Heyyy! Un nouveau chapitre que j'ai réussi à poster à l'heure! Houraaaa!
Pour tout vous dire ma correctrice ( ma crazybells d'amour 3 ) m'a envoyé la correction finale de ce chapitre y'a une heure à peine! Ouais je sais je suis à la bourre mais c'était Pâques le week-end dernier... Donc j'ai pas bien fait mon boulot et je me suis gavée de chocolat!
Haha bon j'arrête de vous raconter ma vie et je vous laisse avec la suite! ;-)
Réponse à la review anonyme ^^:
Lau: Haha c'est sûr que de faire un rêve de ce type en plein cours ça doit pas être top top... XD
Mdrr bah ouais, qu'en on a des occas' il faut pas les rater! Merci *-* C'est sûr que c'est pas un duo qu'on voit souvent mais je suis contente qu'il te plaise!
Mdrrr oui c'est pas mal pour mater en effet...
Et oui... Qui peut quelque chose contre lui après tout... XD
Mouahahaha Rosalie et son streap-tease je me suis demandé si c'était pas un peu trop puis finalement je l'ai laissé! C'est Rose après tout! XD
Merci pour tes review à chaque chapitre, elles me font à chaque fois un peu plus plaisir!
Chapitre 7: PDV Bella
« Soirée spéciale Halloween !
Comme tous les ans, les bons élèves de notre très chère école, guidés par notre ex reine Rosalie Hales, ont organisé une immense soirée dans un des manoirs les plus hantés de la région ! Que va-t-il se passer cette année ? Nous nous rappelons tous de cette soirée où toutes les pièces d'un château reprenaient les décors des films d'horreur les plus en vue du siècle ou encore de celle où les participants devaient se rendre dans les rues alors que des monstres plus terrifiants les uns que les autres les pourchassaient pour les enfermer dans une pièce inconnue infestée d'insectes jusqu'au petit matin ! Ces aventures ont fait frissonner les plus courageux d'entre nous et nous en voulons plus ! Cette fête privée sera accessible seulement sur invitation. Tentez de gagner une des cinquante places en envoyant Halloween au 213-509-6995 ! Fermeture des jeux le vendredi 30 octobre ! Venir déguisé est obligatoire. »
Ce jour-là, d'autres flyers jonchaient une nouvelle fois le sol et étaient le centre de toutes les conversations. À croire que les seules choses importantes ici étaient les fêtes et la popularité…
Je m'étais rendue en cours toute la semaine et avais bien vu le changement de comportement de tous. Jessica m'avait expliqué que les places à gagner n'étaient pas sujettes à un tirage au sort mais seraient plutôt attribuées aux « plus méritants ». Veuillez comprendre : « personne pas populaire mais assez beau ou belle pour pouvoir rester avec la haute société et si tu corromps les organisateurs c'est encore mieux ! Tadatadam ».
Il fallait savoir, qu'ici, il y avait deux fêtes d'Halloween : une hyper guindée organisée par l'administration de l'école et l'autre tout aussi privée que la première mais cette fois ci beaucoup plus dépravée. La première se passait dans un hôtel cinq étoiles dont le directeur n'était autre que le père d'un des plus proches amis d'Edward et recevait les parents des petits bouts de chou étudiant dans l'école. Les enfants de ces hautes personnalités, pour l'occasion, devenaient des anges tombés du ciel. L'autre, qui cette fois était organisée par la reine des pestes, j'ai nommé Rosalie Hales, recevait les mêmes bouts de chou sauf que cette fois ils ne descendaient plus du ciel mais venaient plutôt des enfers. C'était de cette dernière dont parlaient les flyers et, encore une fois d'après Jessica, c'était la meilleure soirée de l'année.
Dans l'après midi, je devrais trouver la tenue parfaite pour ces deux soirées. Et bah oui, la reine se devait d'être présente à tous les éventements même si elle ne savait absolument pas bien se conduire au milieu de la bonne société. Même au milieu de la société normale j'avais du mal à me tenir, comment voulez vous que je fasse au milieu de ces hommes tous déguisés en pingouin et de ses femmes rigolant à chaque phrase dite par ces dits pingouins ?
Je n'avais qu'une certitude : celle d'être présentable puisque je m'apprêtais alors à participer à plusieurs longues heures d'essayages dans la boutique d'un couturier de renom.
