Saluuut!
Nouveau chapitre encore et toujours corrigé par ma magnifique crazybells!
J'en dis pas plus bonne lecture!
Réponse à la review anonyme:
Lau: Merci beaucoup pour ta gentille review, ça me fait super plaisir que tu me suives aussi assidûment!
Oui, il fallait absolument que je trouves une tenue ultra sexy pour Edward, ça ne l'aurait pas fait sinon! ^^
Mouahahaha! Le beau prince charmant qui sauve la belle princesse, tu verras dans les prochains chapitre que ce ne sera pas toujours le cas! XD
Hihihi, j'ai hâte de connaitre ton avis en tout cas! ;-)
Merci à toi, à bientôt!
Chapitre 10: PDV Bella
« Bella. Bella réveille toi »
Je grognais, souhaitant plus que tout rester dans cette douce torpeur qui m'enveloppait et me blottis contre la source de chaleur à laquelle j'étais étroitement collée.
« Bella… Chuchota de nouveau la même voix. »
Je sentais une main douce et chaude me masser le crane tandis qu'on me caressait la pommette doucement. Je grognais une nouvelle fois, souhaitant que cette personne cesse ces chuchotements intempestifs et me laisse dormir en paix.
On m'appela une troisième fois et je fus contrainte d'ouvrir les yeux, sachant pertinemment qu'on ne me laisserait pas tranquille.
Edward me regardait de ses grands yeux verts en souriant doucement, nos visages proches l'un de l'autre et je me rendis compte que nous étions étroitement enlacés sur un des sièges de la limousine. J'avais dû bouger pendant mon sommeil mais je pensais bien qu'Edward avait profité de celui-ci pour se rapprocher de moi.
« Votre prince charmant est là, Bella au bois dormant, vous devez vous réveiller. Dit-il, sa main toujours sur ma joue tandis que l'autre me maintenait contre lui.
-Où sommes nous ? Demandais-je en essayant de voir le paysage à travers les vitres teintées du véhicule.
-Chez moi. Répondit-il. Rentrons, nous serons mieux à l'intérieur. »
J'acquiesçais et entrepris de me lever malgré les nombreuses douleurs qui parcouraient mon corps. Celui-ci avait du mal à avaler les nombreuses heures de course qu'il avait enduré la nuit précédente et les coups que j'avais reçu n'arrangeaient pas le tout. Ma mâchoire me faisait souffrir et je sentais que ma lèvre avait doublé de volume.
« Où est Alice ? Demandais-je remarquant l'absence de celle-ci.
-Déjà à l'intérieur, je lui ai donné mes clés afin qu'elle n'attende pas que tu te réveilles. J'ai bien fait : tu es une vraie marmotte !
-Hum, marmonnais-je. »
Je n'avais ni la force ni l'envie de dire quoi que ce soit d'autre. Je rêvais d'un lit bien douillet et bien chaud dans lequel je pourrais rester pendant des jours, non des semaines même !
Nous entrâmes par l'arrière de la maison qui donnait sur la rue dans laquelle la limousine était garée. Nous longeâmes un couloir pour finalement arriver dans un salon où nous trouvâmes Alice avachie sur le canapé, ronflant doucement.
« Viens, laissons la dormir. » Chuchota Edward.
Il me guida vers un escalier afin que nous montions à l'étage et m'emmena dans une salle de bain dans laquelle il me fit asseoir sur le bord d'une baignoire à remous. Je le regardais fouiller dans plusieurs placards, à la recherche de je ne sais quoi et me demandais ce que nous faisions là : ma seule envie était de dormir et je pensais, manifestement à tord, qu'il l'avait compris.
J'étais prête à lui faire part de mes questions quand, finalement, il trouva ce qu'il cherchait. Il s'approcha de moi muni de plusieurs compresses, d'un désinfectant et d'une pommade contre la douleur.
