Bonjour à tous !

Voici un nouveau chapitre !

Je vous remercie pour vos lectures, les reviews que vous m'avez laissées et je remercie tous ceux qui ont mis mon histoire dans leurs alertes ! ^^

Réponse à Patouch la mouche : Ah, je suis contente de te rendre contente, justement ! Ca me fait plaisir que tu aimes ma fic comme ça ! :D

C'est vrai, c'était un chapitre intermédiaire. Je suis ravie qu'il t'ait plu quand même !

Tous ces compliments pour moi ? Vraiment ? Oh, ça me touche beaucoup ! :'D C'est important de répondre à mes lecteurs, puisqu'ils prennent du temps pour me laisser un commentaire ! Quand j'écrirai un livre ? Mon rêve… Je penserai à toi ! ^^

Non, ce n'est pas bête de penser que les histoires ne pouvaient pas se passer autre part qu'au château. Je me suis dit que c'était bien de leur faire prendre l'air, à ces deux-là ! ^^ Je suis contente que ça te plaise !

Ah, justement, on va voir ce qu'il va se passer durant cette escapade. Contente de t'avoir fait rire (ah, oui, Hermione sur les nerfs dans ce chapitre…), et donc j'apporte la suite ! ^^ Merci pour tes encouragements, et tout ce que tu me dis dans tes reviews, et donc pour tes reviews en général ! D

Oh oui, tes commentaires me font très plaisir, et moi je suis très contente que tu attendes mes chapitres avec impatience !

J'espère que celui-ci va te plaire !

A bientôt ! :D


Welcome to London

- Granger ! Qu'est-ce que vous fabriquez, encore ? Vous pensez peut-être que j'apprécie de rester planté dehors en vous attendant, en songeant à ma prochaine mission rapprochée avec vous ?

Hermione franchit les portes du château et sortit dans la fraîcheur du soir, traînant derrière elle sa lourde malle, qu'elle fit léviter d'un coup de baguette.

- J'arrive…, dit-elle en levant les yeux au ciel. Et pour répondre à votre question, non je ne pense pas que vous aimiez beaucoup ça… Comme moi, d'ailleurs, marmonna-t-elle.

Elle s'approcha de Severus.

- Bon, on y va ? dit-elle d'une voix résolue.

Elle commença à marcher, imitée par Rogue. Tous deux vêtus d'habits moldus, ils se trouvaient étrangers au décor… Ils ne prononcèrent mot durant un instant. Ce fut Hermione qui brisa le silence.

- J'espère que vous n'allez par repartir dans vos sarcasmes bien sentis et vos regards assassins…, dit-elle.
- Je suis victime d'une monstrueuse hésitation…, répondit-il en mimant une moue faussement boudeuse.

Il s'arrêta brusquement de marcher.

- Mais enfin, Granger ! s'exclama-t-il soudain. Allez-vous m'expliquer ce qui vous a pris ?

Hermione s'arrêta brusquement, soupira puis se tourna vers Rogue.

- Je vous l'ai déjà expliqué… Je n'ai aucune envie de voir le Mal revenir. J'ai vécu une partie de ma vie dedans, et…
- Granger, je suis aussi bien placé que vous pour dire ça…, répondit Rogue en reprenant sa marche. Mais vous n'étiez pas obligée d'embrigader les autres dans votre plan tordu !
- Ce n'est pas moi, et vous le savez très bien ! Je me passerais sans problème de votre présence. Et ce n'est pas un plan tordu ! acheva-t-elle d'une voix plus aiguë qu'à l'ordinaire.

Une expression mi goguenarde mi excédée s'afficha sur le visage de Rogue.

- Et pourrais-je savoir comment vous appelez la chose dans laquelle vous nous avez embarqués ?

Hermione réfléchit un instant.

- J'appelle ça une mission de courage. Ou un acte indispensable. Vous avez le choix.
- Je préfère définitivement plan tordu.

Il regarda sa collègue.

- Ou manies suicidaires. Vous avez le choix.

Hermione leva les yeux au ciel mais ne répondit rien. Ils continuèrent d'avancer et franchirent le portail. Hermione sortit le morceau de parchemin donné par McGonagall de sa poche. Les instructions qu'ils devaient suivre pour partir y étaient inscrites. Elle fronça les sourcils en lisant.

- Alors…, commença-t-elle en parcourant le papier. Il faut transplaner dans Fellington Road, à Londres. Et nous devrons éviter d'utiliser la magie ensuite…

Les deux professeurs se regardèrent, puis disparurent en même temps dans le crépuscule.

