Bonjour à tous ! Voilà la suite !
Je suis en vacances, je vais donc essayer de poster plus rapidement les chapitres !
Réponse à patouch la mouche : C'est super que tu aies aimé ce chapitre ! Ah ça, Otacus n'est pas très sympathique… Mais rien de mieux que des complications comme ça pour rapprocher nos deux protagonistes ! ^^ Je suis contente que tu attendes la suite ainsi ! J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire ! Merci de me lire, et merci pour tes reviews ! :D
Réponse à manon : C'est vrai qu'Hermione n'est pas vraiment résistante… Mais je me suis dit que son retour à Poudlard pouvait faire remonter les souvenirs de tout ce qu'elle avait vécu… Et Otacus n'arrange rien... Mais elle ne va pas rester comme ça ! Merci pour ta lecture et tes reviews !
Trêve épiée
Il était vingt-et-une heures et Hermione descendait d'un pas rapide dans les entrailles de Poudlard, vers le bureau de Severus Rogue. Elle devait toujours l'aider à évaluer les échantillons des potions des Première Année. Elle se sentait partagée entre divers sentiments. Anxieuse tout d'abord, comme à chaque fois qu'elle était en présence de Rogue, mais aussi honteuse car elle avait pleuré devant lui. Et puis, elle pensait sans arrêt à Otacus Malefoy, et cela suffisait à lui donner une boule dans la gorge.
Elle arriva enfin devant la porte du bureau de Rogue, et frappa :
- Entrez…répondit Rogue.
Elle s'exécuta. Rogue avait déjà tout préparé : il avait disposé les fioles à évaluer sur une table, ainsi que des feuilles de parchemin et des plumes pour noter les observations. Le Maître des Potions était assis d'un côté, une chaise vide destinée à Hermione se trouvait à l'autre bout de la table. La jeune femme s'approcha de sa place et s'installa. Rogue lui lança un seul et unique regard, vide de toute expression, puis se mit au travail. Hermione qui ne savait pas vraiment comment s'y prendre, l'observa.
Rogue s'était emparé d'un flacon de potion. Il regarda le nom marqué dessus puis il leva la petite bouteille à hauteur de ses yeux et l'agita doucement de droite à gauche, en regardant la couleur du liquide. Il posa ensuite son pouce sur le bouchon et secoua violemment la fiole. Il regarda de nouveau la couleur de la potion puis le posa de côté sur la table. Il trempa sa plume dans l'encre et commença à inscrire quelque chose sur la feuille de parchemin. Sans lever la tête, il dit :
- Vous pensez que les observations vont se noter toutes seules sur votre parchemin, peut-être ? Navré de vous décevoir, mais ce n'est pas le cas.
Hermione sentit ses joues s'empourprer. Elle regardait toujours son ancien professeur, admirative. Il était vraiment un expert. Elle s'empressa de se saisir du premier flacon qui se trouvait à sa portée et imita ses gestes, avant de noter ses observations sur sa feuille. Heureusement, elle avait assez de connaissances en Potions pour pouvoir contrôler les échantillons de potion Aiguise-méninges.
Cinq minutes passèrent ainsi, le silence des cachots troublé seulement par le tintement des fioles que l'on reposait sur la table. Soudain, Rogue poussa un grognement qui fit sursauter Hermione.
- Je ne sais pas exactement où est le problème chez cet (il regarda l'étiquette où figurait le nom de l'élève)… Andrew Fox. La question étant de savoir s'il ne sait pas différencier le bleu de l'orange où s'il ne sait pas lire une liste d'ingrédients…
En effet, Rogue tenait dans ses mains une fiole emplie d'une potion orange, alors que la potion d'Aiguise-méninges était bleue d'ordinaire.
- Si ça peut vous rassurer, je viens de contrôler une fiole où se trouvait de la poudre verte…
Rogue fronça les sourcils.
- Non, ça ne me rassure pas du tout… Pourrais-je un jour avoir une classe faite d'autre chose que de parfaits incapables ?...
Hermione sourit.
- C'est leur première potion, ils ne peuvent pas tous réussir…
- Mais ils peuvent tous éviter que leur potion ait une couleur complètement à l'opposé de celle attendue… répondit-il en reposant d'un geste dédaigneux la fiole d'Andrew Fox.