Je soupirais et commençais à le supplier :
« On peut pas faire ça plus tard ? S'il te plaît…
-J'ai déjà laissé ces hommes lever la main sur toi alors, crois moi, je vais tout faire pour arranger ça en commençant par te soigner comme il faut ! Grogna-t-il. »
Ses yeux étaient noirs et tout son être transpirait la fureur.
« Edward, ça n'est pas de ta faute…
-Bien sûr que si, j'aurais dû vous protéger mieux que ça, tu te rappelles, c'est moi qui prends les risques comme ça vous êtes sûres de rien avoir, c'est toi qu'il l'as dit…
-C'était pour rigoler, on n'a rien.
-Alice n'a rien, toi par contre… Contra-t-il en touchant ma lèvre endolorie. »
Je poussais un petit gémissement de douleur en sentant la pulpe de ses doigts sur ma blessure et regrettai aussitôt ma faiblesse en voyant la mâchoire d'Edward se contracter violemment.
« Arrête, j'ai vraiment rien, tu crois vraiment que si j'avais aussi mal que ça on aurait réussi à te sauver Alice et moi ? »
Je sus tout de suite que je n'aurais jamais dû dire ça et Edward grogna :
« Tais-toi ! »
Il se reprit aussitôt en rajoutant plus doucement :
« Il faut que je te soigne, si tu bouges je risque de te faire mal. »
Bien que frustrée par ce mutisme forcé, je le laissai faire et décidai de ne plus réaborder le sujet. Il avait l'air de beaucoup s'en vouloir alors que rien de ce qui s'était passé cette nuit-là n'était de sa faute.
Il désinfecta ma tempe et appliqua précautionneusement de la crème sur ma lèvre.
« Si madame veut bien… Dit-il en me tendant de nouvelles compresses et en s'asseyant lui-même sur le bord de la baignoire.
« Que dois-je faire? Soufflais-je. »
Il guida ma main jusqu'à sa tempe ensanglantée. Maladroitement je la soignais, mes yeux ne cessant de dévier vers ceux d'Edward qui étaient fixés sur mon visage.
Plusieurs fois il grimaça suite à mes gestes peu confiants et je m'excusai :
« Tu es bien meilleur que moi pour soigner les gens…
-Je suis destiné à être médecin. Me répondit-il.
-Ha… Oui, j'avais oublié… Tu veux faire quoi après tes études, tu ne m'en as jamais parlé…
-Nous ne parlons pas beaucoup toi et moi Isabella… Dit-il. »
Son sous-entendu me fit rougir et je me repris, ne souhaitant pas m'étendre sur le fait que nous n'avions jamais vraiment parlé :
« Peux-tu me dire ce que tu as pour ambition de faire plus tard Edward ?
-Pédiatre, dit-il en souriant.
-Ho, je ne t'aurais jamais imaginé avec des enfants… marmonnais-je.
-Les enfants m'adorent ! Dit-il. Tu m'imaginais dans quel secteur toi ? Me demanda-t-il
-Tout le monde t'adore j'ai l'impression, répondis-je simplement ignorant la deuxième partie de sa phrase.
-Bien sûr, je suis parfait !
-La perfection impliquerait le fait que tu sois modeste, crois moi, c'est encore loin d'être le cas ! »
Il rigola et je finis par désinfecter le reste de ses plaies. Ce n'était pas du beau boulot mais Edward me certifia que ça irait pour ce soir, enfin, ce matin. Le soleil était maintenant levé depuis plusieurs bonnes minutes et il ne devait pas être loin de huit heures.
Edward nous emmena dans une chambre que je pensais être la sienne au vu des affaires à lui que je reconnaissais à plusieurs endroits. Je restais derrière lui pendant qu'il cherchait des habits dans son dressing, me demandant pourquoi il ne m'avait pas encore montré une chambre où je pourrais dormir alors qu'il était clair que je dormais debout.
Il finit par sortir de son placard et me tendit une chemise ainsi qu'un caleçon noir.
Voyant mon étonnement il m'expliqua :
« Tu vas être beaucoup plus confortable là dedans : tes fringues sont mouillées et crades. »
J'acquiesçai, trop fatiguée pour me plaindre et me rendis dans la salle de bain afin de me changer.