Hermione secoua la tête pour chasser la désagréable sensation que lui laissait le transplanage, puis ouvrit les yeux. Elle se trouvait dans une petite rue déserte. On entendait cependant les bruits étouffés des moteurs de nombreuses voitures, et Hermione en déduisit qu'une artère principale devait être parallèle à la rue où elle se trouvait. On leur avait simplement indiqué cette rue peu fréquentée pour pouvoir transplaner discrètement. Elle regarda autour d'elle et aperçut Rogue qui venait d'apparaître dans un « crac » sonore.

- Vous ne vous êtes pas trompée de destination ? lui demanda-t-il. Dommage…
- Je pourrais dire la même chose pour vous…, marmonna Hermione.

Puis elle déplia de nouveau le parchemin et regarda l'adresse de l'hôtel.

- Maintenant, direction l'enfer…, dit-elle à voix basse.

Elle sortit de la poche arrière de son jean un plan de Londres qu'elle tendit à Rogue.

- Tenez, Professeur, cherchez la rue nommée Dragginger Street.
- Faites-le vous-même !
- Pardon ?
- Granger, c'est votre mission, alors débrouillez-vous. Peut-être avez-vous compris que McGonagall m'envoyait pour vous servir d'elfe de maison… Navré de vous décevoir, mais ce n'est pas le cas.

Hermione parut choquée.

- Comment osez-vous ? Je suis absolument contre l'esclavage des elfes de maison ! Je trouve que c'est honteux de les exploiter de la sorte. Et d'ailleurs…
- Granger, taisez-vous, où je vous fourre le plan dans la bouche !

Il arracha la carte des mains d'Hermione, la déplia et la lui montra.

- Et comme vous pouvez le remarquer, continua-t-il en secouant le plan, il est assez épais. En d'autres termes : bouclez-la.

Hermione leva un doigt menaçant vers Rogue, mais elle dut ravaler sa réplique : un couple de Moldus passait à côté d'eux, et ils ne devaient surtout pas attirer l'attention. Elle dut se contenter d'un regard noir à l'adresse de Rogue. Celui-ci était occupé à lire le plan, les sourcils froncés.

- C'est la rue d'à côté, dit-il au bout d'un moment.

Il replia la carte qu'il mit dans la poche de sa veste moldue et se mit à marcher. Hermione et lui évitaient soigneusement de se regarder. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent dans l'artère principale, où grouillaient un nombre incalculable de voitures. Hermione pointa le doigt vers une enseigne de l'autre côté de la route, et éleva la voix pour couvrir le vacarme des klaxons.

- C'est en face, Professeur ! Vous voyez, l'hôtel, là-bas.
- Granger, je suis encore capable de regarder autour de moi sans l'aide de personne, merci !

Et sur ses mots, il traversa la rue. Hermione manqua de pousser un glapissement d'horreur, voyant Rogue s'avancer dans le flot de voitures. Elle s'élança derrière lui, manquant cependant de rire chaque fois que son collègue lançait des insultes aux conducteurs qui le klaxonnaient.

C'est passablement énervé que Severus arriva sur le trottoir d'en face, et s'approcha des portes automatiques de l'hôtel.

- Insupportables, ces Moldus ! Ca me fait de la peine de le dire, mais ils sont pires que vous, Granger. Jamais je n'aurais cru que c'était possible…
- Merci…, marmonna Hermione. Il faut dire que vous leur passiez sous le nez sans faire attention, aussi…
- Vous vouliez peut-être que je transplane de l'autre côté de la rue ? J'aurais d'ailleurs dû le faire, tiens, juste pour vous faire hurler. Et pour faire peur à ces imbéciles de Moldus incapables de conduire leurs boîtes de conserve montées sur roues…

Hermione sourit.

- Vous ne pourriez pas un peu oublier votre mauvaise humeur ?
- Miss Granger, vous êtes un pense-bête contre cet oubli…

Ils franchirent les portes automatiques de l'hôtel et s'avancèrent vers le guichet. La réceptionniste, une jeune femme aux cheveux décolorés et au sourire niais, les regardait avancer.

- Bonjour, dit Hermione une fois qu'ils furent arrivés à sa hauteur.
- Bonjour, gloussa la réceptionniste en s'adressant uniquement à Severus.

Le Maître des Potions eut un mouvement de recul en voyant la fausse blonde battre des cils et s'approcha d'Hermione.

