Bonjour !
Voilà un nouveau chapitre !
J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture !
Réponse à Patouch la mouche : Merci pour ta review, ça me fait très plaisir ! Je suis contente que ça te plaise ! Aha… Intéressante ton idée pour Otacus… Justement, tu vas voir dans ce nouveau chapitre… Et pour la lettre aussi ! ^^ Je suis ravie que tu veuilles savoir la suite comme ça, c'est super que mon histoire te plaise ! Tu as donc ta réponse : oui, tu peux lire un chapitre avant de partir en vacances, et même pas qu'un seul, je compte en poster d'autres ! C'est moi qui te remercie pour cette super gentille review, qui me fait énormément plaisir ! J'espère que tu vas aimer cette suite ! :D
Course-poursuite et serrures qui coincent
Severus tambourinait du bout des doigts le bois de son bureau. En face de lui, debout de l'autre côté de la table, Hermione le contemplait, les bras croisés.
- Alors ? dit-elle au bout d'un moment.
- Alors vous êtes réquisitionnée.
- Quoi ?
- Albus nous a embauchés pour mettre Malefoy en retenue…
- Mais…
- Mais quoi ? Navré de vous décevoir, mais si vous voulez tuer Albus, c'est déjà trop tard…
Hermione sourit. Severus haussa un sourcil.
- Bien, dit la jeune femme. Alors, je crois que nous n'avons pas le choix…
- Vous croyez bien…
Hermione soupira.
- C'est que… ça ne m'arrange pas vraiment…
Severus eut un rictus.
- Granger, cessez de vous plaindre, s'il vous plait… Je ne suis pas plus enchanté que vous de devoir encore une fois…collaborer.
Il se leva et poursuivit :
- Je dois reconnaître qu'Albus a fait fort, cette fois-ci. Je vais être forcé de me coltiner non pas une, mais deux personnes que je n'apprécie guère dans la même pièce. A se demander si je sortirais indemne d'un tel traumatisme… finit-il en lançant un regard moqueur à Hermione.
La jeune femme grimaça.
- Bref… La retenue est déjà prévue ? demanda-t-elle.
- Oui. Dans dix minutes.
- Dix minu…quoi ? s'exclama Hermione en écarquillant les yeux. Ca vous aurait dérangé de me mettre au courant ?
- A votre avis, que suis-je en train de faire ? répondit Rogue. Vous servir du thé ?
- Oh non… De toute façon, le jour où vous ferez ça, je me poserais des questions…
Severus lança un regard noir à sa collègue. Celle-ci soutint son regard, mais marmonna au bout d'un moment :
- Excusez-moi…
- Donc… reprit Rogue après un deuxième regard assassin. Le but de cette retenue est d'essayer de recueillir des informations.
- Des informations ? Sur quoi, exactement ?
- Comment voulez-vous que je le sache ? cracha Rogue. On ne sait pas ce qu'il se passe ! Il faut essayer de faire parler Malefoy.
- Le faire parler ?
- Granger ! Vos capacités à faire le perroquet ne m'intéressent nullement, alors taisez-vous !
- Pardon… répondit Hermione en baissant la tête pour dissimuler son sourire.
Severus se pinça l'arête du nez.
- Je commence à perdre l'espoir de pouvoir finir mes explications, puisque apparemment vous n'êtes pas capable de cessez de parler ne serait-ce que quelques secondes…
Il fusilla Hermione du regard et se rassit à son bureau. Il joignit ses mains.
- Vous êtes très bien placée pour savoir que Malefoy cache quelque chose. Et nous sommes chargés de trouver de quoi il s'agit. Compris ?
- Oui, murmura Hermione.
Severus la regarda. Hermione souriait.
- Granger, je n'ai pas l'habitude de… —il eut un rictus— d'accueillir des gens heureux dans mon bureau, alors dépêchez-vous de retirer ce sourire de votre visage avant que je ne le fasse moi-même… Et je ne vois pas en quoi une retenue avec moi vous fait sourire…
- Je peux bien sourire si je veux, lui répondit-elle en penchant la tête de côté.
Severus fronça les sourcils.
- Vous êtes au fin fond des cachots, en ma présence qui ne vous est pas agréable —je le sais car c'est réciproque—, et attendant une retenue avec un élève qui vous a adressé par deux fois la pire insulte. Et tout ce que vous trouvez à faire, c'est…sourire ?
- Vous voudriez que je pleure ?
- Ce serait plus crédible, étant donnée la situation…
- Mon sourire n'a rien à voir avec la situation. En fait…
Elle eut un nouveau petit sourire.
