Saluuuuuut! (Ouais je sais je mets toujours beaucoup trop de lettre dans mes salutations...)
Nouveau chapitre pile à l'heure, on reprend les bonnes habitudes et ça fait pas de mal! ^^
Ce qui va se passer dans ce chapitre était tout sauf prévu mais c'est sorti comme ça donc on va devoir faire avec! XD
Un grand merci à crazybells qui comme d'habitude à fait des miracles et elle qui a du mal à écrire en ce moment allez la soutenir sur The only easy day was yesteday qui vient juste de passer la barre des 500 reviews! Félicitation mon chacorne tu le mérites! ^^
Réponse aux reviews anonyme :
Laau : Hey! Déjà un grand merci pour ta review, ça fait toujours très plaisir!^^
Je comprends tout à fait ton point de vue, les discours de sourds, les décisions incompréhensibles et les actes totalement inutiles des personnages sont en même temps voulu et pas voulu. C'est compliqué à expliquer mais mes personnages ont vraiment leur petits univers et dès que quelque chose est chamboulé dans celui-ci ils ne contrôlent plus rien, ils sont pour la plupart complètement perdu ce qui rend leurs idées et leurs actes irréfléchis et complètement bêtes. Chacun veut faire ce que lui veut sans écouter les autres ce qui mène à rien. Ce chapitre va être le déclencheur de la suite et j'espère que les prochains te sembleront plus intéressant.
Ton petit couple tu vas pouvoir en avoir un aperçu dans ce chapitre, oups spoiler...
Haha la partie d'Halloween et moi aussi ma préférée et pour ta théorie sache que tu n'est pas la seule à être sur cette piste là... Reste plus qu'à savoir si c'est la bonne ou pas... ^^
Merci beaucoup, autant de soutient ça fait chaud au cœur! À très bientôt!
Bye!
Chapitre 19 : PDV Jasper
Furieux, je claquais la porte d'entrée au nez d'Alice, ce qui coupa court à tout argument de sa part. Je me dirigeai rapidement vers ma voiture garée en plein milieu de l'allée, m'installai au poste de conduite et démarrai en trombe, ce qui fit voler les gravillons derrière moi. Je sortis de la propriété, traversai le plus vite possible la banlieue résidentielle et m'élançai à toute vitesse sur la nationale puis sur l'autoroute.
La vitesse me calmait, alors, je parcourus une longue distance en très peu de temps. Lorsque le soleil commença à disparaître derrière la ligne d'horizon, je me contrains à faire demi-tour et à rentrer à Chicago. Je redécouvrais à peine la civilisation après plusieurs heures à parcourir des contrées désertes de toute présence humaine, quand mon téléphone bipa, signe que j'avais reçu un nouveau message. Toujours en train de survoler les rues au volant de mon bolide à vitesse élevée, je l'ouvris, faisant fi du code de la route :
Je sais ce que tu ressens, ça fait mal, hein ? Ne pas être apprécié à sa juste valeur…
Le numéro m'était inconnu mais j'y répondis quand même, surpris de voir que quelqu'un connaissait ma situation et se permettait même de la juger :
Qui es-tu ? De quoi parles-tu ?
J'envoyais ce message et continuais ma route en jetant de fréquents coups d'œil à mon portable. Mon mystérieux interlocuteur finit par m'adresser un second message mais, au lieu de répondre à mes questions, m'envoya une simple adresse.
Pesant le pour et le contre, je finis par me décider et tournai au dernier moment vers ma gauche ce qui me valut de nombreux coups de klaxons mécontents.
Je les ignorais et accélérais vers l'inconnu.
OooOooOooOooOooOooOooOooOoo
PDV Bella
La semaine des partiels venait juste de se terminer. On était vendredi soir et pour la première fois depuis de nombreuses semaines, je me retrouvais seule chez moi. Angela n'était pas là, je la voyais à peine et elle avait depuis longtemps cessé de me supplier de l'amener à des soirées cotées, je me disais qu'elle avait finalement réussi à en trouver d'autres où elle se rendait seule.
