Heyyyyyyy !
Avant toute chose : BONNE ANNÉE ! Et Joyeux Noël en passant ! XD
J'ai pris du retard dans mes publications et je m'en excuse... C'est la fin et il faut avouer que j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire, il ne reste plus qu'un épilogue qui sera légèrement plus court que mes chapitres habituels afin de clôturer le tout et ensuite je vous dirais bye bye ! ^^
On est aujourd'hui le 1er Janvier 2019 et ça fait tout exactement un an que je publie sur FF ! Tout ça grâce encore une fois à crazybells à qui j'avais tenu ma promesse de bonne résolution et de cadeaux pour la nouvelle année d'enfin publier une histoire qui me trottait dans la tête depuis un certain moment ! J'aurais aimé vraiment la conclure aujourd'hui mais ça ne sera pas le cas... En tout cas je vous promets la fin pour très bientôt ! ^^
Bonne santé, bonne année à vous et à tous vos proche, merci d'être là et de me soutenir à chaque chapitre ! Sur ce, je vous laisse avec la suite !
Chapitre 25 : PDV Bella
J'étais à nouveau devant elle.
Devant Angela, celle qui m'avait kidnappée et qui avait voulu me tuer.
Je ne savais pas vraiment ce que je ressentais à ce moment-là. Je crois que je ne ressentais rien. Le sursaut que j'eus lorsqu'un agent de police entra dans la salle de contrôle me prouva le contraire. Elle, elle me regardait, son regard fou braqué sur moi comme si elle savait que j'étais là, derrière le miroir sans tain.
Cette fois, c'était elle qui était assise, les mains attachées dans le dos et qui attendait à son tour d'être punie à la hauteur de ses crimes. Elle risquait jusqu'à vingt ans de prison ferme pour ce qu'elle m'avait fait. Trente ans de plus pour le… meurtre d'Alec.
Repenser à lui me donnait l'impression que mon cœur se déchirait en deux ou qu'on me l'arrachait en me disant que, dorénavant, je devrais vivre sans. Chose impossible en conclusion.
L'agent de police, à côté de moi, était en train de régler la console d'enregistrement qui se trouvait devant nous sans faire plus attention à moi tandis qu'un autre rentrait dans la salle où Angela était détenue.
J'avais porté plainte le matin même, seulement quelques heures après avoir été libérée.
Si ça n'avait tenu qu'à moi, je serais restée dans mon lit pendant des mois à attendre que le temps passe sans vraiment y faire attention mais Alice, qui veillait à ce que tout se passe parfaitement, avait insisté pour faire emprisonner Angela le plus rapidement possible.
Dans le fond j'étais d'accord, la réalité était toute autre. Me retrouver devant elle me donnait envie de vomir et son visage fou me rappelait les pires moments que j'avais pu vivre.
Malheureusement c'était la seule solution pour que les policiers fassent leur travail, j'avais dû raconter dans les moindres détails comment ça s'était passé, comment on m'avait kidnappée, expliquer qu'elle m'avait menacée avant de tuer Alec et comment Jasper, malgré son alliance avec elle, l'avait assommée avant de s'enfuir je ne sais où.
Alice aussi avait témoigné, accompagnée de Jessica, d'Emmett et surtout de Rosalie, qui, je l'avais découvert ce jour, avait subi la même chose que moi.
J'avais été autorisée à assister à l'interrogatoire d'Angela. Selon les hommes qui m'avaient prise en charge, ça me ferait du bien.
Malheureusement cela ne nous apporta, ni à eux, ni à moi, pas plus d'information sur le crime.
Elle ne refusait pas de répondre aux questions mais c'était comme ci elle était enfermée dans un autre monde, le regard encore et toujours fixé sur moi, même si elle ne pouvait pas me voir, on me l'avait assuré.
Ça faisait alors une demie-heure que l'agent de police tentait de lui arracher des aveux et il commençait à perdre patience devant les phrases monosyllabiques qui se contredisaient.
