Bonsoir tout le monde !

Voila la suite de Mon Ourson que je suis extrêmement fière d'avoir enfin finie ! Je ne vous ennuis pas très longtemps, le plus grand du blablatage est en fin de page.

Je vous conseille de lire en écoutant la musique Sign 3 de Susumu Hirasawa. L'ambiance que dégage cette musique est pour moi une représentation de l'ambiance de Mon Ourson et une représentation de ce que pourrait être Salazar. Je vous préviens juste, le style ne plaira pas à tout le monde.

Bonne lecture ! On se retrouve tout en bas.


Ce fut bien plus tard que ses larmes se tarirent. En relevant la tête, Harry vit qu'il avait trempé le haut de Salazar. Et pas que de larme. Il renifla un grand coup et porta sa manche à son nez mais un mouchoir y était déjà.

- C'est dégouttant de renifler. Souffle ! lui ordonna Salazar en souriant.

Harry s'exécuta. Il ne doutait pas que Salazar disait la vérité mais son sourire affectueux lui pardonnait cet oubli avec plaisir.

- Bien, il semblerait que pleurer déclenche chez toi de la température. A moins que ce ne sois l'inverse, commenta pensivement l'adulte en posant sa main sur le front chaud de l'enfant et l'y laissant pour son bonheur. A moins que ce ne soit dû à ton escapade précédente.

Harry se figea et regarda Salazar. Il paraissait lui avoir pardonné pourtant il en reparlait. Est-ce qu'il lui en voulait toujours de lui avoir faire peur ? Il ne savait pas pourquoi, mais Harry était sûr que les mots « vicieux » ou « rancunier » prenaient tout leur sens avec cet homme. Bien qu'il ne savait pas ce qu'ils voulaient dire, il avait seulement entendu oncle Vernon les dire à propos d'une sombre histoire depuis longtemps oubliée d'Harry.

Salazar offrit un sourire innocent à l'enfant. Il se leva et déposa Harry dans son lit.

- J'avais prévu une sortie pour demain mais nous allons la remettre à après-demain. Je pense qu'avant, nous avons certaines choses à mettre au clair, expliqua l'adulte en rabattant les draps sur l'enfant. Maintenant, tu ne sors pas de ton lit, je reviens avec le repas.

…..°°ooOoOoo°°..…

Le lendemain matin, Salazar fit visiter son manoir à l'enfant. Il commença par sa chambre, puis la pièce inutilisée à l'autre bout du couloir. Il refusa cependant d'ouvrir la pièce fermée à clef.

-J'y ais entassé plusieurs meubles et malles aux fils des siècles. Je ne pense pas que ce qui puisse s'y trouver soit bon pour un enfant, expliqua Salazar qui éprouvait l'étrange besoin de se justifier et de s'expliquer à l'enfant.

Il n'allait quand même pas lui faire visiter une pièce avec, certes quelques meubles anodins, une grande majorité d'artefacts de magie noir ou autres qui pourraient s'avérer être dangereux. Voir mortel pour certain. Il faudrait qu'il trie ses malles aussi tout compte fait. Ce n'était pas prudent de les laisser dans cette pièce, même fermée à clef, avec un enfant dans la maison. Il suffirait, après tous, d'un tour de magie accidentelle et la porte serait ouverte.

Au rez-de-chaussé, Harry fut surpris de découvrir la bibliothèque.

- C'est propre !

- Évidement, marmonna Salazar.

Harry put y voir depuis l'entrée, une cheminée sur sa droite, plus petite que celle de la salle à manger, mais plus jolie aussi. Ce devait être la seule en pierre rose. Du marbre, comme toutes les cheminées du manoir avait précisé Salazar sauf pour la cuisine. Mais ça Harry le savait déjà. La bibliothèque était la seule pièce à ne pas avoir une dominance en vert. Les murs était bleu-vert, le lambris blanc argenté et le parquet gris comme dans la salle à manger mais c'était les seules couleurs en communs avec le reste de la propriété. Un tapis oriental mauve était devant la cheminée avec un canapé rouge très vieux jugea Harry. Il y avait aussi une table basse devant.

Sur sa gauche, il y avait un autre tapis oriental, bleu cette fois, avec un bureau posé dessus. Il était envahit de papier et de plume d'oiseau. Sur tous les murs de la pièce, couraient en allant du sol au plafond des placards surmontés d'étagères. Harry était plus petit que les placards, pourtant ils n'atteignaient pas les hanches de Salazar. Tout cet espace de rangement était occupé par des milliers de livres que l'enfant n'avait pas vu la dernière fois. Comme s'ils étaient apparus du jour au lendemain.

Harry se retourna pour faire face à Salazar mais son regard capta un espace vide dans la pièce. Sur le mur à gauche derrière la porte, il n'y avait aucune étagère mais un entremêlement de fils courant entre plusieurs nœuds. Il n'y avait aucun nom vers le bas et tout les nœuds paraissaient brûlée. Plus haut, les nœuds étaient intactes et les noms dessous étaient gris. Le seul nom couleur or se situait vers le haut, sous plusieurs nom gris.

- Pourquoi il est tout seul le jaune ? demanda Harry.

- Parce que je suis toujours en vie, dit Salazar en s'approchant. Tout ça, il désigna la représentation noueuse, est l'arbre généalogique de ma famille.

- T'es tout seul ? se désola Harry.

- Non, tu es là.

Salazar prit l'enfant avec lui et l'éloigna de ce qu'il trouvait être une affreuse tapisserie. Il ne voulait pas raconter les horreurs que ses descendants avaient pu commettre en son nom. Cela aurait été inévitable à expliquer si l'enfant lui posait une question pour savoir pourquoi certaines parties étaient brûlées. Quand il serait plus grand, il lui expliquerait.

- Je suis dessus ? demanda Harry.

- Comment ça ?

- Si je suis là, je suis où sur le dessin ?

Harry tourna la tête vers l'arbre généalogique. Il ne lui semblait pas être de la famille de Salazar, pourtant il avait dit qu'il était là, donc il était où dans sa famille ?

- Tu n'es pas sur la tapisserie mais un jour peut être que tu y seras, dit Salazar.

- Ah.

Harry ne savait s'il devait être déçu de ne pas être de la famille de Salazar ou s'il devait être content de pouvoir peut être en faire parti un jour. Mais ce n'était même pas sûr. Est-ce parce qu'il était un monst-

- Gamin ! s'exclama fortement Salazar. Il me semblait t'avoir dit de ne plus utiliser ce mot.

- P-pardon.

L'adulte soupira. Ce n'était pas gagné pour que l'enfant pense autrement. Peut être serait-il temps qu'il lui apprenne l'existence de la magie de manière clair et précise ?

- Bon, ici, c'est la salle à manger que tu as évidement déjà visité ainsi que la cuisine, présenta Salazar enfonçant toujours un peu plus le clou sur la bêtise d'Harry la veille. La porte au fond de la cuisine donne sur le garde-manger et la buanderie.

Harry découvrit une pièce aussi grande que la cuisine dont une partie avait des fils à linges et des baquets empilés ainsi que des corbeilles avec du linge. L'autre partie n'était qu'étagères et placards. Vide.

- Il n'y a rien à manger ?! s'étonna l'enfant.

- Oui, c'est en partie pour cela que je te donne à manger la même chose depuis ton arrivée. Nous sortons d'ici, il fait froid et je ne souhaite pas que tu fasses une rechute.

- Pourquoi je tombe ?

- Déjà, il te faut conjuguer le verbe tomber au conditionnel présent, donc « je tomberais » et ensuite, une rechute et le fait d'être à nouveau malade alors que tu viens juste de guérir.

Sur ces paroles, Harry suivit Salazar dans la salle à manger même s'il n'avait aucune idée de ce que pouvait être cette condition du présent. Ils s'assirent dans un canapé qu'Harry n'avait pas vu la veille. Il était tout au fond de la pièce sur la gauche de la cheminée en revenant de la cuisine et était très discret puisqu'il avait les mêmes couleurs que les murs et n'avait pas une forme particulièrement extravagante.

- Je pense qu'il est tant que je te parle de certaines choses, commença Salazar. Tu l'as déjà remarqué, je fais de la magie, il fit apparaître pour l'exemple et pour l'utilité un mouchoir qu'il donna à l'enfant. Les personnes comme moi, qui font de la magie, sont appelées des sorciers. Et toi, tu es aussi capable de magie, Harry.

- Je suis un sorcier ? s'étonna l'enfant. Mais je ne fais pas de magie. Juste des choses anormales !

- Il me semble que je commence à me répéter et je n'aime pas ça, dit Salazar en fronçant les sourcils. Je ne veux plus entendre ni dans ta tête ni dans ta bouche les mots « ingrat », « monstre » et « anormal ». Tu ne fais rien d'anormal, tu fais de la magie, c'est tout. Ça ne fait pas de toi un monstre. Est-ce que, moi qui fait de la magie, tu trouves que c'est anormal ? Ou que je suis un monstre ?

- Non ! Toi tu es gentil, se récria Harry.

- Et je suis comme toi.

Cette dernière phrase fit taire Harry. Salazar n'était pas un monstre pourtant il était comme lui alors que lui était un monstre. Donc, comme Salazar était comme lui et qu'il n'était pas un monstre, Harry n'était pas un monstre. Il ne pouvait pas l'être parce que sinon, ça voulait dire que Salazar en était un, ce qui était impossible ! Mais ce chemin de pensées perturba Harry. Si Salazar était comme lui, ça voulait dire qu'il était comme Salazar. Pourtant, il n'était pas comme l'adulte. Ils n'avaient que les yeux en communs et encore, pas du même vert. Harry aimerait bien ressembler à Salazar. L'image n'était pas flatteuse, mais Dudley ressemblait bien à oncle Vernon. Est-ce que lui pourrait ressembler à Salazar un jour ?

Salazar suivit le raisonnement de l'enfant. Pour le moment, cela suffirait, il comprendrait bien avec le temps qu'il n'était pas un monstre mais c'était un début. Ce qui le surpris en revanche fut le désir de l'enfant à lui ressembler. Il vit très nettement que l'enfant pensait à la ressemblance entre son cousin et son oncle. Ces moldus étaient horriblement laid mais il était indéniable qu'ils étaient père et fils. Est-ce que Harry voulait qu'il occupe cette place ? Cela lui paraissait être un désir véritable mais peut être un peu trop soudain. Ils ne se connaissait que depuis un peu plus d'une semaine. Est-ce que l'enfant avait vraiment besoin d'aussi peu de temps pour vouloir en faire une figure paternel, même inconsciemment ?

Salazar ne sachant pas grand chose des enfants, même dans sa grande sagesse vieille de mille ans il reconnaissait y avoir des lacunes, laissa ce sujet pour un peu plus tard. De toute façon, il viendra bien de lui même sur le tapis quand le temps sera venu.

- Voila un raisonnement intéressant, petit, dit-il ne pouvant s'empêcher de taquiner Harry qui en rougit.

Salazar avait lu tous se qu'il venait de penser ?!

- Il y a donc les sorciers. A côté, il y a des personnes qui ne sont pas capable de faire de la magie, comme ton ancienne famille, ces personnes sont appelées moldues. Il y a donc des sorciers et des moldus. D'accord ? Harry acquiesça. Bien, maintenant, il te faut savoir que les sorciers se cachent des moldus. Il nous est interdit de faire de la magie devant eux ou de leur parler de l'existence de la magie ou des sorciers.

- Pourquoi ?

- Pour nous protéger.

- Oh.

- Oui, « oh ». Les Hommes, peut importe qu'ils soient sorciers ou moldus, ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas.

- Donc les sorciers ne connaissent pas les moldus ?

- Oui et ils les craignent. Mais ce n'est pas pour ça que je te parle de notre monde, changea de sujet Salazar. Comme tu as pu le voir, il n'y a plus rien à manger ici donc demain, je vais devoir aller faire quelques courses. Je ne peux pas te laisser seul au manoir donc tu viendras avec moi. Nous irons dans une rue sorcière et peut être du côté moldu. Je t'ai parlé des sorciers pour que tu ne t'étonnes pas trop demain en découvrant le Chemin de Traverse et surtout pour que ne tu n'en parles pas quand nous irons du côté moldu. Compris ?

- Oui, affirma Harry.

Il était un peu perdu. C'est la première fois qu'un adulte prenait la peine de lui expliquer où ils allaient, pourquoi et quand. Salazar a dit qu'il ne pouvait pas le laisser ici quand il partait, donc il devait venir avec lui, mais Harry pouvait rester tout seul. Il avait l'habitude.

Harry sentit la main de Salazar se poser sur son front. Il savait qu'il n'avait plus de fièvre, il n'avait plus envie de pleurer mais il s'en fichait, Harry aimait beaucoup quand Salazar faisait ce geste. Il avait l'impression que quelque chose cherchait à fuir cette main, ce qui lui faisait du bien et que cette chose lui faisait, au contraire de la main, du mal. Pourtant il ne la sentait que partir et que lorsque Salazar posait sa main sur son front le faisant se sentir bien alors qu'il n'avait pas l'impression d'être mal. Est-ce qu'il devrait lui en parler ? Après tout, c'était vraiment bizarre.

Salazar attira l'enfant et l'adossa à lui, le mettant sur ses genoux, toujours la main sur le front. Il écoutait attentivement les pensées qui défilaient et il apprit l'existence d'une chose. Il ne savait pas ce que c'était mais apparemment ce n'était pas anodin que l'enfant aime ce geste en particulier. Il avait déjà remarqué qu'il réagissait plutôt de manière positive quand il lui caressait le front ou qu'il y laissait juste sa main. L'enfant paraissait s'apaiser dans ces cas-là. Peut être était-ce dû à cette étrange cicatrice ? Il ne l'aimait pas beaucoup. En fait, bien que Salazar par les journaux apprit qu'elle lui fut sans doute causée par le sort de mort qui avait ricoché, il la trouvait horrifiante déjà avant. Il n'arrivait pas à laisser son regard sur elle.

Oui, cette cicatrice le dérangeait, l'horripilait, le dégouttait et l'effrayait. Il ne savait pas pourquoi mais pour rependre une expression qu'il avait pu entendre, il ne pouvait pas la voir en peinture.

Demain, en plus de faire les courses, il avait certaines choses à remettre en ordre dans l'héritage de la famille Potter. Comme par exemple le fait qu'un enfant sorcier héritant d'une ancienne et noble famille se retrouve chez des moldus. Ce qui n'était pas normal en soit. En plus de devoir souligner qu'ils étaient absolument monstrueux vis à vis de l'enfant et tout à fait incompétent pour élever leur neveu magique ou leur enfant moldu.

- Salazar ?

- Oui ?

- Tu peux faire quoi avec la magie ?

- Beaucoup de chose. Je peux faire voler des objets ou des meubles, en attirer vers moi, les métamorphoser en une autre chose, créer des objets aussi. Sinon, avec la magie il est possible de faire la cuisine ou les tâches ménagères et encore de nombreuses autres choses. La magie offre un rayon de possibilité très large, énuméra Salazar.

- Elle peut tout faire ? Mais vraiment tout ? s'enthousiasma Harry ayant une idée.

- Harry, la magie peut absolument tout faire mais il y a des règles qu'il faut respecter. Si ce n'est pas le cas, alors les conséquences seront extrêmement dangereuses.

Salazar tourna l'enfant vers lui.

- La Magie pourrait ramener tes parents, comme tu y penses. Mais il ne faut pas ramener les morts à la vie. Ce qui est mort doit le rester car en mourant toutes choses, même tes parents, retournent auprès de la Magie. En les ramenant à la vie, tu les reprends à la Magie et la Magie n'aime pas qu'on lui reprenne ses enfants. Elle considère tout ce qui est vivant comme ses enfants. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est parce qu'elle a bien voulu nous donner une existence solide. Nous pouvons nous toucher comme toucher ce qui nous entoure. Jamais il ne faut la séparer des enfant qu'elle a auprès d'elle.

- Mais …

- Mais Harry, ce n'est pas parce que tes parents sont retournés auprès de la Magie qu'il ne sont plus là pour autant. Je suis sûr qu'ils te regardent depuis le moment où ils n'ont pu plus exister de manière solide.

- Alors pourquoi… à la maison…

- Parce qu'ils ne sont plus solide, tout comme ils ne sont plus visible. Ils ne peuvent absolument rien faire si ce n'est que regarder les vivants. Ils auraient sans doute voulu intervenir mais ils ne le peuvent pas.