-… Harry et Ron m'ont envoyé une lettre. Ils viennent bientôt me rendre visite. Ici, à Poudlard.
Rogue s'était tendu. Il prit une profonde inspiration.
- Très bien… Dois-je vous remercier pour avoir définitivement mis en bas ma journée ?
Hermione leva les yeux au ciel.
- Votre humour est parfois très douteux, Professeur…dit-elle à voix basse.
- Ce n'était pas de l'humour, Granger.
Le Maître des Potions leva les yeux vers la pendule accrochée au-dessus de la porte de la salle.
- Malefoy est en retard…
- Ca se comprend… dit Hermione en le regardant. Qui voudrait se dépêcher de venir en retenue avec vous ?...
- Quelqu'un qui voudrait faire autre chose du reste de sa semaine que de nettoyer des vieux bocaux, peut-être… Et je me passe de vos réflexions, Granger.
- Vous avez recommencé à m'appeler uniquement par mon nom de famille…
Severus leva un sourcil mais ne répondit pas. Ils restèrent un moment silencieux. Otacus avait dix minutes de retard.
- Il ne viendra pas, dit soudain Severus.
- Pardon ?
- Je viens de dire qu'il ne viendra pas. Serait-ce trop vous demander que d'écouter ce que je dis ? dit-il, dents serrées.
- C'est ce que je fais ! Pourquoi dites-vous qu'il ne viendra pas ?
- Taisez-vous ! dit soudain Rogue.
- Mais…
- Taisez-vous ! répéta-t-il à voix basse.
Il contourna son bureau et s'approcha de la porte. Il colla son oreille contre le battant de bois, sous le regard ahuri d'Hermione. Severus la regarda et fronça les sourcils en désignant la porte du doigt.
Soudain, Hermione comprit. Otacus faisait comme la veille. Il écoutait derrière la porte. Sans prévenir, Rogue ouvrit le battant. Otacus se tenait bien là. Hermione eut juste le temps de l'apercevoir avant qu'il ne disparaisse dans le couloir en courant.
- GRANGER ! cria Rogue.
Il lui fit un signe de tête, et Hermione comprit qu'ils devaient se lancer à sa poursuite. Ils se mirent à courir dans le couloir des cachots, mais Otacus avait pris de l'avance. Ils coururent pendant quelques instants. Rogue courait vite, ce qui étonna Hermione. La jeune femme s'arrêta un moment, tentant de reprendre son souffle.
- Ce n'est pas le moment, Granger ! Dépêchez-vous !
Hermione se remit à courir. Enfin, ils aperçurent Otacus à un angle du couloir. Hermione s'arrêta aussitôt, sachant que quelque chose clochait, et faillit foncer dans Severus qui avait aussi stoppé sa course brusquement. Il fronçait les sourcils. Hermione observa Otacus. Et plus elle le contemplait et réfléchissait à ses altercations avec lui, plus elle avait l'impression qu'il y avait deux faces dans sa personnalité. Celle du garçon de onze ans, et une autre, menaçante. Celle-là même qui avait insulté Hermione, qui affichait sur le visage de l'enfant un sourire insolent. Comme une âme étrangère. Comme s'il y avait quelqu'un d'autre dans Otacus. Mais il y avait autre chose. Hermione écarquilla les yeux, se demandant si elle était devenue folle : les yeux gris d'Otacus étaient devenus marron.
Le garçon leva sa baguette, gardant un sourire insolent aux lèvres. Hermione ne comprit pas ce qui la poussa à réagir. Elle eut comme un sentiment de danger imminent, et une montée d'adrénaline. Elle aperçut une porte de placard à côté de Severus.
- ATTENTION ! hurla-t-elle.
Elle plongea sur Severus et le poussa contre la porte du placard, qui s'ouvrit sous leur poids. Ils tombèrent dans le placard, puis le battant se referma derrière eux. Une fraction de seconde plus tard, Hermione aperçut une violente lueur verte par l'interstice en bas de la porte. Elle ne connaissait que trop bien cette lueur pour avoir dû l'affronter de multiples fois trois ans plus tôt…
Puis il y eut un rire dément, qui se tut brusquement, comme étouffé. Hermione et Rogue entendirent un léger bruit au niveau de la poignée de la porte. Enfin, Otacus s'éloigna dans le couloir. Hermione se rendit compte qu'elle avait oublié de respirer et se dépêcha de reprendre son souffle. C'est alors qu'elle s'aperçut qu'elle était allongée sur Severus. Elle lui était tombée dessus dans son élan, et à présent, ils étaient couchés par terre, au milieu de balais, de serpillères et de seaux. Hermione resta un moment hébétée, son visage à quelques centimètres de celui de Rogue. Elle remarqua qu'il la regardait, une expression indéchiffrable sur le visage. Elle aussi le regardait. Pendant quelques secondes, ils restèrent par terre, l'un sur l'autre, s'observant dans les yeux. Puis il y eut un déclic. Hermione bondit et se redressa d'un coup, tandis que Rogue roulait sur le sol pour se remettre debout. Ils se tinrent alors face à face, dans un silence gênant. Hermione baissa la tête pour dissimuler la rougeur qui s'était emparée de ses joues. Elle se hâta de combler le silence.
