Bonjour à tous !
Voilà la suite !
Merci pour vos lectures et toutes les reviews que j'ai reçues ! Ca me fait très plaisir !
Réponse à Patouch la mouche : Wouah, c'est vrai, tu as ri à ce point ? Haha ! Je suis super contente que tu aies aimé ! Mais ne me remercie pas, ça me motive de savoir que mes chapitres sont attendis ! ) Oui, je vais encore en poster, d'ailleurs, en voilà un ! ^^ Et c'est toi qui es adorable avec les reviews que tu me laisses ! :D
Ah, je me suis bien amusée à écrire les dialogues ! Je suis ravie que tu aies trouvé que la répartie de Severus était fidèle à son personnage. Mais peut-être que c'est dangereux de rire devant Rogue, surtout à cause de ce qu'il dit ! )
Albus, Albus… C'est vrai qu'il débarque pile quand il faut !
Ah, Bellatrix… Justement, tu vas voir dans les prochains chapitres si tu as raison ! Mais effectivement, tu étais sur la bonne piste ! Moi, « fabuleuse auteure ? » Oooh, ça me touche !
Haha, je suis contente que tu attendes la suite comme ça ! La voilà, justement ! ^^
J'espère que tu vas aimer !
Retrouvailles, départ précipité et mauvaise compagnie
- Oui, Granger. Malefoy est bel et bien possédé par un Mangemort.
Hermione resta un instant debout au milieu du couloir, les yeux dans le vague, tentant de digérer la nouvelle. Un Mangemort à Poudlard. Un élève possédé par un Mangemort. Tout cela ne s'arrêtera donc jamais ?
- Par Merlin…, souffla-t-elle.
Rogue la contempla un instant, le visage impénétrable. Puis, sans rien ajouter, il tourna les talons et s'éloigna dans le couloir. Hermione le regarda jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'angle du corridor. Elle frissonna lorsque Dumbledore s'approcha d'elle.
- Il faut que je prévienne Harry et Ron, dit-elle sans le regarder. Ils voulaient me rendre visite…
- Miss Granger, j'aimerais vous demander quelque chose…, dit doucement Dumbledore.
Hermione leva les yeux vers lui. Le fantôme paraissait embêté.
- Je sais que c'est difficile pour vous, mais j'aimerais que vous gardiez Otacus Malefoy à l'œil.
Une boule se forma dans la gorge d'Hermione.
- Severus sera avec vous.
Hermione fit une grimace.
- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, professeur, dit-elle. Il ne me supporte pas. Et je pense que c'est la même chose pour moi.
- Vous connaissez Severus, Miss Granger. Vous savez bien comment il est.
- Professeur Dumbledore, il ne m'apprécie pas ! Il ne m'a jamais appréciée et ne m'appréciera jamais !
- Miss Granger, l'une des caractéristiques les plus spécifiques de l'être humain, c'est sa capacité à changer…
Le fantôme lui adressa un sourire puis disparut en traversant un mur. Hermione avait froncé les sourcils. Une multitude de pensées se mélangeaient dans son esprit. Que se passait-il ? Que signifiait ce retour d'un Mangemort ? Car y en avait-il seulement un, désirant se venger ? Ou étaient-ils plusieurs, terrés quelque part, attendant leur heure ? Harry et Ron, en tant qu'Aurors, étaient-ils en danger ? Devraient-ils rechercher à nouveaux les partisans de Voldemort ? Et comment évolueront les rapports entre elle et Rogue ? Pouvait-elle espérer une amélioration ?
Elle soupira, et avança dans le couloir. Elle se sentait vidée de toute énergie, et profondément accablée par les évènements. Apeurée. Triste. Elle voulait revoir ses meilleurs amis. Elle avait peur qu'ils doivent partir, qu'un retour de Mangemorts les contraigne à se battre de nouveau. Elle ne voulait pas les perdre.
Marchant au hasard, ses pas la menèrent inconsciemment dans le Grand Hall. Un cri l'arracha de la torpeur où elle était plongée.
- Hermione ! s'exclama quelqu'un.
Elle se retourna vivement. Et son cœur fit un bond dans sa poitrine. Un instant, une vague d'euphorie balaya toutes ses sombres pensées. Des larmes de joie affluèrent à ses yeux.
- Harry ! Ron !
Elle dévala en courant les escaliers qui la séparaient de ses meilleurs amis. Ceux-ci étaient là, venant de franchir la grande porte, et regardaient leur amie courir vers eux. Elle se jeta dans les bras de Harry.
