Heyyyy!
Chapitre assez court aujourd'hui je m'en excuse, surtout qu'il ne me plait pas vraiment... Je vous laisse juger cela avec la suite! ;-)
Un grand merci à crazybells qui a fait des merveilles et qui m'a corrigé ça en un temps record, franchement je lui en fait voir de toutes les couleurs donc allez la soutenir, elle en a besoin! XD
Réponses aux reviews anonymes :
emma : Pas si dur que ça puisque mon délai d'attente est de deux semaines haha! ;-) Désolée mais je ne peux franchement pas faire mieux, je suis toujours assez juste dans les délais et les raccourcir serait renoncer à mes neuf heures de sommeil ce qui est vraiment inenvisageable pour moi! ^^ (oui dormir c'est la vie). Je suis contente que mon histoire te plaise, merci pour ta review! ^^
Guest : Hé ouais dur dur la vie! ^^
nina : C'est exactement ça, prions pour que ça marche! ;-) Tu vas très vite avoir la réponse à ta question dans ce chapitre même! Merci à toi!^^
Chapitre 20 : PDV Bella
« Joyeux Noël, ma chérie ! S'exclama ma mère en me prenant fermement dans ses bras. Je suis si contente de te revoir, j'ai tellement de trucs à te raconter ! Tu savais que…
-Joyeux Noël, maman… Murmurais-je alors qu'elle continuait son discours que je savais sans fin en nous entraînant, son nouveau petit ami à qui je n'avais même pas eu le temps de dire bonjour, et moi dans la maison de mon père. »
C'était bizarre de la voir circuler aussi naturellement dans ces pièces alors que ça faisait bientôt dix-sept ans qu'elle n'y avait plus mis les pieds.
Mes parents s'étaient séparés alors que je n'étais encore qu'un tout petit bébé d'à peine un an et ma mère m'avait emmenée dans un autre État, sans laisser le choix à mon père. Ce n'est que bien des années plus tard que j'avais décidé de le revoir et d'habiter avec lui : les excentricités de ma mère et ses deux cents quarante-trois amants me pesaient trop pour que je supporte d'habiter H24 avec elle. Mais la vie chez mon père n'était pas celle dont j'avais rêvée non plus.
Six mois plus tôt, j'avais été plus qu'heureuse de quitter cette vie-là, partagée entre les responsabilités que je n'avais pas à prendre à mon âge et les comportements tout sauf responsables de mes deux parents mais je me rendais compte à ce moment-là qu'ils m'avaient manqué.
Après avoir passé six mois à jongler avec de nouvelles responsabilités dont je ne voulais toujours pas, et des relations sociales pas toujours facile à gérer, j'étais heureuse de retrouver mes parents. Bien qu'ils soient loin d'être parfaits, ils étaient eux et simplement eux, ils ne se cachaient pas sous une tonne de mensonges et, même s'ils avaient du mal à me le montrer, je savais qu'ils m'aimaient et que ça ne pourrait jamais changer.
Ils m'aimaient au point de se revoir pour la première fois depuis dix-sept ans.
J'étais arrivée chez mon père quatre jours plus tôt, au milieu de la nuit, après avoir passé presque deux longs jours dans divers trains.
Sa surprise avait été totale : je n'étais pas censée rentrer pour les vacances de Noël et, encore quelques semaines auparavant, je pensais à la meilleure excuse possible pour ne pas rentrer en fin d'année.
Malgré ça, il m'avait accueillie chaleureusement et m'avait monté dans ma chambre pour me border comme jamais avant il ne l'avait fait. La douleur sur mon visage avait dû être bien visible…
Mon humeur, bien que meilleure qu'à mon arrivée, ne s'étant pas améliorée au fil des jours, Charlie, sans que je ne m'y attende, avait fait l'impensable : il avait invité ma mère et son copain du moment à venir passer Noël chez lui, dans le minuscule village tout décrépi qu'était Forks.
Il pensait que de la revoir me ferait du bien et, parce qu'il était bien trop renfermé pour me le demander lui-même, qu'elle me ferait raconter ce qu'il s'était passé pour que je revienne si vite et si détruite.
