Salut tout le monde!
Je suis désolée pour le retard de ce chapitre, mais je suis en vacance pas chez moi depuis presque trois semaines déjà et j'ai eu beaucoup de mal à publier... Vraiment désolée! Je dois aussi vous prévenir que le prochain chapitre aura lui aussi sûrement du retard puisqu'il n'est toujours pas écrit...
Ma belle crasybells, elle par contre, a été une vraie pro et m'a comme toujours corrigé le tout à la vitesse de la lumière, encore mille merci à elle! 3
Je vous laisse avec la suite en espérant qu'elle vous plaise!
Réponse à la review anonyme:
Lau: Haha ton pressentiment est le bon, tu vas tout découvrir dans ce chapitre!
Ouais enfin!
Ça tu peux en être sur, elle ne va pas les rater!
Merci beaucoup pour ta review, à bientôt! ^^
Chapitre 13: PDV Bella
Edward et moi étions dans la cuisine en train de nous préparer un petit déjeuner de roi. Enfin, j'étais en train de nous préparer un petit déjeuner de roi ! Edward, lui, préférait faire le pitre et gouttait chacune des préparations que je nous concoctais ou il prenait le risque, sinon, de faire brûler sa fabuleuse cuisine lorsqu'il me prenait dans ses bras ou m'embrassait : c'est-à-dire environ toutes les cinq minutes.
Il avait l'air d'un grand enfant avec ses cheveux fous et sa bouille toute souriante. Je vous jure, depuis que nous étions descendus pour remplir nos estomacs qui gargouillaient bruyamment à cause de l'effort au combien physique dont on avait fait l'expérience juste avant, il n'avait cessé de sourire et de me titiller, ressemblant plus à un gosse de cinq ans venant de rencontrer celui qui deviendrait son meilleur ami pour la vie qu'à un homme de vingt deux ans.
Je ne pouvais pas dire que j'étais bien mieux : je rigolais sottement à chacune de ses blagues douteuses et je sentais mes joues chauffer dès qu'il me touchait ou me regardait trop longtemps.
Nous avions sûrement l'air de deux cons qui se regardaient dans le blanc des yeux et buvaient les paroles de l'autre sans soif mais, pour la première fois de ma vie, je me fichais de ce que je pouvais laisser transparaître et vivais enfin ma vie comme je l'entendais pour une période de quelques heures.
« Arrête ! Criais-je lorsque je surpris Edward le doigt dans la pâte à gaufres alors que je pressais des oranges.
- Mais j'ai faim ! Bouda-t-il. Pourquoi tu me laisses pas manger, hein ?
- Parce que c'est pas prêt ! Attends un peu et tu pourras tout dévorer comme tu l'entends ! Lui répondis-je patiemment, comme les dix autres fois où il m'avait posé cette même question.
- Mais j'aime pas attendre ! Pleurnicha-t-il en enfouissant son visage dans mon cou.
- Et bah tu attendras quand même ! Répondis-je en caressant ses cheveux avec douceur. Tu sais… Le temps passerait plus vite si tu m'aidais !
- Huuuummm non ! Chui bien là ! Dit-il en se blottissant encore plus contre moi, son torse nu collé contre mon dos. »
Ses mains se baladèrent tranquillement sur mon ventre et il posa baiser après baiser sur ma joue alors que je mettais la pâte dans la machine à gaufre en essayant de ne rien renverser, tâche qui devint ardue lorsqu'il commença à me chatouiller.
« Edward, non, arrête, Edward ! Criais-je en me tordant dans tous les sens en voulant échapper à sa prise. »
Bien évidemment, une partie de la pâte finit par s'échouer sur le plan de travail et ce fut ce qui me sauva. Edward, bien sûr mort de rire, arrêta sa torture et me laissa finir de mettre le gaufrier en route tranquillement.
« Nettoie ça, ça t'apprendra à faire n'importe quoi !
- C'est de ta faute, tu sais pas viser, t'as tout mis à côté, pas moi !
- La faute à qui si je sais pas viser, hein ? Tu sais très bien que je peux pas résister aux chatouilles !