Jessica avait de très bons contacts et ne choisissait que les meilleurs.
Je m'installais sur le bord de la fontaine centrale attendant avec impatience Alec qui devait m'accompagner chez ce fameux couturier où Jessica se trouvait déjà, cherchant elle-même sa robe.
Nous ne nous étions pas vus depuis près de deux semaines et même si notre relation n'était que récente c'était mon seul ami hormis Jessica.
Le voyant arriver de loin, j'eus la même réaction que la précédente fois : je m'élançai et lui sautai dessus afin de l'enlacer, le faisant chanceler.
« Salut toi, me chuchota-t-il à l'oreille, t'as l'air contente de me voir !
-Comment peux-tu en douter ?! Tu m'as vraiment manqué, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu. »
Nous étions toujours dans les bras l'un de l'autre, lui me frottant doucement le dos, moi respirant à fond son odeur, profitant de la chaleur de ses bras et du réconfort qu'il pouvait m'apporter par une simple étreinte.
« Allez, on va pas passer l'après midi à se dire mutuellement à quel point on s'est manqué et allons à ces foutus essayages !» Lançais-je au bout de quelques minutes, le prenant par la main après l'avoir embrassé brièvement sur la joue.
Le magasin où avait lieu mon essayage se situait en plein centre ville à proximité de l'école. Cette dernière était parfaitement placée, on pouvait accéder à n'importe quel type de restaurant, de boutique ou de bar en seulement quelques minutes à pieds.
Nous nous dirigeâmes donc tranquillement, bras dessus, bras dessous, vers le lieu d'essayage et conversions de choses et d'autres en profitant de la présence de l'autre qui nous était très précieuse du fait que l'on ne se voyait que rarement.
Après plusieurs minutes de marche, nous pénétrâmes dans une boutique qui sentait le luxe à des kilomètres et nous nous fîmes accueillir par une sulfureuse blonde habillée très chic nous demandant ce que l'on voulait voir.
« Hum, mon amie est déjà là et je dois faire des essayages pour une robe, le créateur de celle ci devait la réajuster pour moi… lui répondis-je cherchant des yeux Jessica au milieu des nombreuses tenues que l'on pourrait plutôt qualifier d'œuvre d'art vu leur prix.
-Vous avez du vous tromper de magasin ma demoiselle, répliqua la vendeuse hautaine regardant avec une sorte de dégoût mon jean et mon t-shirt tout aussi commun. »
Ok c'est pas du Chanel mais tu pourrais quand même éviter de me dire que je ressemble à rien ! rageais-je intérieurement.
« Oh Bellisimaaa, je t'attendais avec impatience, je t'ai réservé les plus belles tenues et tu vas être une reine demain soir ! Que dis-je ? Tu es déjà une reine ma chérie ! »
Un homme d'environ une soixantaine d'année, grand avec les cheveux blanc, portant de petites lunettes carrées et une écharpe très haute en couleur venait d'entrer dans la pièce et me faisait alors la bise, s'extasiant de ce qu'il pourrait faire de moi. Il parlait avec un accent italien très exagéré et faisait de grands gestes ce qui le rendait, je suis désolée de le dire, mais complètement ridicule !
« Ma chérie, moi c'est Antonio Catoni Federicci Sandrini Da Valle mais tu peux m'appeler Tonio !
-Heu, enchantée Bella, enfin Isabella.
-Isabella ! Ah ma jolie, du sang d'italien coule dans tes veines ! Les italiennes sont celles qui portent le mieux mes créations, tu vas voir, tu vas être époustouflante ! Je suis le meilleur en la matière et tu verras tu ne trouveras pas mieux ! Toutes mes créations sont portées par les plus grandes femmes de ce monde et à partir de demain tu en feras partie ! J'ai déjà trouvé sa tenue pour ta copine et maintenant on va s'occuper de toi ! Viens par ici bellisima et mets toi à l'aise ! »
Il m'amena dans une pièce munie de nombreux miroirs et de canapés en tout genre, Alec nous suivait de près. Une autre vendeuse vînt nous donner, à Alec et moi, un verre de champagne accompagné d'un plateau de mignardises qui avaient l'air tout à fait appétissantes.
Tonio revînt quelques minutes plus tard avec plusieurs housses accrochées à un portant.
« Voilà Bellisima va dans la cabine là-bas et commence par essayer celle ci ! » Dit-il, son accent toujours aussi présent.