Salazar n'aurait pas cru que l'enfant aborderait le sujet de la magie ou de ses parents comme ça. Pourtant, s'était ça qui manquait le plus à Harry, ses parents. Des personnes, dont il sait de manière sûr, qu'ils l'aiment. Mais ils ne sont plus là.

Maintenant, il fallait qu'il trouve un autre sujet, il ne voulait pas d'un enfant triste dans ses bras. Il avait assez pleuré comme ça ces derniers jours !

- Que voudrais-tu comme jouets ?

- Jouet ? Je peux avoir un jouet ? demanda l'enfant en levant les yeux sur l'adulte.

- Des jouets. Qu'est-ce que tu voudrais alors ?

Harry ne savait pas. Il n'avait même pas pensé pouvoir avoir un seul jouet mais maintenant qu'il pouvait en avoir, il ne savait pas quoi comme jouet il pourrait choisir. Pourtant, il en avait vue beaucoup dans sa courte vie chez les Dursley. Dudley en avait un nouveau pratiquement tous les deux jours. Puis s'il prenait un jouet, l'homme dépenserait de l'argent et ce n'était pas très utile pour ça. Mais il est vraie qu'avoir un jouet le tentait bien.

- Pourquoi tu fais pas un jouet par magie ?

- Parce que pour créer quelque chose avec la magie, il faut connaître ce que nous allons créer. Il faut l'avoir en quelque sorte étudié. Savoir comme c'est fait, dans quelle matière, ses proportions, ses détails et nombres de petites autres choses. Je n'ai jamais tenu de jouet dans mes mains de toute ma longue vie.

- Oh. Mais t'avais dit qu'on pouvait faire un autre quelque chose avec un quelque chose, contra Harry.

- Ceci est de la métamorphose, petit. Sauf que je ne suis pas très qualifié dans cette matière et que le résultat ne serait pas très concluant. Donc, fais une liste de quelques jouets, je te les achèterais demain. Et ne pense pas que ça n'en vaut pas la peine !

Salazar se leva et déposa Harry sur une chaise de la cuisine, s'occupant du repas à venir. Comme il l'avait dit à l'enfant, il pourrait cuisiner grâce à la magie mais les siècles passant, il avait pris l'habitude de faire certaines choses à la moldue. Ça faisait passer le temps et ça l'occupait.

Harry regarda Salazar devant la cuisinière. Il se demandait à quel point il était grand. Il se savait minuscule, tout les autres enfants de sa classe étaient plus grand que lui. D'ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi tante Pétunia les faisait aller à l'école, son cousin et lui, alors qu'ils avaient quatre ans. Ce n'était obligatoire qu'à partir de cinq ans. Dudley, c'était normal qu'il aille à l'école. Mais lui ? Déjà qu'ils ne voulaient pas de lui, alors le scolariser avant que ce ne soit obligatoire ?

Ses pensées revinrent vers Salazar quand il le vit ouvrir les placards du hauts sans avoir besoin de monter sur une chaise ou de se mettre sur la pointe des pieds. Il était vraiment grand. Il pourrait se faire une idée de sa taille demain, quand plein d'adulte seront à côté. Mais Harry était sûr qu'il était plus grand que la plupart d'entre eux. Ce qui interpellait aussi Harry, était les cheveux et la peau de Salazar. Il était blanc de la tête aux pieds, il en était sûr puisqu'il l'avait vu pieds nus une nuit et ils étaient blancs. Il disait aussi être vieux, pourtant il n'était pas fripé comme les vieilles personnes qui semblaient sortir à tout moment d'un bain.

- Salazar, t'as quel âge ? demanda Harry.

- Ça ne se fait pas de demander son âge à un quelqu'un. Encore moins à une personne âgée.

- Mais tu m'as demandé le mien ! s'indigna Harry.

- Je te dis mon âge, si tu promets de me croire, réfléchit Salazar devant sa casserole.

- Je le promet !

- J'ai mille six ans.

- C'est vieux comment ?

- Vieux de plusieurs siècles.

- C'est pas-

- Tu as promis ! le repris Salazar qui paraissait s'amuser de la situation.

- Mais… Alors pourquoi t'es tout blanc ? laissa tomber Harry.

Il ne reviendrait pas sur sa promesse. Il avait promis qu'il le croirait, donc Salazar avait mille six ans. Mais c'était vieux comment ? Parce que plusieurs siècles, c'était toujours flou. Mais certainement plus vieux que tout le monde.

- Sais-tu ce qu'est l'albinisme ?

- Non.

C'était quoi ce mot barbare ? Harry avait prit l'habitude d'apprendre plein de mot de Salazar mais aucun n'était aussi étrange.

- Notre corps est fait de différentes substance.s L'une d'elle, la mélanine qui est un pigment, fait que tu as une peau, des cheveux et des yeux de couleurs. Mais il arrive chez certaines personnes, qu'il manque ce pigment qui leur permet d'être coloré. Ces personnes sont dites albinos, elles ont souvent les cheveux blond voir blanc, la peau blanche et des yeux bleu ou gris. Voir rouge dans certains cas plus rare.

- Tu es albatros ? s'étonna Harry. Mais tu as les yeux vert.

- C'est « albinos ». L'albatros est un oiseau, le corrigea Salazar. Si j'ai les yeux vert, c'est grâce à la magie. Bon appétit !

Salazar déposa devant l'enfant un bol de gruau avec des morceaux des fameuses pommes dorée.

Heureusement, se dit Harry, qu'ils allaient faire les courses le lendemain. Il était plus que ravie de pouvoir manger trois repas tous les jours mais depuis qu'il était ici, il n'avait eu le droit qu'au même plat que ce midi. Il comprenait pourquoi, il ne voulait pas non plus faire le difficile mais un peu de variété ne ferait pas de mal.

- Je me demandais quand est-ce que tu n'en pourrais plus de ce plat. Apparemment tu commences enfin à t'exprimer un peu, ria Salazar.

- P-pas du tout.

Harry rougit. Il avait tendance à oublier que l'adulte pouvait lire ses pensées. Ça l'arrangeait bien, car la plupart du temps il ne voulait pas dire ou faire quoi que ce soit. Le fait que Salazar sache ce dont il avait besoin lui évitait bien des soucis en matière d'interaction. Même s'il le poussait à lui dire quand même au final. Mais comme il savait déjà, s'était plus facile.

- Donc, je n'achète que de quoi faire du gruau demain.

- Non ! s'horrifia Harry. Enfin…

Salazar gloussa en se coupant une pomme. Cet enfant était absolument adorable tellement il était naïf. Bien qu'il n'ait pas eu une vie facile, il était gentil. Le fondateur en lui était sûr d'une chose, si l'enfant s'épanouissait à ses côtés, ce ne serait pas Gryffondor ou Serpantard qu'il intégrerait mais bien Serdaigle ou Poufsouffle. Il pourrait en faire un parfait petit serpent mais cet enfant avait un cœur d'artichaut qui méritait d'être exprimé. En plus d'être vif d'esprit et intelligent.

D'un autre côté, il commençait à bloquer avec l'expression de l'enfant. Ce dernier avait bien compris qu'il lisait dans son esprit et de ce fait, il risquait d'exprimer de moins en moins ce qu'il voulait dire, laissant Salazar parler pour eux deux. Peut être devrait-il mettre les choses au clair après la sortie de demain ? Parce que oui, il se disait quelle serait éprouvante et que rajouter une difficulté, n'était peut être pas bon pour l'enfant.

Le gosse avait un cœur d'artichaut mais lui, il lui donnerait l'entièreté du végétal en question sans discussion. Salazar se serait fustigé pour cela, il voyait l'enfant comme la prunelle de ses yeux. Si ce n'était pas encore le cas, cela ne saurait tarder. Vraiment, soupira-t-il intérieurement, il ramollissait. Bientôt, il deviendrait complètement gâteux. Ce devait être à cause de son âge...

Dans l'après-midi, Salazar en profita pour présenter Slang à Harry. Après tout, c'était bien grâce à elle qu'il avait pu sauver l'enfant.

- Harry, voici Slang. C'est un Jararaca-Ilhoa, un serpent venant de l'île Queimada Grande au Brésil.

Le serpent d'une couleur verte boueuse comme l'eau des marais et au ventre couleur crème, avait une tête triangulaire et des yeux aussi vert que ceux de Salazar. Étrangement, Harry n'était pas effrayé, il avait même l'impression de connaître le serpent.

~ Bonjour petit parleur, siffla le serpent.

~ Je comprend le serpent, s'écria Harry.

~ Et je te comprend, répondit le serpent. Après tout, si tu ne m'avais pas compris l'autre fois, tu ne serais pas ici, se vanta-t-il.

~ Pourquoi ? On s'est déjà rencontré ?

Harry cherchait mais ne se souvenait pas d'avoir vue le serpent depuis qu'il était ici.

- Slang est mon familier, intervint Salazar. C'est elle qui t'a trouvé dans le marais l'autre nuit. Tu te souviens avoir discuté avec une voix inconnue mais sans voir qui que ce soit ?

- Ca me dit quelque chose…

- Tu étais sans doute trop mal pour t'en souvenir, mais c'est bien elle qui t'a trouvé et qui m'a averti de ta présence sur mes terres.

- Alors, je dois lui dire merci ! s'exclama l'enfant en se tournant vers Slang. Merci de m'avoir trouvé et d'avoir dit à Salazar où j'étais.

~ C'est l'intention qui compte, petit. Mais j'apprécierais que tu t'adresses à moi en fourchelangue pour que je puisse te comprendre.

~ En fourchette-langue ? Mais tu parles anglais…

~ Sache petit, commença Slang avec suffisance et en tapotant la tête de l'enfant avec sa queue, que j'ai toujours raison. Jamais je n'ai tord. Quand à toi, siffla-t-elle en direction de Salazar, ton fils est mal entraîné s'il ne sait même pas qu'il est un parleur. Tsss ! Et en plus, il empeste le moisie ! Parents indigne ! Tu ne t'es toujours pas occupé de cette horreur ?! Je le ferais moi-même si tu ne te bouges pas un peu plus. Et change-moi la couleurs des meubles de cette cuisine. C'est absolument affreux ! Vert sapin et orange citrouille ! Quelle manque de goût. Comme si avoir tout le manoir en vert n'était pas déjà un affront au bon goût en soit…

Sur ces paroles, Slang descendit de la table de la cuisine et disparut dans le garde-manger. A l'étonnement de Harry, le serpent devint d'une couleur brune presque orange sur le sol de la cuisine.

- N'écoute pas ce serpent condescendant, Harry.

- Il est pas très gentil avec toi.

- Considère que c'est une fille, donc, « elle » n'est pas très « gentille ». Mais ce n'est pas très important qu'elle soit gentille ou pas. Parce que dans le fond, ce qu'elle dit est presque toujours vraie. Pas tout le temps mais souvent. Ensuite, ne t'attend pas à grand chose de « gentille » de sa part, elle te prendra toujours de haut, elle est comme ça.

- Mais c'est méchant !

- Cela pourrait être vraie mais ce n'est pas le cas. Sinon, elle ne serait pas ici.

- Mmh, bailla Harry en hochant la tête pour approuver Salazar.

- Lorsque tu bailles, tu mets ta mains devant la bouche, le repris l'adulte. Maintenant, à la sieste !

- Hein ?! Heu… pourquoi ? se reprit Harry.

- Si tu bailles, c'est que tu as sommeil, alors au lit.

- Mais j'ai pas sommeil. Je suis juste fatigu-

Harry se tut. Il venait de s'enfoncer tout seul. Et pourquoi il avait contesté l'ordre de Salazar en premier lieu ?

- Tu es juste fatigué ? Ça revient au même, au lit !

Salazar poussa l'enfant vers les escaliers puis sa chambre. Pendant tout le chemin, ce dernier avait posé plein de question pour gagner du temps. Pour une fois qu'il pouvait quitter la chambre et le lit, il n'avait pas très envie d'y retourner. Salazar fut surpris que l'enfant lui demande ce qu'était un familier ou ce que voulait dire condescendant. Il ne l'avait pas relevé quand il lui en avait parlé la première fois mais l'enfant avait dû s'en souvenir. A moins que ça mémoire lui revenait juste pour ne pas aller dormir. Quoi qu'il en soit, Harry dut faire une sieste.

…..°°ooOoOoo°°..…

Le lendemain, Harry et Salazar partirent tôt le matin.

Quand Salazar était venu le réveiller, Harry dut boire deux fioles d'un liquide à chaque fois infâme. La première contenait de la Pimentine et la seconde une potion Oculus.

- Comme ça, tu seras en pleine forme pour la journée, sinon le matin et tu n'auras pas besoin de lunette pour voir aujourd'hui.

Salazar reprit les binocles du nez d'Harry pour les reposer sur le chevet. L'enfant, à sa grande surprise, put voir parfaitement sans et mieux qu'avec ses verres.

- Je vois ! s'extasia-t-il.

- Évidement que tu vois. C'est moi qui ais brassé les potions, elles ne peuvent qu'être de la meilleur qualité, se vanta Salazar en habillant l'enfant.

Pour la première fois en un peu plus d'une semaine, Harry portait autre chose qu'une chemise de nuit. Même si c'était toujours une robe.

- Indifféremment, les enfants portent des robes jusqu'à leur dix ans. Seulement après, leur garde-robe est créée et adaptée.

- Mais aucun garçon ne porte de robe, Salazar. Y a que les filles ! Et je suis pas une fille !

- C'est « Il n'y a que » et « je ne suis pas ». Il serait bien que tu évites de manger les mots et les négations. Mais pour en revenir à la robe, je n'ai malheureusement rien pour t'habiller, soupira Salazar. Il n'y a jamais eu d'enfant dans ce manoir. Nous irons chez un tailleur plus tard dans la journée.

Sur la robe en velours de couleur verte feuille, Harry portait une mante en laine d'une nuance plus sombre avec une capuche. Pour ses pieds, Salazar avait rétréci, comme pour les vêtements, une paire de bottes qu'il lui mit aux pieds après avoir enfilé une paire de chaussettes en laine. Tous ses vêtements étaient lourds et épais, sauf la sous robe légère, pour lui tenir chaud dehors pendant le reste de sa convalescence.

Harry retira sa mante le temps de petit-déjeuner, toujours le même gruau, et regarda Salazar. Il portait un élégant ensemble qui ressemblait aux costumes trois pièces que son oncle mettait de temps en temps mais il était encore différent. La veste verte foncée se terminait en queue de pie qui s'ouvrait vers le bas du dos et atteignait l'arrière des genoux de l'homme et devant se trouvait un gilet gris sur une chemise blanche avec une sorte de cravate faite de plusieurs couches de dentelles. Le tout était accompagné d'un haut de forme de la couleur de la veste et d'une canne en argent avec un pommeau en émeraude.

- Ceci, Salazar montra la sorte de cravate, est un jabot.

Quelques explications plus tard et le repas fini, ils partirent.

- Je vais te porter pour commencer et tu vas fermer les yeux jusqu'à ce que je te dise que tu puisses les ouvrir. D'accord ?

Salazar était très bavard ce matin-là, lui-même s'en étonnait mais il se devait d'expliquer tout à l'enfant. Car tout ce qui était au manoir, bien que ce soit maintenant familier à Harry jusqu'à un certain point, datait du siècle dernier. Et le monde sorcier, s'il était comme Salazar le soupçonnait, baignait encore dans une sorte de début de XIXème siècle moldu comme depuis presque trois à quatre cent ans. Ce serait donc dépaysant pour l'enfant.

Ils sortirent sur le porche, Harry les yeux fermés dans les bras de Salazar qui les fit transplaner.

Harry, pendant moins d'une seconde, n'arriva plus à respirer mais cela disparut aussi vite que c'était venu. Durant ce même laps de temps, il eut l'impression d'être compressé et étiré, puis rincé par une désagréable sensation de froid. Le tout avait convergé vers son estomac, le faisant se sentir mal. Il espérait très fort ne pas être malade. Encore une fois.

- Ça passera, petit, dit Salazar en lui frottant le dos. Maintenant, cache ton visage dans mon cou et garde toujours les yeux fermés jusqu'à ce que je te dise que ce soit bon.

Harry sentit Salazar se mettre à marcher, se rapprochant du bruit qu'il entendait plus loin.

