Salut!
Voilà un nouveau chapitre d'Unlikely love encore et toujours corrigé par ma belle Crazybells!
J'espère vraiment qu'il va vous plaire personnellement j'en suis très fière!
Bonne lecture! ;-)
Réponses aux review anonymes:
Lau: Merci beaucoup, ça fait vraiment plaisir de voir que tu es présente à chaque fois :-)
Haha, c'est sûr qu'après coup on peut plus les voir de la même façon! XD
Haha quand même, oublie pas que y'a des gars qui ont les hormones en furie et que Rosalie est tout sauf moche!
Hum oui, mon Angela est complètement chtarbé, et je l'adore comme ça! XD
Haha, Alec, Alec... Hum surprise... Tu verras bien juste en dessous!
Merci vraiment mais vraiment beaucoup, t'es review me font à chaque fois énormément plaisir!
Chapitre 5: PDV Bella
Le lundi matin arriva beaucoup trop vite à mon goût. La fin de la semaine était passée sans que je ne m'en rende compte et je me retrouvais dans ma salle d'anglais, exténuée par toutes les épreuves auxquelles j'avais du faire face après cette désastreuse soirée : celle où Angela avait pété un plomb et surtout celle où j'avais touché Edward pour la dernière fois.
C'était surtout ce dernier point qui faisait que je me retrouvais dans cet état : c'est à dire avec des cernes d'au moins dix centimètres sous les yeux et avec la fâcheuse tendance à bâiller toutes les trente secondes alors qu'il était à peine dix heures.
Depuis notre rencontre dans ce couloir suivie de notre séance de pelotage des plus torrides, il ne se passait plus une nuit sans que je ne rêve de lui, me prenant pendant des heures, me faisant jouir de multiples fois alors que je le suppliais de continuer le traitement, au combien agréable, qu'il réservait à mon corps.
Ces horribles, et en même temps délicieux, rêves me réveillaient au beau milieu de la nuit, pantelante, en sueur et surtout avec une délicieuse chaleur au creux des reins qui devenait si insupportable au fil des jours que je devais maintenant m'en occuper seule, sur mon petit lit d'étudiante, en pensant à un homme dont je me refusais de prononcer le prénom quand j'arrivais au summum de mon plaisir.
Je m'étais persuadée de ne plus jamais succomber au Casanova qui peuplait mes rêves mais mon inconscient me rappelait chaque jour ce que je manquais, ce qui faisait que je le détestais encore plus.
C'était cette haine qui me permettait de résister quand je le croisais sur le campus.
Cullen m'avait prise en chasse. Alors qu'au début de l'année je ne l'avais jamais croisé dans les couloirs où se situaient les salles dans lesquelles les cours de sciences sociales étaient donnés, depuis ce fameux jour je l'y avais vu une bonne dizaine de fois. Parfois accompagné de son équipe de football où d'une de ses nombreuses groupies, d'autres fois, seul, me regardant passer avec son éternel sourire en coin scotché sur son visage, voulant sûrement me provoquer.
J'aimerais bien voir sa réaction si je lui disais que maintenant, moi aussi, j'avais tout un groupe de fans qui me suivait partout, et qu'il en faisait parti !
Car oui Cullen n'était pas le seul à me suivre à travers les couloirs, un bon nombre de filles ayant également remarqué son manège avaient décidé de me suivre à la trace, reproduisant à la lettre chacun des gestes que je faisais, me rappelant douloureusement le comportement inquiétant qu'Angela avait eu quelques jours plus tôt.
Une fois, une de ces filles était venue se présenter à moi :
« Salut ! Moi, c'est Jessica ! Alors raconte moi tout : que se passe-t-il avec Cullen pour que tu l'évites comme ça ? Vous voulez garder votre relation secrète comme dans les films, c'est ça !?
-Heeeuu… » hésitais-je, surprise par sa venue en plein cours alors que le prof déblatérait sur les différents comportements parfois étranges que l'on a en société.
« Très bien ! Je comprends que tu ne puisses rien dire à personne mais voilà ton planning ! Continua-t-elle face à mon silence obstiné en me tendant une liasse de feuilles où je pouvais voir divers schémas reliés par des flèches avec les heures qui devaient correspondre.