Je rentrai dans la cabine aux proportions surdimensionnées et entrepris de revêtir la robe qu'il m'avait mise entre les mains sans l'abîmer. Vu les prix affichés dans le magasin, mon père devrait hypothéquer sa maison si jamais j'en abîmais une.
Une fois habillée, je sortis de la cabine afin de voir à quoi je ressemblais.
La robe était vraiment… Wahou. Je n'avais pas de mot pour la décrire. Tout en fluidité et en légèreté, je la sentais à peine toucher ma peau et me sentais comme nue. Très bizarre comme sensation !
« Hum non, suivante ! Cria Tonio à peine une micro seconde après m'avoir regardé.
-Mais elle est hyper belle ! S'exclama Alec assit dans un des canapés me regardant avec des étoiles dans les yeux.
-Je veux qu'elle soit sensationnelle, époustouflante, étourdissante, que tous les regards se braquent sur elle quand elle arrivera dans une pièce et que l'on n'arrive pas à détacher les yeux de sa splendeur ! Suivante !»
Il me poussa dans la cabine, me fourra une autre robe dans les mains et ferma brusquement le rideau séparant les deux pièces.
« Et la prochaine fois ma chérie, enlève tes sous-vêtements, ce genre de robe se porte sans rien dessous ! »
J'entendis Alec s'étouffer sûrement avec une des mignardises et je rigolais doucement.
Cinq robes tout aussi belles et à mon grand étonnement tout aussi confortables suivirent mais Tonio et Jessica, qui avait fini son essayage, n'étaient jamais satisfaits du résultat.
Ce ne fut que la sixième qui fît le bonheur du grand couturier et de mon amie.
« Perfecto, tu es fantastica. Tu seras la plus belle reine que ton école ait connue !
-Elle te va parfaitement bien Bella, tu es magnifique. Ajouta Jessica en tapant frénétiquement dans ses mains.
-Heu… Oui tu es très belle… » Alec me regardait comme la septième merveille du monde et de délicieuses rougeurs ornaient ses joues.
Je me regardais dans le miroir, tournant sur moi-même, faisant voler les pans de ma robe autour de moi, et commençais à rigoler doucement.
« Vous êtes vraiment des gros tarés, toutes ces robes m'allaient aussi bien que celle ci. J'avoue qu'elle est sublime mais les autres convenaient également ! »
Malgré ma remarque, je devais admettre qu'elle était splendide. Je n'étais pas une experte mais je pouvais dire qu'elle était faite en soie, en soie rouge, et que les fils dorés présents à plusieurs endroits étaient véritables. Vu le prix, j'espérais vraiment que c'en était, nom d'un chien !
La robe était très fluide, m'arrivant jusqu'aux pieds. Elle était fendue du coté gauche jusqu'à ma cuisse. Le décolleté était assez plongeant et mon dos totalement dénudé interdisait le port de soutien gorge. Le devant et le derrière de ma robe étaient rattachés par de minuscules chaînes dorées ce qui faisait que ma peau était très apparente. Une autre chaîne, elle, était présente à la base de mon cou faisant tenir la robe sur mes épaules.
« Cette robe va parfaitement avec tes yeux et tes cheveux ma chérie. On dirait une tigresse qui est prête à attaquer ! Sauvage et imprévisible ! Cette robe est parfaite pour l'italienne que tu es Bellissima ! »
Autant vous prévenir : je n'étais en aucun cas italienne et mon nom avait était choisi par ma mère parce qu'elle l'aimait, comme quatre-vingt dix pourcent des noms quoi…
Ne voulant pas vexer Tonio et surtout prendre le risque qu'il ne me prête pas cette robe, je me focalisais plutôt sur la première partie de sa phrase :
-Whouaou et c'est ma tenue qui fait ça ! Et bah bravo hein, j'avais jamais vu une tenue transformer un être humain en bête sauvage prête à attaquer la foule. Lançais-je sans m'en empêcher.
-Bella arrête d'être aussi cynique, Tonio est un maître en la matière, il sait ce qu'il fait et il a exactement raison ! De toute façon on sait tous que tu te conduis comme une bête avec les humains dans notre genre.
-Mouais, boudais-je, c'est vous qui n'êtes pas normaux, de toute façon à cette soirée tout ce que je vais devoir faire c'est jouer les dindes et glousser quand il le faut !