C'est pourquoi, en ce matin du 25 décembre, je me retrouvais dans le salon de mon père, assise sur le canapé rabougri entre ma mère et son chéri, à fixer le mur devant moi alors que ma mère piaillait sous l'oreille attentive de mon père assit dans son fauteuil fétiche.
Sans aucune gène, celle-ci évoquait les divers voyages qu'elle avait effectués récemment, en Russie, en France et en Thaïlande si je me souvenais bien. Bien sûr ces voyages avaient tous été faits avec un partenaire différent. Phil, lui, était le dernier en lice et ne l'avait, si j'avais bien compris, encore jamais emmenée nulle part mais un voyage à l'Île Maurice était déjà programmé pour la suite.
Ce fameux nouveau « papa » n'avait pas encore une seule fois ouvert la bouche et préférait m'imiter en admirant lui aussi la superbe peinture d'un blanc taché face à nous. Même s'il l'avait voulu, il n'aurait pu en placer une. Renée lui demandait souvent son avis mais, trop pressée de reprendre la parole, ne lui laissait même pas le temps d'ouvrir la bouche.
Cette situation qui nous ennuyait, Phil et moi, n'avait pas du tout le même effet sur Charlie. Je me doutais qu'il était resté profondément amoureux de ma mère toutes ces années et ça se voyait à son comportement. Il essayait tant bien que mal de suivre la conversation sans queue ni tête de ma mère et tentait même de réagir, ce qui contrastait beaucoup avec son attitude renfermée habituelle.
L'émerveillement qu'il avait en voyant ma mère se teintait parfois de colère sans que je ne puisse comprendre pourquoi. Même si Phil n'avait pas l'air d'être l'homme qui tiendrait ma mère en place, je ne pensais pas que Charlie, malgré ses sentiments, veuille vraiment recommencer une histoire avec son ex femme.
La soirée se passa plutôt bien, le repas se prit dans une bonne humeur relative, les histoires de Renée rythmant la soirée.
Malgré la bonne humeur ambiante, je n'arrivais pas à en profiter. Avoir mes deux parents avec moi à Noël, pour la première fois de ma vie, était un vrai cadeau mais mon humeur restait maussade quoi que je fasse. Le sentiment d'avoir échoué y était sûrement pour quelque chose.
Après le dessert, on se réunit tous au salon pour attendre minuit, heure de l'ouverture des cadeaux.
Souhaitant rester seule quelques minutes, je me levai et allai dehors, sous le porche et me mis à observer la neige tomber en gros flocons sur le sol.
Il avait commencé à neiger ce matin-là, redonnant aux rues éclairées l'ambiance de Noël que j'avais connue ces quatre dernières années. Forks était réputée pour son mauvais temps mais ses rues enneigées et ses grands sapins décorés de lumières multicolores valaient le coup qu'on s'y attarde.
Alors que je commençais à penser à aller chercher mon manteau à l'intérieur, j'entendis quelqu'un sortir à son tour et me le poser sur les épaules.
« Merci. Dis-je doucement. »
Renée, puisque c'était elle, s'assit près de moi et, fait très rare, ne parla pas pendant un moment et se contenta simplement de regarder dans le vide.
Ceci étant, très rapidement, elle n'y tient plus et asséna :
« Comment il s'appelle ?
-Qui donc ? Fis-je mine de ne pas comprendre.
-Celui que tu fuis.
-Je ne fuis personne, j'avais juste envie de rentrer à la maison.
-À d'autres ma chérie. Tu sais ton père et moi ne sommes pas dupes, nous avons très vite remarqué que tu ne te plaisais avec aucun d'entre nous.
-Je me rends compte maintenant que j'avais tort. Vivre avec vous était loin d'être un calvaire.
-Peut-être… Acquiesça-t-elle. Et qui t'a donc fait changer d'avis si vite ? Demanda-t-elle une nouvelle fois.
-Tout le monde, les gens, leurs faux-semblants, leurs statuts si cher à leurs yeux. Ces gens-là ne sont pas normaux, ils vivent dans un monde parallèle et s'empêchent d'être heureux.
-Hum et pas quelqu'un en particulier ? Insista-t-elle. »
Je restais silencieuse, ne voulant pas m'étendre sur ce sujet et je fus surprise lorsque ma mère reprit la parole. Son habitude était de parler pour n'évoquer que sa personne, pas pour aider les autres.
