HEYYYY!
Nouveau chapitre aujourd'hui qui marque le dernier tournant de l'histoire ! Oui vous avez bien compris c'est bientôt la fin, il ne reste plus que quelques chapitres, je sais pas combien encore mais je ne pense pas que ça dépassera cinq... Tout dépend de mon inspiration et des passages que je rajouterais en plus de ceux que j'ai en tête depuis le début! ^^
Encore un grand merci à crazybells qui depuis le début de cette aventure me corrige avec beaucoup de courage et qui arrive encore à me supporter moi et mes horribles fautes après tout ce temps!
Je vous laisse avec la suite, j'espère que ça va vous plaire ! ;-)
Réponses aux reviews anonymes :
Djen : Hey ! Heureuse que ça te plaise, j'espère que la suite te plaira tout autant ! ^^ À très vite et merci pour ta review ! ;-)
Guest : À oui ? Qu'est-ce qui n'est pas clair ? Tu peux venir me voir en privé si il y a des choses qui ne semblent pas coller, je pourrais peut-être faire des changements. Par contre j'ai la malheureuse nouvelle que ta demande ne sera pas effectué dans ce chapitre et sûrement pas dans les autres aussi, désolée... ^^ Merci pour ta review ! Bye !
Chapitre 22 : PDV Bella
« Excuse moi, tu disais ? Demandais-je à Edward planté devant moi alors que j'étais à peine sortie de mes pensées.
-Je demandais si tu pouvais enregistrer ce livre pour moi, dit-il avec un sourire charmeur. »
Celui-ci ne quittait jamais ses lèvres en ma présence. Je savais bien qu'il tentait de m'éblouir et jubilait à chaque fois qu'il réussissait.
« Bien sûr ! Répondis-je calmement. »
J'ignorais royalement sa tentative de déstabilisation et enregistrais rapidement son livre.
« Ce sera tout ? Continuais-je professionnellement. »
Il me tendit un petit bout de papier et déclara :
« Saurais-tu si ce livre est encore disponible ? J'ai cherché mais je ne l'ai pas trouvé, peut-être qu'il a été mal rangé ou que quelqu'un l'a emprunté.
-Je vérifie ça, dis-je en entrant les références qu'il m'avait données dans le système informatique. Il est censé être disponible, t'es sûr d'avoir cherché au bon endroit ?
-À cent pour cent !
-Peut-être qu'il est dans la réserve des livres abîmés… Murmurais-je. Je vais aller voir, attends moi là. »
Je me levai, contournai mon bureau, et me rendis en direction des salles d'archives où se trouvait le local de rénovation des livres. Je m'aperçus bien vite qu'Edward ne m'avait pas écoutée le moins du monde et me suivait comme si de rien n'était, haussant les épaules lorsque je lui jetais un regard surpris.
Une fois dans le local sombre rempli de poussière, je commençais mes recherches en lançant :
« Serais-tu devenu sot durant mon absence, Cullen ? »
Il ne répondit pas et se contenta de rigoler alors que je le voyais secouer la tête du coin de l'œil.
« Le voilà ! M'exclamais-je, contente, lorsque je le trouvais enfin. »
Edward me tendit la main, attendant que je lui remette ma trouvaille, mais j'hésitais.
« Je n'ai pas le droit de te le donner… Dis-je finalement. Il n'est pas encore réparé et il tombe en lambeaux, j'ai pour ordre de le noter sur une liste lorsque quelqu'un le demande afin qu'il soit réparé au plus vite. Expliquais-je en lui montrant le post-it collé sur la première de couverture.
-Tu m'as donc fait me déplacer pour rien ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils comiquement.
-Si monsieur savait écouter ce qu'on lui dit, on n'en serait pas là ! Dis-je en le poussant vers la sortie. Allez, oust !
-Bella, j'ai vraiment besoin de ce livre. Dit-il en enfermant mes poignets dans ses mains afin de m'empêcher de le chasser. »
Voyant que je ne cédais pas, il continua sur un ton enjoué :
« Allez Swan, je jure de te le rendre ce soir ! Personne ne verra qu'il est sorti de cette pièce ! »
Il me fit des yeux de chien battu et, faible comme je l'étais, je cédais et lui fourrai le livre dans les bras.
« Merci, j'en prendrais soin, dit-il reconnaissant en me faisant un clin d'œil.»