-L'effort avant le réconfort ! Je te promets que tu adoreras l'autre soirée, ce sera la meilleure de l'année et elle est toujours hyper excitante ! Tu n'as même pas besoin de faire d'essayage pour celle là, je t'ai déjà trouvé le déguisement idéal !
-Cool, on peut y aller ? Ça fait deux heures qu'on est bloqué ici !
-Hum… Non ! Me répondit-elle avec un sourire sadique, il te manque les accessoires, les chaussures, quelque chose pour te couvrir… Et… hésita-t-elle, mince on a pas le temps pour l'essai coiffure, tant pis on fera sans…
Ce n'est qu'à plus de vingt-et-une heure que nous quittâmes le magasin, pour ma part les mains pleines de sacs avec un Alec somnolant, tentant de rester éveillé avec peine.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
La sonnerie retentissait depuis déjà une quinzaine de minutes et Jessica de l'autre côté de la porte était à court d'insulte. On était samedi soir, dix-huit heures trente et la grande réception d'Halloween commençait dans une petite demie heure.
J'étais encore chez moi, une serviette entourant mon corps et les cheveux à moitié coiffés quand j'eus enfin le courage d'ouvrir à mon amie pour recevoir ses remontantes.
Après m'avoir une fois de plus insultée copieusement, elle me fit m'asseoir sur une chaise et finit ma coiffure ainsi que mon maquillage.
« Maintenant va mettre ta robe, et surtout ne te regarde pas dans le miroir : je veux que tu ne vois que le résultat final ! »
J'enfilais prestement ma robe, il ne restait que dix minutes avant le début de la soirée et Jessica, pour l'occasion, ne voulait absolument pas que j'arrive en retard. Cette fille était une contradiction à elle toute seule, changeant toujours d'avis et de comportement.
Je sortis de la salle de bain, me plaçai devant Jessica avec un grand sourire hypocrite et attendis son jugement.
« Parfait ! Tu vas leur en mettre plein la gueule ! » Annonça-t-elle grossière.
Je rigolais de ses mots et me regardai dans un miroir pour la première fois de la soirée.
La robe était aussi somptueuse que dans mes souvenirs, mettant mon corps en valeur. Mon maquillage, composé d'un smoky eyes noir et rouge, ainsi que mes escarpins aux talons d'une dizaine de centimètres me vieillissaient de quelques années mais ma coiffure, beaucoup plus rebelle, m'aidait à garder mon air candide.
Après avoir enfilé un manteau venant de la même boutique que ma robe et avoir pris une pochette dorée, nous sortîmes de ma chambre pour aller dans une limousine qui nous attendait.
« Jessica, tout ça est-il vraiment nécessaire ? Dis-je en m'asseyant sur une banquette tout en désignant les différentes coupes de champagne présentes autour de nous.
-Parfaitement ! Tu es la reine et tu as le droit d'avoir le service qui va avec !
-Et si je n'ai pas le service, je ne suis pas obligée d'être la reine c'est ça ?! Monsieur, monsieur le chauffeur arrêtez vous ! Criais-je en frappant contre la vitre teintée nous séparant de notre conducteur privé.
-Arrête ça tout de suite Bella ! » Cria Jessica en bloquant de sa main mes cris. C'est bon monsieur vous pouvez continuer. Ajouta-elle quand elle vit qu'on s'était arrêté au milieu de la chaussée.
Elle me fit asseoir dans une des banquettes et se planta devant moi, les mains sur les hanches, le visage sérieux.
« Bella, tu vas arrêter avec ça ! J'ai bien compris que tu n'aimais pas du tout ce qui se passait dans ta vie en ce moment, mais ni toi, ni moi, ne pouvons changer ça ! J'essaie de rendre le tout plus facile pour toi mais mets-y un peu de tien ! Regarde tout autour de toi, tu pourrais avoir tout ce que tu désires en un claquement de doigts et tu trouves encore à te plaindre. La robe que tu portes coûte plusieurs milliers de dollars et tu as la chance de la porter gratuitement parce que son créateur sait que tu la feras connaître et que tout le monde voudra la même après, pareil pour les accessoires ! Ton rôle, comme tu dis, n'est pas de jouer les dindes mais d'être la représentante de notre école aux yeux de tous ! Alors oui il faudra que tu bouges ton cul et que tu ailles aux événements à chaque fois qu'il y en aura un, mais tu n'es pas obligée de te conduire comme Rose ! Elle faisait ça parce que ça lui plaisait ! Ce n'est pas ton cas donc ne fais pas comme elle ! Fais ce qu'il faut faire, mais tu peux rester discrète tout en étant gentille avec les personnes qui viennent te voir ! À partir de maintenant je ne veux plus entendre de « Je ne suis pas reine ! » ou de « Prends ma place » puisque ça n'arrivera jamais. Je te promets de tout faire pour te rendre la tâche la plus facile possible, tu es mon amie et je vois que cette situation te chagrine mais elle te rendra plus forte et tu en sortiras grandie ! Elle finit son petit speech en me prenant dans ses bras tout en me caressant doucement le dos.
