendant que son autre main plongea dans mes cheveux penchant ma tête au passage, afin de lui laisser un plus grand accès pour me prodiguer ses baisers.
Sous son traitement, je commençais à gémir fortement ne pouvant me retenir, alors que je passai une de mes jambes sur sa hanche afin de le sentir au bon endroit.
Je me frottais sans vergogne contre lui, ayant perdu toute retenue face à ses assauts répétés.
Edward était toujours niché dans mon cou et s'appliquait à me mordiller et à sucer fortement la peau au creux de ma nuque pendant que ses mains, elles, s'infiltraient sous mon t-shirt, découvrant mon ventre. Il voyagea jusque dans mon décolleté, faisant en sorte de découvrir le plus de peau possible alors qu'il léchait consciencieusement le haut de ma poitrine prenant un de mes seins en main, lui prodiguant des caresses qui me firent ronronner de contentement.
Il s'apprêtait à enlever mon haut quand la porte s'ouvrit sur un gros homme moustachu ne sentant pas la rose, un t-shirt remontant jusqu'à son nombril. Il avait un seau et une serpillière à la main et je vis son visage passer de l'étonnement à la fureur en quelques secondes seulement.
« Qu'est-ce que vous faites ici ?! Hors de ma vue et que je ne vous y reprenne jamais » cria-il brandissant sa serpillière dégoulinante devant lui, son visage se teinta dangereusement en violet après être d'abord passé par le rouge.
Edward et moi étions restés figés quelques secondes de surprise, puis reprenant nos esprits, nous partîmes en courant le plus loin possible de ce fameux placard à balais.
Nous nous arrêtâmes quelques couloirs plus loin, pour ma part essoufflée alors que lui se sentait complètement bien, son sweat-shirt, qu'il avait du récupérer dans un coin de la pièce, sur son épaule, quand il me reprit par la taille pour me plaquer à nouveau au mur, reprenant là où nous nous étions arrêtés.
«Stop, stop ! criai-je me libérant de son emprise, je dois l'avouer, à contre cœur. On ne doit pas faire ça, murmurais-je.
-Pourquoi ? Gémit-il comme un enfant à qui on refusait un bonbon. Je vois que tu en as envie, ne nous laisse pas insatisfaits alors qu'on pourrait se faire plaisir, continua-t-il en se rapprochant de moi, remettant ses mains sur mon corps.
-Arrête, c'est mal… chuchotai-je les larmes me venant aux yeux sous le coup de la frustration alors que je luttais contre moi-même pour arrêter ce massacre.
-On est pareil toi et moi, ne gâche pas ça pas peur de perdre le contrôle, fît-il en me serrant contre lui.
-Qu'importe ce que tu attends de moi, je ne peux te le donner, dis-je d'une petite voix, mes larmes débordant créant des sillons humides sur mes joues.
-Je veux juste que tu te donnes à moi, que tu m'offres ton plaisir et tes cris de jouissances, de plus, cela ne te coûtera rien, rien. J'ai eu envie de toi dès la première fois que je t'ai vue, et j'ai vu dans ton regard que toi aussi.
-Pourquoi ne vas-tu pas voir tes groupies pour assouvir tes envies, elles demandent toutes que ça. Pourquoi t'acharnes-tu sur moi ? Pourquoi ne me laisses-tu pas en paix ?
-Tu n'es pas une de mes groupies, je l'ai bien compris, rigola-t-il. Je te l'ai dis, tu es différente de toutes les autres, j'aime cette différence chez toi, j'ai envie de te connaître, de connaître ton corps. Je te promets que tu adoreras, continua-t-il arborant un sourire canaille à la fin de sa dernière phrase. »
Je tentai le tout pour le tout, voulant me sortir de cette situation que je n'arriverais certainement plus à gérer si elle continuait.
