Hey!
J'espère que vous allez bien et que ce chapitre vous confortera dans cette bonne humeur! ^^
Je l'aime bien, mais le prochain sera encore mieux (enfin j'espère) j'ai juste peur qu'il n'arrive pas à temps puisque j'ai envie de faire les choses bien pour le grand final donc je risque de le travailler un peu plus, donc de mettre plus de temps à l'écrire et donc le poster...
Je prie pour que vous l'ayez à temps mais rien n'est sûr...
Sur ce je vous laisse avec la suite!
Bonne lecture !
Réponse aux reviews anonymes :
Guest : Hey! Tu veux dire quoi par tu ne comprends pas tout ? Quel passage en particulier ? Haha je pense que la période de ramage est un peu terminée, désolée de te décevoir... Merci pour ta petite review ! ^^
Yuck : Salut ! Tu verras si ton hypothèse s'avère être vraie dans ce chapitre! ^^ Merci pour ta review !
Chapitre 23 : PDV Alice
« Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrgggggggggg ! Hurlais-je morte de peur. »
J'étais assise dans l'un des canapés de la villa, les genoux remontés jusqu'à ma poitrine alors que d'une main je serrais un des multiples coussins moelleux qui étaient éparpillés dans le salon et que de l'autre je tenais un pot de glace Ben and Jerry's de toutes mes forces contre moi. De ce fait, une bonne quantité de glace vint s'échouer sur le coussin sans que je n'y prenne garde, trop absorbée, mais aussi horrifiée, pour quitter des yeux ce qu'il se passait devant moi. La cuillère qui m'avait servi jusqu'alors à déguster le dessert glacé était coincée entre mes dents et, vu la force que j'exerçais dessus, j'étais sûre de la retrouver déformée après ce désastreux instant.
Devant moi se jouait une course poursuite des plus effrayantes : un homme masqué poursuivait, muni d'un couteau couvert du sang de sa dernière victime, une jeune femme brune au beau milieu d'une bibliothèque sinistre. Il ne lui laissait aucune chance de s'échapper mais lui accordait tout de même le mince espoir de l'avoir semé afin qu'il puisse continuer son petit jeu plus longtemps. Lorsqu'elle trouvait un endroit où se cacher, elle s'arrêtait, se recroquevillait sur elle-même et pleurait silencieusement pour finalement se rendre compte que sa cachette se révélait être une impasse qui lui coupait toutes issues alors que son agresseur la retrouvait inexorablement.
Alors que l'immense écran plat devant moi diffusait les images du fou furieux qui cherchait sans relâche sa jeune victime, sur une musique des plus stressantes, la porte d'entrée de la maison claqua, ce qui me fit hurler de plus belle.
Alors que je m'apprêtais à rugir sur mes deux amis qui n'avaient aucune compassion pour mon petit cœur déjà mis en difficulté par le film d'horreur, Edward surgit subitement dans la pièce et gravit les marches de l'escalier en m'ignorant.
Je le regardais disparaître à l'étage et balbutiais quelques mots mais les insultes que j'allais lui asséner se perdirent dans ma gorge lorsqu'il claqua la porte de sa chambre.
J'hésitais entre rester nerveusement assise sur le canapé pour finir de regarder mon film qui m'angoisserait encore plus ou monter à l'étage afin de demander à Edward ce qu'il se passait.
Mon choix fut fait lorsque j'entendis des bruits assez violents venant de l'étage.
Mon frère avait besoin de moi et je me devais d'aller l'aider, quelle que soit la raison de sa colère.
Je montais silencieusement les marches, comme une enfant qui avait peur de se faire réprimander par ses parents, et avançais doucement jusqu'à la porte, me demandant si il fallait que je frappe ou non.
La sagesse me fit choisir la première option et je frappai trois coups brefs contre le bois.
« J'ai pas envie de parler, Alice, entendis-je Edward répondre. »
J'ignorai la mise en garde sous entendue dans sa voix et pénétrai quand même dans sa chambre. Je l'y découvris allongé sur son lit, son bras recouvraient ses yeux, et vis en même temps sa chambre sens dessus dessous.
J'enjambais ce qu'il restait d'une commode et m'assis sur le lit, juste à côté d'Edward.
« Aliiiice, se plaignit-il comme le gamin qu'il n'était plus, qu'est-ce qui n'est pas clair dans « je n'ai pas envie de parler » ?
