Saluuuut tout le monde!

Voici un nouveau chapitre posté un peu n'importe quand, j'essaie de rattraper le retard que j'ai pris donc un autre chapitre sortira dans pas trop longtemps et celui d'après sortira aux alentours du 12 août! (Enfin je dis ça mais il faut que j'arrive à me motiver à écrire et ça c'est pas gagné! XD)

Ce chapitre est loin d'être mon préféré, vous comprendrez sûrement pourquoi en le lisant mais je vous promets quelque chose de vraiment mieux pour le suivant! ;-)

crazybells, elle, est totalement scandalisée par ce qui va se passer mais m'a quand même généreusement corrigé ce chapitre! ^^ Encore merci à elle!

Trêve de bavardage, je vous laisse avec la suite!

Réponse à la review anonyme:

Guest: Ha ouais? C'est une bonne hypothèse que tu as là maaaaiiiiis je peux rien te dire!

Pour savoir si Edward est vraiment un salop il va falloir attendre quelque chapitre mais je te laisse te forger ton propre avis! ;-)

Merci beaucoup pour ta review! À bientôt!


Chapitre 14: PDV Bella

J'étais prostrée dans ma petite chambre étudiante depuis plusieurs minutes déjà. Alec était parti à contrecoeur afin de se changer et m'avait promis de revenir le plus vite possible. Depuis notre sortie du parc, il était resté avec moi et me soutenait à bout de bras alors que j'épanchais ma douleur sur son épaule. Il m'avait juré de faire vite mais la solitude dans laquelle j'étais plongée, seule sur le matelas dur de ma colocation, me forçait à me remémorer l'instant même où il avait brillamment réussi à me briser le cœur. Et oui j'en été revenu à il ou à lui à partir du moment où je m'étais rendue compte que le simple fait de penser à son nom faisait battre mon cœur de nouveau.

C'était con, n'est-ce pas ? Il avait déchiqueté sans aucun remords mon organe vital et celui-ci n'attendait que son assassin pour recommencer à battre.

Angela, elle, était là. Je ne la voyais pas mais je l'avais entendue pousser la porte de l'appartement pour rentrer et avais senti sa main qu'elle voulait sûrement réconfortante sur mon épaule, sans qu'elle ne dise un mot. Je lui en étais sincèrement reconnaissante et admirais la maturité dont elle avait fait preuve. Elle n'avait pas cherché à savoir ce qu'il se passait mais j'étais persuadée qu'elle avait compris d'elle-même. Je l'avais peut-être oublié mais elle aussi était tombée dans son piège et, pire que ça, il n'avait même pas daigné répondre à ses attentes et lui avait imposé une éternelle insatisfaction. Peut-être était-ce mieux pour elle : lorsque l'on n'a jamais connu le bonheur, il ne nous manque pas.

J'étais restreinte à le chercher pour le restant de ma vie.

Plus tard, je me rendrais compte à quel point j'étais mélodramatique à rester recroquevillée dans mon lit et à m'auto plaindre, mais à ce moment-là, la tristesse et la honte formaient un cache opaque qui m'aveuglait totalement.

Mon portable, sur mon oreiller, vibrait souvent de divers appels ou messages d'Alice et plus fréquemment de Jessica. Je savais quel appel j'attendais. J'espérais, mais redoutais en même temps, que son nom et son selfie, prit deux jour plus tôt, s'affichent sur l'interface de mon téléphone. J'espérais qu'il me dise que que tout cela n'était qu'une erreur, que la blonde l'avait agressé et que ce n'était pas ce que je croyais. Je voulais qu'il me dise toutes les phrases bidons qu'on entendait dans les films et qui faisaient fondre l'héroïne, ce qui, dans ce genre de fiction, menait forcément à une fin heureuse où le garçon et la fille sont fait pour être ensemble et finissent avec trois chats, deux labradors et une ribambelle de marmots qui bavent et crient partout. Je rêvais de tout ça, mais j'avais une peur bleue de ce qui pourrait se passer si jamais il m'appelait. J'étais trop faible, à cet instant, pour réussir à lui résister si jamais il revenait vers moi. Je ne voulais pas céder à de simples excuses trouvées dans un livre, excuses qu'il ne penserait peut-être même pas mais ses baisers, son sourire en coin, son air espiègle, son rire joueur et ses mains sur ma peau, tout ça était encore trop frais dans mes souvenirs pour que je puisse me défendre comme je le faisais habituellement.