«Oui je suis différente, c'est normal : j'ai déjà quelqu'un dans ma vie et je ne compte pas le tromper, même si je suis attirée par toi ! Dis-je avec le plus de conviction possible refoulant mes larmes afin de faire valoir mes propos.
-Je ne te crois pas, s'écria-t-il, tu réagissais beaucoup trop bien pour être en couple, tu m'aurais rejeté beaucoup plus vivement que ça si tu en aimais un autre !
-Tu ne me laisses aucune occasion de m'exprimer, criai-je, tu n'en fais qu'à ta tête, pensant que tout t'es permis ! J'ai un petit ami génial, je-je l'aime et tu n'arriveras pas à briser mon couple ! »
Mon visage devait être rouge de fureur et mes cheveux décoiffés par le traitement subit quelques minutes plus tôt.
Voyant ma colère, il se calma et dit finalement :
« Très bien, je te crois… ses yeux dans les miens, il rajouta : Je t'aurais un jour, je te le promets. »
Il se rapprocha de moi posant un baiser sur mes lèvres, s'y attardant quelques secondes puis, un clignement d'yeux plus tard, je le regardais partir, tournant à l'angle du couloir, le goût de ses lèvres encore sur les miennes alors que je ressentais un manque s'insinuer au plus profond de moi. Un manque de lui.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
La fin de la journée arriva rapidement. Je n'avais fait attention à rien ni à personne de toute l'après-midi, ne pensant qu'à lui, ses baisers, ses mains sur moi, les gémissements qu'il arrivait à créer en m'effleurant à peine et je ne comprenais pas pourquoi son air hautain et les piques qu'il m'envoyait me manquaient autant alors que je l'avais quitté à peine quelques heures plus tôt.
"Peut-être parce que tu sens que tu l'as perdu" me chuchota mon inconscient.
Je rentais chez moi exténuée, me rappelant des larmes que j'avais versées devant lui, me persuadant qu'elles étaient due à la fatigue et aux rumeurs qui avaient pris beaucoup de mon énergie. Je détestais la façon qu'il avait de rester dans ma tête alors que je le trouvais horripilant et imbu de lui même.
Arrivée dans ma chambre, je la trouvai dévastée : mes affaires et celles d'Angela étaient éparpillées dans chaque coins de la pièce et plusieurs de mes livres avaient perdu quelques pages que je pouvais retrouver au sol.
Entendant du bruit dans la salle de bain, je m'approchais de cette dernière dont la porte était entrouverte, pour finalement découvrir Angela en train de s'étaler le peu de maquillage que je possédais sur la figure.
Voyant le désastre qu'elle avait mis dans mes affaires, j'explosai :
« Putain mais c'est quoi ce bordel !?»
Remarquant ma présence, Angela se retourna vers moi et j'aperçus les traînées noires que son mascara avait laissé, à cause des larmes qui coulaient sans interruption.
«Je-je-je suis comme toi maintenant !
-Qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi as tu fait ça à mes affaires, c'est irrécupérable ! m'emportai-je en voyant, au passage, mon fer à boucler plongé dans le lavabo rempli d'eau. T'es complètement folle, continuai-je en le débranchant même si je me doutais que les plombs avaient sauté depuis longtemps.
-C'est-c'est lui ! gémit-elle en me regardant désespérée.
-Lui qui !? Putain parle Angela, pourquoi t'as fait ça ? »
J'étais sortie de la salle de bain, cherchant dans mes affaires ce que je pouvais garder ou ce qui, au contraire, était trop abîmé et que je devrais jeter. Je vis le fameux top que je lui avais prêté à la fête, déchiré de toutes parts et je me rendis compte que la plupart de mes habits à moi étaient bizarrement intacts. Ceux d'Angela, par contre, étaient complètement foutus mais elle n'avait pas épargné mes livres ni mon maquillage que je savais détruit dans la salle de bain.
