Heyyyy!

Voilà le nouveau chapitre avec un tout petit jour de retard vous m'en voyez navrée mais j'ai un un bug hier, je ne m'étais absolument pas rendue compte qu'on été dimanche mdrrr.

Dans le dernier chapitre j'ai commis un horrible sacrilège: j'ai oublié de remercier ma superbe correctrice, crasybells, alors qu'elle s'était acharnée avec mon chapitre en pleine vacance! Je suis vraiment désolée ma belle, mille merci ainsi que mille bisous pour toi! (En passant allez voir sa fiction en court,celle-ci estt actuellement en mode guimauve chose très rare quand on connait l'auteure :-) )


Chapitre 16: PDV Bella

Alice devenait de plus en plus bizarre. Elle n'était plus sortie avec moi depuis un bon moment et je trouvais son comportement de plus en plus suspect, elle redevenait comme avant : elle se renfermait petit à petit sur elle-même et passait son temps avec je ne sais qui. J'espérais juste une chose : que cette personne ne lui ferait pas de mal et qu'il l'aimait vraiment. Oui je pensais qu'Alice était amoureuse et qu'elle avait quelqu'un dans sa vie. J'étais heureuse pour elle mais je ne pouvais pas dire que son éloignement m'enchantait. C'était ma seule vraie amie, ma meilleure amie, et voilà que quelqu'un me l'enlevait alors que nous venions à peine de nous rencontrer. J'étais jalouse et j'avais du mal à le cacher.

Elle ne nous avait pas parlé de lui, ni à Jessica ni à moi. Je m'étais même forcée à aller parler à mon ancienne secrétaire pour voir si elle savait quelque chose au sujet du mystérieux « ami » d'Alice mais, comme moi, elle ne savait rien. On avait bien tenté de l'interroger, surtout depuis qu'elle quittait nos soirées entre filles au beau milieu de celles-ci ou qu'elle ne finissait pas le verre qu'elle avait commandé lorsque nous étions en terrasse, après avoir reçu un message dont elle ne voulait rien nous dire. Mais rien, rien du tout. Alice jurait qu'elle n'avait personne et nous assurait qu'elle était juste débordée, qu'elle avait des choses importantes à faire pour les cours.

Je n'avais appris que récemment qu'elle était en licence d'arts, plus précisément dans la mode, notre université ne possédait que très peu d'élèves dans cette filière et les faisait donc travailler avec ceux de l'université voisine -celle où étudiait Alec- de temps en temps.

J'avais demandé à ce dernier si Alice ne sortait pas avec un élève de son cours mais, après quelques jours d'observation, il m'avait assuré qu'il ne l'avait vue avec personne et que je devais cesser de m'en faire pour elle, qu'elle était sûrement stressée à cause des partiels qui arrivaient aussi de son côté et qu'elle ne voulait pas paraître rabat-joie en nous disant qu'elle nous quittait pour travailler.

Alec m'avait dit que leurs partiels étaient composés de deux parties, une technique et l'autre basée sur des connaissances générales. Pour la première, ils devaient passer devant un jury qui inspectait les travaux qu'ils avaient effectués depuis le début de l'année puis ils devaient créer une pièce répondant à un thème choisi aléatoirement. Pour l'autre, c'était un « simple » devoir sur table qu'ils devaient compléter dans un temps imparti.

La première épreuve était la plus redoutée des élèves et je comprenais qu'Alice soit effrayée au point de s'entraîner pendant son temps libre. Elle n'avait pas vraiment la carrure ni le look des personnes travaillant dans la mode. Je ne savais pas si la petite part de confiance qu'elle avait acquise depuis que nous nous connaissions suffirait à convaincre le jury intransigeant auquel elle devrait faire face.

Après qu'Alec m'a fait comprendre cela, j'étais allée la voir pour lui proposer mon aide, aide qu'elle avait gentiment déclinée :

« Bella, ton futur boulot est de retranscrire des faits afin que ceux-ci atteignent le plus de gens possible, des gens normaux. Moi, je dois créer des tenues pour des personnes qui portent des talons en forme de dragon avec une veste à paillette des années 70, je pense pas que ça va coller mais merci quand même ! » voilà comment je m'étais faite renvoyer en même pas dix secondes.