Edward… Oui Edward avait réussi à abattre la barrière que j'avais érigée toute ma vie afin de ne pas être blessée par les autres. J'avais commencé à la bâtir à partir du moment où je m'étais rendue compte que je ne pouvais pas compter sur les autres, le jour où ma mère, alors que j'avais sept ans, n'avait pas répondu aux innombrables appels de la maîtresse d'école alors je m'étais cassée le bras. Celle-ci m'avait donc emmenée elle-même à l'hôpital et ce n'est que le lendemain matin, se rendant brusquement compte de mon absence alors qu'elle était au lit avec un de ses amants, que ma génitrice était venue me chercher.

Cette protection s'était consolidée au fil des années et ne m'avait jamais trahie, elle. Je la pensais impénétrable mais quelqu'un -que je savais aujourd'hui être plus fort que moi et que ma pauvre protection contre le monde extérieur- avait eu l'idée folle de marchander avec elle. Elle s'était faite avoir par les fleurs et les chocolats qu'il lui lançait à tout bout de champ et finalement, lorsqu'enfin elle lui accorda le droit de passage, il en avait profité pour piller les richesses qu'elle cachait, laissant l'âme qu'elle gardait à feu et à sang.

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La semaine passa comme au ralenti, Alec était avec moi le plus souvent possible et restait jusque tard dans la nuit avant de rentrer chez lui. Il faisait tout pour me changer les idées et les œuvres qu'il imaginait devant moi me plongeaient dans une torpeur agréable qui vidait mon esprit et anesthésiait mes sens. Par amour, l'œuvre qu'il m'avait déjà dit avoir commencée quelques semaines plus tôt, lui donnait du fil à retordre. Alec peignait ses tableaux comme un écrivain écrivait ses livres. Il avait déjà l'histoire de base mais là où l'écrivain retranscrivait la trame avec des mots et des phrases lui le faisait avec des formes abstraites et de subtiles nuances de couleurs. Il n'avait pas souhaité me dire ce qu'il avait voulu raconter mais m'avait, une fois de plus, promis de tout me dévoiler lorsque son œuvre serait finie et que je la verrais.

Angela passait, elle aussi, le plus clair de son temps avec moi, je n'allais plus en cours depuis le mercredi et elle m'aidait à garder le cap. Mes études, comme je l'avais déjà remarqué quelques jours plus tôt, étaient passées au second plan depuis plus d'un mois et je savais que les effets se feraient ressentir lors des partiels de Noël qui arrivaient à grand pas.

Angela me rapportait tous les cours que j'aurais dû suivre et restait à m'observer le plus souvent en silence. Les potins et anecdotes puériles dont elle me faisait d'habitude continuellement part avaient disparus au profit de grands silences et de paroles lourdes de sens, ce qui me faisait ouvrir les yeux sur ce qu'elle aussi avait pu ressentir pour… Edward. Son nom m'écorchait toujours la langue bien que mon cœur, qui avait petit à petit commencé à se reconstruire, ne savait plus s'il lui faisait plus de mal que de bien.

Angela avait beaucoup souffert et souffrait toujours de ses rejets presque quotidiens et m'avoua que je l'avais aidée petit à petit à tourner la page. En me voyant heureuse avec lui, elle s'était faite au fait qu'il n'était pas bon pour elle et avait bien vu que tous ses efforts pour me ressembler ne donnaient rien. Rien à part le fait de briser petit à petit le début d'amitié qu'on avait pu bâtir les premières semaines de mon arrivée ici. Elle semblait regretter ses actions et s'était excusée plusieurs fois de la peur qu'elle avait pu me causer en ayant un comportement hystérique.

Alors qu'au fil de la semaine je m'étais rapprochée d'Angela, je m'étais, au contraire, éloignée d'Alice et de Jessica.

La première m'avait envoyé plusieurs messages le premier jour et avait tenté de m'appeler à plusieurs reprises mais plus les jours passaient et plus ses appels se faisaient rares et bien moins insistants. Elle avait dû comprendre que je n'étais pas encore prête à réapparaître dans la circulation et qu'il fallait me laisser plus de temps.