-Un planning ? Je suis devenue la reine d'Angleterre pendant la nuit ou quoi ?
-Non mais tu es la future reine de notre école ! Dit-elle en sautillant sur sa chaise.
-QUOI ?! Criai-je à travers toute la salle, les étudiants me regardant surpris.
-Mademoiselle Swan, dit mon professeur d'un ton condescendant, vous devez bien savoir qu'il est politiquement incorrect de sortir de chez soi sans s'être douché au préalable, n'est ce pas ?
-Pas sûr. » chuchota une fille faisant croire qu'elle voulait être discrète.
Depuis le début de mes aventures, j'avais déjà eu plusieurs commentaires comme celui-ci venant le plus souvent de filles qui soutenaient Rose ou qui étaient jalouses de ma soi-disant relation avec Cullen.
Je la fusillai du regard, ne voulant pas me faire plus remarquer devant autant de personnes et répondis à mon professeur en lui léchant le cul comme il faut avant de me retourner vers Jessica.
« C'est quoi cette histoire de planning ? Vous pouvez pas me foutre la paix !? Et c'est quoi cette histoire de reine !? Je veux pas être reine moi !»
Cette phrase était vraiment trop bizarre… Le retour du mauvais film pour ado dans les salles très bientôt…
« Je plains cette cruche d'Angela : elle est folle mais elle a eu du courage pour t'apprendre des choses aussi normales ! Vraiment, tu viens de quelle planète ?!
-D'une planète où les gens sont normaux, peut-être ? » Répliquai-je, mauvaise, attendant qu'elle m'explique ce qui se passait.
Elle leva les yeux au ciel mais continua :
« Logiquement, dans une monarchie, quand le roi a trouvé sa femme cette dernière devient reine ! C'est ce qui se passe actuellement ici ! Tu es avec Edward donc Rosalie qui s'était imposée ne devient plus rien ! Tu es la nouvelle reine ! Et tu as déjà constitué ta cour à ce que je vois !»
Je devais faire une tête vraiment bizarre puisque qu'elle continua sur un ton de plus en plus condescendant.
« Toutes les filles qui te suivent ! Elles font partie de ta cour ! Et moi je serais ta conseillère officielle qui t'informera de tes tâches, de tes obligations ainsi que des personnes à qui tu peux parler ou non ! Je transmettrais des infos à notre journaliste anonyme afin qu'elle n'écrive pas trop de bêtises et j'organiserais les rendez-vous publiques que vous aurez Edward et toi !
-Des rendez-vous publiques ? »
J'étais de plus en plus hallucinée et je ne savais quoi faire des tonnes informations que je recevais sur ma future nouvelle vie.
Attend j'en voulais pas moi de cette vie !
« Oui ! Il faut qu'on vous voit ensemble ! Comme sont parties les choses en ce moment il fa-
-Stoooop ! La coupais-je. Ça va pas être possible ! J'te le dis mais tout ton truc va pas marcher ! Cette vie n'est pas faite pour moi et j'en veux pas ! Va voir Rosalie, dis lui que c'est elle la reine et qu'elle peut même prendre Edward avec elle, je le lui laisse de bon cœur, crois moi !
-C'est trop tard ! Les étudiants ne veulent plus d'elle, c'est prouvé ! Sur le dernier sondage où l'on demandait quel couple et laquelle de vous deux on voulait voir en reine, tu as obtenu un score de 78 %, soit 2486 personnes qui ont voté pour toi contre seulement 22 % pour Rosalie ! C'est toi que le peuple préfère, plus personne ne veut que Rose continue sa dictature !
-Ça va pas être possible ! Toi prends ma place, je suis sûre que tu en rêves ! Je te l'offre gratos, t'as rien à me donner et la seule condition que je te donne c'est qu'on me laisse tranquille ! Voilà, c'est bon, l'affaire est réglée ! » Déblatérais-je en me levant même si le cours était loin d'être fini. Faut remplacer ou pas ? C'est pas mieux : «La seule condition que je t'impose c'est qu'on me laisse tranquille ! » ?
