Heeyyyy!
Chapitre un peu spécial aujourd'hui puisque'au vous aurez le droit à des PDV différent et oui, enfin!
Beaucoup de révélations aussi j'attend avec impatiente vos réactions! ^^
crazybells à comme d'habitude gentiment corrigé ce chapitre, allez la remercier en allant lire ses histoires!
Gros big up à elle qui a en plus tout découvert avant tout le monde! ;-)
Réponses aux reviews anonymes :
Guest : Haha une explication si il y en a une elle est juste en bas! ;-)
Lulu17: Mouahahah! Je publie une fois toute les deux semaines et je vais essayer de tenir ce rythme au maximum! Il y a du y avoir un bug puisque chez pas eu ton adresse perso mais je te répond ici de toute façon! ^^
Chapitre 17 : PDV Alice
Je me levai brusquement afin de m'extirper des bras d'Edward dès que je vis que Bella était, elle aussi, présente dans la pièce.
Cette dernière était figée sur place, le visage décomposé, et nous regardait, Edward et moi, avec horreur.
« Ce n'est pas du tout ce que tu crois ! M'exclamai-je vivement, ne pouvant supporter plus longtemps de la voir aussi démunie face à nous.
-C'est exactement ce qu'elle croit, au contraire. Me reprit Edward venimeux en se levant à son tour. »
Je me tournai vers lui afin de le regarder avec incompréhension, ce qui laissa le temps à Bella de s'éclipser de la pièce sous les yeux indifférents d'Edward.
Je m'approchai de celui-ci et lui plantai un doigt dans le torse.
« Qu'est-ce que tu peux être stupide, ce n'est plus humain à ce niveau-là ! » l'incriminais-je.
Je fis ensuite volte-face afin de rattraper mon amie avant que celle-ci ne s'en aille pour de bon.
Je la retrouvais au milieu de l'allée centrale qui menait au portail d'Edward, elle était en train de fuir et ignorait mes cris qui lui disaient de m'attendre.
Arrivées au niveau du grand portail en fer forgé blanc qui délimitait la propriété, je l'attrapai par le bras et l'arrêtai avant qu'elle n'aille plus loin.
Je la fis se retourner pour qu'elle lise la vérité dans mes yeux et qu'elle n'ait aucun doute sur ce que j'allais lui dire mais, alors que je m'attendais à la voir les yeux remplis de larmes, ou, au pire, me regarder avec colère, je la vis, au contraire, me regarder avec compassion et compréhension.
Surprise, le grand discours que j'allais lui tenir se bloqua dans ma gorge, ce qui lui laissa le temps d'assener :
« Alice… »
Malgré l'absence de larme sur ses joues, sa voix, elle, se brisa bel et bien.
« Alice, reprit-elle avec plus de conviction cette fois-ci, ne te laisse pas avoir, ne sois pas aussi stupide que moi, s'il te plaît. Tu es ma seule amie, je ne veux pas le voir te briser toi aussi.
-Bella ce n'est pas comme ça entre lui et moi… Essayais-je de lui expliquer, en vain.
-Reste loin de lui, c'est ce que tu as de mieux à faire, je l'ai su trop tard mais-
-Je peux pas rester loin de lui, Bella ! La coupais-je. Je-
-Il le faut, pourtant ! Me coupa-t-elle à son tour. Je sais à quel point ça peut te paraître difficile, je te comprends mais-
-Non, Bella, tu ne comprends pas-
-C'est toi qui ne comprends rien, arrêtes tout ça avant-
-Edward est mon frère Bella ! Criais-je pour lui faire arrêter son discours de folie. »
Elle écarquilla les yeux sous le choc et blanchit considérablement, encaissant ma lourde révélation.
« C'est mon frère, répétais-je pour qu'elle ne croit pas à une hallucination auditive.
-Que-quoi ? C'est pas possible Alice, qu'est-ce que tu dis ? Qu'est-ce qu'il t'a mis dans la tête pour te faire dire ça.