- Vous m'avez tellement manqué…, dit-elle en pleurant.
- Alors arrête de pleurer, lui répondit Ron en riant. Sinon, on va croire que tu veux nous voir partir !
Hermione s'écarta de Harry et sécha ses larmes en riant.
- Alors, comment va le vieux Rogue ? demanda Ron.
Hermione perdit soudain son sourire.
- Il va plutôt bien…, dit-elle en grimaçant.
Harry et Ron échangèrent un regard.
- Tu es sûre que…, commença Harry.
- Ne t'inquiète pas, Harry, lui dit Hermione en posant une main sur le poignet de son ami. Je fais des progrès en blindage contre les sarcasmes…
Elle eut un petit sourire. Harry ne parut pas convaincu. Hermione leur proposa d'aller se promener dans le parc. Ron et Harry acceptèrent.
Ils sortirent du château, alors que le soleil de septembre commençait à décliner derrière la Forêt interdite.
- Quelles nouvelles, au Ministère ? demanda Hermione au bout d'un instant.
Le visage de Ron s'assombrit.
- Pas excellentes, Hermione… On a…heu…quelques problèmes…
Hermione s'arrêta, les sourcils froncés.
- C'est-à-dire ? demanda-t-elle doucement.
Harry avait stoppé lui aussi, et contemplait Hermione, comme s'il cherchait à savoir si elle était capable d'entendre ce qu'il voulait lui dire.
- Il y a des évasions d'Azkaban, Hermione.
- Quoi ? dit la jeune femme d'une voix aiguë.
Ron paraissait embêté. Il poussa un soupir et se frotta l'arrière du crâne.
- Ecoute, il y a un…un réseau.
- Un réseau ? répéta Hermione. Un réseau de quoi ?
- De Mangemorts. Il y a eu des évasions, qu'on soupçonne d'être organisées par les Mangemorts qu'on n'a pas réussi à coincer après la fin de la guerre. Et tu sais, à propos des meurtres dont nous t'avons parlés ? Ils sont… Ils sont de plus en plus fréquents et de plus en plus violents… Et les victimes ne sont que des Nés-Moldus…
Hermione eut l'impression d'un poids au fond de son estomac. L'angoisse lui serra la gorge.
- C'est pas vrai…, murmura-t-elle. Mais c'est pas vrai…
Harry et Ron se regardèrent. Hermione prit une profonde inspiration avant de dire :
- Le deuxième fils Malefoy est à Poudlard… Rogue et moi avons découvert qu'il était sous Imperium.
- Quoi ?s'écrièrent les deux hommes en même temps.
Hermione soupira.
- Vous avez bien entendu…, murmura-t-elle.
Ron était bouche bée. Harry s'approcha d'Hermione.
- Comment avez-vous découvert ça ? lui demanda-t-il.
- Oh, c'est une longue histoire…, répondit-elle avec un rictus en repensant à l'épisode du placard à balais. En bref, Otacus Malefoy a tenté de nous tuer, Rogue et moi, à l'angle d'un couloir…
- QUOI ? répétèrent les deux amis.
Ron ouvrit plusieurs fois la bouche sans rien dire, avant de demander :
- Mais comment sais-tu qu'il est sous Imperium ? A tous les coups, c'est son abruti de frère qu'il lui a demandé de le venger !
Hermione eut un vague sourire, qui s'effaça immédiatement. Elle raconta à ses amis la tentative de meurtre d'Otacus, sans oublier le changement de couleur des yeux et le rire hystérique.
- Mais c'est quoi ce plan ?..., marmonna Ron une fois qu'Hermione eut fini son récit.
- Si vous êtes chargés de retrouver les évadés, vous serez prudents, n'est-ce pas ? demanda Hermione d'une petite voix.
Ron grimaça.
- A ce propos, la mission d'infiltration est dans deux jours.
- La mission de quoi? demanda Hermione d'une petite voix.
Ron lui lança un regard hésitant.
- Ne t'inquiète pas, Hermione. C'est juste qu'on pense avoir localisé le QG des évadés et…
Il resta indifférent au coup de coude que Harry lui envoya dans les côtes.
- …Et Harry et moi avons décidé d'y pénétrer, acheva-t-il.
- Mais ça ne va pas bien ? cria Hermione d'une voix suraiguë. Vous n'êtes pas obligés de faire ça, enfin, c'est trop dangereux !
- Hermione, c'est notre métier de prendre des risques, répondit Ron en bombant le torse.