…..°°ooOoOoo°°..…

L'homme millénaire avait décidé de transplaner directement dans la banque de Gringotts, comme il était permis à certains clients de le faire. Salazar avait fait boire une potion Oculus à l'enfant afin que ce dernier n'ait pas besoin de lunette pour la journée, pour le rendre moins reconnaissable. Il avait aussi voulu cacher la cicatrise sous un sort mais il semblait que l'ancienne blessure soit imperméable à la magie, voir même qu'elle absorbait toutes énergies dirigées vers elle. Cela ne lui plaisait pas.

Il trouvait cet éclaire absolument dégouttant mais pour être sûr de rendre l'enfant méconnaissable, il lui avait demandé de se cacher dans son cou pour se dissimuler et simuler le sommeil.

Salazar s'avança dans le hall vers le guichet d'accueil le plus au fond, celui sans presque aucune queue. Devant lui, était une mère de famille rousse portant un enfançon dans le dos. L'une de ses mains était tenue par un petit garçon roux qui se faisait taquiner par deux copies rousses identiques. Un peu plus loin, un autre enfant roux avec des lunettes, lisait un livre en essayant de se tenir à distance de l'agitation du duo.

Salazar regarda la mère qui était occupée avec le gobelin, apparemment, cette famille avait quelques problèmes avec leur compte. A l'agitation de la marmaille, il comprenait mieux pourquoi il n'y avait personne pour faire la queue ici. Il vit l'un des jumeaux sortir une fausse araignée de sa poche, puis tous les deux, utilisèrent la magie pour la faire bouger, effrayant leur petit frère qui recula dans ses jambes, sans que la mère ne le remarque.

- Veillez excuser mes frères monsieur, s'exclama l'enfant qui lisait encore un instant auparavant.

- Il n'y a rien de mal, petits. Seulement, vous devriez faire plus attention au monde qui vous entoure. Surtout quand vous enfreignez les règles.

Salazar lança un regard perçant sur les jumeaux.

Il pensait que l'histoire s'arrêterait là, après tout celui qui lui était entré dans les jambes s'était excusé puis était retourné auprès de sa mère mais le plus âgé et les jumeaux restèrent à le regarder. Ou plutôt, les jumeaux avait l'air de vouloir lui parler et l'aîné de surveiller les jumeaux en quête sûrement d'une bêtise.

- Vous êtes… , commença un jumeau.

- … le premier à…, reprit le second.

- … le remarquer, finirent-ils ensemble.

- Pourtant vous n'êtes pas discret, sourit Salazar. En bon gryffondor que vous êtes, vous ferez de grandes choses.

- Mais ? demanda l'aîné qui sentait que cet homme était… Spécial ?

- Ce n'est pas là où vous pourrez donnez à vos farces la grandeur quelles méritent.

- Êtes-vous…

- … un serpentard ?

- Soyez plus poli, s'agaça le troisième enfant.

- Je ne suis pas un serpentard, ricana Salazar. Je suis Serpentard.

Les enfants roux se figèrent et le regardèrent avec crainte comme s'attendant à ce qu'il les attaque.

- Je vous serez grès de ne pas me confondre avec le renié qui fut un temps mon descendant et mon héritier.

- Alors qui êtes-vous ? demanda le plus grand.

- Salazar Serpentard, Lord Serpentard. En voyage à Gringotts pour retirer de l'argent et acheter des affaires à…

- Votre fille ? l'interrompirent les jumeaux en désignant Harry qui s'était endormi.

- C'est un garçon, corrigea Salazar sans rattraper le fait qu'Harry passait pour sa progéniture auprès des autres enfants.

- Mais pourquoi vous êtes blanc alors que votre fils à les cheveux noirs ?

- Vous n'êtes pas censé être mort ?

Les deux questions se croisèrent dans un joyeux désordre, empêchant Salazar de savoir qui avait posé quelle question. C'est à cet instant que la mère de famille, une matrone aussi rousse que ses enfants, se détourna du comptoir pour s'intéresser – enfin ! D'après Salazar – à ce que faisaient ses enfants. Il ne comprenait même pas comment elle ne pouvait pas avoir un œil constamment sur eux. Ils auraient pu tomber sur un homme bien moins intentionné que lui vis à vis des enfants.

- Fred, George, Percy, laissez cet homme tranquille. Je suis désolé que mes petits garçons vous aient importunés. Bien, on y va les enfants !

La mère était déjà éloignée vers la sortie, quand Salazar dit de derniers conseils aux enfants, espérant les influencer. Ces trois-là lui plaisaient bien, il serait un honneur de les avoir répartis dans sa maison.

- N'oubliez pas, si vous avez l'ambition, sans nécessairement avoir la ruse, vous pourrez toujours apprendre. Comme cela vous pourrez ne jamais vous faire prendre, glissa Salazar pour les jumeaux, et tu pourras anticiper leurs infractions, dit-il pour Percy quand ses frères furent plus loin.

Il ne leur avait pas dit de taire son existence comme les enfants l'auraient pensé. Pourquoi ferait-il taire son existence, alors que sa mort n'avait jamais été officiellement annoncé ? Cela faisait presque mille ans qu'il avait son titre de lord et même ses descendants n'avaient jamais eu plus que le titre d'Héritier contrairement à ce qu'ils avaient crus. De toute façon, dans la logique humaine, il était mort et enterré depuis belle lurette donc, même si les enfants parlaient, personne ne les croirait.

Il avança devant le gobelin de forte méchante humeur depuis son client précédant. Ces créatures n'appréciaient guère les sorciers en générales mais les sorciers avec des soucis d'argent ? C'était un fléau pour eux.

- J'aimerais parler avec mon gestionnaire de compte, annonça Salazar en gobelbabil.

Autant apaiser le gobelin en parlant sa langue. Il est toujours plus agréable de dialoguer avec des personnes bien disposées.

- Évidement. Si vous voulez bien vous identifiez auprès de mon collègue au haut-comptoir, le gobelin en charge de vos comptes viendra à votre rencontre.

Salazar leva un sourcil, s'étonnant de ce nouveau mode de fonctionnement. Le haut-comptoir n'était pas là pour servir qui que ce soit hormis les gobelins eux-même pour faire des transactions. Mais il semblerait que cela ait aussi changé depuis le siècle dernier.

Après renseignement de son nom, Salazar fut emmené plus loin dans la banque jusqu'à un salon où l'attendait son gestionnaire de compte. La créature s'étonna de l'enfant dans ses bras, mais elle ne posa aucunes questions. Les gobelins faisaient toujours d'excellentes affaires avec le Lord Serpentard, ils savaient donc mieux que de fouiner.

- C'est un plaisir de vous revoir après toutes ses années, Lord Serpentard, entama le gobelin lorsque son client fut assis face à lui, l'enfant endormi sur ses genoux.

- C'est un plaisir partagé, Maître Cesterces, répondit Salazar. Je suis ravi de voir que vous êtes toujours en charge de mon patrimoine.

- Les gobelins ont la vie longue et tenace. Je ne suis pas près de laisser mon poste. Mais trêve de futilité, que désirez-vous ?

Le monde sorcier l'ignorait mais il était possible d'échanger des civilités avec un gobelin si celui-ci vous considérez comme assez bien pour qu'il vous adresse seulement un mot qui ne soit pas lié à leur travail. Même s'il ne s'étalait jamais beaucoup.

- Je suis venu à vous pour de nombreuses raisons. Premièrement, j'aimerais que vous examiniez cet enfant pour toutes traces de magies qui ne soit pas la sienne ou la mienne. Secondement, pour faire une adoption.

- Je suppose que nous pouvons satisfaire à vos demandes mais comme toutes choses vous savez que nous avons un prix.

- Cela, je le sais. Mais je ne suis pas là pour négocier quoi que ce soit aujourd'hui, je n'en ai ni le temps ni la patience. Faites-moi donc payer plein pot que l'on puisse entamer les procédures, exigea Salazar une idée en tête.

- Très bien. Nous allons commencer par la recherche de magie étrangère. Souhaitez-vous une recherche sorcière ? demanda le gobelin.

- Non, faites selon les rituels de votre peuple. Je crains qu'il ne nous failles beaucoup de puissance pour nous occuper de ce cas, Maître Cesterces.

- Très bien, Lord Serpentard. Veillez me suivre.

Pendant la conversation, Cesterces avait envoyé une note à travers une boîte d'échange transmettant ainsi les demandes et les informations relatives. En sortant du bureau et en s'enfonçant plus loin sous la banque, Salazar jeta un sort de sommeil sur Harry. L'enfant n'avait pas besoin de savoir sur le champ se qui pourrait être trouvé comme sort sur lui et comme le rituel de recherche pourrait être long, il ne serait pas ennuyé ainsi. Dormir un peu plus ne pourra pas lui faire de mal non plus.

Arrivé dans une pièce circulaire, Salazar étudia l'espace devant lui. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait appel à un rituel effectué par les gobelins mais chaque fois, cette salle circulaire l'époustouflait. Dans ce que les moldus appelaient le style baroque, toutes les fioritures qui seraient inutiles pour eux, s'avéraient être de nombreux éléments indispensables à la magie gobeline. Diverses runes étaient sculptées sur les arcades et les murs et le plafond était couvert de divers pentacles peints à même la pierre et s'imbriquant les uns dans les autres.

Salazar déposa l'enfant au centre de la pièce. Il lui retira ses chaussures et ses chaussettes pour lui remplier les jambes et mettre la plante de ses pieds en contactes avec le sol. Il fit de même avec les mains qu'il écarta de part et d'autre du corps.

Il ressortit de la pièce que les gobelins montant la garde celèrent. Il n'y avait aucun être vivant dans la salle autre que Harry. Pour effectuer le rituel, les gobelins entraient par l'extérieur dans les quatre piliers situés aux point cardinaux. Il ne fallait aucun être vivant autour du rituel ou dans les sigles magique autre que celui qui était visé. Quant aux piliers, ils étaient là pour abriter les gobelins qui lançaient la procédure magique. C'était une question de sécurité car ils ne savaient pas ce qui pourrait être trouvé sur les patients.

Dans l'histoire gobeline, il n'était pas rare de découvrir des cas où les gobelins s'étaient tout simplement fait attaquer et tuer par des sorts placés sur leur patient et a l'insu du patient qui était venu pour faire lever une malédiction.

Salazar s'assit sur un siège d'attente devant les portes clauses, où il fut rejoint par Cesterces. Le rituel était naturellement long mais Salazar soupçonnait que celui-ci serait réellement long.

Bien qu'il l'enrageait de l'admettre, Salazar savait que la longueur anormale du rituel serait à son avantage. Les gobelins se vantaient d'avoir les meilleurs taux de détections de sort dans un temps réduit. Bien que plus long qu'un sortilège de détection sorcier. La banque s'engageait donc à avoir finie le rituel dans les trente minutes suivant son commencement sinon elle ne feraient pas payer les clients.

- Vous paraissait bien sûr de vous pour ne pas vouloir négocier le prix d'une telle action, Lord Serpantard, commença Cesterces. Comme vous êtes un excellent client, je vous réitère l'offre de négociation.

Salazar sourit. Le prix des rituels gobelins étaient affreusement chers, même pour un sorcier des plus fortuné. Ce n'était pas pour rien, un tel prix forçait les clients à négocier avec les gobelins. Ces dernier adoraient cela et en plus, baisser le prix à quelque chose de raisonnable rabaissait énormément le coût et forçait donc les sorciers à céder diverses choses de valeur. On ne passait pas de cent mille galion à seulement un ou deux milliers sans donner quelque chose en compensation de la baisse du prix !

- Voyez-vous, mon cher Cesterces, je peux vous affirmer sans me tromper que je n'ai pas besoin de négocier un prix qui ne sera même pas abordé. Par contre, je pense qu'il serait des plus plaisant d'avoir une collation pour patienter car je crains que nous restions ici une bonne heure au minimum.

Salazar avait dit tout cela sur le ton de la conversation, faisant blanchir le gobelin si cela était possible.

- Peut être pourrions-nous aussi voir les autres affaires qui m'amènent aujourd'hui ? Maître Cesterces, proposa innocemment Salazar.

- Bien sûr, Lord Serpentard, accepta le gobelin. Allons donc nous installer dans mon bureau privé.

Ils allèrent dans un bureau différent du précédant, celui-ci étant le bureau qu'occupait le gobelin pour les Grande affaires et hors rendez-vous avec ses clients.

- Donc vous disiez vouloir une adoption. Quelle adoption et pour qui je vous pris ? demanda le gobelin en rassemblant diverses feuilles.

- Une adoption plénière pour l'héritier Potter, s'il-vous-plait Maître Cesterces.

Le gobelin se figea dans sa recherche de documents et accorda toute son attention à son client.

- Vous avez conscience que si vous adoptez l'héritier Potter de cette manière, la Noble et Ancienne Maison des Potter disparaîtra d'Angleterre.

- Parfaitement.

- Dans ce cas, les biens de cette famille fusionneront avec ceux de la branche américaine qui deviendra la branche principale des Potter. Maintenant, voyons les conditions pour l'adoption : la situation financière ?

- Maître Cesterces, vous savez très bien les conditions et les dispositions financières de ma famille, pourquoi me posez-vous la question ? dit Salazar sur le ton de l'évidence.

- Mais parce que vous ne comptez pas payer le rituel de recherche. Il me faut bien trouver ma satisfaction ailleurs, sourit le gobelin mesquinement. Alors reprenons voulez-vous ? Quelle est votre situation financière ?

Les gobelins n'aimaient pas ne pas être payé surtout quand ils étaient pris à leur propre jeu. Maître Cesterces prenait donc sa revanche en lui faisant passer tout l'administratif et ses questions au grand damne de Salazar qui détestait cela. Son conseiller bancaire le savait parfaitement.

Toutes les questions n'étaient pas encore réglées quand un cris aigus, et certainement pas humain, résonna dans toute la banque. Salazar sauta de sa chaise, la baguette à la mains, et sortit du bureau en se rendant devant la salle du rituel.

Devant les portes, les gardes étaient en position défensive. Les runes de scellage brillaient vertes, indiquant la fin du rituel, une heure et trois minutes après son commencement.

- Si vous permettez.

Salazar se glissa entre la garde et ouvrit les portes. Il les entre-bailla prudemment, puis ne voyant et ne sentant rien de menaçant, il les ouvrit en grand.

La salle n'était pas plongée dans le noir, les runes taillées sur les surfaces offrant assez de lumière pour voir clairement. Sauf que la lumière provenait du sol et des murs, le plafond étant étrangement sombre. Allant à grands pas vers l'enfant, Salazar vérifia son état, grimaçant à la cicatrice sur son front qui s'était ouverte et saignait. Ne pouvant faire de magie dans cet espace, il prit Harry dans ses bras et jeta un œil au plafond.

Le haut de la voûte était brouillée par un nuage noir roulant violemment en grosse volutes visqueuse. Déjà, Salazar pouvait voir les runes du plafond briller derrière, alors que la masse noire se faisait anéantir.

Dehors, les gardes avaient repris leur poste de chaque côté des portes. Salazar retourna au bureau et allongea l'enfant sur le canapé qu'il avait métamorphosé depuis la chaise qu'il occupait un peu plus tôt. S'asseyant à côté de la tête saignante, il sortit de ses poches une bourse d'où il tira du matériel de soin. Il entreprit d'éponger doucement le visage de Harry puis la blessure elle-même. La plaie était superficielle à son soulagement, il n'y aurait donc pas besoin de point de suture et il n'y aurait plus de cicatrice, effaçant ainsi toutes trace physiques d'Harry Potter.

Salazar fit absorber à l'organisme de l'enfant une potion contre les maux de tête et un antidouleur par précaution. Cela fait et la plaie pansée, il leva le sortilège de sommeil de l'enfant. Il surprit le sorcier que Harry continua de dormir. Au bout de quelque minutes, quand les pas de Maître Cesterces, qui avait quitté le bureau en même temps que son client, se firent entendre dans le couloir, Salazar entreprit de réveiller l'enfant.

Le gobelin entra dans son bureau quand Harry était maintenant assis sur les genoux de Salazar, se frottant les yeux.

- Vous pouviez laisser le canapé, Lord Serpentard, ricana le gobelin.

- Vous savez très bien qu'il est redevenu une chaise par lui-même, Maître Cesterces, commenta aigrement Salazar à la remarque de la créature qui venait de souligner sa faiblesse en métamorphose.