Il traça une grosse croix sur son parchemin. Hermione saisit une nouvelle fiole.
- Beurk…dit-elle soudain.
La fiole avait été mal bouchée et son contenu (une gelée rose) venait de lui couler sur les doigts. Elle sentit soudain quelque chose lui saisir le poignet. Rogue s'était brusquement levé de sa chaise et se tenait devant elle, lui serrant le bras. Il tira Hermione, l'obligeant à se lever.
- Professeur ?... Mais…
Rogue l'amena près du lavabo au fond de son bureau et dit :
- Passez-vous immédiatement la main sous l'eau, on ne sait jamais ce qu'ils ont pu mettre dans leurs potions…
Hermione fit ce qu'on lui disait. Puis Rogue lui attrapa la main et l'examina.
- Incroyable, vous avez encore vos doigts… dit-il d'un ton moqueur.
- Mais enfin, répondit Hermione, ils ne sont tout de même pas capables de transformer une vulgaire potion d'Aiguise-méninges en acide !...
Rogue regarda Hermione et eut un sourire narquois.
- On voit que vous débutez dans l'enseignement…
Il la lâcha et retourna s'assoir. Hermione revint à son tour à sa place. Severus ne dit plus rien. Il poursuivit l'examen des quelques fioles qu'il lui restait, impassible. Hermione se retint difficilement de sourire et se remit au travail. C'est alors qu'un petit coup retentit à la porte de la salle. Un coup discret, mais qui semblait involontaire. Comme si quelqu'un se tenait derrière la porte dans l'intention d'écouter sans être vu… Hermione et Severus relevèrent la tête en même temps et se regardèrent. Hermione fronça les sourcils, tandis que Severus levait un index long et fin devant ses lèvres pour lui indiquer de se taire. Il se leva dans un bruissement de cape et se dirigea discrètement vers la porte. Depuis l'endroit où elle était assise, Hermione ne pouvait apercevoir la porte. Elle entendit le battant s'ouvrir, puis…
- Vous? cracha Rogue.
Quelques secondes plus tard, le Maître des Potions réapparut, tenant d'une main ferme Otacus Malefoy. Hermione se sentit pâlir : le garçon venait de lui lancer un regard meurtrier et un sourire carnassier. Il lui faisait peur.
Elle regarda Rogue. Ses traits étaient contractés, et les jointures de la main qui tenait Otacus étaient blanches. Il jeta d'un geste rageur l'élève sur une chaise qui traînait et se planta devant lui, menaçant. Hermione remarqua que le garçon semblait légèrement intimidé par le professeur de Potions.
- Pouvez-vous me dire ce que faisiez derrière la porte ? murmura Rogue d'une voix doucereuse.
Hermione sentit son cœur s'accélérer. Ce ton de voix dans la bouche de Rogue lui rappelait le temps où elle était son élève… Rogue s'approcha du garçon et posa ses mains sur les accoudoirs de la chaise où était assis Otacus.
- Que…faisiez-vous…devant ma porte ?susurra Rogue en détachant les mots.
Otacus ne répondit rien. Il se contenta de croiser les bras en contemplant le plafond. Hermione porta une main à sa bouche. Otacus se mettait dans une très mauvaise position… Elle aperçut la mâchoire de Rogue se contracter légèrement. Il attrapa le menton de Malefoy et le força à le regarder.
- Au cas où vous ne l'auriez pas compris, je viens de vous poser une question… continua Rogue entre ses dents. Je vous conseillerais de répondre avant que je ne m'énerve…
Mais Otacus ne réagit pas. Hermione se leva de sa chaise et s'approcha de l'élève, malgré la peur, la colère et la répulsion qu'elle ressentait à son égard. Elle se plaça à côté de Rogue, mais un peu en retrait. Malefoy l'entendit. Il leva la tête. Et un sourire insolent se forma sur ses lèvres. Hermione déglutit et s'avança. Elle se força à regarder Otacus.
- Réponds ! lui dit-elle d'un ton dur. Qu'est-ce que tu veux ?