Harry jugea bon d'intervenir.
- Ne te fais pas de soucis, nous…
- Eh bien si, justement, je m'en fais du souci ! le coupa Hermione.
Elle croisa les bras, furieuse, semblant réfléchir. Au bout d'un cours instant, elle se redressa et dit :
- Je viens avec vous.
Ron la regarda, incrédule.
- Tu quoi ?
- Tu as très bien compris, Ronald ! rétorqua Hermione. Je me souviens parfaitement de ce qu'on s'était dit avant la chasse aux Horcruxes, figure-toi! On prend les risques ensemble !
- Mais Hermione, c'est fini, tout ça ! C'est…
Il n'eut pas le temps de terminer.
- QU'EST-CE QUE TU EN SAIS ? hurla Hermione. HEIN ? COMMENT PEUX-TU SAVOIR SI TOUT EST VRAIMENT TERMINE ? ON A LA PREUVE DU CONTRAIRE, NON ?
- Calme-toi, Hermione…, dit Harry.
- Non, je ne me calmerai pas ! reprit Hermione en se tendant. J'en ai assez ! Je suis sur les nerfs, Harry, tu comprends ? J'ai cru, il y a trois ans, que tout était fini, mais c'est faux ! Je suis épuisée de tout ça !
Elle observa ses deux amis, une lueur furieuse au fond des yeux. Sa crinière ébouriffée la faisait ressembler à un animal sauvage.
- Je vais voir McGonagall, dit-elle à voix basse. Je viens avec vous, et personne ne pourra me faire changer d'avis !
- Severus, je vous en conjure…
- C'est non, Minerva ! Je serai catégorique !
Il se leva du fauteuil et s'apprêta à quitter le bureau.
- Attendez, Severus !
Le Maître des Potions se retourna à contrecœur.
- Je vous le demande personnellement. Ca lui tient vraiment à cœur, vous comprenez…
- Non, je ne comprends pas, justement ! Elle doit rester ici, elle a un travail ! Vous n'allez pas céder à ses caprices ! Surtout quand ses caprices me concernent aussi !
- Vouloir prendre des risques à ce point, vous appelez ça un caprice, Severus ?
- En fait, Minerva, j'appelle ça de la folie meurtrière…
- Severus, vous allez l'accompagnez, inutile de discuter.
Severus plissa les yeux.
- Oh si, dit-il. Au contraire. On va discuter, je vais la voir de ce pas.
Les yeux de McGonagall s'agrandirent de crainte.
- Severus, s'il vous plaît, ne soyez pas trop dur…
Trop tard. Il venait de claquer la porte du bureau directorial si fort qu'un des portraits s'était décroché du mur…
Hermione grommela. Quelqu'un venait de toquer à la porte. Et vu son humeur, ce n'était pas le moment de la déranger… Harry et Ron l'avaient quittée quelques instants plus tôt, retournant à Londres pour les préparatifs de la mission. Hermione avait été inébranlable, voulant à tout prix participer à la mission d'infiltration. Elle avait obtenu au bout d'un certain temps le soutien de la Directrice en personne. Harry et Ron n'avaient plus eu qu'à s'incliner…
Elle laissa brusquement tomber le pull qu'elle tenait dans sa valise et se dirigea vers la porte de ses appartements.
Elle ouvrit brusquement la porte, et se figea sur place. Rogue se tenait là, bras croisés.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire, Granger ? dit-il d'un ton froid.
- De quoi parlez-vous ?
- Je parle de votre soudaine soif de risques mortels. Ca vous prend souvent, ce genre de crises ?
Hermione croisa elle aussi les bras et le toisa d'un regard noir.
- Je ne vois pas en quoi ça vous regarde…
- Je suis totalement d'accord avec vous, pour une fois…
Hermione fronça les sourcils.
- Alors qu'est-ce que…
- Figurez-vous qu'avec vos idioties, la coupa Rogue, McGonagall veut que je vous accompagne…
Hermione resta muette d'horreur.
- Vous… vous… bégaya-t-elle.
Elle interrompit ses tentatives de former une phrase correcte et se passa une main dans les cheveux. Rogue poussa un soupir excédé.
- Granger, vous allez renoncer à votre…excursion et rester ici. Bien sûr, continua-t-il d'une voix plus forte en voyant qu'Hermione s'apprêtait à répliquer, votre absence me plairait au plus au point, mais comme la Directrice veut m'embrigader dans vos débilités, je…
- CE NE SONT PAS DES DEBILITES ! hurla Hermione, hors d'elle.