Malgré la fatigue due aux examens, je ne pouvais supporter de rester seule sans sortir. Mes concours s'étaient bien passés, je ne savais pas si j'allais les avoir mais j'avais fait mon maximum, les dés étaient jetés. Je ne pouvais plus rien faire pour changer les choses donc je n'avais plus qu'à fêter le début des vacances dignement.
Enfin si j'en avais l'occasion… Alec ne me parlait plus depuis notre dispute et, malgré mes piètres tentatives pour le faire revenir vers moi, il ne voulait plus me voir. J'avais fini par abandonner malgré le mal que ça me faisait : je ne pouvais concevoir que notre amitié soit finie à cause d'une si petite broutille.
Jasper également ne répondait pas à mes appels, j'avais hésité à l'appeler, au départ. Je n'avais pas voulu le joindre après mes explications avec Alice, je ne comprenais pas pourquoi il m'avait envoyée chez Edward alors qu'il n'y était même pas mais j'avais bel et bien fini par le contacter pas assez revancharde pour me contraindre à passer la soirée seule, mais celui-ci n'avait pas daigné répondre.
J'aurais pu aller à une soirée seule mais je ne savais même pas où aller et comment agir sans la présence rassurante de Jasper près de moi. Je me rendais compte que, malgré moi, elle était devenue indispensable et que mes sorties ne reposaient quasiment plus que sur lui.
Quasiment… Pas totalement !
Je n'avais qu'à appeler Alice ! On pourrait sortir ou rester chez elle… Bien que, si j'y pensais bien, rester chez elle ne me plaisait pas trop, il pourrait être là et voir son sourire arrogant ne me tentait pas.
Je n'avais pas envie de me prendre la tête ce soir-là et le voir me ferait instantanément rager. Il avait toujours cet effet-là sur moi. Dès qu'il entrait dans mon champ de vision, une foule de sentiments se déchaînait en moi et mes réactions étaient plus qu'imprévisibles.
J'appelai Alice en prévoyant de lui proposer de sortir mais celle-ci ne répondit pas, j'essayai une nouvelle fois mais sans plus de résultat.
Je pesais le pour et le contre et, après de nombreuse minutes de tergiversation, je me décidais enfin à aller la voir chez elle, peu importe le fait qu'Edward y soit aussi.
Si j'y réfléchissais bien, il n'y avait que très peu de chance pour que je l'y croise. Il devait sûrement être à une fête ou, au pire, dans le lit d'une autre blonde, c'était toujours des blondes, des blondes magnifiques, qui s'affichaient sans arrêt à son bras.
Oui, voilà, il ne sera pas chez lui, ça me facilitait grandement les choses !
Sûre de moi, je sortis de ma chambre après avoir enfilé une tenue simple mais qui ferait l'affaire, quoi que nous fassions avec Alice.
Je chopais le dernier bus de la journée de justesse et celui-ci me conduisit jusqu'à l'entrée de la banlieue la plus riche de tout Chicago.
Contrainte de finir le chemin à pied, je pestais contre le fait de ne pas encore avoir de voiture. Mes parents n'avaient jamais eu assez pour m'en offrir une et, bien que je travaillais trois jours par semaine, le modique salaire que je recevais en échange de mes bons et loyaux services ne suffirait pas à m'en acheter une. J'avais, comme la plupart des étudiants, du mal à finir mes fins de mois donc celle-ci n'arriverait pas de si tôt.
Suite à plusieurs minutes de marche, je me trouvais enfin devant le grand portail en fer forgé qui protégeait la résidence.
J'enclenchais la poignée et me faufilais à l'intérieur, heureuse que le portail ne soit pas fermé, signe que quelqu'un était à l'intérieur.
Je traversai l'allée centrale et sautai deux à deux les marches menant au porche. J'hésitai une fraction de seconde avant de frapper mais me convainquis que ce ne pouvait être qu'Alice qui me répondrait, il ne devait même pas être là…
Je frappais deux coups distincts et attendis plus d'une minute avant de retenter ma chance.