-Il ne m'a absolument rien mis dans la tête Bella, c'est la vérité. La seule et unique vérité.
-Mais-enfin, pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi je ne l'apprends que maintenant alors que ça fait plusieurs semaines, plusieurs mois, que l'on se côtoie tous les jours ! Je-c'est insensé, vous ne vous ressemblez même pas !
-C'est compliqué, dis-je en me frottant le visage pour m'éclaircir les idées. »
Je n'en revenais toujours pas que mon secret soit ainsi dévoilé au grand jour, aussi subitement, sans qu'aucun indice ne m'ait prévenue.
Je pris Bella par la main et l'amenai sur un banc en bois peint lui aussi en blanc alors que les gravillons crissaient sous nos pas, déchirant le silence qui s'était installé entre nous.
Une fois assises, je ne lâchais pour autant pas sa main, au contraire, je l'enveloppais dans les miennes, et les posais sur nos genoux qui se touchaient.
« Tu as dû remarquer que je ne parlais pas beaucoup de moi… Commençais-je. »
Elle hocha la tête et je sus qu'elle était prête à m'écouter sans m'interrompre et, je l'espérais de tout cœur, sans me juger.
« Que je ne parlais pas beaucoup de ma famille ni de ce qu'a pu être ma vie avant d'arriver ici… »
Elle hocha de nouveau la tête et mit sa seconde main sur la mienne pour me soutenir. Je lui souriais doucement avant de continuer.
« J'ai eu une enfance tout à fait normale, j'allais à l'école, les professeurs étaient gentils avec moi, je réussissais plutôt bien. J'invitais mes camarades à mes anniversaires, je n'étais jamais isolée dans la cour de récrée et je ne me sentais jamais seule. J'étais bien entourée. Mes parents étaient attentifs envers moi, je n'avais pas de frère ni de sœur donc, pour m'occuper le soir après l'école, ils ont décidé de m'inscrire à des cours de danse. Tu dois t'en douter, j'ai adoré ça. »
Elle hocha la tête et me fit signe de continuer. Elle ne devait sûrement pas comprendre où je voulais en venir.
« C'était du modern jazz, j'étais complètement dans mon élément et personne ne pouvait me dire quoi faire, pas même mes professeurs puisque j'étais naturellement douée. Continuais-je. Je n'avais aucun effort à fournir pour faire des pas que d'autres devaient travailler pendant de multiples séances. J'étais faite pour ça. La danse est devenue ma passion et je n'ai jamais décroché. Mon collège se passa tout aussi bien que mon primaire et je pensais que ça aurait été aussi le cas pour le lycée. »
J'avalais ma salive nerveusement et continuai pour une Bella de plus en plus captivée par mon histoire :
« Arrivée en première, repris-je, j'appris par mon coach que j'avais été repérée lors d'un gala de danse et que j'avais l'opportunité de participer à une compétition d'État. J'étais la plus heureuse au monde à ce moment-là et je voyais la fierté dans les yeux de mes parents, je ne pouvais rien demander de plus. Ma vie était parfaite. »
Je m'arrêtais une seconde fois. Je savais que cette partie de mon histoire était la plus dure pour moi, peu importe les années qui s'étaient écoulées depuis ce fameux jour.
« Mes parents m'avaient accompagnée le premier jour afin de m'aider à m'installer dans le petit appartement que les organisateurs avaient mis à disposition des danseurs. La compétition allait se dérouler sur deux semaines et ils voulaient que les participants soient au meilleur de leur forme. J'ai passé les qualifications sans problème et j'ai grimpé les échelons sans que personne ne puisse m'arrêter. Mes parents étaient venus me voir danser à chaque représentation et étaient mes premiers fans. J'étais arrivée en finale, au meilleur de ma forme, et je sentais que je pouvais gagner, que je pouvais aller en compétition nationale. »
Je reprenais mon souffle, j'avais débité tout ça d'une traite.