-On est déjà arrivé ? Demandais-je fébrile, remarquant que le véhicule n'avançait plus.
-Pas tout à fait… » Répondis doucement Jessica perdant tout à coup de sa superbe.
Je la questionnais du regard quand la portière s'ouvrit et qu'Edward Cullen, vêtu d'un costard qui ne le faisait pas du tout ressembler à un pingouin, apparut.
« Mesdames… » Dit-il en faisant un baise-main à chacune d'entre nous, restant plus longtemps que nécessaire sur la mienne, me regardant par dessous ces cils.
Des cils au combien longs qui mettaient ces merveilleux yeux verts en valeur et qui donnaient envie d'y plonger à jamais. C'est ce que je fis et ce n'est que le raclement de gorge de ma voisine qui me permit de détourner les yeux des siens et de reprendre mon air renfrogné que j'arborais avant son arrivée.
Il affichait le sourire canaille qu'il avait à chaque fois qu'il trouvait quelque chose de drôle et je me renfrognais encore plus, croisant les bras sur ma poitrine.
Suite à mon geste, il la regarda avec envie et m'adressa par la suite un clin d'œil coquin qui n'échappa pas à ma condisciple.
« Hum… Dit-elle nerveusement, je ne l'avais jamais vue aussi gênée de ma vie et trouvais ça très drôle. Bella je te présente Edward, Edward je te présente Bella, mais ça, heu, vous devez déjà le savoir, enfin, vous vous connaissez déjà et enfin heu…
-Hum oui on se connaît déjà en effet, dit Edward tentant de relancer la conversation que Jessica, étonnamment rouge, avait du mal à prendre en main.
-On se connaît même très bien ! » Lançais-je bêtement, en reluquant Edward avec envie.
Jessica, comme escompté, rougit deux fois plus et commença à bégayer des choses sans queue ni tête, se frottant nerveusement les mains. C'était ma petite vengeance personnelle pour ce qu'elle me faisait subir en ce moment même.
« Mais ça n'explique pas ce qu'il fait là ! M'exclamais-je coupant court tous bégaiements.
-Vous… Vous devez arriver ensemble à la soirée, c'est la tradition qui dit ça…
-Foutue tradition ! Pestais-je.
-T'es pas contente de me voir mon amour ? » Dit Edward en battant frénétiquement des cils imitant la voix des filles venant le draguer.
Levant les yeux au ciel, je fis semblant de ne pas le voir et boudai dans mon coin. J'avais encore du mal à me remettre de nos dernières escapades où il m'avait laissée en au beau milieu comme si de rien n'était et je savais que si je le regardais pendant qu'il affichait son petit air désolé en me bouffant du regard comme il le faisait à ce moment je lui céderais, encore !
La voiture s'arrêta finalement devant l'entrée de l'hôtel et Jessica, qui avait retrouvé son calme, nous donna ses dernières recommandations.
Edward sortit en premier, me tenant la porte et m'aida à sortir du véhicule alors que plusieurs personnes nous bombardaient de flashs, m'aveuglant pendant un court laps de temps.
Nous remontâmes les escaliers recouverts d'un tapis rouge sous les cris de la foule d'étudiants ne pouvant accéder à la fête et après avoir posé côte à côte devant la centaine d'appareils photos qu'il y avait, Edward me guida à l'intérieur, mettant fin à mon supplice.
Nous nous fîmes accueillir par une foule de majordomes stressés, tendus et aux abois qui nous sautèrent quasiment dessus, cherchant à satisfaire chacun de nos éventuels caprices et sans que je ne m'en rende compte Edward me débarrassa de mon manteau et me conduisit vers la salle d'apparat sa main posée au bas de mon dos, me guidant à travers la foule.