J'allais frapper une troisième fois lorsque la porte s'ouvrit.
Sur Edward…
Le destin m'en voulait clairement, quelle chance j'avais de tomber sur lui un vendredi soir, celui où tout le monde fêtait le début des vacances de Noël qui plus est !
Je ne dis rien pendant quelques secondes alors qu'il me regardait étonné, un sourcil relevé, attendant clairement que je lui explique ma présence ici.
« Heu… Je suis venue voir Alice, dis-je de but en blanc.
-Elle n'est pas là, me répondit-il sans plus de précision. »
Sur ce, il claqua la porte, me laissant seule sous le porche alors que la nuit tombait et que la température baissait de minute en minute.
Mécontente, je tambourinais contre le bois jusqu'à ce qu'Edward daigne une nouvelle fois m'ouvrir.
« Tu veux quoi ? Me demanda-t-il d'une voix ennuyée, visiblement contrarié de me voir.
-Où est Alice ? Demandais-je en prenant sur moi.
-Pas ici, dit-il concis. »
Une nouvelle fois, il tenta de fermer la porte mais, bêtement, je mis ma main entre la porte et son cadran. Heureusement Edward s'arrêta avant de me déchiqueter les doigts. Il souffla fortement et lança :
« La technique c'est de mettre ton pied pour caler la porte, pas ta main ! Retiens-le, la prochaine fois je ne serais pas aussi prévoyant ! »
Il se retourna et partit à l'intérieur, visiblement las de jouer à ce petit jeu avec moi.
Timidement, je le suivais et répliquais maladroitement :
« De toute façon ça n'aurait rien changé vu les chaussures que je porte ! »
Je désignais mes fines chaussures à talons qui n'auraient en aucun cas protégé mon pauvre petit pied de la porte si je l'avais mis en travers.
Edward ne jeta qu'un bref coup d'œil à mes pieds avant de continuer son chemin vers le frigo où il se servit un verre d'eau. Évidemment, il ne m'en proposa même pas.
Me souvenant pourquoi j'étais venue ici et pourquoi j'avais bien failli perdre un membre, je lui demandais une nouvelle fois :
« Où est Alice ?
-Pas ici-
-Oui je sais qu'elle n'est pas là ! Le coupais-je, sur les nerfs. »
Je soufflais un bon coup et repris patiemment :
« Aurais-tu l'amabilité de me dire où peut bien se trouver Alice, vu que visiblement elle ne se trouve pas ici ?
-Ses épreuves fissent tard et elle va sûrement rester un peu plus longtemps pour discuter avec les élèves de son cours pour avoir les premières impressions de chacun… Murmura-t-il à contre cœur.
-Très bien… Murmurais-je à mon tour. »
Je restais plantée maladroitement au milieu de la pièce, ne sachant quoi faire. D'un côté je n'avais aucun moyen de rentrer chez moi autre qu'à pied et je ne supporterais pas de marcher dans ce froid avec un simple trench coat comme protection et avec des talons aux pieds. D'un autre, je ne me sentais pas non plus de rester plantée au milieu de la pièce pour attendre Alice alors qu'Edward ne supportait que très mal ma présence. Comme je supportais très mal la sienne, bien entendu.
Les minutes s'écoulaient avec une lenteur interminable alors que ni Edward ni moi n'esquissions un geste ou un mot.
Alors, je commençais à regarder autour de moi, meilleure occupation que je trouvais à ce moment-là dans le silence pesant.
Très vite je regrettais : je tombai d'abord sur le canapé à ma droite qui, indéniablement, me rappela le matin que j'avais passé dessus, collée contre Edward ou à me chamailler avec lui. Cette image me serra le cœur, je n'en revenais toujours pas, tous ces moments s'étaient déroulés quelques semaines seulement avant que tout ne s'effondre en une faction de seconde.
Je sentis ma nostalgie remonter insidieusement et me décidai de chasser ces dangereuses pensées en regardant autre part.