« Le soir de la finale je m'étais retrouvée seule, mes parents n'étaient pas avec moi dans les coulisses pour me soutenir. J'avais regardé sans cesse à travers le rideau qui menait à la scène pour essayer de les apercevoir au milieu des autres spectateurs mais j'avais beau les chercher, je n'arrivais pas à les trouver. Mon ultime concurrente venait juste de finir son spectacle et je m'apprêtais à entrer sur scène, reléguant l'absence de mes parents au second plan, tout ce qui m'importait était de gagner. C'est à ce moment-là que mon coach est arrivé en courant, pâle comme un fantôme. Il m'a expliqué quelque chose, je ne comprenais absolument rien et, finalement, il m'a amenée à l'hôpital. »
Bella retenait son souffle et attendait que je lui dévoile la suite, ce que je fis d'une voix tremblotante :
« C'est en voyant les corps morts de mes parents sur des brancards que j'ai compris ce qui se passait. Ils avaient été tués lors d'un accident de voiture alors qu'ils se rendaient à la finale. Ils sont morts sur le coup, m'avait appris le médecin, ils n'avaient pas eu le temps de souffrir. On m'a demandé de les identifier et de confirmer que c'était bel et bien mes parents qui étaient morts ce soir-là. Je me retrouvais sans rien, j'avais tout perdu, mes parents et la compétition. Je n'ai plus jamais fait de danse depuis… Murmurais-je enfin. »
Bella me regardait les larmes aux yeux. Son regard débordait de pitié.
« Ne me regarde pas comme ça Bella ! M'exclamais-je la voix nouée.
-Mais Alice… Tenta-t-elle.
-Y'a pas de « Mais Alice » qui tienne, je ne t'ai pas raconté ça pour que tu me prennes en pitié, c'est exactement la réaction que je redoutais, je-
-Excuse-moi Alice, dit-elle précipitamment, ça n'arrivera plus ! Mais comment Edward est arrivé là-dedans ?
- Après la mort de mes parents je n'avais plus personne, plus aucune famille. Mon coach m'a proposé de venir habiter chez lui, le temps que je devienne majeure et que je puisse trouver un vrai boulot, mais j'ai refusé. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec la danse. Je suis donc partie dans un orphelinat, je savais que j'aurais moins d'un an à y rester donc j'ai rien fait pour partir. Je devais aller voir des assistantes sociales ou des psy chaque semaine, suite aux conditions dans lesquelles j'avais perdu mes parents, mais aucune d'elles ne savait m'aider ou me faire me sentir mieux. Puis, un jour, Esmée est arrivée. Je sais pas si tu le savais mais c'est une très grande psychiatre. Elle devait participer à un congrès près de mon orphelinat et elle en a profité pour venir nous voir et constater le travail de ses collègues. »
Nos mains étaient toujours jointe mais mon regard avait depuis longtemps déserté le sien et préférait se focaliser sur la pointe de mon pied qui jouait nerveusement avec des gravillons au sol.
« C'est là que nous nous sommes rencontrées. Ça a tout de suite très bien marché entre nous : elle était à l'écoute et j'avais le sentiment qu'elle me comprenait. Je pense qu'elle était émue par mon histoire et elle a décidé de me prendre sous son aile. Elle était restée deux semaines et, avant de partir, m'avait demandé de l'accompagner. J'ai tout d'abord refusé, elle avait une famille et je ne voulais pas déranger. Mais elle a insisté et est même restée plusieurs jours de plus pour me convaincre, elle disait qu'elle ne partirait pas sans moi, qu'elle me considérait déjà comme sa fille. Finalement elle a réussi à me convaincre d'au moins venir avec elle jusqu'à ma majorité et qu'ensuite je pouvais faire ce qui me chantait. Que ce soit rester à orphelinat ou chez elle ça ne changeait pas grand-chose donc j'ai fini par accepter. »
Je m'arrêtais un instant, me remémorant les bons souvenirs que j'avais eu.