La salle était vraiment immense, plus d'une centaine de personnes se tenait là, discutant un verre de champagne à la main, ou assit sur des fauteuils semblant dater de la Renaissance. Nous nous serions crus dans la galerie des Glaces à Versailles avec d'immenses lustres de cristal, le parquet ciré et les miroirs reflétant les lumières provenant de la ville. J'étais absorbée par ce décor digne des plus grands films hollywoodiens ne faisant attention à personne, me laissant guider par la main dans mon dos.
« Je ne te l'ai pas encore dit, mais tu es vraiment sublime ce soir, tu es digne d'une reine. Me chuchota-t-il à l'oreille tout en souriant aux personnes lui faisant un signe.
-Humgrh, grognais-je, j'en ai marre qu'on me compare à une reine.
-Alors tu es la plus belle femme présente dans cette salle ce soir. Me répondit-il en m'arrêtant et en me regardant dans les yeux. Bella, je comprends parfaitement que tu n'aies pas envie d'être là ce soir avec moi, mais essaye de rendre ça plus facile pour nous deux, ok ?!
-Je ne sais pas comment tu fais pour supporter ça depuis si longtemps… Lui dis-je impressionnée de sa zénitude.
-Moi non plus, soupira-t-il théâtralement, je pense que je tiens seulement grâce aux belles femmes m'accompagnant et supportant mes soupirs comme vous, magnifique déesse s'accrochant à mon bras, vous êtes mon salut ! » Plasmonia-t-il en me faisant un baise main.
Je levais les yeux au ciel, amusée de sa réplique et continuais :
« Comme vous êtes aimable. Monsieur voudrait-il bien nous amener jusqu'aux organisateurs de cette merveilleuse fête afin que nous les remercions comme il se doit ? » Répliquais-je de la voix la plus hautaine possible.
Je n'en avais pas la moindre envie, mais Jessica me tuerait si je ne faisais pas cet effort. Je savais qu'elle me surveillait de ses yeux de vautour à ce moment même et qu'elle était prête à foncer sur moi pour me dévorer au moindre faux pas de ma part.
Edward nous rapprocha d'un couple d'une cinquantaine d'années semblant très hautain et monstrueusement riche. En même temps, ils possédaient cet hôtel, donc comment auraient-ils pu ne pas l'être ? Pensais-je intérieurement. Tout le monde puait la richesse et la bourgeoisie ici, je faisais tâche avec mon air perdu.
La quinquagénaire en nous voyant s'écria :
« Edward ! Quel plaisir de te revoir mon garçon ! »
Elle lui claqua une bise bruyante sur chaque joue et se tourna vers moi, me dévisageant, se demandant ce que je faisais plantée à côté d'eux sans bouger alors que mon compagnon serrait déjà la main de l'homme à côté de nous, entamant une conversation.
« Madame Whitlock, je vous présente Isabella Swan ma petite amie, Bella je te présente Honorée Whitlock et son mari Hervé Whitlock. Ils possèdent tous deux cet hôtel, ce sont aussi les parents de Jasper que tu as déjà rencontré. » Dit-il après avoir vu mon embarras.
Pendant sa présentation, il dut me pincer discrètement la hanche pour que je ne crie pas lorsqu'il me présenta comme sa petite amie.
Nous discutâmes quelques minutes avec le couple tandis que je lui jetais des regards noirs lorsqu'un autre couple, cette fois plus jeune nous rejoignit.
L'homme était grand, les cheveux blonds et avait une prestance qui faisait qu'on le remarquait où qu'il soit, la femme, elle, était plus petite, environ ma taille et avait des cheveux bruns roux que j'avais déjà vus quelque part. Les deux allaient très bien ensembles et étaient très beaux.
Ce n'est que lorsque la femme enlaça Edward que je reconnus enfin cette teinte de cheveux. Je me trouvais en compagnie de ses parents et oh mon dieu je ne savais absolument pas quoi faire : comment parler aux parents d'un homme que je détestais autant qu'il m'attirait voire plus ?