-On est pas obligé de parler ! Répondis-je d'une voix qui sous entendait que c'était totalement logique. Allez pousse toi gros tas !
-Chui pas un gros tas, grogna-t-il en me laissant de la place, tout en enfouissant son visage dans son oreiller qui étouffa les injures qui suivirent. »
Je restais quelques secondes silencieuse mais, n'y tenant plus, je chuchotais :
« Edward ! »
Il ne répondit pas, alors je réessayais :
« Edward ! … Edward !
-Merde Alice, t'es sourde ou quoi ? Fous moi la paix !
-Qu'est-ce qui se passe ? »
Il souffla fortement et se leva sans répondre pour se rendre dans la salle de bain. Je l'y suivis avec quelques secondes de retard et le regardais se mouiller le visage alors que j'étais adossée au chambranle de la porte.
Il avait les mains de chaque côté du lavabo, le dos voûté, le regard fixe planté dans le miroir en face de lui.
J'attendis une dizaine de secondes encore et retentais :
« Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Bella et moi s'est fini, annonça-t-il concis.
-Donc vous étiez vraiment ensemble ? Demandais-je à moitié excitée par cette nouvelle, à moitié triste puisque, visiblement, à l'heure où je l'apprenais, c'était déjà terminé.
-Oui, non, j'en sais rien, qu'est-ce que tu veux que je te réponde, Alice ? Tout ce que je sais c'est que c'est terminé, et que cette fois il n'y aura plus de retour en arrière !
-Quoi ? Attends, t'as dit quoi ? Plus de retour en arrière ? Tu veux dire que Bella est… qu'elle est morte ? M'emportais-je.
-Arrête de dire n'importe quoi Alice ! S'emporta-t-il. Tes stupides films d'horreur te montent à la tête, tout ce qui se passe c'est que Bella s'est barrée encore une fois sans rien dire à personne ! »
Furieux, il sortit en trombe de la salle de bain, me bousculant au passage, et descendit les escaliers au pas de course.
Je le suivais rapidement, encore sous le choc de son annonce.
« C'est pas possible, Bella n'a pas pu partir comme ça, il a dû se passer quelque chose ! Tu es sûr que tu devais aller la chercher ce soir ? Jessica l'a peut-être récupérée, ou alors Emmett… Ou Rosalie !
-Elle a laissé un mot, Alice ! Il disait qu'elle ne reviendrait pas et qu'elle ne voulait plus entendre parler de nous, pas de moi, Alice, de nous tous ! Je vais voir Jasper, dit-il après une petite pause en prenant sa veste qu'il avait abandonnée dans l'entrée, il avait raison depuis le début et j'ai été assez aveugle pour ne pas le voir.
-Non, Edward, il y a forcément une explication ! Elle nous avait promis de ne plus partir ! Elle n'avait aucune raison de partir ! Elle me l'aurait dit si quelque chose se passait mal, elle était tout le temps avec l'un de nous, on était plus proche de jamais !
-Ça n'a pas suffit visiblement, conclut-t-il d'un ton sec en sortant sans me laisser le temps de répliquer. »
Hors de moi par sa faute et surtout très inquiète, je décidais d'appeler tous les autres en attendant de trouver une solution pour faire revenir Edward.
Ils arrivèrent tous très vite bien que certains, je ne citerais pas de nom *kof kof Rosalie kof*, s'étaient plaints de l'heure à laquelle je les faisais se déplacer. Personne n'avait de nouvelle de Bella et nous étions de nouveau tous très inquiets. Cette fois notre amie avait semblé aller bien et était proche de chacun d'entre nous. Personne n'avait vu de changement particulier chez elle et, bien que j'espérais que ce soit les films d'horreur qui me montaient à la tête, comme l'insinuait Edward, mon intuition, elle, me disait qu'il lui était arrivé quelque chose. Quelque chose de grave…
Après les quelques appels que nous avions pu passer, nous décidâmes de retourner sur le dernier lieu connu où elle aurait pu se trouver : la bibliothèque.
Une fois arrivés sur place, une chose nous choqua tous : le fait que, malgré l'heure très avancée de la nuit, ou plutôt du matin pour le coup, la bibliothèque soit toujours ouverte et que des lumières soient allumées à chaque étage.
« C'est pas le genre de Bella… Commenta Emmett. Avec tout le mal qu'elle a eu pour avoir et récupérer ce job je pense pas que, quand bien même elle serait vraiment partie, elle voudrait laisser une telle mauvaise impression.