Caquetant, le gobelin reprit place derrière son bureau.

- Nous pouvons donc finir avec le dernier point, commença le gobelin. Les prénoms actuels de l'adopté sont « Harry James ». Doivent-ils être changés ?

- Oui, comme second prénom mettez « Salazar ».

- Bien.

Harry, encore endormi, regarda curieusement Salazar, comprenant que l'on parlait de lui. Il apprit en même temps qu'il avait un autre prénom en plus de Harry. James. Pourquoi « James » ? Il préférait Salazar car c'était le prénom de son adulte. D'ailleurs, un adulte n'était-il pas censé nommer les enfants qu'il avait ?

- Je m'appelle comment ? demanda l'enfant d'une petite voix.

- Tu t'appelles toujours Harry, expliqua Salazar qui avait bloqué sa légilimencie pour ne plus lire l'enfant.

Ce dernier compris bien vite que Salazar n'avait pas l'intention de lui faciliter la tache, ne répondant pas à sa demande muette. Puis bizarrement, il se sentait de mauvaise humeur, pourtant Salazar n'avait été que gentil et attentionné avec lui. Mais ne pas le renommer complètement serait, de l'avis de Harry, comme si Salazar n'avait fait les choses qu'à moitié. Comme s'il allait s'occuper de lui la moitié de la journée et le renvoyer chez les Dursley l'autre moitié. Ce n'était pas un risque auquel il voulait penser.

- Tu m'appelles comment ? insista l'enfant.

- Que veux-tu, petit ?

- Je veux que tu m'appelles.

- Que je t'appelle ?

- Oui ! s'exaspéra l'enfant. Je veux que tu me donnes un prénom ! s'énerva-t-il.

Salazar fixa l'enfant sur ses genoux qui venait de parler fort. Il n'avait pas crié mais il avait certainement haussé le ton. Ce que sembla remarquer l'enfant car il rougit et mit ses mains devant sa bouche en le regardant avec de grands yeux effrayés.

Rigolant doucement, Salazar passa une main dans les cheveux de l'enfant.

- Donc tu ne veux plus t'appeler Harry ? demanda concrètement l'adulte.

- Je m'appelle Harry. Enfin... Je veux que tu me donnes un prénom, s'embrouilla l'enfant.

- Et si je te donne un prénom avec lequel nous pouvons toujours t'appeler « Harry » ?

L'enfant acquiesça avec un grand sourire lumineux qui plus à Salazar.

- Maître Cesterces, est-il possible d'avoir quelques minutes de délibérations ?

- Bien entendu, Lord Serpentard. Ça me permettra de réunir tout ce qu'il faut pour finaliser l'adoption.

Sortant du bureau, Maître Cesterces ne manqua pas le regard curieux de l'enfant qui le suivit des yeux. L'adopté ne l'avait apparemment pas remarqué jusqu'à maintenant.

Quand le gobelin fut hors de son propre bureau, Salazar tourna l'enfant vers lui.

- Alors, je peux te proposer quelques prénoms qui pourraient convenir.

- Non, dit l'enfant. Tu choisis !

- Très bien, accepta Salazar en faisant rayonner l'enfant.

Maintenant, il se trouvait à renommer un enfant. Non, il devait nommer son enfant. Tout en faisant en sorte que le diminutif puisse être Harry.

Réfléchissant, Salazar établit une liste de prénoms qu'il nota sur un bout de parchemin invoqué avec une plume. Plume qui avait l'air d'être faite en verre d'après l'enfant.

« Henry », celui qui attend. Salazar barra se nom, trop français à son goût. Il aimait bien ce pays mais ce n'était pas sa patrie. Son fils serait le prochain Lord Serpentard. Donc quelque chose d'anglais.

« Henri », l'homme qui bondit. Trop français aussi. Son fils n'était certainement pas un lion bondissant !

« Harold », celui qui règne sur la terre. Salazar pensa que ce prénom était beau tant dans ses sonorités que dans sa signification. Mais en regardant celui qui serait son fils, cet enfant chétif qui n'aspirait qu'à être heureux, régner sur la terre ne serait pas pour lui.

« Harald », celui qui chante la vie. Salazar hésita un instant mais le barra aussi. Aussi anglais que pouvait être se prénom, il n'était destinné à son fils. Bien que venant du nord comme lui.

« Harlan », l'homme inquiet. Ce prénom était beau à dire, mais il ne voulait pas que son fils soit une personne encore plus inquiète qu'il ne l'était déjà. Il raya ce nom aussi.

« Harlow », celui qui vit dans deux mondes. Ce prénom faisait très anglais mais son fils de vivait pas dans deux mondes.

« Harland », celui qui sourit. Salazar s'arrêta sur ce prénom. « Celui qui sourit ». Il se souvenait du magnifique sourire qu'avait fait l'enfant quand il avait accepté de le nommer. Un sourire absolument rayonnant. Un sourire qu'il aimerait voir autant que possible sur son fils. Même sur les enfants qu'il avait eu il y a mille ans, jamais il n'avait vu pareil sourire ou espéré même en voir un sur ses fils.

« Harris », celui qui brille. Son fils était une lumière, un être brillant qui avait illuminé sa routine poussiéreuse vieille de presque neuf cents ans.

« Harrison », celui qui monte le cheval. Non, l'enfant n'était pas du genre à chevaucher un équidé.

Salazar se tourna vers l'enfant et lui sourit doucement en l'asseyant à sa place sur la chaise. S'agenouillant devant, il prit les mains de celui qui sera son fils.

L'enfant le regarda et se laissa faire quand il fut assis sur la chaise. Il trouva étrange que l'adulte mette un genou à terre et lui tienne les mains mais il ne dit rien. Salazar le regardait avec un tel regard, il avait l'impression d'être une merveille.

- Tu seras Harland Salazar Serpentard.

Puis Salazar embrassa le dos de sa main droite et la paume de sa main gauche.

Une lumière argentée sortie des mains de l'adulte pour rejoindre celle dorée de l'enfant qui devint couleur argent quand elle toucha celle de Salazar.

Salazar prit son fils dans ses bras et l'embrassa. Un jour, l'enfant l'appellera « papa » espérait-il.

Il se trouvait un peu trop enthousiaste ce matin mais il ne pouvait s'en empêcher. Il était père !

Il se rassit avec l'enfant à nouveau sur les genoux quand le gobelin revint quelques minutes plus tard. Posant plusieurs papiers devant le Lord, le gobelin eut un sourire sadique.

- Donc, nous en avons finis avec les question d'ordre financières mais il reste encore certains documents administratifs à remplir. Notamment, un acte de naissance avec le nom et la date de naissance de l'enfant et des papiers d'identité. Pour le reste, il s'agit de déclaration attestant que Monsieur Harland Salazar Serpentard est bien votre fils par le sang et la magie et non un descendant que vous auriez adopté. Il y a aussi des papiers pour la succession du titre de Lord Serpentard.

Salazar grimaça intérieurement à toute la paperasserie qui l'attendait.

- Maintenant, sachez que sur votre arbre généalogique votre fils est apparu il y a quelques minutes. Il est donc déjà magiquement votre fils mais il ne l'est pas encore par le sang. C'est ce dernier point qu'il faut officialiser. Pour cela vous savez déjà qu'il vous faudra une potion d'adoption. Gringotts se permet de ne pas vous la fournir mais c'est avec plaisir que nous vous délivrons un papier attestant l'autorisation du brassage et de la détention de cette potion aujourd'hui considéré comme noire si produite pas un particulier et non contrôlée par le ministère.

Salazar haussa un sourcil face à la bêtise dite par son conseiller mais il comprenait bien que c'était la bêtise du Ministère en place. Ça, il l'avait compris en lisant les journaux.

- Harry Potter est désormais, du moins magiquement, considéré comme n'ayant jamais existé. Quand vous aurez complété l'adoption, il n'existera plus non plus administrativement sauf pour un acte de naissance et un acte de mort datant du même jour. Personne ne pourra savoir quoi que ce soit sur lui puisque rien n'existera. Maintenant, concernant les rituel de recherches, voici les résultats.

Salazar prit l'enveloppe qu'il rangea soigneusement dans sa veste. Il se doutait qu'il n'aimerait pas ce qu'il y trouverait et ne voulait pas gâcher sa journée maintenant.

- Sage décision, Lord Serpentard, approuva le gobelin. Maintenant, sachez que les mages gobelins ont pris la liberté de détruire tous les sorts se trouvant sur l'enfant. Absolument tous sauf votre sort de sommeil. Aucun ne fut désactivés.

- Très bien, je m'en souviendrais au moment de la lecture du document.

Salazar rassembla les documents et se leva de sa chaise, tendant une main au gobelin.

- Ce fut un plaisir de traiter avec vous encore une fois, Maître Cesterces, le salua Salazar.

- Plaisir partagé, Lord Serpentard. J'espère que la prochaine fois, j'aurais le plaisir de pouvoir négocier un peu plus avec vous.

Après avoir serré la main du sorcier, acte rare de la part de ces créatures, Cesterces contourna son bureau pour se retrouver devant l'enfant.

Celui-ci s'était caché derrière les jambes du Lord quand il vit la créature faire le tour du meuble. Maintenant, le gobelin était devant lui et le dépassait bien de deux têtes. Salazar le poussa doucement devant ses jambes quand la créature tendit la main vers l'enfant.

Imitant Salazar, Harland rendit la poignée et fut surpris de la douceur de la peau de la créature pourtant fripée. Un sourire plein de dents apparu sur le visage du conseiller bancaire quand l'enfant ne retourna pas derrière les jambes mais resta à côté de l'adulte.

Prenant la main de son fils, Salazar se dirigea vers la sortie, seulement retenu un instant par Maître Cesterce.

- Pour compléter l'adoption, je recommande d'aller à l'étranger, dans un lieux hautement magique et fréquenté. Avec le Ministère de nos jours, nous ne savons jamais.

Prenant bien note de ces derniers mots, Salazar quitta la banque en tenant toujours l'enfant par la main.

Harry, nouvellement Harland, regarda Salazar avec de grand yeux. L'adulte n'allait pas le renvoyer chez les Dursley puisque maintenant, il portait son nom de famille et même son prénom. Sans parler du fait qu'il lui avait aussi donné un nouveau prénom.

- Bien, une bonne chose de faite, commenta Salazar. Maintenant, nous allons te faire faire une garde robe complète. Viens.

Salazar descendit dans la rue, adaptant ses grandes foulées aux pas minuscules de son nouveau fils. Bientôt, ils partageraient le même sang.

…..°°ooOoOoo°°..…

Ce soir-là, lorsque Salazar pénétra dans sa maison, l'horloge comtoise dans l'entrée indiquait dix-neuf heure passée. Harry était une poupée de chiffons dans ses bras, complètement épuisé. Lui-même était fatigué, il ne s'était pas attendu à une journée aussi longue et chargée.

Le passage chez Madame Guipure ne devait être qu'une simple formalité mais il découvrit à ce moment-là que les codes vestimentaires informels avaient énormément changé depuis son passage chez le tailleur au siècle dernier. Il dut batailler fermement avec la vendeuse pour obtenir ce qu'il désirait comme vêtement pour son fils. Les habits demandés étaient encore en catalogue, faisant parti de la culture des sang-pur, mais même ces derniers n'habillaient leur enfant ainsi qu'occasionnellement. Grand bien leur fasse, il ferait ce qu'il voulait lui aussi et il suivrait les coutumes. Il prit cependant quelques articles plus moderne, sachant que Harry, n'ayant pas été élevé traditionnellement et encore moins à l'ancienne, pourrait bénéficier d'un certain confort. Par ailleurs, il leur fallait aussi de quoi se glisser dans le monde moldu.

L'arrêt suivant fut dans l'Allée des Embrumes. Salazar fut presque foudroyé sur place lorsqu'il vit ce à quoi ressemblait la rue. Il était le propriétaire d'un certain nombre des boutiques et l'actionnaire majoritaire d'une autre partie et il était consterné de l'état de délabrement avancé de ses biens financiers. Si les gobelins n'avaient rien dit, c'est que ses actions rapportaient toujours mais il devrait les contacter pour faire en sorte que la rue ne ressemble plus à un taudis à ciel ouvert.

Il alla chez l'apothicaire qu'il sermonna vertement pour la décrépitude du magasin. Au moins, les ingrédients qui lui furent proposés après cela étaient-ils de première qualité et d'une fraîcheur irréprochable. Il laissa au commerçant jusqu'à la nouvelle année pour redresser le tir sans quoi il ferait fermer la boutique sans scrupule.

Salazar s'arrêta à toutes les enseignes qu'il possédait, embarquant son fils dans sa croisade contre l'insalubrité de la rue. Il dut tout de même le porter après deux boutiques, l'enfant ne pouvant suivre son rythme et commençant à fatiguer. Étrangement, son potentiel à effrayer les tenanciers ne fit qu'augmenter avec cela.

Vers midi, il trouva un restaurant sur le Chemin de Traverse pour les sustenter avant qu'il ne retourne incendier les commerçants avec son fils faisant la sieste sur son épaule.

Ses affaires terminées dans la rue commerçante, il sortit du côté moldu du Chaudron Baveur, un sort ne-me-remarque-pas sur lui et son fils qui ce mit à trotter joyeusement à côté de lui en lui tenant la main. Dans la rue, il n'hésita pas à légilimencer discrètement les premières personnes qu'il croisèrent, fouillant leur mémoire pour se mettre à jour sur les connaissances non-magique.

Si visuellement, en sortant du pub, il eut un grand choc en voyant l'aspect des routes, des bâtiments et des étranges véhicules circulant, il fut d'autant plus surpris quand il apprit que les moldu pouvaient voyager dans les airs et faire voler des avions. Sans parler qu'ils étaient même allés sur la lune et qu'ils étaient maintenant capable de voyager sur et sous l'eau de manière bien plus sécuritaire que pendant les derniers siècles.

Enfin, ils arrivèrent devant un bâtiment que cherchait Salazar, une garderie.

- Harry, je vais devoir te laisser ici une heure ou deux.

Harry regarda Salazar avec méfiance et crainte. Il connaissait le service des garderie mais pourquoi son adulte voudrait-il l'y déposer aujourd'hui et maintenant ? Bien qu'il ne voulait pas douter de Salazar, il ne pouvait s'en empêcher. Reviendrait-il le chercher ?

- Ne t'en fais pas, mon enfant, je reviendrais pour toi le plus vite possible. Je dois aller faire des courses dans des lieux auxquels tu ne peux pas accéder à ton jeune âge. Quand je reviendrais, nous irons voir un marchand de jouet.

Harry fut déposé en garderie malgré ses réticences et ses larmes. Salazar l'embrassa sur le front et lui fit un câlin en lui remettant sa couverture bleue, sortie miraculeusement d'une de ses poches, avant de partir.

Une assistante maternelle l'approcha et tenta de lui offrir du réconfort mais il se blottit dans un coin, cachant son visage dans le tissu propre et doux qui sentait bon la poussière et le feu de cheminée.

Pourquoi Salazar l'avait-il laissé ici ? Oui, il avait dit ne pas pouvoir l'emmener là où il devait se rendre mais il aurait pu le ramener au manoir et l'y laisser. Ça ne lui faisait pas peur d'être laissé seul dans ce manoir, à la maison. Là où il savait de manière totalement sûr que Salazar reviendrait. Peut être est-ce que parce qu'il avait insisté pour que l'adulte le renomme ? Ou peut être parce que Salazar était fatigué de le porter et qu'il l'encombrait plus qu'autre chose lorsqu'il grondait froidement les commerçant pour leurs bêtises ? Même s'il avait dit qu'un jour tout cela lui appartiendrait. Il avait aussi posé beaucoup de question dernièrement, Salazar devait en avoir assez de devoir y répondre et de l'entendre. Il s'était aussi plaint de la cuisine de l'homme, ça ne devait pas lui avoir plus. Puis Salazar devait constamment s'occuper de lui, le laver, l'essuyer, l'habiller, lui faire à manger pour le nourrir, il devait même le nourrir lui-même quelque fois ! L'adulte devait en avoir plus marre de lu-

Harry ne pensa pas plus loin car quelque chose de lourd lui tomba de dessus. Il se débattit furieusement quand le poids se releva en reniflant. Il sortit son visage de sa couverture pour voir un enfant vêtu d'une jupe mauve sur des collants blancs et d'un pull rose. Une fille. Elle pleurait à chaude larme. Derrière elle se tenait trois garçons qui riaient fort en les pointant du doigt.