Je sortis de la classe, ne faisant pas attention au prof qui s'insurgeait d'être dérangé pendant son cours, et c'est qu'au bout de quelques mètres que je me rendis compte que Jessica m'avait suivie.
« Qu'est ce que tu fais là encore ?! Je t'ai dis de me laisser tranquille ! m'écriais-je.
-Je te l'ai dit, maintenant je vais te suivre partout et tu ne pourras pas me faire partir ! Rose a essayé mais a abandonné, et je pense que tu sais qu'elle est têtue comme une mule ! D'ailleurs, tu devrais faire attention, elle t'a prise en grippe !
-Nooon, j'en avais pas la moindre idée ! Fis-je semblant d'être étonnée. Je pensais que les insultes et les coups bas c'était purement affectif et que bientôt on ferait un plan à trois avec Edward, puisqu'on partage tout !
-Je tentais juste de te prévenir, c'est tout… Pas besoin de prendre la mouche juste pour ça… » murmura-t-elle avec une voix dans laquelle je pouvais déceler de l'agacement avec une pointe de tristesse, comme si ce que je venais de lui dire l'avait touché.
Tant mieux me dis-je, bientôt elle ne voudra même plus me voir en photo ! Ce caractère de merde va bien me servir pour une fois !
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Ça faisait maintenant plus de quatre jours que Jessica me suivait où que j'aille, que ce soit jusqu'à ma chambre ou à la bibliothèque, pendant mes gardes le soir.
Elle et Angela se ressemblaient beaucoup sur ce point, elles avaient la manie de me suivre où que j'aille mais Jessica était plus posée et restait silencieuse la plupart du temps. Elle arborait un air strict et n'intervenait jamais sans que je le lui demande. Une parfaite petite secrétaire qui ferait le plaisir de tout grand chef d'entreprise. Pour moi, sa carrière était déjà toute tracée !
On était vendredi et je mourais d'impatience de le voir. L'attachement que j'avais eu pour lui en si peu de temps me surprenait. Je n'avais jamais eu d'ami et me voilà en seulement une semaine en train de taper du pied dans ma salle de classe à attendre que la sonnerie retentisse car j'avais envie de le voir. Moi envie de voir quelqu'un ! Vous vous rendez compte !
Je fus la première à me lever quand la fin des cours sonna et je m'élançais dans les couloirs à sa recherche.
J'arrivai devant le bâtiment principal ouvert sur la rue et je l'aperçus, m'attendant, assis sur le rebord de l'immense fontaine en face de l'entrée.
Quand il me vit, il se leva et m'offrit un petit sourire timide très craquant.
N'y tenant plus, je me jetai dans ses bras, le serrant contre moi, lui me rattrapa maladroitement ce qui me fit rire, chose que je n'avais pas faite depuis longtemps.
« He-hey… » dit-il en bégayant.
Je savais qu'il n'était pas habitué aux démonstrations physiques et qu'il se sentait intimidé par les étudiants qui nous scrutaient sans doute de tous les cotés mais je n'en avais que faire, j'avais attendu ce moment toute la semaine.
« Ça fait plaisir de te voir » lui dis-je en me détachant doucement de lui.
Je vis ses joues rougir sous mon commentaire ce qui le rendait particulièrement mignon. Alec était un jeune homme qui avait su, je ne sais comment, retenir mon attention. Il n'était pas très grand en taille, me dépassant de quelques centimètres à peine. Il avait les cheveux courts, châtains et son visage été doté de simples yeux marrons où l'on pouvait déceler sa timidité.
Il n'était pas particulièrement musclé et son physique, bien que loin d'être repoussant, ne m'attirait pas particulièrement. Tout le contraire de lui en fait …
Je savais au fond de moi que c'était toutes ces raisons qui m'avaient poussée à aller lui parler, ce fameux soir. J'étais dévastée, ne sachant plus quoi faire et il avait été là devant moi. Je me suis plainte pendant ce que je pense être des heures, ne le laissant même pas en placer une et je voyais bien qu'il n'osait pas partir et finalement il avait supporté jusque tard dans la nuit mes lamentations.