Une fois fait, je décidai de retourner voir Edward afin de le remercier et surtout, surtout pour lui demander où je pouvais dormir mais je trouvai sa chambre vide.
À peine quelques instants étaient passés quand j'entendis Edward rentrer à son tour.
« Qu'est-ce-que tu fais ? Pourquoi tu ne dors pas encore ?
-Hum… Je ne savais pas où aller… Hésitais-je, peut-être qu'il m'avait déjà dit d'aller autre part et que je n'y avais pas fait gaffe, trop fatiguée pour comprendre correctement mon environnement à ce moment-là.
-Bella… Dis pas n'importe quoi, soupira-t-il. Viens ! »
Il avait ouvert un pan de la couette et m'invitait à m'y allonger.
« Mais et toi ? Demandais-je commençant à comprendre où il voulait en venir.
-Et moi je serais de ce coté là, Bella, dit-il en désignant l'autre coté du lit.
-Je peux aller dormir ailleurs si ça t'embête, dis-je quand même.
-Sois pas sotte, viens ici avant que je vienne te chercher ! »
Cédant face à son insistance, je m'allongeais doucement dans son lit en me serrant le plus possible sur le bord.
J'entendais Edward qui, lui, se changeait dans la pièce d'à côté et en profitai pour humer son odeur imprégnée dans les draps.
Edward revint dans la pièce et ferma les volets automatiques, plongeant la pièce dans la pénombre.
Je le sentis se glisser dans le lit quelques instants plus tard et alors que je pensais qu'il dormirait sans faire attention à moi, je sentis son bras me tirer contre lui, collant mon dos à son torse.
« C'est beaucoup mieux comme ça, chuchota-il dans mes cheveux avant d'embrasser le haut de mon crane.
-Edward…
-Pas ce soir, s'il te plaît. Me supplia-t-il.
Je ne dis rien, intérieurement heureuse de ce qu'il se passait à ce moment-là et me blottis encore plus contre lui, profitant de sa chaleur.
Il m'embrassa plusieurs fois l'épaule et chuchota :
« Bonne nuit Bella.
-Hum… Bonne nuit Edward. Répondis-je déjà à moitié comateuse. »
Je sombrais rapidement dans les méandres du sommeil, profitant de la chaleur de mon hôte et de sa main qui me caressait doucement le ventre au travers de sa chemise.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
Quelques minutes après que je ne me sois endormie -enfin c'est ce que je pensais !- je fus réveillée par des baisers dans mon cou, m'envoyant des frissons dans tout le corps, ainsi que par une main se faisant de plus en plus entreprenante, remontant doucement le long de mon corps.
J'ouvrai les yeux pour découvrir un Edward à moitié allongé sur moi, retenant son poids pour ne pas m'écraser, en train de faire subir à mon cou mille délices.
Bien que j'aurais voulu dormir encore un peu, je le laissais faire et l'encourageai même en plongeant mes mains dans ses cheveux, collant mon corps encore plus contre le sien.
Ses mains s'attelaient à défaire les boutons de sa chemise que je portais et bientôt sa bouche descendit plus bas, passant par ma clavicule droite, puis par la seconde pour enfin atterrir sur mes seins récemment découverts avec lesquels il joua longuement. Il aspira un de mes tétons dans sa bouche en le mordillant doucement tandis que l'autre se faisait maltraiter avec délice par ses doigts enchanteurs.
Sous son merveilleux traitement, je commençais à gémir bruyamment au gré de ses coups de langue sur mon épiderme surchauffé.
De son genoux, il ouvrit mes jambes afin de se glisser entre et de faire rencontrer sa virilité encore couverte par le bas de son survêtement et mon centre impatient.
Ne voulant pas rester inactive dans cette découverte de nos corps, je parcourus de mes mains son torse divinement sculpté et tentai de ramener ses lèvres vers les miennes.