Elle, se contrefoutait de l'homme en train de s'égosiller à quelques centimètres seulement de son visage et continuait à regarder droit devant elle, sans jamais cligner des yeux, chose normalement impossible.
Le policier à côté de moi parla à son collègue grâce à un micro devant lui, qui devait directement être relié à une oreillette que ce dernier portait et lui annonça la fin de l'entretien, celui-ci s'avérant trop peu concluant.
Il alla le rejoindre afin de raccompagner Angela à sa cellule temporaire et m'informa que je devais rester dans les parages si jamais ils avaient des questions supplémentaires à me poser.
Aussi je me dirigeais vers la salle d'attente et retrouvais Jessica, Alice, Emmett et Rosalie qui m'attendaient depuis une bonne heure déjà.
Emmett et Rosalie ne se lâchaient plus et chuchotaient sans arrêt entre eux alors qu'Alice restait scotchée sur son portable et que Jessica regardait dans le vide. Son regard figé, souligné de profondes cernes, prouvait, qu'elle non plus, n'avait pas pu dormir cette nuit-là.
Je m'assis à côté d'Alice qui, dès qu'elle se rendit compte de mon arrivée, me donna des nouvelles d'Edward. Enfin l'absence de nouvelle de celui-ci.
« Rien, j'essaie de l'appeler depuis des heures mais il ne répond pas !
-Peut-être qu'il faudrait lui laisser du temps, dis-je doucement, c'était quand même son meilleur ami…
-Son meilleur ami oui, oui ! Je sais pas comment il les choisit ses amis mais franchement il pouvait pas faire pire ! Et puis c'est toi la victime dans l'affaire, non ? S'énerva-t-elle. Il devrait être là en train de te soutenir plutôt que de disparaître je ne sais où ! T'es sa petite amie, c'est la moindre des choses, non ? »
Je ne répondis rien, lui adressant seulement un sourire contrit en réaction à sa tirade avant de me lever en faisant mine d'aller aux toilettes.
Arrivée devant le miroir de celles-ci, je me mouillais le visage et gémissais lorsque l'eau entra en contact avec mes contusions.
Je me regardais dans la glace à la propreté douteuse et fis face à un visage pale, constellé de bleus et de petites plaies, la lèvre inférieure fendue.
Je me reconnaissais à peine et me retrouvais plus perdue que jamais.
Que faire maintenant ?
Avant l'incident de la veille tout me paraissait clair. J'allais aménager avec l'homme que j'aimais, ma meilleure amie et continuerais ma petite vie, si parfaite, tranquillement, en espérant qu'elle resterait comme tel pour toujours.
Malheureusement ça avait changé. Je m'étais rendue compte que les personnes autour de moi n'étaient pas si innocentes que ça, que ceux ou celles que j'avais cru stupides, pouvaient me blesser avec facilité et que l'être humain était capable de tout.
Je ne comptais pas m'enfuir de nouveau, tout abandonner ou recommencer une nouvelle vie, je comptais bien rester, oui, mais il fallait que je m'explique avec mes proches, que je leur confie mes peurs et que je vois si oui ou non ils étaient sincères avec moi et si ils étaient prêts à vivre avec la nouvelle Bella.
L'épreuve que j'avais subie la veille était loin d'être finie, il y aurait d'abord le procès puis il faudrait que je me reconstruise. Je savais que je n'étais pas bien, j'étais dans un état de stress permanent : je sursautais au moindre petit bruit et et me mettais à trembler dès que quelqu'un s'approchait trop près de moi.
Il me faudrait du temps pour accorder de nouveau ma confiance aux autres, beaucoup plus qu'il ne m'en avait fallu lorsqu'enfin j'avais pris conscience qu'être seule ne me rendait pas heureuse.