Fronçant les sourcils, Harry regarda autour de lui pour voir que les assistantes maternelles étaient plus loin dans l'air de jeu, l'une animant un atelier de pâte à modeler tandis que sa collègue s'occupait d'un accident. Très vite, il prit la main de la fillette et il se dépêcha vers l'atelier de pâte à modeler se sachant à l'abri près d'un adulte.

- Vous voulez participer les enfants ? demanda l'animatrice en se retournant puis en fronçant les sourcils. Hermione, pourquoi pleures-tu ?

La fillette ouvrit la bouche puis la referma quand les garçons qui l'avaient poussé sur Harry s'approchèrent.

- Elle ose pas demander à participer, madame, répondit Harry en rougissant.

L'adulte le regarda, les yeux naviguant des deux enfants aux trois garçons qui s'étaient approchés.

- Tu voudrais aussi venir ? Il reste deux places à la table.

Harry et la fillette se précipitèrent sur les chaises libres et se retrouvèrent avec un morceau de pâte dans les mains.

L'assistance maternelle laissa la surveillance du groupe à sa collègue puis partit en emmenant avec elle les trois garçons.

- Merci, dit la fillette en attirant l'attention de Harry. Je suis Hermione.

Harry resta muet, ne sachant pas comment interagir avec un enfant de son âge sans que celui-ci ne veuille lui créer des ennuies.

La fillette se recroquevilla au manque de réponse de son sauveur. Elle avait pourtant pensé pouvoir s'en faire un ami. Elle tritura sa pâte, l'air malheureuse. En plus, les animatrices ne lui avaient donné que du vert, elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre que des plantes avec cette couleur.

Harry regarda la fillette, Hermione, jouer tristement avec son morceau de pâte verte. Il avait un morceau de pâte orange avec lequel il comptait faire un escargot une fois sa saucisse finie. Cependant, en posant ses yeux dessus, il se dit que c'était une grande saucisse, il pourrait la partager. Il en coupa la moité et la tandis à Hermione. Elle le regarda avec surprise, un sourire hésitant sur les lèvres, le miroir de celui du petit garçon. Harry fut surpris quand elle lui tendit la moitié de sa pâte verte.

Les deux enfants se mirent à jouet avec la pâte à modeler, s'échangeant des formes et se les montrant mutuellement. Harry fut très fière de la représentation de Slang qu'il fit. Il trouva le boudin mi-vert mi-orange très fidèle au familier de Salazar.

- Ca existe pas les serpent comme ça, fit remarquer Hermione, un air savant sur le visage.

- Si et elle s'appelle Slang. Elle est un jiraco... jiroa... jacaco... je sais plus ! Mais elle vient du brésil ! contrat Harry.

- Comment tu peux le savoir ? Tu as déjà été au Brésil ? Tu l'as lu où ?

Harry ne s'attendait pas à être bombardé de question.

- C'est … mon père que me l'a dit, hésita-t-il.

- Ton papa ?! Il voyage ? Il fait quoi ? Chercheur ? Et ta maman, elle fait quoi ? Et puis tu t'appelles comment d'abord ?

Harry se fit ensevelir de questions, ne trouvant pas le temps de répondre avant que la prochaine ne soit posée.

- Heu... Tu poses trop de question, répondit-il intimidé.

La fillette pris un air effarouchée.

- Il est important de savoir ! dit-elle d'un air supérieur.

- Je vous l'accorde, jeune demoiselle, la connaissance c'est le pouvoir. Mais le savoir c'est comme la confiture, moins en sait, plus on l'étale.

Les deux enfants sautèrent sur place et se retournèrent pour faire face à la voix. Hermione fut muette lorsqu'elle vit l'homme derrière elle, il était blanc comme un fantôme et immensément grand. Le petit garçon à ses côtés fit un bruit ravi puis il se précipita dans les jambes de l'homme.

Harry fut aux anges lorsqu'il vit Salazar et que l'adulte le ramassa quand il se précipita vers lui.

- Tu es revenu ! Regarde, j'ai fait Slang ! babilla l'enfant, tout joyeux.

Hermione retroussa le nez.

- Il existe pas ce serpent !

- Bien sûr que si, contrat Harry. Hein, qu'il existe ? Même qu'il vient d'une île du Brésil, dit Harry en regardant Salazar pour son approbation.

- Oui, c'est un Jararaca-Ilhoa, présent exclusivement sur l'île Queimada Grande au Brésil.

Hermione ouvrit grand les yeux, avide de plus de connaissance mais déjà l'adulte tout blanc s'éloignait vers les vestiaires avec l'enfant lui faisant signe depuis les épaule de son père.

La fillette se mordilla les lèvres, incertaine de ses actions. Mais elle ne douta pas longtemps avant de courir à l'extrémité de l'air de jeux.

- Je connais toujours pas ton nom !

L'enfant se retourna depuis la porte d'entrée et lui sourit brillamment.

- Harland Serpentard.

La seconde suivante, il était parti.

…..°°ooOoOoo°°..…

- Tu es revenu, dit Harry pour la troisième fois, alors que Salazar lui tenait la main et qu'il marchait dans la rue. Tu es revenu.

Salazar baissa les yeux, regardant attentivement son enfant. Harry le regardait avec de grand yeux stupéfait, ayant du mal à croire que Salazar serait revenu pour lui. L'adulte soupira discrètement alors qu'il se penchait pour porter l'enfant dans ses bras.

- Bien sûr que je suis revenu. Je te l'ai promis et je ne manque jamais à mes promesse, mon enfant, assura Salazar. Je t'ai aussi promis que nous irions chez un marchand de jouet après et c'est ce que nous allons faire maintenant, d'accord ?

L'enfant acquiesça et Salazar les dirigea vers leur destination, Big Ben sonnant six heure du soir un peu plus loin.

Dans le magasin de jouet, Harry resta fermement agrippé aux jambes de Salazar, se cachant même derrière lorsque un vendeur vint les voir.

- Puis-je vous aider ?

- Certainement. Pourriez-vous m'indiquer le rayon de jouet du fabriquant La Grande Ourse ?

L'employé les emmena à l'arrière de l'enseigne, les faisant entrer dans ce qui aurait dû être l'arrière boutique ou l'espace de stockage du magasin. Harry découvrit à la place un lieu étrange, remplie de jouets volant et sautant tous seuls. Il passa à côté d'un jeu de l'oie, les pions étant de petites oies colorés se pourchassant. Plus loin, il vit un set du nain jaune, avec un nain de couleur jaune qui tirait la langue à des petits cheveux furieux qui galopaient sur leur plateau de jeux.

Salazar le tira de cette scène pour le faire avancer plus loin. Harry sursauta lorsque plusieurs blocs tombèrent puis reformèrent une tour avant de tomber à nouveau. Ils passèrent devant des poupons qui dormaient tranquillement dans des couffins garnis de nœuds, plus loin des poupée ce coiffaient en tentant d'attirer les figurines de chevalier en plein tournois.

- Nous y voici, dit le vendeur à l'entrée d'un rayon plus calme. Avez-vous besoin d'autre chose ?

- Non merci. Nous pourrons nous en sortir à partir de maintenant.

- Bien, bonne visite.

L'employé parti, Salazar entraîna Harry dans le rayon. Les étagèrent ne contenaient rien qu'il n'avait pas vu sur le chemin et ici, les jouets ne bougeaient pas. Il regarda curieusement mais ne s'approcha de rien, restant accroché à son adulte.

- Tu peux t'approcher, regarder, toucher et chercher, tu sais, dit Salazar en guise d'encouragement.

Pour toute réponse, Harry resserra sa prise sur la jambe de Salazar et se rapprocha un peu plus de lui.

Harry aimait beaucoup l'idée d'avoir un jouet mais il n'avait jamais eu le droit d'en avoir un. Il n'avait jamais eu le droit de choisir un jouet ou même de regarder dans le rayon des jouets. Il savait bien que Salazar ne lui crierait pas dessus pour s'approcher des jouets mais il craignait que sa tante ou son oncle ne surgissent derrière lui. Après tout, ils devaient souvent aller dans ce genre de magasin vu le nombre de jouet que recevait Dudley par semaine. Pourtant, Harry avait très envie d'explorer maintenant qu'il était ici, les formes et les couleurs l'intriguaient.

Salazar prit l'enfant par les mains et le conduisit vers les étagères, s'accroupissant à la hauteur de l'enfant qui se réfugia près de son torse.

- N'ais pas peur, nous sommes là pour toi. Tu ne seras pas disputé pour t'approcher des jouets. Regarde celui-là, qu'en penses-tu ?

Salazar sortit de l'étagère un petit cheval de bois blanc et articulé. Doucement, il mit le jouet entre les mains de l'enfant qui le regarda avec émerveillement. Avec beaucoup de précaution, Harry commença à le manipuler. Il caressa le bois et retourna le cheval dans tous les sens.

- C'est pour moi ? demanda-t-il incertain en regardant Salazar.

- Seulement si tu le veux.

Un sourire timide fleurit sur les lèvres de l'enfant à la grande joie de Salazar. Lentement, il incita l'enfant à regarder dans le rayon pour d'autres jouets. Lorsque vint le moment de passer à la caisse de l'autre côté de la boutique, Harry s'en voulait d'avoir choisi tous ces jouets, même Dudley n'en recevait pas tant. Pourtant, alors que le vendeur s'occupait de rétrécir les jouets pour les mettre dans un paquet et que Salazar attendait pour payer, un livre près de la caisse attira son attention. Il ne savait pas encore lire mais il reconnaissait le personnages sur la couverture.

Harry s'avança, son mouvement attirant immédiatement le regard de Salazar. Il se mit devant le livre, hésitant. Peut être pourrait-il demander quelque chose en plus ? Il aimait tellement ce personnage. Mais Salazar lui avait offert tellement de jouet, un livre serait de trop. La musique accompagnant le personnage que Harry découvrit à l'école pendant une séance de dessin animé, lui revint en tête.

Salazar s'approcha d'Harry, remarquant que l'enfant regardait avec envie le livre devant lui. La couverture disait « Petit Ours Brun fait son lit », montrant un ourson faisant son lit. Il tandis l'oreille lorsqu'il lui sembla entendre quelque chose. Il comprit que l'enfant marmonnait quelque chose. Il s'accroupit à nouveau à sa auteur, entendant parfaitement cette fois ce que l'enfant disait. Il fut surpris de l'entendre chanter.

- Petit, Petit Ours Brun, c'est un gentil galopin, coquin, malin, malin, coquin, Petit Ours Brun. Il aime bien sa maman, son papa aussi. Il aime bien son papa, sa maman aussi. Petit, Petit Ours Brun, c'est un gentil galopin...

Salazar entendit la voix de l'enfant diminuer puis disparaître quand ce dernier réalisa qu'il était écouté. Salazar lui sourit gentiment.

- Viens, nous allons passer en caisse.

Harry lui donna sa main et le suivit sans jamais demander le livre ou dire quoi que ce soit à son propos. Salazar aurait aimé que l'enfant le lui demande.

…..°°ooOoOoo°°..…

De retour, Salazar posa Harry sur le canapé au fond de la salle à manger ainsi que les paquets aux pieds du canapé. Il aida l'enfant à enlever sa mante et ses chaussures alors que lui-même était encore tout habillé. Harry se pencha contre l'accoudoir dans l'intention de s'endormir mais Salazar l'interpella.

- Harry, avant que tu ne t'endormes, j'aimerais te présenter quelqu'un. Napy !

Harry sursauta et fila dans les bras de Salazar lorsque qu'une créature apparut soudainement à côté du canapé. Elle avait une grosse tête ronde avec deux grandes ailes de chauve-sourie pour oreilles. Ces yeux globuleux, regardèrent avec horreur la scène devant eux.

- Napy est très désolée. Napy ne voulait pas effrayer le Petit Maître, Maître Serpentard.

- Ce n'est pas de ta faute, Napy. J'aurais dû le prévenir. Harry, j'aimerais que tu rencontre Napy, notre elfe de maison. Elle s'occupera de l'entretient du manoir.

Harry regarda la créature, l'elfe de maison, de plus près. Il remarqua qu'elle portait une taie d'oreiller avec le blason de Serpentard dessus. Ça expliquait pourquoi la taie était verte.

- Pourquoi elle porte une taie d'oreiller ?

- Parce que les elfes de maison ne portent pas de vêtements comme nous, être humain. Pour un elfe, porter un vêtement est une grande honte, car cela veut dire que la personne pour qui il travaillait l'a chassé et ne veux plus d'eux.

- Donc Napy ne doit pas s'habiller ?

- Non et tu ne dois pas lui donner de vêtement non plus car lui en donner veut dire que tu ne veux plus de ses services. Compris ?

- Mais si c'est Napy qui en demande ? demanda Harry avec souci.

Sa tante l'avait déjà privé de vêtement une fois, le laissant nu dans son placard toute une nuit froide d'hiver. Il avait sali les habits en faisant le ménage et cela faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas été lavé qu'ils empestaient l'air ambiant. Sa tante l'avait fait déshabiller pour tout laver. Il les avait récupéré le matin, encore humide de la machine.

Salazar fronça les sourcil, attrapant les pensées volantes que son fils projetait toujours sans le savoir.

- Napy ne demandera pas de vêtement. Tu peux lui demander.

Harry posa tête sur l'épaule de Salazar alors qu'il se tournait vers l'elfe. Cependant il ne dit rien, ce contentant de la regarder de son regard fatigué, ses yeux se fermant doucement.

- Napy a fait les courses et acheté ce que le Maître Serpentard a demandé, déclara l'elfe quand l'enfant ferma les yeux.

- Bien, Napy. Prépare un bouillon et une compote pour Harry. Je mangerais plus tard.

- Bien Maître.

L'elfe disparut, emportant les paquets avec elle.

Salazar, alla dans le couloir, se déchaussant en tenant l'enfant dans ses bras et enleva son manteau et sa veste sans jamais poser Harry. Il monta pour changer Harry en tenue de nuit et le débarbouiller de la journée. Il manipula l'enfant doucement alors qu'il était aussi solide qu'une poupée de chiffons.

Ils descendirent dans la cuisine où Salazar nourrit un enfant réticent qui ne voulait que dormir et non manger. L'adulte ne voulut rien savoir, il ne laisserait pas Harry se coucher le ventre vide. Sa constitution ne le permettait pas et dormir le ventre vide donnait des cauchemars.

…..°°ooOoOoo°°..…

Lorsque Salazar eut couché son fils, il redescendit au rez-de-chaussé et se rendit dans sa bibliothèque. Là, il s'assit derrière son bureau et convoqua la lettre contenant les résultats de l'examen de recherche effectué par le gobelins. Il regarda la lettre attentivement, la soupesant dans sa main. Elle n'était pas plus lourde ou plus épaisse qu'une lettre de cette ordre ne devait l'être. Il plissa les yeux de suspicion.

Il décacheta la lettre d'un doigt habile et élégant.

« Résultat de l'examen de recherche de magie étrangère effectué le 14 octobre 1984 à 9h37 sur le sujet administratif Harry James Potter / le sujet magique Harland Salazar Serpantard :

- nécromancie, branche horcruxe, par Tom Elvis Jedusor (actif);

- contrôle mentale, branche possession, parTom Elvis Jedusor (passif);

- répulsif anti-sorcier par Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore (actif);

- léger Ne-me-remarque-pas par Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore (actif);

- Magie du sang, branche barrière familliale, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore (acitf);

- Magie du sang, branche contrainte, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore(actif);

- Bloques magique, type sensu, Tom Elvis Jedusor (actif); type restreinte, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore (passif)

- Sortilège, catégorie sommeil, Salazar Balthazar Serpentard (actif). »

Lentement, Salazar posa la lettre devant lui et soupira lourdement en ce massant le front.

Il n'avait pas pensé un seul instant que le dernier descendant qu'il avait renié soit si loin dans sa folie qu'il crée un horcruxe. Il ne pensait même pas à ce Dumbledore, complètement inconscient. Des bloques magique sur un enfant, était pour lui du jamais vu. Surtout qu'il s'agissait une punition pour les criminels à son époque.