-Elle s'appliquait toujours à ne jamais oublier ne serait-ce qu'une lumière allumée ou une porte ouverte, qu'elle laisse tout en plan comme ça n'est pas normal, rajouta Jessica. »
Nous nous regardions avec angoisse, leurs commentaires ne servant qu'à dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.
Son départ ressemblait de moins en moins à un départ.
D'autres détails attirèrent notre attention une fois dans le hall d'accueil : le papier que Bella avait laissé, et que Edward avait abandonné, gisait à terre mais, plus que ça, lorsque nous passions de l'autre côté de son bureau, on pouvait voir des feuilles volantes tapisser le sol ainsi qu'un livre ouvert comme si il avait été abandonné sans même que l'on ne fasse attention à retenir la page.
Emmett monta à l'étage afin de vérifier si il n'y avait plus personne alors que les filles commençaient à chercher d'autres indices.
De mon côté, de plus en plus angoissée, je tentais désespérément de contacter Edward.
« Edward viens à la bibliothèque, s'il te plaît, je sens qu'il y a des choses pas normales qui se sont passées ici ! Annonçais-je dès qu'il répondit.
-J'arrive. Répondit-t-il brièvement à ma plus grande surprise. »
Moi qui pensais que j'allais devoir batailler pour lui faire oublier son ego blessé par le rejet qu'il pensait avoir subi…
Il raccrocha avant même que je ne puisse prononcer un mot de plus.
Celui que je considérais comme mon frère arriva et je remarquais rapidement qu'il était aussi fébrile que nous.
« Jasper est introuvable. Annonça-t-il à brûle-pourpoint. Je suis passé chez lui mais il n'y était pas, j'ai appelé toutes les personnes que nous pourrions connaître et chez qui il aurait pu aller un mardi soir mais personne ne l'a vu, je suis même allé jusqu'à appeler ses parents pour savoir si ils ne l'avaient pas vu mais sa mère est à New-York et son père perdu dans une île paradisiaque avec une de ses nombreuses amantes et n'ont pas entendu parler de lui depuis des semaines…
-C'est la même chose pour Bella, ajouta Rosalie. Enfin sauf pour les parents, on a les a appelé et ils nous ont appris qu'elle avait pris de leurs nouvelles hier, tout semblait bien aller chez elle d'après eux. »
On rapporta les informations que nous avions récoltées de notre côté à Edward et il nous confirma que la maison de Jasper semblait avoir été abandonnée précipitamment, comme si le propriétaire avait une chose des plus importantes à faire.
Ou qu'il n'était pas parti de son plein gré.
Jasper et Bella avaient été enlevés…
Nous semblâmes tous venir à cette conclusion au même moment et nous nous regardâmes à tour de rôle sans savoir quoi faire.
PDV Inconnu
Enfin ! Enfiiiiiiiin !
Le moment était enfin venu. Après des jours, des semaines, même des mois d'attente, le moment était enfin arrivé !
J'allais enfin pouvoir me venger !
Elle allait souffrir.
Je ne laisserais personne se mettre sur ma route à présent.
Elle allait souffrir.
Plus personne ne pourrait m'arrêter.
Tout était en place, la phase finale de mon plan allait enfin s'achever.
Plus personne ne pourra m'arrêter.
Tout allait se terminer ce soir !
Les choses étaient écrites depuis longtemps, trop longtemps, pour qu'on puisse m'arrêter !
Je le savais, quelqu'un allait mourir ce soir !
PDV Edward
Je ne pouvais pas y croire, ça ne pouvait pas se passer comme ça !
J'avais envie de hurler de douleur et de frustration mais tout ce que j'arrivais à ressentir était un énorme vide qui me dévorait la poitrine et qui m'empêchait même de bouger. Je ne pouvais que rester statique à regarder les autres qui commençaient à s'affoler et qui cherchaient à appeler la police.
Deux de mes amis avaient disparu. Plus que ça, mon meilleur ami, celui que je connaissais depuis le collège, à côté de qui j'avais découvert toutes les épreuves de la vie et celle qui était, j'en étais sûr, l'amour de ma vie, celle qui m'avait blessé au plus haut point mais à qui j'avais pardonné sans prendre le temps de réfléchir ne serait-ce qu'une seconde.