Ma relation avec Edward n'en était même pas une. On ne faisait que se disputer, ce qui avait crée une tension sexuelle de tous les diables et nous n'avions fait que calmer cette tension. Une fois fait, nous avions recommencé à nous disputer, à détester de nouveau l'autre sans jamais chercher à se connaître plus. J'allais emménager chez lui en étant sûre que ça marcherait pour nous sans me rendre compte que je ne le connaissais pas plus qu'au premier jour. Nous étions incontestablement attirés l'un vers l'autre mais nous n'avions pas profité de cette attirance pour aller vraiment vers l'autre. Je voulais que ça change et je ferais tout mon possible pour cela.
Je me rendais compte également que je n'avais pas été un soutien infaillible pour Alice. Elle avait tellement souffert à cause de Rosalie et voilà que je l'acceptais parmi nous sans même lui demander des comptes.
J'avais trop souvent laissé les choses se faire. Je ne m'étais jamais imposée plus que ça et tout cela avait, par exemple, mené Angela à accomplir ses actes.
J'avais compris dès le début qu'elle n'était pas bien. Au lieu d'essayer de l'aider ou au moins de prévenir quelqu'un de compétent comme un psy qui aurait pu l'aider à aller mieux, j'avais préféré faire comme la plupart des personnes : l'ignorer, la fuir et la détester parce qu'elle était différente, parce qu'elle avait un problème.
On m'avait prévenue que l'on ferait venir des médecins afin de vérifier sa santé mentale, si les tests s'avéraient positifs elle serait envoyée en hôpital psychiatrique où elle ne serait un danger ni pour elle, ni pour les autres. Elle ne purgerait donc pas de peine en prison mais je savais que les parents d'Alec, qui étaient plus que désespérés et qui possédaient une rancœur à toute épreuve envers elle, embaucheraient les meilleurs avocats afin qu'elle finisse sa vie en prison. Pour ma part, ça m'était égal. Je ne voulais plus jamais la voir et savoir où elle était détenue m'importait peu. Les deux possibilités représentaient un enfer à mes yeux.
Nous attendîmes plusieurs heures dans la salle d'attente à tourner en rond et à somnoler sur les chaises en fer. Un va et vient incessant de policiers en fonction rythmait notre journée qui n'en finissait plus. On attendait qu'ils nous donnent du nouveau ou qu'ils nous disent de rentrer chez nous mais rien ne venait et les heures s'étiraient de plus en plus. La moindre mouche qui voletait représentait une distraction extrême et je sentais que, peu à peu, mes membres s'engourdissaient, ce qui me plongeait petit à petit dans une torpeur bienfaitrice après des heures et des heures de stress intense.
Ce fut l'apparition d'Edward, alors que le soleil commençait à se coucher qui nous fit revenir à nous. Lui aussi avait l'air plus que fatigué et légèrement désespéré. Alice fut la première à réagir et commença directement à l'incendier pour ne pas avoir répondu à ses multiples appels et messages.
Edward l'ignora royalement et préféra la prendre brusquement dans ses bras pour la faire taire. Après quelques secondes, il la relâcha et nous prit un à un dans ses bras, finissant par moi.
Il ne me relâcha pas et je restais confortablement lovée contre lui. Peut-être que nous ne nous connaissions pas assez mais son étreinte me faisait du bien, c'était tout ce qui m'importait à ce moment-là.
Alice, loin de s'être dégonflée, recommença à le questionner sur où il était mais Edward la coupa très vite :
« Pas ici. Allons nous en, je pense qu'ils en ont fini avec vous aujourd'hui.
- Mais et toi ? Demanda Alice. Tu ne t'es pas encore fait interroger.
- J'ai rien de plus à leur apporter, j'étais avec vous, point. »
Il commença à se diriger vers l'extérieur et m'entraîna avec lui, ce qui obligea par ailleurs les autres à le suivre.
Il me dirigea vers sa voiture qui était à l'opposée de celle d'Emmett, avec laquelle nous étions arrivés le matin même, m'ouvrit la portière et me fit monter à l'avant avant de faire le tour de son engin et de se placer derrière le volant.
Il démarra sans rien dire et sortit rapidement du parking du commissariat avant de se diriger tout aussi rapidement vers chez lui.