J'étais partie, ne faisant plus attention à lui, ayant eu au bon moment une épaule sur laquelle pleurer, ne pensant sûrement pas qu'une fois dans la rue il me rattraperait et me proposerait de me raccompagner chez moi.
J'avais finalement accepté, continuant de parler tout le long du chemin alors que lui ne disait rien. J'avais à peine entendu sa voix de toute la soirée et cela ne semblait pas le déranger outre mesure.
Une fois en bas de chez moi, je m'étais excusée de pas pouvoir le laisser monter, lui expliquant que c'était une vieille couguar frustrée qui surveillait les allées et venues et qu'elle refusait tout bonnement de laisser monter quelqu'un d'étrangé dans son bâtiment. J'allais devoir faire très attention en rentrant puisque j'avais dépassé depuis longtemps son couvre feu imposé.
C'est là qu'il m'avait proposé de venir chez lui, que j'allais y être plus en sécurité qu'avec Angela et qu'il m'avait promis de me ramener chez moi le lendemain matin.
J'avais accepté, j'avais voulu rester dans cette atmosphère sécurisante où j'avais réussi à oublier tous mes problèmes et nous nous étions rendus finalement chez lui, à quelques rues de là.
Il était lui aussi en chambre étudiante mais son colocataire passait le plus clair de son temps chez sa copine et donc avait un lit de libre.
Il m'avait permis d'utiliser la salle de bain afin que je me douche et m'avait donné un t-shirt à lui afin que je puisse dormir avec quelque chose de propre sur le dos.
En sortant de la salle de bain, je m'étais approchée doucement de lui et l'avais embrassé doucement sur les lèvres avant de lui chuchoter un "merci" alors que lui restait pétrifié, ses joues se colorant doucement.
Je m'étais couchée dans le lit vaquant dont il avait changé les draps au préalable et lui avais tourné le dos. Je l'avais entendu entrer dans la salle de bain et l'eau avait commencé à couler doucement alors que je sombrais dans les limbes du sommeil, pensant à une autre bouche que celle que j'avais embrassé quelques secondes plus tôt.
Je m'étais réveillée le lendemain, une bonne odeur de viennoiserie me chatouillant le nez alors que j'avais trouvé Alec assit sur son lit en train de relire ce que j'avais pensé être ses cours.
J'avais mangé silencieusement en l'observant doucement du coin de l'œil alors que je le voyais rougir de temps en temps.
C'est seulement une heure plus tard que j'étais sortie dans son appartement après avoir revêtu mes habits de la veille et avoir fait promettre à Alec de venir me chercher vendredi soir devant Northwestern.
Nous voilà maintenant, là, au milieu de vautours scrutant nos moindres faits et gestes alors que nous savourions nos retrouvailles.
Je ne savais que dire de notre nouvelle amitié, je l'avais embrassé mais ça ne comptait pas pour moi, je l'avais fait sur un coup de tête mais je ne le regrettais pas, enfin presque pas… Je n'étais pas attirée par lui et je savais qu'il n'y aurait rien de plus entre nous deux mais je me rendais maintenant compte qu'Alec ne pensait peut-être pas comme moi… Je le connaissais que très peu, étant la seule à avoir parlé de ma vie dans ce café et je savais seulement qu'il était assez renfermé et que j'avais eu de la chance de le croiser ce soir-là.
Ayant mare d'être épiée de la sorte, je lui proposai :
« Ça te dit qu'on retourne au café ?
- Si tu veux… » répondit-il doucement.
Alec était tout en douceur et faisait toujours attention à ne déranger personne. Tout le contraire de moi… Et de lui.
On se dirigeait doucement vers la rue adjacence à l'université quand j'entendis des pas rapides, indiquant que quelqu'un courait après nous.
« Bella ! Je peux savoir ce que tu fais !? Tu es censée avoir ton premier entraînement de cheerleaders là ! » Cria Jessica hors d'elle.
Elle se faisait discrète la plupart du temps mais lorsque quelque chose ne lui plaisait pas elle ne se faisait pas prier pour le faire savoir.
« Je suis avec un ami, tu vois pas ? De toute façon, je n'ai toujours pas accepté de devenir reine donc ce fichu planning ne sert à rien ! Et tu rêves si tu crois que je vais devenir cheerleader !