Encore une fois raté ! Alors que je me tournai un peu plus, je vis l'escalier qui menait à l'étage, rappel du plaisir que j'y avais prit. Me détournant une nouvelle fois, je tombai sur l'îlot central autour duquel nous nous étions affrontés puis consumés avant qu'une odeur de brûlé ne nous sorte de notre frénésie. Pire, Edward lui même y était attablé, de profil, et faisait tourner l'eau dans son verre, le fixant comme si c'était la chose la plus intéressante au monde.
Finalement mon regard se porta sur la grande baie vitrée qui donnait sur la piscine ainsi que sur le lac Michigan. Je n'y avais prêté que trop peu d'attention lors de mes précédentes visites, trop obnubilée par le propriétaire de cette merveilleuse villa pour profiter réellement de la vue.
Je me rapprochais de la baie et fus époustouflée par la beauté du paysage qui se teintait de rouge, de rose et d'orange.
L'eau transparente de la piscine à débordement créait un léger bruit qui rendait la vue, si c'est possible, encore plus mystique. On pouvait voir au loin le lac paré de mille et une couleurs, surmonté des ombres des montagnes sur le rivage voisin. La vue était à couper le souffle et je restais un long moment à l'admirer, totalement inconsciente de ce qu'il se trouvait autour de moi.
C'est pourquoi je n'entendis pas Edward s'approcher. Lorsqu'il posa sa main sur mon épaule, mon souffle se coupa, cette fois, pour de vrai. J'éprouvais beaucoup de mal à détacher mon regard de l'horizon, je me retournai donc vers lui comme au ralenti.
La pièce était quasiment plongée dans le noir, aucune lumière n'était allumée. Je ne pouvais voir aucun détail du visage d'Edward, juste sentir son souffle heurter le mien.
La main sur mon épaule se déplaça jusqu'à ma joue sans que je ne fasse rien pour l'arrêter, encore sous l'émotion que le paysage et le soleil couchant avaient provoquée en moi.
La main d'Edward, aussi légère et douce qu'une plume, caressa ma joue longuement alors que je restais figée sur place, mon souffle qui se faisait plus erratique, rencontrait le sien, alors que sa bouche se rapprochait de la mienne.
À ce moment-là, j'avais tout oublié, jusqu'à mon nom. J'avais oublié le bien et le mal que cet homme m'avait fait, j'avais oublié les jours passés à pleurer et les semaines à errer avec pour seul but de me reconstruire et de l'oublier. Tout ce que je savais c'est que je voulais que sa main reste sur ma joue et que sa bouche rejoigne la mienne devant cette vue d'exception, devant ce paysage magique.
Mon vœu se réalisa avant même que je n'eus le temps de le formuler.
Ses lèvres effleurèrent les miennes une première fois et après une dernière hésitation, une dernière chance de faire demi tour, de tout arrêter avant que ce ne soit trop tard, elles se lièrent aux miennes de la plus merveilleuse des façons.
Ce baiser était lent, doux, sublime. Hors du temps et de l'espace. Plus rien ne comptait à part sa main sur ma joue, ses lèvres qui bougeaient contre les miennes et finalement son corps, qu'il plaqua contre le mien, finit par sceller notre accord muet. Tout était oublié pour quelques secondes seulement.
Quelques secondes qui se transformèrent en quelques minutes et, qui sait, peut-être quelques heures…
Malgré l'absence de souffle, nos bouches ne restaient jamais bien longtemps loin l'une de l'autre alors que nos mains parcouraient le corps de notre partenaire, ne lui laissant aucune chance de s'échapper bien que nous n'en avions aucune envie.
J'étais sur la pointe des pieds, mes mains empoignant ses cheveux pour garder sa bouche collée à la mienne, les siennes caressaient mon dos et mes cheveux, lorsqu'un petit couinement retentit dans la pièce où les seuls sons audibles jusqu'alors étaient ceux de nos souffles se heurtant.
Notre baiser prit fin sous la surprise et nous nous retrouvâmes à un mètre l'un de l'autre en une fraction de seconde, retrouvant instantanément la mémoire.
La magie s'était brisée.