Sa main ne quittait que rarement ma cuisse, elle le faisait seulement pour passer les vitesses. Il semblait vouloir me dire par là qu'il me soutenait et qu'il était là pour moi.
On ne dit rien pendant tout le trajet, on se préparait tous deux mentalement à la conversation qui ne tarderait par à arriver. Sans même se concerter, on avait compris que cette fois on ne pourrait pas y échapper.
On finit par enfin traverser sa grande allée pleine de gravier blanc après avoir passé son portail majestueux. La voiture fut garée rapidement devant la porte d'entrée et Edward me fit sortir de son bolide tout aussi vite.
On entra et Edward se dirigea directement vers la cuisine, me proposant quelque chose à manger. Je refusais doucement et lui demandais si je pouvais utiliser la salle de bain afin de prendre une douche.
« Bella, tu es ici chez toi maintenant, dit-il en s'approchant de moi. »
J'allais répliquer mais il m'en empêcha en écrasant ses lèvres sur les miennes. Il colla ensuite son front au mien et murmura :
« On parlera plus tard, d'accord ? Va te doucher et je vais nous réchauffer quelque chose à manger. »
Une fois de plus, il ne me laissa pas le choix et se détourna, signifiant par là que la discussion n'avait pas encore lieu de commencer.
Bien malgré moi je fis ce qu'il me dit, je devais admettre que ce n'était pas une mauvaise idée et qu'une bonne douche ne me serait que bénéfique.
Après les premières douleurs dues à mes blessures, le jet d'eau sur ma nuque me fit du bien et, sans même que je ne m'en rende compte, mes larmes rejoignirent l'eau déjà présente sur mes joues. Les sanglots obstruaient ma gorge alors que je tentais d'être la plus silencieuse possible. J'avais bien assez pleuré comme ça, je n'avais plus à faire subir ma détresse aux autres.
Edward m'entendit, ou était-ce le fait que je mettais beaucoup de temps, en tout cas, il vint frapper à ma porte à appelant mon prénom.
« J'arrive, dis-je d'une voix neutre. »
Enfin, je l'espérais.
Je m'habillais prestement et me rinçais une dernière fois le visage alors mes yeux rouges pouvaient facilement être justifiés par le shampoing dans mes yeux.
J'ouvris la porte et tombai directement sur Edward, qui visiblement m'attendait, adossé au mur.
Il tendit la main vers moi et attendit que je la prenne avant de me diriger vers la cuisine où une table était dressée.
« C'est toi qui a cuisiné ou dois-je ce festin à ta mère ? Demandais-je en voyant les quantités astronomiques de nourritures présentes sur la table.
-Hum… Je pourrais choisir de te mentir en disant que c'est moi qui ai conçu tout ça mais malheureusement tu te rendrais bien vite compte que mes talents de cuisinier se résument à cuire des pâtes… Et encore ! Rigola-t-il. »
Je rigolais en retour et commençai à manger le peu que je pouvais.
Malheureusement, malgré les saveurs tout à fait exceptionnelles des plats je n'arrivais à avaler que quelques bouchées, ayant le sentiment que si je mangeais plus, j'en renverrais l'intégralité.
Devant moi, Edward, bien au contraire, dévorait chaque plat qui passait devant lui comme si ça faisait des mois qu'il n'avait rien avalé de consistant.
« Je t'ai connu moins glouton, fis-je remarquer. »
Je fus attendrie par son air coupable et il déposa doucement ses couverts comme un gamin pris en faute.
« Désolé, je n'ai pas mangé depuis hier soir… »
Je ne lui fit pas remarquer que moi non plus, ne voulant pas subir ses foudres. J'avais déjà bien eu à faire avec celles d'Alice. Je lui demandais donc :
« Où étais-tu ? »
Je n'avais pas voulu que ma voix soit si sèche mais le sentiment d'abandon qui m'avait envahi alors que je m'étais réveillée dans les bras d'Alice et non les siens avait pris le dessus.