Il tourna les talons pour partir mais se retourna une dernière fois :
« Tu peux me faire confiance Swan, dit-il avec une voix lourde de sous-entendus. »
Sur ce, il partit et disparut parmi des étages.
Je retournai à mon poste et tentai de reprendre le fil de l'histoire que j'étais en train de lire avant qu'Edward ne m'interrompe mais sa dernière phrase tournait en boucle dans ma tête.
Je savais bien qu'il ne parlait pas que du livre.
Notre relation depuis mon retour était plus que floue. J'avais l'impression que tout était redevenu comme avant : nous nous chamaillions, il se faisait dragueur, je ne faisais rien pour l'en empêcher et répondais même à ses piques sans jamais que ça n'aille plus loin que de la provocation.
C'était cela, nous nous provoquions, attendant de savoir lequel de nous deux céderait en premier, lequel demanderait à statuer de ce que nous faisions, de ce que nous étions l'un pour l'autre.
Ce comportement était revenu naturellement. Mon absence avait fait les choses se tasser, la rancœur que je ressentais autrefois envers lui avait presque disparu, je n'avais pas oublié mais j'avais pardonné. Lui ne semblait plus vouloir me tuer à chaque fois qu'il me voyait et semblait même heureux de mon retour.
Je n'expliquais pas ce changement de son côté mais je sentais que l'absence de Jasper y était pour quelque chose.
Celui-ci avait complètement craqué lorsque j'étais revenue.
Après ma discussion avec Rosalie, j'avais décidé d'aller chez Alice afin de la tenir informée de ce qu'il s'était passé. Là-bas j'avais rencontré Jasper alors que je rentrais à peine dans le salon de la villa. Celui-ci, à ma vue, s'était emporté, hurlant à Edward, qui était aussi là, que je n'étais qu'une manipulatrice, que mon départ avait été prévu depuis le début pour que tout le monde s'inquiète pour moi. Il lui disait aussi de ne pas me faire confiance, qu'il savait de quoi il parlait, lui racontant encore et encore la fois où je l'avais embrassé sur un parking, tentant en vain d'oublier Edward. Par là, il tentait de prouver que je sautais sur tous les mecs que je croisais tant qu'ils étaient beaux et, le plus important, riches ! Voyant que son histoire n'émouvait pas Edward, Jasper s'en était pris à moi, il m'avait insultée et avait commencé à me secouer comme un prunier jusqu'à ce qu'Edward ne s'interpose entre lui et moi. Mon ancien amant avait fini par le mettre dehors, lui hurlant de ne plus jamais revenir chez lui tant qu'il ne redeviendrait pas lui-même.
Je compris ce jour-là que Jasper n'était plus celui que je pensais connaître. Nous avions pourtant passé beaucoup de temps ensemble lors des mois précédents mais le manipulateur qui sommeillait en Jasper semblait être celui qui avait ligué Edward contre moi, lui montant la tête avec des histoires abracadabrantes avec pour but que notre relation encore naissante cesse.
Depuis, nous n'avions toujours pas revu Jasper. Il avait déserté les couloirs de l'école et, d'après Alice qui n'avait pas arrêté les cours de cheerleading, il avait aussi abandonné son poste au sein de l'équipe de football, au grand bonheur de ses coéquipiers qui ne supportaient plus les sautes d'humeurs du jeune homme qui avaient commencé déjà quelques mois auparavant..
Personne ne comprenait son aversion envers moi. Il faisait parti du groupe qui s'était formé pendant mon absence et, d'après les autres, il n'avait jamais semblé vouloir me voir disparaître pour toujours.
Je voyais bien que le comportement de Jasper attristait Edward et, d'après Alice, ce dernier avait plusieurs fois pensé à suivre les recommandations du premier pour que son meilleur ami revienne mais il ne l'avait jamais fait, il tenait beaucoup trop à son libre arbitre pour suivre les conseils de quelqu'un qui n'avait aucune preuve du mal que je lui faisais, il ne voulait pas reproduire la même erreur qui nous avait séparés. Sans même me l'avouer, j'avais compris que c'était cela qui avait poussé Edward à commettre les actes qui avaient causé notre rupture, enfin, c'était ce que je pensais, peut-être bien qu'il ne se sentait pas bien avec moi ou qu'il était tout simplement l'homme que tout le monde m'avait décrit à mon arrivée, un coureur de jupons qui ne pouvait s'empêcher d'avoir toutes les filles pour lui. Je ne savais pas quoi penser de lui, tout ce que je savais c'est que nous nous entendions bien et, qu'en tant qu'ami, je n'avais absolument rien à lui reprocher.
