Hey!

Tout d'abord je tenais à vous remercier grandement, j'ai réussi à atteindre les 100 reviews!

Je ne m'y attendais pas du tout, je pensais vraiment pas qu'autant de personnes me suivent chapitre après chapitre et je suis plus qu'heureuse que ce soit le cas.

Merci pour tout et un grand merci à ma magnifique crazybells qui a fait que tout ça puisse arriver!

Ce chapitre pourrait avoir pour titre "révélations et baston" mdrrr et je l'aime beaucoup, oui oui c'est bien un PDV Edward que vous voyez en dessous, vous ne rêvez pas! XD


Chapitre 18 : PDV Edward

Ça ne faisait que trop peu de minutes que j'étais levé que le petit monstre qui me tenait lieu de sœur me gâchait déjà la vie. Elle avait beau être déjà adulte, elle faisait à peine un mètre cinquante et avait une voix aiguë à vous percer les tympans, encore plus lorsqu'elle vous rabâchait la même chose depuis des semaines.

J'étouffais mes grognements de frustration dans le coussin du canapé sur lequel j'étais vautré et me retenais de l'étriper vive.

« Je ne comprends toujours pas comment tu as pu lui faire ça Edward !

-C'est simple, j'ai juste eu à embrasser la première jolie fille qui passait et puis c'était réglé, simple non ? Lançais-je. »

J'avais beau avoir répondu à ses interrogations une bonne centaine de fois, elle ne voulait rien entendre et une fois de plus elle m'ignora :

« Même Esmée n'en revient pas ! Elle était persuadée que vous étiez faits l'un pour l'autre ! Tu sais à quel point elle est déçue de ton comportement, Edward.

-Si tu ne lui avais pas dit, elle n'aurait jamais été déçue, aussi ! Répliquais-je en faisant référence à la veille.

-Elle voulait l'inviter à la maison ! Bella n'aurait jamais voulu venir dans un endroit où elle savait qu'elle t'aurait croisé et elle aurait été obligée de refuser, Esmée aurait été très déçue !

-Bah voilà ! Dans les deux cas maman aurait été déçue, ce n'est pas de ma faute ! Si tu n'avais pas été lui raconter n'importe quoi toi aussi ! Pourquoi tu lui as dit que Bella et moi étions ensemble ? On n'a jamais été ensemble !

-Elle me harcelait pour connaître tous les détails, je n'allais quand même pas lui dire que tu te la faisais et que tout ce qui t'intéressait chez elle était son corps ! Et puis je pensais pas que t'allais faire la connerie d'aller voir ailleurs deux heures plus tard ! »

Je soupirais fortement et me levais, bien décidé à aller me faire un café et à ignorer cette discussion le plus longtemps possible.

Je me servais une grande tasse de café et, une fois de plus, j'utilisais ma technique préférée : le changement de sujet.

« Ma très chère petite sœur, voudrais-tu du café ? Demandais-je avec un grand sourire.

-Tu trouves pas que je suis assez énervée comme ça ? M'agressa-t-elle.

-Ok pas de café pour toi aujourd'hui. Dis-je en rangeant la verseuse pleine sur la cafetière.

-Ho ça va, donne-moi ça ! Dit-elle énervée en secouant la main vers la boisson chaude. »

Elle se servit une tasse qu'elle but sur le coup et en prit une autre avant de ranger la verseuse à sa place.

Son pied tapotait par terre nerveusement et elle me jetait des coups d'œil énervés fréquemment alors qu'elle avait délaissé les tabourets pour s'appuyer contre le plan de travail.

Moi, au contraire, j'étais tranquillement installé sur un des tabourets devant l'îlot central et sirotais tranquillement ma boisson caféinée en en savourant la saveur. Je savais très bien que ça ne suffirait pas à rester alerte pour le reste la journée, j'avais absolument besoin de plus de boisson pour tenir.

Mes journées à l'université devenaient de moins en moins supportables depuis des semaines. Je ne rêvais que de rester terré chez moi à me détendre sous ma couette mais mes professeurs ne me le pardonneraient pas : j'avais été absent beaucoup trop souvent depuis le début de l'année pour pouvoir manquer ne serait-ce qu'un cours sans une bonne raison. Bien sûr, je n'en possédais aucune.