- Granger, qui a choisi l'hôtel ? glissa-t-il à l'oreille de sa collègue. Si c'est Potter, je…

Hermione lui envoya un petit coup de coude dans les côtes, il lui répondit en lui en donnant un plus fort. Hermione grogna légèrement, lui lança un regard noir, puis se concentra de nouveau sur la réceptionniste.

- C'est pour quoi ? dit celle-ci d'une voix onctueuse sans lâcher Rogue des yeux.
- A votre avis ? répondit-il en la fusillant du regard. Vous pensez peut-être qu'on vient acheter le journal ?

Cette réplique eut pour effet immédiat de refroidir la réceptionniste. Elle attrapa un carnet avant d'annoncer d'une voix brusque :

- Vous n'avez pas de chance.

Elle regarda Rogue et Hermione tour à tour avant d'ajouter :

- Heureusement que vous êtes ensemble, car il n'y a plus qu'une chambre de libre, alors…
- QUOI ? s'exclamèrent ensemble les deux sorciers.

Ils se lancèrent encore un regard assassin. La réceptionniste les observa avant de cracher :

- Je viens de vous dire qu'il n'y a plus qu'une chambre de libre. N°216, deuxième étage. Alors, votre nom ?

Hermione répondit aux questions de la femme, régla la chambre, puis traîna sa valise en direction de l'ascenseur. Elle y entra, suivie de Rogue, et écrasa rageusement le bouton du deuxième étage.

- Granger, ne démontez pas l'ascenseur, s'il vous plaît… Le placard à balais me suffit, je n'ai pas envie de me retrouver coincé une nouvelle fois avec vous, cette fois dans une cabine d'ascenseur entre deux étages d'un hôtel…

Hermione ne répondit pas. Au bout de quelques instants, un tintement annonça qu'ils avaient atteint le bon étage. Hermione sortit en premier de l'ascenseur, en prenant bien soin de faire rouler sa valise sur le pied de Rogue. Il poussa un soupir excédé en levant les yeux au ciel, puis suivit Hermione dans le couloir. Une fois qu'ils furent arrivés devant la chambre 216, la jeune femme sortit la carte magnétique pour ouvrir la porte. Elle grimaça légèrement.

- Je déteste ces trucs, ça ne marche qu'une fois sur deux…

Elle passa la carte dans la fente d'ouverture de la porte, mais rien ne se produisit. Elle réessaya une seconde fois. Rien.

- Donnez-moi ça ! dit soudain Rogue en lui arrachant la carte des mains.

Il essaya à son tour d'ouvrir la chambre, mais n'y parvint pas.

- Très bien…, marmonna-t-il.

Il regarda à droite et à gauche, vérifiant que personne ne se trouvait dans le couloir. Puis il sortit sa baguette.

- Non, Professeur ! s'exclama Hermione. Il ne faut pas que nous utilisions…

Il y eut un déclic et la porte s'ouvrit.

- …la magie ici…, acheva-t-elle.

Soupirant fort et ostensiblement, elle pénétra dans la chambre.

- Rassurez-moi, lui dit Rogue depuis le couloir. Dites-moi qu'il y a deux lits…
- Ne vous inquiétez pas, lui répondit Hermione. Si ce n'était pas le cas, vous m'auriez déjà vue sortir en courant…

Les deux collègues trainèrent leur valise dans la chambre.

- Bon, dit Rogue.

Il sortit une nouvelle fois sa baguette.

- Granger, je ne veux rien savoir, dit-il à sa collègue alors qu'elle ouvrait la bouche pour protester.

Il agita sa baguette. Une corde tendue surmontée de couvertures sépara la chambre en deux, un lit de part et d'autre de la barrière improvisée.

- Vous avez le lit du côté de la fenêtre, Granger. Et en aucun cas vous n'êtes autorisée à pénétrer dans ma partie. Compris ?

Hermione écarquilla les yeux.

- Vous vous fichez de moi ? dit-elle en regardant la corde.
- J'en ai l'air ? demanda Rogue en levant un sourcil.

Hermione ignora la remarque. Elle continua :

- Je vous signale juste que dans votre partie, on trouve la salle de bains et la porte !
- Et alors ? lui répondit Rogue alors qu'un sourire moqueur naissait sur ses lèvres.
- Ne faites pas exprès de ne pas comprendre ! Comment je fais si je n'ai pas le droit de marcher de votre côté ? Je sors par la fenêtre, peut-être ?
- En voilà une bonne idée… La première que vous ayez eue depuis longtemps.

Hermione croisa les bras.

- Vous savez que quand vous n'êtes pas d'une humeur exécrable vous pouvez être drôle, aussi ?