- Non je ne le savais pas mais je suis ravi de l'apprendre ! Dit-il, un air diabolique se peignant sur son visage tandis qu'il s'approchait de moi tel un félin sur le point d'attaquer sa proie.
- Non… Edward fais pas ça… Murmurais-je alors que je tentais d'esquiver sa prise maladroitement en me réfugiant de l'autre côté de l'îlot central. »
On tourna autour du meuble plusieurs fois, essayant de feinter l'autre sans jamais que le résultat ne soit concluant puis Edward s'arrêta.
Nous étions de part et d'autre du plan de travail qui ne ressemblait plus à grand-chose après notre passage et nous nous toisions avec malice, tentant de savoir qui abandonnerait le premier.
« Bella, chérie, viens ici. Dit Edward d'une voix doucereuse. Il tachait visiblement de m'amadouer et employait pour cela la manière douce.
- Crève Cullen, il est hors de question que je me rende ! Répliquais-je. »
Il rigola puis bougea tellement vite que je ne le vis pas agir, se retrouva derrière moi et, avant que je comprenne ce qu'il m'arrivait, je me retrouvais pliée en deux et rigolais sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, ses mains me chatouillant sans répit.
« Arrête ! Edward non ! Au-au secours ! Aidez-aidez moi ! Pitiez Ed-edward ! Hurlais-je, les larmes coulant de mes yeux alors que j'articulais avec peine ces quelques mots au milieu de mes rires.
Il finit par arrêter mais à contrecœur si vous voulez mon avis. Vu le sourire qu'il avait, ce petit jeu l'amusait beaucoup et visiblement il adorait me voir me tortiller et me débattre pour échapper à sa prise.
J'étais à bout de souffle et sûrement toute rouge mais quelques rires m'échappaient encore alors qu'Edward me soutenait le temps que je me reprenne.
« Ne… fais… plus… jamais ça… ! Le menaçais-je pitoyablement en tentant de reprendre mon souffle. »
Il rigola puis me prit le visage entre ses mains en caressant doucement mes joues.
« Pardonne-moi. Minauda-t-il. Que puis-je faire pour que tu m'excuses ? »
Il me regarda dans les yeux, un adorable sourire en coin ornant ses lèvres, et attendit patiemment ma réponse ce qui me fit rougir.
Mes yeux s'attardèrent sur ses lèvres quelques secondes et, me souvenant des exploits dont elles étaient capables, je rougis de plus belle.
Il ricana puis lança :
« Tu veux que je t'embrasse Bella ? »
Je hochai doucement la tête, ensorcelée par sa voix devenue rauque et je vis comme au ralenti ses lèvres s'approcher des miennes.
Il m'embrassa doucement, ne se hâta pas et garda ses mains sur mes joues, les caressant délicatement, puis s'arrêta et remit une mèche de cheveux derrière mon oreille.
Je tentais de reprendre ses lèvres, désireuse d'en avoir plus mais il se déroba.
« Edward arrête de jouer avec moi et embrasse-moi ! Exigeais-je.
- Toujours aussi pressée Swanny ! Ricana-t-il en reprenant ma bouche avec force. »
Cette fois, il se colla à moi, me poussant par la même occasion contre l'îlot central puis me prit par les hanches pour me hisser dessus afin que nous soyons à la même hauteur.
La faim et le petit déjeuner étaient complètement oubliés et nous allions tenter d'assouvir une autre faim, beaucoup plus prenante, et qu'il me tardait de combler.
Au milieu de nos baisers et de nos mains se faisant de plus en plus baladeuses, une odeur de brûlé se faufila jusque dans mes narines.
J'écarquillai les yeux de stupeur puis repoussai Edward violemment, le forçant à me lâcher.
Le gaufrier laissait échapper une fumée noire et je courus le débrancher tout en prenant un chiffon afin de faire partir la fumée.
En ouvrant la machine, je découvris un reste noirâtre de ce qui devait être nos gaufres et je me résignai à mettre le tout à la poubelle.
« À cause de tes bêtises t'auras pas à manger !
- Mes bêtises ? Tu m'as supplié de t'embrasser ! Répondit-il vivement. Il faisait de son mieux pour paraître outré mais cachait pitoyablement son sourire.