Le fait que je n'ai rien tenté envers lui et que je ne cherchais pas à abuser de son pouvoir, de sa notoriété, avait dû le conforter dans le choix qu'il avait fait.
Mon retour à l'université, lui aussi, avait fait des vagues. Tout le monde s'était rendu compte de mon absence. Habituée aux fêtes en tout genre, le fait que je ne m'y rende plus avait fait jaser. Très peu d'élèves rentraient chez eux à Noël, hypnotisés par le semblant de pouvoir qu'ils pensaient avoir sur le campus.
La journaliste anonyme, profitant de notre absence à Rosalie et à moi, avait même fait couler beaucoup d'encre en inventant des histoires plus abracadabrantes les unes que les autres :
« Combat à mort entre notre reine et notre ex-reine ! Aucun corps n'a été retrouvé ! »
« La royauté de Northwestern kidnappée par la mafia, notre roi met tout en œuvre pour retrouver ses deux promises. »
« La magnifique Rosalie Hales et la non moins merveilleuse Bella Swan parties en lune de miel après des mois de relation secrète et un mariage à Las Vegas ! »
Plus amusées que furieuses, Rosalie et moi avions quelques fois joué de ces rumeurs pour nous débarrasser des curieux. Une partie de l'école pensait qu'on était maintenant des tueuses sans scrupule qui torturaient chaque personne qui croisait notre route au mauvais moment, d'autres qu'on menait l'amour parfait et qu'on débordait de mièvreries l'une envers l'autre et on avait même réussi à faire croire à certaines personnes qu'on passait des heures chaque matin à se maquiller et à se parfumer pour cacher notre corps en putréfaction.
Ces rumeurs avaient réussi à nous rapprocher plus que jamais et, bien que je restais encore sur mes gardes et que je gardais une distance avec elle par égard pour Alice, je devais admettre que Rosalie n'était plus la garce que nous connaissions.
Le groupe que nous formions maintenant Alice, Rosalie, Jessica, Emmett, Edward et moi était plus soudé que jamais et pour la première fois de ma vie je ressentais ce que c'était de faire partie d'un groupe d'amis uni qui se comprenaient vraiment. Je n'étais plus seule, nous nous soutenions les uns les autres et nous protégions contre le monde extérieur dont la seule envie était de nous séparer.
Cela faisait du bien et je me sentais à ma place, mieux que jamais dans ma vie. Ma seule espérance était que cette situation dure à jamais.
Une fois encore perdue dans mes pensées, je ne vis pas le temps passer et ce n'est que cinq minutes avant la fermeture que je commençais à vider les salles.
Plus personne n'était en vue dans les étages et, après avoir fermé les multiples portes, je me présentais devant Edward qui travaillait encore.
Je me raclais la gorge alors qu'il était plongé dans la lecture de l'ouvrage décrépi que je lui avais fourni plus tôt. Ne m'ayant tout simplement ignorée, je mis ma main sur son épaule et l'appelais.
Il sursauta et sembla reprendre ses esprits en me voyant :
« Excuse moi Bella, tu voulais quoi ?
-Il est minuit, c'est l'heure pour moi de fermer, désolée, répondis-je.
-Oh ! Bien sûr, donne moi cinq minutes ! »
Il entreprit de rassembler les dizaines de feuilles volantes qui traînaient sur sa table et remit en rayons une dizaine de livres alors que je récupérais, comme promis, le livre que je lui avais grassement prêté.
Il revint vers moi, m'annonçant qu'il était prêt puis nous quittâmes la bibliothèque après que j'ai fermé la porte d'entrée à clé.
On marchait en direction du parking lorsqu'il me demanda :
« Donc tu viens à la maison, c'est bien ça ?