Le visage de Severus se crispa.
- Ne…vous…avisez pas…d'employer ce ton…avec moi… murmura-t-il les dents serrées.
- J'emploie le ton que je veux ! continua Hermione en se contenant tout de même un peu. Je suis votre égale ! Je ne suis plus votre élève !
- Ca ne vous donne pas le droit de forcer les autres à vous suivre dans vos…tendances suicidaires !
- Tendances suicidaires ? Tendances suicidaires? Je veux aider Harry et Ron… Je les accompagnerais ! Et même vous, vous ne pourrez pas m'en empêcher !
La voix d'Hermione tremblait de colère. Rogue avança d'un pas, obligeant la jeune femme à reculer.
- Granger, je n'ai aucune envie de…
- Parce que vous croyez que moi, j'ai envie de votre compagnie ?
Elle fut secouée d'un rire rageur.
- Allez voir McGonagall, continua-t-elle, dites-lui que…
- Vous pensez que je ne l'ai pas fait ? Granger, quand comprendrez-vous que McGonagall ne prend pas les décisions seule ? Il y a du Albus derrière tout ça, et…
- ET ALORS ? cria Hermione, de nouveau en état de rage. COMME SI VOUS ATTACHIEZ DE L'IMPORTANCE A…
- TAISEZ-VOUS, GRANGER !
Rogue aussi était en colère, à présent. Excédé par tout le monde. Par Granger, par Dumbledore, par McGonagall. Ses poings se contractèrent. Il domina Hermione de toute sa hauteur.
- Alors maintenant, Granger, dit-il de sa voix la plus froide et la plus menaçante, vous allez renoncer à votre projet car je n'ai aucune envie de passer du temps avec vous en dehors de l'école. Comme dedans, d'ailleurs…, acheva-t-il avec un rictus.
- Vous ne comprenez rien…, dit Hermione d'une voix basse et glaciale.
- Effectivement, répondit Rogue sur le même ton, je ne vois pas ce qu'un charmant petit voyage chez les Mangemorts peut avoir de…
- TAISEZ-VOUS ! hurla Hermione. J'EN AI PLUS QU'ASSEZ DE VOUS, DE VOS MANIES, DE VOTRE SALE CARACTERE ! VOUS NE COMPRENEZ ABSOLUMENT RIEN ! JE LES AI VUS TUER MES AMIS ! JE LES AI VUS! ET ILS REVIENNENT ! MES DEUX MEILLEURS AMIS VEULENT LES COMBATTRE SEULS ! ET VOUS OSEZ PENSER QUE JE VAIS RESTER LA, BRAS CROISES, A NE RIEN FAIRE ?
Elle s'arrêta et observa Rogue, les traits déformés par la rage. Il l'excédait tellement, qu'elle ne contrôla plus ses gestes. Son bras droit de leva tout seul vers la joue de Severus. Pour être bloqué par le Maître des Potions. Sa main froide stoppa le bras d'Hermione, mais celle-ci en voulait tellement à son collègue qu'elle tenta de la gifler de son bras gauche. Il le bloqua aussi. Et jamais son visage n'avait exprimé tant de fureur. Hermione l'observa un instant, les deux poignets bloqués par des mains de fer. Toutes ses émotions affluèrent d'un coup. La peur, l'horreur de ses souvenirs de la guerre. Les visages de Harry et Ron tournèrent dans sa tête, bientôt rejoints par les têtes de ses amis qu'elle avait perdus dans la bataille. C'en fut trop pour la jeune femme. Elle sentit les larmes affluer à ses yeux. Son visage se dénua de toute colère, pour se contracter de nouveau. De peine, cette fois. Le poids de ce qu'elle vivait, de ses angoisses, étaient trop lourd a supporter. Mais elle ne pleurerait pas devant Rogue. Elle voulait lui montrer qu'elle était forte, ou tout du moins paraîtreforte. Elle ne céderait pas devant lui.
- Lâchez-moi…, lui dit-elle d'un ton menaçant.
Elle se concentrait de toutes ses forces pour contenir ses larmes, mais sa vue se brouillait de plus en plus.
Rogue l'observa un instant, puis la libéra d'un geste brusque et dédaigneux, la faisant partir en arrière. Hermione lui tourna le dos. Des larmes silencieuses, douloureuses, amères, s'échappèrent enfin de ses yeux et roulèrent sur ses joues rougies par la colère. Elle retenait ses sanglots à défaut de contenir ses larmes, et une boule se forma dans sa gorge.