Tout ça c'était à cause d'elle. Si elle n'avait pas été là, ma vie aurait été beaucoup plus facile mais elle était arrivée et avait tout gâché. Je rêvais de ma vie tranquille d'autrefois, où elle n'était pas là à graviter sans arrêt autour de moi mais elle se rappelait continuellement à mon bon souvenir, même lors de mes rares moments de répit. Enfin ce que je pensais être des moments de répit : la petite scène de la veille m'avait prouvé que je ne pouvais être tranquille nulle part.

« Alice pourquoi tu l'as appelée hier ? Je pensais que tu voulais que tout ça reste secret. Lui demandais-je en sortant de mon mutisme. »

Elle releva la tête vers moi et, une fois de plus, elle me fusilla du regard.

« Tu penses vraiment que c'est moi qui l'ai appelée ? J'ai pas eu l'air assez surprise pour que tu percutes ? Bien sûr que non ce n'est pas moi qui lui ai dit de venir !

-Alors qui ?

-T'en as vraiment aucune idée ? Me demanda-t-elle sèchement.

-Si je te le demande ! M'exclamais-je. »

J'en avais marre de rester dans le flou alors que pour elle tout paraissait limpide. J'avais sans cesse l'impression qu'elle était au courant de tout, avant même que les événements ne se produisent.

« Demande à ton stupide meilleur ami, il doit être plus au courant que moi, lui ! Cracha-t-elle, une haine pure se reflétait dans ses yeux à l'évocation du blond.

-Jasper ? Je pensais que tu l'aimais bien ? Dis-je surpris du méprit que ma sœur avait pour lui.

-« Aimais » est exactement le bon terme ! Tu ne te rends pas compte que depuis que ton meilleur ami te donne des "conseils" tout va mal pour toi ? C'est lui qui t'a fait tout gâcher et toi tu continues à le suivre les yeux fermés ! Alors oui avant je l'aimais bien, maintenant je peux à peine le supporter !

-Qu'est-ce que tu es en train de dire, tout va bien chez moi ! Ce n'est pas parce que j'ai fait du mal à ta meilleure amie que mon monde s'effondre !

-Ah oui ? Tu trouves ça normal que l'on ne fasse que se disputer depuis des semaines ?

-Ça arrive tout le temps entre frère et sœur, non ? Répliquais-je, pourtant conscient que ça ne nous arrivait pas à nous.

-Que papa et maman soient déçus par ce que tu fais ? Toi, le fils parfait qui ne faisait que de bonnes choses, qui ne leur avait apporté que fierté depuis des années !

-Arrête de dire n'importe quoi, maman et papa savaient très bien que j'étais loin d'être parfait, ils détestaient le fait que je sois un petit con arrogant.

-Ils s'en fichaient tant que c'était pour te protéger de ceux qui nous voulaient du mal. Ils n'aiment pas le fait que tu le sois avec des personnes que t'aimes. Avec Bella.

-Pourquoi t'en reviens toujours à elle ? M'écriais-je, mécontent de devoir penser à elle en permanence.

-Parce que tous nos problèmes viennent du fait que tu as fait ton con avec elle et que tu t'évertues à envenimer la situation à chaque fois que tu la vois ! Dès le début je t'avais dit d'arrêter tout ça mais t'en as fait qu'à ta tête. »

Je me souvenais très bien de quelle soirée elle parlait. C'était le lendemain de ma nuit avec Bella, le jour où j'avais compris que cette fille était toxique, qu'elle ne me ferait que du mal.

Le soir, Alice était venue, ses petits poings sur ses hanches et m'avait engueulé comme jamais. C'était notre vraie première dispute.

Bien sûr, nous nous étions déjà pris la tête pour des broutilles mais nos cris n'avaient jamais atteint ce volume-là.

Elle était repartie encore plus furieuse qu'elle était arrivée et avait été voir son amie qui, elle au moins, saurait l'écouter, d'après elle.

Elle n'était revenue à la maison que pour se doucher et pour prendre quelques minutes de sommeil et était repartie sans me jeter un regard. Au bout d'une semaine j'avais cédé, ma petite sœur me manquait beaucoup plus que ce que j'aurais cru possible et je l'avais suppliée de me pardonner.