-Ouais… Murmurais-je assez gênée d'empiéter comme ça sur son territoire et de l'obliger à me conduire chez lui. »
Suite à une discussion assez houleuse avec Angela durant laquelle je lui avais expliqué qu'il ne fallait plus qu'on se voit, j'avais décidé de déménager. J'avais prévu de trouver une chambre de bonne dans les environs mais Emmett, dont le seul but dans la vie était d'aider toutes les personnes qu'il croisait, avait fait de nouveau jouer ses relations et m'avait trouvé une chambre non attitrée dans une autre résidence universitaire. La chambre, malheureusement, avait subi un dégât des eaux quelques mois auparavant et n'avait toujours pas été rénovée. Mon ange gardien avait réussi à faire commencer les travaux mais ceux-ci ne seraient pas terminés avant au moins deux semaines, me laissant à la rue puisque je n'avais aucune envie de rester avec Angela plus longtemps. Celle-ci m'avait fait trop peur, éventrant des coussins ou saccageant la salle de bain dans un excès de colère.
Au départ, j'avais prévu de loger à l'hôtel, bien trop réticente à demander l'asile chez quelqu'un, mais dès qu'Alice a été au courant de mes projets, elle m'a obligée à venir chez elle, m'affirmant qu'elle avait largement la place et que je ne dérangerais pas le moins du monde. Tout cela bien sûr sans demander l'avis d'Edward. Je ne savais pas ce que celui-ci en pensait mais il n'avait eu aucune réaction particulière lorsqu'Alice lui avait appris la nouvelle, affirmant juste que je faisais ce que je voulais.
On se dirigea donc ensemble vers la voiture d'Edward qui n'était finalement pas la voiture d'Edward en y regardant de plus près… Je lui en fis la remarque :
« Nouvelle voiture ?
-Non, c'est l'une des voitures de mes parents, ils me l'ont prêtée puisque j'ai mis la mienne au garage cette après-midi. »
J'acquiesçai en signe de compréhension et montai dedans, admirant l'intérieur de celle-ci, toute de cuir faite.
« Jolie, commentais-je. »
C'était un euphémisme, c'était l'une des plus belles voitures que j'avais vue et la plus belle dans laquelle je rentrais, elle devait coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars si ce n'est des centaines de milliers. Beaucoup auraient été émerveillés devant un tel bijou mais ce n'était pas mon cas. Bien sûr cette voiture était impressionnante et était parfaite pour faire parler de soi mais elle n'était que trop peu pratique à mon goût.
« Je sais, dit-il avec un sourire goguenard tout fier de lui. »
Je rigolais et secouais la tête tout en levant les yeux au ciel et il se vanta :
« Et cette petite merveille sera bientôt à moi ! Mes parents m'ont promis de me l'offrir lorsque j'aurais fini et réussi mes études !
-Si il ne faut que ça pour te faire plaisir… Tu sais, en te voyant avec ça, les gens vont directement te classer dans la case « fils à papa qui obtient tout ce qu'il veut après une bonne crise de larmes ».
-Je sais mais cette voiture est classe !
-Pas faux, approuvais-je. »
Sur ce, il démarra et nous conduisit en direction de chez lui.
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On arriva à la villa en un temps record. En effet, Edward s'était amusé avec son petit joujou sur l'autoroute et avait dépassé les cent quatre-vingt dix kilomètres heure, ce qui m'avait fait hurler de peur. J'aimais les sensations fortes mais slalomer entre les voitures à une vitesse folle était trop intrépide pour moi. Je préférais largement les montagnes russes qui faisaient tout aussi peur mais avec lesquelles j'avais l'assurance de ne pas avoir d'accident et donc de mourir. J'entends déjà les septiques qui me citeront les innombrables accidents qui ont déjà eu lieu dans des parcs d'attractions mais je leur demanderais de bien vouloir me laisser me voiler la face !
Edward, lui, était hilare et se moquait encore de mes cris lorsqu'on entra dans le séjour.
« Je devrais faire ça plus souvent ! Explique moi comment un être humain peut faire de tels sons, je suis sûr qu'on t'entendait jusqu'à New-York !
-Ho crois-moi ça n'arrivera plus ! Il est hors de question que je remonte une seule fois dans cette voiture ! Quand bien même il faudrait que je marche toute la nuit pour rentrer !
-Avec tous les fous qui se baladent dans la rue, le soir, t'aurais plus de chances de mourir si tu fais ça que si je te raccompagne, me fit-il remarquer. »
Ne trouvant rien à répondre, je le bousculais d'un coup d'épaule et allais dans la cuisine pour me sortir quelque chose à boire.