Après tout, elle avait raison mais je m'étais sentie vexée qu'elle n'ait pas besoin de moi pour une chose aussi importante pour elle alors que moi j'avais en permanence besoin d'elle.

Elle était une des seules à pouvoir me parler d'Edward sans qu'elle ne reçoive mon poing dans le nez et elle en profitait beaucoup. Elle n'acceptait pas vraiment que je drague d'autres mecs lorsque je sortais danser mais le tolérait puisque c'était exactement ce que lui faisait. Je crois qu'elle lui parlait encore. Elle ne me disait jamais quand elle le voyait mais elle n'avait pas l'air de le détester, elle était persuadée que nous faisions une connerie en essayant de faire du mal à l'autre mais restait neutre dans ses propos. Malheureusement, cet éloignement avait fait que j'avais perdu cette aide-là, j'avais perdu l'ange gardien qui veillait sur moi et qui m'empêchait de faire les plus grosses conneries au monde. C'était la seule qui m'avait tenue éloignée de la tentation, de la solution soi-disant magique de Jasper.

À partir de ce moment-là j'avais deux possibilités, aller voir Alec avec qui je pourrais parler, qui me réconforterait à coup sûr et qui m'offrirait une centaine de solutions ou aller voir Jasper qui me tenterait encore plus, avec qui j'oublierais tout et grâce à qui je me réveillerais le lendemain matin avec un mal de tête horrible qui m'obligerait à ne pas penser à mes problèmes sous peine de tomber dans le coma.

J'avais choisi la première solution : j'avais invité Alec dans notre café et nous avions commencé à discuter d'Alice puis, de fils en aiguilles, nous en étions venus au sujet "Edward/Jasper". Malheureusement ça ne se passa pas comme prévu :

« Bella, je ne veux plus que tu le vois. M'apprit Alec.

- Ça tombe bien puisque ça fait des semaines que je n'ai pas parlé à Edward ! Dis-je sachant pertinemment qu'il ne parlait pas de lui pour une fois.

- Ça, c'est une très bonne chose ! Mais c'est de Jasper que je ne veux pas que tu t'approches !

- Mais pourquoi ? Il m'aide !

- Ho oui il t'aide en te jetant dans les bras de chaque mec qui passe et en te saoulant tous les week-ends, c'est une super aide ça, dis donc !

- Il m'aide juste à oublier Edward et ça marche très bien je te ferais dire, alors peut-être que tu n'approuves pas ses manières mais c'est comme ça que ça marche !

- Ça peut marcher autrement ! Merde il est en train de te détruire et tu le laisses faire en souriant ! Tu penses vraiment que c'est une vie ça ? Je te croyais plus intelligente que ça, tu es en train de tomber une seconde fois dans le panneau, le même qui plus est ! Jasper est aussi toxique qu'Edward et tu sais bien où ça t'as menée la dernière fois ! Commença-t-il à crier.

- Si je suis si conne, tu n'as qu'à me laisser et aller voir quelqu'un plus digne de ta présence, tu crois pas ? Hurlais-je. »

Le ton était monté tout le long de la conversation et j'étais, à ce moment-là, debout en train de gesticuler en direction de la porte.

« Ouais c'est ce que je vais faire, vaut mieux… Dit-il en contenant sa colère. »

Il prit sa veste, se leva et partit en direction de la sortie sans m'accorder un seul regard.

« Je pensais que tu me soutiendrais, quoi qu'il arrive… L'interpellais-je, la voix nouée.

- Et moi je pensais te connaître. À ce que je vois on est deux à s'être trompé… Murmura-t-il en sortant pour de bon du café. »

La possibilité que j'avais cru être la meilleure m'était en réalité apparue comme étant la pire des deux. Blessée et en colère, j'appelais Jasper qui saurait, comme à son habitude, tout me faire oublier.