-Bella fait un effort ! Pour l'instant, je fais un travail monstre et tu peux pas savoir à quel point c'est fatiguant, alors s'il te plaît, faisons un deal : je te laisse tranquille la plupart du temps, je te laisse voir qui tu veux mais s'il te plaît, commence à parler avec tout le monde et coopère avec Edward ! Ça fait plus d'une semaine que vous auriez du participer à une interview pour le journal de l'université et confirmer votre présence au lavage de voitures annuel qui aura lieux le week-end prochain pour avoir de l'argent afin d'organiser la fête d'Halloween !
-Hein ?
-C'est bien ça le problème, tu n'es au courant de rien ! Tu lis le journal des fois ?
-Hum… Non ? Enfin juste la partie où j'apparais malgré moi…
-Bien, à partir de maintenant tu liras ce putain de journal et tu iras à cet événement laver des putains de voitures, tu as bien compris ? Moi de mon côté je m'arrange pour que tu n'ailles pas ce soir à l'entraînement de Rose ! » Conclue-t-elle suivi d'un : « C'est pas comme ça qu'elle va plus t'apprécier… » en chuchotant pensant sûrement que je ne l'entendrais pas.
Elle tourna les talons et partit tout aussi vite qu'elle était arrivée. Alec et moi étions restés quelques secondes immobiles, encore étonnés de la façon dont Jessica s'était à la fois emportée et montrée compréhensive, quand je vis qu'une fois encore tout le monde nous regardait et qu'il en faisait partit.
Il était quelques mètres derrière Alec et nous regardait intensément, tentant sûrement de savoir ce qu'on était l'un pour l'autre.
Je me collais à lui, profitant de sa chaleur et posais une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes, y restant un peu plus longtemps cette fois, tout en l'enlaçant.
Quand je rompis le baiser, je remarquais que tous les deux étaient rouges. L'un de gène et l'autre de fureur, les poings serrés, me regardant avec les sourcils froncés et un air assassin peint sur le visage.
Je souris doucement à Alec, l'embrassant brièvement sur la joue tandis que j'enlaçais mes doigts aux siens et nous dirigeais vers ce qui était devenu notre café.
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La veille, je n'étais pas restée chez Alec, bien qu'il me l'ait proposé une nouvelle fois. J'étais retournée dans ma chambre où j'avais à peine aperçu Angela durant la semaine qui s'était écoulée et avais programmé mon réveil tôt afin que je puisse aller voir la vieille femme acariâtre de l'accueil afin qu'elle me change de chambre.
J'avais essayé chaque jour de la semaine passée mais elle se faisait une joie de se dire occupée quand je lui demandais quelque chose.
C'est à neuf heures pétante, habillée, maquillée et avec le ventre bien rempli que je sortis du café où j'étais alors avec Alec pour aller la voir.
Je lui avais dit que je le retrouverais le midi dans un petit resto proche de mon université afin qu'il ne vienne pas avec moi puisque je savais que cette vieille dinde n'aimerait pas voir un inconnu à l'intérieur de ses locaux.
Je la trouvais derrière son bureau, avec le même magasine que j'avais aperçu la première fois que j'étais venue ici et ne pus m'empêcher de faire une gaffe :
-Ça n'a pas changé depuis la dernière fois vous savez ? Ces hommes ne vont pas miraculeusement sortir de ces pages pour vous prendre sauvagement… »
Merde j'y étais aller un peu fort là…
C'est pas de ma faute, quand j'aime pas quelqu'un je deviens vulgaire !
Bien sûr, c'est pour ça qu'Edward est vulgaire avec toi quand il te prend dans tes rêves, c'est ça ? Entendis-je une petite voix cynique dans ma tête.
« Chut toi ! C'est pas parce que tu es ma conscience que tu dois me faire prendre conscience de tout ! » Répliquai-je… À voix haute !
Je virai au rouge tomate alors que la bonne femme qui allait m'insulter me regardait maintenant en se demandant sûrement si je n'étais pas folle.
« Hum pardon… dis-je mal-à-l'aise. Je pris ma voix la plus sûre et je continuais : Je voudrais savoir si ce serait possible de changer de chambre ?