Bien que mécontent de devoir quitter ma poitrine avec laquelle il avait l'air de très bien s'entendre, il remonta le long de mon corps afin de me donner le baiser que je lui réclamais.
Je fondai moi même sur ses lèvres enchanteresses mais ma blessure se rappela instantanément à moi me faisant gémir, cette fois, de douleur.
Il interrompit instantanément son baiser et me regarda inquiet, me demandant si ça allait. Encore essoufflée et sûrement rouge autant de honte que de plaisir je le rassurai.
Il embrassa mes joues une à une, mon front, mon nez et toucha doucement ma lèvre endolorie de son pouce.
« Bonjour… Dit-il la voix rauque frottant doucement son nez avec le mien.
-Salut… Répondis-je maladroitement encore grisée par son réveil somme toute inhabituel. »
Il bascula sur le côté s'allongeant sur le flan et emmêla ses jambes avec les miennes.
Il commença à jouer avec mes cheveux, me regardant le sourire aux lèvres, ne disant rien.
Je rougis sous son regard, me demandant ce qu'il faisait.
« Quoi ? Dis-je embarrassée.
- Rien, je suis juste content d'être là avec toi, me répondit-il sur un ton enjoué, son sourire intact. »
Il me regardait intensément mais je voyais ses yeux dévier plusieurs fois plus au sud. Je m'aperçus que mes seins étaient directement exposés à son regard et qu'il ne se gênait pas pour profiter du spectacle. Sa main jouant avec mes cheveux faisait même en sorte d'enlever au maximum sa chemise de mon corps afin qu'il puisse profiter au maximum de la vue que je lui offrais malgré moi.
Malgré toi, bien sûr, c'est pas comme si tu l'avais empêché d'ouvrir cette chemise au départ.
Je refermai les pans de la chemise et lui frappai la main qui essayait de me découvrir depuis le début.
« Héééé… pleurnicha-t-il.
-Est-ce-que, moi, je fais tout pour te déshabiller, hein ? Demandais-je faisant semblant d'être en colère.
-Hum tu veux que je te cite tous les exemples ou seulement un suffira ? Railla-t-il. »
J'ouvris la bouche de stupeur, cherchant quelque chose à dire mais, faute d'argument, je m'extrayais de ses bras et lui tournais le dos, lui envoyant sûrement mes cheveux en pleine figure.
« Bella ! Rigola-t-il. Tu sais très bien que tu peux faire ce que tu veux de mon corps, il est tout à toi, minauda-t-il. »
Il se colla contre mon dos, passant un bras par dessus ma taille afin de caresser mon ventre dénudé tandis qu'il se remettait à embrasser mon cou. Je restais stoïque pour lui prouver que ce qu'il me faisait ne m'atteignait gère mais intérieurement je brûlais.
Pile au moment où j'allais céder et me retourner afin de continuer ce qu'il avait si bien commencé, mon ventre gargouilla.
« Madame a faim à ce que je vois ! »
Il se leva, me laissant seule et frustrée sur son lit, et partit dans son dressing afin de chercher de quoi se couvrir le torse.
Ce n'est que lorsque qu'il revint dans la pièce, un t-shirt à la main que je remarquais les bleus présents sur tout le bas de son ventre.
Je poussai un petit cri effrayé, me demandant comment j'avais pu ne pas le voir avant et me levai pour aller voir ça de plus près.
Voyant ma mine horrifiée, il tenta de me rassurer, me disant que ce n'était rien.
« Pourquoi tu ne m'as rien dit ? J'aurais pu te faire mal, tout à l'heure, je ne faisais pas attention du tout, pourquoi tu n'as rien dit ? Répétais-je mes yeux rivés sur ses meurtrissures, mes doigts tendus vers celles-ci, restant à quelques millimètres de sa peau.
-Parce que ce n'est rien. Ça va Bella, ok ? Dit-il les mains sur mes joues me forçant à quitter ses blessures des yeux afin de les plonger dans les siens. Tu ne m'as pas fait mal tout à l'heure, je te le promets. Contrairement à moi, murmura-t-il plus doucement en caressant ma lèvre gonflée du pouce. Allons manger, tu meurs de faim, finit-il. »
Il mit son t-shirt et m'aida à remettre les boutons de sa chemise, frôlant ma peau au passage.