En soupirant encore une fois, il se dit qu'il lui faudrait s'occuper une bonne fois pour toute de faire disparaître la branche aliénée de son sang. Pour Dumbledore, il devrait pouvoir le garder en laisse à eux quatre.

…..°°ooOoOoo°°..…

Le lendemain trouva Harry fatigué et faible de sa sortie de la vieille mais de bonne humeur.

Assis dans son lit, l'enfant regarda prudemment dans la pièce qui était devenue sa chambre depuis son arrivée. Le feu mourait lentement dans l'âtre à sa gauche et lorsqu'il vérifia derrière ses rideaux, le ciel était à peine gris. Silencieusement, il repoussa ses draps et enfila ses pantoufles. Il voulait sortir de la chambre mais changea d'avis lorsqu'il avisa les sacs de jouets posés sagement à côté de la porte.

Il s'arrêta, les regardant suspicieusement et avec envie. Il ne bougea pas pendant un moment et commença à se rapprocher très lentement des sacs, comme s'ils allaient le mordre. Il hésita avant de plonger un bras tremblant dans le premier sachet de papier. Les yeux fermés, il retira un jouet qu'il regarda d'un œil apeuré. Il tourna la tête dans tous les sens, et ne détectant pas de menaces immédiates, il prit le jouet à deux mains en laissant fleurir un petit sourire sur ses lèvres.

Harry partit furtivement s'asseoir sur le tapis devant la cheminée. A la lumière du feu mourant, il identifia une figurine d'un homme brun comme étant le roi Arthur.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar se leva, le soleil encore bas dans le ciel.

Lorsqu'il eut fini ses ablutions et qu'il se fut habillé, il sortit de sa chambre discrètement, ne voulant pas réveiller l'enfant. En passant devant la chambre de Harry, il cru entendre un bruit. Il s'arrêta et tendit l'oreille attentivement.

- Je suis Arthur, roi de Grande-Bretagne et je vous sauverais du méchant dragon pompon !

Salazar souleva un sourcil de surprise. Il ouvrit silencieusement la porte et resta à l'entrée de celle-ci pour voir Harry, qui ne le remarqua pas, jouer avec une figurine de bois articulée. Le jouet faisait face à l'un des pompons qui s'était décousu du fauteuil crapaud.

Une bataille épique entre un pompon dragon vert moutarde et une effigie de bois du roi Arthur débuta.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry envoya rouler le pompon au loin, Arthur victorieux dans ses mains.

Le pompon roula vers lui, le surprenant. Il releva les yeux, rencontrant ceux de Salazar. Un instant l'enfant perdit son sourire, s'attendant à être réprimandé pour le bruit, pour avoir joué, pris un jouet des sacs ou s'être levé sans attendre Salazar. Mais le sourire de l'adulte le détendit aussi vite qu'il s'inquiéta.

Harry se leva et avança vers l'adulte qui se baissa pour l'embrasser une fois qu'il fut assez proche et qu'il tendit sa joue à l'homme.

- Bonjour Harland, dit Salazar sa voix rocailleuse de la nuit.

- Bonjour P-Salazar, fourcha Harry.

Salazar embrassa encore une fois son fils avant de le conduire au pot de chambre, il ne voulait pas d'un accident de bon matin. Harry fit ce que voulait Salazar, sa vessie se faisant connaître après la longue nuit de sommeil et le temps de jeu.

Ils descendirent à la cuisine, y rencontrant Napy lustrant les casseroles.

Harry se cacha derrière les jambes de Salazar, pas très sûr de savoir comment se comporter avec l'elfe. Elle lui faisait penser à lui en faisant tout le ménage.

L'enfant fut soulevé et déposé dans une chaise de la table centrale. Ayant ainsi une vue sur l'ensemble de la cuisine, il vit l'elfe s'éclipser par la porte de la salle à manger, laissant une batterie de casseroles reluisantes. Salazar allait à droite et à gauche, prenant l'une des casseroles fraîchement lustrée, un fouet ici, une spatule là.

- Que voudrais-tu pour le petit-déjeuner, mon enfant ?

Harry regarda Salazar, ne sachant que répondre.

- Pas du gruau à la pomme ?

L'adulte lui sourit, rigolant gentiment à sa remarque.

- Non, pas de gruau, nous sommes d'accord. Veux-tu quelque chose de salée ou de sucrée ?

Harry s'horrifia à l'idée de manger quoi que ce soit de salé. Salazar remarqua sa grimace et commença à travailler sur un repas sucré.

Intrigué, Harry regarda l'adulte mettre du lait à chauffer, écraser une banane qu'il ajouta au lait. Il mélangeant le tout puis retira la casseroles lorsque le lait entra en ébullition. Il la déposa sur un dessous de plat et y incorpora des céréales, des fruits sec et servi une portion à Harry.

Harry regarda le mélange étrange puis Salazar qui mangeait déjà son bol. Il suivit son exemple et goûta la nouveauté. L'enfant fut très étonné de ce qu'il mangea.

- Ch'est bon !

Salazar le regarda légèrement de travers, en même temps qu'il finissait sa boucher avant de s'essuyer la bouche.

- On ne parle pas la bouche pleine, petit.

Harry se tassa sur sa chaise, les yeux apeurés.

- Merci pour le compliment, se radoucit Salazar en souriant. Finis de manger.

Harry tritura plus qu'il ne mangea son petit-déjeuner. Il baladait sa cuillère dans le bol et lorsqu'il en avait fait le tour, il prenait une petite pincée qu'il avalait difficilement.

Toujours, il devait faire quelque chose de travers. Pourquoi ne pouvait-il pas se comporter correctement juste une fois ? Il devait toujours faire quelque chose de mal. Salazar aurait dû le punir depuis le temps. Pourquoi était-il si gentil quand lui était si ing-... était un mons-... n'était pas un gentil petit garçon ? Il lui avait même acheté pleins de jouets et lui, il n'était même pas capable d'être sage.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar vit l'enfant se recroqueviller et devenir de plus en plus sombre après qu'il l'ait repris sur ses manières.

Suivant les pensées de son enfant, Salazar finit son bol qu'il mit dans l'évier. Il revint à la table pour prendre Harry sur ses genoux, lui retirant la cuillère des mains et la reposant dans le bol.

- Je ne suis pas fâché contre toi, mon enfant, dit Salazar en le regardant dans les yeux. Pas le moins du monde. Il est normal à ton âge de parler la bouche pleine et qu'un adulte te dise qu'il ne faut pas le faire. Il n'y a rien à s'inquiéter. D'accord ?

Harry acquiesça de la tête, reniflant doucement. Salazar lui tendit un mouchoir.

- Maintenant, mange ton bol pour que nous puissions nous occuper de ce que je nous ai prévu. Aller, l'encouragea-t-il.

Harry reprit timidement sa cuillère et mangea le contenu du bol.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry fut emmené ce débarbouiller et s'habiller. Bien qu'il ait encore le moral un peu bas, pouvoir enfiler des vêtements neufs et fait rien que pour lui, le fit sourire de plaisir, même s'ils s'avéraient être une robe et ce que Salazar appelait une pantalette.

- Pourquoi tu m'habilles comme une fille ? demanda Harry.

- Je ne t'habilles pas comme une fille. Je te vêts comme les enfants devraient être vêtus dans la noblesse sorcière anglaise. Les mœurs sorcières sont celles des moldus au XIXe siècle. Les enfants de leur naissance à leur dix ans, qu'ils soient filles ou garçons, sont vêtus de la même façon : en robe. Dans ton cas, comme tu n'as pas été élevé ainsi et que tu es maintenant mon enfant, je te permet de porter une pantalette.

Harry regarda la robe jaune pale et lorsqu'il la souleva, il vit la pantelette blanche, avec des chaussettes en laine verte. Bien qu'il n'ait pas un sens aiguë de la mode, il trouva les deux couleurs discordantes. Salazar aimait d'étranges associations de couleur avait pu remarquer Harry, surtout lorsque l'adulte ne jurait pas que par le vert.

Harry était sagement assis sur son lit, attendant le retour de Salazar, ce demandant ce que pouvait bien être aller chercher l'adulte. S'il devait ce fier aux bruits, il dirait que Salazar était allé dans une pièce de l'étage, celle qu'il n'avait pas le droit de visiter. Après tout, si l'adulte devait chercher quelque chose, ce ne serait pas dans la pièce à côté de la chambre de Harry qui était vide, froide et poussiéreuse.

Salazar revint avec une boite de couture. Harry ne savait pas à quoi il s'était attendu mais il était déçu.

L'adulte vint prendre place à ses côtés. Il ouvrit la boite et l'intérieur révéla plein de petits meubles comme ceux pour une maison de poupée.

- Nous allons te choisir des meubles pour ta chambre. Tu peux aussi te choisir un autre lit et une autre penderie, si tu désir changer ceux déjà en place ou que tu en trouves d'autres qui te plairaient plus.

Harry regarda Salazar saisir un petit meuble qui s'avéra être une commode brune. Il secoua la tête, il n'aimait ni la couleur ni le meuble.

En fin de matinée, la chambre de Harry était meublée avec un long et bas coffre placé sous les fenêtres à droite et sur lequel il pourrait s'asseoir. A droite de la porte, il y avait maintenant une petite bibliothèque et un secrétaire. A gauche de la porte, Salazar avait pris la décision de changer la penderie de son fils, la précédente étant trop petite à son goût. A gauche, la cheminée remplissait déjà le milieu du mur et il laissa le tapis et le fauteuil qu'il avait mis en place quelques jours plus tôt.

A droite de la tête de lit, il demanda à Harry de choisi un meuble de toilette, sur lequel sera rangé son service de toilette et à l'intérieur son linge. Harry choisi un meuble long dont le revêtement en pierre était creusé pour former un bassin. Salazar avait peur qu'il ne renverse par mégarde le bassin en porcelaine. Le meuble placé sous la fenêtre était trop haut pour lui mais Salazar sortit un marche-pied de la boite.

- Avec le marche-pied, tu pourras monter à la bonne hauteur mais tu ne t'en serviras seulement et uniquement que si je suis là pour te surveiller, je ne voudrais pas que tu tombes par inadvertance.

Le marche-pied était après tous haut de trois marches.

Harry ne voulu pas changer le lit, l'ancien meuble imposant en bois lui convenant parfaitement. Salazar fit ajouter au pied de celui-ci un autre coffre, plus grand que celui les fenêtres pour y ranger les jouets.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar sourit à lui-même, Harry avait accepté sans broncher qu'ils meublent sa chambre. L'enfant avait même demandé s'il pouvait faire en sorte que les meubles soient de la même couleur que ceux de sa chambre, noir. Il était aussi étonné, car il réalisa que l'enfant n'était pas venu une seule fois dans sa chambre bien qu'il ait visité la maison par lui-même ou en visite guidé par lui.

Il oublia bien vite ses pensées lorsqu'il réalisa que Harry, qui revenait de l'arrière cuisine pour prendre les patates du déjeuner, était suivi par un chat. Et pas n'importe quel chat, mais celui de son frère ! Qu'est-ce qu'il faisait là ?! L'affreuse boule de poil avait la mauvaise habitude de se prélasser devant ses cheminées et d'y laisser une quantité de poils astronomique.

- P-Salazar, regarde ! Y avait le chat qui est rentré par la fenêtre ouverte par Napy.

Salazar n'avait pas besoin de l'enfant pour voir le chat.

- J'ai vu, Harry. Cette... boule de poil se prénomme Charentaise, répondit Salazar avec un soupçon de dédain qu'il espérait bien caché.

- Charente-aise ? Pourquoi tu lui as donné un prénom si bizarre ? s'étonna Harry avant de se taire, choqué par sa propre réflexion.

- C'est le chat de mon frère et il a des goûts douteux, que ce soit pour les noms ou tous autres choses. Quelle idée de faire une cuisine en rouge. De toute façon, il a mauvais goût, ne t'en préoccupe pas. Maintenant viens ici avec les pommes de terres et laisse le chat vaquer.

Harry obéit.

Après le repas, Salazar entreprit d'évaluer les connaissances de l'enfant.

Il incendia Charentaise des yeux lorsqu'il vit le chat et tous ses poils sur son merveilleux tapis oriental mauve dans son bureau.

- Pourquoitun'aimespaslechat ? couina Harry, posant la question à toute vitesse.

Salazar le regarda, soulevant un sourcil.

- Tu peux poser des questions, tu sais que je ne te disputerais pas pour cela. Alors répètes ta question sans faute et à haute et intelligible voix.

- Pourquoi... tu n'aimes pas le chat ?

- Lorsque tu poses une question, tu inverses le verbe et le sujet et tu montes ton intonation à la fin de la phrase : pourquoi n'aimes-tu pas le chat ? Encore un fois Harland, encouragea Salazar.

- Pourquoi n'aimes-tu pas le chat ?

- Car Charentaise perd beaucoup de poils et que j'en retrouve partout lorsqu'il vient. En plus, il aime faire ses griffes sur le canapé de la bibliothèque, expliqua Salazar en montrant le vieux canapé rouge mutilé à certains endroits. Je n'ai pas grande autorité sur le chat de mon frère.

- Il est loin... Est-il loin ton frère ?

- Il habite à un peu plus de quatre kilomètre d'ici, dans son domaine et son manoir.

- Ici, c'est où ?

- Nous sommes dans le Domaine Serpentard dans le Norfolk en Eastanglia, à environs une trentaine de kilomètre de Norwich, dit Salazar après avoir convoqué une carte et montrant les lieux à Harry.

- Et ton frère ?

- Il est juste là, indiqua Salazar en montrant un point juste à côté de celui du domaine Serpentard. Je répondrais à d'autre question plus tard. Maintenant, j'aimerais savoir où tu en es à l'école. Pour cela je vais te poser quelques questions, d'accords ?

Salazar vit les yeux de Harry s'élargirent de peur.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry paniqua intérieurement. Salazar voulait évaluer ses connaissances mais il n'avait rien appris pendant le mois où les Dursley l'avait envoyé à l'école avec Dudley. Il avait fait très attention de ne rien apprendre pour ne jamais être meilleur que son cousin. Après la première semaine de cours, oncle Vernon lui avait bien fait comprendre qu'il ne devait jamais être meilleur que leur Dudley, son dos s'en souvenait encore.

- Tout vas bien, Harland, l'apaisa Salazar. Je ne vais pas te disputer parce que tu sais ou ne sais pas quelque chose. Je veux juste savoir où en son tes connaissances pour pouvoir t'enseigner ce que tu ne sais pas encore. D'accord ?

Harry hocha la tête, pas très sûr de vouloir faire ce que Salazar voulait de lui cette après-midi. Assit à côté de l'adulte au bureau, il lui fut présenté un livre ouvert sur une page.

- Ce sont les lettres de l'alphabet, dit-il d'une petite voix.

- Oui. Peux-tu me dire lesquels tu connais ?

Harry appela les six premières lettres et la dernière.

- Est-ce que tu en connais d'autres sans pouvoir me les montrer ?

- H et X.

…..°°ooOoOoo°°..…

Une partie de l'après-midi passe ainsi jusqu'à ce que Salazar sente Harry s'appuyer contre lui. Il regarda à sa gauche et vit l'enfant qui s'était endormit contre son flan.

- J'aurai dû lui faire faire une sieste plutôt que de l'évaluer, se réprimanda Salazar.

Il porta l'enfant jusque dans son lit, le mettant en chemise de nuit avant de le couvrir.

Il descendit jusque dans le sous-sol du manoir, voulant voir ce que Napy avait accomplie en presque une journée de service. Il fut agréablement surpris par la grande pièce de droite, celle sous la bibliothèque et la buanderie, qui ne suintait plus d'humidité. Même la mousse avait disparu des murs. Le sol de pierres grossières de glissait plus et ne laissait plus l'eau remonter. Il savait ce qu'il allait faire de cette espace à nouveau salubre.

Le couloir à gauche des escaliers, lui aussi à nouveau salubre se trouvait agrémenté de lumière. Salazar regarda, surpris, les lampes magique depuis longtemps hors-service, car il n'avait jamais prit la peine de les recharger ou de les réparer, à nouveau fonctionnelles.