« Tu sais ma chérie, il y a très longtemps je suis tombée amoureuse d'un homme. Il était gentil, très gentil et m'aimait vraiment. On a eu un beau petit bébé ensemble, j'étais heureuse avec mon enfant et cet homme mais j'avais besoin de plus, il avait sa petit vie bien rangée et moi je n'avais que lui et mon bébé. J'avais envie d'être libre, de faire ce qu'il me chantait et avec lui je ne pouvais pas, je ne pouvais pas lui dire que j'avais envie de faire telle ou telle chose, de lui demander de tout quitter pour moi, alors c'est moi qui l'ai quitté pour enfin accomplir mes rêves. J'étais amoureuse mais ça m'empêchait d'avancer…
-Tu me dis que le plus simple serait de tout quitter ?
-Le plus simple oui, le plus intelligent non. Aujourd'hui je me rends compte que j'ai pu vivre ce que j'avais envie de vivre et que, même si c'est peu, ça m'a rendue heureuse. Ça m'a rendue heureuse pour un temps… Aujourd'hui j'ai presque quarante ans… Oui ma chérie je le dis haut et fort ! S'exclama-t-elle lorsqu'elle vit la surprise sur mon visage à l'annonce de son âge. »
Elle avait toujours fait en sorte de se rajeunir d'au moins cinq ans à chaque fois qu'on le lui demandait.
« Mais aujourd'hui je sens qu'il me manque quelque chose, reprit-elle. J'ai conscience que je ne me suis pas bien occupée de toi, Bella, et j'en suis vraiment désolée, j'aurais vraiment aimé rencontrer ton père plus tard. Peut-être qu'à ce moment-là ça aurait pu marcher avec lui. Aujourd'hui je ressens le besoin de me poser après avoir papillonné pendant des années. Mon envie de liberté est toujours là, mais l'envie de rester tranquillement chez moi avec mon mari aussi…
-Tu comptes te remettre avec Charlie ? Demandais-je sottement.
-Bella… Dit-elle en me caressant la joue doucement. Je peux comprendre que c'est ce que tu souhaites mais ton père et moi c'est fini depuis des années et la flamme s'est éteinte depuis longtemps déjà. Quand il n'y a plus de flamme, il est impossible de créer quelque chose. Il faut en trouver une nouvelle, avec une autre personne…
-Et quand la flamme est trop grande ? Demandais-je. Quand elle incendie tout sur son passage sans rien laisser derrière elle, quand elle ne fait que te blesser ?
-Alors c'est qu'elle est mauvaise et qu'il faut partir, ou bien, qu'elle n'est pas faite pour être approchée pour l'instant et qu'il faut attendre encore un peu.
-Et comment sait-on ce qu'il faut faire ?
-Personne ne peut le prédire, comme tout obstacle c'est à toi de découvrir comment le franchir. »
Sur ces belles paroles, elle se retira à l'intérieur alors que je restais quelques minutes à méditer ses conseils.
Abandonner pour de bon ou attendre ?
C'était la question à un million et j'avais déjà utilisé le choix du public : depuis le début je laissais les autres décider pour moi, ça n'avait pas marché, il fallait donc que je change de méthode.
Au départ mon but avait été de réussir mes études, devenir une grande journaliste puis de me forger la vie stable que je n'avais jamais eue. Aujourd'hui mes études étaient passées au second plan et je découvrais l'intérêt des relations sociales, qu'elles soient familiales, amicales ou amoureuses, ainsi que le fait qu'elles me tenaient beaucoup plus à cœur que mon objectif premier. Mais ce nouvel objectif, celui de trouver des personnes qui m'aimeraient et qui me respecteraient telle que je suis, se révélait beaucoup plus difficile à atteindre et à maintenir. J'avais le choix entre la sûreté et, ce que je pensais peut-être être, le bonheur.
Le bonheur : ce que j'avais toujours recherché, ce que je ne pensais ne jamais avoir trouvé jusqu'à ce jour. Le bonheur avait une définition propre à chacun. Je pensais que réussir professionnellement, avoir une belle maison et de quoi voyager dans le monde, serait mon bonheur mais une nouvelle voie s'était ouverte devant moi, beaucoup plus simpliste et naturelle.