Nous descendîmes afin de nous rendre dans la cuisine et nous traversâmes le salon qui donnait, je le remarquais alors, sur une piscine à débordement avec une vue tout bonnement magnifique de tout Chicago. Je restais figée devant les immenses baies vitrées, profitant au maximum de ce spectacle alors que je pensais à quel point Edward avait de la chance de vivre dans un cadre comme celui-ci. Sa maison semblait aussi grande que celle de ses parents et la décoration était tout aussi belle. Les meubles ainsi que le parquet de bois clair s'accordaient à merveille avec le mobilier design et moderne rendant le tout plus chaleureux.
À ma gauche se trouvait une cuisine américaine totalement équipée avec un îlot en marbre faisant office de table comme de plan de travail.
Alice était assise sur un des tabourets et lisait un article dans un journal local, un café à la main. Elle avait l'air de s'être bien remise de nos aventures de la veille.
Quand elle nous aperçut, elle nous sourit chaleureusement et s'exclama :
« Hé bien, vous avez traîné au lit ! Il est plus de seize heures ! Au fait Edward, je t'ai piqué du café, j'en avais bien besoin : ton canapé m'a achevé.
-Pour le café pas de problème, pour le canapé tu n'avais qu'à aller dans une chambre d'ami !
-Ronchon dès le matin à ce que je vois…
-Pourquoi changer les bonnes habitudes hein ? Dit-il en se faisant couler une tasse de café également. Bella sers toi, il y a tout ce qu'il faut à manger dans le frigo. »
J'obéissais et allai donc voir dans le frigo après être allée poser une bise sur la joue d'Alice et découvris, en effet, au moins une dizaine de plats en tout genre, des pizzas en passant par des lasagnes. Le tout fait maison. Hé bah, en plus d'être carrément trop sexy ton futur amant est bon cuistot, la chance !
« Wahou, on manque de rien chez toi… fis-je remarquer en sortant les lasagnes. »
Bien que je venais de me réveiller, j'avais envie de plus que d'un simple petit déjeuné, donc le café attendrait.
« Ouais ma mère doit penser que sans elle je ne survivrais pas donc en plus de m'ordonner de venir manger tous les dimanches, elle me refile des repas pour toute une garnison après. C'est assez pratique, j'ai jamais eu à cuisiner de toute l'année !
-Hou, ai-je enfin trouvé un domaine dans lequel ma seigneurie Cullen n'est pas douée.
-Tu serais surprise de mes talents et cherche pas, je suis le meilleur en tout !
-Sauf en modestie ! Intervint Alice. Ça a dû être dur pour toi hier, non ? De te faire sauver par des filles. »
J'écarquillai les yeux, ne m'attendant pas à une telle réplique de la part d'Alice et parce que je connaissais la réaction d'Edward à ce sujet… Il n'allait pas être content, ça c'est moi qui vous le dis…
Comme je l'avais prévu, un éclair de culpabilité et de fureur passa dans les yeux d'Edward et il se retourna brusquement vers la cafetière prenant sa tasse de café avec rage.
« À ce sujet, continua Alice, vous avez une idée de ce qu'il s'est passé la nuit dernière ? Non enfin je veux dire, c'est pas tous les jours que l'on se fait agresser comme ça pour rien…
-Ce coup était prévu… Dit sombrement Edward.
-C'est ce que nous nous étions dit, intervins-je. L'indice nous disait clairement qu'un danger arrivait, ces hommes t'ont mené tout droit au deuxième indice et vous vous souvenez des cris que nous avions entendus juste avant d'arriver dans la première clairière ? Ça devait être d'autres participants…
-C'est Rose qui a organisé cette fête, avec l'aide de l'école tout de même. Je pense qu'elle a pas dû agir d'elle-même, je ne pense même pas que ce mauvais coup vienne d'elle, elle perdrait beaucoup trop dans l'affaire.