« Les Cullen ont été vraiment parfaits, Carlisle et Esmée sont devenus des vrais parents pour moi au fil du temps et Edward est devenu mon frère, on était très proche tous les deux et j'avais le sentiment d'avoir retrouvé une vraie famille qui m'aimait vraiment, même si je n'oubliais pas mes vrais parents. Après l'obtention de mon diplôme, Esmée et Carlisle sont venus me parler dans ma chambre. Ils voulaient savoir ce que je voulais faire et m'ont fait comprendre qu'ils seraient toujours là pour moi. J'ai donc commencé mes études à Northwestern et c'est là que le second cauchemar a commencé. J'avais toujours refusé qu'Esmée et Carlisle me payent mille et une choses, malgré leur insistance. Ils en avaient déjà beaucoup trop fait pour moi, donc j'ai commencé à travailler, tout mon héritage était déjà parti dans les frais exorbitants de l'école. Le peu d'affaires que je possédais était donc abîmé et je n'avais ni le temps ni l'envie de faire attention à ce que je portais : j'étais différente des autres. Personne n'aime les gens différents donc les autres élèves s'en sont pris à moi. »
Mes phrases devenaient de plus en plus hachurées et je dus reprendre ma respiration. Une fois sûre de ma voix je repris :
« En premier lieu, Edward n'a rien remarqué mais il s'est vite aperçu dans mon comportement que quelque chose n'allait pas. Il m'avait priée de tout lui expliquer et je l'envoyais toujours bouler, je ne voulais pas qu'il me prenne pour une victime qui a toujours besoin des autres pour survivre, lui et ses parents m'avaient déjà bien assez aidée comme ça. Puis, un jour, il a été témoin d'une des agressions que je subissais quotidiennement, il est devenu fou et a envoyé un mec à l'hôpital et en a blessé deux autres. Il a reçu un blâme pour ça, il en avait déjà eu un lors de sa première année et si il arrivait au troisième il se ferait renvoyer sur le champ. Je l'ai donc supplié de ne rien faire de plus, de laisser les autres tranquilles. Personne ne savait qu'il me considérait comme une sœur à ce moment-là et je voulais que personne ne sache. Il a accepté à contrecœur de ne rien révéler mais ne voulait pas abandonner, c'est à ce moment-là qu'il est vraiment devenu roi, avant il était juste très populaire mais il a tout fait pour que plus personne ne me fasse du mal. Il a assez bien réussi mais Rosalie n'en faisait qu'à sa tête et ne se lassait jamais de m'humilier. Elle faisait partie des premières à m'avoir agressée et elle continuait toujours sans qu'Edward ne puisse rien faire. Puis tu es arrivée, tu es la seule qui m'ait défendue alors que tu ne me connaissais même pas, c'est comme ça qu'Edward a commencé à s'intéresser à toi…
-Comment ça ? Me demanda Bella surprise de cette ultime révélation.
-Le soir de la fête chez Rosalie, il était venu te voir pour te remercier… Mais dans les faits ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça… Bella, il faut comprendre qu'il s'y prend comme un pied avec toi, il faut pas lui en vouloir, il a un bon fond !
-Alice, je peux comprendre que tu le défendes mais ton Edward n'est pas le même que le mien, tu ne le vois pas clairement. Il a peut-être été super avec toi mais, comme tu dis, avec moi, il ne pouvait pas plus mal s'y prendre.
-Bella, Edward tient sincèrement à toi, il a juste fait une erreur, tu dois lui pardonner !
-Ce que tu m'as dit, Alice, ne change rien entre nous. Je comprends que tu aies voulu garder ça pour toi et je comprends maintenant pourquoi je t'ai retrouvée avec Edward. Mais ça ne changera rien entre lui et moi non plus, c'est fini entre nous, ça n'a même jamais vraiment commencé. »
Je soupirai et la suppliai du regard mais elle garda ses yeux obstinément rivés sur nos mains toujours enlacées.
« Tu sais que tu peux compter sur moi, hein ? Me demanda-t-elle doucement en cherchant mon regard.