Cette nouvelle voie j'étais décidée à la suivre et je me promettais que cette fois j'y mettrais tout mon cœur, toute mon âme.
PDV Alice
Bella était partie, pour de vrai.
Après avoir fouillé toute la maison et le jardin, le matin où elle avait disparu, nous avions appelé chaque personne la connaissant, allant jusqu'à rendre visite à Rosalie dont on entendait plus que très peu parler. Celle-ci avait ouvert la porte de son immense villa. Ma pire ennemie était décoiffée, pas maquillée, et son regard était vide de tout sentiment, elle semblait complètement perdue. C'est Edward qui avait parlé, il était celui qui la connaissait le mieux et espérait que son charme lui ferait dire ce qu'elle savait. Malheureusement elle n'était au courant de rien et paraissait comme morte, plus aucune réaction à ma vue ou à celle d'Edward et le dédain qu'elle portait à Bella avait disparu : plus aucune insulte ou comportement provocateur. La Rosalie qu'on avait eue devant nous n'était plus la même. Elle s'était métamorphosée et personne ne semblait comprendre comment ni pourquoi cette transformation avait eu lieu.
Malheureusement personne ne savait où Bella était allée et pourquoi elle n'avait laissé aucun mot, aucune indication.
J'avais tenté de la joindre une centaine de fois au moins mais Edward avait dû me surpasser pour le coup. Je ne savais pas vraiment où ils en étaient dans leur relation, Edward n'avait pas voulu me le dire mais, bien qu'il paraissait plus disposé qu'avant envers elle, il ne ressemblait pas vraiment à un amoureux transit fou d'inquiétude de la disparition de sa petite amie. Il était inquiet, ça oui, d'où les nombreux appels, mais il paraissait pour ainsi dire… soulagé. Soulagé, c'était le mot : avoir Bella hors de sa vie lui permettait de souffler et, je l'espérais, de se rendre compte qu'elle lui manquait bien plus qu'il ne voulait l'admettre.
Alec et Jessica s'étaient joints à nos recherches, le premier trop inquiet pour se souvenir qu'ils s'étaient disputés et qu'ils n'étaient plus censés se parler et, la seconde, pas assez revancharde pour tenir compte du fait que Bella la détestait.
Ces recherches nous avaient menés à fouiller la chambre de Bella, chose qui avait été très vite faite. Angela, présente elle aussi, au plus grand dam de la majorité d'entre nous, nous avait assuré que Bella n'était pas réapparue le matin de sa disparition et qu'elle n'avait plus donné aucun signe de vie. Bella n'avait emporté aucune affaire avec elle, ce qui nous fit douter. C'en était-elle vraiment allée de plein gré ? Ne s'était-elle pas fait enlever par je ne sais quel pervers ou tueur en série ? Par les mêmes personnes qui nous avaient attaqués le soir d'Halloween ? Tout cela était-il organisé depuis le début ?
Alors qu'on s'apprêtait à appeler la police pour disparition, après deux jours d'absence, Bella répondit à un de mes nombreux messages :
« Je vais bien, ne tentez plus de me joindre »
Alors que nous avions presque abandonné, nous recommençâmes à la harceler d'appels et de messages mais celle-ci, comme on s'en doutait, ne prit pas la peine de répondre.
Jasper, que personne n'avait vu depuis sa dispute avec Edward et moi, réapparut le même jour, se pointant à l'improviste dans notre maison comme il savait si bien le faire, et apprit à son tour le départ de Bella. Sa réaction surprit tout le monde :
« Au moins tu n'auras plus à faire attention à ce qu'elle tente de te faire croire, c'est au moins ça de gagné. Dit-il à l'adresse d'Edward. »
Celui-ci réagit très violemment à ce propos et tenta de se jeter sur lui. Jasper ne dut la survie de son beau minois qu'à Alec, présent aussi, qui s'était interposé entre les deux et qui repoussa Edward avec brusquerie.
Jasper en profita pour s'en aller, claquant la porte d'entrée avec fracas pour nous faire comprendre son mécontentement.
« Je vais aller lui parler, nous informa Alec alors qu'Edward s'apprêtait à le suivre. »
Il sortit de la pièce, nous laissant Jessica, Edward et moi seuls dans l'immense salon vide de tout bruit.