Encore une fois, on me dévisagea mais c'est sa mère qui prit la parole en premier :
« Vous devez être Bella, Edward m'a beaucoup parlé de vous ! Me dit-elle gentiment, regardant son mari avec la même lueur d'espièglerie que l'on retrouvait dans les yeux de son fils. Je suis Esmée Cullen et mon idiot de mari en train de rigoler avec mon fils est Carlisle Cullen, mais appelle nous papa et maman !
-Qu-quoi ?! bégayais-je en avalant difficilement ma salive sous le choc.
-Oui, vu ce qui vous unit je n'ai pas envie qu'il y ait des formalités entre nous, tu fais déjà partie de la famille ! Viens un peu avec moi, nous allons faire connaissance loin de ces messieurs ! » Dit-elle sans me laisser le temps de contester.
Elle m'amena de force à travers la salle, parlant de choses et d'autres tandis que je ne me remettais toujours pas de ce qu'elle m'avait dit. Je m'étais mise à penser très fort à la manière la plus douloureuse de tuer un homme et surtout à comment je ferais pour porter un cadavre d'un mètre quatre-vingt sans me faire remarquer !
Nous nous étions dirigées vers une des terrasses pour prendre l'air quand elle me regarda attentivement. Je n'avais toujours pas avalé sa remarque sur le fait de l'appeler maman et je sentais que mon teint avait considérablement blanchi.
Je fus d'autant plus surprise quand elle éclata de rire tellement fort qu'elle du se tenir à la barrière pour se retenir de tomber.
Elle essuya finalement les larmes qui avaient coulé pendant la durée de son fou rire quand je m'apprêtais à lui demander si elle avait besoin d'aide.
« Ma chérie, je pensais vraiment pas que tu allais tomber dans le panneau aussi facilement ! Edward m'avait pourtant dit que tu étais une fille intelligente ! Gloussa-t-elle en me regardant gentiment.
- Heu c'est à dire que… Je ne savais pas quoi dire et sa remarque m'avait profondément vexée.
-Tu as fait une tête de six pieds de long quand je t'ai demandé de m'appeler «maman», dit-elle en faisant des guillemets dans les airs avec ses doigts. C'était vraiment mémorable ! »
Je restais silencieuse, ne sachant toujours que dire.
« Excuse moi ma chérie, je t'ai mise mal-à-l'aise, me dit elle doucement voyant mon embarras. Nous aimons faire des blagues durant ce genre d'événement mon mari et moi, ils sont vraiment ennuyant ces hommes habillés en pingouin et les femmes ne sont pas mieux, elles ne font que glousser systématiquement comme des hystériques… Il faut bien nous trouver une occupation pendant ces longues et interminables réceptions ! Me dit-elle en me faisant un clin d'œil.
-C'est exactement ce que je pensais, lui répondis-je en lui souriant, la trouvant finalement fort sympathique pour une personne de la haute société.
-Halala, qu'est ce que je ferais pour me débarrasser de tout ces faux semblants que nous devons adopter lors de pareilles fêtes, le seul avantage que je trouve dans ces dernières est que je peux porter des robes hors de prix complètement gratuitement.
-C'est encore une fois ce que je me disais ! Mais, pourquoi vous venez dans ce cas ?
-Hum aujourd'hui c'est pour soutenir mon fils et sa petite amie, demain ce sera pour faire bonne figure devant la centaine de collègues de mon mari pleins aux as.
-Hum, madame je do-
-Pas de madame avec moi ! Appelle moi plutôt Esmée.
-Esmée, il faut que je vous dise que votre fils et moi ne sommes pas ensemble, enfin pas vraiment du moins, nous jouons la comédie pour les autres, mais il y a rien de plus entre nous.
-Au grand dam de mon fils, rigola-t-elle, je sais tout ça ma chérie mais il faut aussi savoir que tu as tapé dans l'œil de mon fils. »
Je rougis tandis qu'elle rigolait une fois de plus. Nous restâmes quelques minutes à observer la vue, accoudées à la barrière du balcon quand elle reprit la parole.
« Fais le ramer.
-Co-comment ? Demandais-je surprise, elle me demandait vraiment de faire ramer son fils ?
-Fais le ramer ! Rigola-t-elle une fois de plus. Tu es une très belle jeune femme Bella, tu as l'air d'être une fille bien et je n'ai pas envie que mon fils te brise de cœur comme il l'a fait pour toutes les autres. Il a toujours eu tout ce qu'il voulait très vite, je regrette aujourd'hui de l'avoir autant gâté quand il était petit. »
Je ne répondais pas à sa remarque, réfléchissant sur son compte.