-Je sais, merci. Dis-je sincèrement. »
Elle me prit finalement dans ses bras et, après plusieurs longues minutes où nous encaissions les dernières révélations, nous nous séparâmes enfin.
« Je pense que je vais partir, dit Bella mal à l'aise en regardant nerveusement vers la porte d'entrée. Tu dois avoir envie de rester avec Edward…
-J'ai envie de rester avec toi aussi Bella, tu peux rentrer tu sais, il ne te mangera pas… Tentais-je en l'entraînant vers la maison.
-Tu veux pas qu'on aille chez toi plutôt ? Demanda-t-elle en me suivant à reculons.
-On est chez moi Bella ! »
Devant son air surpris, je continuais :
« Je n'avais pas l'argent pour me payer mon propre appart et Carlisle et Esmée ont refusé que je prenne une minuscule chambre dans une des résidences universitaires. J'allais pas leur faire payer un logement en plus donc j'ai emménagé avec Edward qui avait de nombreuses chambres en trop ! En plus ça leur fait plaisir puisqu'ils peuvent venir nous voir souvent et qu'ils savent qu'il y en a un pour surveiller l'autre !
-Mais… Alors pourquoi le lendemain d'Halloween il comptait te ramener chez toi ? »
Je rougis en me souvenant de ce détail et lui dis d'une petite voix :
« On en est venu à inventer des stratagèmes vraiment tirés par les cheveux pour que personne ne découvre notre relation… grimaçais-je. »
J'étais déjà dans l'entrée mais je vis Bella restée bloquée sous le porche. Je l'interrogeais du regard et elle me demanda :
« Tu veux pas qu'on aille chez moi plutôt ?
-Bella ! Grognais-je en lui tirant le bras pour qu'elle me suive. »
On arriva dans le salon et je m'apprêtais à me diriger vers les escaliers pour que nous allions dans ma chambre quand Edward, que je n'avais pas vu, s'exclama :
« Déjà de retour Swan ? On va pouvoir se voir plus souvent maintenant que tu connais notre petit secret ! »
Il était penché sur l'îlot central, appuyé sur son coude et sa main soutenait son visage sur lequel un sourire arrogant était planté. Sourire qui cachait sans doute la fureur qui l'habitait à ce moment-là. J'en eu la confirmation lorsqu'il me jeta un coup d'œil et qu'elle transparut pendant une fraction de seconde.
Bella aussi était furieuse mais, elle, ne faisait rien pour le cacher.
« J'ai peut-être beaucoup d'admiration pour ce que tu as fait pour Alice, Cullen, mais ça ne change absolument rien entre toi et moi, tâches de t'en souvenir ou ce sera mon poing dans ton nez qui le fera à nouveau ! Cracha-t-elle en faisant allusion au coup qu'elle lui avait porté la veille. »
Elle se détourna de lui, m'adressa un sourire désolé, prit son sac qu'elle avait abandonné par terre, en arrivant et partit sans un regard en arrière.
Après avoir entendu la porte claquer, je me retournais vers mon stupide frère et commençai à lui crier dessus :
« Comment tu peux être aussi stupide ? Tu le fais exprès ou quoi ?
-Qu'est-ce que tu lui as dit ? Répliqua-t-il en ignorant mes cris.
-Qu'est-ce que je lui ai dit, qu'est-ce que je lui ai dit ?! La vérité que je lui ai dit, je n'allais quand même pas continuer à lui mentir sans arrêt !
-Tu sais qu'à cause de tout ça, elle va sans arrêt revenir ici et empiéter sur mon territoire ?
-Empiéter sur ton territoire, rien que ça ? Ça ne te dérangeait pas tellement quand elle était dans ton lit ! Mais monsieur a décidé que c'était trop du jour au lendemain et maintenant plus personne n'a le droit de venir sur son territoire !
-On en a déjà parlé des centaines de fois, Alice !
-Bah peut-être qu'une fois de plus te fera enfin revenir à la raison ! »
PDV Edward :
Je me passais les mains dans les cheveux de frustration, les décoiffant encore plus qu'ils ne l'étaient déjà et me retenais tant bien que mal d'exploser.
