Note d'auteur : bonjour ! ça fait longtemps mais mes études sont devenues assez prenantes, je vais essayer de me remettre doucement à écrire. bonne lecture !
Percy a neuf ans.
Aujourd'hui, Percy fête ses neuf ans. Mais tout le monde s'en fiche. Il a encore fallu que Charlie fasse une bêtise et s'accapare toute l'attention. Du haut de ses treize ans, Charlie était peut être l'enfant le plus agité de la maison. Il était toujours à expérimenter des sorts ou des potions. Aujourd'hui, il avait fait exploser la serre. Une petite serre dans le jardin, où papa et Bill faisaient pousser des légumes. Charlie n'avait rien trouvé de mieux que de s'y installer pour s'entrainer à une nouveau sortilège qu'il apprendrait à la rentrée. Tout avait volé en étincelles de verres, créant une sorte d'arc-en-ciel. Ça avait été magnifique à voir, si bien que les jumeaux étaient accourus dans le jardin. Percy avait dû se jeter sur Fred pour l'empêcher d'être assommé par un pend de mur, et George avait trouvé le moment propice pour se jeter dans les débris qui lui semblaient de la poussière de fée, et ainsi se retrouver couvert de micro-coupures. Molly avait hurlé d'horreur et quelques instants après toute la petite famille était assise sur les bancs de la salle d'attente, à l'hôpital Sainte-Mangouste.
Papa s'était lancé dans un monologue sur l'incapacité de Charles à se rendre compte du danger, disant que cela devait venir de Molly car les Weasley avaient toujours possédé un fort instinct de préservation. Maman se retourna vers lui, outrée, et articula silencieusement le mot « voiture ». Arthur se tu. La famille replongea dans le silence. Ronald et Fred avaient engagés une bataille de coups de pieds, Ginny dormait sur les genoux de Bill qui lisait une bande-dessinée américaine intitulée «Les aventures du docteur Dragonnaux». Percy fixait l'horloge de la salle d'attente. Dans quelques minutes, il aurait neuf ans, et peut être que George ressortirait de la salle d'opération avec une cicatrice. Il espérait que Charlie en aurait une, et que cela lui apprendrai.
Il était 12h45 lorsque Charlie réapparu, accompagné d'un infirmier. Il avait accroché aux lèvres un grand sourire, comme si de rien était, et tenant une suçacide dans la main gauche. L'infirmier expliqua que l'on était encore en train de soigner Fred au dictame et que les deux chenapans s'en sortaient sans dommages.
Dès que l'infirmier eu quitté la pièce, Molly Weasley se dressa devant son fils et commença à lui hurler dessus qu'il avait été follement inconscient, qu'on n'avait pas idée d'agir aussi bêtement et de tenter un sortilège explosif dans une serre. Que croyait-il ? Qu'on avait de l'argent pour se permettre l'hôpital et les travaux ? Et son frère alors ? Son frère aurait pu mourir ! Ce n'était même plus de la bêtise, c'était de la folie à ce niveau !
Treize heure sonna. Molly était encore en train de crier sur son fils, Ron et Fred s'étaient échappés dans un couloir voisin sans qu'on les voit, Ginny dormait toujours, Bill semblait indifférent, Arthur était parti récupérer George, et Percy venait d'avoir neuf ans.
Ronald et Fred avaient été retrouvés se promenant à deux pas de la morgue, ils s'étaient apparement défiés pour savoir lequel aurait le courage d'y entrer, et Fred avait relevé le défi. Le docteur Marissa Parkinson les avait fait sortir en criant qu'il fallait être irresponsable pour laisser son enfant seul dans un endroit pareil. Toute la famille se trouva finalement réunie et sur le coup de quinze heure ils étaient de retour à la maison.
Molly envoya directement les plus jeunes à la sieste, consigna également Charlie dans sa chambre, et les quatre Weasley restants se mirent à table. Le rôti était froid, la salade qu'on avait pas pris le temps de ranger au frais s'était complètement oxydée, et on ne pris pas le temps d'allumer les bougies du gâteau. À peine le dessert achevé, Bill se leva et annonça qu'il prenait la cheminette pour se rendre chez une amie, Nymphadora, avec qui il allait organiser son planning de révisions pour les B.U.S.E.S. Arthur lui fit signe qu'il avait la permission et ajouta que lui même ferait mieux de retourner travailler.
Molly soupira, elle murmura quelques chose sur les hommes imprévisibles qui ne savaient que partir. Elle ne s'était sans doute même pas rendu compte que Percy était encore dans la cuisine avec elle.
Le jeune garçon se leva, redressa légèrement ses lunettes trop grandes sur son nez, et contourna la table afin de prendre sa mère dans ses bras. Elle eu un sourire attendri et le serra contre elle.
«Que ferais-je sans toi, mon petit Percy, ton père et tes frères sont si téméraires, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, incapables de prévoir les conséquences de leurs actions... Mais toi, tu es comme moi, n'est ce pas ? Tu sais qu'il n'y a rien de plus important que de préserver la famille. À n'importe quel prix. »
Percy ne comprenait pas tous les enjeux de se que disait sa mère. Elle ne semblait pas parler que de l'incident de ce matin. Mais il acquiesça et se blotti encore plus contre elle.
«Je serais toujours là pour toi maman, promis, tu peux compter sur moi. »