Jessica, au contraire, était tout aussi acharnée qu'au début, elle m'envoyait message après messages et m'appelait toutes les heures. Tous les soirs, elle venait frapper à ma porte et j'avais déjà dû envoyer Alec lui répondre plusieurs fois afin qu'elle ne réveille pas tout l'immeuble. Elle lui en voulait de ne pas la laisser me voir et il le lui rendait bien, étant persuadé qu'elle était de mèche avec Edward qu'il diabolisait plus que personne. Des cris s'élevaient donc fréquemment depuis l'entrée que je n'avais pas franchie depuis cinq jours.

J'avais peur de ce qu'il se passerait une fois dehors. Je savais que l'entièreté des élèves était déjà au courant et tout ce petit monde devait fourmiller afin de découvrir les détails les plus croustillants au sujet de la reine cocue et du roi qui était donc, de nouveau, sur le marché.

Je ne faisais plus confiance à personne, hormis Alec qui veillait sur moi sans relâche et qui m'avait permis, en me poussant sérieusement au cul, en ce lundi matin-là, d'enfin sortir et d'affronter pour de bon la réalité, quoi qu'elle me réserve.

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Comme redouté, j'étais une fois de plus au centre de toutes les attentions, même à l'entrée de l'école où, pourtant, très peu de monde passait du temps. Les gens se retournaient sur mon passage, j'en voyais se moquer de moi et d'autres me regarder avec pitié. Ce dont j'étais sûre c'est qu'en ce lundi neuf novembre, chaque élève présent ce jour-là me jugeait, que ce soit en bien ou en mal.

La première chose que je vis en entrant fut, comme pour Halloween, des centaines de flyers qui jonchaient le sol et qui, de part leur nombre, le recouvraient presque entièrement. Je me forçais à les ignorer mais mon cerveau captait malgré lui quelques brides de phrases : « LE COUPLE ROYAL DÉCHU ! », « REINE », « HUMILIÉE », « QUE VA-T-IL SE PASSER ? ».

Ma seule envie était de baisser la tête et de marcher le plus vite possible afin de ne plus avoir à supporter ce supplice mais, avec une force que je ne savais posséder, je gardais la tête bien haute et défiais quiconque de me prendre en pitié. J'avais été faible pendant quatre jours et c'était pour moi quatre jours de trop. Edward avait peut-être détruit mon cœur mais le reste de ma personne fonctionnait encore et il en faudrait plus pour le briser complètement.

Si il me croisait il croirait que, comme pour lui, notre histoire n'avait été qu'une simple passe pour moi et que ce qu'il m'avait fait m'avait juste choquée sur le coup et que j'en étais parfaitement remise. Toute une vie de mensonges devrait être suffisante pour cacher ma peine intérieure encore bien trop grande à mon goût.

Dès que je croisais Jessica, je sus que mon masque ne tiendrait pas. Elle s'avança discrètement vers moi, calant ses pas sur les miens et elle ouvrit la bouche plusieurs fois sans qu'aucun son n'en sorte.

Je lui souris gentiment, attendant ce qu'elle allait dire.

Elle écarquilla les yeux sous la surprise et une once d'espoir apparut en elle.

« Bella, je suis vraiment désolée, j'aurais vraiment dû te prévenir plus tôt pour ce qui s'est passé entre Edward et moi mais je savais pas comment te le dire sans que ça finisse comme ça. J'aimerais avoir un cœur aussi bon que le tien et réussir à pardonner les fautes de mes amies aussi facilement. »

Le même sourire présent sur mes lèvres, je lui ouvris les bras et elle poussa un petit cri en s'y blottissant sur-le-champs. Mes bras refermés autour de son corps, je suis chuchotais :

« Jessica, je sais pas où tu as vu que j'étais une sainte mais, crois moi, mon cœur n'est pas en or, au contraire, il se transforme un peu plus chaque jour en glace. »

Elle se figea et tenta de dire quelque chose mais je la coupai :

« Je ne pardonne pas aussi facilement, encore moins quand on me ment. Edward et toi vous êtes bien joués de moi et, crois moi sur parole, je vais me venger. Mais tu as de la chance, Jessica, tu as quand même été mon amie par le passé, je serais peut-être moins dure avec toi qu'avec lui. »

Elle tenta de s'extirper de mes bras mais je la retins et ajoutai :

« Ne tente plus de m'appeler et ne viens plus chez moi, j'ai besoin de réfléchir et tu me déconcentres pour le moment. »

Je la relâchais et lui fis face. Je vis une pointe de peur dans ses yeux et lui souris tout en caressant sa joue du dos de la main.