Il hésita un moment à me mentir, je le vis bien, mais se reprit et m'annonça le plus simplement possible :
« Je suis allé retrouver Jasper, dit-il d'une voix grave. »
Je frissonnais à l'entente du nom de celui qui avait aidé à mon kidnapping mais demandais quand même :
« Comment va-t-il ?
- Mal. »
Il vit les questions dans mes yeux et continuait :
« Il s'en veut, a mal au nez et aux côtes et a peur de se faire attraper. Il sait aussi qu'il ne peut plus compter sur personne, finit-il. »
Je compris par là qu'il s'était lui-même occupé de Jasper et que leur amitié était dorénavant brisée.
« Les parents d'Alec ne le laisseront jamais s'en tirer comme ça, lui fis-je remarquer.
- Et toi ? Demanda-t-il anxieux. »
Je haussai les épaules ne sachant que dire.
Edward mit sa main sur la mienne, posée sur la table, et murmura en me regardant droit dans les yeux :
« Tu peux tout me dire Bella. Tu as le droit de le détester pour ce qu'il t'a fait et… Tu as le droit de me détester également pour l'avoir laissé s'en sortir qu'avec quelques bleus. J'aurais… J'aurais vraiment voulu te venger, c'est ce que je comptais faire ! Je voulais le ramener pour qu'il finisse en prison mais je-je n'ai pas pu… »
Sur la fin de sa tirade, sa voix se cassa et je vis pour la première fois toute la peur et la détresse qu'il avait pu ressentir en croyant me perdre.
Il était en train de craquer et je faisais de même.
Je me levai de ma chaise et allai me réfugier dans ses bras dans lesquels il me serra plus fort que jamais.
Son visage dans mon cou, je le sentais sangloter alors que je mouillais sa chemise de mes larmes.
Nous restâmes un long moment dans cette position, lui assit, moi sur ses genoux, à se réconforter l'un l'autre.
« Je suis tellement, tellement désolé, dit-il à un moment. »
Mes sanglots redoublèrent d'intensité et je le serrais encore plus fort dans mes bras.
Lui comme moi évacuons tout le stress que nous avions emmagasiné ces dernières heures et angoissions à la possibilité que l'un abandonne l'autre. Lui parce qu'il avait permis la fuite de Jasper, moi parce que je venais de lui faire perdre son meilleur ami de toujours.
Nous n'osions pas croire que l'autre pourrait nous pardonner les actes que nous avions engendré mais l'étreinte au même niveau partagée aurait dû nous prouver que si.
Il nous emmena à l'étage et, sans vraiment en prendre conscience, nous nous endormîmes dans les bras de l'autre.
OoooOoooOoooOoooOoooOoooOoooO
J'ouvris les yeux difficilement après une nuit de sommeil qui m'avait paru beaucoup trop courte et tombais sur ceux d'Edward, déjà parfaitement réveillé.
Je savais que la veille au soir ne s'était pas passée comme prévu. Nos retrouvailles non plus mais il fallait maintenant que nous nous expliquions.
Je me redressai brusquement et annonçai de but en blanc :
« Il faut qu'on parle !
-Ça n'annonce jamais rien de bon lorsque quelqu'un t'annonce ça de si bon matin. Enfin quand quelqu'un t'annonce ça tout court ! »
Je lui lançais une œillade meurtrière et il se reprit :
« Très bien, je ne dis plus rien et je t'écoute ! »
En disant cela, il se cala contre la tête de lit et je ne tardais pas à l'imiter.
« Toi et moi ce n'est plus possible… Commençais-je.
-QUOI ? Enfin Bella, on vient juste de se retrouver !
-Je n'ai pas fini ! Le prévenais-je en mettant ma main sur sa bouche afin qu'il se taise. Toi et moi ce n'est plus possible comme on est maintenant. Enfin, je veux dire pas comme on est aujourd'hui, pas comme on a été avant. Te rends-tu comptes qu'on se connaît à peine ?