- Il a voulu nous tuer !
- Merci beaucoup, je n'avais pas remarqué…, ironisa Rogue.
Hermione lui lança un regard sévère et croisa les bras.
- Surtout ne me remerciez pas…, dit-elle.
- De quoi ? De m'avoir broyé le dos et de m'être tombée dessus ?
- De vous avoir sauvé la vie ! s'exclama la jeune femme d'une voix aiguë.
Rogue soupira.
- Très bien, merci…, Mais j'aurais pu m'en sortir seul.
Hermione leva les yeux au ciel. Elle était appuyée contre un mur du placard. Placard qui était bien évidemment très petit. Severus, qui était au fond du cagibi, fit deux enjambées et arriva contre la porte.
- Lumos…, marmonna-t-il.
Il actionna ensuite la poignée. La porte ne bougea pas. Il la poussa plus fort. Rien. La porte demeurait obstinément fermée.
- Qu'est-ce que…murmura Hermione. Nous sommes enfermés ?
Rogue se tourna brusquement vers elle.
- Eh bien, Granger, vous battez des records en perspicacité, aujourd'hui…
Hermione ne releva pas la remarque et s'approcha à son tour de la porte. Elle tira de toutes ses forces sur la poignée. La porte ne céda pas. Elle sortit sa baguette de sa poche, la pointa sur la serrure et murmura :
- Alohomora…
Rien.
- C'est Malefoy, conclut Rogue. Il a dû lancer un sort sur la serrure.
Il posa un genou au sol et examina la poignée.
- Il existe des sorts pour bloquer une serrure. Mais ce n'est pas à la portée d'un gosse de son âge…
Hermione poussa un soupir.
- C'est parce qu'il n'a pas son âge ! s'écria-t-elle en cédant à la panique. Et ne faites pas croire que vous ne l'avez pas remarqué ! Son comportement ! Ses yeux ! Vous avez vu ses yeux ? Ils ont changé de couleur ! On dirait qu'il y a quelqu'un d'autre en lui !
Severus se releva.
- Oui, j'ai vu, dit-il d'un air sombre.
Il réfléchit un instant. Il avait remarqué ses yeux qui avaient changé de couleur, et il avait des connaissances suffisantes en sortilèges pour savoir ce que tout cela signifiait.
Il prit une profonde inspiration avant d'annoncer :
- Il est sous Imperium.
Hermione prit la nouvelle comme une gifle.
- Non… murmura-t-elle. Ce n'est pas possible… Un Imperium ne peut pas…
- Mais ce n'est pas un Imperium normal, répondit Rogue. La personne qui lui a jeté le sort ne se contente pas de lui donner des ordres. Elle prend possession du corps de Malefoy. Elle entre en lui, si profondément qu'elle parvient à détourner des données génétiques…
- Les yeux…murmura Hermione.
Elle réfléchit un instant, tentant de se remémorer la scène. Le rire qu'avait poussé Otacus avant de s'enfuir résonna à ses oreilles. Elle l'avait déjà entendu. Mais où ? Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et l'angoisse montait en elle.
Ils couraient un réel danger. Quelqu'un voulait les tuer, tous les deux. Par le biais d'Otacus.
Rogue semblait réfléchir.
- Celui où celle qui prend possession de Malefoy n'agit pas tout le temps. Aujourd'hui, il ou elle a voulu nous donné un aperçu de ses capacités, dit-il.
- Alors, lors du duel, enchaîna Hermione, ce n'était pas vraiment Otacus… Et dans votre bureau non plus…
- On ne peut pas en être vraiment sûrs. Si c'était le cas, son « hôte » a commencé doucement, si je puis dire, juste par une insulte, aussi horrible fut cette insulte. Mais je pense qu'il va progresser, nous piéger, jusqu'à…
Il laissa sa phrase en suspens.
-…jusqu'à nous tuer, acheva Hermione à voix basse. Il ou elle joue…
Elle se laissa glisser le long du mur.
- Mais qui est-ce ?..., chuchota-t-elle.