« À plus tard, Jess' !» lançais-je en lui faisant un clin d'œil, aussi souriante qu'au début de notre rencontre.

Quand je l'avais vue, j'avais paniqué mais lorsqu'elle avait commencé à me sortir ses excuses bidons, celles que, justement, j'avais peur d'entendre d'Edward, j'avais ri. J'avais ri intérieurement et je savais ce que j'allais devoir faire : cacher ma peine dernière un sourire factice accompagné d'une réconciliation pour les autres et, pour elle, la menacer, lui faire perdre toute confiance en moi.

Je lui avais fait peur et je savais que notre amitié serait sûrement compromise mais c'était sa punition pour m'avoir menti. Je ne comptais pas m'en prendre à elle autrement mais si elle décidait d'abandonner maintenant ce n'était pas grave. Je n'avais jamais eu besoin d'amie pour vivre, je n'avais jamais eu besoin de personne.

Je continuais ma route, le visage confiant, l'air avenante, mon sourire factice ne quittant pas ma bouche.

Quelques mètres plus loin, mon masque faillit, une fois de plus, tomber mais pas pour la même raison. À présent c'était Alice qui se dirigeait vers moi et arrivée à mon niveau, elle me prit directement dans ses bras sans rien dire, me montrant son soutien. Je lui rendis son étreinte, me rendant compte que je m'étais trompée : j'avais bel et bien une amie qui m'épaulerait et le fait qu'elle ne m'ait pas harcelée comme l'avait fait Jessica montrait qu'elle respectait mes choix et qu'elle les acceptait sans même que je le lui demande.

J'étais heureuse de la retrouver et je lui en fis part. Elle s'inquiéta pour moi tout d'abord mais je lui affirmais que tout allait bien, que tout allait rentrer dans l'ordre. Elle tenta de me parler du sujet « Jessica » mais je m'excusais et prétendais de ne pas vouloir arriver en retard en cours pour éviter le sujet. Elle comprit mais insista pour m'accompagner à ma salle et nous continuâmes le chemin dans un silence serein.

Mon masque était bel et bien tombé. Un vrai sourire ornait mes lèvres en présence d'Alice mais je savais que lorsque nous nous séparerions, je devrais le remettre en place, ne voulant pas perdre la face devant les centaines de vautours assoiffés de chair fraîche qui gravitaient continuellement autour de moi.

Nous arrivâmes vers ma salle de classe et je marchais nonchalamment vers celle-ci, souhaitant conserver au maximum ma crédibilité. Quand j'y entrai, j'eus la désagréable surprise de découvrir Edward auprès de la même pouffiasse blonde avec laquelle je l'avais vu.

Ils se tenaient très proches l'un de l'autre, au pied des gradins de l'amphithéâtre. Edward la tenait d'une main par la taille tandis que son autre main caressait sa joue, ses doigts dérivant parfois sur ses lèvres. Ils parlaient à voix basse et la fille, complètement séduite, rougissait continuellement et se mordait la lèvre, lorsqu'elle ne riait pas stupidement.

Beaucoup de personnes les observaient et, lorsque que je rentrais, tous les chuchotements qu'ils s'échangeaient s'arrêtèrent net pour reprendre une dizaine de secondes plus tard, ce qui interpella le couple.

Edward me vit mais se re-concentra sur la fille devant lui comme si je n'étais qu'une élève comme une autre.

Le sourire que j'avais réussi à garder jusqu'alors se fana en une fraction de seconde. Je restais figée sur le pas de la porte, bloquant toute entrée ou sortie.

Edward lui dit au revoir de la pire des façons possibles à mes yeux et il se planta devant moi, son sourire en coin que je connaissais maintenant si bien plaqué sur les lèvres.