OoooOoooOoooOoooOoooOoooOoooO
La vie reprit son cours petit à petit, je passais Noël avec les Cullen qui étaient devenus pour moi une vraie famille au fil des années. Edward et moi n'avions jamais été aussi proches et toutes les tensions présentes jusqu'alors entre nous tous s'étaient calmées pour au moins un temps.
Celui que je considérais comme mon frère ne s'était pas vraiment confié à moi mais son comportement en disait long sur ce qu'il pensait. J'étais persuadée que Bella lui manquait, non seulement par sa présence mais aussi par ses joutes verbales qu'elle lui destinait il y a encore peu. Jasper n'avait plus essayé de le liguer contre elle. Il n'était revenu que très peu de fois à la maison et Alec avait semble-t-il réussi à le calmer, bien que personne ne sache ce qu'il s'était vraiment dit entre les deux garçons.
Pour le nouvel an, nous avions tous été conviés chez Emmett qui avait, lui aussi, mal vécu la fuite de Bella. Ils ne s'étaient parlés que quelques fois mais une belle amitié avait commencé à naître entre eux. Nous nous étions tous retrouvés là-bas, Edward, Jasper, Jessica, Rosalie, Emmett, Alec et Angela, les deux derniers ayant été conviés par mes soins, nous éloignant de la centaine d'invités, créant un cercle qui resta incomplet toute la soirée.
Le groupe que nous commencions à former été des plus atypiques. Nous nous retrouvions souvent, sans vraiment le vouloir, à différents endroits de la ville, tous reliés par une seule et même personne. Nous ne nous connaissions pas vraiment, ne cherchant pas à en apprendre plus les uns sur les autres, certains se détestaient même, et personne ne savait ce que Rosalie ou Angela faisaient parmi nous, les deux détestaient ou étaient haïes par Bella mais personne ne les avait rejetées. Elles étaient donc restées. Lorsque nous étions ensemble nous parlions peu, préférant rester dans un état de réflexion intense propre à chacun.
Les vacances s'écoulèrent à ce rythme sans qu'aucun de nous ne reçoivent de nouvelle de celle qui, sans le vouloir, nous avait unis. Nous ne savions ni quand, ni si elle allait revenir.
PDV Bella
Je passais l'entièreté de mes vacances à Forks, chez mon père. Celles-ci furent rythmées par de nombreux moments de doutes, de réflexions et de chagrins. J'évacuais tout le trop plein que j'avais vécu ces derniers mois et me posais des questions existentielles, la plus courante étant : Irais-je trouver mon bonheur à Northwestern ou le chercherais-je ailleurs, abandonnant ce que j'avais déjà là-bas ?
Cette question que je ressassais sans cesse trouva sa réponse à la toute fin de mon séjour.
Ma mère, qui était restée jusque-là et qui devait repartir en même temps que moi afin d'éviter le moment gênant qu'il y aurait eu entre elle et mon père lorsque je serais partie, ne m'avait plus conseillée comme elle l'avait fait le premier soir et s'en excusa après coup, me révélant qu'elle ne pensait pas pouvoir m'aider là-dessus, elle, ayant fait le mauvais choix d'après elle.
Mon père, lui, semblait n'avoir aucune idée de la raison de mon mal être, et se montra beaucoup plus bavard et affectueux qu'à l'habitude.
Mes deux parents semblaient enfin avoir compris, après dix-huit années, comment se comporter avec moi et semblaient plus qu'heureux de cette trouvaille.
Je m'épanouissais enfin dans ma famille et au moment de leur dire au revoir le chagrin que j'aurais dû avoir la toute première fois fit surface.
C'est la gorge nouée que je prenais place dans le train me menant à Chicago.
Mon bonheur, je ne l'avais pas trouvé dans ma famille pendant des années mais il avait fini par apparaître : tout vient à point qui sait attendre.
Je pensais l'avoir trouvé à Northwestern, il devait donc être réel, j'y croyais et rien ne me ferait changer d'avis à partir de maintenant. Je repartais chez moi !
PDV inconnu
« Tellement proche du but, tellement proche… Elle va enfin payer ! »
Une review pour m'encourager à écrire la suite qui n'est toujours pas écrite? :-/