Je lui avais expliqué mon point de vue, la raison de mes actions, et une fois de plus elle s'était mise en colère en me traitant d'imbécile et de lâche. Elle était repartie furieuse, était revenue quelques heures plus tard pour me dire que je pouvais encore tout arranger, qu'elle allait même m'aider à tout remettre en ordre.

Naturellement j'avais refusé, je savais qu'il n'y avait rien à réparer et que mon raisonnement était le bon, que si je retournais vers elle j'allais sombrer. J'avais fait l'erreur une fois, je n'allais pas la reproduire en connaissance de cause. Jasper m'avait aidé à ouvrir les yeux, il était celui qui m'avait sauvé et qui m'aidait à ne pas replonger chaque jour.

« Youhou Edward ! Dit Alice en claquant ses doigts devant mes yeux. La terre à Edward, la terre à Edward !

-Ouais c'est bon Alice chui là… Grognais-je en me prenant la tête entre les mains. »

Ma vie était devenue sacrément compliquée et mon cerveau avait du mal à tenir le rythme. Te bourrer la gueule tous les week-ends n'est pas la meilleure solution pour garder l'esprit clair me fit remarquer ma terrible conscience.

Celle-ci ne cessait de s'inviter à la moindre occasion et remettait en cause la moindre de mes décisions, me donnant des maux de crâne phénoménaux.

Ça, ça s'appelle la gueule de bois…

« Ferme-la… Répliquais-je à haute voix. »

Alice me regarda bizarrement et je m'excusais :

« J'ai pas l'esprit clair en ce moment, ne fais pas attention à ce que je dis, désolé…

-Hum… Tu ferais bien de tout remettre en ordre, ça résoudrait tout.

-Et ça recommence… Murmurais-je pour moi-même. »

Je la laissais déblatérer sur ce qui serait le meilleur pour moi avant de la couper et de lui proposer qu'on aille en cours. Si l'on ne se dépêchait pas, on allait arriver en retard, ce qui était hors de question vu les partiels qui arrivaient dans une semaine.

Je savais que pour moi c'était gagné, j'étais presque assuré d'avoir mon mes concours vu mes résultats des cycles précédentes. C'était mon ultime année assit sur une chaise puis j'intégrerai l'hôpital de Chicago. Pour Alice, par contre, c'était l'année des sélections, ses notes influeraient sur quelle grande entreprise la formerait à la fin de l'année. Les grandes enseignes françaises, celles qu'elle visait, ne voulaient que l'excellence et Alice, malgré son talent, devrait travailler avec acharnement pour réussir. Je savais qu'elle avait un énorme potentiel, et elle aussi, mais elle ne pouvait s'empêcher de se réveiller parfois au beau milieu de la nuit pour améliorer une de ses pièces ou pour revoir une technique précise.

J'étais fier de la voir réussir dans son domaine et me demandais ce qu'il en aurait été pour la danse. Je connaissais son histoire par cœur et je savais qu'elle était une étoile dans son domaine artistique. Malheureusement je ne l'avais jamais vue danser, bien que le petit aperçu que j'avais eu lors des entraînements de cheerleading m'avait prouvé qu'elle était plus que douée. Je me rappelais aussi que Bella l'était beaucoup moins, j'avais eu une énorme bouffée de tendresse envers elle lorsque je l'avais vue plusieurs fois tomber maladroitement alors qu'elle essayait une posture ou une figure.

Ça m'avait assuré dans le fait que je devais tout arrêter, que Bella était mauvaise et qu'elle allait me détruire, je n'avais donc pas répondu à son sourire timide lorsqu'elle m'avait aperçu en train de l'observer.

Chassant ces pensées dangereuses de mon esprit, je filais à l'étage finir de me préparer pour aller en cours.

Le trajet en voiture fut bien plus calme alors qu'Alice et moi discutions de ses épreuves à venir. Avant de la déposer une dizaine de mètres avant le campus de Northwestern, technique que nous appliquions depuis le début de l'année pour que personne ne se doute de rien, je la pris dans mes bras et m'excusais pour ce qu'il me semblait être la centième fois depuis un mois. Elle me rendit mon étreindre en grognant un peu et en soutenant une fois de plus que j'étais stupide mais qu'elle m'aimait quand même. Je la remerciais puis redémarrais pour aller me garer dans l'emplacement le plus proche de l'entrée qui, grâce à mon statut pour ainsi dire royal, était toujours libre. Au moins toute cette merde a quelques avantages me dis-je tout bas.