OooOooOooOooOooOooOooOooOoo

Jasper savait toujours trouver les bons plans, en même temps il était invité partout, et même lorsque ce n'était pas le cas, il arrivait à entrer rien qu'en prononçant son nom, un nom prestigieux même à l'international.

Les Whitlock étaient détenteurs d'une des plus grandes chaînes d'hôtels au monde et étaient également connus pour leur grande participation à des œuvres caritatives en tous genres. Jasper, lui, se démarquait au sein de l'école grâce à son statut de Running Back dans l'équipe de football ainsi qu'à son statut de meilleur ami d'Edward. Les filles l'adulaient autant que le premier et les garçons voulaient tous avoir sa peau -enfin… un bon nombre de mecs bavaient quand même quand il passait dans les couloirs…- : Jasper se faisait un malin plaisir à piquer les copines des autres et il paraît qu'il avait fait les quatre cents coups avec Edward à une époque.

Époque désormais révolue. Beaucoup se posaient la question quant à savoir si les deux amis n'étaient pas en froid et même moi je ne le savais pas. Je ne parlais pas d'Edward et son meilleur ami non plus, c'était comme ça et ça m'allait très bien.

Ce soir-là, après ma dispute avec Alec, j'avais appelé Jasper et celui-ci m'avait promis de me remonter le moral comme il se doit et de me faire vivre la soirée de ma vie.

Une fois que nous fûmes arrivés sur place, je m'aperçus grâce au cadre de la soirée ainsi que le paysage aux alentours que cette soirée serait différente des autres.

Nous étions au bord du lac Michigan, dans une petite crique, avec une petite dizaine de bungalows reliés par des lanternes toutes de couleurs différentes alors qu'un DJ, placé sur le bord d'un ponton en forme de T, faisait cracher à ses enceintes une musique aux sonorités latino. Une masse dansante se profilait devant celui-ci alors qu'un va-et-vient incessant se faisait entre les différentes maisonnettes. Des feux de camp étaient allumés, j'en comptais au minimum sept, et les gens s'amassaient autour d'eux pour se réchauffer ou pour faire griller des marshmallows sur des pics en bois.

Jasper m'entraîna vers le bungalow le plus proche de nous qui grouillait de personnes. Chose normale : c'était là où se trouvait le bar et qui dit alcool dit centaine de personnes aux alentours, cette équation faisait toujours effet, quelle que soit la fête où l'on pouvait se retrouver.

Jasper nous servit à chacun un cocktail rougeâtre présent en litres dans de grands saladiers transparents puis, après avoir repéré des connaissances à lui, m'emmena vers l'un des feux.

On salua les différentes personnes assises sur les rondins qui entouraient le feux de bois et je fis connaissance avec Emmett, un grand gaillard qui faisait des blagues à longueur de temps et qui me fit rire une bonne partie de la soirée. Le temps passait à une vitesse fulgurante en sa compagnie, si bien que je ne remarquai pas Jasper nous quitter. Emmett s'assurait de faire le pitre et ne pouvait s'empêcher de me provoquer puisque, d'après lui, je n'étais pas du tout crédible lorsque je sortais de mes gonds. Pas crédible, pas crédible, il va voir lui quand je vais vraiment m'énerver, pestais-je intérieurement.

Jasper était parti en chasse depuis longtemps lorsque je quittais mon nouvel ami pour, moi aussi, aller trouver quelqu'un à me mettre sous la dent. Je n'avais encore jamais ramené quelqu'un chez moi mais j'aimais bien m'amuser un peu avec un ou deux beaux mâles pendant la soirée, c'était une manière comme une autre de passer le temps. Le fait de se sentir désirée était le meilleur des sentiments au monde et je n'allais absolument pas cracher sur ce petit moment de bonheur !

J'enlevais mes chaussures -pas pratiques pour danser sur le sable !- et m'élançai sur la piste de danse improvisée, me faufilant entre les danseurs pour me retrouver au centre de ceux-ci.