« Ça peut-être un homme charmant tu sais, enfin quand il le veut bien. Je ne dois pas être très objective puisque je suis sa mère mais sache qu'il tient déjà à toi.
-On se connaît à peine… Murmurais-je.
-Alors apprenez à vous connaître. Dit-elle simplement me faisant une nouvelle fois un clin d'œil. Ça avait l'air d'être la marque des Cullen.
-Rentrons, il commence à faire froid, dit-elle en se frictionnant les bras. »
On arriva dans la pièce bondée lorsqu'un jeune homme blond, ami d'Edward, m'invita à danser. J'hésitais quelques secondes mais acceptais lorsque qu'Esmée me désigna discrètement son fils qui me regardait en serrant les poings.
Elle m'avait dit de le faire ramer, j'allais le faire ramer, pas que je comptais finir avec lui bien sûr ! J'allais... comment dire ? Oui, rendre cette soirée un peu plus intéressante.
Je dansais donc avec ce jeune homme blond et décidais de lui faire la conversation tout en gardant un œil sur Edward.
« Alors, qu'est-ce qui t'a amené à venir m'inviter à danser…
-Jasper, Jasper Whitlock.
-Ho tu es le fils des propriétaires de cet hôtel !
-Et de nombreux autres dans le monde ma belle.
-Hum, j'ai connu des héritiers moins vantards…
-Il paraît que t'aime ça, sinon pourquoi tournerais-tu autour d'Edward ?
-Je ne lui tourne pas autour, et toi pourquoi tentes tu de me draguer alors que tu es son ami ? Lui demandais-je alors que je voyais Edward s'avancer d'un pas conquérant vers nous.
-Je voulais voir si je réussirais là où il avait échoué ! Déclara-t-il sans ambiguïté.
-Et tu as perdu, Jazz, maintenant me laisserais-tu danser avec ma reine ? »
Jasper s'effaça devant lui, me fit un baise main et lui tapa virilement l'épaule en rigolant.
« Tu sais très bien que je déteste quand tu m'appelles quand ça ! Lui dis-je alors qu'il plaçait mes mains sur ses larges épaules avant de placer les siennes sur mes hanches.
-J'aime te voir en colère, me dit-il, tes yeux scintillent et tes joues rougissent adorablement. »
Il caressa doucement ces dernières en me regardant, les yeux remplis d'une lueur que je n'arrivais pas à déchiffrer.
Nous évoluâmes doucement sur la piste, tandis que je lui parlais de l'attitude plutôt rare de sa mère.
« Oui, elle est très… joyeuse comme femme, elle déteste ce genre de représentations guindées et fait toujours tout pour ne pas y aller. C'est pour ça que mon père fait en sorte d'avoir systématiquement une urgence environ une heure après qu'ils soient arrivés, comme ça elle ne reste pas trop longtemps à se moquer de tout le monde.
-Je l'aime bien, elle a l'air très douce et elle semble t'aimer de tout son cœur. »
Il sourit doucement me faisant tourner sur moi-même.
« Il va falloir y aller mademoiselle Swan, Jessica nous fait signe depuis dix minutes déjà, me dit-il en désignant une silhouette derrière moi. Je crois que j'ai un peu trop profité de toi, vas-y, je vais dire au revoir à mes parents.
- Déjà ? Ça m'avait échappé et je n'en revenais pas de voir à quel point ce début de soirée était passé vite. »
Il rigola doucement et me chuchota à l'oreille.
« Si ce sont mes bras que tu ne veux pas quitter, tu sais que tu peux t'y réfugier quand tu veux, je n'attends que ça.
-Calme ta joie Cullen, le rabrouais-je, si cette soirée s'est bien passée c'est seulement grâce à la présence de ta mère, qui elle, au moins, ne me fait pas de commentaire sexuel toutes les deux minutes ! »
Je rejoignis Jessica rapidement sans attendre Edward et montai dans la limousine garée au même endroit qu'à l'arrivée. Les photographes présents plus tôt avaient déserté petit à petit la place et ne restaient que quelques courageux qui me demandèrent des photos que je refusais.
Une fois au chaud, je demandais à Jessica comment allait se passer l'autre soirée et nous dûmes attendre Edward avant de partir à celle-ci.
Prochain chapitre Halloween...
Tatatadam!