-N'importe quoi ! On se connaît pas depuis très longtemps, oui, mais c'est pas grave ! Je t'aime ! »
Je souriais, doucement, touchée et amusée du dramatisme qu'Edward mettait dans sa voix.
« Bella, plus sérieusement, reprit-il. J'ai pas envie de te quitter et de faire comme si de rien était en étant seulement ton ami. J'ai envie de te prendre dans mes bras comme bon me semble et de pouvoir t'embrasser à chaque moment. »
Il allia les gestes aux paroles et je me retrouvais finalement lovée contre lui.
« On a bien assez attendu comme ça, non ? On s'est assez disputé, détesté et évité pour toute une vie je pense.
-C'est bien ça le problème ! Si on s'était mieux connu, tout ça ne serait jamais arrivé ! Tu n'aurais jamais joué ton rôle de petit con avec moi en essayant de me draguer, je n'aurais jamais fait semblant d'être avec Alec et-et Jasper n'aurait jamais inventé des scénarios incroyables sur moi pour que tu me détestes !
-C'est ce que tu aurais préféré ? Qu'on ne se rencontre jamais, pour que tout ça n'arrive jamais ? Demanda-t-il blessé.
-Non ! Bien sur que non ! Juste qu'on se connaisse mieux avant d'aller plus loin ! Avant de commencer notre pseudo relation ! On aurait d'abord pu être ami, grâce à Alice par exemple, et les choses auraient évolué tout naturellement…
-Alice n'aurait jamais accepter de te fréquenter si je n'avais pas été là d'abord, elle ne parlait à personne rappelle toi bien… Contra-t-il, buté.
-On aurait trouvé un autre moyen… Dis-je en lui caressant doucement la joue. »
Il y eu quelques secondes de flottement au terme desquelles il demanda :
« Je t'ai vraiment blessée pas vrai ?
-Oui… Répondis-je au bout d'un moment. C'était la toute première fois que je m'en remettais à quelqu'un, la seule et unique fois même… Et puis tu as tout gâché en allant embrasser ta blondasse. »
Il allait dire quelque chose mais je le coupais :
« Je commençais à te faire vraiment confiance… Ce jour là tu sais, juste après qu'on l'ait fait, j'ai-j'ai vraiment cru que tu allais dire que tu m'aimais… Le plus bête c'est que si tu l'avais fait ça aurait été moi qui serais partie en courant ! Rigolais-je. J'étais pas encore prête pour ça, mais je me faisais petit à petit à l'idée que toi et moi ça pouvait être plus qu'une histoire de cul. Dès le moment où je m'étais avouée ça, tu es apparu devant moi… Tu étais en train d'étreindre une autre fille, puis une autre et encore une autre jusqu'au jour où c'était devenu trop dur et où j'ai décidé de partir. Je savais même pas si j'allais revenir mais je l'ai fait et je t'ai revu. Alice m'a raconté comment tu étais durant mon absence et puis on a continué comme si rien ne s'était jamais passé, comme si tu n'avais jamais brisé mon cœur.