J'écoutais la musique, laissant le tempo m'envahir et commençais à bouger au rythme de celui-ci. Les yeux fermés, je laissais tout ce qu'il y avait autour de moi disparaître et oubliais tous mes problèmes. Une profonde plénitude m'envahit, je découvrais jour après jour à quel point la danse pouvait être à la fois libératrice et anesthésiante, je ne pensais plus à rien et laissais mon propre corps me dicter mes pas.

Ce sont des mains sur ma taille qui me sortirent de ma transe, je m'apprêtais à me retourner afin de voir à quel beau mâle j'aurais l'honneur d'avoir affaire ce soir-là quand je reconnus son odeur mélangée à celle de l'alcool présent dans nos boissons. Moi qui étais contente de ne rien avoir eu à faire et que quelqu'un vienne à moi de lui-même, j'étais à ce moment-là plus qu'en colère que ce soit lui qui me fasse cet « honneur ».

Je me retournais vivement et commençais à le menacer :

« Bas les pattes Cullen, va voir une autre de tes putes !

- Et si c'est toi que j'ai envie de voir, bébé ? Me répondit-il. »

Il souriait grandement mais pas de la même manière que d'habitude, non il avait l'air vraiment joyeux et ses mots semblaient moins assurés que d'ordinaire… Il était bourré !

« Cullen, je veux bien te le répéter une dernière fois puisque, vu ton état, tu n'as pas dû le comprendre la première fois mais enlèves tes putains de mains de moi !

- Sshhh, sssshhhh, sshhh. Bella, bébé, on est sur une piste de danse, on ne parle pas ! On doit danser. Dit-il en me rapprochant de lui. Il noua ses mains autour de ma taille, m'empêchant de bouger.

-Arrête Cullen ! Répondis-je en mettant mes mains sur ses bras pour m'extirper de son emprise.

-Bella… Murmura-t-il la tête dans mon cou. »

Il inspira profondément mon odeur et déposa un baiser sur ma jugulaire qui battait à tout rompre.

« Tu m'as manqué. Susurra-t-il à mon oreille. »

Mon monde s'arrêta de tourner, la musique n'existait plus et les personnes autour de nous disparurent, il n'y avait que moi coincée dans les bras d'Edward. Je ne sentais plus que son souffle sur ma peau et son odeur mélangée à l'alcool qu'il avait ingurgité. Mon cœur se rebrisa un peu plus si c'était possible puis, d'un coup, le monde se remit à tourner.

Mais cette fois toutes les personnes qui nous entouraient s'étaient figées et nous regardaient. J'avais encore la main levée du coup que je venais de lui asséner tandis qu'Edward se tenait la joue et me regardait avec douleur. Je l'avais frappé de toutes mes forces et il m'avait enfin lâchée.

Je me rapprochais de lui, tremblante, et lui murmurais :

« Ne me touche plus jamais Cullen ! »

J'avais bien insisté sur les trois derniers mots puis je fis volte-face brusquement, lui envoyant sûrement mes cheveux dans la figure. La tête haute, je traversais la foule qui nous observait encore et en bousculais plus d'un sans aucun remords. J'espérais que cette fois il avait compris, qu'ils avaient tous compris que dorénavant on ne jouait plus avec moi.

J'allais me prendre un autre verre et retournai près du feu devant lequel j'étais restée la plus grande partie de la soirée. Il faisait maintenant nuit depuis plusieurs heures et de nombreux couples s'étaient déjà formés. Je ne retrouvais pas Jasper et décidai de rester méditer près du feu sur ce qu'il venait de se passer.

Avant même d'avoir eu une seconde pour y penser, quelqu'un s'approcha de moi.

« Je peux ? Demanda mon nouvel ami.

- Bien sûr, ce tronc d'arbre de m'appartient pas de toute façon. Répondis-je laconique.

- Merci. »

On resta tous les deux silencieux pendant plusieurs minutes avant que je ne me rende compte de quelque chose :

« C'est bizarre, ça doit faire une bonne dizaine de minutes que tu es à côté de moi et tu n'as toujours rien dit. Toi qui en début de soirée ne t'arrêtais pas…

- Je me suis dit que tu avais besoin de compagnie après ce qu'il s'est passé mais aussi un peu de calme donc je me suis soumis à cette horrible tâche qui est de rester à côté de toi !

