U pour Utopie

Rip fut réveillée par le son des oiseaux à sa fenêtre. Le soleil traversa les carreaux, réchauffant le chalet qu'elle habita. Dehors, elle vit les montagnes devenues vertes et les vaches se nourrirent de l'herbe du printemps. Rip se redressa avec le sourire et étira son corps encore engourdit. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine.

Une main bandée saisit sa tête et embrassa le haut de son front.

_ "Tu as bien dormi ?"

_ "Oui je ne fais de moins en moins de cauchemars !" Répondu joyeusement Rip.

Zorin se tint devant elle, aucun tatouage orna son corps, ses blessures eut presque toutes cicatrisées, seules quelques brûlures persistèrent. Elle choisit de porter une cache-œil plutôt qu'un œil de verre mais Rip la trouva toujours aussi séduisante que le premier jour. Elle servi le petit déjeuner avec un sourire tel que Rip n'en n'a jamais vu.

_ "Tu vas allait chasser aujourd'hui ?"

_ "Non... j'ai envie de jouer avec les lapins aujourd'hui ! Et je veux te voir terminer ta toile !"

_ "Elle est loin d'être terminée, je n'en suis jamais satisfaite ! Rigola Zorin. DEBOUT FEIGNASSE !"

Rip heurta douloureusement le sol après que Zorin l'est éjectée de son cercueil en le soulevant du sol.

_ "Qu'est-ce qui se passe ?! Une alerte ?" Paniqua Rip.

_ "Y a qu'on est retard pour la réunion ! On va se retrouver à faire les pires corvées par ta faute alors BOUGE TOI !"

La voix grondante de Zorin secoua Rip qui en oublia le monde parfait qu'elle vint de rêver.

_ "C'était plutôt un cauchemar..." Dit-elle.


V pour Viol

Ils la saisirent au détour d'un couloir alors qu'elle sortit de la douche, seul moment où elle n'eut pas son arme. Plaquée sur le sol, ses assaillants furent toutes des goules affamées et impatientes de goûter sa chair.

_ "Reculez soldat ! C'est un ordre de votre Lieutenant !" Ordonna Rip à peine habillée.

_ "Votre chair et votre sang nous donne envie Lieutenant ! Veuillez nous pardonner pour cet affront mais nous avons faim !"

Poussés par leurs pulsions meurtrières et leur faim insatiable, les premières goules eurent tendance à désobéir aux ordres de leur supérieur. Les gradés furent pourtant formés afin de pouvoir garder le contrôle mais Rip ne réussit pas à les calmer.

Ils furent plusieurs autours d'elle, ils la saisirent, la soulevèrent dans les airs et plantèrent leurs rangées de crocs pointus dans sa chair fragile. La douleur fut abominable, aussi bien physiquement que psychologiquement, pour Rip qui n'arriva pas à se défendre. Les soldats n'eurent aucune retenu, ils mordirent tous les endroits de son corps, et à plusieurs reprises, pour goûter son sang et mordiller sa chair. Le fait qu'elle soit une vampire ralentit sa mort probable.

À force de crier des ordres sourds, Rip finit par perdre son souffle et se fatigua rapidement. Elle sentit son sang être harpé à plusieurs endroit et son corps être malaxé comme un morceau de viande. Finalement, elle s'effondra, étouffée par le sang dans sa gorge.

_ "REVEILLES TOI ! REVEILLES TOI RIP VAN WINKLE ! C'EST UN ORDRE DEBOUT SALE GAMINE !

Rip ouvrit les yeux après avoir reconnu la voix enragée de Zorin hurlant à ses oreilles. Blitz fut recouvert de sang et tint le corps de la chasseresse dans ses bras. À travers sa myopie, Rip aperçut aussi le Capitaine Hans, avec autant de sang sur le corps.

_ JE TE PREVIENS SI TU GREVES JE TE LE PARDONNERAIS JAMAIS ! Hurla Zorin.

Un flot de larme fut la seule chose que Rip réussie à répondre pour s'excuser d'avoir été si incompétente.

_ Je vais mettre en pièce le Doc... Cracha Zorin entre ses dents en serrant sa camarade contre elle. Cela n'arrivera plus !"


W pour Weber

Les premiers jours de Rip furent difficiles. Elle eut beau supplier le Doc, il refusa de la laisser sortir de sa cellule. Elle dût même garder son collier en argent autour de son cou en permanence et demeurer seule toute la journée. Constamment enfermée, sans lumière pour éclairer la cellule, et devant subir les expérimentations du Doc, Rip se réfugia dans la peur et l'insécurité. Comme un enfant éloigné de tout, elle se replia sur elle-même, devint silencieuse et passa ses journées à pleurer en attendant le jour où le Doc la laissera sortir.

_ "C'est idiot ce que vous voulez faire ! Cela n'apporte rien Lieutenant Blitz !"

_ "Si le Commandant a prévu de faire d'elle un officier, alors sa formation me concerne également ! C'est vers moi qu'elle a été après tout non ?"

_ "Mais pourquoi lui faire écouter de la musique ? Qu'avez-vous en tête Lieutenant ?"

_ "Un moyen de faire taire la gamine apeurée qu'elle est en train de devenir ! Maintenant, donnez-moi ce foutu phonographe !"

Le Doc s'éloigna juste de l'appareil musical en remontant ses lunettes.

_ "Ne me faite pas perdre mon temps Lieutenant, où vous retournerez, vous aussi, dans une cellule !"