-Pas de changement de chambre en cour d'année, circulez ! dit-elle sans me regarder.
-Non mais vous ne comprenez pas… Gertrude… Commençais-je en déchiffrant son nom sur la pancarte posée sur son bureau -je comprenais pourquoi elle en voulait autant au monde avec un nom pareil…- ma colocataire a eu un comportement très bizarre un soir et je ne pourrais pas me concentrer sur mes études avec un tel phénomène dormant dans le lit à côté du mien ! »
Je jouais le rôle de l'étudiante modèle voulant à tout prix réussir ses études, me disant que c'est ce que tout adulte raisonnable voudrait.
Mais j'aurais du m'en douter, ce n'était pas une adulte raisonnable…
« Pas-de-changement-de-chambre-en-cour-d'année ! Martela-t-elle en cognant son poing à chaque mot contre la table.
-Mais-
-Pas de discutions, du vent ! » Finit-elle, remettant son magasine devant ses yeux en bavant devant des mecs presque à poil.
Je montais les escaliers furieusement, claquant le talon de mes bottes contre les marches de l'escalier, espérant la faire enrager de voir son sanctuaire profané.
Je claquai la porte de ma chambre le plus fort possible pensant prendre une bonne douche avant de retrouver Alec pour notre déjeuner.
Je tombai face à face avec Angela enroulée dans une serviette de bain, les cheveux encore mouillés.
Sans que je ne m'y attende, elle me tomba dans les bras et se mit à sangloter.
Je restais stoïque, ne sachant que faire et surtout craignant une autre crise de sa part.
Au bout de quelques minutes, elle se détacha de moi doucement et sécha ses larmes.
« Je-je suis désolée, je sais pas ce qui m'a pris la dernière fois, je-je savais plus ce que je faisais et j'étais triste de voir Edward qui finalement était heureux avec toi…
-Angela…
-Oui oui je sais j'ai compris maintenant, tu n'es pas avec lui, je t'ai vue avec un garçon hier…
-Alec n'est pas mon petit ami, enfin…
-Non c'est bon t'es pas obligée de te justifier, je te promets maintenant que je vais plus réagir comme ça ! C'est pour ça que tu vas m'aider à être avec Edward ! » s'écria-t-elle finalement.
Moi qui pensais qu'elle était devenue normale et que j'aurais le droit d'avoir une Angela calme qui s'excuse tout le temps et bien c'était raté !
Elle était toujours la même et je me persuadais que son comportement passé n'allait pas se reproduire et que j'allais entretenir de bonne relation avec elle puisque je devais toujours partager ma chambre.
Dépitée par son attachement à Edward, je dis finalement :
« Bien sûr Angela, mais tu sais Edward n'est pas… comment dire ? Un prince charmant ? Il en a peut-être la beauté et l'argent mais c'est le côté charmant qui manque avec lui… Je te le décrirais plus comme le fils du diable en personne qu'autre chose ! Regarde ce qu'il t'a fait et ce qu'il fait à toutes les autres filles ! Le plus sûr est de rester loin de lui. »
Je tentais de me convaincre autant que je tentais de convaincre Angela mais je pense qu'on était restée toutes les deux au même niveau…
« Mouais, dit-elle à la fin de ma tirade, ne semblant pas plus convaincue que cela.
-Bien… Hum je dois aller manger avec Alec, celui avec qui tu m'as vue hier.
- Oui, oui c'est bon ! Me dit-elle avec un grand sourire. Passe une bonne journée avec ton ami… » elle me regarda avec l'air complice d'une fille ayant compris que son amie craquait sur un mec.
Je lui souriais, je l'avoue, assez hypocritement et me rendis dans la salle de bain afin de me détendre un peu sous la douche.
J'en avais pris une à peine quelques heures plus tôt mais j'avais besoin de rester seule quelques temps.
Je me déshabillais et restais sous l'eau chaude longtemps. Je me rendis compte une nouvelle fois que rien allait comme il le fallait. Mon but était de suivre mes études assidûment et ensuite de m'occuper de ma vie sociale. Or ces derniers temps, j'avais passé beaucoup plus de temps à me disputer avec Edward, Rosalie, Angela et Jessica et à me plaindre à Alec que de travailler.