- Tu m'as allumée ! Quelle idée aussi de se balader à moitié à poil, hein ? Répliquais-je en désignant son torse nu.
- T'es pas très vêtue non plus je te ferais dire… Me fit-il remarquer »
En effet, je ne portais que sa chemise et mon tangua, ce qui révélait une grande partie de mon corps.
« Allez Swan, on va devoir repasser au bon vieux bacon et aux éternels œufs brouillés ! Dit-il. »
En passant près de moi il frappa mon cul puis alla ouvrir le frigo l'air de rien.
Je glapis de surprise et le frappais à mon tour, sur l'épaule cette fois.
« T'es qu'un goujat Cullen ! Dis-je en lui prenant tous les ingrédients des mains.
- Et toi t'utilises des termes disparus depuis 1970, c'est pas mieux ! »
Je soupirais fortement, seul moyen que j'avais trouvé pour ne pas rire stupidement à sa remarque.
Je commençais à cuisiner les œufs et le bacon et Edward m'aida enfin en mettant la table en n'oubliant pas, bien sûr, de me retarder en m'empêchant, par ses baisers, de cuire les œufs et la viande.
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Après avoir mangé notre petit déjeuné en se chamaillant de plus belle, on s'installa devant l'écran plasma du salon qui diffusait la série culte The Big Bang Theory.
Edward m'avait persuadée à grand renfort de regards suppliants et de baisers de rester avec lui ce matin-là, malgré mes cours et j'avais fini par accepter de bonne grâce, trop heureuse pour écourter ce moment que nous passions ensemble.
On s'amusait à commenter ou à débattre certaines actions toujours plus loufoques des personnages ou on restait blottis dans les bras l'un de l'autre, profitant du moment calme qui s'offrait à nous.
Moment calme qui se termina lorsque l'on entendit la porte d'entrée claquer et des pas s'approcher de nous.
Alors qu'on était complètement affalé l'un sur l'autre, on se redressa pour tenter de voir par dessus le dossier qui arrivait et je reconnus Jasper Whitlock qui nous regardait, pas le moins du monde surpris par ma présence dans une tenue aussi légère.
« Qu'est-ce-que tu fous là ? Demanda Edward visiblement pas très heureux de sa présence parmi nous.
- Je viens rendre visite à mon meilleur ami, qui d'après les rumeurs, s'est fait agresser et qui n'a visiblement pas eu la bonne idée de m'en informer ! Répliqua-t-il venimeux. »
Mais il se retourna vers moi et toute sa rancœur sembla disparaître lorsqu'il nous observa, Edward et moi, tous deux très proches de l'autre.
« Accompagné d'une si belle demoiselle, je peux comprendre que tu aies pu perdre momentanément la mémoire et oublier ton bon vieil ami ! Bonjour Swan, alors comme ça tu cèdes si facilement au loup ?
- Jasper… Menaça Edward.
- Quoi c'est la vérité ! Elle criait sous tous les toits qu'elle te haïssait il y a moins d'une semaine et voilà qu'elle se retrouve déjà dans ton lit ! Visiblement, elle n'a aucune envie d'en sortir… Dit-il en rigolant, ignorant complètement la menace de son ami.
- Je vais y aller, je pense… Dis-je à l'attention d'Edward. »
Je me levai et me dirigeai vers l'escalier en passant près de Jasper.
« Whitlock… Murmurais-je venimeuse, mes yeux lançant des éclairs.
- Swan, me répondit-il en s'inclinant légèrement pour me saluer, tout sourire. »
Une fois en haut, je récupérais mes affaires en commençant par mon soutien-gorge, que je n'avais pas cru bon de récupérer plus tôt et le retrouvais, échoué en haut des marches. Alors que j'avais envie de sortir le plus vite possible de là, Jasper m'ayant ramenée à la triste réalité, je me rendis compte que la plupart de mes habits se trouvaient en bas, dans le hall d'entrée.
Je redescendis les marches sur la pointe des pieds et fus soulagée lorsque je ne vis personne dans le salon.
Je me rhabillais comme je pouvais et en profitais pour envoyer un message à Jessica pour qu'elle vienne de chercher.
Je me redirigeais vers le salon, ne sachant pas vraiment comment prendre congé et pensais une nouvelle fois à la fuite.