Lorsque Zorin entra dans la cellule, Rip fut recroquevillée dans un coin de la pièce, le front sur ses genoux. Lorsqu'elle sentit l'odeur de Zorin, Rip courut se réfugier dans ses bras et pleura dès qu'elle posa la tête sur sa poitrine. Elle n'arriva pas à articuler le moindre mot mais Zorin n'eut pas besoin d'un traducteur pour comprendre son désir de sortir. Avec une légère brutalité, Zorin repoussa Rip loin d'elle. Pensant se faire rejeter par la seule personne en qui elle eut mystérieusement confiance, Rip s'effondra sur le sol et continua à pleurer.

_ HÉ !

Rip releva timidement la tête vers Zorin.

_ Arrête de chialer je t'ai apporté un cadeau !

En voyant le phonographe entrer dans la pièce, Rip s'arrêta de pleurer et devint plutôt intriguée. Zorin mit le disque sur la platine et mit en route la musique. Elle choisit le second acte de Der Freischütz comme passage. Pourquoi Weber ? Pourquoi cette œuvre de lui ? Pourquoi ce passage ?

Zorin emporta ce secret dans sa tombe. Les premières notes firent réagir l'esprit de Rip qui resta bloquée devant le phonographe. Après plusieurs secondes, sa voix mélodieuse se fit entendre par le Doc et les soldats approximés. Rip ne put expliquer pourquoi la composition de Weber l'eut fait autant vibrer ce jour-là. Elle dit seulement au Doc que le morceau la poussa à tenter de se rappeler quelque chose, loger dans sa mémoire, sans succès. Puis qu'elle serait prête à rester dans sa cellule si on lui laissa Weber et le phonographe à ses côtés. Les années qui suivirent, Rip n'eut plus que Der Freischütz en tête, si bien qu'elle en oublia le sourire victorieux de Zorin ce jour-là.

Mais elle se rappela jusqu'au jour de sa mort que ce fut "Max" qui lui fit écouter ce morceau pour la première fois, qu'il connut l'œuvre autant qu'elle et qu'il demanda de chanter certains passages lorsqu'il s'ennuya.


X pour XX

Beaucoup d'histoires autour des deux femmes, mais aucune ne dit pourquoi Rip et Zorin on enfreint l'interdit...

En réalité, Rip, dans ses premières années, ne vit pas autrement Zorin que comme une grande sœur ou une maman qui la couvrit trop. Alors, lorsqu'il fut question des premiers émois amoureux, cela provoqua un grand bouleversement en elle.

_ "Arrêtes ! Tu ne peux pas faire ça !" Supplia Rip.

_ "Et pourquoi pas ? Je me retiens depuis trop longtemps !"

_ "Mais on est des femmes... Deux femmes ne peuvent pas faire ça !"

_ "Pourquoi elles ne pourraient pas ? Ce n'est pas parce que la méthode est différente que le plaisir n'est pas le même !

Allongée sur le ventre, Rip crut étouffer sous le corps musclé de Zorin posé sur elle, la piégeant. Affamée par son corps, Zorin mordit même le col de l'uniforme avec ses crocs en grognant son envie. Rip donna un petit cri de surprise lorsqu'elle sentit le bout de la langue de Zorin lécher l'arrière de son cou. Zorin se mit à lécher avidement la tendre peau de ce cou alors qu'une de ses mains s'aventura vers la poitrine de sa camarade. Rip rougit en sentant le souffle chaud contre sa peau et mais prit peur en sentant une telle mâchoire aussi près de sa chair.

_ Tu trembles ?" Demanda Zorin.

_ "Me mords pas s'il te plait..." Implora Rip.

_ "C'est pourtant excitant tu sais !"

_ "Personne... Ne m'a encore mordu..."

_ "Oh ! Mais voilà qui est bien intéressant ! J'espère que tu me laisseras l'honneur de te mordre la première !"

Rip van ne répondit pas et rougit simplement en entendant la demande. Léchant toujours le cou de Rip, Zorin atteignit la peau douce sous le tissu militaire et toucha l'un des seins. La chasseresse gémit à nouveau et tenta de retirer les mains de Zorin de sa poitrine, ce qui fit qu'accentuer ses mouvements abusifs. Sous l'effet du plaisir, Rip abandonna et relâcha entièrement son corps.

En l'espace de quelques minutes, Zorin fit glisser le pantalon de Rip, ainsi que sa chemise,et ses mains effleurèrent ses parties sensibles. Rip fit tout son possible pour se retenir ses gémissements alors que sa camarade la poussa à braver l'un des interdits de leur propre politique.

_ "Zorin... Si on fait ça... On va se faire tuer ! Il faut que tu arrêtes !"

_ "Non, plus depuis qu'on est devenu les deux meilleurs résultats du Doc. Je suis sûr qu'il serait même prêt à nous laisser faire pour mieux nous étudier encore ! C'est un sale pervers !"

_ "Oui mais ... Ça ne veut pas dire... "

En un instant, Rip fut mis sur le dos et ses lèvres écrasées par celle de Zorin. Le geste suffit à la calmer, la perturbant tout autant.

_ "J'en ai plus rien à foutre de nos règles morales ! Femme ou vampire, il n'y a pas vraiment de différence, je ne peux pas m'empêcher de penser à te baiser !"

Puis elle pénétra Rip avec ses doigts.

_ "OUIIII ! 3" Réagit avec plaisir la chasseresse en priant pour que ces gestes obscènes ne s'arrêtent pas.


Plus qu'un seul chapitre pour deux lettres, il arrivera rapidement ^_^