Le visage d'Otacus se durcit soudain lorsqu'il s'aperçut qu'Hermione lui adressait la parole.
- Ne me parle pas, sale Sang-de-Bourbe! s'exclama-t-il.
Le garçon ne vit pas la main d'Hermione partir. Mais il la sentit lui heurter la joue avec force. Il porta sa propre main à son visage, les yeux plissés, la marque de la gifle d'Hermione enflammant peu à peu sa joue pâle. Severus se retourna brusquement vers Hermione. Celle-ci, les yeux exorbités, ne semblait pas réaliser ce qu'elle venait de faire.
- Je… je…balbutia-t-elle, les larmes aux yeux.
Otacus bondit de la chaise sans que Severus n'y oppose la moindre résistance. Il courut vers la porte en criant :
- Vous me le paierez !
Hermione cligna des yeux, la main encore levée. Elle se sentait complètement perdue. Elle venait de frapper un gamin de onze ans. Oui, il l'avait insultée, mais se rendait-il compte de ce qu'il lui avait dit ? Savait-il vraiment ce que signifiait cette insulte ? Hermione secoua la tête. Bien sûr qu'il savait. Il faisait partie de la famille Malefoy. Mais que lui voulait-il, enfin ? Pourquoi fallait-il qu'il y ait encore quelque chose? Elle avait cru que tout avait pris fin voilà trois ans. Voldemort n'était plus ! Alors que se passait-il ? Pourquoi le descendant d'une famille de Mangemorts venait-il tout gâcher, tout perturber ?
Hermione, consternée, se laissa tomber sur la chaise qu'avait occupée Otacus quelques instants plus tôt. Elle sentait le regard de Rogue sur sa nuque.
- Je suis désolée…murmura-t-elle. Je ne sais pas ce qui m'a pris…
- C'est tout à fait compréhensible…répondit Rogue.
Hermione leva les yeux. Rogue la regardait, les sourcils légèrement froncés.
- Mais je l'ai frappé…
Rogue leva les yeux au ciel.
- Vous vouliez l'embrasser pour le remercier de vous avoir insultée de… de Sang-de-Bourbe ?
Hermione remarqua qu'il avait buté sur le dernier mot.
- Je n'aurais pas dû le gifler… Peut-être qu'il ne savait pas vraiment ce que…
Elle n'eut pas le temps de finir. Rogue avait enjambé la distance qui le séparait d'Hermione et avait posé les mains sur les accoudoirs comme il l'avait fait pour Otacus quelques instants plus tôt, bloquant ainsi la jeune femme. Leurs visages étaient séparés de quelques centimètres.
- Mais vous vous foutez de moi ? cracha-t-il.
Les yeux d'Hermione s'agrandirent de surprise.
- Vous n'êtes pas idiote, Granger ! Vous savez tout comme moi qu'il connait parfaitement le sens de ce qu'il vous a dit !
Hermione était à présent bouche bée. Ses oreilles avaient en réalité arrêté de transmettre les informations au cerveau de la jeune femme après la deuxième phrase de Rogue. Lui avait-il vraimentdit qu'il ne la trouvait pas idiote ? Voyant Hermione bouche grande ouverte, Rogue s'était interrompu et la regardait sévèrement.
- Quoi, Granger ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Vous ne me trouvez pas idiote ? Mais vous m'avez si souvent dit que…
Elle s'interrompit, incrédule.
Rogue se redressa et se pinça l'arrête du nez entre le pouce et l'index.
- Si vous me ressortez une seule réflexion de ce genre, je retire sur le champ ce que je viens de vous dire…
Hermione eut un petit sourire. Et repensa soudain à la gifle.
- Mais je l'ai giflé… Et qu'il m'ait insultée ne change rien… Je suis son professeur, je n'avais pas le droit de…
- Non, effectivement, vous n'auriez pas dû le gifler, la coupa Rogue. Un coup de poing aurait été nettement plus efficace…
Hermione se retrouva une nouvelle fois bouche bée.
- Mais…commença-t-elle.
Rogue semblait être réellement énervé, à présent.