Je me trouvais un jus de fruit et j'en proposais un à Edward qui accepta.
On resta à papoter quelques minutes, assis sur les tabourets du bar, comme deux bons vieux amis jusqu'à ce que je bâille et qu'il me propose d'aller me coucher :
« Tu peux aller dans la chambre d'ami ou même avec Alice, je pense pas que ça la dérangerait ou…
-Ou quoi ? Demandais-je alors qu'il ne finissait pas sa phrase. »
Il se leva et s'approcha de moi de sa démarche de prédateur. Il me regarda intensément tout en jouant avec une de mes mèches de cheveux et continua :
« Ou tu peux venir avec moi… Ça fait des semaines que mon lit demande ta présence, dit-il d'une voix charmeuse.
-C'est ton lit qui demande ma présence, sérieusement ? Me moquais-je en le repoussant doucement. Je pense que je vais devoir décliner ton invitation et que je vais aller combler le lit de la chambre d'ami. Seule ! Ajoutais-je alors que je le voyais revenir à la charge. »
Je lavais mon verre rapidement et, alors qu'Edward me suivait des yeux, je décidais de quand même le remercier de m'avoir ramenée par un simple baiser sur la joue.
Alors que j'avais prévu que celui-ci soit rapide et sans aucune ambiguïté, Edward contrecarra mes plans et m'enferma dans l'étreinte de ses bras.
J'hoquetai de surprise et il en profita pour glisser son visage dans mon cou, nous rapprochant encore plus. Trop faible pour résister ne serait-ce que quelques secondes, je m'abandonnai moi aussi dans cette étreinte.
« Tu me manques, chuchota-t-il
-Je suis avec toi, répondis-je sur le même ton.
-Laisse moi t'avoir, supplia-t-il, ignorant mes paroles.
-Je suis avec toi.
-Sois à moi, exigea-t-il cette fois. »
Je me dérobais de son étreinte, lui donnant un baiser semblable à une plume au passage, et disparus de sa vue.
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Edward et moi commençâmes à nous fréquenter de plus en plus assidûment après cet épisode. Notre lieu de vie commun oblige, nous passions presque tout notre temps ensemble sans qu'une vraie relation soit mise en place par l'un de nous deux.
Personne ne posait de question et bien que certains avaient tiqué lorsque les premiers baisers et les premiers gestes affectifs étaient apparus, dès lors plus personne ne s'en préoccupait.
Ce passage était facile, nous n'avions aucune obligation, aucune raison de nous disputer mais je savais bien que nous ne pourrions pas rester dans cette situation indéfiniment. Celle-ci s'apparentait à la période de flirt qu'il y avait avant une relation, combinée à celle d'un couple déjà établi et à qui la vie réussissait. Les périodes les plus agréables mais qui étaient toujours suivies d'autres qui, elles, l'étaient beaucoup moins. Notre relation ne pourrait donc définitivement pas y échapper.
Nous n'avions pas parlé du passé, tout semblait être clair entre nous, nous avions tous deux fait des erreurs, faisant du mal à l'autre mais c'était fini, nous n'avions plus besoin de ressasser ces moments douloureux, juste de profiter du moment présent et de notre nouvelle situation bien plus que confortable.
Je descendais les escaliers deux semaines après le revirement de situation qui avait fait de ma vie un petit nuage tout blanc et cotonneux dans lequel il était bon de s'installer tellement il était doux et confortable.
J'étais habillée d'une simple chemise de lin blanc appartenant à Edward dans laquelle j'avais dormi, confortablement installée dans les bras de son propriétaire. Nous n'avions rien entrepris depuis nos retrouvailles, bien que l'envie ne manquait pas mais nous voulions faire les choses bien, enfin c'était la seule explication de j'avais. La première fois, nous nous étions jetés trop vite dans le bain, n'apprenant même pas à nous connaître vraiment et nous avions bien vu ce que ça avait donné : douleurs et méfiance envers l'autre. Nous avions décidé, sans même se concerter, de faire les choses bien mais l'un comme l'autre corsions les choses naturellement : d'après Edward, moins j'avais de vêtement et plus j'étais belle. Celui-ci, tout naturellement, ne pouvait donc pas s'empêcher de me déshabiller à tout moment, m'obligeant à me couvrir avec la seule chose que j'avais sous la main : sa chemise. La même que je venais juste de lui enlever et qui m'avait révélé un torse qui, plus que de me mettre l'eau à la bouche, attirait mes mains comme un aimant.