Il lui adressa un rictus, puis s'assit sur son lit. Hermione passa de l'autre côté de la corde, et se mit à défaire sa valise.

- Quel est le plan, exactement, Granger ? demanda Rogue au bout d'un moment.
- Nous sommes censés rejoindre Ron et Harry dans une heure devant l'entrée publique du Ministère de la Magie.

- Potter et Weasley… grommela Rogue. Qu'ai-je fait pour mériter ça ?

Hermione écarta légèrement les couvertures de la barrière et regarda son collègue. Celui-ci tourna la tête vers elle. Hermione sourit.

- Vous avez choisi de devenir professeur à Poudlard, voilà tout…
- Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris le jour où j'ai accepté ce poste…, répondit Rogue avec un léger rictus.

Hermione pencha la tête de côté.

- Ne soyez pas comme ça, voyons. Vous êtes un très bon enseignant, mises à part les injustices, les railleries, les moqueries, les…
- Merci, Granger, j'ai compris.

Elle eut un petit rire, puis continua de vider sa valise. Elle n'avait pas remis en place la couverture, si bien que Rogue pouvait l'observer. Il écarquilla les yeux en la voyant sortir de sa malle trois énormes livres.

- C'est plus fort que vous, hein ? railla Severus, ses lèvres s'étirant en une ébauche de sourire.

Il vit sa collègue rougir jusqu'aux oreilles. Elle balbutia quelques mots incompréhensibles, et posa les livres sur sa table de nuit.

C'est alors qu'on toqua à la porte de la chambre. Hermione releva brusquement la tête. Elle vit Rogue plonger la main au fond de sa poche, là où se trouvait sa baguette, puis se lever de son lit pour aller ouvrir la porte. Hermione tendit le cou pour voir qui avait toqué. C'était un employé du service d'étage.

- Oui ? demanda Severus d'un ton glacial.

Il était beaucoup plus grand que le jeune homme qui avait frappé, ce dernier le regardait avec crainte.

- Heu… C'est ici qu'on a commandé un plateau repas complet avec…heu…avec…

Il sortit de la poche de son pantalon un carnet dont il tourna fébrilement les pages avant de continuer :

- Avec le dessert spécial banana-split chantilly suprême ?

Hermione plongea dans sa malle pour étouffer son rire, tandis que Severus levait un sourcil. Il toisa alors le jeune homme de toute sa hauteur.

- Regardez-moi bien…, dit alors Rogue d'une voix doucereuse. Est-ce que j'ai un air à commander des banana-split suprême je ne sais quoi ?
- Heu… Je ne sais pas…, répondit le jeune homme d'une petite voix.
- Vous ne savez pas ? C'est bien dommage…

Rogue avait une voix de plus en plus douce, de cette voix qui faisait trembler les élèves. Et pas que les élèves, à la vue de la mine du garçon d'étage… Le jeune homme avala sa salive.

- En fait, je ne sais pas si on a une tête à commander ou pas des banana-split…

Rogue jeta un regard noir à son interlocuteur.

- En tout cas, ajouta-t-il de sa voix veloutée, vous, vous avez une tête parfaite pour vous recevoir le banana-split en question dans la figure…

Hermione jugea bon d'intervenir. Elle se précipita vers la porte et poussa légèrement Severus.

- La commande ne vient pas d'ici. Heu… Au revoir !

Puis elle referma brusquement la porte. Elle lança un regard de reproches à Rogue.

- Vous n'étiez pas obligé de le terroriser !

Rogue croisa les bras.

- Granger, vous ne connaissez rien en stratégie. Vous pensiez que je n'avais que ça à faire ? Du lancer de banana-split ? Au moins, nous sommes sûrs qu'il ne viendra plus nous déranger…

Hermione ne put réprimer un rire. En secouant la tête, elle retourna à sa valise.

- Dommage qu'on ait été obligé de le renvoyer. Ce dessert ne devait pas être mal…
- Granger, nous ne sommes pas là pour manger des desserts ! Votre estomac attendra !

Il s'assit sur son lit. Ils restèrent un instant silencieux. Puis Rogue demanda :

- Vous remarquerez que je ne sais toujours pas en quoi consiste la mission…
- Moi non plus, répondit Hermione d'une petite voix.
- Laissez-moi rire, Granger. Vous vous embarquez dans une mission sans savoir en quoi elle consiste ? Et pire, vous embarquez les autresavec ?

Hermione poussa un soupir.

- On ne va pas recommencer… Je vous ai déjà dit une bonne dizaine de fois que ce n'était pas de mafaute !