Il ouvrit la porte à sa droite et trouva sa salle d'arme rangée et propre, les lames lustrées. Bon sang ! Même son armure qu'il avait laissé moisir depuis presque neuf cents ans trônait comme une relique polie. Avec le casque sur le mannequin. Il était pourtant persuadé de l'avoir perdu aux cours des siècles. Il tourna dans la pièce, appréciant de voir son bouclier rond suspendu à côté de sa hache et de son marteau. Il ricana lorsqu'il vit même le casque de cérémonie à corne rangé sagement avec les vêtements en peaux et en cuir.

Napy avait fait un excellent travail avec sa salle d'arme mais il lui faudrait revoir le rangement lui-même, surtout s'il voulait faire deux pièces à l'intérieur, une salle d'arme plus petite et une autre, scellée, pour vider la pièce à l'étage et éviter tous risques avec Harry.

La porte en face était celle de son laboratoire, rangée comme toujours. C'était bien la seule pièce qu'il avait toujours maintenue parfaitement rangée et parfaitement propre. D'un autre côté, c'était ici qu'il passait la plupart de son temps à travailler. La pièce sur sa droite était un laboratoire de potion et sur sa gauche, un grand espace permettant de travailler sur la magie. Le mur face à la porte avait une cheminée au milieu. La seule pièce au sous-sol à en avoir une d'ailleurs. Il devrait peut être changer cela et en installer une seconde dans la grande salle.

Il avait fait un bon choix en achetant Napy la veille. La petite elfe était discrète et n'avait pas une peur innée de ses maîtres comme la grande majorité des elfes. Elle avait parfaitement exécuté ses ordres, s'occupant exclusivement du ménage et du rangement comme demandé. Peut être pourrait-il lui demander de s'occuper du jardin ? Du moins ce qui en restait, c'était à dire pas grand chose.

Salazar remonta, regarda l'horloge comtoise dans l'entrée et décida qu'il avait le temps de préparer un goûter avant de réveiller Harry.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry s'étira, le sommeil le quittant graduellement. Il s'assit, étonné de constater qu'il était en pyjama et dans son lit. Il repéra ses habits posés soigneusement sur l'affreux fauteuil de Salazar.

Il tendit l'oreille mais n'entendit aucun bruit dans la maison, seul le crépitement de sa cheminée lui parvenait. Ce n'était pas nouveau, tout était calme et silencieux dans ce manoir. Devait-il se lever et s'habiller tout seul ou appeler Salazar ? L'attendre peut être ?

Harry se leva et contempla sa chemise de nuit. Qu'il s'habille où reste qu'il comme il est, il serait toujours habiller comme une fille. Non, pas comme une fille mais étrangement, c'était certain.

Harry délaissa ses questions vestimentaires et s'intéressa plutôt au coffre à jouet qu'il ouvrit doucement, regardant par-dessus son épaules pour vérifier toutes menaces. Assimilant lentement qu'il avait le droit d'avoir des jouets et de s'en servir, il chercha dans le coffre un jouet au hasard. Cette fois, il en sortit un étrange jeu de bois rond et bosselé. Il posa le jouet à terre et tira sur la tige de fer qui en dépassait.

Toute la structure tomba.

Harry s'horrifia car le jouet avait fait beaucoup de bruit en éclatant, surtout dans cette maison silencieuse, et en plus il avait cassé un jouet tout neuf que Salazar lui avait acheté. Il se pencha sur les différents morceaux de bois, cherchant à réparer sa bêtise.

C'est ainsi que Salazar le trouva vers seize heure, planant au-dessus d'une structure de bois presque fini. Il ne manquait que la tige de métal que Harry n'arrivait pas à enfoncer.

Harry fixa Salazar quand celui-ci entra dans sa chambre.

- Je suis désolé ! s'exclama-t-il.

- Pourquoi le serais-tu ? questionna Salazar en aidant Harry à enfoncer la tige.

- Pour avoir cassé le jouet..., dit Harry, malheureux.

- Oh.

Salazar reposa le jouet en bois et en retira à nouveau la tige, détruisant l'objet. Harry regarda, surpris.

- C'est un casse-tête inspiré des casses-têtes chinois. C'est normal que la structure de brise si la tige est retirée. Maintenant, nous allons t'habiller puis nous prendrons un goûter. Que penses-tu d'un riz au lait maison ?

…..°°ooOoOoo°°..…

Un matin, Salazar présenta à Harry une première cuillère, sachant parfaitement que l'enfant recracherait son contenu à l'instant même où ses papilles seraient touchées par l'huile. L'enfant l'étonna encore une fois, avalant la cuillerée amer.

Salazar présenta ensuite une autre cuillère à Harry, cette fois-ci rempli d'autre chose. Salazar regarda l'enfant hésiter, ayant encore en bouche le goût affreux de l'huile de foie de morue.

Fermant les yeux, Harry appât la seconde cuillère. Il rouvrit ses yeux, surpris du goût incroyablement sucré et acide.

- La première cuillère était de l'huile de foie de morue et la seconde cuillère était de la gelée royale. Tu en prendras une de chaque tous les matins jusqu'à ce que je décide qu'il en soit autrement. Maintenant, tu peux prendre ton petit-déjeuner, dit Salazar en déposant un bol devant l'enfant qui s'empressa de rincer sa bouche avec sa nourriture. Moins vite, enfant, tu vas te rendre malade ainsi.

Dans la matinée, Salazar continua d'évaluer les connaissances de l'enfant, ajustant cette fois ses testes à ce qu'il avait appris au fil du temps, à savoir qu'on apprenait aux enfants à lire, à écrire et à compter au CP. Soit l'année de leur six ans dans la majorité des cas.

…..°°ooOoOoo°°..…

Un soir, Salazar travaillait à son bureau, Harry couché depuis deux bonnes heures et Napy ayant fini sa journée, lorsqu'un sort l'alerta qu'une personne essayait de venir chez lui par cheminette.

Il se leva, baguette en main, la pointant droit sur la cheminée du bureau lorsque celle-ci laissa passer un appel.

- SALAZAR ! COMMENT OSES-TU ASSASSINER DES MOLDUS SANS DEF-

Salazar jeta sur son interlocuteur un charme de silence, ne voulant pas subir son volume sonore et encore moins réveiller Harry. La voix sembla remarquer qu'elle n'était plus audible.

- Bien, maintenant que j'ai toute ton attention, non je n'ai assassiné personne. Ensuite, je vais lever le sort de silence, seulement et uniquement si tu gardes ta voix à un volume raisonnable, je n'ai pas envie que tu me le réveilles, compris ?

S'assurant de la coopération de l'autre, Salazar leva le sort.

- Maintenant, que me veux-tu, Godric ?

- Pourquoi as-tu assassiné ces moldus ?

- Je n'ai tué personne, encore moins des moldus depuis plus de six cents ans et mes dernières victimes étaient sur le point de m'immoler joyeusement.

- Salazar, ne me mens pas. L'homme que j'ai retrouvé noyé dans les marais avait des traces de ta signature magique sur lui.

- Je sais puisque c'est moi qui l'ai déposé dans nos marais, vivant. S'il s'est noyé, ce n'est pas une grande perte. Mais pourquoi m'accuser de plusieurs morts ?

- Tu as fait un tour à Londre récemment et, étrangement, plusieurs moldus sont devenus fous avant de mettre fin à leur jour dans un hospice.

- Un hôpital, mon cher Grodric, un hôpital.

Les yeux de Godric Gryffondor se plissèrent à l'aveu implicite du sorcier en vert et argent.

- Que trafiques-tu ?

- Rien d'inquiétant, tu as ma parole.

- Tu nous sèmes des indices aux quatre vents, un invité malade dont tu t'occupes nous a rapporté Rowena. Puis toi qui me menace pour ne pas réveiller quelqu'un. Une personne pour qui tu as apparemment cherché des informations dans les journaux archivés de Rowena, une personne pour qui tu as légilimencé à mort et sans remords trois moldus pour des informations et un autre que tu n'as pas hésité à donner en pâture à nos marais. Vraiment, mon frère, que trames-tu ?

- Si tu dois avoir un dernier indice, mon frère si perdu, je travail sur ma lignée.

- L'autre Couillon des Ténèbres ?! s'écria Grodic, s'imaginant déjà le pire.

- Il est déchu de mon arbre généalogique depuis longtemps, renifla Salazar un air de dégoût peint sur le visage. En parlant d'arbre généalogique, tu sais que ma tapisserie n'est toujours pas à jour après tous ses siècles ?

- Aucune importance, je ne te donnerais pas un seul de mes cheveux pour ton bout de chiffon miteux, s'hérissa Godric. Bien, je te fais confiance mais ma patience et celle de nos charmantes amies n'est pas éternelle, Salazar. Si une autre personne devait mourir de tes manigances...

Le feu mourut en même temps que Godric interrompit son appel.

Salazar se retrouva dans une pièce sombre, qui tout à coup lui parut froide. Il regarda sa tapisserie, sa création personnelle qu'il devait mutiler pour renier une personne. Il soupira lourdement, jamais il n'arriverait à la compléter.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry trouvait Salazar étrange aujourd'hui, comme s'il était triste. Pourtant, il était un petit garçon sage qui faisait tous ce que l'adulte lui demandait, alors ça ne pouvait pas être de sa faute. Du moins, il l'espérait.

L'enfant regarda à travers la fenêtre de sa chambre. Le marais s'était couvert d'une fine couche de neige durant la nuit. Harry aimait la neige, il trouvait son immense manteau blanc magique et sa venue le remplissait de joie. Il aimerait que Salazar partage son bonheur.

Il descendit les escaliers silencieusement, s'arrêtant sur le pas de la porte du bureau-bibliothèque. Il regarda sur la gauche, Salazar était assis à son bureau, regardant pensivement à travers les fenêtres, sa main qui tenait une plume immobile sur le parchemin.

- Salazar ?

L'adulte se tourna vers lui, lui faisant signe de venir près de lui. Harry fut soulevé par Salazar et posé sur ses genoux.

- Qui y a-t-il, enfant ?

- On peut aller dehors ? demanda Harry gentiment.

- Il faut dire « pouvons-nous aller dehors ? », Harry et la réponse est non.

- Pourquoi ? se dégonfla l'enfant.

- Je me doute bien que la neige te fait envie mais il est très dangereux de se promener dans les marais après les premières neiges. Les eaux sont à peine gelées par endroit et il est presque impossible de distinguer les surfaces sèches des petits ruisseaux. Même en utilisant la magie, il serait facile de se noyer. Dans quelques semaines, lorsque la première neige sera vieille, je t'emmènerais voir les marais.

…..°°ooOoOoo°°..…

Un jour, Salazar repartit pour Londre, ayant quelques affaires à y mener. Il déposa tôt le matin Harland dans la même garderie que quelques semaines plutôt.

Bien qu'il faille une longue attente avant de pouvoir y inscrire son enfant, Salazar avait contourné le système, la première fois aussi, à coup de sort de mémoire. Maintenant, son fils faisait parti des enfants inscrits et sa fiches était rangée dans le bureau de la directrice avec les autres enfants.

Lorsqu'il revint le soir, il ne doutait pas un seul instant du chaos qu'il avait laissé sur son lieu de travail. Il reviendrait encore demain, voir même tous les jours de cette semaines pour continuer son œuvre.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry n'était pas bien. Du moins, physiquement il allait bien mais il avait l'impression qu'une vague poisseuse l'avait frappé et maintenant il se sentait sale et ne pouvait rien y faire.

- Pa-Salazar, couina-t-il.

L'adulte se retourna vers l'enfant assis sur le lit qui attendait qu'il revienne de la penderie avec les vêtements de la journée. Harry le regardait avec un air malheureux sur le visage.

Harry se montra fort grognon ce matin, n'écoutant pas tout à fait Salazar. Bien que l'adulte ait vérifié qu'il ne soit pas malade, il ne trouva rien et donc Harry fut emmené à la garderie.

- Non, je ne veux pas y aller, dit Harry plaintivement.

- Tu iras à la garderie, je ne peux pas t'emmener au travail avec moi, dit Salazar fermement en accrochant le manteau de l'enfant sur le crochet qui lui était dédié à la garderie.

- Tu ne veux plus de moi ? demanda Harry, le cœur brisé et les larmes aux yeux.

Salazar soupira discrètement, dépassé par l'enfant ce matin-là, pire qu'un ours mal léché.

- Viens-là, mon ourson.

Harry fut tiré dans les bras de Salazar qui consola l'enfant comme il put.

L'enfant ne pleurait plus lorsque Salazar lui présenta un mouchoir et qu'il le moucha.

- Tu étais pourtant heureux de venir en garderie cette semaine, non ? Tu ne t'es pas fait une amie avec la petit demoiselle Granger ? demanda Salazar qui cherchait à comprendre la situation.

Harry hocha la tête.

- Tu ne veux pas aller jouer avec elle ? Elle est juste derrière la barrière, tu vois ? Elle t'attend, dit Salazar en montrant la petite fille qui attendait, se cachant discrètement derrière une petite étagère pour les regarder. Vous vous êtes disputés ? demanda Salazar quand l'enfant ne bougea pas. Harland ?

- Non, renifla Harry.

- J'aimerais que tu ailles à la garderie, s'il-te-plait Harland. Nous sommes vendredi, c'est le dernier jour où tu viendras ici, d'accord ? Je te promet de venir te chercher le plus vite possible après le travail. Mais il me faut partir maintenant.

Harry fut soulevé par Salazar qui le déposa derrière la barrière de sécurité qui séparait l'espace des casiers de l'air de jeu. Salazar embrassa le haut de sa tête puis partit de l'établissement.

Lorsque l'adulte disparut de sa vue, Harry recommença à pleurer. L'enfant fut approché par son amie qui lui fit un câlin étouffant. Hermione lui prit la main et l'emmena près du bac à peluche où elle entreprit de le noyer consciencieusement sous toutes les représentations animalières qu'elle put trouver.

- Tu-tu fais quoi ? hoqueta Harry.

- Je te console, dit la petite fille avec un air sérieux.

Lorsqu'elle eut fini de poser la dernière peluche, elle vint le rejoindre au milieu de la piscine velue.

- Maintenant on joue !

L'entrain de la fillette fini par atteindre Harry qui rejoint le jeu en pépiant joyeusement.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar se dépêcha sur le chemin de la garderie. Il n'avait pas pensé un seul instant qu'il finirait plus tard que le reste de la semaine. Il entra dans le bâtiment, s'attendant à le retrouver calme à cette heure-ci, la plupart des enfants étant déjà partis. Cependant, ses oreilles furent agressées par des pleures bruyant et désordonnés. Une assistante maternelle se précipita vers lui.

- Nous avons tenté de vous joindre par téléphone, Monsieur Serpentard, mais la secrétaire refusait d'interrompre votre réunion.

- Harland ?

- Il a commencé à pleurer un peu avant dix-huit heure et depuis quelques minutes, il est devenu inconsolable. Il a aussi une légère fièvre.

Salazar suivit l'assistante maternelle qui l'emmena dans une pièce servant pour la sieste. Là, une autre assistante impuissante surveillait l'enfant qui pleurait à chaudes larmes.

- Harland ? appela Salazar en s'approchant de l'enfant.

- Papa !

Harry le regarda et se leva pour courir dans ses jambes. Salazar le souleva, le trouvant un peu chaud lorsque l'enfant blottit son visage dans son cou.

- Je m'excuse pour mon retard, déclara Salazar lorsqu'il fut à l'accueille pour noter la sortit de Harland.

L'assistante maternelle regarda l'homme devant elle. Il était grand, la peau et les cheveux blancs, une belle stature et une posture fière. Il était un bel homme. Un père aimant put-elle voir et en plus, il avait des manières. Si elle n'était pas certaine qu'un tel homme n'était pas déjà marié, elle aurait bien flirté avec lui. Les parents qui ne s'en prenaient pas aux assistantes maternelles lorsqu'ils venaient reprendre leur enfant qui était en pleures étaient rare et toujours bien venue.

Plus tard, Salazar fut réveillé dans la nuit. Il chercha ce qui avait pu troubler son sommeil. Tendant l'oreille, il entendit des plaintes étouffées provenant de la chambre de Harry. C'était un bruit très discret, presque imperceptible. Il ne l'aurait pas entendu s'il n'avait pas laissé les portes des chambres ouvertes.

Il se leva et alla dans la chambre de l'enfant. Le feu réduit de la cheminée ne suffisait pas éclairer la pièce alors Salazar y alluma les lumières, réduisant magiquement l'intensité pour ne pas leur faire mal aux yeux.