Je jetais un coup d'œil à Alice qui semblait être dans le même état que moi. Elle était essoufflée après avoir autant crié et son petit corps était secoué de tremblements de fureur.
Après quelques minutes de silence, elle se rapprocha de moi et reprit plus calmement :
« Edward, pourquoi t'efforces-tu à toujours tout gâcher comme ça ?
-Je ne gâche rien Alice, c'est arrivé et c'est tout. Murmurais-je en détournant le regard.
-Je pensais que tu étais heureux avec Bella, tu avais vraiment l'air heureux, je ne t'avais encore jamais vu comme ça. Dit-elle ne comprenant toujours pas le pourquoi du comment nous en étions arrivés là avec Bella.
-Tu t'es trompée, tout était loin d'être parfait et je te rappelle qu'elle me déteste, nous deux c'était juste impossible.
-Elle te détestait ! Nuança-t-elle.
-Elle me déteste toujours, tu l'as bien vu aujourd'hui, non ?
-Tu fais tout pour te faire détester Edward, tu te trimballes toute la journée avec des nunuches à ton bras, même moi en les voyant je pourrais en venir à te détester !
-Je suis désolé Alice mais ce que je fais de ma vie sexuelle ne devrait t'intéresser en rien.
-Elle ne m'intéresse en aucun cas mais tout ce que je sais c'est qu'elle est vraiment limitée ! Je n'ai pas vu une seule de tes nunuches mettre un pied ici, la dernière était Bella !
-Serais-tu en train de traiter ta meilleure amie de nunuche ? Demandais-je en retenant mon rire. »
Elle leva les yeux au ciel et répliqua :
« Tu m'as comprise ! Bella n'est pas comme toutes ces autres filles mais toi tu as été assez con pour la traiter de la même manière !
-Ok, ok ! Dis-je en levant les mains en l'air. Et puis c'est faux, comme tu l'as si bien fait remarquer, Bella est venue ici, les autres non ! Si tu tiens à affirmer que je l'ai traitée comme toutes les autres, je vais devoir ramener toutes mes conquêtes ici !
-J'y crois pas… S'exclama-t-elle en se jetant sur moi. »
Elle me frappa de toute sa force mais je la maîtrisais rapidement avant qu'elle arrive à me faire vraiment mal.
« T'es vraiment, vraiment, un con, tu sais ça ? J'aurais presque honte de t'avoir pour grand frère ! M'apprit-elle en me regardant avec colère.
-Mais vu que je suis ton frère t'es obligée de m'aimer, non ? La taquinais-je.
-Pas de t'aimer, juste de te supporter ! Me provoqua-t-elle. »
Je relâchais doucement ses poignets que je retenais alors et la pris dans les bras.
Elle finit par me rendre mon étreinte quand elle se rendit compte que je ne la lâcherais pas et chuchota :
« Pourquoi tu t'obstines à dire que tu l'aimes pas ? Je le vois depuis le début, tu l'aimes mais tu fais tout pour tout foutre en l'air en même temps. »
Je soupirais fortement et resserrais ma prise sur son petit corps. J'avais toujours adoré la différence de gabarits entre nous deux, j'avais vraiment l'impression d'avoir une petite sœur à protéger.
J'en avais marre de cette discussion que nous avions déjà eu des dizaines de fois et décidais de changer de sujet :
« Maman et papa ont appelé quand tu étais dehors, ils veulent qu'on vienne manger chez eux ce midi. »
Acceptant mon choix de ne pas répondre à ses questions, elle répondit joyeusement :
« Je vois même pas pourquoi ils prennent encore le temps d'appeler, ça fait deux ans que chaque dimanche on va manger chez eux ! »
On se sépara et elle partit se préparer. Je la suivis et tentais de ne pas penser à notre dispute qui revenait sans arrêt. Elle ne voulait pas en démordre et était persuadée que j'avais tort. Quant à moi, je tentais encore de me persuader que j'avais raison.
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