Avant même que je puisse y penser un peu plus sérieusement, Edward revint dans la pièce, cette fois seul.
« Bella, je suis vraiment désolé, il n'aurait jamais dû dire ça ! »
Je haussais les épaules douloureusement et répondis :
« C'est la vérité… Hum… Je ferais mieux d'y aller.
- Reste s'il te plaît, il va partir ! Me supplia-t-il.
- Non c'est bon, si je pars maintenant je pourrais peut-être aller à mon dernier cours de la matinée. Je suis déjà débordée, il faut pas que je prenne de retard.
- T'es sûre ? Me demanda-t-il me suppliant sans vraiment le faire de revenir sur ma décision. »
Je hochai la tête et souris doucement en voyant son air presque désespéré à cause de mon départ.
Il souffla bruyamment puis m'attira brusquement à lui, me prenant dans ses bras avec la force du désespoir.
Il posa plusieurs baisers dans mes cheveux puis posa son front contre le mien en fermant les yeux.
« Bella… Murmura-t-il. »
Enfin, il m'embrassa passionnément, une de ses mains dans mon dos tandis que l'autre soutenait ma tête. Ce baiser dura longtemps, très longtemps. Edward ne voulait pas se détacher de moi et me serrait contre lui avec force, une force qui me faisait doucement gémir de plaisir.
« Ça va les tourtereaux, c'est pas la fin du monde, vous allez vous revoir et vous pourrez baiser comme des lapins après ! Entendis-je Jasper dire, sarcastique. »
Je me détachais d'Edward et m'apprêtais pour de bon à m'en aller mais ce dernier me vola un dernier baiser. Il me serra une dernière fois contre lui, ignorant complètement son ami derrière lui.
Je laissais là les deux hommes qui se défiaient du regard, l'un beaucoup plus moqueur que l'autre.
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J'étais rentrée chez moi après avoir mangé avec Jessica et Alice, repas dont je ne me souvenais pas de la moitié.
Les filles avaient bien sûr tout de suite perçu mon trouble et avaient essayé de me cuisiner sur Edward. Jessica m'ayant récupérée devant chez lui, elles avaient tout de suite fait le lien avec mon air rêveur nostalgique et en grande partie coupable.
Je ne laissais rien échapper et avais même détourné l'attention de Jessica en lui demandant à quelle heure se passait le cours de cheerleeding.
Depuis lors, elle n'avait plus posé une seule question sur ma soirée en tête à tête avec Edward et était devenue quasi hystérique, nous amenant chez moi comme si sa vie en dépendait, me laissant Alice et moi complètement dépassées.
Nous étions alors assises sur mon petit lit, Jessica devant nous en train de nous expliquer comment l'entraînement allait se passer, en fouillant en même temps dans mon armoire qui avait triplé de volume depuis que je l'avais rencontrée.
Elle en sortit d'ailleurs une mini jupe bleue et noire ainsi qu'un crop top de la même couleur, portant au dos le nom de notre université ainsi qu'un numéro.
Je me rendis compte que ce numéro était le même que sur le sweat shirt d'Edward qui gisait sur mon lit.
Une similitude que je devais soit prendre pour un coup du destin, soit, comme je le pensais plutôt, comme un coup de ma très chère amie ici présente qui faisait tout pour que l'on soit ensemble. Enfin rectification, pour que le roi et la reine soient ensemble et forment le couple parfait…
Je grognais plus que nécessaire quand je dus l'enfiler, pensant une fois de plus au mauvais temps dehors.
La tempête de la veille était bel et bien finie mais l'air restait beaucoup plus humide qu'à l'habitude et des nuages persistant ne laissaient aucune chance au soleil de nous réchauffer un peu.
À ma grande surprise, Jessica tendit une tenue à Alice qui la regarda avec des yeux ronds et la bouche légèrement ouverte. Elle garda cette mimique au combien drôle plusieurs secondes et finit par éclater de rire.
« Mon dieu, tu m'as bien eu Jessica, c'était vraiment bien joué ! Dit-elle en se pliant en deux .