- Eh bien oui, je pense qu'une gifle n'est pas suffisante pour ce qu'il vous a dit ! Et je pense que vous n'avez pas eu tort de lui en retourner une ! Figurez-vous que je hais cette insulte autant que vous ! Peut-être même plus…ajouta-t-il à voix basse.
- Je ne comprends pas, répondit Hermione. Vous n'êtes pourtant pas un Né-Moldu…
- ET ALORS ? hurla-t-il, faisant sursauter Hermione.
Une fois de plus, il la coinça dans son siège en posant ses mains sur les accoudoirs.
- JE N'AI PAS LE DROIT DE HAÏR CE MOT ? VOUS NE SAVEZ PAS CE QU'IL SIGNIFIE POUR MOI ! IL A GACHE MA VIE !
Hermione était terrorisée. Dans quel état de fureur pouvait-il être pour lui avouer cela ? Elle se contenta de reculer le plus au fond possible dans sa chaise. Mais elle était déjà acculée au dossier. Elle déglutit. Rogue était si près d'elle qu'elle pouvait sentir son souffle sur son visage. Le Maître des Potions la contempla un instant, ses yeux trahissant la colère. Mais Hermione eut la très nette impression qu'il était furieux non pas contre elle, mais contre lui-même. Enfin il se détourna d'Hermione et, sans rien ajouter, alla se rasseoir à son bureau. Il attrapa une fiole, la regarda un instant avant de la reposer pour se prendre la tête entre les mains. Il poussa un long soupir, releva la tête et observa Hermione, qui, toujours assise sur sa chaise, le regardait d'un œil anxieux. Elle ouvrit la bouche, sans rien dire pendant quelques secondes, pour finalement murmurer, les joues rouges :
- Otacus Malefoy est vraiment étrange… J'ai peur, Professeur…
Elle se gifla mentalement. Que lui prenait-il de se confier à Rogue ? Il devait bien s'en moquer, tiens ! Que pouvait-il bien lui faire qu'Otacus la mette dans cet état ? Mais contre toutes attentes, Rogue afficha un air sombre avant de répondre :
- Je crois que vous avez bien raison d'en avoir peur…
Quelques minutes plus tard, Hermione entrait dans ses appartements. Elle avait quitté un Severus Rogue qui semblait perdu dans ses pensées les plus enfouies. Et Hermione se sentait mal. A cause de l'insulte, à cause de la gifle, à cause du mystère qui planait autour d'Otacus Malefoy, du passé qui ressurgissait. Elle ignorait ce qui se tramait, peut-être rien, finalement. Ou peut-être y avait-il vraiment quelque chose…
Elle allait entrer dans sa salle de bains lorsqu'elle entendit un claquement contre la fenêtre. Elle s'en approcha pour découvrir un hibou grand duc qui tapait du bec contre le carreau. Elle ouvrit la fenêtre et attrapa l'oiseau. Hermione détacha le morceau de parchemin roulé qu'il portait à la patte. L'oiseau ressortit par la fenêtre dans un déploiement d'ailes majestueux. Hermione s'assit devant la cheminée et déroula la lettre. Elle était de Harry. Il avait répondu à la missive qu'elle lui avait envoyée concernant l'Epouvantard de Rogue.
Chère Hermione,Tu es ma meilleure amie, tu le sais bien. Je sais que nous devrions tout nous confier, sans aucune hésitation. Mais je ne pense pas pouvoir répondre à ta question. Je dois te dire que je connais la réponse, mais je ne peux pas te la donner. Pour la simple et bonne raison que ce n'est pas à moi de le faire. La seule personne qui ait le droit de te répondre est Rogue. Il a fallu qu'il soit à l'article de la mort, ce fameux soir dans la Cabane Hurlante, pour me livrer ses souvenirs et ses secrets les plus cachés, souvenirs et secrets qui sont la réponse à ta question. Je ne peux pas trahir ce geste, Hermione. Et je suis sûr que tu le comprendras. Tu n'as vu, avec Ron, qu'une partie de ces souvenirs, ce qu'il fallait pour vous prouver que Rogue était dans notre camp depuis le début. Mais si vraiment tu veux savoir la vérité, je pense que tu devrais aller voir le premier concerné…Je t'embrasse avec toute mon affection,
Harry
Hermione posa la lettre. Bien sûr qu'elle comprenait son meilleur ami, elle ne lui en voulait pas. Mais elle se voyait mal, mais alors très mal aller voir Rogue pour lui demander pourquoi sa plus grande peur était le cadavre de Lily Potter. Que devait-elle faire ? Laisser sa curiosité de côté ne ressemblait en rien à son caractère…
A ce moment, un nouvel hibou cogna à la fenêtre.