OooOooOooOooOooOooOooOooOoo

La journée ne s'était pas si mal passée, comparée à celles que j'avais dû subir récemment. J'avais eu une nouvelle blonde pendue à mon bras toute la journée, je ne me souvenais plus de son nom alors que je l'avais déjà vue des centaines de fois, elle était dans la même promo que moi et suivait la plupart de mes cours. Je me rendais compte que si beaucoup de personnes disaient me connaître, moi je n'en connaissais pas la moitié, en réalité je ne faisais pas attention au gens qui m'entouraient. Je restais avec les joueurs de l'équipe qui, même s'ils paraissaient idiots et rustres pour certains, étaient de bons gars qui ne se prenaient pas la tête et qui profitaient de la vie telle qu'on la leur présentait. Ma seule envie était de redevenir comme eux, Jasper m'y avait aidé mais le reste du chemin que j'avais à parcourir, je devais le faire seul.

Emmett, un grand type à la carrure plus qu'impressionnante qui parviendrait presque à me faire complexer et avec qui j'avais passé pas mal de soirées à une époque pas si lointaine si j'y réfléchissais bien, avait petit à petit changé. Lorsque j'étais allé lui demander le pourquoi de son changement il m'avait répliqué :

« Ça s'appelle mûrir mec, t'étais sur la bonne voie mais là tu retombes complètement au fond du trou, fais attention. »

Il m'avait dit ça sur un ton paternaliste en me tapotant l'épaule doucement et s'était détourné sans faire plus attention à moi.

Mécontent, je m'étais ré-intéressé au babillage incessant de la nouvelle blonde en cherchant ce qu'il avait bien pu vouloir dire par là.

Je me rendais compte que toutes les filles que j'avais eues à mon bras étaient blondes, toutes sans exception, était-ce à cause du cliché qui existait sur la stupidité de ces filles que je ne choisissais plus qu'elles ou par contraste avec Bella ? M'insultant mentalement, je me convainquis que la première solution était la bonne, qu'il me fallait alors beaucoup moins d'efforts pour les mener en bateau. La preuve, c'était au moins la vingtième qui tombait dans le panneau en moins d'un mois. Je n'avais rien à faire, elles venaient toutes à moi comme des papillons de nuit attirés par la lumière. Elles finissaient brûlées quand je les rejetais et ne revenaient plus vers moi, enfin, avant qu'elles n'oublient ce que je leur avais fait et qu'elles reviennent au galop, semblant avoir perdu la mémoire.

Bien heureusement, je n'avais pas aperçu une seule fois Bella de la journée, j'avais même tout fait pour l'éviter. Jusqu'alors je faisais en sorte qu'elle voit avec qui j'étais mais je savais qu'aujourd'hui je n'en avais pas la force.

Je rentrais chez moi exténué alors que je n'avais rien fait de particulier et m'avachis sur mon canapé, voulant y rester pour le reste de ma vie. Tout était plus facile lorsque j'étais allongé là, sans personne pour me dire quoi faire, que ce soit ma conscience ou mes proches.

Je dus m'assoupir un instant puisque je fus réveillé brusquement par la porte d'entrée qui claquait.

Jasper entra dans le salon et je grognais lorsqu'il poussa mes jambes pour pouvoir s'asseoir sur le canapé.

« Qu'est-ce que tu fous là ? Grognais-je.

-Chui juste passé voir mon meilleur pote qui n'a pas l'air d'être dans les meilleures dispositions possibles.

-Mouais tu m'étonnes, Bella est venue ici hier… Dis-je de mauvaise humeur. »

Mon mal de crâne du matin n'était toujours pas parti et je ne pouvais m'empêcher de penser à toute la merde dans ma vie.

« Au moins c'est réglé, tu ne l'auras plus dans les pattes à partir de maintenant. T'es libre mec, elle ne viendra plus te voir pour essayer de te manipuler, tu pourras enfin redevenir comme avant, tout est bien qui finit bien ! Rigola-t-il. »

-Alice dit que c'est toi qui l'as faite venir ici.

-Bien sûr que c'est moi, qu'est-ce que je ne ferais pas pour aider mon meilleur pote !