-Cette fille est prête à tout, contrais-je. Regarde juste le trésor qu'on a trouvé, qui serait prêt à faire ça ? Demandais-je.
-Une personne qui veut de l'attention ! Encore plus lorsqu'une autre personne vient juste de lui piquer ce qui la mettait en avant.
-Je ne lui ai rien pris du tout ! M'exclamais-je outrée.
Je n'avais jamais demandé à être mise dans la situation dans laquelle je me trouvais alors et le fait qu'Edward dise le contraire m'énervait au plus haut point.
« Bella, être reine était presque sa seule motivation dans la vie ! Bien que tu sois reine malgré toi, c'est quand même toi qui lui as enlevé tout ça ! »
Furieuse, je lâchais ma fourchette qui tomba au sol et teinta bruyamment. Je sortis de la pièce comme une furie, remontai à l'étage et décidai de prendre une douche.
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La douche m'avait calmée et je me rendais dans la chambre d'Edward afin de lui rendre ses affaires et ensuite quitter cette maison.
Le fait qu'il me dise que tout ce qui nous était arrivé était de ma faute m'avait mise dans une fureur noire contre lui mais aussi contre cette putain d'université de malades.
Pourquoi ces personnes se créaient autant de personnages et de problèmes alors que la vie était déjà assez compliquée comme ça ?
En serviette de bain, je tentais de ramasser mes affaires échouées au sol et déposais sur une chaise celles qu'Edward m'avait prêtées avant que nous nous endormions.
Moi qui pensais que cette journée allait être beaucoup plus simple que la précédente, je me mettais le doigt dans l'œil, jusqu'au coude !
Au moment ou j'allais entrer dans son dressing, Edward apparut, s'appuyant contre le chambranle de la porte, sortant lui aussi de la douche au vu de ses cheveux mouillés.
Il ne dit rien, m'observant m'affairer à travers la pièce et je crus même pouvoir réussir à partir sans problème mais il me bloqua le passage.
« Laisse moi sortir ! Lui ordonnais-je laissant mes yeux fixés sur son torse. »
Si il me regardait dans les yeux, il aurait directement deviné la peine que ses mots m'avaient faite.
« Bella…
-Laisse moi passer Edward, le coupais-je.
-Bella je suis désolé, ok ?
-Et moi je suis désolée de vous avoir fait autant de mal à Alice et à toi hier soir ! On s'est tous les deux excusés, c'est bon, laisse moi passer maintenant.
-C'est pas ce que j'ai voulu dire Bella, mes mots ont dépassé ma pensée.
-Edward…
-Non s'il te plaît laisse moi finir, ok ? J'étais en colère, non je suis en colère puisque hier j'ai rien pu faire, j'me suis fait avoir comme une merde. Tu as été blessée, Alice a eu la peur de sa vie et cette expérience restera à jamais gravée dans votre mémoire. Je suis un con puisque je suis en colère d'être celui qui as été sauvé… Et pour l'évacuer j'ai voulu la reporter sur quelqu'un d'autre.
-Et cette personne c'était moi…
-Et cette personne c'était toi, répéta-t-il. Bella j'ai jamais voulu dire que tout ça était de ta faute, le fait que Rosalie ne soit plus reine est de sa faute à elle. Tu n'as jamais voulu prendre sa place et cette place tu la donnerais bien à n'importe qui, je le sais. Je pense même que Rosalie n'a rien à voir la dedans, bien que ce soit une garce, elle préfère largement les humiliations publiques aux coups dans l'ombre.
-Tu la connais mieux que moi…
-Je la supporte depuis quatre ans déjà… Dit-il amèrement. »
Il y eu une pause où nous restâmes face à face sans rien dire puis :
« Bella je suis désolé, dit-il, le remord perçant dans sa voix. »
Il mit sa main sur ma joue, caressant doucement ma pommette et, quand il vit que je n'échappais pas à son toucher, m'attira conte lui pour m'enlacer étroitement.
