Hello à tous,
oui je sais que j'ai pris beaucoup de retard mais j'ai eu pas mal d'imprévu au programme ce qui m'a posé souci dans l'écriture de cette fiction. C'est le problème quand on attend pas d'avoir la fin de la fiction pour la poster. Donc, ne vous tracassez pas, la suite viendra mais je ne peux pas donner le rythme des publications
On va donc commencer cette histoire dont vous avez pu lire le prologue.
juste un dernier mot à vous dire :
Enjoy
Chapitre 1
Trois ans plus tôt
Le bruit de la lame qui frôlait doucement le menton du jeune homme était le seul bruit que l'on pouvait entendre dans cette pièce. Les deux frères étaient encore en désaccord comme à leur habitude. Pourtant il y avait une sorte d'amour qui les liait mais elle était exprimée d'une tout autre façon.
« J'ai discuté avec ton rédacteur en chef, tu peux reprendre le boulot dès que bon te semble » déclara l'ainé d'une façon neutre.
« Comme toujours tu as été fouiner dans mes affaires ! C'est infernal Mycroft. Ne peux-tu pas un jour me laisser vivre ma vie comme je l'entend ! » s'écria Sherlock en colère qui failli se faire couper par un faux mouvement.
Le barbier lui avait rendu un visage frais, propre, comme un sculpteur qui affine les courbes de sa statue afin de lui donner sa beauté d'antan. Il devait encore travailler sur la chevelure qui elle aussi avait subi de grosses négligences. Après un bon shampoing pendant lequel les deux hommes ne disaient rien, le barbier termina sa tâche en redonnant du volume et du galbe aux boucles soyeuses noires qui retombaient dans un effet coiffé décoiffé qui faisait de cet homme un vrai mannequin.
L'homme prit congé et pendant que Sherlock se rhabillait enfin de son costume sur mesure avec une chemise lie de vin collant à la peau.
« Sherlock, tu dois te prendre en main, tu sais combien cela a été difficile de te voir dans cet état sans pouvoir ni prévenir les parents pour ne pas les affoler. Et je n'ai pas su t'aider plus que de te tenir la main pendant cette étape difficile »
Mycroft « gérait » la famille Holmes. Il veillait sur son père et sa mère d'une façon protectrice même en étant assez réservé. Il en faisait de même sur sa fratrie. Entre Sherlock, autiste asperger dont le cerveau tourne à deux cents pourcents non-stop, et sa sœur Eurus enfermée dans un asile psychiatrique pour sa tentative de tuer Sherlock, Myc était submergé. C'est pour cela qu'il avait bloqué toute la partie émotions et sensations afin d'agir selon les faits et rien d'autre. D'ailleurs c'est ce flegme totalement anglais qui lui avait valu la place du chef du gouvernement britannique.
« Ce n'était qu'un incident, un mauvais calcul dans le dosage, la prochaine tu vérifieras » lui répondit de façon ironique le cadet.
Alors que l'ainé allait répondre, on frappa à la porte. D'un ton neutre, Mycroft lança un petit « entrez. »
Il ne fallut pas plus d'une minute pour que la personne sur le seuil se jette sur Sherlock afin de l'embrasser à pleine bouche. Le gouvernement britannique décida de sortir accompagné comme toujours de son célèbre parapluie.
« Victor que me vaut cette effusion » se mit à souffler Sherlock alors qu'il embrassait la mâchoire de son fiancé.
« 4 mois sans toi, à juste pouvoir avoir des nouvelles par ta Drama Queen de frère et par quelques appels de ta part. Nous sommes fiancés, j'aurais dû être là pour veiller sur toi. Je ne comprends pas pourquoi tu as recommencé à prendre ces crasses »
« On est vraiment obligé de parler de cela maintenant » demanda le brun alors qu'il déboutonnait la chemise de son amant.
« Pas… forcément… mais… Han... mon ange… » se mit à haleter Victor alors que le journaliste avait bien décidé de rattraper le temps perdu.
Le bureau étant verrouillé, les deux hommes se laissèrent aller aux tourbillons des plaisirs et surtout profiter de leurs retrouvailles. Non Sherlock ne voulait pas aborder le sujet de la drogue. De toute façon personne ne pouvait le comprendre. Il n'était pas un junkie pour juste le plaisir de planer, il en avait besoin pour calmer son cerveau mais le monde autour de lui était bien trop imbécile pour comprendre ce genre de besoin.