-Pourquoi tu as fait ça ? Elle a failli penser qu'Alice et moi étions ensemble. Alice n'aurait jamais supporté de la perdre !

-Elle s'en remettra, elle nous a nous !

-Elle lui a tout révélé, elle lui a tout dit, elle sait qu'il n'y a rien de ce type entre nous.

-Merde ! Jura-t-il. Je pensais qu'elle voulait que personne ne sache ! Putain on va tout devoir recommencer de zéro !

-Pourquoi ?

-Putain tu te rends pas compte qu'à cause de ça elle va revenir encore et toujours et que toi tu vas retomber dans son piège ? Cette fille est dangereuse, Edward !

-Je sais Jasper, tu me l'as bien fait comprendre, je vois ce qu'elle est vraiment maintenant mais Alice, elle, est persuadée du contraire ! Lui révélais-je.

-Mec arrête, Alice ne voit pas clair, elle est exactement comme toi il y a un mois. Tu étais devenu une loque et obéissais aux moindres faits et gestes de cette fille alors qu'elle te manipulait complètement.

-Alice dit que je lui ai brisé le cœur.

-Edward, tu n'as rien brisé du tout, Bella n'était là que pour gagner du pouvoir, je te l'ai dit ! Je l'ai vue avec cet Alec, elle lui disait qu'elle l'aimait, qu'après t'avoir tout volé elle te jetterait comme elle a jeté tous les autres. »

Je soupirais lourdement et tentais de mettre mes idées au clair.

« Alice dit qu'elle n'a touché aucun autre homme depuis que je l'ai quittée. »

Il rigola et répliqua :

« Mec je peux t'assurer qu'elle en a vu plus d'un et même que je comprends comment elle a réussi à t'avoir aussi facilement : putain, sa langue est vraiment jouissive ! Gémit-il en me jetant une œillade complice.

-QUOI ? Hurlais-je. »

Avant même d'avoir conscience de le faire, mon poing rencontra le nez de Jasper et il tomba à terre. Il secoua la tête, sonné, et s'apprêta à dire quelque chose quand je le pris par le col et le relevais brusquement.

« Comment t'as pu la toucher, connard ? Hurlais-je aveuglé par la fureur.

-Ce n'était pas compliqué, elle n'est pas bien farouche je te rappelle. »

Je tentais de lui mettre un second coup mais il l'esquiva et profita de mon déséquilibre pour s'échapper de ma prise. Je repartis à l'assaut mais il contra mon poing qui se dirigeait rapidement vers son visage de sa paume et me tordit le poignet. Il profita de ma douleur pour, à son tour, me porter un coup au visage et me pousser loin de lui. Nous étions alors face à face, à égalité et nous tentions de rendre nos souffles moins erratiques qu'ils ne l'étaient. Enfin Jasper prit la parole :

« Comme ça on est quitte. Dit-il en se tenant le nez qui saignait. »

J'haletais bruyamment et essayais de me calmer. Je savais que de me battre avec mon meilleur ami n'était pas la bonne solution, surtout si c'était pour me faire casser le nez. Bella m'avait déjà bien assez abîmé comme ça.

« Mec regarde comment elle t'a envoûté, tu peux pas la laisser continuer.

-Pourquoi es-tu allé vers elle dans ce cas ? Tu n'as pas peur de finir aussi pitoyable que moi ? Soufflais-je en retombant faiblement sur le canapé.

-Je suis prévenu, moi, je sais à quoi m'attendre. J'ai juste fait ça pour te montrer qu'elle ne recule devant rien, qu'elle ne tient pas vraiment à toi. Sinon pourquoi aurait-elle couché avec ton meilleur ami, hein ?

-Putain mec je sais plus quoi faire… Me plaignis-je.

-T'es vraiment une tapette, regardes-toi en train de pleurnicher sur ton sort sans te sortir les doigts du cul. »

J'allais répliquer mais Alice arriva et se renfrogna à la vue de Jasper et de nos nez ensanglantés.

« Qu'est-ce que tu as encore foutu Whitlock ? Cracha-t-elle.

-Toujours aussi accueillante Brandon ! Dit-il avec un sourire charmeur.

-Avec toi oui ! Edward, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Dit-elle en se tournant vers moi. »

J'allais répondre mais Jasper me coupa.