« Swan, bien que ce soient toi et ton incroyable cul qui bloquiez la porte, j'aimerais bien sortir, merci ! » Dit-il malicieux.

Il avait dit ça comme s'il ne venait pas d'embrasser une autre fille que moi juste devant mes yeux. Il avait dit ça exactement sur le même ton qu'il employait lorsqu'il me taquinait. Comme si pour lui tout ceci n'était qu'un jeu et que la récompense était de détenir le cœur de toutes les filles qu'il croisait et ça, pour toujours, en agissant à chaque fois de la même façon avec elles.

Ne réagissant pas, il me prit naturellement par la taille et me poussa légèrement sur le côté afin qu'il puisse passer.

Son geste me fit frémir de toute part. C'était la première fois depuis cinq jours qu'il me touchait et ça m'avait manqué. Beaucoup trop manqué. Il faisait battre mon cœur plus vite et mes satanées joues, malgré moi, rougirent. Je fondais sous ses mains et je savais que si je laissais cela se reproduire à l'avenir j'allais finir six pieds sous terre.

« À plus tard Bella. » Dit-il charmeur en m'adressant un clin d'œil.

J'étais ahurie. Ébahie de stupeur. Je n'en revenais pas. Comment osait-il ?

Cet étonnement se transforma petit à petit en colère, colère qui augmentait à mesure que je me rendais compte que tout le monde me regardait et qu'une bonne partie de celui-ci rigolait dans sa barbe.

Alice, tout aussi choquée, tenta de dire quelque chose mais je savais ce que je voulais faire et ne voulais rien entendre, même venant du plus charitable des êtres.

Je me retournais vers Alice, mon faux sourire ayant remplacé la stupeur sur mon visage en une fraction de seconde, et lui dis :

« Merci de m'avoir accompagnée mais t'as vu, personne ne m'a mangée ! On se retrouve tout à l'heure au self ! »

Puis je lui tournai le dos et commençai à gravir les marches menant à ma future place.

Je repérais la pute d'Edward -oui maintenant je l'appellerai comme ça : la pute d'Edward !- et allai m'asseoir juste à côté d'elle.

Je lui dédiai un sourire avenant et me présentai le plus naturellement possible.

« Je suis Bella Swan, mais tu dois savoir qui je suis ! »

Je jouais la carte de la confiance et je vis que ça la décontenança.

« Mouais, il paraît. Dit-elle en faisant la moue. »

Elle me fusillait du regard mais je continuais, pas le moins du monde impressionnée :

« Alors comme ça toi et Cullen, hein ? Demandais-je, l'air de rien. »

Ce fut à son tour de sourire et elle répliqua :

« T'inquiète pas, je compte le garder plus longtemps que toi. Dit-elle fière d'elle.

- C'est bien de se sentir aussi en sécurité avec lui, hein ? Mais au fait… Ajoutais-je en me tapotant le menton théâtralement. Tu t'es faite une teinture depuis vendredi ? Non puisque je t'ai vue dans ses bras et t'étais châtain clair la dernière fois…

- Quoi ?

- Quoi, quoi ?

- Arrête, je sais très bien que je ne peux pas te croire, tu fais ça juste pour le reconquérir, mais crois moi, maintenant que je l'ai, je ne le lâche plus !

- Hé je veux juste t'éviter de te faire humilier en public comme moi ! Je te jure, vendredi je l'ai vu avec une autre, juste devant la fontaine à l'entrée de l'université et personne ne les a raté, ça c'est clair !

- C'est triste de se faire rejeter, hein ? Tu en viens à raconter des mensonges pour te rendre intéressante ! C'est vraiment affligeant ma pauvre, je te plains sincèrement.