Devant nous se trouvait une Alice armée d'un immense sourire qui nous criait « je vous l'avais bien dit ! »
Edward passa devant elle sans rien dire et sortit par une porte que je n'avais jamais empruntée.
Je reportais mon regard vers Alice qui sautillait.
« Hiiiiiiiiii j'y crois pas ! C'est trop bien ! Cria-t-elle.
-Alice, Alice, Alice stop ! Murmurais-je : je ne voulais pas qu'Edward nous entende. Alice je sais pas ce que tu as bien cru voir mais ce-c'était absolument rien.
-Ce que j'ai cru voir ? Demanda-t-elle choquée. Bella tu me prends pour qui ? Edward et toi étiez en pleine séance de je ne sais quoi mais vous étiez bel et bien en train de faire quelque chose, je ne suis pas aveugle, je te rappelle !
-C'était rien, juste… Juste un moment d'égarement ! On n'était pas dans notre état normal, J'étais pas dans mon état normal, me repris-je.
-Edward t'aurait-il droguée ? Me demanda-t-elle.
-Quoi ? Non bien sûr que non, qu'est-ce que tu racontes Alice ? Déniai-je automatiquement.
-Alors voilà ! Tu étais en pleine possession de tes moyens !
-Non, non !C'est-c'est cette maison, ok ? C'est cette maison qui me rappelle des choses et cette vue qui m'a troublée, sans ça rien ne serait jamais arrivé. »
Alice soupira lourdement.
« Je me demande quand est-ce que vous ouvrirez un bonne fois pour toutes les yeux…
-Ils le sont Alice et c'est comme ça que doivent être les choses… Dis-je en me frottant nerveusement les épaules. Je-Ça te dit qu'on reste ici et qu'on se regarde un bon film ? Demandais-je en me souvenant de la raison de ma venue ici.
-Bien, montons dans ma chambre, dit-elle en renonçant à continuer sur cette pente glissante. »
La soirée se passa bien, même si je ne pouvais m'empêcher de repenser au baiser échangé avec Edward. Je ne comprenais pas comment ça avait pu se passer, comment j'avais pu laisser ça se passer. Je finis par me dire que les souvenirs que cette maison contenait et l'émotion que m'avait provoquée ce coucher de soleil avaient été trop pour moi, que ce moment avait été un simple moment de faiblesse qui ne se reproduirait plus jamais.
Alice ne reparla pas de ce qu'elle avait vu, malgré l'évidente envie qu'elle avait de le faire. Elle me regardait de temps en temps en souriant et au moment de me coucher me murmura un « fait de beaux rêves » plus qu'équivoque. Je n'avais pas répondu.
Le souhait qu'elle fit pour moi pourtant ne se réalisa pas, en effet le sommeil m'échappait et c'est après de longues heures de tergiversation que je me décidais à descendre.
Le soleil n'était pas encore levé mais ça ne saurait tarder, la noirceur de la nuit s'était déjà éclipsée.
La maison était silencieuse et je décidai de l'explorer en commençant par l'étage.
J'y trouvais deux chambres d'ami ainsi qu'une salle faisant office de deuxième salon, de salle de jeux et de bibliothèque. Deux murs entiers étaient recouverts d'étagères remplies à ras bord de livres, le troisième abritait un écran plasma sous lequel étaient juchées de multiples consoles de jeu et le quatrième n'en était pas vraiment un. En effet, une immense baie vitrée, encore une fois, donnait sur un balcon terrasse qui faisait tout le tour de la maison.
Je sortis de la pièce et m'avançai vers la dernière que comprenait l'étage. C'était sa chambre, je n'avais pas prévu d'y entrer mais le fait que la porte soit entrouverte m'intrigua. Je poussais le battant de la porte doucement pour découvrir à nouveau les lieux. Rien n'avait changé à part les draps. Cette similitude m'envoya des centaines de flashs de notre nuit torride. Je claquais la porte brusquement en fermant les yeux.