- Merci, dis-je émue qu'il comprenne ce qu'il me fallait. »

On resta encore un petit moment sans rien dire jusqu'à ce que je le vois bouger plusieurs fois de suite, se retenant visiblement de parler.

« Quand tu disais que rester près de moi sans rien dire était dur, tu ne rigolais pas, hein ? Lui dis-je taquine.

- Je déteste ne rien dire, tu sais pas ce que tu es en train de m'infliger là ! S'exclama Emmett. »

Je rigolais et fus surprise de la franchise de ce rire, bien loin de ceux que je me forçais d'émettre ces dernières semaines.

« Très joli coup de poing en passant, j'aimerais pas m'y frotter !

- Ouais bah me tente pas… Le menaçais-je.

- Hooouuu mademoiselle se met en colère ? Mon Dieu, je tremble de peur ! Épargnez-moi de son courroux, pitié ! »

Je lui frappais le bras pour le faire taire mais il continua :

« Non, non, non je suis pas Edward, moi Emmett, E-MME-TT répète après moi, E-M- Aïe ! Cria-t-il lorsque je le frappais de nouveau. Edward ne m'avait pas dit que tu trempais dans les trucs BDSM, je me serais méfié avant de venir te voir sinon !

- Tu t'arrêtes jamais ? Dis-je en le frappant une nouvelle fois.

- Pourquoi je m'arrêterais ? Si ça se trouve moi aussi j'aime les cordes et les fouets et quand tu me frappes je suis en train de prendre mon pied sans même que tu t'en rendes compte ! S'exclama-t-il. »

On continua à se chamailler comme des gosses et lorsque l'on se calma, il prit tout à coup un air sérieux que je n'avais encore jamais vu chez lui, ça le rendait encore plus intimidant et sa carrure hors norme me sauta encore plus aux yeux. Il était vraiment très musclé et très, très, grand, je savais même pas si, debout, je lui arrivais à l'épaule.

« Ça va ? Demanda-t-il gravement.

- Très bien et toi ? Répondis-je futile.

- Non Bella, je te demande si tu vas bien. Si tu vas bien vis-à-vis de ce qu'il s'est passé tout à l'heure…

- Ça peut aller…

- Bella… Je sais que-

- Que quoi ?! Tu veux que je te dise quoi ? Que tout va mal et que le monde va s'effondrer parce qu'il m'a touchée ? Non, non je ne te dirais pas ça puisque ce n'est pas vrai… Je veux pas que ce soit vrai. Je ne vais pas m'apitoyer sur mon sort et gâcher une soirée à chercher pourquoi tout ça m'est arrivé à moi. Je ne suis pas faible, je n'ai pas envie d'être faible de nouveau donc non, je vais pas me laisser faire et je ferais tout pour l'oublier pour de bon et oublier ce qui s'est passé ce soir par la même occasion, ok !?

- Wow Bella calme, je voulais juste savoir comment tu prenais tout ça…

- Excuse-moi, je m'emporte un peu trop vite en ce moment, surtout quand on me parle de lui… Je sais pas ce qui me prend, je te déballe tout ça alors qu'on ne se connaît même pas… Laisse tomber, va-t'en voir tes amis, tu t'amuseras beaucoup plus qu'avec moi.

- Je suis fourré avec toi devant ce feu depuis des heures déjà, une minute de plus ou de moins ça ne changera pas grand-chose au grand ennui que tu m'as déjà fait subir ! Dit-il dramatique. »

Il reprit son sérieux et continua :

« Edward a été un vrai con avec toi, ta manière de réagir est compréhensible…

- Peut-être m-

- Mais complètement conne ! Continua-t-il sans me laisser l'occasion de justifier ce que je faisais.

- Comment ça ? Demandais-je perdue.