- C'était pas une blague Brandon, file te changer ! Répliqua Jessica de sa voix la plus autoritaire. Il va falloir que tu commences à te resociabiliser Alice et quel est le meilleur moyen de se faire de nouvelles amies que de participer à une activité en groupe, hein ?
- C'est clair, c'est tellement évident de faire amie amie avec les filles qui t'ont harcelée pendant des années ! Ironisa Alice. »
Ses yeux s'embuèrent et une profonde tristesse transparut dans ses yeux.
« Alice… Dis-je doucement en la prenant dans mes bras, comprenant sa peine. »
Jessica s'était figée sous la remarque sarcastique et sembla chercher ses mots, profondément gênée.
« Je-J'avais oublié, je suis désolée… Dit-elle pitoyablement, des remords dans la voix.
- C'est pas quelque chose qu'on oublie facilement lorsque on le vit.
- Je- si ça peut te rassurer, on a pas vu Rosalie depuis le début de la semaine et je doute qu'elle vienne à l'entraînement aujourd'hui…
- Jessica… La menaçais-je me doutant que ce n'était pas une bonne idée d'insister. »
Je n'avais, moi non plus, jamais fait dans la dentelle mais je sentais qu'il fallait faire très attention à ce sujet qui semblait encore profondément la toucher.
Jessica lui jeta un coup d'œil inquiet et rajouta :
« Enfin, tu nous avais dit que tu adorais la danse donc je pensais que ça te ferait plaisir de faire une activité qui s'en rapproche plus ou moins avec nous. Mais c'est pas grave, si tu veux pas on fera sans toi… Pas que tu ne sois pas importante, loin de là ! Se rattrapa-t-elle. Mais on va te forcer à rien et puis ces cours ne sont pas si intéressants que ça et… Continua-t-elle en s'emmêlant les pinceaux et en s'enfonçant encore plus. »
Alice souriait, émue de voir à quel point Jessica tentait de la consoler, elle qui paraissait souvent sans cœur, ce qui rendait ses excuses maladroites et complètement hors propos.
« Jessica… Je pense que je vais venir avec vous. La coupa Alice alors que la première ne semblait plus pouvoir s'arrêter. Tu as raison, j'adore la danse et ce serait dommage de rater une si belle occasion de passer plus de temps ensemble, et puis… Vous resterez avec moi, n'est-ce pas ?
- Bien sûr ! Répondis-je de suite en la serrant contre moi, c'est ce que les amies font ! »
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On arriva sur le stade toutes les trois frigorifiées, jalousant les joueurs de football, eux bien au chaud dans leurs protections alors qu'on devait se balader en uniforme tout rikiki.
Les garçons avaient déjà commencé leur entraînement, se passant le ballon ovale rapidement et se taclant sans grande douceur. C'était vraiment un sport de brute et je n'imaginais même pas les bleus qu'ils devaient avoir après ça. Peut-être était-ce pour ça qu'Edward ne semblait pas être incommodé par ses blessures que je savais encore présentes sur son ventre.
On rejoignit l'autre côté du terrain où une quinzaine de filles était déjà en train de s'échauffer et je fus soulagée lorsque je ne vis pas Rosalie parmi elles, soulagement que je partageais visiblement avec mon amie qui restait en retrait derrière nous.
Jessica s'avança naturellement vers elles, leur faisant à toutes la bise puis crut bon de nous présenter alors qu'on restait plantée là sans rien dire.
« Désolée mais on accepte pas les nouvelles au milieu de l'année, tu le sais très bien Jess » s'excusa une des filles que je compris être la leader.
- Bella est déjà inscrite, tu peux aller voir le coach et Alice, je sens qu'elle a quelque chose, elle pourrait apporter beaucoup à l'équipe ! Dit-elle sans se démonter.
- Ce n'est pas moi qui choisis quelle fille rentre ou non dans l'équipe, c'est le rôle de Rosalie. Contra-t-elle »
Elle n'avait pas vraiment l'air de nous détester mais n'était pas vraiment amicale non plus, elle semblait juste suivre les règles qu'elle appliquait pour tout le monde.