Ça faisait mal…
Je restais plusieurs minutes au milieu du couloir à me reprendre, je ne m'étais pas rendue compte avant ce jour à quel point cet homme m'avait marquée, m'avait détruite. Je gardais la tête haute la plupart du temps mais cette façade n'était due qu'à mon envie de rester forte, j'avais été forte toute ma vie, pourquoi arrêter en cet instant ? Je devais continuer de vivre, plus en rejetant cette douleur mais en l'acceptant et en vivant avec elle chaque jour.
C'est ainsi que je réussis à descendre dignement les escaliers et à continuer mon exploration de la maison.
La porte par laquelle était sorti Edward donnait sur un autre couloir où je découvris une nouvelle chambre, une salle de bain, ainsi qu'un escalier menant sans doute au garage.
La porte du fond, elle, menait à une salle de sport où je découvris Edward endormi sur un canapé.
Il était magnifique, c'était indéniable, je laissais mon esprit affaibli par les récents événements se nourrir de son image angélique alors que je me demandais comment allait se passer la suite. Je n'en avais aucune idée : je n'avais aucune idée de ce que je voulais, de ce qui était bon pour moi.
Le visage dépourvu de toutes mimiques haineuses qu'il me dédiait ces temps-ci, Edward était encore plus beau, encore plus envoûtant, si ce n'est possible. Son t-shirt à terre me laissait une vision de son torse totalement libre. Vision tout aussi belle que les premières fois où je l'avais vu.
Je restais encore quelques minutes à l'observer puis partis.
PDV Edward
La journée avait pourtant bien commencé, c'était le dernier examen que j'aurais à passer pour le semestre et ce soir-là commenceraient les vacances de Noël, synonyme de détente et de fêtes. Je n'avais pas croisé Bella une seule fois de la semaine en plus de ça. Rien ne prévoyait l'ouragan dévastateur qui allait arriver.
La journée était terminée et j'attendais Alice pour connaître ses premières impressions, elle appréhendait beaucoup ses partiels et malgré le fait que j'étais sûr qu'elle les avait réussis je voulais en avoir le cœur net.
Une fois de plus je m'endormis sur le canapé et des coups à la porte me réveillèrent. Je ne savais absolument pas qui ça pouvait être : Alice avait les clés et même si ce n'était pas le cas, elle savait bien que je ne fermais jamais la porte lorsqu'il y avait quelqu'un à l'intérieur, tout comme Jasper.
L'inconnu toqua une nouvelle fois et je me décidais à aller ouvrir.
Pour découvrir Bella perchée sur des talons et vêtue d'un trench coat couleur crème qui la mettait admirablement bien en valeur.
Elle me posa une question à laquelle je répondis mécaniquement et refermais la porte, trop étourdi pour savoir quoi faire d'autre.
Qu'est-ce qu'elle foutait là ?
Je n'en savais absolument rien mais sa venue était anormale, que cherchait-elle à faire ? Est-ce que, comme Jasper me le répétait si souvent, elle ne cherchait qu'à me reconquérir pour mon argent, pour mon statut, pour me dépouiller de tout ce que je possédais ?
Elle frappa une nouvelle de toutes ses forces et je lui ré-ouvris, la redécouvrant encore plus belle que la première fois, je l'avais énervée et ça la rendait encore plus désirable.
« Tu veux quoi ? Demandais-je d'une voix plus dure que prévue.
-Alice est où ? Demanda-t-elle en contenant sa colère.
-Pas ici. »
Simple, bref, concis, c'était la meilleure chose à dire et à faire, maintenant elle allait pouvoir repartir et n'aurait plus aucune raison de répandre son aura toxique. Je refermais une nouvelle fois la porte mais au dernier moment je vis des petits doigts se glisser dans l'embrasure, sur le point de se faire écraser. Je stoppai mon mouvement et m'énervai :
« La technique c'est de mettre ton pied pour caler la porte, pas la main ! Retiens-le, la prochaine fois je ne serais pas aussi prévoyant ! »
Sur ce, je fis demi tour et rentrai dans le salon avec pour seule envie de ne plus voir son petit regard tantôt en colère, tantôt timide.