Je tournais la tête vers lui et le regardais alors qu'il développa :

« Edward a peut-être été un con de te lâcher alors qu'il revient vers toi continuellement mais toi tu as été conne de le laisser t'atteindre et de le laisser continuer son petit jeu encore et encore.

- Mais… N'importe quoi ! Je le laisse pas continuer ! Regarde ce soir !

- Pourquoi es-tu venue à cette soirée, Bella ? » Demanda-t-il de but en blanc.

Je mettais trop de temps à répondre donc il reprit sans me laisser rien dire :

« Si tu n'étais pas venue, tu n'aurais même pas croisé Edward ! Tu savais qu'il serait là, il est toujours fourré dans ce genre de fête et ça fait des lustres que tu le sais ! Et toi tu te ramènes toujours ! Ça fait plusieurs semaines que je te vois, tu lui tournes autour, tu te pends au bras d'autres mecs pour le rendre jaloux et quand il fait attention à toi, tu piques des crises. Ce que je vais dire est méchant, Bella, mais c'est la vérité : tu mérites de souffrir comme tu le fais. Vous le méritez tous les deux… »

Il se leva et posa un baiser sur mon front avant de partir au loin.

J'étais restée figée pendant toute sa tirade, ne m'attendant pas du tout à ça de sa part puis me levai et partis à la recherche de Jasper afin de me tirer de cette soirée qui avait eu trop vite fait de partir en catastrophe.

Je l'aperçus au bras de deux jolies filles qui le collaient comme pas possible et je me dirigeais vers lui, au beau milieu de la foule dansante, à grands pas.

« Jasper… Tu peux me ramener ? Lui demandais-je bouleversée. »

Il dut remarquer mon émoi puisqu'il se désintéressa des deux glousseuses à ses bras et vint directement me prendre dans ceux-ci.

« Hey Swanny tu t'amuses plus ? C'est à cause de ce qu'il s'est passé avec Edward tout à l'heure ? Non parce-que- »

J'en avais marre d'entendre son nom, que tout le monde me demande si j'étais mal à cause de lui, que tout le monde sache qu'il avait compté pour moi. Je ne voulais plus entendre parler d'Edward alors je fis la chose la plus conne que j'aurais pu faire à ce moment pour arrêter tout ça : j'embrassai son meilleur ami.

Je l'avais empoigné par le col et avais plaqué violemment mes lèvres contre les siennes, seul moyen que j'avais trouvé pour lui couper la parole comme il se doit. Il ne mit que très peu de temps pour répondre à mon baiser et se reprit très rapidement en me prenant par la taille avant de me coller à lui.

Je me séparais de lui et lui chuchotai :

« Arrête de me parler de lui ! »

J'avais dit ça presque méchamment puis avais recollé mes lèvres aux siennes. Cette fois, il répondit immédiatement à mon baiser, faisant en sorte que sa langue trouve la mienne afin qu'elles commencent un combat qui déciderait de qui contrôlerait.

Ce baiser était féroce, il n'y avait aucune tendresse entre nous deux et on jouait à qui soumettrait l'autre en premier.

Je passais mes mains dans ses boucles blondes alors que je m'attelais à mordre sa lèvre inférieure. C'était si différent de ce que j'avais alors connu, cette différence, au lieu de me déranger, me fit un bien fou.

Lui parcourait mon corps de ses mains et en profita pour enrouler une de mes jambes contre sa taille, nous rapprochant au maximum.

On s'arrêta quelques secondes pour reprendre notre souffle puis on recommença, encore et encore. Des grognements virils sortaient à intervalles réguliers de sa gorge alors que j'étouffais mes gémissements dans nos baisers.

Je ne voulais pas m'arrêter mais cet instant hors du temps prit fin lorsqu'une fille passablement éméchée nous bouscula en rigolant.

Reprenant conscience de la foule qui nous entourait, Jasper nous conduisit jusqu'au parking sans rien dire, il me tenait simplement par la hanche et marchait rapidement.

« Jasper… Essayais-je, me demandant ce qu'il allait se passer à ce moment-là. »

Je ne savais plus ce que je voulais, les paroles d'Alec, d'Alice et d'Emmett résonnaient à fond dans ma tête, me donnant un mal de crâne infernal. Ma tête tournait et l'alcool que j'avais ingurgité plus tôt n'arrangeait rien.