Ma tête reposait contre son torse, j'entendais les battements de son cœur alors que mes bras entouraient son buste. Edward frottait mon dos de bas en haut, son autre main jouant dans mes cheveux tandis qu'il me murmurait mille excuses à l'oreille, embrassant mon crane et mes joues régulièrement.
Nous restâmes plusieurs minutes dans cette position, évacuant le stress de notre dernière dispute dans les bras de l'autre.
« On n'arrivera jamais à rester plusieurs heures ensemble sans se disputer hein ? Me demanda Edward. »
Je me décollais légèrement de lui, le regardant dans les yeux et lui répondis en souriant :
« Ce serait pas nous sinon…
-Hum… »
Nous nous observâmes l'un l'autre sans rien dire et Edward rompit finalement le silence :
« J'ai envie de t'embrasser, là, tout de suite… Chuchota-t-il.
-Pourquoi tu ne le fais pas ? Demandais-je sur le même ton, grisée. »
Il frôla pour la millième fois de la journée ma lèvre endolorie du pouce et me lança un regard équivoque.
J'allais lui faire remarquer qu'il pouvait très bien m'embrasser à un autre endroit mais Alice apparut sur le pas de la porte.
« Heu… Désolée… Mais Jessica a appelé sur ton téléphone, Edward, et j'ai répondu, elle te dit, Bella, qu'elle t'attend devant chez toi. Edward elle doit te rendre tes affaires aussi…
-Bien sûr, répondit Edward aucunement gêné que l'on se soit fait interrompre dans un moment aussi intime. Je vous ramène les filles ! »
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Après nous être préparés, Edward m'ayant une nouvelle fois prêté un sweat ainsi qu'un bas de survêtement, nous sortîmes de la proche banlieue riche dans laquelle Edward habitait et prîmes la route en direction du centre de Chicago dans une Volvo grise aux sièges de cuir hyper confortables.
Nous arrivâmes une quinzaine de minutes plus tard devant le bâtiment abritant ma chambre et Edward s'arrêta à côté de la voiture de Jessica dans laquelle elle nous attendait.
Elle nous demanda ce qu'il s'était passé la veille, pourquoi nous avions quitté le manoir sans même prendre le temps de récupérer nos affaires et nous lui expliquâmes tout en détail.
Surprise, elle nous informa que nous étions les seuls à avoir eu ce problème, les autres groupes ayant été juste confrontés à des épreuves telles que des énigmes ou des test sportifs.
« Il va falloir que je voie ça et qu'on aille porter plainte, dit-elle. Je peux le faire pour vous mais vous devrez subir des interrogatoires dans la semaine, nous prévint-elle.
-Bien sûr, répondit Edward, merci Jessica. »
Encore une fois, celle-ci réagit bizarrement, rougissant excessivement, un petit rire nerveux sortant sans raison de ses lèvres. Bien que je l'eus remarqué, je laissais passer pour cette fois.
Après ça elle repartit rapidement, déclarant devoir gérer cette affaire au plus vite.
Alice retourna dans la voiture attendant qu'Edward la rejoigne afin qu'il l'a ramène chez elle.
« Bon… Je vais devoir y aller… Dit Edward une fois que nous fûmes seuls.
-Ouais… Merci pour tout Edward.
-De rien. Fais attention à toi Bella, appelle moi si quelque chose ne va pas !
-Hum… J'ai pas ton numéro… Dis-je en rougissant. »
J'étais vraiment en train de lui demander son numéro là ?
Il rigola et sortit un stylo de sa poche, me marquant une série de chiffres dans la paume de ma main.
« Voilà, comme ça madame pourra m'appeler au secours à tout heure du jour comme de la nuit ! Dit-il finalement en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Bye Bella.
-Bye Edward. »
Il s'approcha de moi, m'embrassa longuement sur la joue avant de monter dans sa voiture et partir.
Voilà!
La suite arrive dans deux semaines comme d'habitude!
J'espère que ce chapitre vous a plus! Harcelez moi de review pour que je le sache!