Elle me suivit, se justifia en parlant de je ne sais quel problème avec ses chaussures, le seul problème que j'y voyais était qu'elles lui faisaient des jambes beaucoup trop belles et que ce n'était pas humain d'incarner autant la perfection.
Je me servis un verre d'eau pour me rafraîchir les idées alors qu'elle me relançait sur le sujet Alice, elle s'énerva une nouvelle fois et, alors que je pensais qu'elle allait enfin finir par partir, elle resta plantée au beau milieu du salon.
Quelle torture c'était de rester assit là à rien faire alors qu'elle était dans la même pièce que moi, tout était beaucoup plus simple lorsqu'elle m'insultait ou que nous étions en présence d'autres personnes, alors j'arrivais à voir son vrai visage. Ici, seul avec elle, dans la maison ou s'était passée notre courte mais intense histoire, j'avais beaucoup de mal à le percevoir.
Perdu dans mes pensées, je ne la vis pas se diriger vers la baie vitrée et ce n'est que bien plus tard que j'aperçus la vision de la perfection.
Une déesse devant un paysage céleste.
Toute pensée disparut de mon cerveau, rien ne comptait à part elle, elle m'avait envoûté comme jamais encore elle ne l'avait fait. Mes membres s'engourdirent et, sans aucune prémédication de ma part, mon corps se leva et se rapprocha du sien. Bientôt ce fut ma main qui bougea pour aller se poser sur son épaule de sorte à la faire pivoter.
Elle quitta des yeux la vue inoubliable pour se tourner vers moi.
Son souffle se heurta au mien et sans que je ne sache vraiment qui fit le premier pas, nos lèvres s'unirent d'abord timidement puis plus franchement dans un second temps.
Hors du temps et de l'espace plus rien ne comptait pour moi à part sa bouche contre la mienne et son corps qui vint se lover contre moi.
Plus rien ne comptait à présent, tout était oublié et je souhaitais que ça reste comme cela indéfiniment.
Ce moment était parfait.
Il fut trop vite interrompu à mon goût. Alors que plus rien n'existait autour de moi, j'aperçus Alice et tout se brisa.
Je me souvins de qui était dans mes bras et en une fraction de seconde je m'éloignais d'elle.
J'aperçus le choc et le dégoût dans son regard qui devait étrangement faire miroir au mien.
Alors sans plus de parole, je quittais la pièce pour aller me réfugier dans ma salle de sport.
Je me défoulais et évacuais le trop plein de sentiments, de frustration et d'énergie jusqu'à plus souffle avant de m'effondrer de fatigue et de douleurs sur un canapé.
Ma nuit fut peuplée de nuances de couleurs voyageant dans les airs alors que des lèvres se posaient sur les miennes, aussi douces que les ailes d'un papillon.
Je me réveillais alors que le soleil filtrait à peine par la baie vitrée devant moi et je décidais de me lever le plus rapidement possible afin de sortir pour de bon de ces dangereux rêves.
Je me rendis dans le salon toujours aussi désert et je me shootais une fois de plus au café, ce qui ferait, je l'espérais, disparaître l'écrasante fatigue dont j'étais victime.
Alice se leva une bonne heure plus tard alors que je n'avais encore vu aucune trace de la présence de Bella dans la maison.
« Alors vous vous retrouvez en cachette les amoureux ? Tu sais grand frère vous n'avez pas besoin de vous cacher, après votre petit manège d'hier soir je sais déjà tout !
-Arrête de raconter des conneries dès le matin Alice, Bella et moi ne nous sommes pas retrouvés cette nuit, elle est juste en train de profiter de ton hospitalité en dormant jusqu'à pas d'heure.
-Bella n'est pas en haut Edward… Murmura Alice, le regard dans le vide. »
PDV Bella
Embarquée dans un train à destination de Seattle, je regardais le paysage défiler alors que les premiers rayons de soleil venaient caresser ma peau.
J'étais partie, et c'était la meilleure chose à faire.
Alors vous en avez pensé quoi?
Dites moi tout! ^^