OoOoOoO
Deux jours plus tard c'est frais et dispo que le jeune homme se rendit à son travail. Il était journaliste pour une chaine et il passait des heures derrière un PC à dégoter le scoop qui permettait au présentateur du JT de faire des points niveau audience. Pour cela Sherlock était l'un de leurs meilleurs éléments. Il avait ce don de déduire les choses et les personnes quand il partait faire une interview pour la chaine. Mais pour lui, tout ce qu'il faisait lui semblait banal. C'était parfaitement logique que la vieille dame à qui ont avait volé pour plus de 300000 livres d'argent, était l'auteur de ce fameux vol en prenant son jeune amant comme complice. Que le tableau exposé pour rendre hommage à Rembrandt était un faux, simplement par un défaut au niveau de la texture de la peinture et surtout d'un composé impossible à synthétiser à l'époque du peintre. Mais tout cela ne valait que très peu pour ce génie qui en voulait toujours plus.
Le destin ce jour-là était avec lui.
Leur chef d'équipe avait réuni les journalistes célibataires et sans enfants de la chaine afin d'annoncer qu'il y avait une pénurie de correspondants sur place dans la seconde guerre d'Irak et aussi en Afghanistan. Or au train rapide des médias, rater un évènement marquant à l'étranger signifiait la chute de la chaine concernée et celle qui employait Sherlock n'avait pas envie de faire partie de ces loosers. La salle de réunion tout d'un coup devenait sans dessus dessous entre les larmes, la peur et l'incompréhension de ces personnes travaillant dans l'ombre. Car oui même si Sherlock interviewait et trouvait de bonnes histoires, jamais il n'était devant la caméra. C'était bien un des seuls qui restait neutre face à cette demande d'être envoyé à l'étranger. Pourtant il aurait pu avoir de quoi s'énerver. Il était célibataire car Victor et lui n'avait pas encore su fixer de date pour leur mariage. Ce n'était pas un choix délibéré comme certains autres de ces collègues et pourtant l'idée de partir lui semblait intéressante. Quand son supérieur se retourna sur lui pour savoir si le cadet Holmes était partant, celui-ci annonça d'un oui plutôt franc son envie de tenter sa chance sous le soleil brulant d'Afghanistan.
OoOoOoO
Victor avait dû partir lui aussi en voyage d'affaire, il ne travaillait pas dans le journalisme mais dans le secteur pharmaceutique. Et c'est donc par le biais téléphonique que Sherlock lui annonça la nouvelle
« Mon ange tout va bien que tu m'appelles si tard » en effet Victor savait que son amant ne le dérangeait jamais à des heures tardives sauf si cela relevait d'un problème important. Vu le dernier problème, le fiancé de Sherlock avait de quoi s'inquiéter
« Oui ne te tracasse pas, dis-moi quand est-ce que tu reviens de new York ? »
« Mardi je crois, si cela ne va pas dis le que je reprenne le premier avion pour Londres »
« Tout va bien Victor, c'est juste que ma chaine m'envoie en Afghanistan mardi prochain »
« QUOI TU PARS EN AFGANISTAN MARDI PROCHAIN ? C'EST UNE BLAGUE ? »
« Calme toi, ça sert à rien de hurler. Oui je pars là-bas, c'est une expérience grandiose. J'en ai marre d'être celui qui fait des petits bulletins d'informations, j'ai besoin de plus. »
« Oui mais mon ange tu seras absent pour combien de temps ? On vient juste de se retrouver, il faut fixer la date du mariage, tu ne vas pas me laisser seul encore une fois »
« La date on peut la fixer maintenant par téléphone si tu veux. Je serai absent environ 3 mois. Je sais que nous pouvons affronter cela. Et puis ce n'est pas comme en désintox. J'aurais des tas de moyen de te contacter, je te rappelle que c'est pour y faire du journalisme. Ils sont les rois des moyens de communications. Je t'appellerai tous les jours, on pourra se parler par Skype. J'en ai vraiment besoin mon amour, je dois sortir de Londres et des méandres de ces terrains de junkies que je connais trop bien. »
« Si tu en as besoin alors je ne peux pas t'en empêcher, mais sache une chose Monsieur William Sherlock Scott Holmes, c'est que tu as intérêt à me revenir entier au bout de ces 3 mois. Je t'aime tellement »
« Je t'aime aussi Victor »
Et sur ce-il raccrocha.
OoOoOoO
Le voyage d'aller ne fut absolument pas ce que pensait le journaliste. Autant dans le premier avion il avait de la place pour ses jambes mais le second, d'un groupe d'aviation locale était plus que désastreux. Déjà il n'avait aucune place pour ses jambes mais en plus il se demandait vraiment pourquoi il avait décidé d'accepter. Après tout il était bien planqué à Londres, alors devenir journaliste de guerre, c'était absolument différent. Malgré tout l'avion se posa dieu seul sait comment et Sherlock arriva enfin à Kaboul.