« Je lui ai dit à quel point je te trouvais charmante et ton cher grand frère n'a pas eu l'air d'apprécier ! Rigola-t-il. Il m'a aussi avoué que tu ne pouvais plus me supporter, c'est vrai chérie ? Je suis un ange pourtant. Minauda-t-il en faisant la moue.

-Un ange démoniaque peut-être, répliqua-t-elle en le fusillant du regard. Je suis sûre que tu étais encore en train de lui monter la tête ! Pourquoi fais-tu ça ?

-Je veux juste que mon pote continue de profiter de la vie et pas qu'il la gâche avec quelqu'un qui ne le mérite pas !

-Bella le mérite, elle est tout simplement adorable, c'est lui qui ne la mérite pas, il n'a fait que jouer avec son cœur à cause de toi ! S'écria-t-elle.

-J'en ai marre ! Criais-je, las d'entendre sans arrêt les mêmes arguments. Continuez de vous disputer si ça vous chante mais ça sera sans moi !

Je me levai et filai à l'étage pour me soigner. Une fois fait, je me rendis dans ma chambre dont je fermais la porte pour étouffer les cris que j'entendais du rez-de-chaussée. Je m'étendis sur mon lit, la tête dans les oreillers et tentai de tout oublier.

PDV Alice

On regarda Edward partir sans un mot puis, dès qu'il sortit de notre champ de vision, je fusillais Jasper du regard alors que lui me regardait, fier de lui.

« Nom de dieu, pourquoi tu t'évertues à tout gâcher comme ça ? M'écriais-je.

-C'est pour son bien ! Répliqua-t-il.

-Je comprends pas, tu passes tout ton temps avec Bella en ce moment, tu la connais, tu sais très bien qu'elle n'est pas comme tu la décris, cette fille ne ferait pas de mal à une mouche ! »

Soudain la lumière se fit dans mon esprit :

« Tu l'aimes, tu es amoureux d'elle, c'est pour ça que tu as tout gâché entre elle et mon frère ! M'écriais-je sûre de ma trouvaille. »

Étonnement, il éclata de rire et se tordit même en deux pendant plusieurs minutes.

« Brandon, je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi peu crédible de toute ma vie! Je veux dire, bien sûr que Swan m'attire, qui ne le serait pas ? Mais pour tout te dire quelqu'un d'autre me plaît beaucoup plus… Dit-il en me jetant un regard équivoque. »

Je rougis, pas habituée à ce genre de remarque de la part du sexe masculin, mais me repris vite :

« Arrête de délirer Jasper, entre nous deux ça n'arrivera jamais et tu le sais très bien. Edward te tuerait pour avoir dit ça, tu as bien vu sa réaction de tout à l'heure, non ? À moins que ce ne soit pas le sujet de votre dispute justement…

-Tu as peut-être raison… Mais imagine à quel point ce serait excitant de se voir sous le nez de ton frère, le fait de devoir se cacher sans cesse toi et moi… Dit-il en me caressant la joue, une lueur excitée dans le regard. »

Je lui frappais fortement la main, pas envoûtée pour un sou, et répliquai :

« Garde tes fantasmes pour toi Whitlock, ils ne m'intéressent en aucun cas ! Tout ce que je veux savoir c'est pourquoi tu mets un point d'honneur à les faire se détester, hein ?

-Edward était en train de se perdre ! Répliqua-t-il brusquement. Il était en train d'oublier ce qu'il était réellement ! Je ne pouvais pas laisser ça se passer !

-Alors tu es allé lui dire des mensonges pour qu'il en vienne à détester Bella ?

-Qu'est-ce que ça peut bien faire ? Elle allait lui briser le cœur de toute façon ! Ça finit toujours comme ça ! Et puis si ce n'était pas le cas il aurait tout oublié, tout le monde, tout ce que j'ai fait pour lui, il allait m'oublier moi !

-Alors c'est ça… Murmurais-je. Tu as juste peur de perdre ton meilleur ami ? Dis-je surprise.

-Laisse tomber, tu peux pas comprendre, dit-il durement en se dirigeant vers la porte.

-Jasper attend ! »

Je le suivais mais il me claqua la porte au nez sans aucun égard.

« Putain de garçons de merde ! M'exclamais-je en faisant demi-tour et en envoyant les coussins sur le mur. Pourquoi est-ce qu'ils rendent tout toujours aussi compliqué ? »