Rogue la regardait.
- Quelqu'un qui veut se venger, venger Voldemort… Un Mangemort.
Hermione se sentait complètement abattue. Elle préféra changer de sujet. Rogue fut plus rapide.
- Mais pour l'instant, il faut trouver un moyen de sortir de ce placard à balais…
Hermione se mit à pousser la porte.
- Vous voyez bien que ça ne sert à rien, lui lança Rogue.
- Eh bien, proposez quelque chose, alors !
- Très bien…
Rogue s'approcha de la porte puis regarda derrière lui, évaluant la taille du cagibi.
- Le placard est trop exigu pour faire sauter la porte…
Hermione se mit alors à tourner en rond, ce qui n'était pas une mince affaire étant donnée la taille du placard. Elle eut tôt fait d'exaspérer Rogue.
- Granger, cessez ce manège immédiatement! siffla-t-il.
Elle s'arrêta.
- Ca m'aide à réfléchir…, marmonna-t-elle.
- Vous réfléchissez avec vos pieds, maintenant ? ironisa Rogue. Ca expliquerait pourquoi vous avez eu la brillante idée de nous faire enfermer dans un placard à balais de trois mètres carrés…
C'en était trop pour Hermione. Elle se tendit et s'exclama :
- Vous, ça suffit ! Je viens de vous épargner une mort certaine, alors maintenant vous allez arrêter vos réflexions désobligeantes ! Ou je vous jure que je me débrouille pour sortir de ce placard et vous y laisser tout seul !
Severus haussa les sourcils. Jamais il n'avait pensé qu'elle oserait lui parler comme ça. Hermione était profondément stupéfaite de son audace, mais n'en montra rien. Rogue lui lança un regard amusé.
- Granger, vous hurlerez quand on sera sortis de là. Histoire qu'il y ait plus d'espace afin que mes tympans survivent…
Hermione lui adressa une grimace. Elle sortit sa baguette et la pointa vers la poignée. Elle marmonna tous les sortilèges qui lui venaient à l'esprit. La porte ne bougea pas. Elle soupira et rangea sa baguette.
- Dans ce cas, il n'y a qu'une solution…, marmonna-t-elle. On va crier jusqu'à ce que quelqu'un nous entende et vienne nous ouvrir de l'extérieur…
Elle se tourna vers Rogue qui l'observait, les sourcils froncés.
- Granger, dites-moi franchement si je me trompe, mais j'ai cru comprendre que vous vouliez que nous hurlions comme des trolls…
- Euh… Eh bien oui, en gros, c'est ça…
Severus ouvrit la bouche pour répliquer, mais il n'en eut pas le temps. Hermione se mit à hurler.
- OUHOUUUUH ! IL Y A QUELQU'UN ? ON EST ENFERMES DANS LE PLACARD A BALAIS ! HEHOO…
Une main se plaqua soudain sur sa bouche. Comme Hermione était encore en train de crier, elle postillonna sur la main de Rogue. Celui-ci la retira brusquement et l'essuya dans sa cape, une expression dégoûtée sur le visage. Hermione sourit et ouvrit la bouche pour reprendre ses appels. Rogue leva un doigt menaçant.
- Granger, ne vous avisez pas de…
- HHEEEEHHHOOOOOOO !
- LA FERME, GRANGER !
Hermione obtempéra et baissa la tête, les épaules secouées par des rires silencieux.
- Vous comptez faire savoir à toute l'école notre position plus que gênante ? Au cas où vous l'auriez oublié, je vous rappelle que nous sommes coincés dans un placard à balais ! Alors maintenant, vous allez arrêter de brailler comme un hippogriffe qu'on égorge ! J'ai une meilleure idée.
- Ah oui ? demanda Hermione en se mordant la lèvre pour arrêter ses rires.
- Oui, confirma Rogue les dents serrées en voyant les efforts déployés par Hermione. Nous allons faire sauter la poignée.
- Et comment ? Vous avez dit vous-même que…
- Je sais ce que j'ai dit, Granger ! Et je vous ai déjà dit que pour le perroquet, on repassera !
Non sans avoir fusillé Hermione du regard, il se retourna et attrapa un balai. Hermione écarquilla les yeux.
- Vous…comptez nous faire sortir en faisant le ménage ?
- Granger, vous vous surpassez en étalage d'idioties… Vous vous rendez compte du nombre de débilités qui franchissent votre bouche ? Vous vous êtes fixé l'objectif de battre le record de Londubat en cours de Potions ?
Hermione poussa un soupir excédé.
- Et vous trouvez que j'ai une tête à passer le balai ? continua Rogue.