Angela qui jusque là était restée dans la pièce adjacente, entra et murmura :
-Maintenant il m'aimera…
-Mais qui putain !? Et pourquoi as tu fais tout ça ?! demandai-je une nouvelle fois, sortant de mes gongs en voyant son air rêveur et pas du tout désolé.
-Edward… je suis comme toi… il m'aime maintenant… chuchota-t-elle doucement semblant complètement ailleurs.
-Qu'est-ce que tu racontes Angela, tu n'as pas l'air d'aller bien… la questionnai-je tandis que je commençais à m'inquiéter pour elle. »
Je vis son poing serré tenant un papier rose bonbon. Le même que le flash-info du matin.
-Il-il t'aime, donc si je suis comme toi il m'aimera, donc j'ai fait tout comme toi, donc j'ai cassé toutes mes affaires et j'ai lu des livres compliqués comme toi, donc après il fallait que je m'habille comme toi, que j'ai la même coiffure que toi, que je me maquille comme toi, donc j'ai fait tout comme toi, donc il m'aimera beaucoup, comme toi ! dit-elle avec un débit de voix aussi rapide que d'habitude bien que ses yeux restaient vides de toute vie.
-Angela… commençais-je ne sachant quoi dire face à cette crise de démence. Ed-edward et moi nous nous aimons pas, il ne se passe rien entre nous, rien du tout… dis-je doucement priant pour que cette tragédie cesse au plus vite.
-Si, on me l'a dit ! Cria-t-elle en brandissant la feuille colorée sous mes yeux.
-Elle a tord Angela, répliquais-je commençant à avoir peur d'elle, ce n'est qu'une pauvre journaliste qui ne sait pas ce qu'elle dit, il ne s'est jamais rien passé avec Edward, et il ne se passera jamais rien ! Ne cherche pas à me ressembler pour l'avoir, ce n'est pas toi, tu n'es pas comme moi.
-Je sais qu'elle a raison ! Rugit-elle, sa colère resurgissant, pourquoi aurais tu ces énormes suçons dans le cou si ce n'était pas le cas! Je sais qu'il t'aime, alors il m'aimera si je suis comme toi !
-Angela tu délires…Tu commences à me faire peur également… Si tu veux je peux t'aider à te faire aimer de lui… Mais pour l'instant je vais te laisser te calmer. Seule ! Et je veux que tout soit en ordre quand je rentrerais ! Si tu veux être comme moi : écoute moi !»
Je prenais les choses en main et me rendis compte que ça marchait : Angela venait de passer d'une colère noire à une position totalement soumise pour commencer à faire ce que je lui avais demandé.
Encore sous le choc des derniers événements, je récupérai mon sac et mes clés et sortis dans la rue, commençant à marcher à l'aveugle à travers la ville.
Je savais que j'allais sûrement éviter Edward pendant les prochaines semaines et que j'allais tout faire pour changer de chambre. Angela m'avait fait peur ce soir-là et vivre avec elle serait compliquée si elle gardait ces idées en tête. Toute cette histoire me prouvait qu'Edward était dangereux : Angela était devenue folle à cause de lui et je n'avais pas envie qu'il ait plus d'emprise sur moi qu'il en avait déjà. Edward Cullen n'était peut-être pas l'homme à abattre mais sûrement celui à éviter à tout prix.
Inconsciemment, je m'étais dirigée vers l'endroit où se trouvait le café où je m'étais sentie si bien. Je savais que le sex-shop où j'avais failli être embauchée se trouvait derrière moi mais je n'y fis pas attention, pénétrant dans le commerce embaumant le café à plein nez.
Je saluai la patronne qui me reconnut et qui m'accueillit chaleureusement et m'installa dans un fauteuil rembourré, le plus confortable que je n'avais jamais vu.
Ce fut ce soir-là que je rencontrai Alec.
Voilààààà, c'est fini!
S'il vous plaît ne me tuez pas pour Alec!
Ou sinon si mais laissez moi plein de commentaires dans ce cas mdrrr #gratteuse