« Allez Aly, Rose n'est même pas là, prends les justes en essai et si elles sont nulles elles partiront ! Supplia Jessica. »
La dénommée Aly réfléchit quelques secondes, pesant le pour et le contre puis finalement accepta :
« Très bien mais à une seule condition : si elles sont prises elles viennent à chaque entraînement, pas d'excuse ! »
Jessica nous regarda, nous demandant notre avis. Alice hocha doucement la tête, pas très sûre d'elle et je la suivis plus par obligation que par réelle envie.
On commença l'entraînement après que les autres filles eurent fini de définir nos rôles et c'est ainsi qu'Alice devint la voltigeuse principale de par son petit petit gabarit et moi une porteuse moyenne qui serait au milieu de la pyramide.
Aly, s'appelant en réalité Alyson, commença par nous faire faire plusieurs figures et sauts de base tandis que les autres filles répétaient déjà leur routine.
Elle nous forma pendant toute la séance, Alice se révéla beaucoup plus douée que moi, ce qui lui valut plusieurs compliments qui la firent rougir d'embarras.
Finalement toutes ces filles, bien que la plupart se faisait une joie de nous ignorer, n'étaient pas si méchantes que ça et étaient même, pour certaines, franchement sympathiques.
L'entraînement se fit dans le rire et dans la bonne humeur. Je me rendis compte que ce n'était pas si désagréable que ça et que je pouvais en plus regarder Edward jouer juste à côté de nous.
Plus tôt, je lui avais fait un signe de la main, m'attendant à ce qu'il me le rende, mais rien et il était retourné jouer ne m'ayant sûrement pas vue.
Une heure et demie après notre arrivée, on se rendit au vestiaire en même temps que les garçons mais je n'eus pas le temps de parler ne serait-ce que quelques instants avec Edward, celui-ci ayant quitté le terrain en premier.
Je me lavais, exténuée, et fus la dernière à sortir des douches et fis face à Alice et Jessica qui m'attendaient près de mes habits qui, cette fois, merci mon Dieu, étaient restés à leur place initiale.
Je me rhabillais tranquillement pendant qu'on papotait toutes les trois et on finit par sortir des vestiaires, moi la première, regardant derrière moi Jessica qui m'expliquait quelque chose sur mon planning qu'elle tenait à la main et qu'elle avait une fois de plus surchargé.
Ce n'est qu'au dernier moment que je remarquais Edward, lui aussi dans le couloir, près des vestiaires des garçons.
Edward, dans le couloir, avec une autre fille.
Une autre fille qu'il embrassait à pleine bouche et qu'il collait contre le mur.
Même mur contre lequel il m'avait collée il y avait à peine quelques semaines.
Quelques semaines qui, je m'en rendais alors compte, m'avaient suffit à tomber amoureuse de lui.
Quelques semaines qu'il avait prises pour conquérir mon cœur qu'il venait tout juste de briser en mille petits morceaux alors qu'il me regardait indifféremment par dessus l'épaule d'une blonde sûrement siliconée pendue à son cou après que je me suis figée de douleur.
On ne bougea pas, ni l'un, ni l'autre pendant quelques secondes puis je courus vers la sortie, les larmes commençant à dévaler de mes yeux alors que j'entendais Jessica me courir après.
« Bella attends ! Cria-t-elle derrière moi. »
Je l'ignorais et préférais continuer ma course.
Je ne m'arrêtais que quand j'arrivais dans un parc et m'effondrais sur un banc, secouée de sanglots.
Je sortis mon téléphone et décidais d'envoyer un message au seul qui pourrait, je le savais, me réconforter : Alec.
Mon message devait être confus, je n'arrivais pas à trouver mes mots et les larmes qui embuaient mes yeux m'aveuglaient à moitié.
Les quelques personnes qui passèrent me regardèrent bizarrement et certains curieux vinrent me demander si je n'avais pas besoin d'aide.
Je passais cinq bonnes minutes à me morfondre sur mon sort. Je m'insultais mentalement de tous les noms, me sentant plus que conne d'avoir cédé à un homme qui collectionnait les femmes et qui ne s'en cachait même pas. On m'avait pourtant prévenue mainte et mainte fois, que ce soit Angela, Alec ou tous les autres inconnus qui venaient me voir dans les couloirs pour me prévenir du piège dans lequel j'entrais de jours en jours un peu plus mais je les avais tous ignorés, trop impressionnée par l'homme que je voyais, malgré moi, comme parfait.