- Tu ne me crois pas ? Regarde autour de toi… Tout le monde te regarde, te montre du doigt, se moque de toi, chuchotai-je alors qu'elle faisait ce que je lui disais. Ma belle, on est peut-être ennemie mais on peut aussi être alliée et éviter d'être la cible de tout ça en s'unissant et en disant merde à Edward Cullen… Une si belle femme qui se fait humilier par un connard sans cœur c'est triste à voir mais ça en affriole plus d'un ! Les personnes sans vie s'amusent en voyant les filles comme nous tristes. Les filles importantes et belles, bien sûr ! »

Je savais que mon objectif était atteint. Elle s'était méfiée au départ mais à son regard je savais que je l'avais convaincue. Je remerciais à présent la dizaine de personnes qui ne savait pas se faire discrète et qui avait réussi à faire perdre confiance en elle la pute d'Edward! Comme quoi le mauvais a parfois du bon...

« Huuum… Je fais confiance à Edward, je vais lui demander si tu n'es pas juste une autre de ces filles qui lui courent après ! Dit-elle fière d'elle. »

Ok, je m'étais peut-être emballée mais je me rendais compte que ce revirement était pour le mieux. Elle lui demanderait des comptes et grâce à ça je pourrais voir si il faisait tout ça juste pour me faire souffrir ou si il était vraiment tombé sous le charme de cette nana, ou pire : si il en était tombé amoureux.

Non, Edward ne pouvait pas tomber amoureux, j'avais cru que si mais tout en lui n'était que faux semblant. Il faisait croire qu'il aimait puis rejetait pour avoir du nouveau, du plus neuf !

« D'accord… Juste pour que tu saches : j'ai toujours cru en la solidarité féminine… »

Je lui dis cette dernière phrase et me tus pour le reste du cours.

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Toute la journée, j'avais gardé le masque de jovialité que je m'étais créée. Je n'avais ni recroisé Edward ni sa pute et c'était tant mieux. Jessica m'évitait complètement et je n'avais vu que son ombre dans les couloirs. J'étais heureuse qu'aucun des trois ne m'ait à nouveau importunée puisque je n'en pouvais plus. Autant mentalement que physiquement. Lorsque j'avais croisé Edward, j'avais bien cru que c'était ma fin. Heureusement, j'étais plus forte que ce que je pensais et visiblement, j'étais pas la seule, Alice m'avait fait part de sa surprise :

« C'est bizarre, après ce qu'il s'est passé, je pensais te retrouver en moins bonne forme que ça. Tu transpires la bonne humeur mais il y a autre chose… Autre chose que je n'avais jamais vue chez toi… »

Je lui avais répondu ce que tout le monde aurait voulu entendre :

« Je ne suis pas si joyeuse que ça, Alice, ce n'est qu'un masque qui cache ce que je ressens vraiment…

- De la tristesse… Avait-elle murmuré. »

J'avais hoché la tête mais j'avais délibérément omis le fait que ce n'était pas tout.

J'étais triste, oui, mais il y avait autre chose, autre chose qui m'avait permis de tenir debout ce jour-là, de résister à tous ces regards, de résister à son regard, à son toucher et qui m'avait permis de ne pas étriper vive la pute d'Edward, quelque chose de bien plus fort et qui se renforçait chaque seconde depuis sa trahison…

La vengeance !

Alice ne s'en était pas rendue compte mais un autre si. C'était à 23h49 ce jour-là que je découvris qui.

« Tu m'impressionnes Swan, moi qui pensais que tu n'étais qu'une petite chose qui s'écroulerait au premier obstacle… Je te tire ma révérence ! J. WHITLOCK. »

En voyant ce message, je sus que je pourrais me venger, mon plan n'était pas encore tout à fait établi mais, à coup sûr, Whitlock en ferait parti.

Edward Cullen ne va rien comprendre de ce qui lui arrive !

PDV Edward

En la voyant arriver devant moi, ses petits poings sur les hanches, la mine sévère, je sus que j'étais mort, ou plutôt que j'allais mourir dans d'atroces souffrances et qu'elle me torturerait jusqu'à mon dernier souffle. En même temps, je l'avais mérité…


Ouais je sais ce que vous allez me dire: Bella est pitoyable!

Maaaaaaaiiiiiis... Pour moi il fallait au moins passer par là! C'est la première fois qu'elle aime vraiment quelqu'un et c'est la première fois qu'elle a le cœur brisé, je pouvais pas la faire passer en mode super woman tout de suite! Mais ça arrive! ;-)

J'espère que vous serez tellement scandalisé par l'attitude de Bella que vous me laisserais un petit mot... (traduction: review please! XD)