Severus abandonna définitivement l'idée de continuer son évaluation de potions. Il trouvait ce premier essai des Première Année si affligeant qu'il repoussa toutes les fioles dans un coin de son bureau en secouant la tête. Et puis, de toute façon, ses pensées étaient ailleurs. Que cachait cet Otacus Malefoy ? Severus avait décidé de faire ce que lui avait dit Dumbledore : garder un œil sur son élève. Et donc obligatoirement sur Granger. Il pressentait qu'Otacus représentait un danger.
Severus s'appuya sur le dossier de sa chaise. Que lui avait-il pris de parler ainsi de son ressenti à Granger ? Elle n'avait pas dû y comprendre grand-chose, mais par question de principe, il n'aurait jamais dû s'abaisser à ça. Elle avait déjà vu son Epouvantard… C'était déjà bien trop.
Le Maître des Potions détourna ses pensées de ce sujet fâcheux et se jura que le jeune Malefoy n'allait pas s'en sortir ainsi…
Il y eut à cet instant un petit bruit dans le bureau. Un léger raclement de gorge. Severus leva lentement la tête pour découvrir que le fantôme d'Albus Dumbledore venait de pénétrer dans son bureau. Severus soupira.
- Albus, ne me dites pas que ce qu'il reste de votre main passe à travers la porte si vous essayez de frapper…
- Je ne sais pas, répondit Dumbledore en souriant. Je n'ai jamais essayé de toquer.
- Ca m'aurait étonné, aussi…
- Severus, s'est-il passé quelque chose de grave ?
- Oh, je ne sais pas… marmonna Rogue. Si le fait que Malefoy m'ait espionné derrière la porte de mon bureau, qu'il ait insulté Granger et que celle-ci l'ait giflé est grave pour vous, alors oui, il s'est passé quelque chose de grave…
- Je pense que quelque chose se prépare…
- Votre perspicacité m'étonnera toujours, Albus, remarqua Severus, ironique. Et je suis sûr qu'un plan est déjà sorti de votre brillant esprit.
Severus ne regarda pas Albus. Il avait trop peur de décerner dans ses yeux la fameuse lueur malicieuse…
- Tu me connais par cœur, Severus, répondit Dumbledore en riant doucement.
Severus se figea.
- Non, malheureusement, je ne vous connais pas par cœur… Vous me faites toujours autant peur lorsque vous vous préparez à m'exposer vos plans…
Rogue se leva et alla ranger les flacons des Première Année dans un placard.
- En tout cas, Albus, je vous préviens que s'il est question d'une quelconque collaboration entre Granger et moi, c'est non.
Il se retourna vers le fantôme, qui souriait jusqu'aux oreilles. Le Maître des Potions se pinça l'arête du nez.
- Je commence à croire que vous voulez ma peau…dit-il à l'Ex-Directeur.
- Allons, Severus, ce ne sera pas pour longtemps. Juste le temps de découvrir ce que mijote Otacus…
- Albus, je suis d'accord pour le surveiller, pas pour faire partie des services secrets de Poudlard ! Avec Granger, en plus !...
- Services secrets de Poudlard… Comme vous y allez !
- Ecoutez, je vous avais dit oui pour la surveillance uniquement, vous me demandez de le surveiller avec Granger. Vous exagérez, Albus ! Si vous continuez comme ça, vous me demanderez de mettre Malefoy en retenue et d'essayer de lui tirer les vers du nez avec Granger!
La lueur de malice dans les yeux du fantôme s'intensifia. Severus fronça les sourcils, soudain pris d'un gros doute.
- Quand je te dis que tu me connais par cœur, Severus…
Severus ouvrit la bouche, la referma, la rouvrit puis répondit :
- Albus, je vous jure que vous me le paierez…