Elle regarda soudain sa montre.

- Oh, mais nous devrions déjà être partis !

Elle sauta de son lit et attrapa sa veste, qu'elle avait posée sur le dossier d'une chaise de la chambre.

- Harry et Ron doivent nous expliquer tout ce que nous devons savoir sur la mission…, dit Hermione en sortant de la chambre.

Rogue grogna.

- S'il vous plaît, Professeur, essayez de vous montrer…heu…cordial, à défaut d'être sympathique, dit Hermione d'une petite voix.
- Granger, vous n'êtes pas ma mère. Et il est hors de question que je sois cordial, comme vous le dites si bien, avec ces deux énergumènes de…
- Ca va, ça va, j'ai compris. Dans ce cas, gardez votre sale caractère… Tête de mule…, chuchota-t-elle.

Rogue ne l'avait pas entendue. Hermione avança dans le couloir, Severus à sa suite. La jeune femme ne savait pas exactement si Rogue l'exaspérait ou l'amusait. A vrai dire, elle avait été si souvent en sa compagnie ces derniers jours qu'elle pensait qu'il valait mieux rire du caractère de son collègue.

Une autre pensée la taraudait : depuis un moment, elle réfléchissait à l'Epouvantard de Rogue. Elle n'osait pas lui demander pourquoi la créature prenait la forme du cadavre de Lily Potter. Elle avait l'impression que ses rapports avec Rogue s'amélioraient, aussi, elle préférait attendre encore un peu, de peur de tout gâcher. Maintenant qu'ils étaient contraints de tout faire ensemble durant la mission, il valait mieux que les disputes soient le moins fréquentes possibles…

Ils sortirent de l'hôtel, non sans que Rogue ait jeté un regard assassin à la secrétaire, qui avait levé la tête derrière son comptoir. Ils marchèrent quelques instants sans un mot. Puis Hermione lança un regard interrogateur à Rogue.

- Euh… Professeur ? dit-elle d'une voix timide en regardant derrière elle. Vous allez où, exactement ?

Rogue la regarda à son tour.

- Eh bien, Granger, je vous suis.
- Quoi ? Mais c'est moi qui vous suis !
- Pardon ? Vous ne savez même pas où on va ?

Rogue s'arrêta net, et sortit d'un geste brusque le plan de la poche arrière de son pantalon. Il le déplia d'un coup sec, l'observa, regarda de nouveau Hermione, puis encore le plan, avant de dire :

- Granger, vous me décevez…
- Je vous… déçois ?
- Franchement, votre réputation de Miss Je-Sais-Tout commence à fléchir sérieusement… Enfin, bien sûr, vous m'avez toujours déçu, mais…
- Ne commencez pas !
- C'est vous qui commencez ! Si vous aviez réfléchi à la direction à prendre avant de vous embarquez dans cette rue où le gaz de pot d'échappement est plus présent que l'air respirable, je…
- Arrêtez ça tout de suite !Je pourrais dire la même chose pour vous ! Surtout que c'est vous qui avez le plan !

Elle poussa un soupir, puis arracha le plan en question des mains de son collègue. Elle fronça légèrement les sourcils en l'examinant.

- Vous voyez, dit-elle au bout d'un instant. Il suffit de tourner dans la rue d'à côté, puis à gauche, et enfin à…

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Elle se sentit brusquement tirée en arrière et manqua de trébucher. Le plan lui échappa des mains. Rogue venait de lui saisir brusquement le bras.

- Vite, Granger !

Il regarda rapidement autour de lui, et vit qu'ils se trouvaient devant un petit café. Il la poussa à l'intérieur. Hermione se dégagea d'un mouvement du bras et s'exclama :

- Qu'est-ce qui vous prend ? Vous n'allez pas bien ?

Rogue ne répondit pas, et l'entraîna vers le fond du bar. Hermione tentait de le suivre, évitant difficilement de percuter les tables et les chaises. Rogue trouva une table libre. Il força Hermione à s'asseoir sur la banquette, puis lui jeta une carte des boissons qu'il avait trouvée sur un chariot à côté de leur place. Il en prit une pour lui, la déplia et se cacha le visage derrière. Hermione fit de même. Elle avait compris.

- De qui devons-nous nous cacher ? demanda-t-elle d'une voix légèrement tremblante.
- Nott et Dolohov. Sur le trottoir d'en face.


Voilààà ! ^^ J'espère que vous avez aimé !

Surtout, n'hésitez pas à ma laisser votre avis !