Sur le lit, Harry le regarda avec des joues rougies et les yeux vitreux et larmoyant. Salazar nota que l'enfant tremblait et que les draps s'échouaient aux pieds du lit. Il s'assit à côté de l'enfant, vérifiant sa température. Il remarqua que Harry se grattait le bras avec application. Il souleva le membre et scruta attentivement la zone, remarquant quelques petits points rouges. En temps normal, il aurait pensé que les piqûres étaient dû au grattage intensif de l'enfant mais il avait déjà une première idée sur la cause.

Il releva le chemise de nuit de Harry, exposant l'enfant nu à l'air frais de la pièce. Sur le torse de l'enfant, Salazar put voir une prolifération de petits points rouges qu'il savait devenir plus grand et plus nombreux dans les jours à venir. Il vérifia tout de même la tête et constata la présence de boutons plus mature que ceux sur le thorax.

- Je vais te donner quelque chose contre la fièvre et après nous allons traiter les boutons qui apparaissent. Pendant que je vais chercher tous ce dons j'ai besoin, je veux que tu ne te grattes pas, compris ? expliqua Salazar en empêchant Harry de se gratter à nouveau.

L'enfant hocha la tête.

Harry se retrouva seul dans la chambre faiblement éclairée. Son torse le démangeait ainsi que sa tête et son bras. Il savait cependant ne pas toucher à son crâne, gratter soulageait la démangeaison mais faisait horriblement mal à sa peau devenue sensible.

Lorsque Salazar revint, l'adulte repris gentiment ses mains pour les enlever de son torse qu'il s'était mis à frotter inconsciemment.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar grimaça intérieurement, se doutant que l'enfant n'apprécierait pas le traitement qu'il prévoyait de lui donner. L'un des composants de la potion contre la fièvres n'était pas compatible avec la crème apaisante, il avait par conséquent opté pour une méthode plus traditionnelle.

Il désinfecta ses mains par magie et prit sur le plateau pausé sur la table de chevet, une petite chose blanche. Pendant que l'enfant semblait un peu à l'ouest, Salazar lui releva les jambes et lui administra le suppositoire. Cela sembla réveiller Harry aussi sûrement qu'un seau d'eau, car il s'agita immédiatement.

- Non, Harland. Regarde-moi, mon enfant, ordonna Salazar lorsqu'il reçut presque un coup de pied. Calme-toi, ce n'est rien. Dans vingt minutes tu pourras t'en débarrasser mais d'abord il faut s'occuper de tes boutons.

Le regard de Harry fit mal à Salazar mais il ne changea pas d'avis. Il l'assit sur ses genoux et augmenta la lumière pour voir la tête de l'enfant. Enfant qui s'agitait suspicieusement au goût de Salazar.

- Ne t'avise pas de pousser, Harland. Tu le garderas aussi longtemps qu'il faudra et si tu l'expulses avant, je t'en mettrais un autre. Maintenant, tiens-toi tranquille.

L'enfant cessa de s'agiter sur ses genoux, il put ainsi entreprendre de désinfecter la tête et passer de la crème sur chaque rougeurs. Il fit la même chose sur le torse et le bras touché. Il vérifia le reste du corps, en en trouvant quelques uns sur le ventre, le dos et le fesses de l'enfant. Au matin, il devrait repasser sur chaque partit du corps pour à nouveau désinfecter et passer la pommade. Si ses estimations s'avéraient correctes, les jambes de Harry seraient aussi couvertes d'ici-là.

Il lui semblait étrange que la maladie progresse si vite. Une varicelle mettait deux à trois jours à recouvrir un enfant. Mais ici, il semblait qu'une nuit serait suffisante en plus du fait qu'une maladie moldue touchait un enfant sorcier. Encore une fois.

…..°°ooOoOoo°°..…

Harry ne passait pas une bonne journée. Il était malade. Il avait mal à la tête, il voulait de gratter partout mais Salazar l'empêchait et lorsqu'il arrivait à le faire en cachette, cela ne faisait rien si ce n'était se transformer en douleur et il devait à nouveau manger du gruau aux pommes ! Il en avait plus que marre de ce plat.

Malgré ces inconvénients, Harry ne se plaignait pas beaucoup. Salazar restait avec lui, lui lisait des histoires des livres qu'il lui avait acheté, il jouait même avec lui au roi Arthur qui devait combattre le terrible dragon pompon.

Le jour suivant, la fièvre partit mais Harry découvrit qu'une nouvelle poussée de bouton était survenue. Maintenant, il en avait plein la bouche et entre ses jambes. C'était douloureux.

- Mange, Harland, ordonna Salazar.

Harry secoua la tête, ne voulant pas ouvrir la bouche. Manger était douloureux.

Il s'avança vers Salazar, doutant un instant de ce qu'il devait faire. L'adulte ne l'avait jamais réprimandé même lorsqu'il avait fait un caprice le matin à la garderie, ni même lorsqu'il s'était plaint de nombreuses fois. Peut être pourrait-il lui montrer ?

Timidement, Harry s'approcha de son adulte. Salazar lui accorda toute son attention et cela lui donna le courage de lui montrer son problème. Il tira sa langue.

Harry vit Salazar faire les gros yeux. Il pensa qu'il n'aurait finalement peut être pas dû montrer quoique ce soit. Mais Salazar prit son menton en coupe et lui demanda doucement d'ouvrir la bouche en grand. L'enfant ne savait pas ce que Salazar trouva mais cela ne sembla pas lui plaire outre-mesure.

L'adulte repartit avec le bol de gruau et Harry fut laissé seul sur son lit.

L'enfant ne sut pas comment interpréter ce fait. Est-ce que Salazar venait de ce rendre compte qu'il ne méritait pas d'être si bien traité ou était-il partit chercher une solution à son problème ? Salazar n'avait jamais faillit envers Harry pendant ce mois et l'enfant avait l'impression d'être dans le manoir Serpentard depuis bien plus longtemps. Mais il était tout à fait possible que l'homme en ait assez de lui, après tout, il était encore une fois malade et cette foi-ci, il se permettait de geindre, de se plaindre et de pleurer sur l'adulte.

Et si Salazar ne voulait plus de lui ?!

Lorsque Salazar revint peu après, il trouva l'enfant blanc comme la mort, fixant ses draps sans les voir. Il posa le bol de nourriture sur le chevet et prit l'enfant sur ses genoux. Il lui caressa très délicatement le dos, attendant que l'enfant revienne à lui et lui parle de son trouble. Salazar espérait juste qu'il ne se sentait pas nauséeux et qu'il ne soit pas malade. Il fit apparaître un seau dans le doute.

- Je peux rester avec toi ? demanda une petite voix discrète.

- Bien sûr que tu peux rester avec moi, répondit Salazar sans saisir toute l'étendue de la question.

Harry le regarda, le visage incertain. Salazar lut quelques pensées éparses de l'enfant lorsque leur yeux se croisèrent. Il serra sa nouvelle charge un peu plus près de lui.

- Je te l'ai dit et je continuerais à te le dire, Harry, je ne vais pas te mettre à la porte, tu restes avec moi. D'accord ? Même si tu es malade ou blessé je te garde avec moi. Par ailleurs, il est normal que tu tombes malades, que tu t'en plaignes et que tu sois de mauvaise humeur. Toi et moi, comme tout le monde, nous n'aimons pas être malade.

Harry acquiesça, content que Salazar ait apaisé ses doutes. Il savait qu'il pouvait avoir confiance en son adulte mais il lui arrivait encore de douter. Il s'en voulait de douter de Salazar mais l'adulte prenait toujours le temps de le rassurer.

- Maintenant, mange, ordonna Salazar en lui redonnant le bol de gruau.

Harry tira une grimace mais vit que la nourriture fut transformée en soupe. Il porta le bol à sa bouche, aidé par Salazar, et il but avidement son repas. Il ne s'était même pas rendu compte à quel point il avait faim.

…..°°ooOoOoo°°..…

Salazar sourit en regardant Harry colorier sagement sur la table basse de la bibliothèque. Il n'avait presque plus de boutons et les croûtes de plus en plus nombreuses partaient vites. Il revint à ses notes, planchant sur une idée que l'enfant lui avait donné sans le savoir et qu'il avait tiré de l'esprit de certains moldus qu'il avait essoré sans regret. Il avait pris soin de ne choisir que des scélérats.

Harry lui en avait parlé et l'avoir vu dans l'esprit des moldus lui donnait envie d'installer une salle de bain dans son manoir. Une pièce avec une baignoire, encastrée ou en fonte peu importe tant que c'était vert, un lavabo pour remplacer le service de toilette et des toilettes « modernes ». Salazar n'avait pas pensé un seul instant que les moldus auraient progressé si vite dans leurs inventions. Bien sûr, dans sa salle de bain, il installera l'eau courante. Plus besoin de magie, ni d'aller puiser de l'eau pour en mettre à disposition de l'enfant, l'eau viendrait à eux. Avec un beau carrelage argenté au sol et noirs aux murs. Puis peut être le lavabo en marbre vert... Tout cela paraissait être une idée du feu de Dieu. Peut être devrait-il raccorder la cuisine et son laboratoire de potion à une source d'eau courante ? Quelles douces idées.

Il revint à ses plans, finissant son devis. Il avait une pièce vide et froide qui n'attendait qu'une nouvelle vie à l'étage. Il avait aussi certain plan en tête pour les pièces de son sous-sol et la pièce condamnée de l'étage. Les gobelins allaient avoir beaucoup de travail pour répondre à ses demandes. Chaque travaux, chaque matériaux, tous aux poids et aux centimètres près, tous était parfaitement calculés au millième près et tous avaient un prix fixé et basé sur le coût de l'entrepreneur moldu le plus cher qu'il avait pu trouver. Chaque détails qui ne seraient pas respectés, le moindre petit millième de différence entre le service des gobelins et son exigence donnerait lieu à des négociations pour réévaluer le prix d'un client mécontent et payer le moins cher possible. Maître Cesterses allait être servi pour ses jeux de négociations et lui aussi. Cela faisait un moment qu'il ne s'était pas adonné à son sport favori.

Salazar leva la tête lorsqu'il entendit Harry rire. Charentaise était revenu et avait choisi l'enfant comme lit temporaire. Il soupira en pensant aux poils qu'il retrouverait partout sur les vêtements et le tapis mais ne dit rien. Étrangement, ce chat paraissait plus rond à chaque fois qu'il le voyait. Il devait avoir la berlue.

Il finit ses papiers qu'il donna à Napy pour les déposer à Gringotts, puis il sortit une carte du monde et appela Harry à venir le voir.

- J'ai une petite surprise pour toi, mon ourson. Dans quelques jours, nous allons partir en voyage pour finaliser ton adoption, déclara Salazar.

Harry le regarda avec de grand yeux écarquillés, ému.

- Je serais sur la tapisserie avec toi ? demanda-t-il avec espoir en pointant le tissu si cher à Salazar.

- Oui, tu seras présent, juste sous ma représentation et ton nom sera aussi doré que le mien. Tu le veux toujours ? vérifia l'adulte.

- Oui, Salazar ! s'écria l'enfant dans une explosion de joie.

Salazar montra un archipel d'île dans le sud de l'océan Pacifique sur la carte.

- Bien, sourit l'adulte. Nous partirons après-demain pour l'île d'Oahu.


Hey ! Bienvenue dans le blablatage de fin de page ! J'espère que la lecture vous aura plu !

Enfin, enfin !, j'ai fini ce chapitre ! Qui n'est même pas aussi loin dans l'histoire que je le désirais. En fait, je voulais finir cette histoire en deux chapitres et le second a à peine abordé l'idée pour laquelle je l'ai écrit ! Il devait normalement parler du voyage à l'île d'Oahu et finalement, je me suis étalée et voila le résultat ! En plus, l'idée de ce voyage, qui devrait normalement clôturer cette histoire, est là depuis le tout début. C'est pour dire que je ne suis toujours pas sortie de l'auberge. -

Entre autre chose :
- pour les lecteurs de Lokison, la prochaine mise à jour sera pour cette histoire. Si je ne finis pas d'autres petites choses entre temps ;
- pour les lecteurs d'Aventure Carïbéenne, je n'ai pas publié au moins d'août car je suis tombée malade une grande majorité du mois et maintenant que je suis en Bretagne pour mes études je suis moins motivée pour cette histoire. Mine de rien, la chaleur accablante de la côte méditerranéenne était une grande source d'inspiration et de motivation pour cette fanfiction. J'attend donc de rentrer chez mes parents en juillet pour la continuer. Je ne l'abandonne pas, elle me trotte toujours en tête et j'ai envie de l'écrire.

J'aimerais aussi vous soumettre une petite question : d'après vous, Salazar occupait quel poste à Poudlard en plus de celui d'enseignant dans mon histoire ?
Ce que je vous demande par là, c'est que dans le canon, l'on sait que c'est Elga Poufsouffle qui créa la grande majorité des menus servis à l'école. Dans la fanfiction, elle occupe souvent ce poste ou celui de guérisseur lorsque ce n'est pas Salazar, Rowena est la bibliothécaire et Godric le maître d'arme. Sans forcément tenir compte du canon ou des archétypes instaurés dans et par les fanfictions, j'aimerais connaître votre hypothèse quand au poste que j'ai attribué à Salazar.

Je remercie chaudement Rose-Eliade, 1, TessL, . .Mourire, Aurore Heart, Samael.D'Orival, qrye, Gwenn Potter, Tornadeo, Neko Kirei, durzo-blitz, Karozthor the Necromagus, sheshanabarraud, Felicia Vardya, Yami Shino, , mimidebieuvre, KylieKaty2001, Valou-Kun, lesaccrosdelamerceri, amy si di, Kaori Jade, Angelyoru, PetitLutin22, lololitaoe, Constancelcd, Melidie Zik Spirit, Onyx-Jedusor-Potter, Rosedeschamps, NonoPourVousServir, Hinanoyuki, Hadsher, claire1663 et Alexiandra18 pour leur review !

R.A.R. (les réponse ont été écrite il y a un bon moment, avant que je ne termine l'histoire. Les réponses peuvent donc être plus ou moins éronées.) :

Guest : Merci beaucoup !

adenoide : Merci. Ne t'en fait pas, les Dursley ne s'en sortiront pas comme ça, mon Salazar Serpantard, aussi gentil qu'il puisse être est et reste Salazar Serpantard.

anonyme92 : Il y aura une suite, c'est sûr et certain ! Mais si je te dis qui est l'autre personnne dans la cheminée, je casse toute le suspense de l'intrigue ! Si tu veux, tu peux essayer de deviner, si tu as juste je te le dirais mais je ne te donnerais pas la réponse autrement.

Scarjoy : Merci beaucoup ! Il y aura une suite, qui est en cours d'écriture. Merci pour tes encouragements.

Lunny : Sache que je travaille sur la suite, elle verra le jour à un moment ou un autre ! Merci !

hadrian snape : Voilà, la suite !

noon : j'espère que tu trouveras la suite tout aussi magnifique. Merci !

R : Je crains que la suite ne soit pas encore publiée lors de ton premier passage. Mais maintenant, c'est chose faite !

Je vous remercie tous chaudement car lire toutes ses reviews m'a fait et me fait encore extrêmement plaisir !

Je tiens à m'excuser pour les fautes qui se promènent très certainement dans le texte. Qu'elles soient dû à de l'inattention, une erreur ou une faute de frappe. J'ai relu de nombreuse fois mon texte en cours de route pendant ces seize mois mais forcément, il est tellement long, que certaines m'ont échappé à coup sûr. N'hésitez à me les signaler. Si quelqu'un se propose pour bêta-lecter ce chapitre, je lui serais reconnaissant.

J'ai encore une dernière demande, après je vous fiche la paix c'est promis : je recherche une fanfiction sur Harry Potter en anglais et qui est fini dont le résumé parle d'un inconnu sensé être mort depuis longtemps et qui sauve Harry dans le cimetière à la fin du Tournois des Trois Sorciers. Dans l'histoire, l'inconnu est Arcturus Black, je crois mais c'est un A. Black j'en suis certaine, qui parle à Harry de Charlus Potter, son grand-père. Harry prend son grand-père décédé comme modèle. Si vous retrouvez ou connaissez l'histoire, je serais très heureuse si vous m'indiquiez son nom, je la cherche depuis Noël sans pouvoir la retrouver.

A la revoyure !
Triple A