-Je me souviens de ce jour, dit-il. J'ai vraiment failli te le dire ce « je t'aime », mais je crois que, comme toi, j'avais peur. Je pense maintenant que j'ai eu ce qu'on peut appeler un coup de foudre, c'est con à dire mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Je t'ai vu en train de hurler sur Rosalie pour défendre ma sœur, chose que personne encore n'avait jamais fait, puis je me suis dit que j'aimerais avoir une femme comme ça plus tard, une femme qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, peu importe si elle blesse les autres tant que c'est pour protéger ce qu'elle trouve juste. Et puis je t'ai trouvé magnifique bien sûr et j'ai voulu t'avoir, pour ça j'ai commencé à te draguer comme je draguais toutes les autres, en leur montrant tout ce que j'avais que les autres n'auraient jamais. Mais ça n'a pas marché sur toi et j'ai commencé à te montrer mon vrai moi. Le rôle que je jouais m'aidait à me souvenir que tu n'étais qu'une fille parmi tant d'autre, mais à partir du moment où j'ai été sincère avec toi j'ai tout oublié et je suis tombé. Je suis tombé amoureux de toi. Lorsque je m'en suis rendu compte c'était trop tard mais j'ai quand même voulu revenir en arrière. C'est Jasper qui m'a persuadé de te briser le cœur, c'est aussi lui qui m'a dit que si je restais avec toi je serais emprisonné à jamais. Si j'étais avec toi, je perdrais mon libre arbitre et je perdrais pour toujours l'ascendant que j'avais difficilement réussi à avoir sur les femmes en général. Avec les autres, c'était moi qui décidais si ça commençait, si ça continuait et quand ça s'arrêtait. Avec toi c'était tout l'inverse, je devenais un pantin entre tes doigts. »
Il s'arrêta un instant, pensif, et continua :
« En y réfléchissant bien, c'est toujours le cas… »
Je me figeais. Après tout ce que nous nous étions dit, allait-il vraiment tout gâcher par peur de perdre le contrôle ? Peur que je m'étais efforcée à combattre pour lui ?
J'allais me rebeller lorsqu'il arrêta mon geste en prenant mon visage entre ses mains.
« Mais je préfère mille fois perdre tout mon libre arbitre que de te perdre de nouveau. »
Il embrassa doucement mes lèvres et je me laissais faire, ébahie.
Avant de le repousser brusquement.
« Tu n'as donc absolument rien compris de ce que je t'ai dit plus tôt ? Il ne faut pas qu'on continue comme ça ! Tu m'aimes je l'ai bien compris, je t'aime aussi mais à quoi bon s'aimer si c'est pour faire trois fois la même erreur ? M'emportais-je. »
Faisait-il exprès ou le connaissais-je si peu que je ne m'étais même pas rendue compte d'à quel point il était stupide ?
« Répète un peu ce que tu viens de me dire ?
- Tu n'as absolument rien compris ?
- Après !
- Tu m'aimes ?
-Après !
-T'es complètement stupide ?
-Tu l'as pas dit ça !
-Oups, j'ai dû le penser trop fort dans ce cas…
-Bella… Me prévint-il.
-Va-te faire foutre Cullen ! Dis-je en m'extirpant du lit. »
Malheureusement Edward me rattrapa et me pressa contre le matelas, m'empêchant de bouger.
Il commença à m'embrasser le visage et je grognais.
« Dis-le moi Swan et je te jure qu'après ça je me comporterais comme un simple ami.
-À quoi bon t'expliquer les choses si t'en fais qu'à ta tête ?
-C'est juste trois petits mots Swan. Comment veux-tu que je comprenne les choses si tu me les dis pas clairement ? C'est bien connu, les hommes ne réfléchissent à rien et préfèrent se retrouver directement devant le fait accompli ! »
Je commençais à bouder en croisant les bras comme je le pouvais et en regardant partout sauf lui mais il recommença à me titiller en embrassant chaque endroit de mon corps qu'il pouvait atteindre tout en me maintenant fermement clouée au lit.
« Bon d'accord Cullen ! Je t'aime ! T'es content ? Criais-je.
-Très ! Dit-il en rapprochant doucement ses lèvres des miennes. »
Avant de brusquement sortir du lit et de s'éclipser de la chambre.
Je poussais un cri de fureur avant de le suivre.
Je le retrouvais dans la cuisine en train de sortir une poêle et des œufs pour sûrement nous faire une omelette.
« Qu'est-ce que tu fous ?
-Je prépare son petit déjeuné à ma très chère amie ! Il paraît qu'on ne se connaît pas assez alors quoi de mieux que de faire connaissance devant un bon petit plat ? »
J'étais partagée entre la fureur et la joie. Mais ça y était, tout allait bien se passer maintenant, je le sentais.
Alors un petit commentaire sur cette fin ?
Elle vous a plu ou vous avez détesté ?
Dites-moi tout et bonne année 2019 !
J'vous aime !