Elle entendit Rogue pousser un soupir excédé dans son dos.
- Miss Granger, je pense que nous sommes unis par un lien indéfectible, dont le nœud a été fait par quelqu'un répondant au nom d'Albus Dumbledore, déclara-t-il soudain. Nous sommes enchaînés l'un à l'autre, et ce aussi longtemps que le voudra notre cher ancien Directeur. Aussi, je pense que je n'ai d'autre choix que… de vous accompagner…
Hermione cligna des yeux pour chasser ses larmes et s'essuya les joues. Ce n'est qu'une fois qu'elle fut sûre d'avoir retiré toutes les marques trahissant ses pleurs qu'elle se tourna face à Rogue. Elle soupira à son tour.
- Je… Je suis désolée…, marmonna-t-elle.
Rogue ne répondit rien, n'ôta pas son masque de marbre. Hermione poursuivit :
- Et voyez-vous une explication rationnelle à ce lien que ni vous ni moi ne voulons ?
Les commissures des lèvres de Rogue se contractèrent.
- Pour reprendre une expression bien connue, dit-il, je pense qu'Albus à ses raisons, que la raison ignore…
- Miss Granger, vous n'allez pas vous y mettre aussi ? s'exclama McGonagall.
Hermione et Rogue avaient pénétré dans le bureau directorial. Hermione avait tout de même tenu à demander à la Directrice de ne pas être accompagnée par Rogue, et ce dernier avait été d'accord avec l'initiative de sa collègue. Mais McGonagall demeurait inflexible.
- Vous pensiez que j'allais vous laisser partir seule ?
- Oui, j'osais espérer…, marmonna Severus.
- Vous, Severus, ça suffit ! cria McGonagall. Vous partirez avec Miss Granger, nous avons déjà des remplaçants pour vos cours, tout est prêt.
- Mais il y a le problème d'Otacus Mal…, commença Hermione.
- Albus s'en occupe ! Partez, maintenant ! Je regrette de vous voir quitter Poudlard, mais je pense que vous resterez sur votre décision, Miss Granger…
Hermione hocha la tête, ce qui lui valu un regard noir de la part de Rogue. Soudain, McGonagall se baissa et sortit un bout de parchemin du tiroir de son bureau. Elle tendit le papier à Hermione.
- Voilà tout ce qu'il vous faut savoir. L'ordre de mission, l'hôtel et…
- Pardon? dirent en même temps Rogue et Hermione.
Ils se lancèrent un regard assassin. McGonagall leva les yeux au ciel.
- Vous pensiez dormir où ? Dans la rue, en plein Londres ?
- Non, mais…, dit Hermione.
- Alors vous irez à l'hôtel, continua McGonagall.
- Oui, mais…, dit Severus.
- Pas de « mais », Severus ! Cessez de vous plaindre !
- C'est tout de même un peu de votre faute, Minerva !
Hermione fronça les sourcils.
- Mais Professeur McGonagall, ma maison se trouve à Londres, nous pourrions plutôt…
- Miss Granger, la coupa la Directrice. Vous êtes consciente que si la mission tournait mal, votre maison serait le premier endroit où l'on viendrait vous chercher…
- Ca n'explique pas le fait que je doive l'accompagner ! s'exclama brusquement Severus en montrant Hermione du doigt.
Minerva redressa son chapeau et respira profondément.
- Ecoutez, Severus. Je vais être très claire… Il est très compréhensible que Miss Granger veuille se sentir utile dans cette mission, mais je refuse de la laisser partir seule. Alors, vous irez avec elle. Il n'y a rien d'autre à ajouter.
- Très bien… Si telle est la volonté d'Albus…, dit Severus en s'inclinant ironiquement.
Il se retourna vers Hermione et lui attrapa le bras pour la tirer brusquement hors du bureau.
- Hé ! protesta Hermione.
- Ne commencez pas à vous plaindre, Granger ! Ou vous allez vite m'insupporter ! Même si vous m'insupportez déjà…
Il tira Hermione hors du bureau dont il claqua la porte, fidèlement à son habitude, sans jeter un seul regard à la Directrice.
- Je vous préviens, Granger, dit-il d'un ton menaçant. Je veux que vous vous débrouilliez pour qu'il y ait au minimum trois étages entre nos chambres respectives…
Ca promet… ^^
Comme d'habitude, n'hésitez pas à ma laisser votre avis !