J'allais me retrouver seul, sans attache, sans personne pour me soutenir, sans personne à aimer. Ils avaient disparu, disparu de ma vie et, qui sait, ils avaient peut-être déjà perdu la vie, qui sait ce que leurs kidnappeurs leur avaient déjà fait.
Le petit corps chaud qui vint se lover contre moi me prouva que j'avais tort, qu'il n'était peut-être pas trop tard et que je n'étais pas seul. J'avais mes amis avec moi, j'avais ma sœur encore toute récemment acquise qui était venue me réconforter, si ce n'est qu'elle se réconfortait elle-même.
Je regardais autour de moi et je pouvais voir Emmett et Rosalie se regarder droit dans les yeux, semblant comprendre pour la première fois ce que tout cela impliquait alors que Jessica nous regardait à tour de rôle complètement perdue n'ayant, elle, personne à qui se rattacher.
Alors que j'allais leur proposer de se rendre directement au poste de police, afin que nous leur expliquions la situation de vive voix, Rosalie annonça :
« Il faut qu'on aille les sauver !
-Ce n'est pas une bonne idée, riposta directement Emmett.
-Ils vont peut-être mourir par ma faute ! S'exclama-t-elle farouchement. Je ne laisserais pas cela se passer, je ne laisserais pas mes amis mourir !
-C'est inconsidéré d'y aller alors qu'on ne sait même pas ce qui nous attend là-bas !
-C'est ce que tu t'es dit la première fois, peut-être ? Dit-elle sarcastiquement.
-Ça n'a rien à voir !
-Ça a tout à voir, au contraire !
-On ne sait même pas si ce sont eux !
-Toi comme moi savons très bien que ce sont eux ! Qui d'autre irait l'enlever, hein ?
-Et si ce n'est pas eux ? Si on y va et qu'il n'y a personne ? Répliqua Emmett.
-Peut-on savoir de qui vous parlez ? Demanda Jessica. J'ai pas l'air d'être la seule à être perdue ! Ajouta-t-elle en nous désignant, Alice et moi.
-Assumes tes choix maintenant, dit Emmett à Rosalie rageusement.
-Très bien ! Assena-t-elle. »
Elle se tourna vers nous et déclara :
« Je sais où se trouve Bella et qui l'a enlevée ! Enfin, si mes hypothèses sont bonnes…
-Comment ça ? Demanda Alice.
-C'est une longue histoire, éluda-t-elle.
-Que tu vas prendre le temps de nous raconter, la menaçais-je. »
Comment pouvait-elle dire qu'elle connaissait les agresseurs de Bella et de Jasper sans nous prouver qu'elle n'était pas de mèche avec eux ? Si je me souvenais bien, elle détestait Bella il n'y a pas si longtemps encore et elle n'avait jamais été proche de Jasper ! Qu'elle nous ait trahis comme ça, sans le moindre scrupule, alors qu'elle disait être notre amie, me dégouttait au plus haut point.
Elle sembla lire mes pensées, ou bien mon visage avait parfaitement retranscrit mes émotions puisqu'elle s'écria :
« Je n'ai rien à voir avec ces gens là, Edward ! Pour tout te dire j'ai été dans la même situation que Bella !
-Tu as été enlevée ?! Demandais-je surpris et, plus que tout, honteux de mes insinuations.
-Oui ! T'es content maintenant ? Demanda-t-elle après une petite pause.
-Pas tellement, murmurais-je piteusement.
-Très bien, dit-elle sa colère redescendant petit-à-petit.
-Tu comptes nous en dire plus ou on en reste là ? Demanda Jessica timidement.
-On va en rester là je crois ! Dit Emmett remarquant que Rosalie risquait d'exploser à tout moment. »
Après quelques secondes de silence, Alice, toujours dans mes bras, déclara d'une petite voix :
« On fait quoi maintenant ?
-On va sauver Bella ! Déclara Rosalie avec hargne »
PDV Inconnu
Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac…
L'heure tourne.
L'heure est bientôt arrivée.
La jolie fille va sombrer.
La jolie fille va mourir !
Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac…
PDV Bella
Je l'entendais chantonner près de moi. Ça faisait des heures qu'elle chantonnait, toujours le même air, sa voix de petite fille me donnait la chair de poule. J'avais toujours détesté les films d'horreur avec des petites filles ou des poupées. Je détestais ma vie à ce moment là.
Tout était arrivé si vite, en un instant j'avais su que j'étais perdue, en un instant j'avais su que j'allais mourir.