Je ne regrettais en rien ma rencontre et mon attachement naissant envers Alec, il était la bouffée d'air frai dans le chaos qu'était ma vie actuellement. Mais je me sentais sale après l'avoir embrassé plusieurs fois pour prouver à Edward qu'il n'était pas le seul.
Ces deux fois, quand mes lèvres étaient sur les siennes, je pensais à la façon toute particulière qu'avait Edward de me serrer fortement, presque trop fortement contre lui, alors qu'Alec me laissait mener la danse. Il n'avait jamais fait aucun geste envers moi, me faisant croire qu'il voulait cela mais ne m'avait pas non plus repoussée. Edward, lui, aurait tout fait pour continuer, approfondir ces baisers bien trop chastes à son goût et se serait sûrement débarrassé de son t-shirt afin que sa peau entre en contact avec la mienne.
Alec était doux quand Edward était passionné, Alec était timide quand Edward faisait tout pour se faire remarquer, Alec me laissait contrôler quand Edward contrôlait, Alec me laisser parler quand Edward me coupait la parole en m'embrassant, Alec me raccompagnait en bas de chez moi quand Edward serait monté pour finir ce que nous avions commencé à la minute où nous nous sommes rencontrés.
Un que je pouvais aimer l'autre que je m'interdisais d'aimer.
Deux opposés.
C'est seulement quand l'eau devint froide que je sortis de la douche et me rendis à mon rendez-vous avec Alec.
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Après ma pause nostalgique du week-end, j'étais retournée en cours ce matin-là et je m'étais forcée à lire le journal entièrement sous l'ordre de Jessica et n'avais trouvé rien d'intéressant !
Ben oui on parlait pas de moi cette fois…
J'étais en train de flâner dans les couloirs, profitant du fait que plus personne ne m'approchait comme avant, Jessica ayant bien fait son travail.
C'est pourquoi, quand je sentis quelqu'un m'attraper fermement le bras et me tirer sèchement jusqu'à l'intérieur d'une salle de classe vide, je ne réagis pas.
Je me retrouvais face au bureau du prof, la porte et mon agresseur dans mon dos.
Quand je me retournais pour insulter la personne qui m'avait fait ça, je me retrouvai devant un Edward en train d'enlever son t-shirt.
Une fois son sweat et son haut à terre, je pus observer jusqu'à l'overdose son torse ultra musclé. Ses pectoraux que j'avais sentis à travers son t-shirt, les rares fois où j'avais pu le toucher, étaient gonflés à souhait, résultat de nombreuses heures de sport.
Mes yeux descendaient petit à petit le long de son corps et je me retrouvai face aux plus beaux abdos que je n'avais jamais vus. Il étaient parfaitement dessinés et la seule envie que j'avais était de les lécher et les mordiller jusqu'à y laisser de belles traces, montrant à tous qu'ils étaient à moi.
Ses abdos feraient fantasmer la plus croyante des bonnes sœurs et je sentais que mes nuits en seraient composées pendant longtemps.
Ce saint Graal était accompagné d'un magnifique V qui rejoignait une partie toute particulière de son anatomie et qui me donnait envie de la découvrir à tout prix.
Ça faisait maintenant plusieurs minutes que j'étais bouche bée devant ce corps d'Apollon, ma petite culotte ravagée.
Je voyais ses abdos se rapprocher de moi et je ne demandais que ça. J'en oubliais presque qui en était le propriétaire et je vendrais père et mère pour pouvoir les vénérer comme il se doit jusqu'à la fin des temps.
Edward était maintenant presque collé à moi et il me souleva le menton doucement. Son regard, lui, était tout sauf doux.
Il rapprocha mon visage du sien et me dit durement :
« Ton copain peut-il te donner ça, lui ? »
Je ne réfléchis même pas et répondis :
« Non.
-C'est bien ce que je pensais »
Après ça, il m'embrassa férocement, faisant pénétrer sa langue de force dans ma bouche.
Oui je sais je suis sadique! Mouahahaha!
Peut-être que si vous me laissez plein de review la suite arrivera plus vite? Qui sais...