Bien que je disais le détester au début, je savais très bien que cette mince barrière que j'érigeais entre nous ne tiendrait pas longtemps. Comme il l'avait dit de si nombreuses fois, on se ressemblait beaucoup. Les traits de caractère que j'affirmais être les plus exécrables chez lui étaient ceux que j'avais moi-même. Secrètement c'était aussi ceux que j'aimais le plus mais je ne l'avouerais pas même sous la torture.
Jessica, que j'avais réussi à semer, me retrouva assise sur mon banc, la tête dans les mains tentant de retenir les sanglots qui voulaient sortir.
« Ho Bella… Dit-elle en me prenant maladroitement dans ses bras. »
Un sanglot plus fort que les autres me prit alors que je pensais ne plus jamais pouvoir m'arrêter de pleurer.
« Tu verras, ça te passera dans quelques jours, ça nous fait toutes ça… Dit-elle doucement. »
Je relevais ma tête de mes mains pour la regarder, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire par là.
« Jessica… Je-je pensais qu'il m'aimait o-ou du moins qu'il m'estimait a-assez pour qu'il n'aille pas v-voir ailleurs moins de- moins de vingt-quatre heures après qu'on a -après qu'on a… »
Un sanglot me reprit, m'empêchant de finir ma phrase alors que les larmes sur mes joues ne tarissaient pas.
- Chut, chut Bella. Me calma-t-elle. Tu vas voir, ça va passer, ça nous ait toutes passé.
- Co-comment ? Je ne comprenais pas comment elle pouvait savoir et dire ça.
- Edward a toujours était doué pour nous faire croire qu'on était LA fille, je pensais qu'avec toi c'était vrai, il n'avait jamais regardé l'une d'entre nous comme il te regardait toi… Dit-elle nostalgique. »
J'écarquillais les yeux de stupeur, ne comprenant ce qu'elle me disait qu'à mi-mot.
« Toi et Edward vous-vous… Demandais-je ébahie. »
Elle détourna les yeux mais hocha la tête, m'affirmant ce que je craignais le plus.
Je m'échappais de ses bras qui m'étaient devenus intolérables et je commençais à hurler, mes yeux versant un flot intarissable de larmes.
« Vous vous êtes bien foutus de moi, c'est ça ? Vous vous êtes retrouvés et avez passé vos soirées à rire de moi, alors que je me posais mille et une questions sur ce que je devais faire et vous avez pris des paris sur combien de temps il prendrait avant de me baiser, hein ? Hein ? Hurlais-je en pleurs alors qu'elle était figée de stupeur.
- Bella non c'est pas ce que tu crois… Tenta-t-elle. »
Je l'ignorais et pris mon sac que j'avais jeté par terre et lui lançais :
« Te justifie pas c'est bon, je veux plus jamais te voir ! »
Je lui tournais le dos et tombais nez à nez avec Alec qui me regardait avec surprise. Je le pris par le bras afin que nous partions de ce maudis parc.
« Bella… Tenta-t-elle une nouvelle fois.
- Lâche-moi je te dis ! Hurlais-je de plus belle. »
Je traînais Alec derrière moi alors qu'il était complètement perdu et qu'il tentait de comprendre ce qu'il s'était passé.
« Bella. Bella arrêtes-toi ! Cria-t-il finalement en plein milieu de la rue. Qu'est ce qui se passe ? Dit-il doucement. »
Complètement désespérée, je me blottis dans ses bras, mes sanglots reprenant de plus belle, mouillant son t-shirt au passage.
« Qu'est ce qui t'es arrivé ? Bella parle moi ! Dit-il de plus en plus inquiet.
- Je-je c'est Ed-edward… hoquetais-je.
- Qu'est ce que ce connard a encore fait ? Dit-il en se mettant en colère. »
Je ne répondis pas, continuant de sangloter contre lui alors qu'il me caressait le dos, essayant de me calmer.
Edward Cullen avait fait ce que je craignais le plus, il m'avait abandonnée.
Alors? J'ai pas été trop sadique?
Reviewer moi ça! ;-)