En fait non, au départ, alors que j'étais tranquillement installée sur ma chaise, à la bibliothèque, et que j'avais vu ces hommes débarquer, j'avais cru devoir faire face à de nouveaux emprunts qui, à mon plus grand dam, me feraient lâcher mon livre, au combien formidable, que j'avais envie de finir depuis des jours sans que jamais je ne trouve le temps de me poser pour le faire.
Mais non, ce fut bien pire qu'une simple coupure dans une séance de lecture, ces hommes, bien qu'ils avaient l'aspect d'étudiants lambda, n'en étaient pas, je ne les avais jamais vus sur le campus. En même temps je ne connaissais pas tout le monde… Ils faisaient peut-être parti de l'école mais l'aura dangereuse qui flottait autour d'eux me laissait penser que si c'était le cas alors l'on ne savait absolument pas qui étaient vraiment les personnes à côté desquelles nous étions assis en amphi.
Ils avaient réussi à m'amener sans que je ne puisse rien faire, mes cris n'avaient alerté personne et les coups que je leur mettais semblaient les préoccuper autant que le fait de savoir combien de chaussettes ils avaient dans leur penderie.
J'avais été attachée, bâillonnée et mes yeux avaient été bandés. Les seules informations que je recevais parvenaient de mon ouïe et de mon sens du toucher. C'est comme ça que j'avais su que j'avais été transportée en camionnette et qu'il n'y avait personne d'autre avec moi. Ce n'était pas une série d'enlèvements, j'étais la seule visée, la seule victime.
Je m'étais d'abord demandée ce qui avait poussé mes agresseurs à me choisir moi, puis j'avais compris. Je n'étais pas riche, je n'avais pas de parents connus, je n'étais pas connue. Enfin si, par une petite communauté d'étudiants, depuis plusieurs mois j'étais la coqueluche de certains et l'ennemie publique numéro une des autres. Mes agresseurs devaient faire partie de ces « autres ».
Dès lors, je me trouvais quelque part, je ne savais absolument pas où, et une folle furieuse me chantait à l'oreille et si je n'avais pas été pas à ce point effrayée, j'en rigolerais.
J'entendais d'autres voix autour de moi, d'hommes et de femmes, elles chuchotaient et je ne parvenais pas à comprendre le sens de celles-ci. Des choses semblaient se préparer, des cartons ou des meubles semblaient être déplacés et j'entendais tout le monde s'activer autour de moi.
Et puis il y avait cette petite fille, non cette femme. Il y avait cette femme qui tournait autour de moi et qui m'observait. Je sentais son regard sur moi, elle me regardait sous tous les angles et elle chantait. Toujours la même chanson, avec le même air, celui d'une berceuse.
Elle avait une arme à la main, je le savais puisque j'avais entendu un cliquetis métallique qui me rappelait beaucoup trop les divers films policiers que j'avais pu voir avec mon père les samedis soirs. Pour finir de me faire peur, elle me l'avait fait entendre juste à côté de mon oreille alors qu'elle venait à peine d'apparaître près de moi ce qui m'avait fait frissonner comme jamais encore je l'avais fait. Un frisson qui part du bas du dos et qui remonte jusqu'à la pointe des cheveux vous les faisant s'hérisser de frayeur.
Le cliquetis du flingue puis la berceuse, comme si elle pensait que ça allait endormir ma peur…
« Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac…
L'heure tourne.
L'heure est bientôt arrivée.
La jolie fille va sombrer.
La jolie fille va mourir !
Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac… Chantonna-t-elle près de mon oreille. »
Je tentais de crier mais le bâillon m'en empêcha, alors je me mis à pleurer. À quoi bon sauver les apparences alors que j'allais mourir. C'était fini, c'en était fini de moi, de mes principes et de mes valeurs. Qu'on me voit pleurer, être faible, m'importait peu à ce moment là.
« L'heure est venue, chantonna-t-elle, tu vas mourir jolie fille ! Rigola-t-elle. »
Puis elle enleva brusquement le bandeau qui cachait mes yeux et, son visage, pour la première fois, m'apparut. Même si je n'avais pas été bâillonnée, j'aurais été incapable de produire le moindre son.
Comment était-ce possible ?
Pourquoi elle ?
Alors?
Alors?
Alors?
Oui c'est bien la même folle que dans le chapitre qui vous parle actuellement.
Faites attention à vous...
MOUAHAHAHAHA !