Nous finissions donc tous les deux frustrés au possible mais bizarrement sans jamais que l'un de nous ne cède à la tentation.
Je rejoignis Edward dans la cuisine, passant ma main sur ses épaules lorsque je le contournais et me servis une bonne tasse de café bien chaud.
Edward pianota encore quelques secondes sur son ordinateur devant lui avant de le fermer et de se tourner vers moi.
Il me fit déposer ma tasse sur le bar et m'attira à lui entre ses jambes.
Ses mains dans le creux de mon dos faisaient de petits cercles rassurants alors qu'il collait son front au mien, un sourire heureux sur les lèvres.
« Salut toi, chuchota-t-il tout contre mes lèvres avant de s'emparer de celles-ci, ne me laissant pas le loisir de répondre à ma guise. »
Je ne lui en voulus pas, trop contente de retrouver le chemin de ses bras pour ça.
Une fois nos bouches séparées, il me regarda si intensément que j'allais lui demander ce qu'il n'allait pas lorsqu'il prit la parole pour ne me dire que trois mots :
« Je t'aime, prononça-t-il fermement. »
Bouche bée, je me figeais dans ses bras mais lui, loin de se défiler, m'embrassa délicatement avec tout l'amour qu'il avait dit avoir pour moi.
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PDV Edward
Ça y était, je lui avais dit. Cette affirmation gravitait autour de moi depuis des semaines si ce n'est des mois. Même avant de l'avoir détestée de tout mon cœur, je savais qu'il en était fini de moi. Je savais qu'à partir de ce moment plus rien ne serait pareil, ma vie, mon univers, seraient tournés vers elle et chercheraient sans cesse son bonheur. Je l'aimais déjà à l'époque mais j'avais fait semblant de la détester. Une part de moi savait déjà que c'était trop tard, que si j'arrivais à la détester aussi intensément c'est que je l'aimais tout autant. C'était bien connu, l'inverse de l'amour n'était pas la haine, au contraire, les deux étaient beaucoup plus proches que ce que l'on pensait. Deux sentiments forts, les plus forts peut-être, les plus éphémères sûrement mais ceux qui valaient la peine d'être connus.
Ce matin-là j'avais pris ma décision. Ça n'en n'était même pas une en y réfléchissant bien. Rien n'avait était prémédité. Je l'avais juste vu arriver, avec l'air encore endormie, dans une chemise à moi qui laissait voir la longueur de ses jambes et révélait à peine la naissance de sa poitrine et c'était sorti comme une évidence lorsque j'avais effleuré sa peau et goutté une fois de plus à ses merveilleuses lèvres.
J'avais vu le choc dans ses yeux mais je l'avais ignoré, elle ne pouvait pas me rejeter, pas après ce que nous avions vécu. Je l'avais abandonnée oui, la douleur que j'avais vue chez elle ne pouvait être feinte, elle m'aimait, j'en était persuadé et alors que plus rien ne s'opposait à notre amour, elle n'avait aucune raison de fuir.
J'avais eu tort.
Il était minuit et je partais récupérer Bella pour la dernière fois à la bibliothèque. Les clés de son appartement lui seraient délivrées le lendemain et elle pourra emménager, à moins que je ne la convainque de rester chez moi. C'était mon but ce soir-là et j'avais une bonne idée de ce qui pourrait la faire rester…
Mais, arrivé à la bibliothèque, je trouvais celle-ci vide de toute présence humaine. Je l'appelai à voix haute mais personne ne me répondit et je décidai donc de me diriger vers son bureau pour voir si elle n'avait pas laissé de petit mot.
J'en trouvai un :
« Désolée, ne cherchez pas à me retrouver ni à me joindre, tout est fini, adieu. »
Bella
À ce moment-là, pour la première fois de ma vie, je sentis mon cœur se briser.
Voilààààààà
J'aurais voulu vous dire deux petits mots sur le comportement de Bella dans ce chapitre mais je ne peux pas le faire sans spoiler le prochain chapitre donc je vous dirais tous ça dans deux semaines ! ^^
J'espère que ce chapitre vous à plu, j'attend beaucoup vos retours, sachez que très bientôt l'identité du PDV inconnu vous sera dévoilé ! Alors des hypothèses ? ^^