« Je te ramène chez toi ! Dit-il vivement. »

Il marcha encore plus rapidement et m'entraîna derrière lui.

« T'es en colère ? Demandais-je d'une petite voix. »

Nous étions enfin arrivés devant sa voiture et sans que je ne m'y attende, il me plaqua violemment contre celle-ci.

« Si je suis en colère ? Demanda-t-il ses yeux me lançant des éclairs. »

Il se rapprocha de moi jusqu'à ce que nos nez se touchent et dit durement :

« Je suis en colère de ne pas pouvoir avoir ce que lui a eu ! Tout ça parce qu'il t'a brisée et que je ne suis pas un connard au point de te briser encore plus. »

Puis il m'embrassa de nouveau, ne me laissant aucune échappatoire, bien que je n'en cherchai pas vraiment. Enfin, ce baiser prit fin aussi vite qu'il avait commencé.

Jasper contourna la voiture puis prit place derrière le volant alors que je restais figée, le souffle encore haletant.

Il me ramena chez moi en silence et même si celui-ci fut pesant au possible, je ne pouvais me retenir de me punir encore plus en ressentant une certaine honte à avoir agi comme je l'avais fait et encore plus du fait que j'aurais aimé plus.

Avant de partir, il me prit dans ses bras par-dessus la console centrale et me susurra à l'oreille :

« Prends soin de toi Swanny. »

Ça sonnait beaucoup trop comme un adieu à mon goût…

OooOooOooOooOooOooOooOooOoo

En me réveillant le lendemain matin, j'eus soudain peur : j'étais seule pour la première fois depuis… longtemps… Alec ne voudrait sûrement pas me parler de nouveau, Alice était de plus en plus distante et je doutais que Jasper veuille encore qu'on se voit après le coup que je lui avais fait la veille.

Ma dernière réflexion se révéla être fausse lorsque, sur les coups de dix heures, je reçus un message de sa part :

« Swanny, rapplique chez Edward, j'ai besoin de te voir. »

Interloquée par ce message, et surtout par le lieu où il voulait me voir, je répondis :

« Qu'est-ce-que tu fais chez Edward ? »

Après quelques instants d'attente, mon téléphone bipa :

« Je crèche chez lui six jours sur sept, t'inquiète, il n'est pas là, viens j'ai besoin de te voir. »

Une heure plus tard, j'arrivais devant la maison d'Edward. Celle-ci était toujours aussi impressionnante et je me questionnais encore sur combien devait lui coûter tout ça. Sûrement beaucoup mais il ne devait pas s'en soucier, il était riche et ne le cachait à personne.

Devant son portail ouvert, j'hésitais sur la marche à suivre mais finis par entrer dans son jardin sans en informer quiconque.

Arrivée devant la porte, je frappais plusieurs fois mais personne ne m'ouvrit, je décidai donc d'enclencher la poignée afin de voir si la porte était bel et bien fermée.

Elle ne l'était pas.

Je m'avançais silencieusement dans l'entrée et entendis des rires masculins et féminins en provenance du salon, de la musique résonnait en fond, ce qui expliquait qu'on ne m'ait pas entendue.

Je me dirigeais vers la pièce principale où je me figeais de stupeur.

Alice, mon Alice, était assise sur le canapé, ses jambes négligemment posées sur les cuisses d'Edward. Elle était morte de rire à côté d'un Edward tout aussi hilare. Ils se tenaient tous les deux très proches l'un de l'autre, plus proches que de simples amis.

Moi qui pensais que rien ne pouvait être pire que ce qu'il m'avait déjà fait subir, je me trompais.

Le cliquetis que mon sac fit en tombant sur le sol m'avertit que je n'étais pas en plein cauchemar mais que j'étais bel et bien réveillée.


Hihihihihi j'ai fait ma sadique je sais!

Alors vous en pensez quoi?

Dites moi touuuuuuuut!