- La tête, non, mais comme vous tenez justement en ce moment un balai, on peut se poser des questions…
- Si vous continuez à m'exaspérer à ce point, il se pourrait bien que je me serve de votre tête pour défoncer la porte… Et comme vous avez le crâne dur, on pourrait peut-être sortir assez rapidement…, railla Rogue.
Hermione lui adressa un rictus et croisa les bras.
- Bon, vous comptez faire quoi, exactement ?
- Ceci…, répondit Rogue.
Et il se mit à donner de violents coups sur la poignée avec le manche du balai. Hermione le regardait faire, bouche bée. La poignée se mit à trembler, puis Severus s'arrêta soudainement, l'oreille aux aguets. Hermione aussi avait entendu. Des pas.
- Qui est-ce ? souffla-t-elle, soudain paniquée à l'idée d'un éventuel retour d'Otacus.
Ils entendirent un miaulement.
- Rusard…, marmonna Rogue.
Le concierge approchait. Severus se tourna vers Hermione.
- Surtout, vous vous débrouillez pour vous taire, compris ? Je veux à tout prix sortir, mais je le ferai par mes propres moyens. Je n'ai pas envie d'être trouvé coincé dans un placard avec vous par cet abruti…
Hermione leva les yeux au ciel. Severus se tourna de nouveau vers la porte, guettant l'arrivée de Rusard. C'est alors qu'Hermione hurla.
- GRANGER ! cria Rogue en se retournant. Je viens de vous dire de…AAHHH !
Il s'appuya contre la porte, son cœur battant à tout rompre. Albus Dumbledore venait d'arriver dans le placard.
- Professeur Dumbledore…, murmura Hermione. Vous m'avez fait une de ces peurs…
- Albus, auriez-vous par hasard l'objectif de faire succomber le plus de personnes possibles à une crise cardiaque ? demanda Rogue en reprenant son souffle.
- Ma foi, non ! répondit le fantôme. Je venais voir ce que vous fabriquiez…
- On essaye simplement de sortir de ce foutu placard, au cas où vous ne l'auriez pas vu…, marmonna Rogue.
Dumbledore eut un petit rire et baissa les yeux vers le balai que Severus avait toujours en main. Il rit de nouveau.
- Eh bien, vous n'avez pas vu qu'il y avait une autre porte ?
- Pardon ? dirent ensemble Hermione et Severus.
Dumbledore leur montra le fond du placard. Il y avait effectivement une porte, dissimulée derrière une pile de seaux. Rogue se pinça l'arrête du nez.
- Ce placard est relié à un autre, dont la porte est ouverte…, poursuivit Dumbledore.
Profondément énervé, Severus se dirigea vers la porte en prenant bien soin de bousculer Hermione, débarrassa les seaux et entra dans le second placard. Il poussa la porte de ce cagibi et sortit dans le couloir où ils avaient affronté Otacus dix minutes plus tôt. Rusard avait tourné à l'angle du corridor sans avoir rien entendu. Hermione sortit à la suite de Rogue, suivie de Dumbledore.
Sans rien dire, Rogue s'approcha de la porte du placard où ils avaient été enfermés, pouvant à présent la voir de l'extérieur. Il s'accroupit devant. Hermione l'observait, se demandant ce qu'il pouvait regarder. Elle le vit froncer les sourcils.
- C'est bien ce que je pensais…, marmonna-t-il, l'air sombre.
Il se redressa et se tourna vers le fantôme.
- Albus, Malefoy a lancé un Closa mortaresur la porte…
Le fantôme se figea.
- Tu en es sûr ? demanda-t-il.
- Absolument.
Les yeux d'Hermione passaient de Severus au fantôme, du fantôme à Severus.
- Un Closa quoi ? interrogea-t-elle, ne comprenant rien.
- C'est un sort Mangemort, Granger, lui répondit Severus. Normalement, il sert à… à torturer.
Le cœur d'Hermione fit un bond dans sa poitrine, semblant remonter jusque dans sa gorge. Rogue poursuivit :
- Les partisans du Seigneur des Ténèbres s'en servaient pour coller la bouche et les yeux de leurs victimes. C'est un sortilège très puissant… Et irréversible. La serrure a été collée, et rien ne pouvait y faire.
L'horreur s'insinuait dans les veines d'Hermione. Elle ne se sentait pas très bien.
- Alors, ça signifie…, murmura-t-elle lentement.
Elle n'eut pas le courage de finir. Rogue le fit à sa place.
- Oui, Granger. Malefoy est bel et bien possédé par un Mangemort.
N'hésitez pas à laisser votre avis !