Tout ce que pensait être la norme pour Sherlock s'effondra devant ses yeux quand il arriva. La promiscuité, les voiles et les tenues vestimentaires, les bousculades, le non flegme, l'air pollué d'excréments comme le lui avait expliqué son correspondant sur place « le dénommé Faiim » mis le cadet Holmes dans une drôle de bulle. Il fut dire qu'il faisait tâche dans ce paysage si différent de sa vie habituelle. Déjà il fut incendié par un groupe de femmes qui l'insultèrent car il ne portait pas le voile. Il n'en avait pas besoin étant un homme mais de dos, les cheveux mi long et bouclés, son allure avait induit une erreur auprès des autochtones.
Le soleil brulait la peau et malgré sa tenue chemise en lin et pantalon léger, il se sentait comme dans un four. Aucune brise, par d'air frais, l'altitude et le voyage mouvementé mirent le brun dans un état assez barbouillé. Faiim lui donna de l'eau et lui conseilla d'en boire en grande quantité. C'est là que se présenta son garde du corps. Sébastien Moran. La chaine savait très bien que c'était de la pure folie d'envoyer un homme non préparé dont le visa avait été fait en urgence pour couvrir les informations importantes de ce pays en guerre. Les armes étaient légales, la populace vivait comme un grouillement d'insectes les plus dangereux les uns que les autres et même si Sherlock était un homme, il avait droit à être protégé de près par ce Moran. Plutôt joli garçon et assez musclé, il devait être un peu plus vieux que le brun. Sherlock lui s'en fichait un peu de ce gars. Du moment que Moran faisait bien son travail, il ne lui en demandait pas plus.
Le trajet en voiture de l'aéroport jusqu'à la villa affectée au logement se fit dans un silence de mort. Le journaliste voulait voir et déduire. Il avait compris que Faiim avait eu accès à des études et que c'était pour cette raison qu'il parlait si bien français. Sherlock ne s'était jamais senti aussi vivant qu'en déposant son sac sur une des tables et en poussant un soupir de plaisir.
Une main posée sur son épaule le retourna et il se retrouva face à une des plus réputée de son milieu, Irène Adler.
Femme redoutable et redoutée, Irène savait trouver les meilleurs sujets pour faire des cartons d'audience. Elle travaillait pour un concurrent de Sherlock et pourtant là devant lui, elle semblait si simple.
« Bienvenue à Kaboul » lui lança t'elle joyeusement en se rapprochant du corps du brun pour lui faire un câlin. « Ça fait tellement de bien de voir quelqu'un de nouveau et de charmant ici. Et pas n'importe qui, Sherlock Holmes en personne »
Le jeune homme se glissa du mieux qu'il put pour éviter l'assaut sauvage mais la jeune femme enjouée lui donnait envie de sourire. Irène était charmante et se proposa pour être sa « marraine » de terrain durant tout le séjour du cadet Holmes. Ce dernier ne connaissant rien de la ville, des coutumes et du métier, se laissa porter par cette brune pulpeuse qui lui présenta les autres membres de la villa.
Une fois les présentations terminées, Adler se permit d'emmener son poulain dans le jardin
« Pas trop dur de laisser sa compagne à Londres » demanda la jeune femme en voyant la gourmette de fiançailles que portait Sherlock autour du poignet
« Mon Compagnon, je suis Gay » rectifia Sherlock d'un sourire sadique.
« Rhhhoooo, le beau journaliste Sherlock inaccessible pour les femmes ! Je dois te donner un conseil alors. Tu sais ici la normalité n'existe pas. Tu as l'air d'être le gars fidèle mais quand on se sent seul, la baise est parfois le meilleur remontant. C'est pas le monde des bisounours. La seule chose que je te déconseille c'est de coucher avec John Watson. Il n'est pas là pour le moment mais c'est un connard. Fais toi qui tu veux, même ton garde du corps mais par pitié, ignore John »
« Moran ne m'intéresse pas, s'il est à ton gout je te le laisse » annonça Sherlock en regardant Irène. Son gout du danger revenait au galop. Qui était ce fameux connard et pourquoi il devait rester loin de ce gars aux Mœurs déplorables ? Le brun avait un nouveau secret à mettre à jour et il s'en délectait déjà.
TBC
Je sais que je suis nouvelle sur ce fandom, mais recevoir des review c'est important. Comme je le dis toujours c'est la nourriture des auteurs
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Merci et bonne journée
Ariane
